[191] Un spécimen de cette édition, qui n’a d’ailleurs de mérite que sa rareté pour les bibliophiles, a été publié par l’autographie sous ce titre: Évangiles de saint Jean en japonais, conservés à la Bibliothèque impériale de Paris. Spécimen, suivi de l’alphabet katakana, avec lequel le texte est imprimé. Paris, 1853, in-8.
[192] Dans les Mémoires de la Société des études Japonaises, t. II, p. 135; voy. également Mitford, Tales of old Japan, t. II, p. 136.
[193] J’ai appris depuis que la traduction du Testament d’lyéyasou avait été publiée au Japon, en 1874, par M. Lowder. Son travail est, je crois, tout a fait inconnu en Europe. On en trouvera une analyse dans les Transactions of the Asiatic Society of Japan, 1875, t. III, p. 131.
[194] Wa nen kei, oder Geschichtstabellen von Japan, von Zin-mu, der Eroberer und ersten Mikado, bis auf die neueste Zeit (667 vor Chr. bis 1822 nach Chr. Geb.), aus dem Original übersetzt, von Dr J. Hoffmann. [Leiden, s. d.], in-4.
[195] Un vol. in-4, s. l. n. d. Cette chronologie se termine avec l’année 1863.
[196] Un fragment de ce livre a été publié en français, sous ce titre: La Mythologie des Japonais, d’après le Koku-si ryaku ou Abrégé des historiens du Japon. Traduit pour la première fois, sur le texte japonais, par Émile Burnouf, élève de l’École spéciale des Langues Orientales. Paris, 1875, in-8.
[197] Cette traduction, d’ailleurs très défectueuse, a été publiée par Klaproth, qui avait supposé à tort que la connaissance du chinois lui suffirait pour corriger toutes les imperfections du travail hollandais. Elle est intitulée: Annales des empereurs du Japon, traduites par Isaac Titsingh. Ouvrage revu, complété et corrigé sur l’original japonais-chinois, accompagné de notes et précédé de l’histoire mythologique du Japon par J. Klaproth. Paris, 1834, in-4.
[198] Histoire des Taïra, tirée du Nit-pon gwai-si, traduit du chinois, par François Turettini Genève, 1874, in-4.—Histoire indépendante du Japon, traduite en français par M. Ogura Yemon, dans les Mémoires de la Société des études Japonaises. Paris, 1878, t. II. pp. 1 et suiv.
[199] Comme spécimen de cette œuvre remarquable à plus d’un titre, j’ai publié la traduction du chapitre premier, sous le titre de Histoire de la Grande Paix, traduite pour la première fois du japonais, par Léon de Rosny, dans le Lotus, nº de janvier-février 1873. Le texte de ce premier chapitre a été reproduit dans mon Recueil de textes japonais, à l’usage des élèves de l’École spéciale des langues orientales. Paris, 1863, p. 41.
[200] Le commencement de cet ouvrage a été traduit en français sous le titre suivant: Récits de l’histoire du Japon au XIIe siècle, traduits du japonais, par François Turettini. Partie I. Genève, 1871. in-4.
[201] Rosny, L’Enseignement des Vérités, Introduction, p. VII.
[202] Le San-koku du-ran to-setu, publié en français par Klaproth, sous ce titre: Aperçu général des Trois Royaumes. Ouvrage accompagné de cinq cartes [japonaises]. Paris, 1832, in-8.
[203] J’ai traduit un fragment de l’une d’elles, intitulée Te-siho nis-si, dans les Mémoires du Congrès international des Orientalistes, première session. Paris, 1873, t. I, p. 208.—Parmi une foule d’autres ouvrages intéressants sur les Aïnos ou hommes velus (mau-zin), on pourra consulter avec fruit les suivants qui sont parvenus jusqu’en Europe: Kita Yezo yo-si, Histoire sommaire du Yézo septentrional; Higasi Yezo ya banasi, récit pour passer la soirée sur les Yézo de l’Est; Tô Ka-i nis-si Journal du Yézo oriental; Kita Yezo du-setu, récit avec figures du Yézo du Nord; Hoku-kai ki-kau, Description géographique du Yézo; etc.
[204] Un fragment d’un de ces ouvrages a été publié par J. Hoffmann, dans les Archiv zur Beschreibung von Japan, du Dr Siebold.
[205] Notamment le Tiu-san den sin-roku, important ouvrage orné de planches et publié en 1722, en 6 tomes in-4; et le Riu-kiu koku-si ryaku ou Abrégé des historiens de Loutchou.
[206] Appelé au Japon Hon-zau.
