[1128] Il y a ces, au lieu de ses, dans l'édition de 1682.

[1129] Voyez la Médée de Sénèque, vers 570-572 et 843-847.

[1130] C'est une imitation de ce passage bien connu, de Virgile (Énéide, livre I, vers 49):

.... Timeo Danaos, et dona ferentes.

[1131] Var. Nous peuvent-ils laisser quelques sortes d'ombrages? (1648)

[1132] Var. Sire, renvoyez-lui ce don pernicieux. (1639-57)

[1133] Var. Il est en prison. (1663, en marge.)—Au-dessous du nom du personnage, on lit en titre, dans les éditions de 1639-57: STANCES.

[1134] Var.Dont auparavant mon amour
Les sceptres étoient incapables. (1639-57)

[1135] Var. C'est mourir, à mon gré, beaucoup plus d'une fois. (1639-57)

[1136] Var. Pauvre prince, l'on te méprise. (1639-57)

[1137] Var. L'autre te va coûter ta vie et ton État. (1639-64)

[1138] Var. Vu qu'à bien comparer mes fers avec ma flamme. (1639-57)

[1139] Var. ÆGÉE, MÉDÉE, NÉRINE. (1639-57)

[1140] Ce jeu de scène manque dans l'édition de 1639.

[1141] Var. Ces portes ne sont pas pour tenir contre moi. (1639-57)

[1142] Var. Je dois et l'un et l'autre à qui brise mes chaînes. (1639-48)

[1143] Var. Votre divin secours me tire de danger,
Mais je n'en veux sortir qu'afin de vous venger:
Madame, si jamais avec votre assistance
Je puis toucher les lieux de mon obéissance. (1639-57)

[1144] Var. Jusque dessus ces murs planter mes pavillons. (1639-57)

[1145] Var. Étouffe les devoirs de ma reconnoissance? (1639)

[1146] Voyez la Médée d'Euripide, vers 709.

[1147] Voyez la remarque de Corneille sur ce passage, tome I, p. 107.

[1148] Var. Nérine devant vous portera ce flambeau. (1639-57)

[1149] Var. Et me donner bientôt l'honneur de vous revoir[1149-a]!
MÉD. Auparavant que vous je serai dans Athènes;
Cependant, pour loyer de ces légères peines[1149-b],
Ayez soin de Nérine, et songez seulement
Qu'en elle vous pouvez m'obliger puissamment[1149-c]. (1639-57)

[1149-a] Ce premier vers de la variante se trouve dans les éditions de 1639-64.

[1149]-b Cependant, pour le prix de ces légères peines. (1644-57)

[1149]-c Ce dernier vers termine l'acte dans les éditions indiquées.

[1150] Ce jeu de scène ne se trouve pas dans l'édition de 1639.

[1151] Dans l'édition de 1692, Thomas Corneille a remplacé attireront par t'attireront.

[1152] Var. [Dépêche, ou ces longueurs attireront ma haine.]
Ma verge, qui déjà t'empêche de courir,
N'a que trop de vertu pour te faire mourir.
Garde-toi seulement d'irriter ma colère.
Et pense que ta mort dépend de me déplaire.
THEUD. Apprenez un effet le plus prodigieux. (1639-57)

[1153] Var. Cette pauvre princesse à peine l'a vêtue. (1639-60)

[1154] Il y a s'y jette, au singulier, dans l'édition de 1682.

[1155] Var. Qui veut les dépouiller, eux-mêmes les déchire,
Et l'aide qu'on leur donne est un nouveau martyre. (1639-57)

[1156] Voyez la Médée d'Euripide, vers 1207, 1208.

[1157] Var. A convoyer Pollux hors des murs de la ville,
Qui court à grande hâte aux noces de sa sœur. (1639-57)

[1158] Var. MÉDÉE, lui donnant, etc. (1644-60)—Ce jeu de scène ne se trouve pas dans l'édition de 1639.

[1159] Il n'y a pas ici de distinction de scène dans l'édition de 1639.

[1160] Ex pellice utinam liberos hostis meus
Aliquos haberet!

(Sénèque, Médée, vers 920, 921.)

[1161] . . . . . . . . . Non sunt mei.
. . . . . . Crimine et culpa carent;
Sunt innocentes: fateor; et frater fuit.

(Ibidem, vers 934-936.)

