784. Recueil || de Poësies || chrêtiennes || et || diverses. || Dedié à Monseigneur le Prince || de Conty. || Par M. de la Fontaine. || A Paris, || Chez Jean Couterot, rue S. Jacques, || à l'Image Saint Pierre. || M.DC.LXXIX [1679]. || Avec Privilege de Sa Majesté. 3 vol. in-12.
[Tome I.]: frontispice gravé, 16 ff. et 424 pp.—On lit à la fin: Permis d'imprimer. Fait ce 20. Décembre 1678. De la Reynie.
Tome II.: frontispice gravé; 6 ff.; 424 pp. et 4 ff.
Tome III.: frontispice gravé; 4 ff. et 368 pp.
Cette édition est la même que la précédente, dont elle ne se distingue que par un détail. Les titres ont été refaits, et l'on a ajouté au t. Ier 6 pp. cotées 419-424, qui contiennent des Stances chrétiennes de l'abbé Testu sur divers passages de l'Écriture sainte et des Pères.
785. Recueil || de Poësies || chrêtiennes || et || diverses. || Dedié à Monseigneur le Prince || de Conty. || Par M. de la Fontaine. || A Paris, || Chez Jean Couterot, rue S. Jacques, || à l'Image saint Pierre. || M.DC.LXXXII [1682]. || Avec Privilege de Sa Majesté. 3 vol. in-12.
Ces trois volumes ne se distinguent des précédents que par le rajeunissement du titre. Les feuillets complémentaires du t. Ier sont en tout semblables à ceux que nous avons décrits sous le no 784.
786. Choix de Poesies morales et chrétiennes des Poetes de nos jours, dédié à Monseigneur le Duc d'Orléans, Premier Prince du sang [par Claude Le Fort de la Morinière]. A Paris, Chez Bruassin, 1740. 3 vol. in-8.
Les extraits de Corneille remplissent la moitié du livre cinquième, pp. 214-244.
787. Esprit du grand Corneille, extrait de ses œuvres dramatiques, dédié à M. de Voltaire, [par Charlier]. Bouillon, 1773. 2 vol. in-8.
788. Leçons françaises de littérature et de morale, ou Recueil en prose et en vers des plus beaux morceaux de notre langue, par MM. Noël et Delaplace. Vingt-septième édition. Paris, Mme veuve Lenormant, 1847. 2 vol. in-8.
Ce recueil, dont la première édition avait paru en 1802, contient divers morceaux de Corneille.
789. La Morale des Poëtes, ou Pensées extraites des plus célèbres poëtes latins et français, par Moustalon. Paris, Lebel et Gaitelle, 1809. In-12.
Il y a des additions dans la 3e édition de cet ouvrage (Paris, Boulland, 1823, 2 vol. in-12, fig.).
790. Morceaux choisis de Corneille, Molière, La Fontaine, Quinault, Boileau, Deshoulières, Racine, Regnard, Jean-Baptiste Rousseau, Crébillon, Racine le fils, Voltaire, Gresset, Saint-Lambert, Delille; par P.-J. Chateau, professeur de belles-lettres, auteur du Traité de la Prosodie italienne. A Paris, chez l'Éditeur, rue du Cherche-Midi, no 40, [impr. Gratiot], 1814. In-12.
791. Le Miroir du coeur humain, ou l'Abeille dramatique. Recueil d'observations et de pensées ingénieuses, morales et amusantes, tirées des Auteurs dramatiques français et formant une suite de préceptes pour se conduire dans la société, réunies en forme de dictionnaire, sous les mots qui leur sont propres; par E.-M.-J. Lepan. A Paris, chez Cordier, Belin-Leprieur, Janet père, 1815. In-12 de XII et 204 pp.
L'auteur a mis P. Corneille à contribution pour les mots: Abus, allégresse, amans, ami, amour, amour-propre, avenir, bienfaits, biens, comédie, confiance, etc.
792. L'Esprit du grand Corneille, ou Extrait raisonné de ceux des ouvrages de P. Corneille qui ne font pas partie du recueil de ses chefs-d'œuvre dramatique, pour servir de supplément à ce recueil et au commentaire de Voltaire; par M. le comte François de Neufchâteau, l'un des quarante de l'Académie française, etc. Paris, Pierre Didot, 1819. In-8.
793. Le Citateur dramatique, ou Choix de maximes, sentences, axiomes, apophthegmes et proverbes, en vers, contenus dans tout le Répertoire du Théâtre-Français, recueillis par Léonard Gallois. Paris, Barba, 1822. In-18.
Cette compilation a eu plusieurs éditions; la dernière (Paris, Ledoyen, 1829, 2 vol. in-18) est considérablement augmentée.
794. Chefs-d'œuvre dramatiques français, ou Cours de lectures dramatiques françaises, fait à Londres, au commencement de l'année 1830, accompagné du discours d'ouverture, de celui de clôture, et de notices littéraires sur les auteurs des pièces contenues dans ce recueil; par C.-J. Dupont, professeur de langue française. Paris, Delaunay, 1831. 2 vol. in-12.
