Au verso de la p. 75, se trouve le privilége général accordé pour dix ans au sieur Guyenet, concessionnaire de l'Opéra, à la date du 22 juin 1709, avec mention de la cession faite par Guyenet à Ballard, pour l'impression des livrets et de la musique.

Distribution des rôles lors de cette reprise: Hardouin, Céphée; Mlle Milon, Cassiope; Mme Pestel, Mérope; Mlle Journet, Andromède; Thévenard, Phinée; Cochereau, Persée; Guédon, Mercure, etc.

1150. Persée, Tragedie, representée par l'Academie Royale de Musique, le 17. Avril 1682, et ensuite à Versailles au mois de Juin; Remise au Theatre le Dimanche 8. Novembre 1722. A Paris, Chez la veuve de Pierre Ribou, sur le Quai des Augustins, à la descente du Pont-Neuf, à l'Image Saint-Louis. M.DCC.XXII [1722]. Avec Privilege du Roi. In-4 de xvj et 67 pp.

Au verso de la p. 67, le privilége général accordé pour dix-neuf ans à Besnier, Chomat, Duchesne et de la Val de Saint-Pont, à la date du 10 août 1713, et cédé par eux à Ribou.

Distribution des rôles lors de cette reprise: Dubourg, Céphée; Mlle C. Antier, Cassiope; Mlle L. Antier, Mérope; Mlle Tulou, Andromède; Thévenard, Phinée; Muraire, Persée; Tribou, Mercure.

Après Quinault et Lulli, le sujet de Persée et d'Andromède a été repris si souvent par les compositeurs d'opéras qu'il ne nous a pas été possible de constater les emprunts qui ont pu être faits à Corneille. Nous nous bornerons à indiquer sommairement les opéras qui, par leur titre, se rapprochent de l'Andromède française:

Andromeda, Dramma per musica; [poesia di P. Pariati, musica di Marcantonio Ziani], rappresentato nel giorno natalizio della Sacra Cesareo-Real Maestà dell' Imperatore Carlo VI. Vienna, 1714.

Andromeda, Dramma per musica; poesia di           ?; musica di Leonardo Leo. Napoli, 1742.

Andromède, Drame en musique [en trois actes et en vers libres italiens]. Musique d'Ignace Fiorillo. Cassel, Estienne, 1761. In-8.

Édition italienne, avec traduction française en prose.

Andromeda, Dramma per musica; poesia di           ?; musica di Paisiello. Milano, 1770.

Andromède, Ballet héroïque et Pantomime, de la composition de M. Granger, musique de M. Raubach, décorations de M. Gradizzi, costumes du sieur Génard. Saint-Pétersbourg, de l'imprimerie de l'Académie impériale des sciences, 1772. In-8 de 18 pp.

Perseo, Dramma per musica di           ?; musica di M. Gasp. Sacchini. Londra, 1774.

Andromeda, grosse Oper von           ?; Musik von Joh. Fried. Reichhardt. Berlin, 1778.

Persée, Tragédie lyrique par Quinault [réduite par Marmontel]; musique de Filidor. Paris, 1780.

Persaeus und Andromeda, grosse Oper von Baumgärtner. 1780.

Andromeda E Perseo, Dramma per musica; poesia di ?; musica di J. M. von Haydn. 1780.

Andromeda, Dramma per musica; poesia di           ?; musica di Pietro Persicchini. Varsovia, 1782?

Andromeda e Perseo, Dramma per musica; poesia di           ?; musica di Marescalchi. Roma, 1784.

Persaeus und Andromeda, grosse Oper von ? ; Musik von Druzechy. Pest, 1787?

Andromeda, Dramma per musica; poesia di ? ; musica di Vittorio Trento. Napoli, 1792 (?) e 1805.

Andromeda, grosse Oper von           ?; Musik von Jos. Elm. Naumann. 1795?

Andromeda, Dramma per musica; poesia di G. Bertati; musica di Nic. Antonio Zingarelli.

Cet opéra, non cité par Fétis, a été joué en Italie vers 1800.

Andromeda, liryczna tragedya L. Osińskiego; musyka Jos. Elsnera. Warzawa, 1807.

Osiński a dû s'inspirer de Corneille, d'autant plus qu'à la même époque il traduisit le Cid, Horace et Cinna (voy. les nos 1065-1069).

1151. Persée et Andromède, ballet-pantomime en trois actes, par M. Gardel, maître des ballets de Sa Majesté impériale et royale; musique arrangée et composée par M. Méhul. Représenté, pour la première fois, sur le Théâtre de l'Académie Impériale de Musique, le 8 Juin 1810. Prix: 75 centimes. A Paris, Chez Bacot, Libraire, au Palais-Royal, Galerie de bois, no 252, côté du Jardin. 1810. De l'Imprimerie d'A. Égron, Imprimeur du Tribunal de commerce. In-8 de 32 pp. en tout.