[1162] Scelus est Iason genitor.
(Ibidem, vers 933.)

[1163] Var. De l'amour aussitôt je tombe à la colère. (1639)

[1164] Cor pepulit horror. . . . . . . . . .
Pectusque tremuit; ira discessit loco,
Materque tota, conjuge expulsa, redit.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Quid, anime, titubas? . . . . . . . .
Variamque nunc huc ira, nunc illuc amor
Diducit?
. . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . Ira pietatem fugat,
Iramque pietas.
(Sénèque, Médée, vers 926-928 et 937-944.)

[1165] Dans l'édition de 1682, on a imprimé je l'en va, pour je l'en vais (vay).

[1166] Jamjam meo rapientur avulsi e sinu.
. . . . . . . Osculis percant patris,
Periere matri.

(Sénèque, Médée, vers 949-951.)

[1167] Var. Mais ma pitié retourne, et revient me braver. (1639-57)

[1168] . . . . . Anceps æstus incertam rapit.
(Sénèque, Médée, vers 939.)

[1169] Var. Allons à son trépas ajouter ce carnage. (1639)

[1170] Var. Loin de me secourir, vous croissez mes tourments. (1639-57)

[1171] Var. Et ma peau, qu'avec eux votre pitié m'arrache. (1639-57)

[1172] Var. Voyez comme mon sang en coule en mille lieux:
Ne me déchirez plus, bourreaux officieux;
Fuyez, ou ma fureur une fois débordée
Dans ces pieux devoirs vous prendra pour Médée. (1639-57)

[1173] Ce jeu de scène ne se trouve pas dans l'édition de 1639.

[1174] Var. Ce feu qui me consomme et dehors et dedans. (1639)

[1175] Var. Punit-il point assez mes souhaits imprudents? (1639-57)

[1176] Var. Et je crois qu'Ixion, au choix des sentiments. (1639)

[1177] L'édition de 1682 a, par erreur: devrois, pour devois.

[1178] Var. Me porte bien des coups plus vifs et plus pressants. (1639-57)

[1179] Var. L'impiteuse Clothon en porte le flambeau. (1639-57)

[1180] Var. Cléone, soutenez, les forces me défaillent,
Et ma vigueur succombe aux douleurs qui m'assaillent;
Le cœur me va manquer, je n'en puis plus, hélas!
Ne me refusez point ce funeste soulas,
Monsieur, et si pour moi quelque amour vous demeure. (1639-57)

[1181] L'édition de 1663 est la seule qui porte arroseront.

[1182] Var. [De grâce, hâtez-vous de recevoir mon âme.]
CRÉON. Ah! ma fille. CRÉUSE. Ah! mon père. CLÉONE. A ces embrassements,
Qui retiendroit ses pleurs et ses gémissements?
Dans ces ardents baisers leurs âmes se confondent,
Et leurs tristes sanglots seulement se répondent.
CRÉUSE. Hé quoi! vous me quittez? [CRÉON. Oui, je ne verrai pas.] (1639)

[1183] Var. Quoi! vous me refusez? (1644-57)

[1184] Ces mots ne sont pas dans l'édition de 1639.

[1185] Var. Il ne vit plus, sa belle âme est partie. (1639)

[1186] L'édition de 1682 a seule douceurs, au pluriel.

[1187] Var. Que vois-je ici, bons Dieux! quel spectacle d'horreur!
Quelque part que mes yeux portent ma vue errante. (1639-57)

[1188] Var. Et que ce scorpion sur ta plaie écrasé. (1639)

[1189] Var. [Je dois être puni de vous l'avoir offerte.]
Trop heureux si sa force agissant en mes mains
Eût de notre ennemie éventé les desseins,
Et détournant sur moi ses trames déloyales,
Mon âme eût satisfait pour deux âmes royales;
Mais ce poison m'épargne, et ces feux impuissants. (1639-57)

[1190] Var. [Réserve encor ma vie à de pires tourments!]
O honte! mes regrets permettent que je vive,
Et ne secourent pas ma main qu'elle captive;
Leur atteinte est trop foible, et dans un tel malheur
Je suis trop peu touché pour mourir de douleur.
[Pardonne, chère épouse, à mon obéissance.] (1639-57)

[1191] Il y a le corps, pour les corps, dans l'édition de 1682.—Ce jeu de scène manque dans l'édition de 1639.

