[351] Var. Je veux que ce combat demeure pour certain,
Votre esprit va-t-il point bien vite pour sa main? (1637-56)

[352] Var. Mais c'est le moindre mal que l'amour me prépare. (1637-56)

[353] Var. LE ROI, DON ARIAS, DON SANCHE, DON ALONSE. (1637-56)—LE ROI, DON ARIAS, DON SANCHE. (1660)—Les éditions de 1637-60 portent partout: LE ROI, au lieu de DON FERNAND.

[354] Var. Je lui rabattrai bien cette humeur si hautaine. (1637-56)

[355] Var. Je sais trop comme il faut dompter cette insolence. (1637-56)

[356] Dans les éditions de 1637 in-4o et de 1639-56: Don Alonse rentre.

[357] Var. On voit bien qu'on a tort, mais une âme si haute. (1637-48)

[358] Var. Et que pourrez-vous dire? (1637 in-4o, 38 P. et 39-68)

[359] Les éditions de 1637 in-12 et de 1638 portent: «qui s'explique,» au singulier.

[360] Var. Et c'est contre ce mot qu'a résisté le Comte. (1637-56)

[361] Var. Et j'estime l'ardeur en un jeune courage. (1637-56)

[362] Var. Vous parlez en soldat; je dois régir en roi. (1638)

[363] Var. Et quoi qu'il faille dire, et quoi qu'il veuille croire. (1637-48)

[364] Var. Et par ce trait hardi d'une insolence extrême,
Il s'est pris à mon choix, il s'est pris à moi-même.
C'est moi qu'il satisfait en réparant ce tort.
N'en parlons plus. Au reste on nous menace fort;
Sur un avis reçu je crains une surprise.
DON ARIAS. Les Mores contre vous font-ils quelque entreprise?
S'osent-ils préparer à des efforts nouveaux?
LE ROI. Vers la bouche du fleuve on a vu leurs vaisseaux,
[Et vous n'ignorez pas qu'avec fort peu de peine
Un flux de pleine mer jusqu'ici les amène[364-a].]
DON ARIAS. Tant de combats perdus leur ont ôté le cœur
D'attaquer désormais un si puissant vainqueur.
LE ROI. N'importe, ils ne sauroient qu'avecque jalousie
Voir mon sceptre aujourd'hui régir l'Andalousie,
Et ce pays si beau que j'ai conquis sur eux
Réveille à tous moments leurs desseins généreux.
[C'est l'unique raison qui m'a fait dans Séville.] (1637-56)

[364-a] Ces deux vers sont un peu plus bas dans les éditions de 1660-82.

[365] Voyez ci-dessus, p. 97.

[366] Var. Sire, ils ont trop appris aux dépens de leurs têtes. (1637-56)

[367] Var. Et le même ennemi que l'on vient de détruire,
S'il sait prendre son temps, est capable de nuire.
Don Alonse revient[367-a]. (1637-56)

[367-a] Ce jeu de scène manque dans les éditions de 1637 in-12 et de 1638.—Il se trouve six vers plus bas dans l'édition de 1644 in-12.

[368] Voyez ci-dessus, p. 97 et 98.

[369] Var. Puisqu'on fait bonne garde aux murs et sur le port,
Il suffit pour ce soir[369-a]. (1637-56)

[369-a] Il n'y a pas ici de distinction de scène dans les éditions indiquées.

[370] Voyez ci-dessus, p. 96.

[371] Voyez ci-dessus, p. 95.

[372] Les éditions de 1639, de 1644 in-4o et de 1648 portent: «tout en pleurs.»

[373] Var. Bien qu'à ses déplaisirs mon amour compatisse. (1652-60)

[374] Var. Ce juste châtiment de sa témérité. (1637-56)

[375] Var.[DON DIÈG. Entendez ma défense.]
CHIM. Vengez-moi d'une mort.... DON DIÈG. Qui punit l'insolence.
CHIM. Rodrigue, Sire.... DON DIÈG. A fait un coup d'homme de bien.
CHIM. [Il a tué mon père.] (1637-56)

[376] Var. Une vengeance juste est sans peur du supplice[376-a]. (1637-44)
Var. Une juste vengeance est sans peur du supplice. (1648-56)

[376-a] Les éditions de 1637 in-12 et de 1638 donnent de supplice, pour du supplice.

