[1] Tome II, p. 157.

[2] Voyez la Notice de l'Illusion, tome II, p. 423 et 424.

[3] La jeunesse (littéralement les jeunesses, les actes de jeunesse) du Cid.

[4] Vie de M. Corneille. Œuvres de Fontenelle.... édition de 1742, tome III, p. 96.

[5] L'article de la Gazette littéraire est reproduit dans les Œuvres de Voltaire publiées par M. Beuchot, tome XLI, p. 490 et 491.

[6] Dans le volume intitulé Chefs-d'œuvre du théâtre espagnol. Paris, Ladvocat, p. 169 et 170.

[7] Histoire du Théâtre françois, tome VI, p. 92.

[8] Épître familière, p. 17 et 18.

[9] Vers 1 des variantes: voyez plus loin, p. 103.

[10] Mondory.

[11] La date de ces réflexions de Balzac ne permet pas de les appliquer au Cid: elles se trouvent dans une lettre à Boisrobert du 3 avril 1635 (livre VIII, lettre XLVI, tome I, p. 395 et 396 de l'édition in-folio de 1665). Du reste, elles ne peuvent pas davantage concerner quelque autre pièce de Corneille, car un passage qui précède immédiatement celui-ci, et que Mairet a pris soin de supprimer, met tout à fait notre poëte hors de cause, et lui est même très-favorable. Voyez la Notice sur Médée, tome II, p. 330 et 331.

[12] C'est-à-dire si le Cid n'eût pas été imprimé et exposé dans la Galerie du Palais, où se vendaient alors les livres nouveaux. Voyez la Notice sur la Galerie du Palais, tome II, p. 3-9.

[13] Réponse à l'Ami du Cid.... p. 41 et 42.

[14] Voyez Lettres de Balzac, tome I, p. 420, livre LX, lettre XXII, à M. de Moudory, 15 décembre 1636. Le passage suivant de cette lettre nous montre quelle haute opinion Balzac avait de Mondory: «J'ai plusieurs raisons de vous estimer, et pense le pouvoir faire du consentement de nos plus sévères écoles, puisqu'ayant nettoyé votre scène de toutes sortes d'ordures, vous pouvez vous glorifier d'avoir réconcilié la comédie avec les ***, et la volupté avec la vertu. Pour moi, qui ai besoin de plaisir, et n'en desire pas prendre néanmoins qui ne soit bien purifié et que l'honnêteté ne permette, je vous remercie avec le public du soin que vous avez de préparer de si agréables remèdes à la tristesse et aux autres fâcheuses passions.» Il est permis de penser que les trois étoiles qui se trouvent ici remplacent le mot ecclésiastiques ou le mot prédicateurs. En effet, Chapuzeau, moins réservé que Balzac, nous dit dans son Théâtre françois (p. 141): «Pourquoi me tairois-je de l'avantage que les orateurs sacrés tirent des comédiens, auprès de qui, et en public, et en particulier, ils se vont former à un beau ton de voix et à un beau geste, aides nécessaires au prédicateur pour toucher les cœurs?»

[15] Le Comédien Mondory, par Auguste Soulié. Revue de Paris, du 30 décembre 1838.

[16] On appelait Chambre dorée la grand'chambre du Parlement, à cause de son plafond doré.—Être assis sur les fleurs de lis se disait de ceux qui exerçaient quelque charge de judicature royale et surtout dans une cour supérieure, parce que leurs siéges étaient couverts de fleurs de lis.

[17] Les Sosies, comédie de Rotrou, représentée en 1636, un peu avant le Cid.

[18] Recueil autographe des Lettres de Chapelain, appartenant à M. Sainte-Beuve: lettre adressée à M. Belin, au Mans. Voyez Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille, par M. J. Taschereau, 2e édition, p. 56.

[19] Le Jugement du Cid, p. 8.

[20] Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, 1653, in-8o, p. 186 et 187.

[21] Le Virgile trauesty en vers burlesques de Monsieur Scarron.... A Paris, chez Guillaume de Luyne, 1653, in-4o, livre I, p. 11 et 12.

[22] Lettre.... à l'illustre Academie, p. 5. Mme de Sévigné a emprunté à Scudéry cet argument pour s'en servir contre Racine; elle dit presque dans les mêmes termes: «A propos de comédie, voilà Bajazet. Si je pouvois vous envoyer la Champmeslé, vous trouveriez cette comédie belle; mais sans elle, elle perd la moitié de ses attraits.» (9 mars 1672, tome II, p. 529.)—En 1682, c'était cette actrice qui jouait Chimène. Voyez la Notice de la Galerie du Palais, tome II, p. 9.

