[695] Var. Et que dans la colère en son âme conçue. (1637-57)

[696] Var. Je puisse à mes amours faciliter l'issue. (1637)
Var. Je puisse à mon amour faciliter l'issue. (1644-57)

[697] Var. Poussons à cela près; mais aussi, quand j'y pense. (1637)
Var. Faisons à cela près; mais aussi, quand j'y pense. (1644-57)

[698] L'édition de 1682 porte: «Et tu voulois,» ce qui est probablement une erreur. Toutes les autres impressions ont voudrois.

[699] Var. Et tu voudrois qu'un autre eût cette qualité
Pour après.... ALID. Je t'entends: sois sûr de ce côté;
Outre que ma maîtresse, aussi chaste que belle,
De la vertu parfaite est l'unique modèle,
Et que le plus aimable et le plus effronté
Entreprendroit en vain sur sa pudicité,
Les beautés d'une fille ont beau toucher mon âme. (1637-57)

[700] Var. Ami, soupçon à part, avant que le jour passe,
D'Angélique pour toi gagnons la bonne grâce,
Et de ce pas allons ensemble consulter
Des moyens qui pourront t'y mettre et m'en ôter. (1637-57)

[701] Var. Tenant une lettre déployée. (1637-60)

[702] Var. Son choix mal à propos m'en a fait le porteur.
Mon humeur y répugne, et quoi qu'il en advienne[702-a],
J'en fais une, de peur de servir à la sienne. (1637-57)

[702-a] L'édition de 1637 donne avienne.

[703] Var. Manque aussitôt vers lui comme le sien vers vous. (1637-57)

[704] Var. Contre ce que je vois mon fol amour s'obstine. (1637-60)

[705] Var. Opposez-lui ses traits, battez-le de ses armes. (1637-63)

[706] Var. Surtout cachez mon nom, et ne m'exposez pas
Aux infaillibles coups d'un violent trépas. (1637-57)

[707] Var. Ne crains rien de ma part: je sais l'invention
De répondre aisément à ton intention. (1637-57)

[708] Var.[Ne m'instruis point, et va, qu'il ne devine:]
S'il t'avoit ici vu, toute la vérité
Paroîtroit, en dépit de ma dextérité.
POL. C'est d'elle désormais que je tiendrai la vie.
ANG. As-tu de la garder encore quelque envie?
Ne me réplique plus, et va-t'en. (1637)

[709] Var. Et ceux dont Alidor paroissoit l'âme atteinte. (1637-57)

[710] Var. Traître, ingrat, est-ce à toi de m'aborder ainsi,
Et peux-tu bien me voir sans me crier merci? (1637)

[711] Var. [Voilà me recevoir avec des compliments....]
ANG. Bien au-dessous encor de mes ressentiments.
ALID. La cause? ANG. En demander la cause! lis, parjure. (1637-57)

[712] Var. Quand je la crus d'esprit, je ne la connus pas. (1637-57)

[713] Var. Et de quelques attraits que le monde vous vante. (1637-68)

[714] Var. Eh bien! ta trahison est-elle en évidence? (1637-57)

[715] Var. Lorsque vous tempêtez, son foudre à gouverner. (1637-68)

[716] Les mots: et Alidor continue, manquent dans les éditions de 1637-60.

[717] Var. Je voudrois en pouvoir faire autant de ton cœur. (1637-57)

[718] Var. Commet-on envers vous des forfaits si nouveaux
Qu'incontinent on doive être mis en morceaux? (1637-57)

[719] Var. Qu'elle porte pendu à sa ceinture. (1637-57)—Ces miroirs à la ceinture étaient au dix-septième siècle d'un usage général. Dans la fable de la Fontaine intitulée l'Homme et son image (livre I, fable XI), on trouve à ce sujet une curieuse énumération:

Afin de le guérir, le sort officieux
Présentoit partout à ses yeux
Les conseillers muets dont se servent nos dames
Miroirs aux poches des galants,
Miroirs aux ceintures des femmes.