[377] Entre ce vers et le suivant, on lit dans l'édition de 1692: à don Diègue.

[378] L'édition de 1637 in-12 porte, par erreur, vos yeux, pour mes yeux.

[379] Var. [Rodrigue en votre cour vient d'en couvrir la terre,]
Et pour son coup d'essai son indigne attentat
D'un si ferme soutien a privé votre État,
De vos meilleurs soldats abattu l'assurance,
Et de vos ennemis relevé l'espérance.
J'arrivai sur le lieu sans force et sans couleur:
Je le trouvai sans vie. Excusez ma douleur[379-a]. (1637-56)

[379-a] Je le treuvai sans vie. Excusez ma douleur. (1644 in-12)—Les deux derniers vers de cette variante se trouvent aussi dans l'édition de 1660.

[380] Var. J'arrivai donc sans force, et le trouvai sans vie. (1637-60)

[381] Var. Il ne me parla point, mais pour mieux m'émouvoir. (1637-56)

[382] Var. Un si vaillant guerrier qu'on vous vient de ravir. (1644 in-12)
Var. Un si vaillant guerrier qu'on vient de nous ravir. (1654 et 56)

[383] L'édition de 1637 in-4o I., et les éditions de 1638 L., de 1639, de 1644 in-4o et de 1648 portent:

Vengez-la par un autre, et le sang par le sang.

[384] Var. Sacrifiez don Diègue et toute sa famille
A vous, à votre peuple, à toute la Castille:
Le soleil qui voit tout ne voit rien sous les cieux
Qui vous puisse payer un sang si précieux. (1637-56)

[385] Var. Quand avecque la force on perd aussi la vie,
Sire, et que l'âge apporte aux hommes généreux
Avecque sa foiblesse un destin malheureux! (1637-56)

[386] Var. Ni tous mes ennemis, ni tous mes envieux. (1637 in-12)

[387] Var. L'orgueil dans votre cour l'a fait presque à vos yeux,
Et souillé sans respect l'honneur de ma vieillesse,
Avantagé de l'âge, et fort de ma foiblesse. (1637-56)

[388] Var. Du crime glorieux qui cause nos débats. (1637-56)

[389] Var. Et loin de murmurer d'un injuste décret. (1637-56)

[390] ELVIRE, DON RODRIGUE. (1638 P.)

[391] Var. Jamais un meurtrier s'offrit-il à son juge? (1637-56)

[392] Var. Et d'un heur sans pareil je me verrai combler,
Si pour mourir plus tôt je la puis redoubler. (1637-56)

[393] Var. Veux-tu qu'un médisant l'accuse en sa misère
D'avoir reçu chez soi l'assassin de son père? (1637-56)

[394] Dans les éditions de 1637 in-4o et de 1639-56: Il se cache.

[395] Var. Madame, acceptez mon service. (1637-60)

[396] Var. Que bien souvent le crime échappe à sa longueur. (1637-56)

[397] Var. Souffrez qu'un chevalier vous venge par les armes. (1637 in-4o, 38 P., 39 et 44)

[398] Var. Ton avis importun m'ordonne du repos! (1637-60)

[399] Var. Par où sera jamais mon âme satisfaite,
Si je pleure ma perte et la main qui l'a faite?
Et que puis-je espérer qu'un tourment éternel. (1637-56)

[400] Les éditions de 1637 in-12, de 1638 P., de 1644 et de 1682 portent du pouvoir, pour de pouvoir: c'est sans doute une faute.

[401] Var. Mon cœur prend son parti; mais contre leur effort,
Je sais que je suis fille, et que mon père est mort. (1637-56)
Var. Mon cœur prend son parti; mais malgré leur effort. (1660)

[402] Var. Quoi! j'aurai vu mourir mon père entre mes bras. (1637-56)

[403] Var. Son sang criera vengeance, et je ne l'aurai pas[403-a]! (1637-in-12, 38 et 44 in-4o)

[403-a] Une confusion analogue entre aura et orra a eu lieu dans un passage de Malherbe. Voyez l'édition de M. Lalanne, tome I, p. 72.