[23] Voici le passage textuel de la Galerie historique des acteurs du théâtre françois.... par P. D. Lemazurier.... 1810, tome I, p. 424 et 425. Le rôle rempli par Montfleury suivant l'auteur n'y est pas désigné, mais il est bien probable qu'il entend parler de celui de Rodrigue: «Il joua d'original dans le Cid et dans les Horaces; Chapuzeau, qui nous indique ces faits, le cite comme un comédien parfait dès ce temps-là. Voici ses propres termes, livre III de son Théâtre françois, p. 177 et 178.» Cet extrait que nous reproduisons en le prolongeant jusqu'à la p. 179, où il est encore question de Corneille, n'a nullement, comme on va le voir, le sens que lui donne Lemazurier. De plus, Chapuzeau lui-même se trompe lorsqu'il prétend que Corneille n'a pas donné ses premières pièces à Mondory. «Cet établissement des comédiens (à l'hôtel de Bourgogne) se fit il y a plus d'un siècle sur la fin du règne de François Ier, mais ils ne commencèrent à entrer en réputation que sous celui de Louis XIII, lorsque le grand cardinal de Richelieu, protecteur des Muses, témoigna qu'il aimoit la comédie, et qu'un Pierre Corneille mit ses vers pompeux et tendres dans la bouche d'un Montfleury et d'un Bellerose, qui étoient des comédiens achevés. Le Cid, dont le mérite s'attira de si nobles ennemis, et les Horaces, que le même Cid eut plus à craindre, parce que leur gloire alla plus loin que la sienne, furent les deux premiers ouvrages de ce grand homme qui firent grand bruit; et il a soutenu le théâtre jusques à cette heure de la même force. La troupe royale, prenant cœur aux grands applaudissements qui accompagnoient la représentation de ces admirables pièces, se fortifioit de jour en jour; d'autant plus qu'une autre troupe du Roi, qui résidoit au Marais, et où un Mondory, excellent comédien, attiroit le monde, faisoit tous ses efforts pour acquérir de la réputation, et il arriva que Corneille, quelque temps après, lui donna de ses ouvrages.»

[24] Voyez tome I, p. 49, note 300.

[25] Voyez la Muse historique de Loret du 9 octobre 1655.

[26] Historiettes, tome VII, p. 175.

[27] Lettre à Mylord*** sur Baron, p. 19.

[28] Vers 405 et 406.

[29] Voyez Lemazurier, tome I, p. 97 et 98.

[30] P. 19 de l'édition en 43 pages et p. 40 de l'édition en 96 pages.

[31] Dans leur Histoire du Théâtre françois (tome V, p. 24, et tome IX, p. 408), les frères Parfait ont conclu de certains passages de la Comédie des comédiens, tragi-comédie de Gougenot, représentée en 1633, qu'à partir de cette époque Beauchâteau et sa femme étaient entrés à l'hôtel de Bourgogne pour ne le plus quitter; mais le témoignage de Scudéry établit formellement qu'à la fin de 1636 une actrice du nom de Beauchâteau jouait au théâtre du Marais.

[32] Tome I, p. 48.

[33] Lettre apologétique. Voyez aux Œuvres diverses.

[34] Voyez notre Notice biographique sur Corneille.

[35] Le Souhait du Cid, p. 35.

[36] Épître familière du Sr Mairet, p. 18.

[37] Œuvres de Fontenelle, tome III, p. 100.

[38] Historiettes, tome II, p. 52.

[39] Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, p. 187.

[40] Tome II, p. 395. Ce sont ces belles scènes du Ier acte qui ont été le plus souvent parodiées. La plus connue et la moins mauvaise de ces plaisanteries est le Chapelain décoiffé, de Gilles Boileau ou de Furetière, qu'on trouve dans le Ménagiana, tome I, p. 145.

[41] Acte II, scène I. Il résulte de la Lettre à Mylord et de l'Avertissement de Jolly que c'était seulement par tradition qu'on avait conservé ces vers, et que l'on connaissait bien la scène à laquelle ils appartenaient, mais non l'endroit précis où ils se plaçaient.—Voltaire, dans son Théâtre de Corneille (1764, in-8o, tome I, p. 204), dit qu'ils venaient après le vers 368: «Pour le faire abolir, etc.,» et citant probablement de mémoire, il les donne avec quelques variantes: les pour ces, au premier vers; a tort pour n'a rien, au deuxième; déshonorer pour perdre d'honneur (voyez le vers 1466), au quatrième. Un argument décisif en faveur du texte de 1730 et 1738, tout au moins pour le second vers, c'est que n'a rien répond bien mieux au passage de Castro imité par Corneille: Y el otro ne cobra nada.

[42] Page 7.

[43] Voici la description bibliographique de la première édition: Le Cid, tragi-comedie. A Paris, chez Augustin Courbé.... M.DC.XXXVII. Auec priuilege du Roy. 4 feuillets non chiffrés et 128 pages in-4o. Le privilége porte: «Il est permis à Augustin Courbé, Marchand Libraire à Paris, d'imprimer ou faire imprimer, et exposer en vente, vn Liure intitulé, Le Cid. Tragi-Comedie, par Mr Corneille.... Et ledit Courbé a associé auec luy audit Priuilege François Targa.

[44] Lettres de Guy Patin, édition de M. Reveillé-Parise, tome I, p. 493 et 494, et Historiettes de Tallemant des Réaux, tome II, p. 163.

[45] On ne sait sous quelle forme cette pièce parut pour la première fois. Elle circula peut-être d'abord manuscrite. La seule édition que nous connaissions forme 4 pages in-8o, sans date, et l'épître y est suivie du Rondeau dont nous aurons à parler tout à l'heure. Pour le texte de l'Excuse, voyez dans la présente édition les Poésies diverses.