«Le sujet de Persée et Andromède, dit Gardel, avec ce sérieux imperturbable que nous avons admiré chez Noverre, a été traité par des auteurs avec lesquels je dois trembler d'être mis en comparaison. Je le dois craindre d'autant plus que l'on trouvera sans doute dans mon ouvrage des fautes qu'ils ont su habilement éviter...»

Ce nouveau ballet fut dansé par Vestris, Milon, Albert, Montjoie et Galais, Mmes Gardel, Chevigny, Vict. Saulnier.

XXI

1152. Nicomede in Bitinia, Dramma rappresentato nel Teatro di S. Mosè di Venezia, l'anno 1677; [poesia del Dott. Gio. Matteo Giannini, Veneziano; musica del Cav. Carlo Grossi, Veneziano].* In Venezia, per Francesco Niccolini, 1677. In-12.

Réimprimé la même année, chez le même libraire, avec quelques changements et l'addition d'un prologue.

XXII

1153. Pertarido, Re de' Longobardi, Dramma per musica; [poesia di           ?; musica di Giuseppe Boniventi.] Venezia, 1727. In-8.

1154. Pertharite, Koenig der Lombarden, grosse Oper von           ?; Musik von Hoszisky. Rheinsberg, 1783.

XXIII

1155. Edippo, Dramma per musica di Domenico Lalli.

Cet opéra, dont le livret fut tiré plutôt de Voltaire que de Corneille, fut représenté à Munich le 22 octobre 1729. Les ballets étaient de Dubreuil, les décors de Nicolas Stuber, les costumes de Deschamps. La musique était probablement de Torri.

Voy. Geschichte der Oper am Hofe zu München, nach archivalischen Quellen bearbeitet von Fr. M. Rudhardt; Freising, Franz Datterer, 1865, in-8, t. Ier. pp. 116 sqq.

Un opéra allemand de G. Gebel, intitulé, Oedipus, qui fut représenté à Rudolstadt en 1751, ne présente sans doute pas de rapports avec la pièce de Corneille.

1156. Œdipe a Colonne. Opéra en trois actes [paroles de Guillard, musique de Sacchini], dédié à la Reine, représenté devant Leurs Majestés à Versailles, le 4 janvier 1786. Et pour la première fois, sur le Théatre de l'Académie Royale de Musique, le Mardi 30 Janvier 1787. Prix XXX sols. A Paris, De l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du Foin Saint-Jacques, à l'Image de Sainte-Génevieve. On trouvera des Exemplaires à la Salle de l'Opéra. M.DCC.LXXXVII [1787]. Avec Approbation, et Privilége du Roi. In-4 de VIII et 48 pp.

Guillard s'est inspiré à la fois de l'Œdipe de Sophocle, de celui de Corneille et de celui de Voltaire.

La musique de Sacchini est son chef-d'œuvre, et pourtant ce grand artiste ne parvint pas à triompher des cabales qui s'élevaient contre lui; il mourut le 7 octobre 1786, avant que son ouvrage eût été représenté.

1157. Edipus te Kolone, zangspel vry naar het fransch van Guillard, muzyk van Sacchini, door Pieter Johannes Uylenbroek. Amsteldam, P. J. Uylenbroek, 1705. In-8 de 2 ff., 42 pp. et 1 f.

Traduction néerlandaise du livret de Guillard.

Nic. Zingarelli fit encore représenter, à Venise, en 1799, un opéra intitulé: Edipo a Colonna.

XXIV

1158. La Conquista del Vello d'oro, Festa teatrale di Nice. Minato; musica di Antonio Draghi. Vienna, Crist. Cosmerov, 1678. In-12.

Cet opéra, dont l'auteur n'eut peut-être pas recours à la tragédie de Corneille, fut représenté pour les fiançailles de la reine de Pologne Éléonore avec le duo Charles de Lorraine.

La musique des ballets fut écrite par Jean H. Schmelzer.

Il existe une édition allemande du livret publiée la même année chez le même libraire.

1159. Jason, ou la Toison d'or. Tragedie, représentée par l'Academie Royalle de Musique. On la vend, A Paris, A l'Entrée de la Porte de l'Academie Royalle de Musique, au Palais Royal, rue Saint Honoré. Imprimée aux dépens de ladite Academie. Par Christophe Ballard, seul imprimeur du Roy pour la Musique. M.DC.XCVI [1696]. Avec Privilege de Sa Majesté. In-4 de 4 ff., 80 pp. et 1 f.