[1192] Var. Étant en haut sur un balcon. (1657)—Elle est en haut sur un balcon. (1663, en marge.)—Cette indication manque dans l'édition de 1639.

[1193] Var. Laisse la place vide à ton hymen nouveau. (1639)

[1194] Voyez la Médée d'Euripide, vers 1314, 1315.

[1195] I nunc superbe, virginum thalamos pete.
(Sénèque, Médée, vers 1007.)

—Dans Euripide (vers 621-623) c'est avant la mort de Créuse que Médée dit à Jason: «Va, le désir de voir ta nouvelle épouse te subjugue.... Va l'épouser, etc.»

[1196] Au lieu de: exploits, on lit: effets, dans l'édition de 1682, ce qui est évidemment une faute.

[1197] . . . . Huc, huc, fortis, armigeri, cohors,
Conferte tela, vertite ex imo domum.

(Sénèque, Médée, vers 980, 981.)

[1198] Cette indication manque aussi dans l'édition de 1639.

[1199] Sic fugere soleo: patuit in cœlum via.
(Ibidem, vers 1022.)

[1200] Meus dies est: tempore accepto utimur.
(Ibidem, vers 1017.)

[1201] . . . . Conjugem agnoscis tuam?
(Ibidem, vers 1021.)

[1202] On a imprimé par erreur victime, pour victoire, dans l'édition de 1682.

[1203] Var. Si je te vais revoir plus tôt que tu ne veux. (1639-57)

[1204] Ces mots ne se trouvent pas dans l'édition de 1639.

[1205] Voyez le Lexique.

[1206] Par Desmarest.

[1207] Histoire du Théâtre françois, tome V, p. 96.

[1208] Épître familière, p. 17.

[1209] Bibliothèque de l'École des chartes, 1re série, tome V, p. 317.

[1210] Le Théâtre françois, p. 174.

[1211] Josias de Soulas, écuyer, sieur de Floridor, succéda, au théâtre du Marais, à d'Orgemont, dans l'emploi d'orateur de la troupe; ensuite il remplaça Bellerose à l'hôtel de Bourgogne. Nous aurons à parler avec quelques détails de la façon dont il jouait Massinisse dans la Sophonisbe de Corneille. Il mourut vers 1672. Il eut trois enfants: un fils et deux filles. Son fils fut prêtre de la paroisse de Saint-Sauveur; sa fille aînée épousa le fils de Montfleury, et la cadette, un sieur Bigodet, qui devint fermier général après son mariage. Voyez Histoire du Théâtre françois, tome VIII, p. 217, et la note suivante.

[1212] Voici le titre exact de cet arrêt: Arrêt du conseil d'État du Roi, en faveur du sieur de Floridor, comédien du Roi, contre les commis à la recherche des usurpateurs de noblesse; qui prouve que la qualité de comédien ne déroge point. (Extrait des registres du conseil d'État du 10 septembre 1668.) On y lit que Floridor entra «dans les gardes du roi Louis XIII, père de S. M., où il porta le mousquet dans la compagnie du sieur de la Besne, et depuis servit en qualité d'enseigne dans le régiment de Rambierre; et après, la réforme de quelques compagnies de ce régiment lui fit prendre le parti de la comédie, dans laquelle il a servi depuis vingt-cinq ans, comme il fait encore à présent, au divertissement de S. M.»

[1213] Voyez p. 433.

[1214] Cessez de vous en plaindre. A présent le théâtre
Est en un point si haut que chacun l'idolâtre,
Et ce que votre temps voyoit avec mépris
Est aujourd'hui l'amour de tous les bons esprits.
(Vers 1645-1648.)

[1215] Le 6 juin 1861.

[1216] Le quatrième.

[1217] Commencement du cinquième acte.

[1218] Cette épître n'est que dans les éditions antérieures à 1660.—Les initiales cachent-elles un nom réel? Aucun éditeur n'est parvenu jusqu'ici à le découvrir.—Dans l'impression de 1639 on lit partout Madamoiselle, au lieu de Mademoiselle.

[1219] Voyez la Notice, p. 430.

[1220] Var. (édit. de 1663 et de 1664): il ne seroit pas sûr.

[1221] Art poétique, vers 93 et 94.