795. Morceaux choisis des Classiques français, à l'usage des classes supérieures. Chefs-d'œuvre des prosateurs et des poëtes du xviie et du xviiie siècles, recueillis et annotés par M. Léon Feugère. Ouvrage spécialement destiné aux classes de rhétorique, de seconde et de troisième des lycées et colléges. 2e édition. 2e partie. Chefs-d'œuvre de poésie. Paris, Delalain, 1853. In-12 (3 fr. 50).
Cet ouvrage a été fréquemment réimprimé depuis sur les mêmes clichés.
796. Chefs-d'œuvre des Classiques français du xviie siècle, ou Extraits de nos meilleurs écrivains en prose, avec des notices et des explications par MM. Aurélien de Courson et Vallery Radot, conservateur et bibliothécaire à la Bibliothèque impériale du Louvre. Classes supérieures. Paris, Plon, 1852. In-12.
797. La France littéraire. Morceaux choisis de littérature française ancienne et moderne; recueillis et publiés par L. Herrig et G.-F. Burguy. Brunsvic, Georges Westermann, 1856. In-8 de XI et 697 pp., impr. à 2 col.
Ce volume contient, pp. 179-203, les quatre premiers actes d'Horace, et des fragments du Cid et de Cinna, reproduits avec l'orthographe usitée dans l'édition de 1682.
798. Poésies. Lectures choisies. Racine, Corneille, Lebrun, La Fontaine, Delille, Lamartine, Soumet, Guiraud, Le Bailly, etc. 3e édition revue et augmentée par Ad. Rion. A Paris, rue Hautefeuille, et chez tous les libraires, 1856. Gr. in-16.
Ce petit recueil a eu depuis 1856 de nombreux tirages.
799. Uurval ur franska Litteraturen, till dess vänners och den studerande ungdomens tjents, efter tidsföljd utarbetadt af Öfverst-Löjtnant F. N. Staaf, f. d. lärare vid Kongl. Krigs-Akademien, Officer af Franska Universitetet. Fjerde upplagan. Stockholm, E. T. Bergegren, 1873. 6 vol. in-8.
Ce vaste recueil, dont la première édition est de 1859, n'a pas moins de 3,520 pp. Les clichés exécutés à Paris ont servi à la publication d'une édition destinée à la France et qui porte le titre suivant: La Littérature française, depuis la formation de la langue jusqu'à nos jours; Paris, Didier, 1865, 1869, 1870 et 1874, 6 vol. in-8. Le t. Ier contient des extraits de Corneille.
800. Les Poëtes français. Recueil des chefs-d'œuvre de la Poésie française depuis les origines jusqu'à nos jours, avec une notice littéraire sur chaque poëte, par MM. Charles Asselineau—Hippolyte Babou—Charles Baudelaire—Théodore de Banville—Philoxène Boyer—Charles d'Héricault—Édouard Fournier—Théophile Gautier—Jules Janin—Louis Moland—A. de Montaiglon—Léon de Wailly, etc. Précédé d'une Introduction par M. Sainte-Beuve de l'Académie française. Publié sous la direction de M. Eugène Crépet. Paris, Gide, 1861-1862. 4 vol. gr. in-8.
Le tome IIe de ce recueil contient, pp. 576-588, une notice sur Corneille par M. Eugène Noël, un extrait de l'Imitation (livre IIIe, ch. IIe); les stances Au Roi, sur Cinna, Pompée, Horace, Sertorius, Œdipe, Rodogune, qu'il a fait représenter à Versailles en 1676; les stances: Marquise, si mon visage A quelques traits un peu vieux, etc.; enfin les Stances de don Rodrigue.
801. Manuel de la Littérature française des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, par C. Ploetz, docteur en philosophie, ancien premier professeur au Collége français de Berlin. Seconde édition, revue et augmentée. Berlin, F.-A. Herbig, 1867. In-8.
Ce recueil contient, pp. 1-54, des fragments du Cid, d'Horace, de Cinna et de Polyeucte.
802. Extraits des Classiques français. Dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième siècles. Accompagnés de notes et notices par Gustave Merlet, professeur de rhétorique au Lycée Descartes. A l'usage de tous les établissements d'instruction. Deuxième Partie: Poésie. Paris, Librairie classique de Ch. Fouraut et fils, 1871. In-12, de 2 ff., VIII et 576 pp.
Les extraits de Corneille occupent les pp. 48-79 de ce volume.
Nous arrêtons ici cette énumération, bien qu'il fût facile de citer des centaines de chrestomathies françaises, dans lesquelles se trouvent des fragments de Corneille.
II.—Extraits particuliers de l'Imitation de Jésus-Christ.