Cet opéra, dont J.-B. Rousseau avait écrit le livret et Colasse la musique, fut représenté le 17 janvier 1696.

Jean-Baptiste Rousseau ne se faisait pas d'illusions sur ses tragédies lyriques: «Elles sont ma honte, disait-il; je ne savais pas encore mon métier quand je me suis adonné à ce pitoyable genre d'écrire.»

J.-B. Pescetti fit représenter à Londres en 1737 un opéra du Vello d'oro; Scolari en donna un autre à Venise, sous le même titre, en 1749.

1160. La Toison d'or. Tragédie-Lyrique, en trois actes, [paroles de Desriaux, musique de Vogel], représentée, pour la premiere fois à Paris, sur le Théatre de l'Académie-Royale de Musique, le Mardi 29 août 1786. Prix XXX sols. A Paris, De l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du Foin Saint-Jacques, à l'Image de Sainte Genevieve. On trouvera des Exemplaires à la Salle de l'Opéra. M.DCC.LXXXVI [1786]. Avec Approbation et Privilege du Roi. In-4 de 8 et 46 pp.

Cet opéra fut chanté par Laïs (Jason), Moreay (Arcas), Mlles Maillard (Médée), Gavaudan cadette (Calciope), Dozon, cette vachère devenue cantatrice, grâce aux leçons de Gossec (Hypsiphile), etc. Il fut remanié aussitôt après la première représentation.

1161. Médée a Colchos, ou la Toison d'or, Tragédie-Lyrique en trois actes [paroles de Desriaux, musique de Vogel], représentée, pour la première fois sur le Théatre de l'Academie-Royale de Musique, le Mardi 27 Septembre 1786. Sit Medea ferox invictaque; flebilis Ino. Hor. Art. Poe. A Paris, De l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du foin Saint-Jacques, à l'Image de Sainte-Génevieve. On trouvera des Exemplaires à la Salle de l'Opéra. M.DCC.LXXXVI [1786]. Avec Approbation, et Privilege du Roi. In-4 de VIII et 49 pp.

Remaniement de l'opéra précédent. Mlles Gavaudan et Dozon cédèrent leurs rôles à Mlle Audinot et à Mme Chéron; Martin remplaça Moreau.

XXVI

1162. La Sofonisba, Dramma dell' Ab. Francesco Silvani [musica di Antonio Caldara, Veneziano], recitato nel Teatro di S. Gio. Crisostomo di Venezia l'anno 1708. In Venezia, per Marino Rossetti, 1708. In-12.

Il est probable que Silvani suivit plutôt la Sofonisba du Trissin que celle de Corneille. Son livret fut représenté à Naples l'année suivante avec une musique nouvelle de Leo.

Ce n'est sans doute pas à Corneille que Zanetti emprunta son livret de Sofonisba, dont la musique fut tour à tour écrite par Jomelli (Venise, 1746), Traetta (Parme, 1761), Buroni (Venise, 1764), Agnesi (Naples, 1771), Paer (Bologne, 1796) et Federici (Turin, 1805). Le même sujet a été traité, en outre, en Allemagne, par Gebel (Rudolstadt, 1753), Neefe (1782), et en Italie, par Vento (vers 1760) et Petrali (Milan, 1844).

XXVII

1163. Ottone amante, Amor e Sdegno, Dramma per musica; poesia di Michel Angelo Boccardi; musica di M. Tavelli.

Cet opéra, représenté à Venise en 1726, avait été précédé de l'Ottone, de Pollaroli (Udine, 1696) et de celui de Haendel (Londres, 1722), mais nous ne croyons pas que ces pièces fussent tirées de Corneille. Nous en dirons autant de l'Ottone, de Gennaro d'Alessandro (Venise, 1740).

XXVIII

1164. Agesilao, Dramma per musica; poesia di           ? ; musica di Gaetano Andreozzi.

Opéra représenté sur le théâtre San Benedetto, à Venise, pendant le carnaval de 1788. Le sujet, tiré de Corneille, a été singulièrement altéré.

1165. Agesilao, Dramma per musica; poesia di           ? ; musica di Gio Domenico Perotti.

Représenté à Rome en 1789.

XXIX

1166. Attila. Dramma recitato nel Teatro de' SS. Gio. e Paolo di Venezia, l'anno 1672. [Poesia di Matteo Noris, Veneziano; musica di D. Pietr'Andrea Ziani, Veneziano, Canonico Lateranese.] In Venezia, per Francesco Niccolini, 1672. In-12.

Repris en 1678 sur le théâtre Formagliari, à Bologne.

1167. Attila, grosse Oper von           ? ; Musik von Joh. Wolfgang Franck.

Représenté à Hambourg en 1682.

1168. Attila, Dramma per musica; poesia di           ?; musica del Persiano.

Représenté à Parme en 1727.