[720] Var. Qu'encore qu'Alidor ne soit plus sous vos lois,
Il va vous obéir pour la dernière fois. (1637-57)

[721] Var. Voilà, voilà que c'est d'avoir trop attendu:
Je devois dès longtemps te bannir par caprice;
Mon bonheur dépendoit d'une telle injustice. (1637-57)

[722] Var. Mais, aveugle, je prends une injuste querelle. (1637-57)

[723] Var. Fais que de mon esprit je le puisse bannir. (1637-57)

[724] Var. Tout se change ici-bas, mais partout bon remède. (1637-57)

[725] Var. Qu'il m'en demeureroit encore plus de mille. (1637-1657)

[726] Pléger, garantir. Voyez tome I, p. 176, note 579.

[727] Var. Une larme, un soupir te perceront le cœur. (1637-57)

[728] Var. Mais j'en crains un progrès à ta confusion. (1637-57)

[729] Var. PHYLIS, frappant du pied à la porte de son logis, et faisant sortir Doraste. (1644-60)—Dans l'édition de 1637, on lit en marge: Elle frappe à sa porte, et Doraste sort.—Ce jeu de scène remplace, dans les éditions indiquées, celui qui, dans notre texte, suit le vers 485.

[730] Var. Frère, quelque inconnu t'a fait un bon service. (1637)

[731] Amant préféré d'Angélique, dans le Roland furieux de l'Arioste.

[732] Var. Je souffrirois plutôt cinquante amants qu'un frère. (1637)

[733]
Var. Vous êtes ma maîtresse, et moi, sous votre empire,
Je dois suivre vos lois, et non y contredire[733-a],
Et pour vous obéir mes sentiments domptés
Se règlent seulement dessus vos volontés.
PHYL. J'aime des serviteurs avec cette souplesse,
Et qui peuvent aimer en moi ce qui les blesse. (1637-57)

[733-a] Je dois suivre vos lois, encor que j'en soupire. (1644-57)

[734] Les mots: et Phylis l'arrête, manquent dans l'édition de 1637.

[735] Var. D'un million d'amants je puis nourrir les feux. (1637-57)

[736] Var. Je devrois rejeter leurs vœux auprès des vôtres. (1637-57)

[737] Var. Est-ce là donc l'objet de tes légèretés? (1637-57)

[738] Var. Tu m'as offert des vœux, que je t'en rende aussi. (1637)

[739] Locution proverbiale tirée du jeu de paume.

[740] Var. PHYLIS, arrêtant Cléandre, etc. (1644-60)—On lit en marge, dans l'édition de 1637, où il n'y a point ici de distinction de scène: Lysis rentre et Cléandre tâche de s'échapper et d'entrer chez Angélique.

[741] Var. On ne sort d'avec moi qu'avecque mon congé. (1637-57)

[742] Var. Je ne puis plus souffrir de ces badineries:
Ne m'aime point du tout, ou n'aime rien que moi. (1637-57)

[743] Var. Qui te rend si cruel que de me rejeter? (1637-57)

[744] Var. A quel prix que ce soit il me faut racheter. (1660)

[745] Var. Qui reçoit tout le monde avec même visage. (1648)

[746] Var. Vu qu'il ne me dit mot et ne suit point mes pas. (1637-57)

[747] L'édition de 1682 donne seule fidélité, pour civilité: c'est une faute évidente, que Thomas Corneille s'est gardé de reproduire en 1692.

[748] Var. DORASTE, sortant de chez Angélique. (1637-60)

[749] Var. Demain un sacré nœud me joint à cette belle;
Dis-lui qu'il se console. Adieu: je vais pourvoir
A tout ce qu'il faudra préparer pour ce soir.
PHYL. Nous voilà donc de bal! Dieu nous fera la grâce. (1637-57)

[750] On lit ici dans l'édition de 1692: PHYLIS, à Cléandre, indication qui n'est point inutile.

[751] Var. D'en trouver là cinquante à qui donner la place. (1637)

[752] Affiné, trompé, dupé. Voyez tome I, p. 190, note 632.