[46] L'Auteur du vrai Cid espagnol. Voyez p. 20.

[47] Les Observations sur le Cid. Voyez p. 23, note 59.

[48] Épître familière du Sr Mairet, p. 19 et 20.

[49] Réponse à l'Ami du Cid, p. 33.

[50] Voyez la Notice de la Suivante, tome II, p. 115.

[51] Nous connaissons de cette pièce deux éditions, toutes deux in-8o. L'une forme 2 feuillets non chiffrés, l'autre 3 pages.

[52] Avertissement au besançonnois Mairet. Voyez ci-après, p. 67.

[53] Lettre du Sr Claveret au Sr Corneille, p. 5.

[54] La première édition de ce rondeau est fort rare; elle forme 1 feuillet in-4o. Un recueil de la Bibliothèque de l'Arsenal, catalogué dans les Belles-Lettres sous le numéro 9809 et qui contient la plupart des libelles publiés à l'occasion du Cid, en renferme un exemplaire. Ce rondeau a été plus tard imprimé à la suite de l'Excuse à Ariste. Voyez ci-dessus, p. 19, note 44. Le texte se trouve dans notre édition parmi les Poésies diverses.

[55] Épître familière du Sr Mairet, p. 21 et 22.

[56] Avertissement au besançonnois Mairet. Voyez ci-après, p. 67.

[57] Lettre du Sr Claveret, p. 6.

[58] Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, p. 188.

[59] L'une a pour titre: Les Fautes remarquées en la Tragicomedie du Cid. A Paris. Aux despens de l'Autheur. M.DC.XXXVII. Le titre de départ porte: Obseruations sur le Cid. Le tout forme un petit volume in-8o, contenant 43 pages,—Une autre édition est intitulée: Obseruations sur le Cid. A Paris. Aux despens de l'Autheur. M.DC.XXXVII, in-8o. Elle se compose de 1 feuillet de titre et de 96 pages.—Enfin une troisième porte exactement le même titre que la précédente, avec cette addition: ensemble l'Excuse à Ariste et le Rondeau; cette dernière édition, également in-8o, se compose de 1 feuillet de titre, de 3 feuillets non chiffrés et de 96 pages. Dans sa Lettre à l'Academie, Scudéry parle de la quatrième comme devant être prochainement publiée, mais tout porte à croire qu'il n'a pas donné suite à ce dessein.

[60] Voyez l'Avertissement, tome I, p. XI, et les Poésies diverses.

[61] L'incognu et veritable amy de Messieurs Scudery et Corneille, p. 5 et 6.

[62] M.DC.XXXVII, in-8o, 8 pages. Une autre édition, de 14 pages et 1 feuillet, sur le titre de laquelle on lit: Lettre apologitique (sic).... est suivie du sixain imprimé plus loin, p. 58, après la Lettre pour M. de Corneille....

[63] Cet opuscule, de 32 p. in-4o, a pour adresse: A Paris, M.DC.XXXVII; le titre est orné d'un fleuron des impressions de Toussainct Quinet. En 1876, M. Émile Picot en a signalé un exemplaire, dans sa Bibliographie Cornélienne, et M. Lormier l'a réimprimé sous ce titre, pour la Société des bibliophiles normands: La défense du Cid reproduite d'après l'imprimé de 1637.... Rouen, imprimerie de Henry Boissel, M.DCCC.LXXIX, in-8o de 2 feuillets et 42 pages tiré à 100 exemplaires.—Nous avons cru devoir demander la réimpression de deux pages, afin de combler cette lacune importante dans notre description des pièces relatives à la querelle du Cid. Signalons encore La suitte du Cid en abrégé ou le triomphe de son Autheur en despit des envieux.—A Villers Cotrets, chez Martin Baston. A l'enseigne du Vert-Galand, vis à vis la rue des Mauvaises paroles, 8 pages in-8o, réimprimée par M. Henri Chardon dans sa Vie de Rotrou, 1884. (Ch. M.-L., 1885.)

[64] Cette façon de s'exprimer paraissait un peu servile à plusieurs contemporains. Tallemant des Réaux dit à ce sujet: «Charrost, en parlant du cardinal de Richelieu, l'appelle toujours mon maître; cela est bien valet.» (Historiettes, tome V, p. 39, note.) La même remarque est faite presque dans les mêmes termes dans le Ménagiana (tome IV, p. 114): «M. le comte de Charrost, qui devoit toute sa fortune au cardinal de Richelieu, en parlant de lui l'appelle toujours son maître. M. du Puy ne pouvoit souffrir cela. Il disoit qu'un bon François ne devoit point avoir d'autre maître que le Roi.» Il est vrai que Charrost était comte, et Corneille simple bourgeois de Rouen. Tallemant conteste même à Richelieu le titre qu'il recevait généralement: «Le Cardinal, dit-il, a affecté de se faire appeler Monseigneur.» (Historiettes, tome II, p. 21 note 2.) Du reste, quand il arrivait qu'on ne lui donnât point ce titre, cela choquait plus ses flatteurs que lui-même. Voyez Historiettes, tome II, p. 60.

[65] Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, p. 218.

[66] A Paris. M.DC.XXXVII, in-8o, 7 pages.

