1: Moderne, c'est-à-dire renouvelée alors récemment. Les anciens avaient eu aussi des devises. App. 1.
3: L'obésité est un caractère des figures de cette sensuelle époque. Voir les statues de Saint-Denis; celles du quatorzième siècle sont visiblement des portraits. Voir surtout la statue du duc de Berri dans la chapelle souterraine de Bourges, avec l'ignoble chien gras qui est à ses pieds.
4: «Les dames et demoiselles menoient grands et excessifs estats, et cornes merveilleuses, hautes et larges; et avoient de chacun costé, au lieu de bourlées, deux grandes oreilles si larges que quand elles vouloient passor l'huis d'une chambre, il falloit qu'elles se tournassent de costé et baissassent.» (Juvénal des Ursins.)—«Quid de cornibus et caudis loquar?... Adde quod in effigie cornutæ fœminæ Diabolus plerumque pingitur.» (Clémengis.)
5: Voir plus bas l'entrée de la reine Isabeau.
9: Michael Drayton's, The miseries of Queen Margaret.
10: Religieux de Saint-Denis.
11: Par la mort de la reine Jeanne, femme de Philippe-le-Bel.
12: Pour les appels, sans parler de l'influence indirecte des juges royaux.
13: Pendant que son frère expirait, le duc d'Anjou s'était tenu caché dans une chambre voisine, puis il avait fait main basse sur tous les meubles, toute la vaisselle, tous les joyaux.—On disait que le feu roi avait fait sceller des barres d'or et d'argent dans les murs du château de Melun, et que les maçons employés à ce travail avaient ensuite disparu. Le trésorier avait juré de garder le secret. Le duc d'Anjou, n'en pouvant rien tirer, fit venir le bourreau: «Coupe la tête à cet homme», lui dit-il. Le trésorier indiqua la place.
14: Religieux de Saint-Denis.
15: Les trois oncles de Charles VI étaient tout aussi ambitieux et avares que les oncles de Richard II. Il leur fallait aussi des couronnes. En France même, le trône pouvait vaquer. Les jeunes enfants du maladif Charles V pouvaient suivre leur père. La devise du duc de Berri, telle qu'on la lisait dans sa belle chapelle de Bourges, indiquait assez ces vagues espérances: «Oursine, le temps venra!» App. 6.
16: Maints débiteurs profitèrent du tumulte pour faire enlever chez leurs créanciers les titres de leurs obligations. (Religieux.)
17: «Teterrimos carceres composuerat, uni Claustri Brunelli, alteri Vici Straminum adaptans nomina». (Idem.)
18: Religieux de Saint-Denis.
19: «Quibusdam ex potentioribus urbibus... Potius mori optamus quam leventur.» (Religieux.).
22: Ils tuèrent ainsi un écuyer écossais, après l'avoir couronné de fer rouge, et un religieux de la Trinité, qu'ils traversèrent de part en part d'une broche de fer. Le lendemain, ayant pris un prêtre qui allait à la cour de Rome, ils lui coupèrent le bout des doigts, lui enlevèrent la peau de sa tonsure et le brûlèrent.
24: On trouva, dit-on, au pillage de Courtrai des lettres de bourgeois de Paris qui établissaient leurs intelligences avec les Flamands. Voy. aussi App. 18.—App. 10.
30: Le Religieux de Saint-Denis prétend que cette armée montait à plus de cent mille hommes. Ce fut un seul fournisseur, un bourgeois de Paris, Nicolas Boulard, qui se chargea d'approvisionner pour quatre mois le marché qui se tenait au camp.
31: Les Gantais avaient demandé du secours aux Anglais; mais, de crainte qu'on ne voulût leur faire payer ce secours, ils réclamèrent les sommes que la Flandre avait autrefois prêtées à Édouard III. Ils n'eurent ni secours ni argent. App. 16.
34: «... Quasi leoninam civium superbiam conculcarent...» (Religieux de Saint-Denis.)
35: Cette exagération prouve seulement l'idée qu'on se formait déjà de la population de cette grande ville. (Religieux de Saint-Denis.)
36: Le lundi qui suivit la rentrée du roi, on exécuta un orfèvre et un marchand de drap, plusieurs autres dans la quinzaine suivante, parmi lesquels Nicolas le Flamand, un des amis d'Étienne Marcel, qui avait assisté au meurtre de Robert de Clermont.
37: On prétend qu'à sa mort il refusa de dire merci au roi, et dit seulement merci à Dieu. Il était l'auteur d'un Recueil de décisions notoires, établies par enquestes, par tourbes, de 1300 à 1387.
40: «Nec inde regale ærarium datatum est.» (Religieux.)