[404] Var. Dans un lâche silence étouffe mon honneur! (1637-56)

[405] Var. De conserver pour vous un homme incomparable,
Un amant si chéri: vous avez assez fait. (1637-56)

[406] Var. Soûlez-vous du plaisir de m'empêcher de vivre. (1637-44 in-4o et 48-56)
Var. Soûlez-vous du desir de m'empêcher de vivre. (1644 in-12)

[407] Var. De la main de ton père un coup irréparable
Déshonoroit du mien la vieillesse honorable. (1637-56)

[408] Var. J'ai pu douter encor si j'en prendrois vengeance. (1637-60)

[409] Var. J'ai retenu ma main, j'ai cru mon bras trop prompt. (1637-56)

[410] Var. Si je n'eusse opposé contre tous tes appas. (1637-56)

[411] Var. Qu'après m'avoir chéri quand je vivois sans blâme. (1637-56)

[412] Var. Je te le dis encore, et veux, tant que j'expire,
Sans cesse le penser et sans cesse le dire. (1637-56)

[413] On lit dans l'édition de 1660: «J'y fais ce que j'ai dû,» ce qui est sans doute une faute d'impression.

[414] Var. Je ne te puis blâmer d'avoir fui l'infamie. (1637-44 in-4o et 48-56)

[415] Var. Et pour mieux tourmenter mon esprit éperdu,
Avec tant de rigueur mon astre me domine,
Qu'il me faut travailler moi-même à ta ruine. (1637-56)

[416] Var. Je la dois attaquer, mais tu la dois défendre. (1648-56)

[417] Var. Elle éclate bien mieux en te laissant en vie. (1637-52 et 55)

[418] Var. Malgré des feux si beaux, qui rompent ma colère. (1637-56)

[419] Var. Mais comble de misères! (1637-44)

[420] L'édition de 1639 porte, par erreur, espérance, pour apparence.

[421] Var. Si j'en obtiens l'effet, je te donne ma foi. (1637-56)

[422] DON DIÈGUE, seul. (1637-60)

[423] Var. Si peu que mes vieux ans m'ont laissé de vigueur. (1637-56)

[424] Var. Se consomme sans fruit à chercher ce vainqueur. (1637-44)

[425] On lit leur ombre, pour leur nombre, dans l'édition de 1644 in-4o.

[426] Par une erreur singulière, les éditions de 1660-64 portent:

Rodrigue, enfin le ciel promet que je te voie!

[427] Var. DON RODR. Hélas! c'est triomphant, mais avec peu de joie. (1638)

[428] Var. Où fut jadis l'affront que ton courage efface[428-a].
DON RODR. L'honneur vous en est dû: les cieux me sont témoins
Qu'étant sorti de vous je ne pouvois pas moins.
Je me tiens trop heureux, et mon âme est ravie[428-b]. (1637-56)

[428-a] Où fut l'indigne affront que ton courage efface. (1637 in-4o I.)

[428-b] L'édition de 1644 in-4o porte: «et mon âme ravie.»

[429] Var. Si j'ose satisfaire à moi-même après vous. (1637-60)

[430] Var. Porte encore plus haut le fruit de ta victoire. (1637-56)

[431] Var. Mais d'un si brave cœur éloigne ces foiblesses. (1637-56)

[432] Les maximes de ce genre sur la facilité avec laquelle on remplace un amant ou une maîtresse sont fréquentes dans le théâtre de Corneille:

En la mort d'un amant vous ne perdez qu'un homme,
Dont la perte est facile à réparer dans Rome.

(Horace, acte IV, scène III.)

Vous trouverez dans Rome assez d'autres maîtresses.

(Polyeucte, acte II, scène I.)

[433] Var. L'amour n'est qu'un plaisir, et l'honneur un devoir. (1637-56)

[434] Var. Vient surprendre la ville et piller la contrée. (1637-56)

[435] Il y a amène au singulier dans toutes les éditions publiées du vivant de Corneille. Celle de 1692 donne amènent.