1169. Attila, Dramma in musica recitato nel Regio Ducale Teatro di Milano. Milano, Malatesta, s. d. [1797?]. In-12.

L'auteur de ce livret est, d'après Melzi, Ascanio Lonati, de Milan; la musique était, croyons-nous, de Farinelli.

1170. Attila, tragedia lirica in tre atti di Temistocle Solera; musica di Giuseppe Verdi. Venezia, 1846. In-8.

1171. Attila, opéra en trois actes, en vers libres, traduit de l'italien de Solera, sur la musique de Verdi, par M. Joos; représenté sur le Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles, au mois de décembre 1850.

Cette traduction n'a pas été imprimée.

1172. Attila. Dramma lirico in un prologo e tre atti da rappresentarsi nel gran teatro del Liceo filarmonico-drammatico barcellonese di S. M. Dona Isabella Seconda, nel l'autunno del 1850. Barcelona, imprenta de T. Gorchs; Madrid, libreria de Cuesta, 1850. Gr. in-8 de 56 pp.

Texte italien, avec traduction espagnole.

1173. Attila, dramma lyrico em um prologo e tres actos, poesia de Themistocles Solera, musica de José Verdi, que vai representar-se no theatro provisorio. Rio de Janeiro, Typographia. Dous de Dezembro de P. Brito, 1853. In-8 de 59 pp.

Traduction portugaise de Luis Vicente de Simoni.

XXX

1174. Tito e Berenice, Dramma per musica, [poesia di Carlo Sigismondo Capece, Romano, musica di Antonio Caldara, Veneziano]; rappresentato nella Sala de' Signori Capranica in Roma nel Carnevale dell' anno 1714. In Roma, per il Bernabò, 1714. In-12.

Nous nous bornons à mentionner ici l'opéra de Caldara. Il existe, sur Bérénice, une foule d'opéras, plutôt inspirés par la pièce de Racine que par celle de Corneille. On en trouvera la liste dans notre Bibliographie Racinienne.

M. Gastinel a fait jouer au théâtre des Bouffes-Parisiens, le 11 mai 1860, une opérette intitulée Titus et Bérénice, pour laquelle M. Edouard Fournier avait écrit un livret, sans emprunter à Corneille autre chose que le titre.

XVII.—HISTOIRE DE CORNEILLE ET DE SA FAMILLE.

I.—Biographie de Corneille.

1175. Vie de Corneille, par Fontenelle.

Ce discours a paru pour la première fois, sous le titre d'Éloge, dans les Nouvelles de la République des lettres de janvier 1685; il a été inséré ensuite dans l'Histoire de l'Académie Françoise, donnée en 1729 par l'abbé d'Olivet. A partir de 1742, il a été réimprimé sous le titre de Vie de Corneille dans toutes les éditions des œuvres de Fontenelle et dans la plupart de celles des Œuvres de Corneille.

1176. Pierre Corneille, par Thomas Corneille.

Th. Corneille a parlé de son illustre frère dans son Dictionnaire géographique, à l'article Rouen. Bien que la notice qu'il lui ait consacrée soit très-succincte, nous ne pouvions manquer de la faire figurer dans ce travail.

1177. Vie de Pierre Corneille, Msc. du XVIIe siècle, 46 pp. in-4.

Ce manuscrit, à la suite duquel sont les parallèles faits au XVIIe siècle entre Corneille et Racine, figure, sous le no 144, dans le Catalogue de la belle Collection de lettres autographes composant le cabinet de feu M. R. Merlin (Paris, J. Charavay, octobre 1871, in-8).

1178. Notice sur la Vie et les Ouvrages de P. Corneille.

Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la République des lettres [par le P. Niceron], t. VIe, pp. 349-383; t. XVe, pp. 88-93.

1179. Pierre Corneille, par l'abbé Goujet.

Voy. Bibliothèque françoise, ou Histoire de la littérature françoise par M. l'abbé Goujet, t. XVIIIe (Paris, H.-L. Guérin et L.-F. Delatour, P.-G. Le Mercier, 1756, in-12), pp. 140-164.

Les grands dictionnaires critiques du XVIIIe siècle, tels que le Dictionnaire historique, de Bayle, l'Encyclopédie, etc., contiennent tous des articles sur Corneille; nous croyons inutile d'en donner une énumération, à cause du peu de développement de ces notices qui ne contiennent aucun fait nouveau.

1180. Vie de Pierre Corbeille, par M. Guizot.

Cet ouvrage, publié d'abord dans les Poëtes français du siècle de Louis XIV, par M. F. Guizot [et madame Guizot, née de Meulan]; Paris, Schoel, 1813, in-8, t. Ier (et unique), a été réimprimé avec additions en 1852 (Paris, Didier, 1852, in-8).

