Extrait du palmarès du lycée Corneille; les 3 ff. de texte sont paginés de 18 à 22.

Ce discours de circonstance est une réponse au précédent.

II.—Particularités de la vie littéraire de Corneille. Sa langue et ses théories littéraires; sa bibliographie.

1299. Lettre sur les Vers irréguliers; détails sur Corneille, Molière, etc.

Voy. cette lettre dans le Recueil de pièces curieuses (Amsterdam, Adrian Moetjens, 1694, in-12), t. IIIe, p. 330.

1300. Dissertation sur quelques passages de Sénèque et de Corneille, lue à la séance publique de la Société littéraire d'Arras, le 14 avril 1764, par M. Denis. Arras, 1764. In-12.

1301. Richelieu et les cinq Auteurs, scènes historiques par B. G.

Imprimées dans la Gironde, Revue de Bordeaux, t. Ier (1833, in-4), pp. 180 sqq.

1302. Corneille, imitateur des Espagnols, par Adolphe de Puibusque.

Histoire comparée des littératures espagnole et française (Paris, 1843, 2 vol. in-8), t. IIe, pp. 84-161.

1303. L'Hotel de Rambouillet et Corneille, par M. Henri Martin.

Revue indépendante du 25 juin 1845.

1304. Anecdotes littéraires sur Pierre Corneille, ou Examen de quelques plagiats qui lui sont généralement imputés par ses divers commentateurs français, en particulier par Voltaire; par M. Viguier, inspecteur général de l'Université. Rouen, de l'Imprimerie de A. Péron, 1846. In-8 de 69 pp. et 1 f. pour la table.

Mémoire lu à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, séances des 22 et 29 mai 1846.

Extrait de la Revue de Rouen et de la Normandie, 1846.

1305. P. Corneille dans ses rapports avec le drame espagnol, par Philarète Chasles.

Études sur l'Espagne et sur les influences de la littérature espagnole en France et en Italie (Paris, Amyot, 1847, in-12), pp. 447-461.

1306. Renseignements relatifs a Pierre Corneille, principalement en ce qui concerne l'Académie de Rouen; par M. A.-G. Ballin, archiviste. Lecture faite à la séance du 1er août 1848.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1848, pp. 261-294.

L'auteur de ce travail a relevé sur les registres de l'Académie toutes les séances qui ont été consacrées en tout ou en partie à Pierre Corneille. A la suite de cette notice, se trouve un Catalogue par ordre chronologique de divers opuscules concernant Pierre Corneille, la plupart composés par des Rouennais et publiés à Rouen; complément à la Bibliographie placée à la suite de l'Histoire de sa vie, par M. Jules Taschereau.

1307. Notes relatives a Corneille, lues à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, par M. Ballin. S. l. n. d. In-8 de 5 pp. et 1 f. blanc.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1850.

Cette communication comprend seulement la description d'un exemplaire de l'Imitation appartenant à M. Thomas, de Rouen, et du recueil de vers latins du P. de la Rue, dans lequel est réimprimé le sonnet: Au Roy, sur la Conqueste de la Franche-Comté (voy. le no 216).

1308. Essai sur les théories dramatiques de Corneille, d'après ses discours et ses examens. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris, par J.-A. Lisle, bachelier ès-sciences, licencié ès-lettres et en droit. Paris, A. Durand, [impr. W. Remquet et Cie], 1852. In-8 de 126 pp. et 1 f.

Cette thèse est dédiée à M. A. Bixio, ancien représentant du peuple.

1309. Molière musicien; notes sur les Œuvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault, Regnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-Évremond, du Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau, Beaumarchais, etc.; où se mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue française; par Castil-Blaze. Paris, Castil-Blaze, rue Buffault, 9, 1852. 2 vol. in-8.

L'auteur parle en particulier du Menteur (t. Ier, pp. 36-44).

1310. Note sur un Exemplaire du Théatre de Corneille, avec envoi d'auteur aux Jésuites, par M. A. de Bougy.

Athenæum français du 22 décembre 1855, p. 1114.

L'exemplaire dont il est ici question appartient à la Bibliothèque de l'Université; il porte la dédicace suivante qui jette un jour précieux sur les relations de Corneille avec ses anciens maîtres:

Patribus Societatis Jesu

Colendissimis præceptoribus suis

Grati animi pignus.

D. D. Petrus Corneille.

Ces quatre lignes sont suivies de ces vers empruntés à Juvénal:

Dii, majorum umbris tenuem, et sine pondere terram,

Qui præceptorem sancti voluere parentis

Esse loco.

1311. Les Commencements de P. Corneille, par A. Hatzfeld. Grenoble, Imprimerie de Prudhomme, 1857. In-8.

1312. Des Principes de Corneille sur l'art dramatique. Thèse de doctorat, présentée à la Faculté des lettres de Dijon, par B. Duparay. Lyon, Vingtrinier, 1857. In-8.