[436] Var. Qui sachant mon affront, touchés d'un même zèle. (1660)

[437] Var. Venoient m'offrir leur vie à venger ma querelle. (1637-44 in-4o et 48-56)
Var. Venoient m'offrir leur sang à venger ma querelle. (1644 in-12)

[438] Var. Pousse-la plus avant: force par ta vaillance. (1637-60)

[439] Var. La justice au pardon, et Chimène au silence. (1637-56)

[440] Var. Si tu l'aimes, apprends que retourner vainqueur. (1637-60)

[441] L'édition de 1682 porte, par erreur, les louanges, pour ses louanges.

[442] Var. Qu'il daigne voir la main qui sauve sa province. (1637-56)

[443] Var. S'il a vaincu les rois, il a tué mon père. (1637 in-12)

[444] Toutes les éditions portent: qu'ait produit, sans accord.

[445] Var. Et combien que pour lui tout un peuple s'anime. (1637-56)

[446] Voile est au singulier dans les éditions antérieures à 1664.

[447] Var. Pompe où m'ensevelit sa première victoire. (1637-56)

[448] Var. Et lorsque mon amour prendra plus de pouvoir. (1637 in-12 et 44 in-4o)

[449] Var. Le péril dont Rodrigue a su vous retirer. (1637-56)

[450] Var. A moi seule aujourd'hui permet encor les larmes. (1637-56)

[451] Var. J'accorde que chacun la vante avec justice. (1637 et 39-56)
Var. J'accorde que chacun le vante avec justice. (1638 P.)

[452] «Cet hier fait voir que la pièce dure deux jours dans Corneille: l'unité de temps n'était pas encore une règle bien reconnue. Cependant, si la querelle du Comte et sa mort arrivent la veille au soir, et si le lendemain tout est fini à la même heure, l'unité de temps est observée. Les événements ne sont point aussi pressés qu'on l'a reproché à Corneille, et tout est assez vraisemblable.» (Voltaire.)

[453] Var. Ce qui fut bon alors ne l'est plus aujourd'hui. (1637-44)

[454] Voyez ci-dessus, p. 136, note 348.

[455] Var. Ses faits nous ont rendu ce qu'ils nous ont ôté,
Et ton père en lui seul se voit ressuscité. (1637-56)

[456] Var. Ah! Madame, souffrez qu'avecque liberté
Je pousse jusqu'au bout ma générosité.
Quoique mon cœur pour lui contre moi s'intéresse. (1637-56)
Var. Ah! ce n'est pas à moi d'avoir cette bonté. (1660)

[457] Var. Il peut me refuser, mais je ne me puis taire. (1637-56)

[458] Var. Adieu: tu pourras seule y songer à loisir. (1637-60)

[459] Var. Mais deux rois, tes captifs, seront ta récompense. (1637 in-12 et 44)

[460] Voyez le Lexique.

[461] Var. Qu'il devienne l'effroi de Grenade et Tolède. (1637-56)

[462] Var. D'un si foible service elle a fait trop de conte. (1637 in-12)

[463] Var. Et paroître à la cour eût hasardé ma tête,
Qu'à défendre l'État j'aimois bien mieux donner,
Qu'aux plaintes de Chimène ainsi l'abandonner. (1637-56)

[464] Var. J'excuse ta chaleur à venger une offense. (1638 L.)

[465] Var. Tant, à nous voir marcher en si bon équipage. (1637-56)

[466] Var. Les plus épouvantés reprenoient le courage! (1638 L., 39 et 44 in-4o)
Var. Les plus épouvantés reprenoient du courage! (1644 in-12)

[467] Var. Et se tenant cachée, aide mon stratagème. (1637 in-12)

[468] Var. Enfin avec le flux nous fit voir trente voiles;
L'onde s'enfloit dessous, et d'un commun effort
Les Mores et la mer entrèrent dans le port. (1637-60)

[469] Var. Les nôtres, au signal, de nos vaisseaux répondent. (1637-56)

[470] Var. Rétablit leur désordre, et leur rend leur vertu. (1637-56)

[471] Sorte de cimeterres. Voyez le Lexique.

