Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie, année 1831.

Le sujet du tableau demandé par l'Académie à M. Court, était Corneille accueilli au théâtre par le grand Condé, après une représentation de Cinna. Cette toile orne aujourd'hui une des salles de l'Académie de Rouen.

1219. Portrait de Corneille, par Gigoux.

Ce portrait, dont le Magasin pittoresque a donné, en 1835, une gravure sur bois assez grossière, doit être une copie du portrait de Lebrun.

1220. Découverte du portrait de P. Corneille, peint par Ch. Le Brun. Recherches historiques et critiques à ce sujet, par M. Hellis. A Rouen, chez Le Brument; à Paris, chez Hocdé, 1848. In-8 de 2 ff., 50 pp. et 1 f. blanc, plus 4 figg.

En tête de cette brochure se trouve le portrait de Corneille, d'après Lebrun, gravé sur acier par Réville; entre les pp. 4 et 5 se place un second portrait gravé au trait, d'après Paillet (1663), par Aug. Lebrun; entre les pp. 8 et 9 se trouve un troisième portrait, gravé au trait par le même, d'après Sicre (1683); enfin, entre les pp. 10 et 11 est placé un portrait de Th. Corneille, gravé au trait par Lebrun, d'après Jouvenet (1700).

IV.—Pièces relatives au monument de Corneille a Rouen.

1221. Rapport sur le monument a élever a Pierre Corneille, lu à la Société libre d'émulation de Rouen, le 15 avril 1829, par M. A. Deville. Rouen, Baudry, 1829. In-8.

1222. Proposition lue dans une séance particulière de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, [par Duputel], Rouen, 1830. In-8.

Cette proposition est relative à la souscription ouverte pour l'érection d'une statue à Corneille.

1223. Statue de P. Corneille. Rouen, imp. de N. Périaux. In-fol. plano.

Au bas de la statue, qui occupe environ la moitié de la page, sont trois colonnes, dont la première contient la description de la statue, les deux autres des couplets.

1224. Notice sur la statue de P. Corneille, et Liste des souscripteurs qui ont concouru à l'érection de ce monument. Rouen, F. Baudry, 1834. In-8 de 90 pp. et 1 f., fig.

En tête de la Notice se trouve un portrait de Corneille, gravé d'après la statue par M. E.-H. Langlois et tiré sur papier de Chine. Le dernier feuillet ne contient que l'adresse de l'imprimeur.

Cet opuscule, dû à M. Deville, n'a été tiré qu'à six exemplaires.

1225. Inauguration de la statue de Pierre Corneille, par M. Ch. Richard.

Revue de Rouen, 1834, 2e semestre, pp. 249-266.

1226. Discours prononcé a l'occasion de l'inauguration de la statue de Pierre Corneille a Rouen, le 19 octobre 1834, par M. Lafon, des Français, ancien Professeur de l'École spéciale de déclamation au Conservatoire, membre de plusieurs Académies de Paris et Rouen; suivi du Discours sur la mort de Talma, par le même auteur. Paris, Chez Paccard, libraire, rue Neuve-de-Luxembourg, no 3; Barba, Galerie du Théâtre-Français, Palais-Royal, 1834. In-8 de 32 pp., y compris les deux titres.

Cette brochure est précédée d'un avis de l'éditeur, J.-E. Paccard, qui rappelle les fêtes célébrées à Rouen en l'honneur de Corneille.

«Parmi les discours qui ont été entendus dans cette solennité, on a surtout remarqué, avec une vive satisfaction, celui prononcé par M. Lafon, digne et éloquent interprète du Théâtre-Français. Ce discours méritait d'être conservé; pour arriver à cet heureux résultat, il fallait un éditeur. Il s'en est présenté un qui a su, dans toute l'acception du mot, faire violence a l'auteur, et obtenir de lui qu'il ne laisserait pas ensevelir dans l'oubli les énergiques et nobles pensées de cette improvisation chaleureuse, vraiment inspirée par le goût le plus épuré et par la reconnaissance de succès obtenus au théâtre.»

Il paraît qu'il n'a pas fallu faire une moindre violence à M. Lafon pour le décider à publier son discours en l'honneur de Talma.

1227. Précis historique sur la statue de Pierre Corneille, érigée à Rouen, par souscription, en 1834; par M. A. Deville. Publié par les soins de la Société libre d'émulation de Rouen. Rouen, F. Baudry, 1838. In-8 de 212 pp., figg.

Ce volume est orné de 4 gravures et de 3 planches qui contiennent diverses signatures en fac-simile.

1228. Note sur l'emplacement de la statue de Corneille, par M. Léon de Duranville.

Revue de Rouen, février 1842, p. 136.