1181. Histoire de la Vie et des Ouvrages de P. Corneille, par M. Jules Taschereau. Paris, Alexandre Mesnier, 1829. In-8 de VII et 418 pp.

Cette excellente histoire, digne pendant de la Vie de Molière, a laissé peu de recherches à faire aux biographes de Corneille. M. Taschereau a réuni sur le poëte, sa famille et chacun de ses ouvrages, les renseignements les plus exacts et les plus circonstanciés. Il y a joint une série de notes et de pièces justificatives du plus haut intérêt. Il a donné, pp. 379 à 399, une première bibliographie des écrits relatifs à Corneille et des éditions annotées de ses Œeuvres choisies ou complètes.

1182. Réflexions sur un passage de l'Histoire de la Vie et des Ouvrages de P. Corneille, par M. J. Taschereau; par M. A. Floquet. [Rouen, 1830]. In-8 de 7 pp.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1830, pp. 413 sqq.

1183. Corneille (Pierre). Von F. Jacobs.

Allgemeine Encyclopädie der Wissenschaften und Künste, herausgegeben von J. S. Ersch und J. G. Gruber, t. XIXe (Leipzig, 1829, in-4), pp. 311-317.

1184. Pierre Corneille, par M. Villenave. Paris, 1835. In-8 de 8 pp. à 2 col.

Extrait de l'Encyclopédie des Gens du monde, t. VIIe, 1re part, pp. 7 sqq.

1185. Corneille (Pierre).

Extrait de l'Univers pittoresque (Dictionnaire encyclopédique de l'Histoire de France, par M. Ph. Le Bas), t. VIe, 7e livr.; Paris, Didot, 1841, in-8, pp. 100-108.

1186. Vie de Pierre Corneille, par Gustave Levavasseur. Paris, Debécourt, 1843. In-12 de 472 pp.

1187. Notice sur P. Corneille, par E. Charton.

Encyclopédie nouvelle publiée sous la direction de Pierre Leroux; Paris, Ch. Gosselin, 1843, in-8, t. IVe, pp. 50-52.

1188. Pierre Corneille, par P.-F. Tissot, de l'Académie Française.

Les Normands illustres (Paris, Dutertre, 1845, gr. in-8), livr. 6 et 7 (24 pp.).

1189. Notice sur P. Corneille, par P.-F. Tissot.

Poëtes normands, publiés sous la direction de L.-H. Baratte; Paris, 1846, gr. in-8.—Réimpression de la notice précédente.

1190. Vie de Pierre Corneille, par Gustave Levavasseur. Seconde édition. Paris, Dentu, 1847. In-12.

Voy. le no 1186.—On a ajouté à cette édition une eau-forte de J. B[uisson].

1191. Pierre Corneille, par J. Fleury.

Encyclopédie du dix-neuvième siècle, t. VIIIe (Paris, 1850, gr. in-8), pp. 772-777.

1192. Pierre Corneille, par Victorin Fabre.

Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderne; nouvelle édition (Paris, chez Madame C. Desplaces, gr. in-8), t. IXe, pp, 223-232.

1193. Vie de Corneille. Paris, Barba, [impr. Plon], 1852. In-4 à 2 col.

Panthéon populaire illustré.

1194. Corneille et son Temps, Étude littéraire par M. Guizot. Nouvelle édition. Paris, Didier, 1852. In-8 de 2 ff., xv et 476 pp.

M. Guizot a ajouté à ce volume une préface, dans laquelle il rend compte des modifications qu'il y a introduites. «J'y ai beaucoup changé, dit-il; j'étais tenté d'y changer bien davantage.» Voy. le no 1180.

1195. Corneille and his Times. By M. Guizot. Translated from the French. London, Richard Bentley, 1852. Gr. in-8.

1196. Histoire de la Vie et des Ouvrages de P. Corneille, par M. J. Taschereau. Seconde édition, augmentée. Paris, chez P. Jannet, 1855. In-16 de VIII et 440 pp.

En acceptant la tâche de publier une édition des Œuvres de Corneille dans la Bibliothèque elzévirienne, M. Taschereau a fait réimprimer son Histoire, qu'il a très-notablement augmentée. La partie bibliographique (pp. 389-420) a reçu en particulier de nombreuses additions. Nous avons eu déjà l'occasion de constater les emprunts faits par nous à cet excellent guide.

1197. Pierre Corneille, par Gustave Brunet.

Nouvelle Biographie générale, publiée par MM. Firmin Didot frères, sous la direction de M. le Dr Hoefer; t. XIe (Paris, 1865, in-8), col. 848-867.