[472] Var. Contre nous de pied ferme ils tirent les épées;
Des plus braves soldats les trames sont coupées[472-a]. (1637-63)

[472-a] Jolly fait remarquer, dans l'avertissement de l'édition de 1738 (p. XX), que les comédiens ont ici toujours adopté la variante de préférence au texte, sans doute afin d'éviter le mot alfange. Ils font encore de même aujourd'hui.

[473] Var. Sont les champs de carnage où triomphe la mort. (1644 in-4o)

[474] Var. Furent ensevelis dans l'horreur des ténèbres. (1637-56)

[475] Var. Et n'en pus rien savoir jusques au point du jour.
Mais enfin sa clarté montra notre avantage:
Le More vit sa perte, et perdit le courage,
Et voyant un renfort qui nous vint secourir,
Changea l'ardeur de vaincre à la peur de mourir[475-a]. (1637-56)

[475-a] Change l'ardeur de vaincre à la peur de mourir. (1637 in-12 et 44 in-4o)

[476] Toutes les éditions portent chables, excepté celles de 1644 in-12 et de 1660-64, qui donnent câbles.

[477] Var. Nous laissent pour adieux des cris épouvantables. (1637-56)

[478] Var. Si leurs rois avec eux ont pu se retirer. (1637 et 39-56)
Var. Si les rois avec eux ont pu se retirer. (1638)

[479] Var. Ainsi leur devoir cède à la frayeur plus forte. (1637-56)

[480] Var. Le flux les apporta; le reflux les emporte. (1637 in-12 et 44 in-4o)

[481] Var. Et quelque peu des leurs, tous chargés de nos coups. (1638)

[482] Ce jeu de scène manque dans les éditions de 1637 in-12 et de 1638 L.—Il se trouve quatre vers plus haut dans les éditions de 1638 P., de 1639 et de 1644 in-4o.

[483] Var. On me dit qu'elle l'aime, et je vais l'éprouver. (1637 in-12)

[484] Var. Contrefaites le triste. (1637-56)

[485] Ce jeu de scène manque dans les éditions de 1637-56.

[486] Var. Tu le posséderas, reprends ton allégresse. (1637-56)

[487] On lit croyons, pour croyions, dans les éditions de 1637-44 et de 1652-56.

[488] Var. Ta tristesse, Chimène, a paru trop visible.
CHIM. Eh bien! Sire, ajoutez ce comble à mes malheurs,
Nommez ma pâmoison l'effet de mes douleurs. (1637-56)

[489] Var. Dans leur sang épandu la justice étouffée. (1637, 39 et 48-56)

[490] Var. A tous vos chevaliers je demande sa tête. (1637 in-4o, 38 P., 39 et 44)

[491] Var. Et s'en sert d'un prétexte à ne paroître pas. (1637-60)

[492] Var. Sire, ôtez ces faveurs, qui terniroient sa gloire. (1637-56)

[493] Var. Il l'a fait en brave homme, et le doit soutenir. (1637 in-4o, 38-44 in-4o et 48-56)
Var. Il a fait en brave homme, et le doit soutenir. (1637 in-12 et 44 in-12)

[494] Var. De tous mes chevaliers feroit ses ennemis. (1637 in-4o, 38 P., 39 et 44)

[495] Var. Laissez un camp ouvert, où n'entrera personne. (1637-56)

[496] Var. Faites ouvrir le camp: vous voyez l'assaillant. (1637-56)

[497] «Je me suis toujours repenti d'avoir fait dire au Roi, dans le Cid, qu'il vouloit que Rodrigue se délassât une heure ou deux après la défaite des Maures avant que de combattre don Sanche: je l'avois fait pour montrer que la pièce étoit dans les vingt-quatre heures; et cela n'a servi qu'à avertir les spectateurs de la contrainte avec laquelle je l'y ai réduite.» (Discours de la tragédie, tome I, p. 96.)

[498] Ce jeu de scène manque dans les éditions de 1637 in-12, de 1638 et de 1644 in-12.

[499] Var. Quel qu'il soit, même prix est acquis à sa peine. (1637-64)

[500] Var. Sire, c'est me donner une trop dure loi. (1637-44)

[501] Var. CHIMÈNE, DON RODRIGUE. (1638 P.)