[67] M.DC.XXXVII, in-8o, 7 pages.

[68] Voyez ci-dessus, p. 23 et 24.

[69] Tome XX, p. 90.

[70] Article Rotrou.

[71] M.DC.XXXVII, in-8o, 36 pages.

[72] Voyez ci-dessus, p. 16.

[73] A Paris. M.DC.XXXVII, in-8o de 15 pages. Le titre de départ, p. 3, est ainsi conçu: Lettre contre une inuective du Sr Corneille, soy disant Autheur du Cid.

[74] Page 4.

[75] Page 13.

[76] Page 9.

[77] Examen de ce qui s'est fait pour et contre le Cid, p. 103.

[78] Voyez tome I, p. 130, et tome II, p. 218 et 219.

[79] In-8o de 13 pages, sans indication de lieu d'impression et sans date.

[80] Deuxième édition, p. 305, note 13.

[81] Voyez tome II, p. 442, note 1254.

[82] Paris, M.DC.XXXVII, in-8o, 8 pages.

[83] Paris, M.DC.XXXVII, in-8o, 7 pages.

[84] Voyez plus haut, p. 24, note 63.

[85] In-8o, 8 pages.

[86] Voyez ci-après, p. 39 et 40.

[87] Bibliothèque françoise, 2e édition, p. 130 et 131.

[88] Page 5.

[89] Sans lieu ni date. In-8o de 5 pages et 1 feuillet blanc.

[90] A Paris, M.DC.XXXVII, in-8o, 8 pages.

[91] A Paris, chez Anthoine de Sommaville, au Palais, à l'Escu de France. M.DC.XXXVII, in-8o de 11 pages.

[92] Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, 1653, p. 189-191.

[93] Ce nom est imprimé ainsi dans le texte de Pellisson; toutefois, dans son Catalogue de Messieurs de l'Académie françoise, p. 523 de la Relation, il écrit l'abbé de Bourzeyz; Bourzeis est la forme adoptée le plus généralement.

[94] Registres du 30 juin 1637. (Note de Pellisson.)

[95] Ce manuscrit appartient depuis longtemps à la Bibliothèque impériale; il figure sous le no Y 5666, à la page 549 du tome I des Belles-Lettres du Catalogue des livres imprimez de la Bibliothèque du Roy, publié en 1750. L'année dernière (1861) il a passé du Département des imprimés au Département des manuscrits, où il porte actuellement le no 5541 du Supplément français. C'est un petit in-4o de 63 pages. Il était intitulé d'abord: Les Sentimens de l'Academie françoise touchant les observations faites sur la tragicomedie du Cid. Ce titre a été ainsi modifié: Les Sentimens de l'Academie françoise sur la question de la tragicomedie du Cid. On lit en tête du premier feuillet cette note de l'abbé Sallier, garde des manuscrits de la Bibliothèque du Roi: «De la main de Mr Chapelain, avec des apostilles de M. le cardinal de Richelieu. Témoignage de Mr l'abbé d'Olivet. 7bre 1737.» Dans le catalogue imprimé de 1750, cette note est reproduite; mais d'Olivet n'est pas nommé. Nous pensons, contrairement à l'opinion de Pellisson, que quatre des sept apostilles sont entièrement de la main du Cardinal; nous les passerons en revue une à une dans les notes suivantes.

[96] Cette apostille qui se trouve à la page 5 est d'une écriture menue, irrégulière, difficile à lire: c'est probablement celle de Citois. A la page 13, ces deux apostilles: «il faut un exemple», «il faut un tempérament», sont d'une grosse et belle écriture, qui présente avec celle des lettres autographes de Richelieu la conformité la plus frappante. A la page 29, à l'occasion du reproche fait à Rodrigue d'avoir formé le dessein de tuer le Comte, dont la mort n'était pas nécessaire pour sa satisfaction, on lit en marge cette note assez étrange, de l'écriture que nous attribuons à Citois: «Faut voir si la pièce le dit; car si cela n'est point on auroit tort de faire à croire à Rodrigue qu'il voulût tuer le Comte, puisqu'on fait souvent en telles occasions ce qu'on ne veut pas faire.»

[97] Note de l'écriture qui paraît être celle de Citois; le mot bon est tracé avec un peu plus de hardiesse que le reste; toutefois il est impossible d'affirmer qu'il soit d'une autre main. A la page 37, apostille de la grosse écriture que nous attribuons à Richelieu: «Il ne faut point dire cela si absolument.»

[98] Ici la transcription est inexacte. Il y a dans le manuscrit (p. 58): «Il faut adoucir cette expression.» Cette dernière apostille est, suivant nous, de la main de Richelieu.

[99] Registres, 17 juillet 1637. (Note de Pellisson.)

[100] Registres, dernier juillet 1637. (Note du même.)

[101] Registres, 23 novembre 1637. (Note de Pellisson.)

[102] A Paris, chez Jean Camusat, 1638, in-8o.

[103] Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, p. 193-204.

[104] A Paris, chez Antoine de Sommaville. Au Palais, à l'Escu de France. M.DC.XXXVII, in-8o de 14 pages et 1 feuillet blanc.

[105] A Paris, M.DC.XXXVII, in-8o de 14 pages.