1229. Compte rendu des hommages décernés spécialement par la ville de Rouen aux célébrités normandes, notamment en ce qui concerne Pierre Corneille, par M. A. Deville. [Rouen, In-8 de 4 pp.

Extrait de l'Annuaire normand pour 1843, pp. 619 sqq.

V.—Notices sur la famille de Corneille et sur ses descendants.

1230. Lettres de noblesse accordées au père du grand Corneille. Lecture faite à l'Académie de Rouen, par M. Floquet. [Rouen, 1837]. In-8 de 7 pp.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1837, pp. 155 sqq.

1231. Pierre Corneille (le Père), maitre des Eaux et Forêts, et sa Maison de Campagne, par E. Gosselin, greffier-archiviste. (Extrait de la Revue de la Normandie des 31 mai et 30 juin 1864.) Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1864. Gr. in-8 de 4 ff. et 43 pp., figg.

Les ff. préliminaires contiennent 2 lithographies représentant la maison de campagne de Pierre Corneille au Petit-Couronne, près Rouen, et les armoiries de P. Corneille.

1232. Thomas Corneille, par P.-F. Tissot, de l'Académie française.

Les Normands illustres (Paris, Dutertre, 1845), 7e livr., gr. in-8 de 8 pp.

Presque toutes les publications qui contiennent une notice sur Pierre Corneille en contiennent une également sur son frère.

1233. Ad Petrum Cornelium in obitu Caroli filii, Carmen a Carolo de La Rue. S. I. Parisiis, 1666. In-4.

Cette pièce touchante, reproduite dans les œuvres latines du P. de La Rue (voy. les nos 216-221), a été réimprimée par MM. Taschereau et Marty-Laveaux.

L'édition séparée est citée dans la Bibliothèque des Écrivains de la Compagnie de Jésus, par le R. P. de Backer, 1re édit., t. Ier, p. 659.

Le fils que le poëte perdit en 1667 était Charles Corneille, âgé de quatorze ans, et filleul, dit-on, du P. de La Rue. C'était un enfant des mieux doués.

1234. Lettre a M*** [l'abbé Trublet] sur le grand Corneille, ou sa généalogie est établie et ses héritiers sont désignés. S. l., in-12.

Cette lettre, datée du 25 août 1757, est extraite du Conservateur de novembre 1757. Elle fut publiée à l'occasion du procès de J.-F. Corneille contre les légataires de Fontenelle, par Dreux du Radier, l'avocat du sieur Corneille.

1235. Mémoire pour le Sr. Jean-François Corneille, Joachim-Alexandre et Dlle Marie Corneille sa femme, et Dlle Marie-Françoise Corneille, Ve 1o de René Maigret, 2o de Sébastien Habert, seuls et uniques héritiers de Bernard le Bouvier de Fontenelle; contre le Sr Jean-Louis de Lampriere et autres se disant légataires universels dudit feu de Fontenelle [Par Dreux du Radier, avocat]. A Paris, chez Gissey, 1758. In-4 de 32 pp.

«On a, dans ce mémoire, la généalogie de P. et Th. Corneille, leurs alliances avec M. de Fontenelle, et les prétentions du demandeur à la succession du dernier. Il ne lui fut adjugé qu'une somme de 2,600 fr. Dans la suite, on se disputa le titre de son bienfaiteur.» Barbier.

1236. Représentation de Rodogune, au profit d'un neveu du grand Corneille.

L'Année littéraire, 1760, t. IIe, pp. 198-216. Lettre datée du 20 mars.

Le bénéficiaire était Jean-François Corneille, pauvre vannier d'Évreux, petit-fils de Pierre Corneille, avocat au parlement de Rouen, et cousin du poëte. C'était le même personnage que Dreux du Radier, induit sans doute en erreur par la confusion des noms, avait présenté comme un petit-fils du grand Corneille. La recette faite par la Comédie-Française fut d'environ 6,000 livres. Une seconde représentation fut donnée au profit du même personnage le 16 février 1778.

1237. Ode et Lettres a Monsieur de Voltaire en faveur de la famille du grand Corneille; Par Monsieur Le Brun, avec la Réponse de M. de Voltaire. A Genève, Et se trouve à Paris, Chez Duchesne, rue S. Jacques, au Temple du Goût. M.DCC.LX [1760]. In-8 de 32 pp.

Cette pièce a été réimprimée à la suite de la Wasprie, ou l'Ami Wasp, revu et corrigé par Le Brun (Berne, 1761, in-12), sous le titre de l'Ombre du grand Corneille.