[753] Var. [Avec si peu de cœur aimer si puissamment!]
Que faisiez-vous, mes bras? que faisiez-vous, ma lame?
N'osiez-vous mettre au jour les secrets de mon âme?
N'osiez-vous leur montrer ce qu'ils m'ont fait de mal?
N'osiez-vous découvrir à Doraste un rival?
[Cléandre, est-ce un forfait que l'ardeur qui te presse?]
Craignois-tu de rougir d'une telle maîtresse? (1637-57)

[754] Var. Par honte, par respect, ou par discrétion? (1637)

[755] Var. Avec quelque raison ou quelque violence,
Que l'un de ces motifs t'obligeât au silence,
Pour faire à ce rival sentir quel est ton bras,
L'intérêt d'un ami ne suffisoit-il pas?
Pouvois-tu desirer d'occasion plus belle. (1637-57)

[756] Ce vers se retrouve, à un mot près, dans le Cid, acte III, scène III: Ne diffère donc plus ce que l'honneur t'ordonne.

[757] Var. [Et lui gagne Angélique, afin qu'il te la rende.]
Veux-tu pour le défendre une plus douce loi?
Si tu combats pour lui, les fruits en sont pour toi.
J'y suis tout résolu, Doraste, il la faut rendre;
Tu sauras ce que c'est de supplanter Cléandre:
Tout l'univers armé pour te la conserver
De mes jaloux efforts ne te pourroit sauver.
Qu'est-ce-ci, ma fureur? est-il temps de paroître?
Quand tu manques d'objets, tu commences à naître:
C'étoit, c'étoit tantôt qu'il falloit t'exciter,
C'étoit, c'étoit tantôt qu'il falloit m'emporter.
Puisque, un rival présent, trop foible, tu recules,
Tes mouvements tardifs deviennent ridicules,
Et quoi qu'à ces transports promette ma valeur,
A peine les effets préviendront mon malheur.
Pour rompre en honnête homme un hymen si funeste,
Je n'ai plus désormais qu'un peu de jour qui reste;
Autrement il me faut affronter ce rival,
Au péril de cent morts, au milieu de son bal:
Aucune occasion ailleurs ne m'est offerte;
Il lui faut tout quitter, ou me perdre en sa perte.
[Il faut....] (1637-57)

[758] Var. Après cela veux-tu que je m'explique? (1637-57)

[759] Var. Si bien qu'après le bal qu'il lui donne ce soir,
Leur hymen accompli rend mon malheur extrême. (1637-57)

[760] Var. Cet hymen auroit mis mon bonheur à son point[760-a]. (1637-57)

[760-a] L'édition de 1682 porte, par erreur sans doute: «à ce point.»

[761] Var. Les restes d'un rival eussent fait mon servage,
Elle eût perdu mon cœur avec son pucelage. (1637 et 44)
Var. Les restes d'un rival captivassent mon âme,
Elle eût perdu mon cœur en devenant sa femme. (1648)

[762] Var. Me feindre tout de glace, et n'être que de flamme,
La mépriser de bouche et l'adorer dans l'âme. (1637-57)

[763] Var. J'aurai trop de moyens à te garder ma foi. (1637, 44 et 52-57)

[764] Var. Ne trouble point, ami, ton repos pour mon aise:
Crois-tu qu'à tes dépens aucun bonheur me plaise? (1637-57)

[765] Allusion à ces vers de la Suivante (649-652, p. 160):

Le duel est fâcheux, et quoi qu'il en arrive,
De sa possession l'un et l'autre il nous prive,
Puisque de deux rivaux, l'un mort, l'autre s'enfuit,
Tandis que de sa peine un troisième a le fruit.

—Voyez pour d'autres rapprochements du même genre, tome I, p. 446, note 1443.

[766] Var. Il faut prendre un chemin et plus court et plus seur[766-a]:
Je veux sans coup férir t'en rendre possesseur. (1637)
Var. Je veux prendre un chemin et plus court et plus seur. (1644-60)

[766-a] Voyez tome I, p. 190, note 634.

[767] Var. Va-t'en donc, et me laisse auprès de cette belle
Employer le pouvoir qui me reste sur elle. (1637-57)

[768] Var. Je te vais donc laisser ma fortune à conduire. (1637-57)

[769] Var. Mais reprendre un amour dont je me veux défaire. (1637-57)

[770] Var. Toute peine est fort douce à qui sert ses amis[770-a]. (1637-57)

[770-a] Voyez la fin de l'Examen, p. 223.