1313. La Vérité chez Corneille, démontrée par l'analyse de ses principaux personnages, par Alexandre Lecœur. Paris, L. Hachette, 1860. In-18.

1314. De la Langue de Corneille, par Ch. Marty-Laveaux.—Il est constant qu'il y a des préceptes puisqu'il y a un art, mais il n'est pas constant quels ils sont. (Corneille. Discours de l'utilité et des parties du poëme dramatique.) Extrait de la Bibliothèque de l'École des Chartes (5e série, t. II). Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, rue Pierre-Sarrazin, 14, [Imprimerie de Ad. Lainé et J. Havard], 1861. In-8 de 2 ff. et 48 pp.

Ce mémoire est l'introduction d'un vaste glossaire de Corneille, auquel l'Académie française a décerné un prix de 3,000 francs dans sa séance du 25 août 1859. M. Marty-Laveaux a publié le glossaire à la fin de sa grande édition des Œuvres de Corneille; l'introduction, qui ne rentrait pas dans le cadre de cette édition, est un morceau très-intéressant, qui peut y être joint.

1315. Le Grand Corneille Historien, par Ernest Desjardins. Paris, Didier et Cie, 1861. In-8 de 2 ff. et 352 pp.

Réunion d'articles publiés en feuilleton dans le Moniteur universel de 1860.

«J'ai voulu montrer, dit l'auteur, que Corneille est aussi grand historien que grand poëte.» Pour soutenir cette thèse, M. Desjardins examine successivement les treize pièces de Corneille relatives à l'histoire romaine, depuis Horace jusqu'à Attila (il passe sous silence Pulchérie). Il montre que ces pièces forment un vaste tableau de l'histoire de Rome, depuis son origine jusqu'à l'invasion des Barbares, et que, par une remarquable intuition, le poëte a saisi l'esprit des Romains et de leurs institutions avec autant de vérité que l'ont pu faire les grands historiens modernes, aidés des plus récentes découvertes.

Voy. sur cet ouvrage les articles critiques insérés dans le Figaro du 30 juin 1861 (par M. Jouvin); dans la Revue des Deux-Mondes du 15 juillet 1861 (par M. E. Lataye); dans la Correspondance littéraire, 5e année (1860-1861), pp. 436-439 (par M. G. Vattier); dans le Journal général de l'instruction publique du 4 janvier 1862; dans le Journal des Débats du 23 avril 1862 (par M. Louis Passy), dans le Constitutionnel du 27 février 1862 (par M. Sainte-Beuve).

1316. Le Grand Corneille Historien, par Ernest Desjardins. Deuxième édition. Paris, Didier et Cie, 1861. In-12 de 8 ff. et 352 pp.

Même édition que la précédente, tirée dans un format plus petit.

1317. Un Mot d'Horace cité par Corneille.

Un lecteur de la Correspondance littéraire demande, par la voie de ce journal, la source à laquelle Corneille a puisé une citation attribuée par lui à Horace dans l'avis Au Lecteur qui précède l'édition des Œuvres données en 1648: «Je dirois la mesme chose de la liaison des scenes, si j'osois la nommer une règle, mais, comme je n'en voy rien dans Aristote, que nostre Horace n'en dit que ce petit mot: neu quid HIET, dont la signification peut estre douteuse.....» (Correspondance littéraire, 6e année, 1861-1862, p. 116). M. Dübner répond (ibid., pp. 146 sq.) que l'auteur du Cid a certainement voulu citer ces vers biens connus:

Neu quid medios intercinat actus

Quod non proposito conducat et haereat apte,

mais que sa mémoire l'aura trompé.

1318. Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du xviie siècle en général, par M. Frédéric Godefroy, auteur de l'Histoire de la littérature française, depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours. Couronné par l'Académie française, en 1859 et en 1861. Paris, Librairie académique Didier et Cie, 1862. 2 vol. in-8.

T. Ier: faux-titre et titre;—dédicace à Mme Godefroy mère;—IV pp. pour la Préface;—CXXIII pp. pour l'Introduction;—404 pp.

T. IIe: 2 ff. pour les titres, 464 pp., 1 f. d'Errata et Addenda et 1 f. blanc.

1319. Corneille précieux, par V. G.

Le Chasseur bibliographique, no 11 (Paris, nov. 1862, in-8), pp. 8-10.

1320. Corneille, poëte comique, par M. Paul Vavasseur; discours de réception prononcé à la séance publique de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen. Rouen, Imprimerie de Boissel, 1864. In-8.

1321. De la Rime, d'après Boileau et Racine, avec des suppléments relatifs a Corneille et a MOLIÈRE, par H. Billet, chef d'institution. Noyon, D. Andrieux, 1864. In-8 de 74 pp.