[502] Var. Avant ce coup mortel, dire un dernier adieu. (1644 in-4o)

[503] Var. Mon amour vous le doit, et mon cœur qui soupire
N'ose sans votre aveu sortir de votre empire.
[CHIM. Tu vas mourir!] DON RODR. J'y cours, et le Comte est vengé,
Aussitôt que de vous j'en aurai le congé. (1637-56)

[504] Var. Mais défendant mon roi, son peuple et le pays. (1637-56)

[505] Var. Je lui vais présenter mon estomac ouvert. (1637-56)

[506] Var. L'honneur te fut plus cher que je ne te suis chère. (1637-60)

[507] Var. Puisqu'il trempa tes mains dans le sang de mon père,
Et te fit renoncer, malgré ta passion. (1637-56)

[508] Var. Non, sans vouloir mourir, laisse-moi te poursuivre. (1637-56)

[509] Var. Mon honneur appuyé sur de si grands effets
Contre un autre ennemi n'a plus à se défendre. (1637-56)

[510] Var. Quand mon honneur y va, rien ne m'est précieux. (1637-56)

[511] Le mot est écrit ainsi dans les éditions de 1637-64; celles de 1668 et de 1682 ont veuillez sans i; celle de 1692 donne vouliez.

[512] Var. Préférant, en dépit de son âme ravie. (1637 in-4o I.,37 in-12 et 38)

[513] Var. Qui me livre à l'objet de mon aversion. (1637-56)

[514] Var. Et si jamais l'amour échauffa tes esprits. (1637-56)

[515] Dans les éditions de 1637-60 et dans celle de 1692: DON RODRIGUE, seul.

[516] Var. Contre ce fier tyran fait rebeller mes vœux? (1637-60)

[517] Var. S'il ne peut obtenir dessus mon sentiment. (1637-56)

[518] Var. Mais ma honte m'abuse, et ma raison s'étonne. (1637-60)

[519] Var. Marque-t-il pas déjà sur qui tu dois régner? (1637-56)

[520] Var. Entre eux un père mort sème si peu de haine. (1637-60)

[521] Var.Vous témoigner, Madame,
L'aise que je ressens du repos de votre âme. (1637-56)

[522] Var. Oh! qu'il s'en faut encor! (1637-56)

[523] Var. Elle ne choisit point de ces mains généreuses. (1637-56)

[524] Var. Don Sanche lui suffit: c'est la première fois
Que ce jeune seigneur endosse[524-a] le harnois. (1637-56)

[524-a] L'édition de 1644 in-12 porte endossa, pour endosse.

[525] Var. Un tel choix et si prompt vous doit bien faire voir. (1637-56)

[526] Var. Et livrant à Rodrigue une victoire aisée,
Puisse l'autoriser à paroître apaisée. (1637-56)

[527] Var. A vous ressouvenir de qui vous êtes née. (1637-56)

[528] Var. Une ardeur bien plus digne à présent me consomme. (1637-44)

[529] Var. Et mes plus doux souhaits sont pleins d'un repentir. (1637-56)

[530] Var. Quoi! l'objet de ma haine ou bien de ma colère! (1637-64)

[531] Var. Non, non, il vaut bien mieux que sa rare vaillance,
Lui gagnant un laurier, vous impose silence. (1637-56)

[532] Var. Et le ciel, ennuyé de vous être si doux,
Vous lairra, par sa mort, don Sanche pour époux. (1637-44)
Var. Et nous verrons le ciel, mû d'un juste courroux. (1648-60)

[533] Var. Ne les redouble point par ce funeste augure. (1637-68)

[534] Var. Madame, à vos genoux j'apporte cette épée. (1637-56)

[535] Cette scène semble avoir fourni à Racine l'idée de l'admirable dialogue d'Oreste et d'Hermione dans Andromaque (acte V, scène III).

