| TABLE DES MATIÈRES Du Tome second. | |
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| Pages. | |
| CHAPITRE XV Un recéleur.—Dénonciation.—Premiers rapports avec la police.—Départ de Lyon.—La méprise | 1 |
| CHAPITRE XVI Séjour à Arras.—Travestissements.—Le faux Autrichien.—Départ.—Séjour à Rouen.—Arrestation | 20 |
| CHAPITRE XVII Le camp de Boulogne.—La rencontre.—Les recruteurs sous l'ancien régime.—M. Belle-Rose | 42 |
| CHAPITRE XIX Continuation de la même journée.—La Contemporaine.—Un adjudant de place.—Les filles de la mère Thomas.—Le lion d'argent.—Le capitaine Paulet et son lieutenant.—Les corsaires.—Le bombardement.—Le départ de lord Lauderdale.—La comédienne travestie.—Le bourreau des crânes.—Madame Henri et ses demoiselles.—Je m'embarque.—Combat naval.—Le second de Paulet est tué.—Prise d'un brick de guerre.—Mon Sosie; je change de nom.—Mort de Dufailli.—Le jour des Rois.—Une frégate coulée.—Je veux sauver deux amants.—Une tempête.—Les femmes des pêcheurs | 86 |
| CHAPITRE XX Je suis admis dans l'artillerie de marine.—Je deviens caporal.—Sept prisonniers de guerre.—Sociétés secrètes de l'armée, les Olympiens.—Duels singuliers.—Rencontre d'un forçat.—Le comte de L*, mouchard politique.—Il disparaît.—L'incendiaire.—On me promet de l'avancement.—Je suis trahi.—Encore une fois la prison.—Licenciement de l'armée de la lune.—Le soldat gracié.—Un de mes compagnons est passé par les armes.—Le bandit piémontais.—Le sorcier du camp.—Quatre assassins mis en liberté.—Je m'évade | 149 |
| CHAPITRE XXI On me ramène à Douai.—Recours en grâce.—Ma femme se marie.—Le plongeon dans la Scarpe.—Je voyage en officier.—La lecture des dépêches.—Séjour à Paris.—Un nouveau nom.—La femme qui me convient.—Je suis marchand forain.—Le commissaire de Melun.—Exécution d'Herbaux.—Je dénonce un voleur, il me dénonce.—La chaîne à Auxerre.—Je m'établis dans la capitale.—Deux échappés du bagne.—Encore ma femme.—Un recel | 198 |
| CHAPITRE XXII Encore un brigand.—Ma carriole d'osier.—Arrestation des deux forçats.—Découverte épouvantable.—Saint-Germain veut m'embaucher pour un vol.—J'offre de servir la police.—Perplexités horribles.—On veut me prendre au chaud du lit.—Ma cachette.—Aventure comique.—Travestissements sur travestissements.—Chevalier m'a dénoncé.—Annette au dépôt de la Préfecture.—Je me prépare à quitter Paris.—Deux faux monnoyeurs.—On me saisit en chemise.—Je suis conduit à Bicêtre | 228 |
| CHAPITRE XXIII On me propose de m'évader.—Nouvelle démarche auprès de M. Henry.—Mon pacte avec la police.—Découvertes importantes.—Coco-Lacour.—Une bande de voleurs.—Les inspecteurs sous clef.—La marchande d'asticots et les assassins.—Une fausse évasion | 266 |
| CHAPITRE XXIV M. Henry surnommé l'Ange malin.—MM. Bertaux et Parisot.—Un mot sur la Police.—Ma première capture.—Bouhin et Terrier sont arrêtés d'après mes indications | 296 |
| CHAPITRE XXV Je revois Saint-Germain.—Il me propose l'assassinat de deux vieillards.—Les voleurs de réverbères.—Le petit-fils de Cartouche.—Discours sur les agents provocateurs. Grandes perplexités.—Annette me seconde encore.—Tentative de vol chez un banquier de la rue Hauteville.—Je suis tué.—Arrestation de Saint-Germain et de Bouhin, son complice.—Portraits de ces deux assassins | 307 |
| CHAPITRE XXVI Je hante les mauvais lieux.—Les inspecteurs me trahissent.—Découverte d'un recéleur.—Je l'arrête.—Stratagème employé pour le convaincre.—Il est condamné | 330 |