1322. Note sur Pierre Corneille considéré a tort comme l'auteur du poëme l'Occasion perdue recouverte; lue à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen par Édouard Frère. Rouen, Imprimerie de H. Boissel, successeur de A. Péron, 1854. In-8 de 19 pp.

Tiré à 50 exemplaires.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1862-1863, séance du 5 décembre 1862.

1323. Corneille, Shakespeare et Goethe. Étude sur l'influence anglo-germanique en France au XIXe siècle, par William Reymond. Avec une lettre-préface de M. de Sainte-Beuve [sic]. Berlin, Lüderitz, 1864. In-8.

1324. Corneille et Guillen de Castro.

Littérature et Philosophie, par Émile Ferrière (Paris, Marpon, 1865, in-12), pp. 215-304.

M. Ferrière entreprend «de montrer, pièces en main, que Guillen de Castro, dans la Jeunesse du Cid, ne le cède point à Corneille, au triple point de vue des personnages, du dialogue et de la conduite de la pièce; et qu'il a déployé plus d'invention, en un mot, de génie, dans la conception première du drame».

1325. Une Séance de l'Académie des Palinods en 1640. Discours prononcé, le 7 août 1867, dans la séance solennelle de l'Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Rouen, par Édouard Frère, président. Suivi des Poësies Palinodiques de Jacqueline Pascal, de Pierre, Antoine et Thomas Corneille. Rouen, Auguste Le Brument, et Paris, Tardieu, 1867. In-8 de 2 ff., 49 pp. et 1 f. pour la Table.

Tiré à 125 exemplaires, sur papier vergé.

L'Académie des Palinods était une confrérie qui se réunissait à Rouen le 8 décembre de chaque année pour célébrer l'Immaculée Conception de la Vierge. Elle avait été fondée vers la fin du XVe siècle et avait reçu du pape Léon X des priviléges spéciaux. Les trois frères Corneille composèrent successivement des vers pour les Palinods. Nous avons déjà parlé d'une pièce attribuée à Pierre Corneille par M. Édouard Fournier (Notes sur Corneille, p. VII), pièce qui aurait été lue par le poëte au concours de 1633 (voy. no 1199). Il est possible que ce fragment soit authentique, mais personne n'a pu dire d'où il a été tiré, et M. Fournier lui-même n'a pu fournir aucun renseignement à ce sujet. En 1640, Jacqueline Pascal remporta le prix pour des strophes composées sous l'inspiration de l'auteur du Cid, et Corneille improvisa pour elle un remercîment. Antoine Corneille, son second frère, né en 1611, chanoine régulier de Saint-Augustin, puis sous-prieur au Prieuré du Mont-aux-Malades, obtint des prix en 1636, 1638, 1639 et 1641; enfin Thomas fut couronné en 1641.

M. Édouard Frère a réuni à la suite de son discours les vers composés par les trois Corneille pour la confrérie rouennaise.

1326. La Gloire des armes chez Corneille, par E. de la Barre Duparcq. Orléans, 1868. In-8 de 13 pp.

Tiré à 200 exemplaires.

1327. Corneille et l'Acteur Mondory, par M. F. Bouquet, professeur au Lycée Impérial et à l'École supérieure des sciences et des lettres de Rouen. Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1869. In-8 de 27 pp.

Extrait de la Revue de Normandie (février-mars 1869), t. IXe, pp. 185-113; 145-161.

1328. Corneille historien.

Article de M. A. Thiénot dans le Constitutionnel du lundi 2 août 1869.

1329. Corneille als Lustspieldichter. Von E. Schmidt.

Archiv für das Studium der neuern Sprachen, t. Le (Braunschweig, 1873, in-8).

III.—Discours, critiques et parallèles relatifs a Corneille et a Racine.

1330. Parallèle de Corneille et de Racine, par M. de Longepierre.

Ce Parallèle, inséré d'abord dans les Jugements des Savants, de Baillet (1686), a été réimprimé dans le Recueil cité ci-après (no 1336).

1331. Entretien sur les tragedies de ce temps [par l'abbé de Villiers]. A Paris, chez Michalet, 1675. In-12.

Pièce relative à Corneille et à Racine. Elle est réimprimée dans le Recueil cité plus loin (no 1336).

1332. Parallèle de M. Corneille et de M. Racine, par M. Fontenelle, [1693]. 1 f.

Ce Parallèle a été souvent réimprimé. Le plus ancien recueil où nous l'ayons trouvé, dit M. Taschereau, est le volume intitulé: Voyage de MM. de Bachaumont et de La Chapelle, avec un mélange de pièces fugitives tirées du cabinet de M. de Saint-Évremont (Utrecht, Galma, 1697, in-12).