[1222] On lit ainsi à partir de l'impression de 1668; dans les éditions antérieures: «plus de vingt et cinq années.»

[1223] L'indication de ce rôle et des deux suivants manque dans l'édition de 1639.

[1224] On lit de plus, à la suite de ce rôle, dans les éditions de 1639-1657: Rosine, princesse d'Angleterre, femme de Florilame

[1225] Le lieu de la scène n'est pas marqué dans l'édition de 1639.

[1226] Var. Ce grand mage, dont l'art commande à la nature. (1639-57)

[1227] Var. Si bien que ceux qu'amène un curieux desir
Pour consulter Alcandre attendent son loisir. (1639-57)

[1228] Var. Que pour se divertir il sort de sa demeure. (1639-64)

[1229] Var. Je croyois le réduire à force de punir. (1639-57)

[1230] Longues erreurs, longs voyages.

[1231] Var. Pour trouver quelque fin à tant de maux soufferts. (1639)

[1232] Var. J'ai vu les plus fameux en ces noires sciences
Dont vous dites qu'Alcandre a tant d'expériences. (1639-57)

[1233] Var. On en faisoit l'état que vous faites de lui. (1639-57)

[1234] Var. Et connoît l'avenir et les choses passées. (1639)

[1235] Var. Et je fus étonné d'entendre les discours. (1639)

[1236] Var. Des traits les plus cachés de mes jeunes amours. (1639-60)

[1237] Var. Espérez mieux: il sort, et s'avance vers vous. (1639)

[1238] L'édition de 1639 donne, par erreur sans doute, ces pas, pour ses pas. Un peu plus bas, au vers 98, il y a de même ces bras, pour ses bras.

[1239] Var. Rennes ainsi qu'à moi lui donne la naissance. (1639)

[1240] Var. Là de son fils et moi naquit l'affection:
Nous étions pareils d'âge et de condition. (1639-57)

[1241] Var. Oracle de nos jours, qui connoît toutes choses. (1639)

[1242] Var. Je le tiendrai rendu si j'en sais des nouvelles. (1639-68)

[1243] Var. Je veux vous faire voir sa fortune éclatante. (1639-64)

[1244] Var. Les novices de l'art, avecque leurs encens. (1639-57)

[1245] L'édition originale (1639) nous offre ici une variante qui pourrait s'expliquer, mais qui est corrigée comme une faute dans l'errata:

Leurs herbes, fleurs, parfums et leurs cérémonies.

[1246] Var. Pour les faire valoir et pour vous faire peur. (1639)

[1247] Chapuzeau, dans un chapitre de son Théâtre françois qui a pour titre Grande dépense en habits (p. 170), nous donne quelques détails qui prouvent que Pridamant parle ici sans aucune exagération: «Cet article de la dépense des comédiens est plus considérable qu'on ne s'imagine. Il y a peu de pièces nouvelles qui ne leur coûtent de nouveaux ajustements, et le faux or ni le faux argent qui rougissent bientôt n'y étant pas employés, un habit à la romaine ira souvent à cinq cents écus. Ils aiment mieux user de ménage en toute autre chose pour donner plus de contentement au public, et il y a tel comédien dont l'équipage vaut plus de dix mille francs. Il est vrai que lorsqu'ils représentent une pièce qui n'est uniquement que pour les plaisirs du Roi, les gentilshommes de la chambre ont ordre de donner à chaque acteur, pour les ajustements nécessaires, une somme de cent écus ou quatre cents livres, et s'il arrive qu'un même acteur ait deux ou trois personnages à représenter, il touche de l'argent comme pour deux ou trois.»

[1248] Var. Mon fils n'est point du rang à porter ces richesses. (1639)

[1249] Var. Et sa condition ne sauroit endurer
Qu'avecque tant de pompe il ose se parer. (1639-57)

[1250] Var. Qu'en public de la sorte il ose se parer. (1639-57)

[1251] L'édition de 1682 a seule ici: ces accidents, pour ses accidents.

[1252] Après le nom d'ALCANDRE, Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, a ajouté ici, et plus bas à la fin de la scène: à Dorante, indication qui n'est pas inutile pour la clarté.