42: «La jeune dame, en estant debout, se tenoit coie et ne mouvoit ni cil ni bouche; et aussi à ce jour ne savoit point de françois.» (Froissart.)
44: Knyghton, Walsingham.
46:
... And Ocean, 'mid his uproar wild,
Speaks safety to his island child.
«L'Océan qui la garde, en son rauque murmure, dit amour et salut à son île, à son enfant!» (Coleridge.)
47: Le sire de Laval dit au duc de Bretagne: «Il n'y auroit en Bretagne chevalier ni écuyer, cité, chastel ni bonne ville, ni homme nul, qui ne vous haït à mort et ne mît peine à vous déshériter. Ni le roi d'Angleterre ni son conseil ne vous en sauroient nul gré. Vous voulez-vous perdre pour la vie d'un homme?» (Froissart.)
48: Et plus à gagner: «Plus est riche et puissant le duc de Bourgogne, tant y vaut la guerre mieulx... Pour une buffe que je recevrai, j'en donnerai six.» (Froissart.)
49: On renvoya, il est vrai, le plus grand nombre comme impropre au service. Le même Nicolas Boulard, dont nous avons parlé, pourvut aux approvisionnements. App. 24.
51: Une expédition sollicitée par les Génois et commandée par le duc de Bourbon alla échouer en Afrique (1390). Le comte d'Armagnac, ramassant tous les soldats qui pillaient la France, passa les Alpes, attaqua les Visconti et se fit prendre (1391). Le roi lui-même projetait une croisade d'Italie; il aurait établi le jeune Louis d'Anjou à Naples, et terminé le schisme par la prise de Rome.
53: Le Religieux.
54: «Non nisi usque ad colli summitatem peregerunt.» (Religieux.).
56: «Ad templi similitudinem.» (Religieux.)
59: «En eut le roy plusieurs coups et horions sur les espaules bien assez. Et au soir, en la présence des dames et damoiselles, fut la chose sçue et récitée, et le roy mesme se farçoit des horions qu'il avoit reçus.» (Grandes chroniques de Saint-Denis.)
60: Ce mariage eut de grandes conséquences qu'on verra plus tard. Elle apporta Asti en dot, avec 450,000 florins. (Archives.)
61: Le Religieux.
63: «Quoiqu'ils fussent logés de lez le pape et les cardinaux, si ne se pouvoient-ils tenir... que toute nuit ils ne fassent en danses, en caroles et en esbattements avec les dames et damoiselles d'Avignon, et leur administroit leurs reviaux (fêtes) le comte de Genève, lequel étoit frère du pape.» (Froissart.)
64: Selon le bénédictin de Saint-Denis, on soupçonna généralement les Dominicains.
65: «Et leur donnoit anals d'or et fermaillets (agrafes) à chascune...» (Froissart.)
66:... Sauf une jarretière d'autre couleur au bras... (Ordonnances.)
67: Saint-Jacques était le Saint-Denis, le Westminster des confréries; l'ambition des bouchers, des armuriers, était d'y être enterré. Le premier bienfaiteur de cette église fut une teinturière. Les bouchers l'enrichirent. Ces hommes rudes aimaient leur église. Nous voyons par les chartes que le boucher Alain y acheta une lucarne pour voir la messe de chez lui; le boucher Haussecul acquit à grand prix une clef de l'église.—Cette église était fort indépendante, entre Notre-Dame et Saint-Martin, qui se la disputaient. C'était un redoutable asile que l'on n'eût pas violé impunément. Voilà pourquoi le rusé Flamel, écrivain non juré, non autorisé de l'Université, s'établit à l'ombre de Saint-Jacques. Il put y être protégé par le curé du temps, homme considérable, greffier du Parlement, qui avait cette cure sans même être prêtre (voir les Lettres de Clémengis). Flamel se tint là trente ans dans une échoppe de cinq pieds sur trois, et il s'y aida si bien de travail, de savoir-faire, d'industrie souterraine, qu'à sa mort il fallut, pour contenir les titres de ses biens, un coffre plus grand que l'échoppe. App. 31.
70: Il avait perdu un œil à la bataille d'Auray, en 1364.
71: Le duc de Berri lui dit un jour: «Méchant traître, c'est toi qui as causé la mort de notre frère.» Et il donna ordre de l'arrêter, mais personne n'obéit. (Religieux.)
72: Ils ne tardèrent pas à obtenir la grâce de Craon (13 mars 1395). App. 34.
73: Nous suivons pas à pas le Religieux de Saint-Denis. Ce grave historien mérite ici d'autant plus d'attention qu'il était lui-même à l'armée et témoin oculaire des événements.
74: Il venait d'épouser la fille du duc de Milan, qui avait une couleuvre dans ses armes.
76: On était loin de s'attendre à un traitement si humain. Les Parisiens allaient tous les jours à la Grève, dans l'espoir de les voir pendre.