803. Le Chemin du salut; dévotion des âmes sincères et pénitentes, par P. Corneille, et selon la Bible. Dédié aux Français régénérés. A Paris, l'an IX de la République, et en commission à Berne, chez la Société typographic [sic], [de l'Imprimerie des citoyens Hignou et Comp.]. In-32.
«Les 148 premières pages de ce volume sont des extraits des quatre premiers livres de l'Imitation de Corneille. On remarque çà et là d'assez singulières variantes, dont quelques-unes sont simplement des fautes d'impression, d'autres des changements faits à dessein, pour corriger, améliorer. Ainsi, à la page 6, au vers 75 du livre I, «un paysan stupide» a été remplacé par «un simple paysan;» à la page 10, au vers 191 du même livre:
Plus lors sa connaissance est diffuse et certaine,
On a substitué majeure à diffuse.» Marty-Laveaux, tome XIIe, p. 536.
804. Nouvelles Heures a l'usage des Enfants, depuis l'âge de cinq ans jusqu'à douze; contenant: 1o des Prières pour le premier âge; 2o des Prières pour l'âge de sept ou huit ans, et des Méditations chrétiennes à la portée de cet âge; 3o l'Ordinaire de la sainte Messe, Vêpres et Complies et les Litanies de Saints; 4o un Examen de conscience pour l'Enfance; 5o des Prières pour la Confession et la première Communion; 6o sept Méditations pour la semaine sainte; un petit Recueil de vers, tirés de la traduction de l'Imitation de Jésus-Christ, par P. Corneille, etc. Paris, chez Maradan, 1801. In-18 de 248 pp.
805. Extraits de l'Imitation, mise en vers par P. Corneille. Seconde édition. A Paris, chez Fabre, libraire, palais du Tribunat, galerie de Bois, no 220; Gagnard, rue Mazarine, no 1604, Ventose, an XI [1802]. In-8 de 2 ff., 34 pp. et 1 f. blanc.
On trouve à la fin le nom de l'éditeur, J.-F. Sobry.
806. Imitation de Jésus-Christ, ouvrage immortel de Thomas de Kempis, en vers et en prose; la partie poétique du grand Pierre Corneille; et suivie de quelques autres morceaux choisis. Lyon, [Lausanne, de l'imprimerie des cit. Hignou et Compagnie], 1802. Pet. in-12 de 576 pp.
Les passages tirés de Corneille remplissent les 148 premières pages, sous le nom de Chemin du Salut.
«Cet ouvrage, dit Barbier (Dissertation sur soixante traductions françaises de l'Imitation, p. 111), est rédigé dans les principes du protestantisme; il est une des preuves que l'Église protestante a dans son sein des mystiques, comme l'Église catholique.»
807. La Morale des familles catholiques, par Pierre Corneille: fragmens offerts de sa traduction de l'Imitation de Jésus-Christ. Publié par M. Ch. de Chantal. Paris, Perisse, rue du Pot-de-fer, no 8, et Debécourt, [impr. de Pillet aîné], 1843. In-18 (0 fr. 75).
Dédié à M. Onésime Leroy.
808. L'Imitation de Jésus-Christ. Nouvelle édition, avec des réflexions, des pratiques nouvelles et des extraits de la traduction de Pierre Corneille, par M. l'abbé L. Bautain, vicaire général de Paris, etc. Paris, Furne, [impr. de Benard], 1852. Gr. in-8, figg. (12 fr. 50).
L'ouvrage, orné de 6 gravures et de 125 sujets gravés sur bois et imprimés dans le texte, a paru aussi en 25 livraisons à 50 c.
809. L'Imitation de Jésus-Christ. Nouvelle édition, avec des réflexions, des pratiques nouvelles et des extraits de la traduction de Pierre Corneille; par M. l'abbé L. Bautain, vicaire général de Paris, Promoteur du Diocèse, Membre du Conseil académique, Supérieur de la Maison de Juilly, Docteur en théologie, en médecine et ès-lettres, etc., etc. Paris, Furne, [impr. J. Claye], 1855. In-18 de XVI et 524 pp., front. grav. et figg.
Les figures, au nombre de 5, sont gravées d'après Overbeck et Chazal.
810. Mes Récréations dramatiques [par Tronchin, de Genève]. Genève, Bonnant, 1779-1784. 5 vol. in-8.
Les quatre premiers volumes furent réimprimés en 1780, sous le titre développé de: Mes Récréations dramatiques, ou Choix des principales tragédies du grand Corneille, auxquelles on s'est permis de faire des retranchements, en supprimant ou raccourcissant quelques scènes, et substituant des expressions modernes à celles qui ont vieilli; précédé de quatre tragédies nouvelles de l'éditeur; Paris, Moutard, 1780, in-8.
Le Cid est réduit de 600 vers; sur ceux qui restent, 480 ont été retouchés ou remplacés.
Cinna est abrégé de 406 vers et présente 435 retouches, etc.