[1253] Var. Il vous faut sans réplique accepter ses arrêts. (1639)

[1254] Un grand nombre d'écrivains publics étaient alors établis dans le cloître de Saint-Innocent. L'auteur d'un petit écrit publié en 1615 et qui a pour titre Le Secrétaire de Saint-Innocent, fait l'apologie de cette profession, «laquelle, dit-il, ne me fait pas.... si peu d'honneur, qu'il n'y ait encore un des marguilliers et deux bourgeois de la paroisse qui me saluent les premiers quand ils me rencontrent et me disent en passant: «Dieu vous gard', Monsieur!» Qu'en pourroit attendre davantage un gentilhomme de dix mille francs de rente? Il s'en sentiroit bien fort honoré.» Quant aux profits, ils n'étaient pas bien considérables, à ce qu'il paraît; car nous voyons un charbonnier et un crocheteur aborder l'écrivain, lui payer à boire; après quoi, le charbonnier lui dit: «Vous ne serez pas malcontent de nous, qui avons encore chacun une pièce de cinq sous de reste après avoir bu.» Ce qui fait dire à l'auteur, émerveillé d'une si bonne aubaine: «Qui fut bien aise d'une si belle et si utile occasion, à laquelle chaque bissexte n'en porte pas deux semblables? ce fut moi.»—Voyez encore, dans la Ville de Paris en vers burlesques de Berthod, le long morceau où il décrit la conduite et le style des secrétaires de Saint-Innocent.

[1255] Var. Ennuyé de la plume, il le quitta soudain. (1644-68)

—Les éditions de 1652 et de 1657 donnent, par erreur: se quitta, pour le quitta.

[1256] A la foire Saint-Germain, qui se tenait sur l'emplacement actuel du marché Saint-Germain et s'étendait jusqu'à l'extrémité de la rue de Tournon et aux environs du Luxembourg. Elle s'ouvrait le 3 février; elle a eu lieu pour la dernière fois en 1789.

[1257] Var. Et dans l'Académie il joua de la main. (1639)

[1258] La fontaine de la Samaritaine, élevée sur le Pont-Neuf, tirait son nom d'un groupe de bronze doré représentant Jésus et la Samaritaine auprès du puits de Jacob. Elle a été entièrement détruite en 1812.—Nous appelons encore ponts-neufs les chansons qui courent les rues.

[1259] On pourrait être tenté de croire qu'il est question de Gautier-Garguille, comédien d'abord au Marais, et ensuite à l'Hôtel de Bourgogne; mais les noms Gautier et Guillaume s'employaient autrefois d'une manière générale, comme aujourd'hui Pierre et Paul. Voyez Godefroy, Lexique de Corneille, tome II, p. 433.

[1260] Il ne s'agit pas ici de Gros-Guillaume. Voyez la note précédente.

[1261] Var. Depuis il trafiqua des chapelets de baume. (1654 et 60)

[1262] Buscon, Lazarille, Gusman sont les héros de divers romans espagnols, du genre picaresque, dont il avait paru des traductions françaises, soit à la fin du seizième, soit au commencement du dix-septième siècle. Celui auquel Buscon donne son nom a pour auteur don François Quevedo de Villegas, et a été publié en français en 1633. Les aventures de Lazarille de Tormes ont été attribuées par les uns à Diego Hurtado de Mendoza, par d'autres à Jean de Ortega: une traduction française de la première partie a paru dès 1560; une autre, de la première et de la seconde, en 1620. La vie et les gestes de Guzman d'Alfarache, écrits en espagnol par Matthieu Aleman, furent traduits en français, en 1600, puis en 1632. Sayavèdre ou Sayavedra est un chevalier d'industrie, qui, après avoir dépouillé Guzman d'Alfarache de tout ce qu'il possédait, devient son domestique et partage quelque temps sa vie aventureuse. Voyez les livres IV et V du roman.

[1263] L'édition de 1682 donne seule: «Quoi qu'il s'offre,» au lieu de: «Quoi qui s'offre.»

[1264] Var. Quoi qui s'offre à vos yeux, n'en ayez point d'effroi. (1639-68)

[1265] Var. Soupirez-vous après quelques nouveaux lauriers? (1639-57)

[1266] Var. Et puis quand auriez-vous rassemblé votre armée? (1639-57)

[1267] Voyez la Notice, p. 423.

[1268] De l'espagnol bellaco, vellaco, maraud, coquin.