[536] Var. [N'eût jamais succombé sous un tel assaillant.]
ELV. Mais, Madame, écoutez. CHIM. Que veux-tu que j'écoute?
Après ce que je vois puis-je être encore en doute?
J'obtiens pour mon malheur ce que j'ai demandé,
Et ma juste poursuite a trop bien succédé.
Pardonne, cher amant, à sa rigueur sanglante;
Songe que je sais fille aussi bien comme amante:
Si j'ai vengé mon père aux dépens de ton sang,
Du mien pour te venger j'épuiserai mon flanc;
Mon âme désormais n'a rien qui la retienne;
Elle ira recevoir ce pardon de la tienne.
Et toi qui me prétends acquérir par sa mort,
Ministre déloyal de mon rigoureux sort,
[N'espère rien de moi, tu ne m'as point servie.] (1637-56)

[537] Var. [Tu peindras son malheur, mon crime et ta vaillance?]
Qu'à tes yeux ce récit tranche mes tristes jours?
Va, va, je mourrai bien sans ce cruel secours[537-a];
Abandonne mon âme au mal qui la possède:
Pour venger mon amant, je ne veux point qu'on m'aide[537-b]. (1637-56)

[537-a] Va, va, je mourrai bien sans ton cruel secours. (1644 in-12)

[537-b] Ce vers termine la scène dans les éditions indiquées.

[538] Var. J'aimois, vous l'avez su; mais pour venger un père. (1637-44 in-4o)
Var. J'aimois, vous le savez; mais pour venger un père. (1644 in-12)

[539] Les éditions de 1637 I., de 1638 P., de 1639 et de 1644 in-4o portent par erreur prescrire, pour proscrire.

[540] Var. D'avouer par sa bouche une amour légitime. (1637 P., 37 in-12 et 38)
—L'édition de 1644 porte un amant, pour un amour.

[541] Var. Offrir à ses genoux ta vie et ton épée. (1637-56)

[542] Var. Une louable honte enfin t'en sollicite. (1637, 38 P., 39 et 44)

[543] Var. SCÈNE DERNIÈRE. (1644 in-12)

[544] Var. Prenez une vengeance à toute autre impossible. (1637 in-12)

[545] Var. Et dites quelquefois, en songeant à mon sort. (1637-60)

[546] Var. Mon amour a paru, je ne m'en puis dédire. (1637-56)
Var. Je vous en ai trop dit pour oser m'en dédire. (1660)

[547] Var. Et vous êtes mon roi, je vous dois obéir. (1637-56)

[548] Var. Sire, quelle apparence, à ce triste hyménée,
Qu'un même jour commence et finisse mon deuil[548-a],
Mette en mon lit Rodrigue et mon père au cercueil?
C'est trop d'intelligence avec son homicide,
Vers ses mânes sacrés c'est me rendre perfide,
Et souiller mon honneur d'un reproche éternel. (1637-56)

[548-a] Les éditions de 1638 P., 39, 44, 48 et 56 écrivent dueil. Voyez le Lexique.

[549] Les deux éditions de 1638 portent ta victoire, pour sa victoire.

[550] Var. A ce seul nom de Cid ils trembleront d'effroi. (1637 in-4o et 39-56)
Var. A ce seul nom de Cid ils tomberont d'effroi. (1637 in-12 et 38)

[551] L'édition de 1637 in-12 donne contre moi, au lieu de contre toi.

[552] Les éditions de cette pièce sont nombreuses. Les premières remontent à 1621 (dans la première partie des Comedias de Guillem de Castro, Valencia, Felipe Mey), peut-être à 1618 (Valence, même imprimeur, mais cette date est douteuse). L'édition séparée dont nous nous sommes servi pour les citations espagnoles de l'Appendice est de 1796 (Valencia, en la Imprenta de J. y T. de Orga), in-4o, très-correcte. Le texte lu par Corneille devait contenir des incorrections et quelques légères variantes antérieures à une révision.