811. Six tragédies de Pierre Corneille, retouchées pour le théâtre. Paris, an X-1802. In-8.
Cette retouche, véritable profanation, est l'œuvre de Louis Delisle, ancien conseiller au parlement de Provence, et d'Audibert de Marseille; ces deux auteurs, qui n'ont pas eu le courage de signer leur œuvre, ont arrangé, ou plutôt massacré: Sertorius, Nicomède, La Mort de Pompée, Polyeucte, Les Horaces (réduits en 2 actes), Rodogune. L'éditeur fut, dit-on, Maradan, qui, lui non plus, n'osa mettre son nom sur le titre.
Une Édition plus correcte, publiée la même année, contient une septième pièce: Héraclius.
812. Corneille au dix-neuvième Siècle, ou Œuvres de Pierre Corneille, remises a la scène, par F. Brunot, membre de plusieurs sociétés savantes, en 1804. Avec des changements nécessités par ceux de la langue et d'après les commentaires de Voltaire, et les remarques de M. Palissot sur ces commentaires. Msc. in-4 de 244 ff.
Bibliothèque nationale (Msc. franç., no 15078).
Les pièces remaniées par Brunot sont les suivantes: Sophonisbe, Pulchérie, Nicomède et Horace. Voici, à titre d'exemple, comment il a modifié le fameux vers du vieil Horace:
Qu'il mourût,
Ou que sa propre main alors te secourût.
813. Œuvres choisies de Corneille. Édition épurée [sic]. Paris, Lehuby, rue de Seine, [impr. Duvergier], 1845. In-12.
Cette édition fait partie de la Bibliothèque littéraire de la jeunesse, et contient 20 dessins.
814. Œuvres choisies de Corneille. Édition épurée, illustrée de vingt dessins de M. Célestin Nanteuil, gravés par MM. Brevière, Trichon, etc. Paris, Lehuby, [impr. H. F. Didot, au Mesnil, Eure], 1859. Gr. in-8 de 511 pp.
VIII
815. L'illusion comique, arrangée par M. Édouard Thierry.
M. Édouard Thierry a fait représenter sur le Théâtre-Français, le 6 juin 1861, un arrangement de cette pièce, qu'il a justifié lui-même de la manière suivante (Moniteur universel du 3 juin 1861):
«N'y eût-il dans l'Illusion que ce cri d'orgueil, ou plutôt ce cri de bonheur jeté par Corneille à l'heure où son génie se réveille et prend possession de lui-même, il me semble que la pièce valait la peine d'être reprise au moins une fois, et pour l'anniversaire de la naissance du grand ancêtre. Je l'ai cru et je le crois encore, puisque la représentation aura lieu jeudi prochain.» Malgré cette opinion favorable, M. Thierry a pensé que certaines scènes de l'Illusion ne pouvaient plus supporter la représentation, et les a remplacées par des fragments de Don Sanche.
IX
816. Le Cid, tragédie de P. Corneille, arrangée par J.-B. Rousseau(?).
Un anonyme, que l'on a cru être J.-B. Rousseau, fit représenter le Cid en 1728, en supprimant le rôle de l'Infante et quelques vers qu'il jugeait inutiles à l'action. Ces changements furent dès lors admis par la Comédie-Française, et, malgré le respect dû à Corneille, le public a paru donner raison à Rousseau. Son arrangement a été reproduit dans le recueil suivant:
Pièces dramatiques choisies et restituées, par Monsieur *** [J.-B. Rousseau?]. Amsterdam, François Changuion, 1736. In-12, titre grav.
Ce recueil contient: Le Cid, par P. Corneille; Don Japhet d'Arménie, par Scarron; Marianne, par Tristan l'Hermite; Le Florentin, par Champmeslé (et La Fontaine).
L'auteur de cette «restitution» a supprimé, dans le Cid, les trois rôles de l'Infante, de Léonor et du Page. Il a dû, pour opérer ce retranchement, faire de nombreuses coupures dans les autres rôles, faire disparaître notamment tous les passages dans lesquels Chimène s'adresse à l'Infante. Il a intercalé, au deuxième acte, en tête de la scène entre don Fernand, don Arias et don Sanche, les deux vers suivants:
Quoi! me braver encore après ce qu'il a fait!
Par la rébellion couronner son forfait!
Les deux vers que prononce l'Infante au commencement de la dernière scène de la pièce:
Sèche tes pleurs, Chimène, et reçois sans tristesse
Ce généreux vainqueur des mains de ta princesse.
sont remplacés par les deux vers suivants, mis dans la bouche de don Fernand:
Approche-toi, Rodrigue, et toi, reçois, ma fille,
De la main de ton roi, l'appui de la Castille.
Ces vers sont imprimés entre guillemets dans l'édition que nous citons. Jusqu'à ces dernières années, ainsi que nous l'avons déjà dit (voy. ci-dessus, no 10), ils ont été fidèlement récités dans toutes les représentations données au Théâtre-Français.