[1269] Var. Le penser m'adoucit: va, ma colère cesse. (1639)

[1270] Var. Je vous vois aussi beau que vous êtes terrible. (1639)

[1271] Var. Qui puisse constamment vous refuser son cœur. (1639)

[1272] Troubler, neutralement, pour se troubler.

[1273] Les éditions de 1644-57 ont que, au lieu de qui, ce qui fait une leçon vide de sens.

[1274] Var. Et donneroit à Mars à gouverner son foudre. (1639-68)

[1275] Voyez ci-dessus, p. 144, note 425.

[1276] Var. Le jour jusqu'à midi se passoit sans lumière. (1639)

[1277] Var. Où se pouvoit cacher la reine des clartés?
MAT. Parbieu je la tenois encore à mes côtés.
Aucun n'osa jamais la chercher dans ma chambre,
Et le dernier de juin fut un jour de décembre;
Car enfin, supplié par le Dieu du sommeil,
Je la rendis au monde, et l'on vit le soleil. (1639-57)

[1278] Var. Et tout ce qu'elle obtint par son frivole amour. (1660-68)

[1279] Dans l'édition de 1682, on lit, mais c'est probablement une faute d'impression: «leurs pays,» pour: «les pays.»

[1280] Var. J'ai détruit les pays avecque les monarques. (1639-57)

[1281] Var. Lorsque j'ai ma beauté, je n'ai point ma valeur. (1639-68)

[1282] L'édition de 1682 porte, par erreur, vers vous, pour vers moi.

[1283] Dans l'édition de 1639, le vers commence ainsi: «Cruelle, c'est là donc, etc.;» mais l'errata y substitue: «Cruelle, est-ce là donc, etc.?»

[1284] Var. Et la même action, à votre sentiment,
Mérite récompense, au mien un châtiment.
ADR. Donner un châtiment à des flammes si saintes. (1639-57)

[1285] Var. Ne me donna du cœur que pour vous adorer. (1639)

[1286] Var. Mon âme prit naissance avecque votre idée. (1639-57)

[1287] Var. Et les premiers regards dont m'aient frappé vos yeux
N'ont fait qu'exécuter l'ordonnance des cieux,
Que vous saisir d'un bien qu'ils avoient fait tout vôtre. (1639-57)

[1288] Var. Le ciel m'eût fait plaisir d'en enrichir un autre[1288-a]. (1639-60)

[1288-a] Voyez tome I, p. 228, note 759.

[1289] Var. Après tout, vous avez bonne part à sa haine,
Ou de quelque grand crime il vous donne la peine;
Car je ne pense pas qu'il soit supplice égal
D'être forcé d'aimer qui vous traite si mal.
ADR. Puisque ainsi vous jugez que ma peine est si dure,
Prenez quelque pitié des tourments que j'endure. (1639-57)

[1290] Var. Que je vois ces tourments passer pour superflus. (1639-57)

[1291] Conte, compte. Voyez tome I, p. 150, note 497.

[1292] Var. Au moins si ce grand bruit qui court de vos merveilles. (1639-57)

[1293] L'impression de 1682 porte, mais à tort: «Que nous avons.» Notre texte: «Que vous avez,» est celui de toutes les autres éditions qui ont paru du vivant de Corneille, et de celle que Thomas a publiée en 1692.

[1294] En marge, dans l'édition de 1639: Elle montre Clindor.

[1295] Var. Sans que jamais mon cœur acceptât ces maîtresses. (1639)

[1296] Var. Qu'elles n'aient pu blesser un cœur dont je dispose! (1639-57)

[1297] Ici l'édition de 1692 ajoute: montrant Clindor.

[1298] Var. Sus-tu rien de leur flamme et de la jalousie. (1639-57)

[1299] Var. Dont pour moi toutes deux avoient l'âme saisie? (1639)

[1300] Dans l'impression de 1682: «l'un et l'autre,» ce qui est une faute évidente.

[1301] Var. Trop pleine des lauriers remportés sur les rois. (1639-68)

[1302] Il n'y a point ici de distinction de scène dans l'édition de 1639.

[1303] L'édition de 1682 donne seule: «du temps,» pour: «d'un temps.»