[106] A Paris, M.DC.XXXVII, in-8o de 7 pages.

[107] A Paris, imprimé aux despens de l'Autheur, in-8o de 103 pages.

[108] «L'Hôpital des pauvres enfermés est un membre de l'Hôpital général, où on a mis plusieurs pauvres pour les empêcher d'être fainéants et vagabonds.» (Dictionnaire universel de Furetière.)

[109] In-8o de 16 pages, sans lieu ni date. Une autre édition en plus gros caractères et formant 24 pages se trouve mentionnée dans les notes recueillies par Van Praet (voyez ci-dessus, note 64 de la p. 25). Cette pièce a été réimprimée dans le Recueil de dissertations sur plusieurs tragédies de Corneille et de Racine.... publié par Granet en 1740, tome I, p. 99; et dans le Tableau historique.... de la poésie française.... au seizième siècle, par M. Sainte-Beuve, 1828, 2 vol. in-8o, tome I, p. 386.

[110] A Paris, chez Anthoine de Sommaville. Au Palais, dans la petite Sale, à l'Escu de France, M.DC.XXXVII, in-8o de 38 pages.

[111] Voyez ci-dessus, p. 25.

[112] In-8o de 7 pages.

[113] 1637, in-8o de 12 pages.

[114] 1637, in-4o de 32 pages. Nous n'avons pu voir cet ouvrage; la description que nous en donnons est tirée de l'Histoire du Théâtre françois des frères Parfait (tome V, p. 270). Les notes recueillies par Van Praet nous font seules connaître le nombre de pages de l'ouvrage. Ce sont aussi ces notes qui nous apprennent qu'on trouve, p. 11, une lettre de M. Mairet à M. Scudéry contenant sa généalogie, datée de Belin du 30 septembre 1637. M. Taschereau indique cette pièce comme étant du format in-8o et lui donne le titre suivant: Apologie pour Mairet contre les calomnies du Sr Corneille en réponse à la pièce intitulée: Advertissement au besançonnois Mairet, titre qu'il a pris sans doute sur une édition différente de celle dont nous venons de parler.

[115] Cette lettre a été imprimée pour la première fois par Granet, en 1740, dans son Recueil de dissertations sur plusieurs tragédies de Corneille et de Racine, tome I, p. 114.

[116] François de Faudoas, dit d'Averton, comte de Belin; il avait été gouverneur de Paris pendant la Ligue. Il fut assassiné par le marquis de Bonnivet le 7 décembre 1642. Dans l'Historiette de Mondory (tome VII, p. 172), Tallemant, parlant de la Lenoir, actrice du théâtre du Marais, termine ainsi: «Le comte de Belin, qui avoit Mairet à son commandement, faisoit faire des pièces à condition qu'elle eût le principal personnage; car il en étoit amoureux, et la troupe s'en trouvoit bien.»

[117] Il y a fait, et non faite, dans l'édition originale. Voyez des exemples analogues dans la prose de Malherbe, tome II de l'édition de M. Lalanne, p. 436, 442, 576, etc.

[118] A Paris, chez Anthoine de Sommaville. Au Palais, dans la petite Sale, à l'Escu de France. M.CD.XXXVIII (sic, 1638), in-8o de 34 pages. Ce recueil a paru dès le commencement de l'année ou même, malgré son millésime, à la fin de 1637. Chapelain écrit le 25 janvier 1638 à Balzac, en lui parlant de sa lettre sur le Cid: «On l'a imprimée en papier volant, avec la mauvaise réponse de.... (Scudéry) et le remercîment du même à l'Académie.» (Histoire de la vie et des ouvrages de Corneille, par M. J. Taschereau, 2e édition, p. 312.)

[119] Une édition, publiée à part, de la Lettre de Monsieur de Balzac à Monsieur de Scudery, touchant ses Obseruations sur le Cid (in-8o de 8 pages), offre ici une variante; on y lit: «des juges devant qui vous l'avez appelé.»—Au sujet du passage auquel s'applique cette variante, voyez plus loin, p. 47 et 48.

[120] Voyez tome I, p. 14, note 217.

[121] Les Harangues ou discours academiques de Jean-Baptiste Mangini. Paris, Augustin Courbé, 1642, in-8o.

[122] «C'est beaucoup de s'être emparé des yeux de prime abord, quoique ensuite un examen attentif trouve des critiques à faire. Si tu me demandes mon sentiment, l'homme qui enlève les suffrages est plus grand que celui qui les mérite.» (Épître c, § 3.)

[123] Cette lettre a été ainsi reproduite, d'après le recueil manuscrit de lettres de Chapelain appartenant à M. Sainte-Beuve dans l'Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille, par M. J. Taschereau, 2e édition (p. 308 et 309, note 17). Pellisson l'avait donnée, mais en abrégé et sous forme indirecte, dans sa Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, p. 205 et 206.

[124] Satire IX, vers 231-234.

[125] Mots espagnols signifiant: «pour le bien de la paix.»

[126] Recueil manuscrit de lettres de Chapelain appartenant à M. Sainte-Beuve, cité par M. Taschereau, Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille, 2e édition, p. 104 et 105.

[127] Même recueil, cité par M. Taschereau, p. 105.