[771] Var. Du forfait d'Alidor que de son châtiment. (1637-57)

[772] Var.Et par quelques puissants efforts
Que de tous sens je tourne et retourne mon âme. (1637-57)
Var.Hélas! par quelques pleins efforts. (1660-68)

[773] Var. ANGÉLIQUE, voyant Alidor entrer en son cabinet. (1637)

[774] Var. Ton plaisir dépend-il d'avoir vu mes douleurs?
Qui te fait si hardi de surprendre mes pleurs?
Est-il dit que tes yeux te mettront hors de doute,
Et t'apprendront combien ta trahison me coûte?
Après qu'effrontément ton aveu m'a fait voir
Qu'Angélique sur toi n'eut jamais de pouvoir,
[Tu te mets à genoux, et tu veux, misérable.] (1637-57)

[775] Var. Va, va, n'espère rien de ces submissions. (1637-48)
Var. Va, va, n'espère rien de ses submissions. (1652-57)

[776] Var. Sur notre amour passé c'est à trop te fier. (1637)
Var. Sur notre amour passé c'est là trop te fier. (1644-57)

[777] Var. Comme vaincue il faut que je quitte la place. (1637-57)

[778] Var. Elle veut sortir du cabinet, mais Alidor la retient. (1637, en marge.)—ALIDOR, la retenant. (1644-60)

[779] Var. Ma chère âme, mon tout, quoi! vous m'abandonnez! (1637—57)

[780] Var. Ne vous montroit-il pas un esprit préparé? (1652-57)

[781] Var. Aussi mon compliment flattoit mal ses appas:
Il vous offensoit bien, mais ne l'obligeoit pas. (1637-57)

[782] Var. Cesse de m'éclaircir dessus un tel secret. (1637-57)

[783] Var. Que me sert de savoir si tes vœux sont constants? (1637-57)

[784] Var. Aussi ne viens-je pas pour regagner votre âme. (1637-57)

[785] Var. Mais voici qui vous rend l'un et l'autre à la fois. (1652-60)

[786] Var. Dans ma prompte vengeance à jamais misérable,
Que je déteste en vain ma faute irréparable! (1637-57)

[787] Var. C'est demain qu'on nous doit pour jamais séparer:
En ce piteux état que veux-tu que je fasse?
ALID. Ah! ce discours ne part que d'un cœur tout de glace.
Son, non, résolvez-vous: il vous faut à ce soir
Montrer votre courage, ou moi mon désespoir. (1637-57)

[788] Var. Non, mais que dira-t-on d'un tel enlèvement? (1637-57)

[789] Var. Dessus mes volontés ta puissance absolue
Peut disposer de moi, peut tout me commander.
Mon honneur, en tes mains prêt à se hasarder,
Par un trait si hardi quelque tort qu'il se fasse,
Y consent toutefois, et ne veut qu'une grâce:
[Accorde à ma pudeur que deux mots de ta main]
Justifient aux miens ma fuite et ton dessein;
Qu'ils puissent, me cherchant, trouver ici ce gage,
Qui les rende assurés de notre mariage;
Que la sincérité de ton intention
Conserve, mise au jour, ma réputation. (1637-57)

[790] Var. Pour vaincre nos malheurs j'ose tout hasarder. (1660)

[791] Var. Ma faute en sera moindre, et hors de l'impudence. (1637-60)

[792] Var. Ma reine, enfin par là vous me ressuscitez. (1637-57)

[793] Var. Je manque ici de tout, et j'ai peur, mon souci,
Que quelqu'un par malheur ne te surprenne ici. (1637-57)

[794] Var. Va, quitte-moi, ma vie, et te coule sans bruit.
ALID. Adieu donc, ma chère âme. ANG. Adieu, jusqu'à minuit. (1637-57)

[795] Var. ANGÉLIQUE, seule en son cabinet. (1637, en marge.)