Le Brun, secrétaire des commandements du prince de Conti, le même qu'on appela depuis «le Pindarique», pour le distinguer de son homonyme, s'intéressa vivement à Mlle Corneille, fille de Jean-François, dont nous avons parlé à l'article précédent, et ne crut pouvoir faire plus pour elle que de la recommander à Voltaire, avec qui il avait eu des relations dans sa jeunesse. Ce fut le sujet de l'Ode qu'il lui adressa. Le succès de sa démarche fut complet. En livrant ses vers au public, Le Brun les fait précéder d'une nouvelle lettre à Voltaire:

«C'est au génie, dit-il, à protéger une race illustrée par le génie. A ce titre, je ne vois que Monsieur de Voltaire en Europe de qui un homme du nom de Corneille puisse, sans s'avilir, attendre les bienfaits; ces éloges, que vous avez tant de fois prodigués à sa mémoire, et que la patrie entière lui doit, me répondent de ce que vous ferez pour un de ses neveux. L'idée que m'inspire ce nom divin est si haute que, selon moi, il n'y a point même de rois qui ne s'honorassent beaucoup de prodiguer des secours en sa faveur. Vous seul, Monsieur, agirez en égal avec ce grand homme.»

Le Brun joint à son Ode la réponse que Voltaire lui avait adressée. Cette réponse était ainsi conçue:

«Au château de Ferney, pays de Gex,
par Genève, 5 novembre 1760.

«Je vous ferais, Monsieur, attendre ma réponse quatre mois au moins, si je prétendais la faire en aussi beaux vers que les vôtres. Il faut me borner à vous dire en prose combien j'aime votre Ode et votre proposition. Il convient assez qu'un vieux soldat du grand Corneille tâche d'être utile à la petite-fille de son général. Quand on bâtit des châteaux et des églises, et qu'on a des parents pauvres à soutenir, il ne reste guère de quoi faire ce qu'on voudrait pour une personne qui ne doit être secourue que par les plus grands du royaume.

«Je suis vieux, j'ai une nièce qui aime tous les arts et qui réussit dans quelques-uns; si la personne dont vous me parlez, et que vous connaissez sans doute, voulait accepter auprès de ma nièce l'éducation la plus honnête, elle en aurait soin comme de sa fille; je chercherais à lui servir de père. Le sien n'aurait absolument rien à dépenser pour elle. On lui payerait son voyage jusqu'à Lyon. Elle serait adressée à Lyon à Monsieur Tronchin, qui lui fournirait une voiture jusqu'à mon château, ou bien une femme irait la prendre dans mon équipage. Si cela convient, je suis à ses ordres, et j'espère avoir à vous remercier jusqu'au dernier jour de ma vie de m'avoir procuré l'honneur de faire ce que devait faire M. de Fontenelle. Une partie de l'éducation de cette demoiselle serait de nous voir jouer quelquefois les pièces de son grand-père, et nous lui ferions broder les sujets de Cinna et du Cid.

«J'ai l'honneur d'être, avec toute l'estime et tous les sentiments que je vous dois,

«Monsieur,
»Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
Voltaire

Au reçu de cette lettre, Le Brun remercia Voltaire par quelques mots datés du 12 novembre 1760: «Vous goûtez ce bonheur si méconnu, si pur, de faire des heureux. Je m'attendais à votre réponse; elle n'étonnera que l'envie. J'ai couru la lire à Mademoiselle Corneille; elle en a versé des larmes de joie; elle vous appelle déjà son bienfaicteur et son père. Elle promet à vos bontés, à celles de Madame votre nièce, une éternelle reconnaissance, et je n'ai point de termes pour vous exprimer celle d'une famille que vous soulagez.»

Nous n'avons pas besoin de rappeler ici tout ce que Voltaire fit pour Mlle Corneille. Il lui constitua tout d'abord une rente de 1,500 livres, entreprit à son profit l'édition des Œuvres de Corneille (voy. le no 640) qui ne rapporta pas moins de 52,000 livres, enfin il la maria à M. Dupuits, riche propriétaire des environs de Ferney, qui devint plus tard officier général.

1238. La Petite-Nièce d'Eschyle, histoire athénienne traduite d'un manuscrit grec, intitulé Εχ της των Επιστημονων ανεχδοτου ἱστοριας Εχλογαι: Fragments de l'histoire-anecdote des gens de lettres [par de Neuville]. S. l., 1761. In-8.

1239. Voltaire et la Société française au XVIIIe siècle. Voltaire aux Délices, par M. G. Desnoiresterres. Paris, Didier, 1873. In-8 de 513 pp.