[128] Lettres choisies du sieur Balzac, Paris, 1647, in-8o, Ire partie, p. 398. Œuvres de Balzac, in-fol., tome I, p. 542.

[129] A Poitiers.

[130] Le Menteur, acte I, scène I. Variante des éditions de 1644-1656.

[131] Acte I, scène III, vers 151 et 152.

[132] Vers 1559 et suivants.

[133] Voyez plus loin, p. 98.

[134] Je dois une partie de ces renseignements, et beaucoup d'autres dont je compte faire usage dans les notices suivantes, aux obligeantes communications de M. Léon Guillard, bibliothécaire et archiviste de la Comédie-Française.

[135] «Corneille opposa à ces écrits une lettre qu'il intitula l'Ami du Cid à Claveret, in-8o, et dans laquelle il turlupina fort ce poëte.» (Niceron, Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres, Paris, 1727-1745; in-12 tome XX, p. 90.) Voyez la Notice, p. 29.

[136] Lettre apologétique.

[137] «Le lecteur, disent les frères Parfait, est bien le maître d'expliquer au propre ou au figuré le titre que l'on donne ici à Claveret de tireur de bottes, car pour nous ce sont lettres closes et impénétrables.» (Histoire du Théâtre françois, tome IV, p. 452, note a.) Nous ignorons également à quoi cette phrase fait allusion et quel était l'état du père de Jean Claveret. Nous savons que ce dernier, originaire d'Orléans, portait le titre d'avocat, ce qui n'empêche pas l'auteur de la Lettre pour M. de Corneille, que nous reproduisons ci-après, de dire (voyez p. 57) que Claveret «dans ses plus grandes ambitions n'a jamais prétendu au delà de sommelier dans une médiocre maison.»

[138] Le Pèlerin amoureux est une comédie non imprimée que les frères Parfait placent la seconde parmi les pièces de Clavaret, mais dont ils ne donnent point l'analyse; il est donc impossible de savoir à quoi se rapportent les observations critiques que nous trouvons ici. En 1634, c'est-à-dire à peu près à l'époque où dut être jouée la pièce de Claveret, Rotrou a fait représenter la Pèlerine amoureuse, tragi-comédie.

[139] Voyez sur Geoffrin, dit Jodelet, la Notice du Menteur.

[140] Voyez la Notice de la Place Royale, tome II, p. 218, note 630.

[141] Excuse à Ariste, vers 50.

[142] Ceci est difficile à expliquer, car la Place Royale de Claveret a dû, comme celle de Corneille, être jouée en 1635.

[143] Mairet classe cette pièce avant la Reponse de *** (voyez ci-dessus, p. 40). Nous avons dû nous en rapporter à ce témoignage contemporain plutôt qu'au sentiment de Niceron, qui, comme on va le voir, intervertit cet ordre: «Corneille.... continua ses turlupinades contre Claveret par une lettre qu'il intitula Reponse de *** à *** sous le nom d'Ariste, in-8o. Elle fut suivie d'une seconde qui parut sous ce titre: Lettre pour M. de Corneille contre ces mots de la lettre sous le nom d'Ariste....» (Niceron, Mémoires, tome XX, p. 91.)

[144] Allusion à ce passage de la Lettre à *** sous le nom d'Ariste (p. 4): «Encore qu'il (Scudéry) ait remarqué huit cents plaies sur ce beau corps, je trouve toutefois qu'il en a négligé pour le moins huit cents autres qui méritoient bien d'être sondées.»

[145] Cette épigramme et sa traduction, ainsi que la réponse qui vient après, ont été imprimées, dans l'édition originale, à la suite de la Lettre précédente.

[146] A la suite de la Lettre apologitique (voyez ci-dessus, p. 24, note 62, ce vers est un peu différent:

Et charmants à les voir, et charmants à les lire.

[147] Mairet a parlé fort modestement de ses premières pièces dans l'Épître qu'il a placée en tête des Galanteries du duc d'Ossonne: «Je composai, dit-il, ma Criséide à seize ans, au sortir de philosophie, et c'est de celle-là, et de Silvie qui la suivit un an après, que je dirois volontiers à tout le monde: Delicta juventutis meæ ne reminiscaris (Psaume XXIV, verset 7). Je fis la Silvanire à vingt et un, le Duc d'Ossonne à vingt-trois, Virginie à vingt-quatre, Sophonisbe à vingt-cinq.» Il cite immédiatement après Corneille avec éloge. Voyez tome I, p. 129.

[148] Pièce de Scudéry.

[149] Voyez tome II, p. 218.

[150] Sur la Sophonisbe de Mairet, voyez la Notice de la Sophonisbe de Corneille.

[151] Allusion à ce passage des Observations de Scudéry (édition en 96 pages, p. 52): «O jugement de l'auteur, à quoi songez-vous? O raison de l'auditeur, qu'êtes-vous devenue?»

[152] Voyez ci-dessus, p. 29-31.

[153] «Corneille, sans se nommer, fit tomber toutes ces critiques par une Lettre du désintéressé au sieur Mayret, in-8o.» (Niceron, Mémoires, tome XX, p. 92.)—Cet ouvrage est aussi mentionné comme étant de Corneille dans Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, 2e édition, Paris, 1823, tome II, p. 242, no 9617.