[796] Var. Sur la foi de celui qui n'en sauroit garder. (1637-57)

[797] Var. D'où provient qu'Alidor sort de chez Angélique?
Auroit-il avec elle encor quelque pratique?
Son visage n'a rien que d'un homme content. (1637-57)

[798] Var. Que mon frère en tiendroit, s'ils étoient mis d'accord! (1657)

[799] Var. Puisque vous le voulez, adieu, je me retire. (1637-57)

[800] Au participe ARMÉS, employé substantivement, Thomas Corneille a substitué, dans l'édition de 1692: HOMMES ARMÉS.

[801] Var. Il dit ce vers, etc. (1637, en marge.)—Dans cette édition, les mots: L'acte est dans la nuit, se trouvent placés plus haut, en regard du titre: ACTE IV.

[802] Var. Attends là de pied coi que je t'en avertisse. (1637-57)

[803] Var. Ce trait est un peu lâche, et sent sa trahison. (1637-57)
Var. Ce trait peut sembler lâche et plein de trahison. (1660)

[804] Var. Avant que s'aviser de cette violence! (1637-57)

[805] Var. Peux-tu bien t'exposer à des maux sans remède,
A de vains repentirs, d'inutiles regrets,
De stériles remords et des bourreaux secrets,
Cependant qu'un ami, par tes lâches menées,
Cueillira les faveurs qu'elle t'a destinées?
Ne frustre point l'effet de ton intention[805-a]. (1637-57)

[805-a] Ce dernier vers ne se trouve que dans l'édition de 1637 Dans les impressions de 1644-57, on lit, comme dans notre texte:

Ne romps point les effets de son intention.
De tous les deux côtés il y va de ta foi.
A qui la tiendras-tu? Mon esprit en déroute
Sur le plus fort des deux ne peut sortir de doute.
[Je n'en veux obliger pas un à me haïr.] (1637-57)

[806] Var. [Mais trahir ton ami! mais trahir ta maîtresse!]
Jamais fut-il mortel si malheureux que toi?

[807] Var. Mais que mon jugement s'enveloppe de nues!
Mes résolutions, qu'êtes-vous devenues? (1637-57)
Var. Quoi! je hésite encor, je balance, je doute! (1660)

[808] Var. Cléandre, elle est à toi: dedans cette querelle,
Angélique le perd; nous sommes deux contre elle. (1637-57)

[809] Var. Et celle qu'en ce cas je nommerai mon mieux,
M'en sera redevable, et non pas à ses yeux. (1637-57)

[810] Var. Qui te fait avancer? (1637-57)

[811] Var. Forcer ici mes bras à te faire service. (1637-63)

[812] Var. Encore un mot, Cléandre, et qui t'importe fort:
Ta taille avec la mienne a si peu de rapport,
Qu'Angélique soudain te pourra reconnoître. (1637-57)

[813] Var.ANG. St. ALID. Je l'entends, c'est elle.
ANG. Alidor, es-tu là? ALID. Je suis à vous, ma belle.
[De peur d'être connu, je défends à mes gens.] (1637-57)

[814] Var. Sa perte est assurée, et ce traître Alidor. (1637-57)

[815] Var. Il n'en faut point parler, sa perte est évidente. (1654)

[816] Var. Je le sens refuser sa franchise à ce prix;
[Je le sens, malgré moi de nouveaux feux épris.] (1637-57)

[817] Var. Ne la va point jeter ton infidélité. (1637-57)

[818] Var. Et laisse-toi gagner à de si fortes armes. (1637)
Var. Et te laisse enfin vaincre à de si fortes armes. (1644-57)

[819] Var. Cours après elle, et vois si Cléandre aujourd'hui. (1637-57)

[820] Var. Qui pensez triompher d'un cœur mélancolique. (1637, 44 et 52-60)

[821] Var. Ne me présume pas encore succombé. (1637-57)

[822] Var. Je n'osois m'avancer, de peur d'être aperçue. (1637-57)

[823] Var. Autant que m'ont permis les ombres de la nuit. (1637-57)

[824] Var. La belle preuve, hélas! de ton amour extrême,
De remettre ce coup à d'autres qu'à toi-même!
J'étois donc un larcin indigne de tes mains? (1637-57)

[825] Var. Et je suis un larcin indigne de tes mains? (1660-64)

[826] Var. Quel étoit donc le but de ton intention?
ALID. D'attendre ici le coup de leur émotion. (1637-57)

[827] Cette indication manque dans l'édition de 1663.