1333. Dissertation sur les caractères de Corneille et de Racine, contre le jugement de La Bruyère, par M. Tafignon. Paris, 1705. In-12.

Réimprimée dans le Recueil cité plus loin (no 1336), et dans les Œuvres diverses de P. Corneille, édition d'Amsterdam, 1740, in-12 (no 175), pp. XXXI-LX.

Le jugement de La Bruyère se trouve dans le premier chapitre des Caractères.

1334. Dissertation sur les pièces de Corneille et de Racine.

Imprimée dans le Mercure d'octobre 1717, pp. 35-59.

1335. Dispute littéraire sur les Œuvres de Corneille et de Racine. A M. de ***.

Imprimée dans les Amusements du cœur et de l'esprit (Paris, Didot, 1736, in-12), t. IIe, pp. 291-314.

1336. Recueil de Dissertations sur plusieurs Tragédies de Corneille et de Racine, avec des Réflexions pour & contre la Critique des Ouvrages d'esprit, & des Jugemens sur ces Dissertations. A Paris, Chez Gissey, rue de la vieille Boucherie; Bordelet, rue Saint-Jacques, [de l'Imprimerie de Gissey], M.DCC.XL [1740]. Avec Approbation & Privilége du Roi. 2 vol. in-12.

T. Ier: 2 ff. pour le titre et la Table du 1er vol.; 1 f. pour la Table du 2e vol.; cxxvj et 373 pp.; 1 f. qui ne contient que le mot Privilége en réclame; 2 ff. pour le Privilége et 1 f. blanc.

T. IIe: 1 f. de titre et 414 pp.

Le privilége, daté du 9 septembre 1739, est accordé pour six ans à Henry-Simon-Pierre Gissey.

Ce recueil, publié par l'abbé Granet, contient:

1o Préface de Granet, t. Ier, pp. I-CXXIV;

2o Entretien sur les Tragédies de ce temps, par M. l'abbé de Villiers; Paris, 1675, in-12: t. Ier, pp. 1-46;

3o Parallèle de Corneille et de Racine, par M. de Longepierre, dans les Jugemens des Sçavans de Baillet, 1686: t. Ier, pp. 47-69;

4o Dissertation sur les Caractères de Corneille et de Racine contre le Jugement de La Bruyère, par M. Tafignon; Paris, 1705, in-12: t. Ier, pp. 70-98;

5o Le Jugement du Cid, composé par un Bourgeois de Paris, Marguillier de sa paroisse; Paris, 1637, in-8: t. Ier. pp. 99-113;

6o Lettre de M. l'abbé de Boisrobert à M. Mairet: t. Ier, pp. 114-117;

7o Critique de la Sophonisbe de Corneille, tirée de la troisième Partie des Nouvelles Nouvelles, par M. Dauneau de Visé; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 118-133;

8o Dissertation concernant le Poëme dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille, intitulée Sophonisbe, par l'abbé d'Aubignac; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 134-153;

9o Défense de la Sophonisbe de M. Corneille, par M. Dauneau de Visé; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 154-194;

10o Lettre sur les Remarques qu'on a faites sur la Sophonisbe de M. Corneille; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 195-212;

11o Seconde Dissertation concernant le Poëme dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille, intitulée Sertorius, par l'abbé d'Aubignac; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 213-292;

12o Défense du Sertorius de M. Corneille, par M. Dauneau de Visé; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 293-373;

13o Troisième Dissertation concernant le Poëme dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille, intitulée l'Œdipe, par l'abbé d'Aubignac; Paris, 1663, in-12: t. IIe, pp. 1-69;

14o Dissertation sur la Tragédie de Racine, intitulée Alexandre, à Madame Dourneau; par M. de Saint-Évremond; dans les Œuvres de Saint-Évremond, Amsterdam, 1726, in-16: t. IIe, pp. 70-84;

15o La Folle Querelle, ou la Critique d'Andromaque, Comédie de M. de Subligny; Paris, 1668, in-12: t. IIe, pp. 85-187;

16o La Critique de la Bérénice de Racine, par l'abbé de Villars; Paris, 1671, in-12: t. IIe, pp. 188-207;

17o La Critique de la Bérénice de Corneille, par le même; Paris, 1671, in-12: t. IIe, pp. 208-222;

18o Réponse à la Critique de la Bérénice de Racine, par Subligny; Paris, 1671: t. IIe, pp. 223-254;

19o Tite et Titus, ou les Bérénices, Comédie en trois actes; Utrecht, 1673, in-12: t. IIe, pp. 255-312;

20o Remarques sur l'Iphigénie de Racine; Paris, 1675, in-12: t. IIe, pp. 313-350;

21o Dissertation sur les Tragédies de Phèdre et Hippolyte, par Subligny; Paris, 1677, in-12: t. IIe, pp. 351-414.