[154] Voyez tome II, p. 22, note 54.

[155] Le Prince déguisé, tragi-comédie de Scudéry, fut représenté en 1635 avec un grand succès. Le spectacle en était fort beau. (Histoire du Théâtre françois par les frères Parfait, tome V, p. 126 et suivantes.)

[156] «On dit figurément: donner l'estrapade à son esprit, quand on lui fait faire une violente application pour inventer quelque chose difficile à trouver.» (Dictionnaire universel de Furetière.)

[157] «Ceux de votre pays, pour être accoutumés à ne boire que du cidre, s'enivrent facilement lorsqu'ils boivent du vin.» (Lettre du sieur Claveret à M. de Corneille, p. 3.)

[158] Voyez ci-dessus, p. 54, note 137.

[159] «S'il est du Parnasse comme du paradis, où l'on ne peut espérer d'entrée avec des biens mal acquis, tombez d'accord avec moi que nous en sommes exclus, si nous ne restituons publiquement la réputation illégitime que ces deux pièces (la Silvie et le Cid) nous ont donnée.» (Épître familière du sieur Mairet, p. 12.)

[160] «J'essayerai néanmoins de lui justifier la Silvanire, le Duc d'Ossonne; la Virginie et la Sophonisbe, dans un ouvrage plus considérable que cestui-ci.» (Ibidem, p. 8.)

[161] Ce n'est assurément pas Corneille qui a écrit ou même inspiré ce passage, car il se défend avec énergie d'avoir accepté des juges. Voyez ci-dessus, p. 47 et 48, et ci-après, p. 83.

[162] Attribué à Corneille par les frères Parfait, qui considèrent à tort cet Avertissement comme une réponse à l'Apologie pour M. Mairet (Histoire du Théâtre françois, tome V, p. 270). Voyez ci-dessus, p. 41.

[163] «Personne ne cherche à tirer sa gloire de la critique d'autrui, si ce n'est celui qui désespère de sa gloire propre.»

[164] «J'ai commencé de si bonne heure à faire parler de moi, qu'à ma vingt-sixième année je me trouve aujourd'hui le plus ancien de tous nos poëtes dramatiques.» Voyez encore ci-dessus, p. 60, note 147.

[165] Voyez la Notice biographique, et ci-dessus, p. 10, note 16.

[166] La Silvanire est précédée d'une Preface en forme de discours poetique, à Monsieur le comte de Carmail.

[167] La première division de cette préface, intitulée: Du poete et de ses parties, commence ainsi: «Poëte proprement est celui-là qui doué d'une excellence d'esprit et poussé d'une fureur divine, explique en beaux vers des pensées qui semblent ne pouvoir pas être produites du seul esprit humain.»

[168] «Disons donc que les anciens nous ont laissé des poëmes beaucoup moins remplis à la vérité que ne sont les nôtres, tant pour la raison que je viens d'apporter, que pour quelque autre à nous inconnue, et qu'on n'infère pas de là que la rigueur de notre règle en ait été la principale cause, comme veulent quelques-uns de ces Messieurs, qui n'ont point envie de la recevoir. D'autant que nous ne pouvons croire cela sans faire tort à ces grands esprits de l'antiquité, qui sembleroient avoir eu moins d'invention en la composition de leurs sujets, que nos modernes dramatiques, qui, nonobstant la difficulté de cette loi, n'ont pas laissé d'en imaginer de parfaitement beaux et parfaitement agréables, tels que sont par exemple le Pastor fido, la Filis de Scire et, sans aller plus loin, la Silvanire ou la Morte vive

[169] «Pour son étendue, il est vrai qu'elle passe un peu au delà de l'ordinaire, et que l'ayant plutôt faite pour l'hôtel de Montmorency que pour l'hôtel de Bourgogne, je ne me suis pas beaucoup soucié de la longueur, qui paroît principalement au dernier acte, à cause de la foule des effets qu'il y faut nécessairement démêler: si c'est un défaut, c'est pour les impatients et non pour les habiles.» La Silvanire est dédiée à Madame la duchesse de Montmorency.

[170] Voyez p. 76, note 183.

[171] «Pour la Chriséide, il me suffira de lui dire qu'elle n'a jamais vu le jour de mon consentement; qu'étant pleine des propres fautes de mon enfance et de celles que le peu de soin de l'imprimeur y laissa glisser, je fis ce que je pus pour en empêcher la distribution, jusque-là même qu'un de vos compatriots, nommé Jacques Besongne, qui l'avoit mise sous la presse, fut obligé par les poursuites de François Targa, votre libraire, à qui j'en avois laissé procuration, de faire un voyage en cette ville, où le pauvre homme mourut subitement, à mon très-grand regret; ce sont des circonstances assez remarquables pour vérifier ce que je dis.» (Épître familière du Sr Mairet, p. 9.)

[172] La Silvanire est ornée d'un frontispice gravé, avec portrait de J. Mairet de Besançon, et de cinq planches de Michel Lasne.

[173] Excuse à Ariste, vers 39 et 40. Le texte exact est:

Et mon ambition, pour faire plus de bruit,
Ne les va point quêter (les voix) de réduit en réduit.