[207] Japanese Botany, being a fac-simile of a Japanese book, with introductory notes and translations. Philadelphia, s. d., in-8;—des extraits du Kwa-ï, dans Die Sprache in den botanischen Werken der Japaner, von Dr Aug. Pfizmaier. Wien, 1866, in-8;—des notices extraites de diverses sources et traduites par Léon de Rosny, dans les Mémoires de l’Athénée Oriental, in-4, t. I, 1871, p. 123;—etc.
[208] Dans l’introduction de mon Traité de l’éducation des Vers à soie au Japon, édit. du gouvernement, p. LVII.—Quelques articles sur l’agriculture et l’industrie des Japonais ont été traduits par divers orientalistes: Les procédés industriels des Japonais: L’arbre à Laque, notice traduite par Paul Ory, élève de l’École spéciale des Langues Orientales; La toile de Kudu, notice traduite par le comte de Castillon; et L’arbre à Champignons, notice traduite par le même, dans les Mémoires de la Société des études Japonaises, t. II, pp. 165 et 173.
[209] Thesaurus linguæ Japonicæ, sive illustratio omnium quæ libris recepta sunt verborum ac dictionum loquelæ tam japonicæ quam sinensis; addita synonymarum literarum ideographicarum copia; opus Japonicum, in lapide exaratum a sinensi Ko tsching dschang, editum curante Ph. Fr. de Siebold Lugduni-Batavorum, 1835, gi. in-4.
[210] Repertorio Sinico-Giapponese. Parte prima. Registro alfabetico delle voci contenute nel Wa Kan won seki Sijo ken si kau, Setu you siu, e nel compendio di esso Faya fiki yei tai setu you siu. Firenze, 1855, in-4. Ce travail de patience est l’œuvre de M. Antelmo Severini, et d’un des élèves les plus distingués de ce savant professeur, M. Carlo Puini.
[211] Dans les Mém. de la Société des études Japonaises, t. II, p 190.
[212] Notamment les suivants: Mosiwo-gusa, Manuel de la langue aïno;—Zi-rin gyoku-ben, grand dictionnaire de la langue chinoise et une foule d’autres livres pour l’étude de l’écriture idéographique de la Chine;—Sen-zi-mon, le Livre de mille caractères, en chinois, en coréen et en japonais;—Si-tvan mata-tei-bun, Traité de l’écriture sacrée de l’Inde; Sit-tan gu-seô, Exposé élémentaire du syllabaire attribué à Brahmâ (sanscrit: Siddha); etc.
[213] Les Japonais possèdent depuis longtemps des dictionnaires pour l’étude du hollandais, du russe, de l’anglais, du français, et plus récemment de l’allemand et du portugais.
[214] Anthologie japonaise. Poésies anciennes et modernes des insulaires du Nippon, traduites en français et publiées avec le texte original, par Léon de Rosny; avec une préface par M. Ed. Laboulaye, de l’Institut.
[215] Hyaku-nin is-shiu, or Stanzas by a century of poets, being Japanese Lyrical Odes, translated into english, by F.-V. Dickins. London, 1866, in-8.
[216] Sechs Wandschirme in Gestalten der vergænglichen Welt. Ein japanischer Roman in Originaltexte, übersetzt und herausgegeben von Dr August Pfizmaier, Wien, 1847, in-8.—Une nouvelle traduction de cet ouvrage a été publiée en italien, sous ce titre: Uomini i paraventi, racconto giapponese, tradotto da A. Severini. Firenze, 1872, in-32.—Enfin une version française: Komats et Sakitsi ou la Rencontre de deux nobles cœurs dans une pauvre existence. Nouvelles scènes de ce monde périssable exposées sur six feuilles de paravent, par Riutei Tanehiko, et traduites, avec le texte en regard, par F. Turettini. Genève, 1875, in-8.—L’École spéciale des langues orientales de Paris a eu l’honneur de compter MM. Ant. Severini et Fr. Turettini, au nombre de ses élèves les plus distingués.
[217] Tales of old Japan. By A.-B. Mitford. London, 1871, 2 vol. in-8; Tami-no Nigivai, L’activité humaine, contes moraux. Texte japonais transcrit et traduit par Fr. Turettini. Genève, 1871, in-4.
[218] Discours prononcé à l’ouverture du Cours de Japonais, le 5 mai 1863, p. 24.
[219] Un ouvrage de numismatique a paru sous ce titre: Traité des monnaies d’or au Japon, traduit pour la première fois du japonais par François Sarazin, élève de l’École spéciale des langues orientales (Paris, 1874, in-8º).
[220] On trouvera des extraits de la grande Encyclopédie japonaise dans les publications de Klaproth, de Hoffmann, de Pfizmaier et dans les miennes. La partie relative au Bouddhisme a été traduite par M. Carlo Puini, et la Zoologie par M. Serrurier.