[1304] Var. Un clin d'œil vaut pour vous tout le discours des autres. (1639)
Var. Un coup d'œil vaut pour vous tout le discours des autres. (1644-68)

[1305] Var. En ce piteux état, ma fortune si basse
Trouve encor quelque part en votre bonne grâce. (1639-57)

[1306] Var. C'est comme il faut choisir, et l'amour véritable. (1639-57)

[1307] Var. S'attache seulement à ce qu'il voit d'aimable. (1639-60)

[1308] Var. Sans qu'elle ait vu vos pas s'adresser en ce lieu. (1639-60)

[1309] Divertissez, détournez. Voyez tome I, p. 184, note 614.

[1310] Var. Vous n'avez point la mine à servir sans dessein. (1639-57)

[1311] Var. Me croyez-vous bastant de nuire à votre feu?
ADR. Sans réplique, de grâce, ou vous verrez beau jeu. (1639-57)

[1312] Var. Et je suis homme à rendre un jour ce qu'on me prête. (1639-57)

[1313] Les mots jaloux et foux sont ainsi imprimés et riment aux yeux dans toutes les éditions. Dans la Comédie des Tuileries, nous avons vu au contraire jalous et courrous, par une s, rimant avec des mots en ous.

[1314] Var. Je suis trop glorieux et crois trop d'Isabelle. (1644-57)

[1315] Var. Pour craindre qu'un valet me supplante auprès d'elle. (1639-57)

[1316] Var. Le plaisir qu'elle prend à rire avecque lui. (1639-57)

[1317] Var. Oh Dieu! que me dis-tu? (1639)

[1318] Var. De notre Rodomont il s'est mis au service. (1639-60)

[1319] Var. Où choisi pour agent de ses[1319-a] folles amours,
Isabelle a prêté l'oreille à ses discours.
Il a si bien charmé cette pauvre abusée. (1639-57)

[1319-a] L'édition de 1639 donne, par erreur, ces, pour ses.

[1320] Dans l'édition de 1692, on lit après ce vers: Il lui donne un dimant.

[1321] Ici l'orthographe de ce mot est gaignée dans toutes les éditions, excepté dans celle de 1657.

[1322] Dans l'édition de 1682, il y a le, pour la, ce qui est évidemment une faute.

[1323] Var. Je connois votre bien beaucoup mieux que vous-même.
Orgueilleuse, il vous faut, je pense, un diadème,
Et ce jeune baron, avecque tout son bien,
Passe encore chez vous pour un homme de rien!
Que lui manque après tout? bien fait de corps et d'âme,
Noble, courageux, riche, adroit et plein de flamme,
[Il vous fait trop d'honneur.] (1639-57)

[1324] Var. Et reconnois fort mal les honneurs qu'il me fait. (1639-63)

[1325] Var. De certains mouvements que le ciel nous inspire
Nous font aux yeux d'autrui souvent choisir le pire.
C'est lui qui d'un regard fait naître en notre cœur
L'estime ou le mépris, l'amour ou la rigueur.
[Il attache ici-bas avec des sympathies.] (1639-57)

—Voyez ci-dessus, p. 309.

[1326] Var. Les âmes que son choix a là-haut assorties. (1639-57)

[1327] Var. Impudente, est-ce ainsi que l'on se justifie? (1639-60)

[1328] Var. Ce guerrier valeureux nous tient-il dans ses fers? (1652-57)

[1329] L'édition de 1648 porte, par erreur sans doute, contester, à l'infinitif.

[1330] Var. A l'empêcher de courre après son propre sens;
Mais c'est l'humeur du sexe: il aime à contredire,
Pour secouer, s'il peut, le joug de notre empire. (1639-57)

[1331] Var. N'auras-tu point enfin pitié de ma fortune? (1639-57)

[1332] Ce sont les noms de deux anciens royaumes de la presqu'île occidentale de l'Hindoustan.

[1333] Var. Où sont vos ennemis, que j'en fasse un carnage? (1639-60)

[1334] On lit fureur, pour faveur, dans l'édition de 1657.

[1335] C'est ainsi que le mot est imprimé dans toutes les éditions. Cette orthographe était générale au commencement du dix-septième siècle. Voyez le Lexique.

[1336] Var. Qui se connoissant mal à faire des bravades. (1639-57)

[1337] Var. Que n'ai-je eu cent rivaux à la place d'un père. (1639)

[1338] Médaille de damné, portrait, vraie image de damné.