L'abbé Granet dit, dans sa Préface, qu'il a formé le dessein de donner une histoire critique des principales disputes élevées en France, depuis le commencement du XVIIe siècle, en matière d'éloquence, de poésie, d'histoire et de tout ce qui a rapport aux belles-lettres. «Ce dessein m'a obligé, ajoute-t-il, de rassembler une infinité de petits écrits qui sont devenus fort rares, et dont une partie a formé les deux volumes que je publie, parce qu'ils m'ont paru renfermer des détails curieux, concernant le Théâtre-François, et retracer en partie le progrès du goût en fait de Poésie dramatique.

«Il n'en est point des critiques des pièces de Théâtre comme des critiques de la plupart des autres ouvrages. Un homme de lettres examine dans son cabinet un livre nouveau; il en démêle tous les rapports, les beautés et les défauts; ce n'est, à proprement parler, que l'ouvrage de son esprit; mais une pièce de théâtre qui a été représentée plusieurs fois essuye la critique du parterre et du public; cette critique vole de bouche en bouche, et l'auteur qui, dans un écrit imprimé, s'érige en censeur de la pièce, ne manque pas de profiter de ces observations; ainsi il est en partie l'écho du public, dont il atteste le goût aux siècles à venir.

«Des personnes zélées pour la gloire de Corneille et de Racine, opposeront peut-être qu'un pareil Recueil ne sçauroit être honorable à leur mémoire, et qu'il vaudroit mieux laisser périr de pareils écrits. Mais, outre que dans quelques-uns ils sont défendus, il y en a d'autres où leurs beautés et leurs défauts sont équitablement pesés. Je ne vois pas que des ouvrages faits contre ces deux grands Poëtes puissent jamais nuire à leur réputation; ils ne servent qu'à faire connoître la manière dont on a apprécié leurs productions, auxquelles je conviens qu'en bien des choses on a dans la suite rendu plus de justice, parce que le goût s'est épuré et que l'intelligence des beautés dramatiques est devenue plus lumineuse.»

1337. Lettre sur Corneille et sur Racine, par M. l'abbé Simon [Louis-Benoît]. S. l., 1758. In-12.

1338. Parallèle des trois principaux Poëtes tragiques françois, Corneille, Racine et Crébillon, précédé d'un abrégé de leurs vies et d'un catalogue raisonné de leurs ouvrages, avec plusieurs Extraits des Observations faites par les meilleurs juges sur le caractère particulier de chacun d'eux... [par Fontanelle, Vauvenargues, Gaillard, etc., etc.] Paris, Saillant, 1765. In-12.

1339. Dissertation sur Corneille et Racine, suivie d'une Épître en vers [par Durosoi]. Londres et Paris, Lacombe, 1773. In-8.

1340. Observations sur Racine et incidemment sur Corneille.

Mélanges académiques, de Gaillard, t. IIIe, pp. 320-402.

1341. Sur Corneille et Racine.

Fragment en prose inséré sans nom d'auteur dans les Quatre Saisons du Parnasse, publiées par Fayolle; 2e année, Printemps (Paris, Mondelet, 1806, in-12), pp. 229-234.

1342. Corneille, Racine et leur époque, par M. Auguste de Lavallery.

Essor, préludes philosophiques et littéraires, t. Ier, 2e livr. (Paris, 20 septembre 1833, in-8), pp. 33-42.

1343. Corneille, Racine et Molière. Deux cours sur la poésie dramatique française au XVIIe siècle par Eugène Rambert, ancien professeur à l'Académie de Lausanne, professeur à l'École polytechnique fédérale de Zurich. Lausanne, A. Delafontaine, Libraire-Éditeur, 1861. In-8 de 516 pp. et 1 f. d'Errata.

1344. Corneille et Racine ont-ils fait parler l'antiquité?

Littérature et Philosophie par Émile Ferrière (Paris, Marpon, 1865, in-12), pp. 31-58.

M. Ferrière prend ça et là quelques vers de Corneille et de Racine, qui expriment des sentiments tout modernes, et se hâte de conclure que ni l'un ni l'autre n'ont su faire parler l'antiquité. Mais les vers que cite M. Ferrière sont tous empruntés à des scènes d'amour, c'est-à-dire aux scènes où les auteurs n'ont pas voulu s'écarter du goût raffiné de leur siècle; il serait facile de leur en opposer d'autres, tels que les discours politiques de Cinna, de Nicomède et de Britannicus. La conclusion du critique est donc fausse, en ce qu'elle est trop absolue.

1345. Observationes grammaticae et lexicologicae de lingua Corneliana et Raciniana.—Remarques grammaticales et lexicologiques sur la langue de Corneille et celle de Racine. Dissertatio philologica quam die VII mensis decembris A. MDCCCLXXI publice defendet Petrus Aretz Rhenanus. Bonnae, formis I. F. Carthausii. In-8 de 46 pp. et 1 f.