Ce volume, qui est le t. VIe des études consacrées à Voltaire par M. Desnoiresterres, est en grande partie occupé par le récit de l'arrivée et du séjour de Mlle Corneille à Ferney.

1240. Visite de Claude-Étienne Corneille a Ferney.

Lettre de Voltaire à M. d'Argental du 9 mars 1763.

Claude-Étienne Corneille, fils de Pierre-Alexis et par conséquent arrière-petit-fils du poëte, vint implorer l'assistance de Voltaire à Ferney. Voltaire ne put faire pour lui ce qu'il avait fait pour Mme Dupuits, mais ne le congédia qu'avec de «l'argent comptant».

1241. Note sur le portrait de Marie-Angélique Corneille, meunière à Tilly, près de Vernon. Journal de Paris, 1787, p. 868.

Journal de Paris, 1787, p. 868.

M. Taschereau croit que cette meunière descendait d'un des cousins du poëte.

1242. Mémoire de Malesherbes sur la descendance de Corneille.

Revue rétrospective, 2e série, t. VIIIe, pp. 113 sqq.

Ce mémoire, rédigé en faveur de Mlle Jeanne-Marie Corneille, fille de Claude-Étienne Corneille, est accompagné d'une lettre d'envoi datée du 8 septembre 1792. M. Taschereau l'a fait suivre d'une correspondance de Collin d'Harleville avec la Comédie-Française et le Directoire, relativement à la même personne. La protégée de Malesherbes obtint une petite pension de Louis XVI et plus tard une autre de la Comédie-Française.

1243. La Citoyenne Corneille d'Angély, arrière-petite-fille du grand Corneille.

Article de Legouvé, inséré dans les Veillées des Muses, ou Recueil périodique des ouvrages en vers et en prose lus dans les séances du Lycée des Étrangers, an VI [1798], no X, vendémiaire, pp. 68-79.

En révélant au public l'existence de cette femme qui «languit dans la misère», Legouvé a reproduit l'ode adressée par Le Brun à Voltaire au sujet de Mlle Corneille.

Mme Corneille d'Angély était une fille de Mme Dupuits, mariée en 1786 au baron d'Angély. Déjà, sur la proposition de M.-J. Chénier, la Convention lui avait accordé, le 14 nivôse an III, un secours de 3,000 livres. En 1811, elle obtint une pension de 300 fr.

1244. Droits d'auteur cédés par Andrieux aux héritières de Corneille.

Courrier des Spectacles, 23 avril 1803.

Andrieux céda la moitié de ses droits d'auteur, tant à Paris que dans les départements, pour son remaniement de la Suite du Menteur (voy. le no 820), à deux personnes de la famille du grand Corneille: l'une, Marie Corneille, devenue Mme Dupuits, la même que Voltaire avait mariée en 1763 avec le produit de son Commentaire; l'autre, Mlle Jeanne-Marie Corneille, fille de Pierre-Alexis et descendante directe de l'illustre poëte.

1245. Lettre de Mlle Corneille a M. A. de S. P.

M. A. de S. P. avait proposé, dans une lettre publiée par le Courrier des Spectacles du 17 octobre 1805, l'institution d'une fête annuelle en faveur de Corneille. «Le poste, disait-il, compte encore en France des héritiers de son nom. Avec quel plaisir on les y verrait réunis, tenant dans leurs mains les couronnes destinées à orner le front de leur illustre aïeul. Cette fête serait encore celle des poëtes de notre siècle qui se sont illustrés dans l'art dramatique, et dont les ouvrages soutiennent honorablement la gloire de la scène française.»

MlleCorneille répondit à l'auteur du projet par la lettre suivante:

«Je ne saurais vous dire, Monsieur, avec quels sentiments d'attendrissement j'ai lu l'article de votre journal, où l'on propose l'institution d'une fête annuelle à la mémoire du grand Corneille, mon bisaïeul. Cette pensée ne saurait avoir été conçue que par une âme élevée et généreuse. Et qui peut mieux mériter le souvenir de toutes les personnes sensibles à la gloire des arts, que l'illustre auteur de Cinna? Dira-t-on qu'il s'est enrichi du produit de ses ouvrages? Non. Tout entier à la gloire, il a négligé les faveurs de la fortune. L'état où il est mort était voisin de l'indigence: un grand nom est tout ce qui reste à ses descendants. Ses véritables héritiers sont les nations qui lisent ses chefs-d'œuvre et les acteurs qui les représentent. Oui, Monsieur, j'espère que la proposition faite dans votre journal ne sera pas perdue pour le Théâtre-Français, et que nous verrons célébrer à Paris une fête digne du père de la tragédie française. Vous avez la bonté, Monsieur, de rappeler au souvenir public la famille de ce grand poëte, et de former le vœu de la voir assister à la fête que vous proposez. De quelle douce satisfaction ne seraient pas pénétrés les deux tendres neveux dont l'éducation occupe toutes mes pensées et tous mes soins! Quelle noble émulation n'allumerait pas dans leur jeune cœur la pompe d'un pareil spectacle! Pour moi, je ne saurais trop remercier celui qui en a donné l'idée; et si ma lettre ne vous paraît pas trop au-dessous de son sujet, daignez l'insérer dans votre journal, afin qu'il sache que ma reconnaissance égale la grandeur de son projet.