817. Réflexions grammaticales respectueusement hasardées sur quelques endroits de la tragédie du Cid, par Lekain.
Mémoires de Lekain, précédés de Réflexions sur cet acteur et sur l'art théâtral, par F. Talma; Paris, Ponthieu, 1825, in-8, pp. 40-46.
Lekain s'est proposé dans ces Réflexions de corriger quelques «fautes grammaticales» échappées à Corneille et de remédier au manque de liaison que la suppression du rôle de l'Infante produisait entre les scènes. Voici, par exemple, les vers qu'il intercale à la fin de la scène IIe de l'acte IVe, pour motiver la scène de Chimène:
ELVIRE.
Madame, c'est assez d'éteindre votre flamme;
Rodrigue est trop puni, s'il n'est plus dans votre âme.
CHIMÈNE.
S'il n'est plus dans mon âme!... Ah! ciel! tu peux penser
Que jamais....
ELVIRE.
Il vient.
CHIMÈNE.
Dieux! fuyons sans balancer.
Les autres corrections de Lekain sont malheureusement de la même force.
818. Le Cid, tragédie en cinq actes, de Pierre Corneille, changée sur les observations de l'Académie française. Lausanne, 1780. In-8.
XIII
819. Le Menteur, comédie en cinq actes, nouvellement mise en vers libres, par M. Collé, Lecteur de S. A. S. Monseigneur le Duc d'Orléans, premier Prince du sang. Prix 30 sols. A Paris, Chez P. Fr. Gueffier, au bas de la rue de la Harpe, à la Liberté. M.DCC.LXX [1770]. Avec Approbation, & Privilége du Roi. In-8 de 96 pp.
Dans une Préface, Collé expose les raisons qui l'ont déterminé à entreprendre cet ouvrage. Voici à quoi elles se réduisent. «C'est, dit-il, à tenter d'être encore utile au théâtre, dans un âge assez avancé, pour n'y pouvoir plus rien donner de neuf de moi-même; c'est, en rajeunissant d'anciennes bonnes comédies, à tâcher de mériter, pour tout fruit de mes peines, le peu de gloire que l'on peut en retirer; et qui, peut-être encore, sera refusée à un travail aussi ingrat.»
XIV
820. La Suite du Menteur, comédie de Pierre Corneille, retouchée et réduite en quatre actes; avec un Prologue; par Andrieux, de l'Institut national, Représentée sur le Théâtre de la rue de Louvois, pour la première fois, le 26 germinal de l'an II. Prix 1 fr. 50. A Paris, Chez Madame Masson, Éditeur de Pièces de Théâtre, rue de l'Échelle, no 558, au coin de celle Saint-Honoré. Et au Bureau de la Décade philosophique, rue de Grenelle-Saint-Germain, en face de la rue des Saints-Pères, no 321. Imprimerie de Chaignieau aîné. An XI-1803. In-8 de 88 pp.
Voltaire constate que la Suite du Menteur fut assez mal accueillie, et il ajoute: «Serait-il permis de dire qu'avec quelques changements elle ferait au théâtre plus d'effet que le Menteur lui-même?» Andrieux releva ces paroles et voulut essayer les changements conseillés par Voltaire. Il mit la pièce en quatre actes et la fit représenter, sous cette forme nouvelle, le 26 germinal an XI (16 avril 1803), au théâtre Louvois. Le prologue mettait en scène: le directeur du théâtre (Picard), l'auteur de la pièce (Barbier), Dorante (Devigny), Cliton (Picard jeune), Cléandre (Dorsan), Philiste (Barbier), Jasmin (Picard), le Prévôt de la maréchaussée (Bosset), Mélisse (Mlle Delille) et Lise (Mlle Molière). L'arrangement eut assez de succès, mais ne contenta pas encore l'auteur, qui remit la comédie en cinq actes et la donna sur le théâtre de l'Odéon (alors théâtre de l'Impératrice), le 29 octobre 1808.
821. La Suite du Menteur. Comédie en cinq actes, en vers, de P. Corneille, avec des changements et additions considérables, et un Prologue, par F. G. J. S. Andrieux. Paris, Barba, 1810. In-8.
Cet arrangement se trouve dans les Œuvres de François-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux (Paris, Nepveu, 1818-1823, 4 vol. in-8).
XX
822. Don Sanche D'aragon. Comédie héroïque de P. Corneille, mise en trois actes par Mégalbe, représentée ainsi réduite pour la première fois au Théâtre-Français, le 15 avril 1833. Paris, Barba, Hautecœur, Martinet, [impr. Moessard], 1833. In-8.
M. Magnin (Revue des Deux-Mondes du 1er mars 1844) a rendu compte assez favorablement de cette réduction due à M. Planat. Le nouveau Don Sanche ne compte plus que 1,056 vers, savoir: 427 vers de Corneille sans changement; 102 vers altérés; 527 vers, soit précisément la moitié, composés de toute pièce par M. Planat.