| CHAPITRE XXVII La bande de Gueuvive.—Une fille me met sur les traces du chef.—Je dîne avec les voleurs.—L'un d'eux me donne à coucher.—Je passe pour un forçat évadé.—J'entre dans un complot contre moi-même.—Je m'attends à ma porte.—Un vol, rue Cassette.—Grande surprise.—Gueuvive et quatre des siens sont arrêtés.—La fille Cornevin me désigne les autres.—Une fournée de dix-huit | 339 |
| CHAPITRE XXVIII Les agents de police pris parmi les forçats libérés, les voleurs, les filles publiques et les souteneurs.—Le vol toléré.—Mollesse des inspecteurs.—Coalition des mouchards.—Ils me dénoncent.—Destruction de trois classes de voleurs.—Formation d'une bande de nouvelle espèce.—Les frères Delzève. Comment découverts.—Arrestation de Delzève jeune.—Les étrennes d'un préfet de police.—Je m'affranchis du joug des officiers de paix et des inspecteurs.—On en veut à mes jours.—Quelques anecdotes | 350 |
| CHAPITRE XXIX Je cherche deux grinches fameux.—La maîtresse de piano, ou encore une mère des voleurs.—Une métamorphose, ce n'est pas la dernière.—Quelques scènes d'hospitalité.—La fabrique de fausses clefs.—Combinaisons pour un coup de filet.—Perfidie d'un agent.—La mèche est éventée.—La mère Noël se vole et m'accuse de l'avoir volée.—Mon innocence reconnue.—La calomniatrice à Saint-Lazare | 369 |
| CHAPITRE XXX Les officiers de paix envoyés à la poursuite d'un voleur célèbre.—Ils ne parviennent pas à le découvrir.—Grande colère de l'un d'entre eux.—Je promets de nouvelles étrennes au préfet.—Les rideaux jaunes et la bossue.—Je suis un bon bourgeois.—Un commissionnaire me fait aller.—La caisse de la préfecture de police.—Me voici charbonnier.—Les terreurs d'un marchand de vin et de madame son épouse.—Le petit Normand qui pleure.—Le danger de donner de l'eau de Cologne.—Enlèvement de mademoiselle Tonneau.—Une perquisition.—Le voleur me prend pour son compère.—Inutilité des serrures.—Le saut par la croisée.—La glissade, et les coutures rompues | 392 |
| CHAPITRE XXXI Une rafle à la Courtille.—La Croix-Blanche.—Il est avéré que je suis un mouchard.—Opinion du peuple sur mes agents.—Précis sur la brigade de sûreté.—772 arrestations.—Conversion d'un grand pécheur.—Biographie de Coco-Lacour.— . Delavau et le trou-madame.—Entérinement de mes lettres de grâce.—Coup-d'œil sur la suite de ces Mémoires.—Je puis parler, je parlerai | 420 |
| FIN DE LA TABLE DU TOME SECOND. | |
NOTES
[1] Le nom était sur le point de m'échapper, quand je me suit souvenu fort à propos qu'il est souvent imprudent de désigner les masques. Le mari de la femme dont il est ici question a été quelque temps le directeur d'un des théâtres de la capitale. Il est vivant; on ne blâmera pas ma discrétion.
[2] Histoire des Sociétés secrètes de l'armée, et des Conspirations militaires qui ont eu pour objet la destruction du gouvernement de Bonaparte; 2e édition, Paris, chez Gide fils, rue St-Marc, nº 20.
[3] Le colonel Aubry, inspecteur-général de l'artillerie, mort à trente-trois ans. Il succomba peu de jours après la bataille de Dresde, où il avait eu les deux jambes emportées par un boulet.
[4] Entre les pièces que je produisis était la suivante que je transcris ici parce qu'elle relate les motifs de ma condamnation, en même temps qu'elle prouve la démarche faite en ma faveur par M. le procureur-général Ranson, pendant ma dernière détention à Douai.