«J'ai l'honneur d'être, etc.

«Corneille.»

(Courrier des Spectacles, 21 octobre 1805.)

L'auteur de cette lettre eut à s'occuper, non pas seulement de deux, mais de douze neveux restés orphelins. Elle obtint des bourses pour les fils dans les lycées de l'état et parvint à nourrir les filles. L'opéra donna, en 1816, une représentation en sa faveur.

1246. Note sur les descendants de Corneille, par M. le baron de Stassart. Bruxelles, Hayez, 1851. In-8.

Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique (t. XVIIIe). Cette note a été reproduite dans les Œuvres complètes de Corneille; Paris, Didot, 1855, gr. in-8, pp. 350 sqq.

XVIII.—DISCOURS, ÉLOGES, CRITIQUES, PARALLÈLES RELATIFS A CORNEILLE.


I.—Éloges de Corneille.—Considérations générales sur ses ouvrages et son influence littéraire.

1247. Lettres de Madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis, recueillies et annotées par M. Monmerqué, membre de l'Institut. Nouvelle édition [publiée sous la direction de M. Adolphe Régnier]. Paris, L. Hachette et Cie, 1862. 14 vol. in-8.

Mme de Sévigné parle si souvent de Corneille que ses Lettres devaient nécessairement figurer dans notre Bibliographie. La table de l'excellente édition de M. Régnier contient un relevé détaillé de tous les passages relatifs à Corneille.

1248. Éloge du grand Corneille. A M. l'abbé des Viviers, aumônier du Roi, chanoine de Constance, protonotaire du Saint-Siége. [Par de La Févrerie.]

Extraordinaire du Mercure, avril 1685, pp. 253-285.

1249. Discours prononcez à l'Académie Françoise le 2 Janvier 1685. A Paris, de l'Imprimerie de Pierre le Petit, Premier Imprimeur du Roy & de l'Académie Françoise, rue Saint-Jacques à la Croix d'or. M.DC.LXXXV [1685]. Avec Privilége de Sa Majesté. In-4 de 37 pp. et 1 f. blanc.

Ce recueil contient le Discours de M. [Thomas] de Corneille (pp. 7-16), le Remerciement de Bergeret (17-26) et le célèbre discours de Racine en l'honneur de Corneille (pp. 27-37). Ce beau panégyrique a été reproduit dans toutes les éditions des Œuvres de Racine.

1250. Pierre Corneille, par Charles Perrault.

Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle; Paris, 1696-1700, 2 vol. gr. in-fol., t. Ier, pp. 77-78 (avec un portrait de Corneille gravé par Lubin), et la Haye, 1736, in-12, pp. 162-167.

1251. Éloge de Corneille, par Saint-Évremond.

Nous avons déjà cité une lettre de Corneille qui nous a été conservée par Saint-Évremond (no 237). Voici la liste des passages de cet écrivain relatifs à Corneille; nous citons l'édition de Londres, 1711, 4 vol. in-12:

Corneille est habile à soutenir le caractère des Femmes illustres, II, p. 284; il fait parler les Héros avec toute sorte de bienséance, II, p. 285; son éloge, III, pp. 51-52; admirable lorsqu'il fait parler un Grec ou un Romain, ne se distingue plus des hommes ordinaires lorsqu'il s'exprime pour lui-même, III, p. 57; il a outré le Caractère de Titus, III, p. 125; pourquoi il vint à déplaire à la multitude, III, p. 130; supérieur aux Anciens dans ses Tragédies, III, p. 173; en quoi il a particulièrement excellé; court risque de perdre sa Réputation à la Représentation d'une de ses meilleures Pièces, IV, p. 202; combien il a excellé dans la Tragédie, V, p. 247; a surpassé tous les Anciens, V, p. 255.

1252. Défense du grand Corneille contre le commentateur des Œuvres de M. Boileau-Despréaux [Brossette], par le Père Tournemine.

Imprimée dans les Mémoires de Trévoux, mai 1717; réimprimée, en 1738, sous le seul titre de Défense du grand Corneille, dans les Œuvres diverses de P. Corneille (voy. le no 174).