[1339] Parnes, pièces de bois posées sur la charpente d'un comble pour recevoir les chevrons; on dit plus ordinairement pannes.—Soles signifie proprement les pièces de bois placées à plat qui portent la cage d'un moulin à vent; il se dit aussi de celles qui se couchent à terre dans les autres constructions et machines.—Traveteaux, petites poutres, petites solives.

[1340] Les éditions de 1652-64 portent peintures, au pluriel.

[1341] Le mot seul manque dans l'édition de 1639 et dans celles de 1648-57.

[1342] Var. Bien que pour l'épouser je lui donne ma foi. (1639-57)

[1343] Var. Un rien s'assemble mal avec un autre rien;
Mais si tu ménageois ma flamme avec adresse,
Une femme est sujette, une amante est maîtresse;
Les plaisirs sont plus grands à se voir moins souvent:
La femme les achète, et l'amante les vend;
Un amour par devoir bien aisément s'altère;
Les nœuds en sont plus forts quand il est volontaire;
Il hait toute contrainte, et son plus doux appas[1343-a]
Se goûte quand on aime et qu'on peut n'aimer pas;
Seconde avec douceur celui que je te porte.
LYSE. Vous me connoissez trop pour m'aimer de la sorte,
Et vous en parlez moins de votre sentiment
Qu'à dessein de railler par divertissement.
Je prends tout en riant comme vous me le dites:
[Allez continuer cependant vos visites.]
CLIND. Un peu de tes faveurs me rendroit plus content. (1639-57)

[1343-a] Voyez tome I, p. 148, note 485.

[1344] Une double erreur typographique a défiguré ce vers et le suivant dans l'édition de 1682:

Et malgré les douceurs que l'amour déploie,
Deux malheurs ensemble ont toujours courte joie.

[1345] Var. De ce qu'à ses desirs ma raison fait d'injure. (1660 et 63)
Var. De ce qu'à ces desirs ma raison fait d'injure. (1664 et 68)

[1346] Var. Aux lieux où vous trouvez votre heur et votre joie. (1639-57)

[1347] On lit un autre dans les éditions de 1664-82. Voyez tome I, p. 228, note 759.

[1348] Var. Souviens-toi donc.... LYSE. De rien que m'ait pu dire....
CLIND. Un amant.... LYSE. Un causeur qui prend plaisir à rire[1348-a]. (1639-57)

[1348-a] La scène V finit là dans les éditions indiquées.

[1349] Var. Et pour me suborner il contrefait l'amant!
Qui hait ma sainte ardeur m'aime dans l'infamie,
Me dédaigne pour femme, et me veut pour amie.
Perfide, qu'as-tu vu dedans mes actions,
Qui te dût enhardir à ces prétentions?
Qui t'a fait m'estimer digne d'être abusée,
Et juger mon honneur une conquête aisée?
J'ai tout pris en riant, mais c'étoit seulement. (1639-57)

[1350] Var. Et ma feinte douceur te laissant espérer,
Te jette dans les rets que j'ai su préparer.
Va, traître, aime en tous lieux, et partage ton âme:
Choisis qui tu voudras pour maîtresse et pour femme;
Donne à l'une ton cœur, donne à l'autre ta foi;
Mais ne crois plus tromper Isabelle ni moi.
Ce long calme bientôt va tourner en tempête,
Et l'orage est tout prêt à fondre sur ta tête:
Surpris par un rival dans ce cher entretien,
Il vengera d'un coup son malheur et le mien.
Toutefois qu'as-tu fait qui t'en rende coupable[1350-a]? (1639-57)

[1350-a] [Toutefois qu'as-tu fait qui te rende coupable?] (1644-57)

[1351] Var. Oublions les projets de sa flamme maudite,
[Et laissons-le jouir du bonheur qu'il mérite.]
Que de pensers divers en mon cœur amoureux,
Et que je sens dans l'âme un combat rigoureux!
Perdre qui me chérit! épargner qui m'affronte!
Ruiner ce que j'aime! aimer qui veut ma honte!
L'amour produira-t-il un si cruel effet?
L'impudent rira-t-il de l'affront qu'il m'a fait[1351-a]?
Mon amour me séduit, et ma haine m'emporte,
L'une peut tout sur moi, l'autre n'est pas moins forte:
N'écoutons plus l'amour pour un tel suborneur,
Et laissons à la haine assurer mon honneur. (1639-57)