Douai, le 20 janvier 1809.
Le procureur-général impérial près la cour de justice criminelle du département du Nord.
«Atteste que le nommé Vidocq a été condamné le 7 nivôse an 5, à huit ans de fers, pour avoir fait un faux ordre de mise en liberté.
»Qu'il paraît que Vidocq était détenu pour cause d'insubordination, ou autre délit militaire, et que le faux pour raison duquel il a été condamné n'a eu d'autre but que celui de favoriser l'évasion d'un de ses compagnons de prison.
»Le procureur-général atteste encore que d'après les renseignemens par lui pris au greffe de la Cour, que ledit Vidocq s'est évadé de la maison de justice au moment où l'on allait le transférer au bagne, qu'il a été repris, qu'il s'est encore évadé, et que repris de nouveau. M. Ranson alors procureur-général a eu l'honneur d'écrire à son Excellence le ministre de la justice pour le consulter sur la question de savoir, si, le temps écoulé depuis la condamnation de Vidocq et sa réarestation pourrait compter pour le libérer de sa peine.
»Qu'une première lettre étant restée sans réponse, M. Ranson en a écrit plusieurs, et que Vidocq interprétant le silence de son Excellence d'une manière défavorable pour lui, s'est évadé de rechef.
»Le procureur-général ne peut représenter aucune de ces lettres, parce que les registres et papiers de M. Ranson son prédécesseur, ont été enlevé par sa famille, qui a refusé de les réintégrer au parquet.»
ROSIE.
[5] Il est aujourd'hui établi rue Neuve-de-Seine. C'est à sa porte qu'a été assassinée la belle ecuillère.
[6] Le Tableau suivant, qui offre la récapitulation des arrestations pendant l'année 1817, montre l'importance des opérations de la brigade de sûreté:
| D'autre part | 128 |
| Assassins ou meurtriers | 15 |
| Voleurs avec attaques ou par violences | 5 |
| — avec effraction, escalade ou fausses clefs | 108 |
| Voleurs dans les maisons garnies | 12 |
| — à la détourne et au bonjour | 126 |
| — à la tire et filous | 73 |
| — à la gêne et au flouant | 17 |
| Recéleurs nantis d'objets volés | 38 |
| Évadés des fers ou des prisons | 14 |
| Forçats libérés ayant rompu leur ban | 43 |
| Faussaires, escrocs, prévenus d'abus de confiance | 46 |
| Vagabonds, voleurs renvoyés de Paris | 229 |
| En vertu de mandats de Son Excellence | 46 |
| Perquisitions et saisies d'objets volés | 39 |
| TOTAL | 811 |
[7] Lorsqu'il était alloué des millions pour les dépenses de la police, on ne conçoit pas que l'on pût recourir à de si pitoyables ressources. Du 20 juillet au 4 août, les jeux tenus sous l'autorisation de M. Delavau rapportèrent une somme de 4,364 fr. 20 cent. C'était l'argent des ouvriers, des apprentifs, auxquels on inoculait ainsi la plus funeste de toutes les passions. On ne croirait pas qu'un fonctionnaire, qu'un magistrat essentiellement religieux, ait pu se prêter à une mesure d'une telle immoralité: qu'on lise cependant la pièce suivante.
PRÉFECTURE DE POLICE.
Paris, le 13 janvier 1823
«Nous, conseiller d'état, préfet de police, etc.,
»Arrêtons ce qui suit:
»A compter de ce jour, les sieurs Drissenn et Ripaud, précédemment autorisés à tenir sur la voie publique un jeu de trou-madame, feront partie de la brigade particulière de sûreté, sous les ordres du sieur Vidocq, chef de cette brigade.
»Ils continueront à tenir ce jeu, mais il leur sera adjoint six autres personnes qui feront également le service d'agents secrets.
»Le conseiller d'état, préfet, etc.
»Signé G. DELAVAU.
»Pour copie conforme, le secrétaire-général,
»L. Defougeres.»