1253. Le Cardinal de Richelieu et le grand Corneille, dialogue des morts, par Vauvenargues.

Ouvrage posthume, publié dans le Supplément aux Œuvres complètes de Vauvenargues; Paris, Belin, 1820, in-8.

1254. Dialogues of the Dead, [by George, Lord Lyttelton]. London, 1760. In-8.

Le Dialogue XIVe entre Boileau et Pope contient un bel éloge de Corneille.

1255. Commentaires sur le Théatre de Pierre Corneille, et autres morceaux intéressans, [par Voltaire]. S. l., 1764. 3 vol. in-12.

Édition séparée des notes et commentaires ajoutés par Voltaire à l'édition des Œuvres de Corneille publiée par lui en 1764 (voy. le no 640). Elle paraît avoir été faite sans sa participation.

1256. Commentaires sur le Théatre de Pierre Corneille, et autres morceaux intéressans, par M. de Voltaire. Amsterdam et Leipsic, 1765. In-12 de 478 et 208 pp.

Réimpression séparée des Commentaires de Voltaire, avec quelques additions.

1257. Commentaires sur Corneille, par Voltaire [avec Préface par Beuchot]. Paris, Didot, 1851. In-18.

1258. Éloge de Pierre Corneille, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté le prix d'Éloquence donné, en 1768, par Mgr le Duc de Harcourt, Gouverneur de Normandie, & Protecteur de l'Académie. Par M. Gaillard, de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres et Censeur Royal. A Rouen, Chez Ét. Vinc. Machuel, Imprimeur-Libraire de l'Académie, rue Saint-Lo. vis-à-vis le Palais. Et à Paris chez Saillant, rue S. Jean de Beauvais, 1768. In-8 de 2 ff. et 52 pp., texte encadré.

Réimprimé dans le t. Ier des Mélanges académiques, poétiques, littéraires, philologiques, critiques et historiques de Gaillard; Paris, Agasse, 1806.

C'est dans sa séance du 5 août 1765 que l'Académie de Rouen mit au concours l'éloge de Corneille. Gabriel-Henri Gaillard, qui remporta le prix, était né en 1726 à Hotel, ou Ostel, en Laonnois; il fut membre de l'Académie des Inscriptions (1760) et de l'Académie Française (1771).

1259. Éloge de P. Corneille, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté l'accessit du prix d'éloquence donné, en 1768, par Monseigneur le Duc de Harcourt, gouverneur de Normandie et protecteur de l'Académie, par M*** [P.-Sylvain Bailly]. Rouen, Machuel, et Paris, Saillant, 1768. In-8.

Réimprimé depuis avec quelques changements dans les Éloges de Charles V, de Molière, de Corneille, de l'abbé de La Caille et de Leibnitz, avec des notes; Berlin et Paris, Delalain, 1770, in-8; et dans les Discours et Mémoires, par l'auteur de l'Histoire de l'Astronomie; Paris, Debure l'aîné, 1790. 2 vol. in-8.

1260. Éloge de Corneille. Pièce qui a concouru au prix de l'Académie de Rouen en 1768, Par M. l'abbé de Langeac.—Sperare nefas sit vatibus ultra (Vida).—A Paris, Chez Le Jay, Libraire, quai de Gêvres, au Grand Corneille, M.DCC.LXVIII [1768]. In-8 de 42 pp. et 1 f. blanc.

Le titre porte la marque du libraire Le Jay, représentant un portrait de Corneille, entouré du vers fameux de l'Excuse à Ariste:

Je ne dois qu'à moi seul toute ma renommée.

1261. Éloge de P. Corneille, par M. L*** de L*** [l'abbé de la Serre].

Nouveaux Discours académiques; Nîmes, Gaude, 1768, in 12.

1262. Éloge de P. Corneille, qui a concouru à l'Académie de Rouen, en 1768, par M. Bitaubé. Berlin, G.-J. Decker, 1769. In-8.

1263. Éloge de Corneille, avec des notes. Paris, Delalain, 1770. In-8.

1264. Discours abrégé sur le grand Corneille.

Publié dans l'Almanach littéraire, ou Étrennes d'Apollon; Paris, veuve Duchesne, 1777, in-12, pp. 1-38.

1265. Portrait de Corneille, par Dorat.

Ce portrait a été inséré dans les Mélanges littéraires, ou Journal des Dames, dédié à la Reine, par M. Dorat, t. Ve, 1778, in-12, 3e cahier, pp. 385 sqq. Il a été reproduit dans le Coup d'œil sur la littérature, ou Collection de différens ouvrages tant en prose qu'en vers, en deux parties; Amsterdam, et se trouve à Paris, chez P.-F. Gueffier, 1780, 2 vol. in-8.