1198. Pierre Corneille, par J.-P.-G. Viennet, de l'Académie Française.

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, par une société de savants et de gens de lettres, sous la direction de M. W. Duckett; t. VIe (Paris, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1868, gr. in-8). pp. 526-531.

1199. Notes sur la Vie de Corneille, par Édouard Fournier.

Ces notes sont placées en tête de Corneille à la Butte Saint-Roch, comédie en un acte, en vers, par Édouard Fournier, pp. i-clvj (voy. notre chap. XXIe).

L'auteur n'a pas eu l'idée d'écrire une vie de Corneille, mais d'ajouter seulement quelques notes aux renseignements recueillis par ses biographes antérieurs. Il a réuni quelques pièces qui avaient échappé jusqu'alors aux éditeurs de Corneille, ou qui étaient tout au moins peu connues (voy. les nos 180, 183, 185, 198), Il attribue, en outre, au poëte six strophes qui auraient été composées en 1633 pour l'Académie des Palinods, mais cette attribution n'est accompagnée d'aucune preuve.

On trouve, dans les notes de M. Fournier, quelques détails curieux sur la vie littéraire de Corneille et sur les maisons qu'il habita successivement à Paris.

1200. Pierre Corneille, ses Œuvres, sa Vie intime, par C. Guénot. Lille, 1863. In-12 de 143 pp. (0 fr. 75).

II.—Documents biographiques divers.—Notices relatives a des faits particuliers de la vie de Corneille et aux maisons qu'il a habitées.

1201. Lettre de Gabriel Feydel, relative à Pierre Corneille.

Journal de Paris, 1788, p. 102.

M. Paul Lacroix a bien voulu nous signaler cette notice, où il est pour la première fois question d'une lettre anonyme «trouvée à Rouen dans des papiers de famille», lettre qui nous montre Corneille faisant rapetasser ses vieux souliers.

1202. La Maison de Corneille, par M. de Jouy.

Fait partie de l'Hermite en province, t. VIIe (Paris, Pillet, 1824, in-8), pp. 214 sqq.

1203. Dissertation sur la date de la naissance du Grand Corneille [signée à la fin: P[ierre-Alexis] Corneille]. [Rouen, F. Baudry, Imprimeur du Roi, rue des Carmes, no 20, 1826]. In-8 de 4 pp., avec un simple titre de départ.

Corneille fut baptisé le 9 juin 1606. On trouve dans les registres de la paroisse de Saint-Sauveur, à Rouen, la mention suivante: «Le neuvième jour de juin 1606, Pierre, fils de Mr Pierre Corneille, a été baptisé; le parrain, Monsieur Pierre Lepezant, secrétaire du Roi, et Barbe Houel.» L'ordonnance de 1539 prescrivait de joindre à la mention du baptême la date exacte du jour de la naissance; aussi divers biographes ont-ils cru que le futur auteur du Cid avait dû être baptisé le jour même de sa naissance. La Société d'émulation de Rouen, voulant tenir chaque année une séance générale en l'honneur de Corneille, choisit le 9 juin et non le 6. Lorsque des doutes s'élevèrent à ce sujet, elle chargea une commission d'étudier la question. Le rapport de M. P.-A. Corneille conclut en ces termes: «Après cet exposé, votre commission pense que toutes les probabilités font présumer que Pierre Corneille est né le 6 juin 1606; mais ces probabilités, quelque confiance qu'on y attache, donnent-elles une conviction intime? D'ailleurs la naissance légale à cette époque est celle des actes de baptême. Or l'acte de baptême porte la date du 9 juin; et quoique votre commission soit au fond persuadée que la naissance réelle est du 6 juin, néanmoins elle ne pense pas que les motifs énoncés ci-dessus soient suffisants pour vous proposer quelques changements dans vos usages, ni pour vous engager à en provoquer auprès de l'administration, dans les inscriptions qui peuvent se trouver dans notre ville et qui portent la seule date appuyée sur un acte authentique.»

1204. Rapport sur la date de la naissance de Pierre Corneille, lu à l'Académie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, par M. Houël. Rouen, Imprimerie de Nicétas Périaux jeune, rue de la Vicomté, no 55, 1828. In-8 de 12 pp. inexactement chiffrées de 2 à 14.

M. Houël a recommencé, au nom de la Société royale de Rouen, l'étude déjà faite par M. P.-A. Corneille. S'appuyant sur la notice insérée dans le Mercure galant d'octobre 1684 et sur un passage du Dictionnaire géographique de Thomas Corneille (vo Rouen), il conclut que le poëte a dû naître certainement le 6 juin, et propose, en conséquence, à la Société d'adresser copie de sa décision à l'autorité administrative, «pour que l'erreur qui subsiste, notamment sur le marbre de la maison de Corneille, soit incessamment rectifiée dans le cas où l'autorité partagerait la conviction de l'Académie».