[553] Les Observations de Scudéry contiennent une liste de rapprochements entre Guillem de Castro et Corneille, dressée avec l'intention avouée d'établir que notre poëte doit tout à son modèle espagnol. Loin de dissimuler ses emprunts, Corneille prit soin, dans ses éditions de 1648, 1652, 1656 (voyez p. 87, note 209, et p. 103), de compléter le travail de Scudéry, fit imprimer en caractères italiques tous ceux de ses vers qu'il regardait comme de véritables imitations, et plaça en note au bas des pages le texte espagnol. Par malheur, l'exiguïté de l'espace réservé à ces notes, le morcellement des citations, la mauvaise impression que Corneille devait avoir sous les yeux, l'inexpérience de ses propres imprimeurs, ont introduit dans ce travail une foule d'erreurs de tous genres; il importait de les corriger, d'adopter une orthographe plus uniforme et de motiver, quand ils en valaient la peine, les changements rendus nécessaires par tant d'incorrections et de négligences. M. Viguier, à qui nous devons déjà la traduction des romances espagnols placés par Corneille à la suite de son Avertissement, a bien voulu s'offrir, comme lecteur curieux, et nous ajouterons très-fin et très-habile appréciateur, de Corneille et du théâtre espagnol, à nous seconder dans cette tâche délicate. Ce n'est là du reste que la moindre des obligations que nous lui avons. On en jugera en lisant l'examen comparatif des Mocedades del Cid, qui forme la deuxième section de cet Appendice, et qu'il a entrepris tout exprès pour en enrichir cette édition.

[554] Voyez plus loin, p. 216, note 576.

[555] La seconde partie est un autre drame historique, tout à fait distinct, qui n'appartient plus précisément à la jeunesse du Cid; Mocedades serait tout aussi bien traduit par les Prouesses du Cid. Le théâtre espagnol possède des Mocedades de Roldan (Roland), de Bernardo del Carpio, etc.

[556] On sait que les trois Journées de ces drames sont de longs actes, non partagés en scènes à notre manière.

[557] Acte II, scène VIII, vers 706-708. Dans les premières éditions (1637-56), au lieu de le Comte, on lit au dernier vers: l'Orgueil, souvenir du surnom de Lozano qu'avait le comte de Gormas.

[558] Acte I, scène III, vers 177 et suivants.

[559] Acte I, scène III, vers 225.

[560] Plusieurs des plus anciennes éditions n'ont pas même cette indication
trop courte: DON DIÈGUE, mettant l'épée à la main ou Ils mettent l'épée à la
main
(voyez ci-dessus, p. 117 et la note 293); le lecteur n'est mis sur la voie
que par ces mots: Ton épée est à moi.... et plus loin, à la fin de la scène,
par ce vers (supprimé à partir de 1660, voyez la note 295 de la p. 118):

«Et mes yeux à ma main reprochent ta défaite

On peut remarquer du reste que ce duel, qui n'est pas dans Castro, eût été une impossibilité de plus pour Corneille, s'il eût dû avoir lieu devant le Roi.

[561] Acte I, scène IV, vers 251 et suivants.

[562] Acte I, scène III, vers 227 et 228.

[563] Dans Corneille, Rodrigue est fils unique:

«Vous n'avez qu'une fille, et moi je n'ai qu'un fils

(Acte I, scène III, vers 167.)

[564] Acte I, scène IV.

[565] «Et ce fer que mon bras ne peut plus soutenir,
Je le remets au tien pour venger et punir.»

(Acte I, scène V, vers 271 et 272.)

[566] Voyez dans la première section de l'Appendice, p. 200, la citation relative aux vers 262 et suivants.

[567] Nous n'examinons ce poëte que comparativement à Corneille, et nous craindrions de faire une digression en remarquant que la tradition, à laquelle il obéit tout en choisissant, a dû lui causer aussi quelque embarras. Il y a dans ces légendes, tant de fois remaniées, bien des tons divers, selon le caractère plus ou moins rude des siècles qui les ont traitées successivement. Les détails de chevalerie et de cour, et d'autres encore, risquaient de faire dissonance et anachronisme avec des données plus anciennes et toujours accréditées. Un censeur espagnol qui aurait critiqué à ce point de vue Guillem de Castro aurait eu gain de cause. Il est curieux de remarquer que deux traditions contraires font de Rodrigue l'aîné ou le plus jeune des trois frères. Si le poëte Castro a eu de bonnes raisons pour faire de Rodrigue l'aîné, il faut convenir qu'il a rendu par là peu naturelle la conduite de don Diègue qui s'adresse d'abord à deux adolescents pour savoir s'il en fera ses champions contre Gormas. Un examen attentif ferait voir qu'en se résignant à cette faute, le poëte l'a fort bien sentie.