1266. Éloge de Pierre Corneille, par Lesuire, 1781.

Mentionné dans le Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, t. Ve (1781-1793), p. 28.

1267. Idées sur Corneille, par M. Grimod de La Reynière.

Se trouvent dans Peu de chose, hommage à l'Académie de Lyon; Neufchâtel et Paris, 1788, in-8.

1268. Corneille, par La Harpe.

Lycée, ou Cours de littérature ancienne et moderne; Paris, Agasse, 1799-1805, 19 vol. in-8, etc. Voy., dans la dernière édition (Paris, Didier et Lefèvre, 1834, 2 vol. gr. in-8 à 2 col.), le t. Ier, pp. 467-500.

1269. Eloge de Pierre Corneille, discours qui a remporté le prix d'éloquence décerné par la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut, dans sa séance du 6 avril 1808; par Mrie J.-J. Victorin Fabre. Paris, Baudouin, 1808. In-8 de 100 pp.

1270. Eloge de Pierre Corneille, discours qui a remporté le prix d'éloquence décerné par la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut; par Mrie J.-J. Victorin Fabre. Seconde édition, suivie de notes revues et augmentées. Paris, Baudouin, 1808. In-8.

M. Dussault a consacré à cet Éloge un compte-rendu reproduit dans ses Annales littéraires, ou Choix chronologique des principaux articles de littérature insérés par M. Dussault, dans le Journal des Débats, depuis 1800 jusqu'à 1817 (Paris, Maradan, 1818, 4 vol. in-8), t. IIIe, pp. 84-90.

1271. Eloge de Pierre Corneille, discours qui a obtenu l'Accessit au jugement de la Classe de la langue et de la littérature françaises; par L.-S. Auger. A Paris, chez Xhrouet, Deterville, Petit, 1808. In-8 de 2 ff. et 56 pp.

1272. Éloge de Pierre Corneille, qui a obtenu la première mention honorable au jugement de la Classe de la littérature et de la langue françaises; par René de Chazet. Paris, Le Normant, 1808. In-8.

1273. Éloge de Pierre Corneille, discours qui a concouru pour le prix d'éloquence proposé à la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut; par M. G. D. L. B*** [Gudin de la Brenellerie]. Paris, Patris, 1808. In-8.

1274. Éloge de Corneille, par M. A. J. [Jay]. Paris, Léopold Collin, juillet, 1808. In-8.

1275. Éloge de Pierre Corneille, par un jeune Français [Jules Porthmann]. Paris, Martinet, 1808. In-8.

1276. Éloge de Corneille [par de Montyon]. Londres, de l'imprimerie de P. da Ponte [s. d., mais vers 1808]. In-8 de 2 ff. et 43 pp., sans f. de titre.

«Il paraît, dit une Note de l'Éditeur placée à la première page, que, par des considérations étrangères à la littérature, cet Éloge de Corneille n'a point été admis au concours ouvert par l'Institut national. La comparaison de cet ouvrage avec ceux qui ont obtenu le suffrage de l'Institut national peut faire connaître lequel l'a mieux mérité.»

1277. Le Prononcé, ou La Prééminence poétique du grand Corneille, par F. L. Darrangon. A Paris, Chez Hénée, impr.-libr., rue et en face l'Église St.-Severin, no 6; Delaunay, librairie au Palais royal, Galerie de Bois; Dabris, Palais du Tribunat. M.D.CCC.VIII [1808]. In-8 de 1 f. pour le faux-titre et 29 pp.

1278. Le Journal de l'Empire, l'Institut et l'Éloge de Corneille, traités tous trois comme ils le méritent. Première Lettre au public impartial, par J. de Rochelines. Paris, Imprimerie de Brasseur aîné, 1808. In-8.

Cette lettre n'a pas eu la suite annoncée.

1279. Éloge de P. Corneille, proposé pour prix d'éloquence en 1808; par F. A. Guinaud. Paris, Le Normant, 1822. In-8.

1280. Corneille. Von August von Schlegel.

Vorlesungen über dramatische Kunst und Literatur (Heidelberg, 1809, 2 vol. in-8, et 1817, 3 vol. in-8).

Cours de littérature dramatique, traduit en français par Mme Necker de Saussure Paris, 1814, 3 vol. in-8).

1281. Discours qui a obtenu une médaille d'or de 300 fr. à la séance de la Société d'émulation de Rouen du 2 juin 1813, sur cette question: Quelle a été l'influence du grand Corneille sur la littérature française et sur le caractère national; par M. A. Thorel de Saint-Martin. Rouen, Baudry, 1813. In-8 de 44 pp.