XIX.—DISSERTATIONS, CRITIQUES, PIÈCES DE THÉATRE ET PARODIES RELATIVES AUX OUVRAGES SÉPARÉS DE CORNEILLE.


I

1346. Mélite, ou la première Pièce de Corneille, nouvelle historique, par Dumersan.

Le Monde Dramatique, t. Ive, pp. 337 sqq., no Du 6 Juin 1837.

Cette nouvelle a été mise par l'auteur en un acte et en vers, et représentée sous cette forme sur le théâtre des arts à rouen le 29 juin 1837. Voy. le no 1570.

VII

1347. Parallèle des beautés de Corneille avec celles de plusieurs scènes de la Médée de Sénèque.

Lu à la séance de la Société libre d'émulation de Rouen du 16 juin 1804.

VIII

1348. Décoration de l'Illusion Comique.

La Bibliothèque nationale possède (msc. franç., no 24330) un manuscrit intitulé: Mémoire de plusieurs décorations qui serue [sic] aux pieces contenus [sic] en ce present Liure commance per Laurent mahelot Et continué par michel Laurent En lannee 1673. In-fol.

Ce manuscrit, dont les deux auteurs étaient fort ignorants, contient la description suivante, accompagnée d'un grand dessin. En dépit du titre, il ne peut être question ici que de l'Illusion comique:

«La Mélite» de M. de Corneille.

«Au milieu il faut un Palais bien orné. A un costé du theâtre [à droite] un autre pour un Magicien, au-dessus d'une montaigne; de l'autre costé du theatre un parc. Au premier acte, une Nuict, une Lune qui marche, des rossignols, un Miroir enchanté; Vne baguette pour le Magicien, des Carquans ou Menottes, des trompettes, des Cornets de Papier, un chapeau de ciprez pour le Magicien.»

Le continuateur du manuscrit, plus ignorant encore que le premier, n'a pas été en état d'esquisser même un dessin grossier. Il s'est borné à nous donner une liste des pièces qui composaient le répertoire courant de 1673 à 1685, avec l'indication sommaire des décorations et des accessoires requis pour la représentation. Les pièces de Corneille qui figurent dans cette liste sont: le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Rodogune, Héraclius, Andromède, Don Sanche, Œdipe, Sertorius, Othon et Suréna.

Voici un spécimen des indications recueillies par le machiniste:

Rodogune.

Theatre est une salle de palais au second acte il faut un fauteuille [sic] et deux tabourest [sic] au cinquiesme acte trois fauteuille Et un tabourest une coupe d'or.

L'indication d'Andromède, «pièce en machine Jouee en 1682 Et recommancee [sic] le 22 janvier 1683» montre que le théâtre auquel appartenait Michel Laurent était le théâtre du faubourg Saint-Germain.

Les dernières indications fournies par le machiniste ont été recueillies par M. E. Despois (le Théâtre français sous Louis XIV; Paris, 1874, in-12, pp. 410-415), mais l'auteur de cet excellent travail n'a pas eu l'idée d'y faire figurer le décor de l'Illusion comique.

IX

1349. L'Avtevr || dv vrai Cid || espagnol, || a ||son Tradvctevr || François. || Sur vne Lettre en vers qu'il a fait Imprimer,||intitulée, Excuse à Ariste, Où, après cent || traicts de vanité, il dit de soy-mesme, ||Ie ne dois qu'à moy seul toute ma renommée. [Paris, 1637]. In-8 de 2 ff., caract. ital.

Ce pamphlet, attribué par Corneille à Mairet, paraît avoir été le premier factum dirigé contre le Cid, après l'imprudente Excuse à Ariste (voy. le no 141); il se compose de six strophes de six vers signées: Don Baltazar de la Verdad. Voici les deux premières strophes:

L'Espagnol.

Je parle à toy vanteur, dont l'audace achevée,

S'est depuis quelques jours dans le Ciel eslevée,

Au mespris de la terre, et de ses habitans,

A toy dont l'insolence en tes escrits semée

Et bien digne du fast des plus foux Capitans,

Soustient que ton merite a fait ta renommée.

Les noms de deux ou trois, dont tu veux faire acroire,

Qu'en les traittant d'esgaux tu les combles de gloire

Dans l'Espagne, et plus outre avoient déja couru,

Mais de ton froid esprit qui se paist de fumée,

Rien certes dans Madrid n'avoit jamais paru,

Et le Cid seulement y fait ta renommée.

1350. Observations || svr || le Cid. || A Paris. || Aux despens de l'Autheur || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 2 ff., dont le premier est blanc, et 96 pp.