[828] Var. Permettez-moi d'aller mettre ordre à ce méconte[828-a].
ANG. Cependant, misérable, à qui me laisses-tu? (1637-57)

[828-a] Voyez tome I, p. 150, note 497.

[829] Var. L'hymen (ah! ce penser déjà me fait mourir!)
Me va joindre à Doraste, et tu le peux souffrir!
Tu me peux exposer à cette tyrannie! (1637-57)

[830] Var. Jugez mieux de ma flamme, et songez, mon espoir,
Qu'un tel enlèvement n'est plus en mon pouvoir. (1637-57)

[831] Var. Doraste, ou par malheur quelque pire surprise
De ces coureurs de nuit me feroit lâcher prise:
De grâce, mon souci, passons encore un jour. (1637-57)

[832] Var. Et tu me fais trop voir par cette rêverie. (1637-57)

[833] Var. Différer le malheur de ce triste hyménée. (1637-57)

[834] Var. Ingrat, t'ai-je opposé tant de précautions?
Tu m'aimes, ce dis-tu? tu le fais bien paroître,
Remettant mon bonheur ainsi sur un peut-être.
ALID. Encor que mon amour appréhende pour vous,
Puisque vous le voulez, eh bien! je m'y résous:
Fuyons, hasardons tout. Mais on ouvre la porte. (1637-57)

[835] Var. Ce change à mon dépit jetoit un faux appas[835-a]. (1637-57)

[835-a] Voyez tome I, p. 148, note 485.

[836] En marge, dans l'édition de 1637: Angélique lit.

[837] Var. Toutefois ce papier suffit pour m'en instruire;
Je le pris d'Alidor, mais je le pris sans lire. (1637-57)

[838] Var. Met au lieu d'Angélique un autre entre ses mains[838-a]. (1648-57)

[838-a] Voyez tome I, p. 228, note 759.

[839] Var. [J'en ignore le nom, mais elle m'a suivie,]
Et quelle qu'elle soit.... DOR. Il suffit, n'en dis plus;
Après ce que j'ai vu, j'en sais trop là-dessus:
[Autre n'est que Phylis entre leurs mains tombée.] (1637-57)

[840] Var. Il est deux fois, que dis-je? il est seul le coupable. (1657)

[841] Var. Que peux-tu désormais, que peux-tu faire au monde,
Si ton amour fidèle et ton peu de beauté. (1637-57)

[842] Var. Et ne t'expose plus à tant de trahisons,
Et tant qu'on ait pu voir la fin de ce méconte. (1637-57)

[843] Var. Va cacher dans ta chambre et tes pleurs et ta honte. (1637-60)

[844] Var. Et vous puis-je haïr si j'aime tout le monde? (1637-57)

[845] Var. Les traits que cette nuit il trempoit dans vos larmes. (1637-68)

[846] Var. Je crois prendre une fille, et suis pris par un autre. (1637-52 et 57)

[847] Var. Je m'expose à ma peine et néglige ma fuite. (1660)

[848] Var. Je m'offre à des périls que tout le monde évite.
Ce que j'ai pu ravir, je le viens demander. (1637-57)

[849] Var. [Vous ne me devrez rien, du moins si j'en suis crue.]
CLÉAND. Mais après le danger où vous vous êtes vue,
Malgré tous vos mépris, les soins de votre honneur
Vous doivent désormais résoudre à mon bonheur.
La moitié d'une nuit passée en ma puissance
A d'étranges soupçons porte la médisance.
Cela su, présumez comme on pourra causer.
PHYL. Pour étouffer ce bruit il vous faut épouser,
Non pas? Mais au contraire, après ce mariage,
On présumeroit tout à mon désavantage,
Et vous voir refusé fera mieux croire à tous
Qu'il ne s'est rien passé qu'à propos entre nous[849-a].
[Toutefois après tout, mon humeur est si bonne.] (1637-57)

[849-a] Qu'il ne s'est rien passé que de juste entre nous. (1644-57)

[850] Var. Si vous me refusez, m'écouteroient-ils mieux? (1637-60)

[851] Var. Il vous faudroit tout dire. (1637-60)

[852] Var. Elle rentre, et Cléandre la voulant suivre, Alidor l'arrête. (1637, en marge.)