823. Don Sanche d'Aragon. Comédie héroïque de P. Corneille, mise en trois actes par P. Planat. Représentée ainsi réduite pour la première fois au Théâthre-Français, le 15 avril 1833. Seconde édition. Paris, Tresse, Palais-Royal, [impr. Moessard], 1844. In-8.
Édition publiée à l'occasion de la reprise de la pièce le 17 février 1844. Mlle Rachel remplaça Mlle Rose Dupuis, dans le rôle d'Isabelle, mais elle y produisit si peu d'effet que la pièce ne fut donnée que cinq fois.
XXII
824. Observations sur la tragédie de Nicomède, par Lekain.
Mémoires de Lekain; Paris, Ponthieu, 1825, in-8, pp. 46-101.
Les changements proposés par Lekain pour Nicomède ne valent guère mieux que ceux qu'il avait introduits dans le Cid (voy. le no 817). Ils prouvent, comme dit Andrieux, que «l'art de Lekain était de jouer la tragédie, de réciter les vers, et non de les composer».
825. Changement proposé pour la tragédie de Nicomède, de P. Corneille, par Andrieux.
Cet arrangement, imprimé d'abord à la suite à'Anaximandre, ou le Sacrifice aux Grâces, comédie en un acte [par Andrieux]. Paris, Léopold Collin, 1805, in-8, a été reproduit dans les Œuvres de François-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux (Paris, Nepveu, 1818-1823, 4 vol. in-8).
Andrieux raconte, dans un avant-propos, que l'idée de ces changements lui vint dans une conversation qu'il eut un soir avec Talma. Il lui parla «du chagrin qu'on éprouvait quelquefois, aux représentations de certaines tragédies de Corneille, lorsque, auprès des plus sublimes beautés, on trouvait des disparates fâcheuses, des expressions vieillies ou triviales, qui faisaient murmurer ou sourire l'auditoire. Nous désirions tous deux, ajoute-t-il, qu'il y eût moyen de faire cesser cette espèce de scandale.»
Andrieux entreprit donc de remanier Nicomède, ce qui lui eût été impossible s'il se fût proposé de faire des vers cornéliens, «mais il ne s'agissait que de supprimer des longueurs, d'ôter des trivialités, de polir des vers incorrects.» Il voulut faire ce travail moins pour le public que pour Corneille, sans rien sacrifier de l'énergie de l'original, et l'on peut dire que si l'on pouvait accepter le principe des changements, ceux qu'il propose seraient parfois assez heureux; mais aujourd'hui l'on comprend autrement la critique littéraire et l'on tend de plus en plus à respecter le texte des classiques, même dans les endroits les plus faibles.
Les changements d'Andrieux furent adoptés au Théâtre-Français en 1804 et en 1805; «ils ont complétement réussi, dit l'auteur; ils sont inscrits sur l'exemplaire de la comédie et paraissent adoptés pour toujours.» Nous croyons que cette espérance ne s'est pas réalisée, et que, lors de la reprise de Nicomède par M. Beauvallet, le 6 juin 1861, les acteurs s'en sont tenus au texte de Corneille.
I. Traductions en latin.
XI
826. La Clémence d'Auguste, tragédie, 1715.
Traduction latine de Cinna, représentée au Collège de Navarre, 17 août 1715, avec un épilogue en vers français.
XII
827. Le Combat de l'Amour divin et de l'Amour profane, ballet, 1680.
Traduction abrégée de Polyeucte, représentée au Collège d'Harcourt, le 8 août 1680. Nous n'avons pas retrouvé l'édition qui est citée au Catalogue Soleinne (t. IIIe, no 3646), en même temps que la pièce qui précède. Le titre latin doit être: Duellum Amoris divini et profani.
XXXIV
828. Gratiarvm Actio || Eminentissimo Cardinali || Iulio Mazarino, || ex Gallico Poëmate || Cornelij. Absque nota [Parisiis, 1643]. In-4 de 2 ff. paginés de 24 lignes à la page pleine, sign. A, caract. ital.
Outre cette pièce, traduite par Abraham Remi, nous avons cité (no 158) quelques vers de Corneille traduits par Santeul. Le poëte lui-même avait traduit en latin ses vers Au Roy sur la Conqueste de la Franche-Comté (nos 153-155).
II. Traductions en italien.
829. Tragedie di Pier Cornelio, tradotte in versi Italiani [da Giuseppe Baretti], con l'originale a fronte. Opera divisa in quattro Tomi. In Venezia, presso Giuseppe Bartella, nel negozio Hertz, 1747-48. 4 vol. in-4.