Première édition de la célèbre critique de Scudéry; elle se reconnaît aux Fautes d'Impression indiquées au verso du titre:

Page 12, ligne 3: euenemeut, lisez euenement.
Page 14, ligne 8: ses, lisez ces.
Page 14, ligne 11: Sopocle, lisez Sophocle.
Page 44, ligne 6: Mone, lisez Monsieur.

Dans certains exemplaires, on a retourné le f. blanc et l'on a encarté entre ce f. et le f. de titre l'édition de l'Excuse à Ariste, décrite ci-dessus (no 142).

1351. Observations || svr || le Cid. || Ensemble l'excuse à Ariste & || le Rondeau. || A Paris, || Au [sic] despens de l'Autheur. || M.DC.XXXVII, [1637]. In-8 de 4 ff. et 96 pp.

Collation des feuillets préliminaires: titre avec un fleuron composé de rinceaux dans le milieu desquels se trouve une tête coiffée de plumes; 3 ff. pour l'Excuse à Ariste et le Rondeau.

Cette édition se distingue facilement de la précédente, même si elle est incomplète des feuillets préliminaires, parce que les fautes d'impression y ont été corrigées.

1352. Observations || svr || le Cid. || Ensemble l'excuse à Ariste & || le Rondeau. || A Paris. || Au [sic] despens de l'Auteur. || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 4 ff., 94 pp. et 1 f. blanc.

Collation des feuillets préliminaires: titre;—5 pp. pour l'Excuse à Ariste;—1 p. pour le Rondeau.

1353. Les || Favtes || remarqvees || en la || Tragicomedie || dv Cid. || A Paris, || Aux despens de l'Autheur. || M.DC.XXXVII. In-8 de 43 pp., y compris le titre.

Même ouvrage que le précédent sous un autre titre. Le titre de départ, p. 3, porte: Observations sur le Cid.

C'est au factum de Scudéry que Corneille répondit dans sa Lettre apologétique (voy. le no 144).

1354. La || Deffense || dv Cid. || A Paris, || M.DC.XXXVII [1637]. In-4 de 28 pp., y compris le titre.

Le titre porte un fleuron qui nous paraît être celui de L. Maurry, de Rouen. Ce détail a son importance, parce qu'il prouverait que la Deffense du Cid aurait été écrite, sinon par Corneille lui-même, du moins sous son inspiration, par un de ses compatriotes.

Voici en quels termes M. Taschereau (Hist. de Corneille, 2e édit., p. 301) a parlé de cette pièce:

«Cette Défense du Cid, à laquelle il est fait allusion dans plusieurs des pamphlets dont nous aurons bientôt occasion de parler, notamment dans la Lettre apologétique du sieur Corneille (1637), est mentionnée t. I, p. lxxix, du Théâtre de Corneille, édit. de 1747, et t. V, p. 256, de l'Histoire du Théâtre-Français (par les frères Parfaict), et, avant cela, dans les Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres (voir t. XX, p. 88 et suiv.). Nous devons avouer qu'elle a échappé à toutes nos recherches, et nous ne l'avons même vu mentionner nulle part, de manière à croire que ceux qui en ont parlé aient été plus heureux que nous. Ainsi Niceron, qui, en citant la plupart des pamphlets publiés à l'occasion du Cid, donne exactement le nombre de pages de chacun de ceux qu'il cite, ne le fait pas pour la Défense du Cid, et, s'il en indique le format, c'est qu'en indiquant celui dans lequel furent imprimées toutes les autres pièces de cette discussion, il aura cru pouvoir donner comme une certitude une conjecture assez vraisemblable.»

Les recherches de M. Marty-Laveaux n'ont pas eu plus de succès que celles de M. Taschereau; mais du moins le savant éditeur a donné, d'après des notes manuscrites de Van Praet, une description assez exacte de la pièce (il indique cependant 32 pp. au lieu de 28). Nous avons eu la bonne fortune de trouver enfin un exemplaire de la Deffense du Cid à la bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 458 (1) Rés.), et, comme la même collection possède plusieurs autres pièces sur le Cid, qui n'ont été décrites que par Van Praet et qui ne sont nulle part ailleurs, nous croyons que cet exemplaire est celui que le célèbre bibliographe aura eu entre les mains.

Pour donner une idée de ce factum, nous en transcrivons fidèlement le début:

La
Deffense
DV CID.