[174] En 1639 a paru: Le grand et dernier Solyman ou la Mort de Mustapha, tragédie par M. Mairet. Représenté par la troupe Royalle, Paris, A. Courbé, in-4o. On lit dans l'Avertissement au lecteur: «Je t'avertis que le Solyman qu'on mit en lumière il y a deux ans n'est pas de moi.» En effet, le Soliman publié en 1637 est de d'Alibray. Les deux ouvrages sont imités de la pièce italienne du comte Bonarelli de la Rovère.

[175] Voyez la Notice sur Médée, tome II, p. 330 et 331, et ci-dessus, p. 8 et 9, et note 11 de cette dernière page.

[176] Cette dédicace est intitulée: «A tres-docte et tres-ingénieux Anthoine Brun, procureur general au Parlement de Dole, epitre dedicatoire, comique et familiere,» et elle commence par ces mots: «Monsieur mon tres-cher ami.»

[177] «Il est vrai qu'on nous fait au Louvre des sacrifices de louanges et de fumées, comme si nous étions les dieux de l'antiquité les plus délicats, où nous aurions besoin qu'on nous traitât plus grossièrement, et qu'on nous offrît plutôt de bonnes hécatombes de Poissy, avec une large effusion de vin d'Arbois, de Beaune et de Coindrieux.»

[178] «Il est très-vrai que si mes premiers ouvrages ne furent guère bons, au moins ne peut-on nier qu'ils n'ayent été l'heureuse semence de beaucoup d'autres meilleurs, produits par les fécondes plumes de MM. de Rotrou, de Scudéry, Corneille et du Ryer, que je nomme ici suivant l'ordre du temps qu'ils ont commencé d'écrire après moi, et de quelques autres, dont la réputation ira quelque jour jusques à vous; particulièrement de deux jeunes auteurs des tragédies de Cléopatre et de Mithridate, de qui l'apprentissage est un demi-chef-d'œuvre qui donne de merveilleuses espérances des belles choses qu'ils pourront faire à l'avenir.»

[179] Cléopatre, tragédie de Benserade, représentée en 1635.

[180] La Mort de Mithridate, tragédie de la Calprenède, représentée en 1635.

[181] Nous ne savons de quel ouvrage il s'agit ici. Serait-ce de la Grande Pastorale qui, suivant Pellisson, renfermait cinq cents vers de la façon du Cardinal, et à l'impression de laquelle il renonça après avoir pris connaissance des observations de Chapelain, que lui communiqua Boisrobert (voyez la Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, p. 179 et suivantes)? C'est probable; remarquons toutefois que Pellisson ne dit mot de la collaboration de Mairet.

[182] Voici le passage des Galanteries du duc d'Ossonne auquel il est fait allusion ici.

[183] On sait que Besançon, patrie de Mairet, et la Franche-Comté tout entière n'étaient pas encore françaises: elles avaient appartenu à l'empire d'Allemagne et faisaient alors partie des possessions de la ligne espagnole de la maison d'Autriche.

[184] L'épître dédicatoire est adressée: A madame la duchesse d'Aiguillon, dans les éditions de 1648-56.—Marie-Madeleine de Vignerot, nièce de Richelieu, avait épousé Antoine de Beauvoir, marquis du Roure, seigneur de Combalet, qui fut tué en 1621 devant Montauban. Le Cardinal la plaça près de la Reine, en qualité de dame d'honneur, et fit revivre pour elle en 1638 le duché d'Aiguillon. Toutefois ces mots: A Madame de Combalet, subsistèrent en tête de la présente dédicace, dans les éditions du Cid, jusqu'en 1644 inclusivement. On y substitua plus tard, comme nous venons de le dire: A Madame la duchesse d'Aiguillon, dans les recueils des Œuvres, jusqu'en 1660, époque à laquelle Corneille supprima les dédicaces et les avertissements. La duchesse mourut en 1675. Voyez ci-dessus, p. 18 et 19.

[185] Var. (édit. de 1654 et 56): vient encore triompher.

[186] Ce membre de phrase manque dans l'édition de 1637 in-12, qui porte simplement: «alors j'ai cru qu'après les éloges, etc.»

[187] Cet extrait et les remarques qui le suivent ne se trouvent que dans les éditions de 1648-56.—Au lieu de «lib. IXo, cap. vo,» on lit dans les éditions données du vivant de Corneille: «lib. IVo, cap. 5o.» Dans les impressions les plus récentes, à la faute IVo, pour IXo, il s'en est joint une seconde: 50 pour 5o.

[188] «Il avait eu peu de jours auparavant[188-a] un duel avec don Gomèz, comte de Gormaz. Il le vainquit et lui donna la mort. Le résultat de cet événement fut qu'il se maria avec doña Chimène, fille et héritière de ce seigneur. Elle-même demanda au Roi qu'il le lui donnât pour mari (car elle était fort éprise de ses qualités), ou qu'il le châtiât conformément aux lois, pour avoir donné la mort à son père. Le mariage, qui agréait à tous, s'accomplit; ainsi grâce à la dot considérable de son épouse, qui s'ajouta aux biens qu'il tenait de son père, il grandit en pouvoir et en richesses.»