1205. Rapport sur le jour de la naissance de Pierre Corneille et sur la Maison où il est né, lu à la séance publique de la Société libre d'Émulation de Rouen le 6 juin 1828 par M. Pre Axis Corneille professeur d'histoire au Collége Royal. Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, Avril 1829. In-8 de 24 pp.

Dans ce nouveau rapport, M. P.-A. Corneille se prononce définitivement en faveur du 6 juin, comme l'avait fait M. Houël.

En tête du rapport se trouve une figure sur cuivre, représentant les maisons contiguës où naquirent Pierre et Thomas Corneille.

Cette brochure se vendait 1 fr. 50, au profit de la souscription pour le monument à élever à Pierre Corneille.

1206. Notice sur la Maison et la Généalogie de Corneille, présentée à l'Académie de Rouen, dans sa séance du 29 mars 1833, par A.-G. Ballin. Rouen, N. Périaux, mai 1833. Gr. in-8 de 8 pp., figg.

Extrait de la Revue de Rouen du 10 mai 1833, avec quelques additions.

La brochure contient 3 tableaux et 2 gravures représentant l'état ancien et l'état actuel des maisons de Pierre et de Thomas Corneille.

Le titre annonce que cet opuscule n'a été tiré qu'à 60 exemplaires; M. Ballin lui-même (Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1848, p. 286), nous apprend que le tirage a été de 75 exemplaires.

1207. Nouveaux Détails sur Pierre Corneille, recueillis dans l'année où Rouen élève une statue à ce grand poëte; par M. Emel Gaillard. [Rouen, 1834]. In-8 de 6 pp.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1834, in-8, p. 164 sqq.

1208. Role politique de Pierre Corneille, pendant la Fronde. Document communiqué à l'Académie de Rouen par M. Floquet, dans la séance du 18 novembre 1836. [Paris, Imprimerie de H. Fournier et comp., rue de Seine, 14]. In-8 de 8 pp.

Extrait de la Revue rétrospective (no de décembre 1836), avec un simple titre de départ.

En compulsant les registres du Parlement de Normandie, M. Floquet y a trouvé le texte d'une lettre de cachet datée de Rouen, le 17 février 1650, et par laquelle le sieur Bauldry, procureur général des États de Normandie, est destitué, et sa charge conférée au «sieur de Corneille». Cette nomination faite, ainsi qu'il est dit expressément, sur l'avis de la reine régente, qui avait ouvertement protégé l'auteur du Cid, devait faire songer à Pierre Corneille, mais ce n'était là qu'une supposition qui s'est trouvée confirmée par un passage de l'Apologie particulière pour M. le duc de Longueville (Amsterdam, 1650, in-4 de 136 pp.), où il est longuement parlé de la destitution de Bauldry. «On lui a donné un successeur, y est-il dit, qui sçait fort bien faire des vers pour le théatre [Le sieur Corneille, poëte fameux pour le théatre, porte une manchette marginale], mais qu'on dit estre assez malhabile pour manier de grandes affaires.»

1209. Note biographique sur Pierre Corneille, par M. A. Deville. [Rouen, 1840]. In-8 de 8 pp.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 184, pp. 1860 et 276, avec un fac-simile de l'écriture de Corneille.

1210. Fragment d'étude sur la vieillesse de Corneille, lu à la Société des Sciences morales de Seine-et-Oise. [par V. Lanbinet]. Versailles, Imprimerie de Montalant-Bougleux, 1852. In-8.

Le nom de l'auteur se trouve à la fin.

1211. Particularités de la vie judiciaire de Pierre Corneille, révélées par des documents nouveaux; par E. Gosselin, greffier-archiviste à la Cour Impériale de Rouen. Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1865. In-8 de 15 pp.

Extrait de la Revue de Normandie, juillet 1865.

M. Gosselin a réuni dans ce travail quelques renseignements sur les fonctions d'avocat du Roi aux siéges de l'Amirauté, fonctions que Corneille eut à exercer en même temps que celles d'avocat général à la Table de marbre de Rouen.

1212. Un Épisode de la jeunesse de Pierre Corneille, par E. Gosselin, greffier-archiviste à la Cour impériale de Rouen. Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1865. In-8 de 12 pp.

Extrait de la Revue de Normandie, t. VIIe, 1867, pp. 478-487.

M. Gosselin s'est proposé d'établir dans cet article que la véritable Mélite était une demoiselle Catherine Hue, qui devint depuis Mme du Pont. Il admet l'authenticité de l'anecdote racontée par Fontenelle, mais avec cette différence fondamentale que Corneille, loin de supplanter un ami, aurait été supplanté par un rival.