Cette traduction est dédiée au duc de Savoie Victor-Amédée, qui fut plus tard roi de Sardaigne. Les trois premiers volumes contiennent chacun une préface, sous forme de lettre, dans laquelle Baretti s'est proposé de démontrer que les compositions théâtrales doivent s'écrire en vers. Quant au jugement porté sur son œuvre par les écrivains du temps, ils sont contradictoires; les Novelle letterarie de Florence en font l'éloge; Charles Gozzi la trouve élégante; Ugoni, au contraire, l'appelle «una cattivissima cosa». Baretti lui-même, dans une lettre au docteur Bicetti, du 2 mai 1750, la trouve plutôt mauvaise que bonne, avouant qu'il avait besoin d'argent quand il l'entreprit, et qu'il a bâclé en quelques mois une besogne qui aurait exigé plusieurs années pour être bien faite.
On trouve divers fragments des pièces de Corneille dans l'ouvrage suivant: Delle migliori tragedie greche e francesi Traduzioni ed Analisi comparativi di Pietro Napoli Signorelli; Milano, al Genio, 1804, 2 vol. in-4.
II
830. Clitandro, Tragedia [sic] di Pietro Cornelio. In Venezia, per il Lovisa, 1747. In-12.
Traduction en prose.
XI
831. Cid. Tragicomedia tradotta dall' idioma Francese nell' Italiano [dal Dott. Andrea Valfrè di Bora, Accademico Involto di Torino, ed Apatista di Firenze]. In Carmagnola, 1656. In-8.
Nous regrettons de ne connaître cette traduction que par le titre. Peut-être conviendrait-il de citer ensuite: Il Duello d'Amore et di Fortuna, tragicomedia di Giacomo Brunozzi, Canonico di Pistoja (in Bologna, 1670, in-12). Le titre de cette pièce semble indiquer une imitation du Cid.
832. Amore, et Honore. || Tragedia || Portata dal Francese || da || Ferecida Elbeni Cremete, || L'Eccitato || Fra gli Academici Faticosi || di Milano, || dedicata || All'Illustriss., & Ecclentissimo || Prencipe || D. Antonio Teodoro || Trivultio, || Prencipe del Sacro Romano Impero, di || Misoco, e della Valle di Misolcina; || Marchese di Malleo, e di Pici- || leone; Conte di Meltio, || e Gorgonzola; || Signore di Codogno, del Palasio, Prata, || Terrauerde &c. Baron Libero || di Retegno Imperiale; || Grande di Spagna, Caualier del Tosone; || Generale delle Militie nello Stato, e || Capitan della Guardia di S. E. || il Prencipe di Ligne Go- || uernatore di Milano. || In Milano, per Gioseffo Marelli. 1675. Pet. in-12 de 79 pp., 1 f. pour l'Imprimatur et 1 f. blanc.
L'auteur déclare, dans un avis au lecteur, qu'il n'est pas le véritable auteur de cette tragédie, qu'il s'est contenté de l'arranger au goût du jour. «Essa è parto d'un Ingegno Francese; Mà dubitando, se al comparire in Italia in questi Tempi sospetti potesse essere ben accolto, l'hò travestito in fretta alla peggio, che è quanto dire alla moda.» Le rôle de l'Infante et celui de D. Arrias ont été supprimés; Chimène s'appelle Ismenia, Elvire porte le nom de Linda; en dehors de ces changements et des coupures qu'entraîne la suppression de deux rôles, la traduction, écrite en prose, est généralement littérale. La pièce forme trois actes composés de la manière suivante: le Ier acte comprend l'acte Ier de l'original (moins la scène IIe) et les deux premières scènes du second acte; le second acte est formé des scènes VIe, VIIe et VIIIe du second acte et de l'acte IIIe en entier; le IIIe acte comprend le IVe acte, moins la scène IIe, et le Ve acte, moins les scènes IIe et IIIe.
M. Anatole de Montaiglon a bien voulu nous communiquer un exemplaire de cette traduction, qui doit être fort rare.
833. Amore et Honore, Tragedia portata dal Francese da Ferecida Elbeni Cremete, l'Eccitato frà gli Academici Faticosi di Milano. Bologna, 1679, per il Longhi. In-12.
Réimpression de la traduction précédente.
834. Il Cid, Tragi-comedia di M. Pietro Cornelio, Trasportata dal Francese, E rappresentata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino Nelle loro Vacanze di Carnevale dell' Anno M.D.CCI. Dedicata All' Illustrissima, & Eccellentissima Signora, La Signra. D. Olimpia Pamfilii Colonna Gran Contestabilessa del Regno di Napoli. In Roma, M.DCC.I [1701]. Nella Stamperia di Luca Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana. Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 6 ff. et 155 pp., avec la marque de l'imprimeur au verso de la dernière page.
Dans sa dédicace à la princesse Pamfili-Colonna, dédicace datée du 26 janvier 1701, Chracas dit que la tragédie du Cid, empruntée par la France à l'Espagne et par l'Italie à la France, n'a jamais obtenu un succès plus grand que sur le théâtre du Collége Clémentin, «dove lo spirito, e brio di quei nobilissimi Cavalieri, con traduzione loro propria, l'hà fatta spiccare con tal risalto, che meritava il Mondo intiero, non che la sola Roma a sentirla ».