1282. Corneille. Von Friedrich von Schlegel.

Voy. Geschichte der alten und neuen Literatur (Wien, 1815, 2 vol. in-8) Histoire de la Littérature ancienne et moderne, traduite de l'allemand par Duckett (Paris, 1829, 2 vol. in-8).

1283. Corneille. By Henry Hallam.

Voy. Introduction to the Literature of Europe, fourth Edition (London, 1854, 3 vol. in-8), t. IIIe, pp. 68-75.

Cet ouvrage parut pour la première fois en 1827; il en existe une traduction française.

1284. Corneille, par M. P. A., de Rouen.

Revue de Rouen, 1834, 2e semestre, pp. 277-283.

1285. Réflexions sur Rouen et sur Corneille, par M. Mary-Lafon.

Précis des travaux de l'Académie de Rouen, 1835, pp. 106 sqq.

1286. Corneille, par M. Sainte-Beuve.

Portraits littéraires (Paris, 1844, 2 vol. in-12), t. Ier.

M. Sainte-Beuve a, en outre, longuement parlé de Corneille dans son Histoire de Port-Royal, t. Ier, et dans ses Nouveaux Lundis, t. VIIe (Paris, 1867, in-12).

1287. Discours sur P. Corneille, prononcé à la Faculté des Lettres, par M. Saint-Marc Girardin.

Journal des Débats, 10 janvier 1852.

1288. Corneille, par M. Géruzez.

Histoire de la Littérature française, du moyen âge aux temps modernes (Paris, 1852, in-8), pp. 278-294.

1289. Corneille, par Désiré Nisard.

Histoire de la Littérature française, t. IIe, 2e édit. (Paris, 1854, in-8), pp. 107-166.

1290. Faculté des lettres. Cours de poésie française (12 décembre 1861). M. Charles Caboche chargé de la suppléance de M. Saint-Marc Girardin. Paris, Imprimerie de P.-A. Bourdier et Cie, 1862. In-8 de 30 pp. et 1 f. blanc.

Leçon d'ouverture sur Corneille.

1291. Corneille et ses Contemporains, discours prononcé à l'ouverture du cours de poésie française, le 17 décembre 1863, par M. Saint-René Taillandier, Professeur de littérature française à la Faculté des lettres de Montpellier, chargé de suppléer M. Saint-Marc Girardin. Paris, librairie Germer-Baillière, 1864. In-8 de 28 pp., y compris le titre.

1292. Étude sur Corneille, par Alexis Doinat. Paris, 1867. In-8.

On lit au verso du faux-titre: «Cette étude ne se trouve pas dans le commerce de la librairie.»

1293. Le Génie normand dans les lettres et dans les arts. Malherbe et Corneille. Discours prononcé devant la Société libre d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de l'Eure (section de Bernay), par Albert de Broglie, de l'Académie Française. Paris, Douniol, 1869. In-8 de 21 pp.

Extrait du Correspondant.

1294. Le Génie de Corneille, par D. Bancel. Réunion publique du Châtelet. Paris, Degorge-Cadot, [impr. Rochette], 1869. Gr. in-18 de v et 28 pp. (50 cent.)

Bibliothèque libérale.

M. Bancel, entraîné par les préoccupations du moment, a fait moins une conférence littéraire qu'un discours politique.

1295. Rozhled ve Dramatĕ francouském. Podává Frantiśek Zákrejs. Corneille.

Études sur le drame français, insérées par M. Fr. Zákrejs dans l'Osvĕta, listy pro rozhled v umĕni, vĕdĕ a politice, ročník II (v Praze, 1872, in-8), pp. 734-747; 830-840.

Les deux articles relatifs à Corneille contiennent des analyses et des extraits de ses principales pièces.

1296. La Tragédie en France. Tragiques et Tragédiens, par Jean Morel.

Revue de France, 3e année, t. Ve (Paris, 1873, in-8), pp. 507-533.

Cet article, écrit à propos de la reprise solennelle du Cid faite par le Théâtre-Français, en 1872, est spécialement consacré à Corneille.

1297. Discours [sur P. Corneille], prononcé par M. Ligneau, Professeur de Sixième, à la distribution des prix aux élèves du Lycée Corneille, le 6 août 1873. [Paris, 1873]. In-8 de 16 pp.

Extrait du palmarès du Lycée Corneille.

1298. Discours prononcé [à la distribution des prix du Lycée Corneille], par M. Caboche, inspecteur général de l'Université. [Paris, 1873]. In-8 de 6 pp. et 1 f. blanc.