[221] J’ajouterai ici la mention de quelques publications japonaises qui me sont parvenues depuis que cette conférence a été publiée pour la première fois, et qui me paraissent de nature à intéresser les élèves de l’Ecole spéciale des Langues Orientales: Die Lehre von dem Te-ni-wo-fa, von Dr. Aug. Pfizmaier. Wien, 1873;—Kau-kau wau-rai, ossia la Via della pietá filiale, testo giapponese trascritto in caratteri romani e tradotto in lingua italiana, con note ed appendice, da Carlo Valenziani. Roma, 1873;—Zur Geschichte Japans in dem Zeitraume Buu-jei, von Dr. Aug. Pfizmaier. Wien, 1874;—Die Geschichte der Mongolen-Angriffe auf Japan, von Dr. Aug. Pfizmaier. Wien, 1874;—Les produits de la nature chinoise et japonaise, par A.-J.-C. Geerts. Yokohama, 1878;—Le curiositá di Jocohama. Testo giapponese trascritto e tradotto da A. Severini. Firenze, 1878;—La ribellione di Masacado e di Sumitomo, brano di storia giapponese, tradotto da Lodovico Nocentini. Firenze, 1878;—Il Take-tori monogatari, ossia la Fiaba del nonno Tagliabambù. Testo di lingua giapponese del nono secolo, tradotto, annotato e pubblicato per la prima volta in Europa, da A. Severini. Firenze, 1881;—Jasogami e Camicoto, da Ant. Severini. Firenze, 1882.
[222] Vers le milieu du XVIe siècle.
[223] Voy., sur les mathématiques des Japonais, l’article de M. le capitaine Levallois, dans les Mémoires du Congrès international des Orientalistes, première session, Paris, 1873, t. I, p. 289.
[224] Le moxa des Japonais est composé avec la bourre des feuilles de l’armoise (Artemisia vulgaris). Roulé en forme de pyramide, on le place sur la partie malade et on y met le feu, de manière à le consumer entièrement et à permettre aux humeurs de découler de la plaie qu’il a produite.
[225] Le Nederlansche Tijdschrift voor Geneeskunde, 1859-60.
[226] Les Japonais fabriquent des tissus de soie d’une foule de genres. On appelle nisiki un tissu qui était originairement obtenu par le mélange de soies de cinq couleurs différentes. Les vieilles annales intitulées Ni-hon gi rapportent que la 37e année du règne d’Au-zin (306 de n. è.), l’empereur envoya des ambassadeurs dans le royaume de Ou, en Chine, pour chercher des tisseuses; il vint quatre sortes d’ouvrières appelées Ye-bime, Oto-bime, Kurea-dori et Aya-dori. Telle fut l’origine de l’introduction du tissage de la soie au Japon.—On fait usage de fils d’or pour la fabrication des nisiki, sur lesquels on représente des fleurs et des animaux fantastiques.—Les soieries appelées aya se distinguent par leur finesse et leur légèreté; on en fait également venir une variété spéciale de la Chine; les tobi-zaya ou aya à fleurs sont plus épaisses et sont tirées de Canton et de la Corée.—Le rin-su ou damas de soie, d’une qualité supérieure, avec ou sans ornements, est un produit japonais; on en fait venir néanmoins du Tongkin.—Le satin appelé syusu est d’une beauté incomparable; on en teint de toutes couleurs; on en fait venir de Canton, de Nanking et du Fouhkien.—La gaze d’or (kin-sya) est d’invention chinoise. (Voy., pour plus de détails, les appendices de mon Traité de l’éducation des vers à soie au Japon). En dehors des soieries, les Japonais fabriquent une foule de tissus avec diverses sortes de matières végétales ou animales. L’indienne dite sarasa, que les indigènes allaient jadis acheter au Siam et qui, pour ce motif, s’appelle aussi Siamuro-zome, est devenue l’objet d’une grande industrie au Nippon;—le kwa-kwan-fu, tissé avec de longs poils de rat, est une étoffe sur laquelle on raconte des anecdotes fantastiques;—le ba-seo-nuno est une toile formée avec les fibres du bananier et qui vient des îles Loutchou; elle est belle, solide et reçoit très bien la teinture;—la mousseline sarasi est un produit de Nara, dans la province de Yamato, où l’on trouve la meilleure qualité; elle est d’ordinaire d’une extrême blancheur; l’abuya de Noto est également blanche et formée de fils de chanvre;—les cotonnades proprement dites se nomment momen, et le coton non tissé wata (ouate); la bourre de soie s’appelle aussi wata (ma-wata).
[227] Courrier de Lyon, février 1860
[228] Wa-kan San-sai du-ye, liv. XV, p. 4
[229] En chinois: tse-ming-tchoung «cloche sonnant d’elle-même».
[230] M. le docteur Mène, dans les Mémoires de la Société des Etudes Japonaises, t. III, p. 11.
[231] Kai-no tama «gemmes d’huîtres».