[853] Var. Pourvu que son humeur soit pareille à la sienne. (1637-57)

[854] Voyez Mélite, vers 1047, et note 688.

[855] Var. Je m'exposerois trop à des maux sans remède. (1637-57)

[856] Var.Qu'ainsi tout me succède!
Comme si ses desirs se régloient sur mes vœux. (1637-57)

[857] Var. Aveugle, cette nuit m'a redonné le jour. (1637-57)

[858] Var. [A servir Angélique ont mis tous mes plaisirs.]
Je ne m'obstine plus à mériter sa haine:
Je me sens trop heureux d'une si belle chaîne;
Ce sont traits d'esprit fort que d'en vouloir sortir.
Et c'est où ma raison ne peut plus consentir.
[Mais, hélas! ma raison est-elle assez hardie]
Pour me dire qu'on m'aime après ma perfidie? (1637-57)

[859] Var. Porte-t-il point ma belle à me vouloir du mal? (1637-57)

[860] Var. Que dis-je, misérable? ah! c'est trop me méprendre. (1637-57)

[861] Var. Et si le ciel vengeur comme moi ne conspire. (1637 et 48-54)

[862] Var. Entrons à tous hasards d'un esprit résolu. (1637-57)

[863] Var. Que si pour l'avoir lu sa colère s'anime. (1637-57)
Var. Ou si pour l'avoir lu sa colère s'anime. (1660)

[864] Var. Nous savons les chemins de regagner son cœur. (1637-57)
Var. Cherchons quelques moyens de regagner son cœur. (1660-64)

[865] Var. J'aurois peu de raison de lui vouloir du mal
Pour m'avoir délivré d'un esprit déloyal. (1637-57)

[866] Var. [Il me rendra soudain et la vie et ma sœur.]
LYC. Écoutez un peu moins votre âme généreuse:
Que feriez-vous par là qu'une sœur malheureuse?
Les soins de son honneur que vous devez avoir,
Pour d'autres intérêts vous doivent émouvoir.
Après que par hasard Cléandre l'a ravie,
Elle perdroit l'honneur s'il en perdoit la vie.
On la croiroit son reste, et pour la posséder
Peu d'amants, sur ce bruit, se voudroient hasarder.
Faites mieux: votre sœur à peine peut prétendre
[Une fortune égale à celle de Cléandre:]
Que l'excès de ses biens vous le rendent[866-a] chéri,
Et de son ravisseur faites-en son mari.
Encor que son dessein ne fût pour sa personne. (1637-57)

[866-a] Le verbe est au pluriel dans toutes les éditions indiquées.

[867] Var. Ma sœur, je te retiens après t'avoir perdue! (1637)

[868] Var. Et de grâce, quel lieu recèle le voleur. (1637-57)

[869] Var. Au lieu de ton rival, attaque ton beau-frère. (1637-57)

[870] Var. Et veut faire d'un rapt un amour légitime. (1637-57)

[871] Var. Non pas, à dire vrai, que son objet me tente,
Mais, mon père content, je suis assez contente. (1637-57)

[872] Ce vers a été omis par erreur dans l'édition de 1682.

[873] Var. Eh quoi! ce qui me plaît, faut-il qu'il te déplaise? (1637-57)

[874] Var. Règle, plus modéré, ton esprit sur le mien. (1637-57)

[875] Var. Si tu n'es, mon souci, d'humeur à te dédire. (1637-57)

[876] Il y a tout aigreur, au masculin, dans les éditions de 1648-57. Voyez la note relative au mot ardeur, tome I, p. 465, note 1503-a.

[877] Dans l'édition de 1637, Alidor, Angélique, Doraste sont seuls nommés en tête de la scène; les autres personnages sont remplacés par un etc.