1213. La Maison de campagne du grand Corneille au Petit-Couronne achetée et classée comme monument historique, par M. l'abbé A. Tougard.

Extrait de la Revue de Normandie, t. VIIIe, 1868. pp. 506-511.

La maison du Petit-Couronne, sur laquelle M. Gosselin avait le premier attiré l'attention (voy. le no 1231), fut acquise au prix de 12,000 fr. par le département de la Seine-Inférieure (délibération du conseil général du 28 août 1868). Cette maison avait été vendue, le 27 décembre 1686, par le fils du poëte, Pierre Corneille, «escuyer, sieur de Danville, capitaine de cavalerie, demeurant à Paris, rue Neuve-des-Petits-Champs, paroisse Saint-Roch, et en cette ville de Rouen, chez M. de Fontenelle, advocat en la Cour, rue Ganterie, paroisse Saint-Laurent».

1214. Corneille.—Ses relations avec la famille Pascal ET SA Maison de Petit-Couronne.

Magasin pittoresque, octobre 1869, pp. 322 sq.

Cet article, où l'auteur a mis à profit le travail de M. Gosselin (no 1231), fait partie d'une série intitulée: Promenades d'un Rouennais.

1215. Nouveaux Documents inédits sur le patrimoine de P. Corneille, publiés par M. l'abbé A. Tougard. Rouen, Imprimerie de Cagniard, 1869. Gr. in-8 de 12 pp.

Extrait de la Revue de Normandie, t. VIIIe, 1868, pp. 624-635.

Nous voyons, par les documents retrouvés par M. E. Gosselin et publiés par M. Tougard, «que les biens de la famille Corneille s'accroissent de plusieurs acquisitions importantes pendant la vie du père de notre poëte, ce qui témoigne de l'opulence qui y régnait alors; mais qu'après la mort de Corneille, le père, on ne signale plus que des ventes faites par le grand poëte, preuve évidente de la gêne où il se trouve, lui et les siens.»

1216. Un Document fameux sur Pierre Corneille.

L'Amateur d'autographes, IXe année (Paris, 1871, in-8), pp. 218 sqq.

M. P. Dumont soumet à M. Charavay et aux amateurs d'autographes la prétendue lettre de Corneille, insérée par M. Em. Gaillard dans le Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen (1834, p. 167). Il ne croit pas à l'authenticité de ce document et réclame des renseignements sur sa provenance aux personnes qui seraient en état d'en fournir.

1217. Aveu des biens tenus du Roi, à cause de sa châtellenie et vicomte d'Andely, par Pierre et Thomas Corneille, pour servir à la confection du nouveau terrier du domaine du Roi (13 décembre 1681).

Ce document, retrouvé par M. de Beaurepaire, a été inséré par lui dans la Revue des sociétés savantes des départements; Ve série, t. VIIIe (Paris, 1874, in-8), pp. 529-534.

«Cet acte, et les notes très-courtes et très-précises qui l'accompagnent, dit M. Marty-Laveaux, dans un préambule ajouté à cette communication, peuvent fournir un assez grand nombre de renseignements utiles. L'endroit habité par Corneille, dans les derniers temps de sa vie, s'y trouve fort exactement précisé. M. Taschereau avait constaté, à l'aide d'une procuration du mois d'août 1675, que, contrairement à l'opinion généralement reçue, Pierre Corneille était logé, à cette époque, rue de Cléry, paroisse Saint-Eustache, et qu'il n'était pas encore venu s'établir rue d'Argenteuil; j'avais montré, à l'aide d'une Liste de Messieurs de l'Académie Françoise, pour 1676, qu'il n'avait pas cessé, jusqu'au commencement de cette année, de demeurer au même endroit; mais l'acte que vient de nous communiquer M. de Beaurepaire prolonge singulièrement le séjour de Pierre Corneille dans la rue de Cléry, et nous prouve qu'il l'habitait encore à la fin de 1681, c'est-à-dire moins de trois ans avant son décès. Il nous apprend, en outre, un fait beaucoup plus intéressant, c'est qu'à Paris, rue de Cléry, comme à Rouen, rue de la Pie, conformément à une douce et touchante habitude, les deux Corneille demeuraient ensemble.»

III.—Notices sur les portraits de Corneille.

1218. Réflexions sur le tableau demandé par l'Académie A M. Court. Lu à l'Académie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen par M. Hellis. D.-M., en la séance du 9 mars 1831. Rouen, imprimé chez Nicétas Périaux, rue de la Vicomte, no 55, 1831. In-8 de 7 pp. plus une gravure au trait représentant le sujet du tableau, et une Indication des personnages qui occupe un f. autographié, en face de la gravure.