[232] Gin-tama.
[233] Kin-tama.
[234] Voy., sur les miroirs chinois et japonais: Julien et Champion, Industries anciennes et modernes de l’empire chinois, 1869, pp. 63 et 234; et la Revue scientifique, 2e série, 1880, t. XVIII, p. 1143.
[235] Jap. a’ugi. On rapporte que l’impératrice Zin-gû, à l’époque de la guerre des Japonais contre le pays des San-kan (Corée), vit des chauves-souris (jap. hen-puku) qui lui donnèrent l’idée de faire faire des éventails. Depuis cette époque, on a fabriqué des éventails de toutes sortes dont l’usage est répandu dans les différentes classes de la population indigène, aussi bien parmi les hommes que parmi les femmes. On cite notamment les éventails peints appelés akome; les éventails qui ressemblent à une fleur à demi épanouie et dont se servent les bonzes et les mèdecins; les éventails des danseuses d’assez grandes dimensions; les éventails en bois de pin (hi a’ugi) en faveur chez les fonctionnaires publics; les écrans, de forme circulaire, nommés utiva, qui étaient les seuls éventails usités en Chine jusqu’à la dynastie des Ming. Le nom de uti-va leur vient de ce qu’ils sont assez forts et solides pour servir à battre (utu) les vêtements ou à écraser les insectes; on en fabrique avec du cuir ou des planchettes laquées, supportées par un manche de bambou; va désigne une sorte particulière d’écran, dont on fait usage à la cour.
[236] Les chapeaux de bambou (Jap. take-no ko-kasa) s’emploient, comme chez nous les chapeaux de paille, pour se garantir des rayons du soleil. On a tenté, non sans quelques succès, de les faire accepter dans les modes européennes. En Chine, ces chapeaux se fabriquent avec des joncs.—Les parasoles ou parapluies sont dits parasols de Chine (kara-kasa). On en fait remonter l’invention à l’époque de Yu-le-Grand (XXIIIe siècle avant notre ère); mais les véritables parapluies ne datent que du règne de Youen-ti, de la dynastie des Weï (260 de notre ère). On fabrique des parasoles de soie et surtout de papier huilé et impénétrable à la pluie; les principales manufactures se trouvent dans la province de Setu.
[237] Morning Chronicle, du 4 février 1858.
[238] On a pu en juger en visitant en 1878, à Paris, le département Japonais de l’Exposition universelle.
[239] Zipangu est une notation à peine corrompue des mots chinois Jih-pen-koueh «le royaume du Japon».—Rachid-Eddin, qui écrivait en 1294, désigne ce même pays sous le nom de Djemenkou, et Aboulféda sous celui de Djemkout.
[240] Nippon-wau dai itî-ran, livr. VII, p. 46.
[241] Saint François Xavier gagna le Japon à bord de la jonque d’un corsaire chinois. Il était accompagné d’un Japonais converti au christianisme et baptisé sous le nom de Paolo de Santa-Fe. Le hasard le fit aborder à Kago-sima qui était justement le lieu de naissance de ce Paolo. Il y fut accueilli avec enthousiasme, et le daïmyau régnant de Satsouma lui permit de faire des prédications dans toute l’étendue de son domaine. Sur l’instigation des bonzes, cette permission finit cependant par être révoquée, et le prince annonça qu’il était défendu à ses sujets, sous peine de mort, de se livrer aux pratiques du christianisme. François Xavier dut chercher dans d’autres parties du Japon les moyens de poursuivre son œuvre d’évangélisation.—Il n’est peut-être pas inutile de faire observer que, dans les récits des missions chrétiennes au Japon, non-seulement les grands princes feudataires, mais même les plus petits daïmyaux, sont qualifiés de l’épithète de roi. Et c’est par une erreur de ce genre qu’on parle souvent de l’ambassade envoyée au pape Grégoire XIII par «l’empereur du Japon». Cette ambassade, à laquelle on fit une réception pompeuse en Europe, représentait des princes féodaux de l’île de Kiousiou, et nullement le mikado ou son syaugoun.
[242] I-i Ka-mon-no Kami.
[243] Le mot mi-ka-do, par lequel on désigne l’Empereur, signifie littéralement «La Grand’porte Impériale». C’est là une des nombreuses analogies que l’on peut constater entre les Japonais et les Turcs (Sublime-Porte), dont l’idiome notamment appartient au même système grammatical.—Aujourd’hui, le titre de mikado est à peu près complètement abandonné; il a été remplacé par l’ancien titre de Ten-au «l’Auguste du Ciel».
[244] Comment on crée une religion, dans la Revue scientifique du 7 mai 1875.
[245] Gen-rau-in, sorte de Conseil des Anciens.
[246] Fu-ken kwai-gi, sorte de Conseil des Préfectures.