Ces iours passez voyant paroistre vn liuret contre le sentiment commun, et contre l'approbation generale que tous les bons Esprits auoiēt dōnee à la Tragicomedie DV CID, et remarquant que ce liuret poussoit vne si foible voix qu'on empruntoit tous les Echos de la Gazette pour la faire mieux retentir, et que d'ailleurs il se presentoit hors de saison apres auoir souffert sans resistance que son ennemy fist la conqueste et triomphast de la creance de tout le monde: ie iugeay que son effet seroit pareil à celuy d'vne troupe de picoteurs qui n'osant affronter vn regiment le laissent libremēt passer pour venir fondre apres sur la queuë et se ruer sur le bagage. Et me sentant pressé par la clameur importune de ces Gazettons du Pont-Neuf pendant une semaine ne voyant point de iour à me mettre en colere contre eux mon despit s'auança iusqu'au liure que l'achetay tout indigné de ce qu'il troubloit le plaisir que l'auois eu à lire quelques Scénes DV CID, à l'ouuerture du premier feuillet ma veuë tomba sur ces mots AVX DESPENS DE L'AVTHEVR: certes pensay-ie en moy, cet esprit prognostique, comme vn fidele Almanach, l'euenement de son liure qui aura cours au despens de sa reputation. Et me mettant à lire pour entreuoir le dessein de l'Autheur dedans le cours de ses paroles. Ie fis iugement que cet œuvre estoit la descharge de sa melancolie, me persuadant par la suite de son discours que le grand esclat de l'ouurage fait pour LE CID, auoit produit sur l'ame de ce personnage ce que le Soleil fait quand il est joint à la canicule à l'endroit de nos corps qu'il desseiche et recuit, et faisant boūillir au dedans la melancolie, rend la ratte où elle se retire fort dure et importune. Ie le leuz donc en paix, et permis le libre cours à cet esprit qui se purgeoit, dont ie ne m'offensois non plus que des plaintes d'vn malade de qui le mal cautionne et excuse l'impatience, me promettant que cet homme seroit desormais bien gay apres auoir mis hors tant de mauuaises humeurs, ce qui me fait croire que ie pourrois par vne Response l'aborder seurement sans craindre son indignation, pensant bien qu'il n'y en pourroit plus auoir, ayant jetté tant de bile noire: En tout cas ie me suis persuadé qu'il ne sera pas plus mauuais à la recharge qu'à l'attaque, où son plus grand feu est employé. Et comme le grand zele qui l'anime à l'honneur des Poëtes luy a fait prēdre la plume, le desir de mettre paix entre deux combatans, me porte à en arrester le cours en luy monstrant tout doucement que sa veuë est préoccupée, et son organe vicie comme d'un fievreux à qui le vin semble amer à cause du fiel qui s'amasse sur sa langue et sur son palais. Des esprits plus auātageux que le mien eussent renuoyé son liure à la jalousie conceuë à l'encontre DV CID, comme vn effet naturel a sa cause propre, mais ie me suis volu efforcer d'auoir de luy de plus hauts sentimens, et croire quoy qu'à peine qu'vne grande ame comme la sienne ne se laisse pas toucher, ny mesme abborder par l'enuie qui est la plus basse de toutes les passions de l'homme, et le plus fort argument qu'il est esloigné de la vertu, puisque par elle le bien luy desplaist mesme en autruy, où il ne le peut contraindre à aucune subjection, mais en voulant le refuter, i'ay bien rencontré de l'obstacle, trouuant son ordre si confus qu'il offusque son dessein: Sa pēsee est de frapper sur celuy qui nous a fait parler François, cette belle Tragicomedie, mais n'y trouuant que peu ou point de prise il s'est fait de l'Autheur et du Traducteur vn seul objet de son mespris, les meslant confusément tous deux comme vn sujet vnique de la Satire qu'il en fait, mais par ce que l'ordre me plait, ie traitteray à part ce qu'il dit contre l'Autheur et separement, aussi les deffauts qu'il allegue contre son Traducteur faisant ainsi de ce discours deux parties sans obmettre pourtant la suite des cinq poincts où se reduit sa censure lesquels ie cite mot à mot:

1. Que le sujet n'en vaut rien.
2. Qu'il choque les principales reigles du Poëme Dramatique.
3. Qu'il manque de iugement en sa conduite.
4. Qu'il a beaucoup de meschans vers.
5. Que presque tout ce qu'il a de beautez sont empruntées.

De ces cinq articles, les trois premiers ne peuvent regarder que l'Autheur, le Traducteur n'y a point de part, il n'a qu'à ne deffendre des derniers où l'imposition qu'on luy fait est si legere qu'elle ne merite pas son courroux, vne moindre plume de beaucoup que la sienne pourra bien destourner le coup.

(Suit la première partie.

1355. La Voix || pvbliqve. || A || Monsievr de || Scvdery sur les || Obseruations du Cid. || A Paris. || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 7 pp.

1356. L'Incognv || et || Veritable Amy || de Messievrs de || Scvdery et || Corneille. || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 7 pp., y compris le titre.

L'auteur, qui signe D. R., et que le P. Niceron a cru être Rotrou, voudrait concilier Scudéry et Corneille.

1357. Le || Sovhait || dv Cid || en favevr || de Scvderi. || Vne Paire de Lunettes || pour faire mieux ses Obseruations. M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 36 pp.