La liste des acteurs qui suit la dédicace et l'argument est des plus curieuses. Voici la distribution de la pièce, lors des représentations de 1701
Le Roi: D. Gio: Vizzaroni, de Porto S. Maria;
L'Infante: l'abbé Nicolò Severoli, de Faenza;
D. Diègue: le comte Giuseppe Bianchetti Gambalonga, de Bologne;
D. Rodrigue: l'abbé Domenico Passionei, de Fossombrone;
D. Gomes: Nicolò Spinola, de Gênes;
Chimène: Francesco Antonio Berardi, de Cagli;
D. Sanche: le commandeur Antonio dal Pozzo, de Rome;
Elvire: D. Ambrogio Spinola, duc de San-Pietro;
Léonore: Costantino Serra, de Gênes;
D. Alonse: le comte Giacomo Ariberti;
D. Arias: D. Lorenzo Marziani, prince de Fornari, de Messine, etc.
Pour donner des rôles à d'autres personnages de distinction, le traducteur a introduit des ballets héroïques, dans lesquels on voit figurer: le comte Emmanuel d'Este, de Milan; D. Francesco et D. Aniello Muscetola, princes de Leporano, de Naples; le duc Gerolamo Gravina, duc de Croyglias, de Palerme, et une foule d'autres grands seigneurs. Les comparses eux-mêmes comptent dans leurs rangs des princes et des ducs.
La traduction est en prose. Le traducteur, qui, d'après Melzi, est le P. D. Filippo Merelli, de Somasca, n'a pas hésité à faire de nombreuses suppressions à l'original, afin de gagner du temps pour les ballets.
835. L'amante inimica, overo il Rodrigo gran Cidd delle Spagne, Opera Tragicomica di Pietro Cornelio, Tradotta dal Francese, & accomodata per le Scene alla maniera Italiana. In Bologna, 1669. Per il Longhi. Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 89 pp. et 3 ff. blancs.
Traduction en prose assez fidèle, bien qu'elle soit parfois abrégée. Le style ne manque ni de vivacité, ni de précision, par exemple dans la scène du comte et de D. Diègue;
Il conte: Al fine otteneste il posto.—D. Diego: M'hà onorato Sua Maestà.—Co. Possedete il grado d'Aio di quest'Infante.—D. Die. Come premio di mia leal servitù.—Co. Come dono d'una cieca fortuna.—D. Die. Fù giustitia.—Co. Fù capriccio.— D. Die. Hebbe il Re a' miei passati servigi riguardo.—Co. Riguardò egli più alla propria inclinazione che al dovere.—D. Die. Non s'ingannano i Rè.—Co. Non sono forsi Huomini?...
Il existe une autre édition de la même traduction, également publiée à Bologne par Longhi, mais qui ne porte pas de date.
836. L'Amante nemica, ovvero il Cid delle Spagne, Tragedia di Pietro Cornelio.
Réimpression contenue dans le tome IIIe des Opere varie trasportate del Francese e recitate in Bologna; Bologna, Lelio della Volpe, 1724, in-12.
837. Honore contro Amore, Tragedia ricavata da soggetto Spagnuolo, vestito alla Francese, e tradotta in Italiano per G. A. Z. D. O. Bologna, per il Longhi, 1691. In-8.
Traduction du Cid par Giovanni Andrea Zanotti, detto Ottavio. Voy. Melzi, Dizionario di Opere anonime e pseudonime di Scrittori italiani; Milano, 1848, 3. vol. gr. in-8, t. IIe, p. 9.
838. Il Cid, Tragedia di Pietro Cornelio, recitata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino nelle Vacanze del carnovale dell'Anno 1722. Dedicata all' Eẽmo e Rẽmo Principe il sig. Card. di S. Susanna, Gioseffo Pereira de la Cerda, consigliere di stato della Real Maestà di Portogallo, ecc., ecc. In Roma, M.DCC.XXII [1722]. Nella stamperia del Chracas, presso S. Marco al Corso. In-12.
Réimpression de la traduction précédente, avec de nouveaux intermèdes où paraissent des Turcs, des Américains, des cavaliers et dames de Castille, etc. On y trouve également les noms des personnages qui ont figuré dans les ballets.
839. Il Cid, Tragicomedia di messer Pietro Cornelio, trasportata dal Francese. Roma, 1732. In-12.
Réimpression de la traduction de Merelli.
840. Il Rodrigo, Tragedia dell' Abate Antonio Landi Fiorentino. Firenze, 1765, Stamperia imperiale. Pet. in-4, avec un frontispice, qui contient deux beaux portraits.
L'auteur dit qu'il ne prétend pas avoir mieux fait que Corneille, mais que sa tragédie n'est pas une traduction. Ce n'en est pas moins une imitation.
841. Il Cid, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta [in versi] da Giuseppe Greatti [Giuseppe Baretti?].