[878] Var. Mais la chance est tournée en cet enlèvement. (1637-57)

[879] Var. Tu perds un serviteur, et je gagne un amant. (1637)

[880] Var. Puisque avec Alidor je lui rends la parole. (1648)

[881] L'édition de 1682 donne seule, et sans doute par erreur: ferez-vous, pour feriez-vous.

[882] Var. Vous l'aimiez, aimez-le: je lui cède mes droits. (1637-57)

[883] Var. Mon âme, se peut-il que votre rigueur dure?
Suis-je plus Alidor? vos feux sont-ils éteints? (1637-57)

[884] L'édition de 1682 porte par erreur: «Et quand mon cœur croît, etc.»

[885] Var. C'est là que je prendrai des mouvements plus saints. (1637-57)

[886] Var. Ne veut point d'autre tiers pour les raccommoder. (1657)

[887] Var. Si tu m'aimes, ma sœur, fais-en autant que moi. (1654)

[888] Var. N'accommodent que mieux notre fragilité. (1637-57)

[889] Var. Cherche un autre à trahir, et pour jamais adieu. (1637)

[890] Dans l'édition de 1637, on lit au-dessous du nom d'Alidor le titre que voici: STANCES en forme d'épilogue.

[891] Var. Beautés, ne pensez point à réveiller ma flamme. (1637-57)

[892] Var. Je suis hors du péril qu'après son mariage. (1637-60)

[893] Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, 1653, p. 181.

[894] Ce monologue sert de prologue à la pièce. Ce n'est pas sur le carré d'eau, comme dit Pellisson, mais sur le bord d'un ruisseau que le poëte voit la cane et le canard:

A même temps j'ai vu sur le bord d'un ruisseau
La cane s'humecter, etc.

[895] Ce prologue n'a pas été imprimé en tête de la pièce.

[896] Histoire de l'Académie françoise, par Pellisson et d'Olivet, tome I, fin de la note 1 de la p. 83.

[897] Cet argument ne se trouve pas en tête de la pièce; nous l'avons rédigé pour que le lecteur pût comprendre sans difficulté l'acte que nous publions.

[898] Il y a voisin, au lieu de voisine, dans l'édition originale.

[899] Voyez plus haut les vers 290 (p. 33) et (p. 89) 1322 de la Galerie du Palais.

[900] L'édition originale donne la; mais il faut nécessairement le, se rapportant à amour, qui est au masculin trois vers plus haut.

[901] C'est ainsi que le mot est imprimé pour la rime dans l'édition originale.

[902] Cous, coups. Telle est l'orthographe du mot dans l'édition de 1638. Plus loin, au vers 372, où le mot n'est point à la rime, il y a coups.

[903] Voyez ci-dessus, p. 308.

[904] Impourvue, imprévue. Voyez tome I, p. 183, note 613.

[905] L'orthographe des deux rimes, dans l'édition originale, est parestre et estre; plus haut, aux vers 49 et 50, on lit cognestre et naistre.

[906] Il y a cachés, au masculin, dans le texte de 1638.

[907] Mécontée, mécomptée. Voyez tome I, p. 150, note 497.

[908] Voyez ci-dessus la note 273 de la p. 87.

[909] Il y a dans le texte: en assassin, qui n'a point de sens. La leçon que nous avons préférée est justifiée par cette explication que donne, en 1690, le Dictionnaire de Furetière: «En galanteries on appelle assassins certaines mouches taillées en long que les femmes coquettes mettent sur leur visage pour paroître plus belles.»

[910] Il y a par erreur ses, pour ces, dans le texte de 1638.

[911] Voyez ci-dessus, p. 315, la note du vers 118.

[912] Jalous est ainsi imprimé pour la rime dans l'édition originale. Voyez plus bas, (p. 325) vers 379, et ci-dessus, p. 313, la note du vers 72.

[913] Tel est le texte de l'édition originale. L'omission de pas est-elle une faute typographique?

[914] Il faut se rappeler que ce nom est celui qu'Aglante avait pris. Voyez l'Argument, p. 310.

[915] On lit son dans le texte, mais le sens n'est pas douteux.

[916] Nom supposé de Cléonice. Voyez l'Argument, p. 310.