77: L'inventeur de la mascarade fut un des brûlés, à la grande joie du peuple. Il avait toujours traité les pauvres gens avec la plus cruelle insolence. Il les battait comme des chiens, les forçait d'aboyer, les foulait aux pieds avec ses éperons. Quand son corps passa dans Paris, plusieurs crièrent après lui son mot ordinaire: «Aboie, chien!» (Religieux.)
78: On fut obligé de murer toutes les entrées de l'hôtel Saint-Paul. App. 36.
79: On expliquait aussi par un talisman l'influence de Diane de Poitiers sur Henri II. (Guilbert.)
80: Voir ses belles paroles, à ce sujet, dans son Instruction à son fils: «Chier fils, je t'enseigne que les guerres et les contens qui seront en ta terre, ou entre tes homes, que tu metes peine de l'apaiser à ton pouvoir; car c'est une chose qui moult plest à Notre-Seigneur: et messire saint Martin nous a donné moult grant exemple, car il ala pour metre pès entre les clers qui estoient en sa archevêché, au tems qu'il savoit par Notre-Seigneur que il devoit mourir; et li sembla que il metoit bone fin en sa vie en ce fere.»
83: La jeune Isabelle avait sept ans. Richard assura qu'il en était épris sur la vue de son portrait.
86: Nous analyserons plus tard le terrible pamphlet de Clémengis.
88: Le Religieux.
89: Le Religieux.
90: Idem.
93: «L'Amorath parla au comte de Nevers par la bouche d'un latinier qui transportoit la parole.» (Froissart.)
94: Shakespeare n'exagère rien dans la scène où le père court dénoncer son fils à l'usurpateur qu'il vient lui-même de combattre. Cette scène, d'un comique horrible, n'exprime que trop fidèlement la mobile loyauté de ce temps si prompt à se passionner pour les forts. Peut-être aussi faut-il y reconnaître la facilité qu'on acquérait, parmi tant de serments divers, de se mentir à soi-même et de tourner son hypocrisie en un fanatisme farouche. Dans tout ceci, Shakespeare est aussi grand historien que Tacite. Mais lorsque Froissart montre le chien même du roi Richard qui laisse son maître et vient faire fête au vainqueur, il n'est pas moins tragique que Shakespeare.
95: L'Église eut au fond la part principale dans cette révolution. La maison de Lancastre, qui avait d'abord soutenu Wicleff et les lollards, se concilia ensuite les évêques et réussit par eux. Turner seul a bien compris ceci.
96: «Leur coustume d'Angleterre est que, quand ils sont au-dessus de la bataille, ils ne tuent riens, et par espécial du peuple, car ils connoissent que chacun quiert leur complaire, parce qu'ils sont les plus forts.» (Comines.)
105: Le Religieux.
106: Les cartes étaient connues avant Charles VI, mais peu en usage. App. 52.
109: «Si nous rêvions toutes les nuits la même chose, elle nous affecteroit peut-être autant que les objets que nous voyons tous les jours. Et si un artisan étoit sûr de rêver toutes les nuits douze heures durant qu'il est roi, je crois qu'il seroit presque aussi heureux qu'un roi qui rêveroit toutes les nuits douze heures qu'il est artisan.» (Pascal.)
111: «Si on me presse de dire pourquoy je l'aymois, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en respondant: Parceque c'estoit luy, parceque c'estoit moy.» (Montaigne.)
112: Louis d'Orléans était poète aussi, s'il est vrai qu'il avait célébré dans des vers les secrètes beautés de la duchesse de Bourgogne. (Barante.)
114: L'éducation d'un jeune chevalier par les femmes est l'invariable sujet des romans ou histoires romanesques du quinzième siècle. App. 57.
115:
Quan la doss aura venta
Deves vostre pais,
M'es veiaire que senta
Odor de Paradis.
«Quand le doux zéphyr souffle de votre pays, ô ma Dame, il me semble que je sens une odeur de Paradis.» (Bernard de Ventadour.)
116: Christine de Pisan semble avoir commencé la suite des femmes de lettres, pauvres et laborieuses, qui ont nourri leur famille du produit de leur plume. App. 58.
118: Le Religieux de Saint-Denis ajoute toutefois que, quoiqu'il parlât peu, il avait de l'esprit; ses yeux étaient intelligents. Il en existe un portrait fort ancien au musée de Versailles et au château d'Eu. Il est en prières, déjà vieux, les chaires molles, l'air bonasse et vulgaire. Christine l'appelle en 1404: «Prince de toute bonté, salvable, juste, saige, bénigne, douls et de toute bonne meurs.»
120: Voy. 1402 et les projets du parti d'Orléans, 1411.
121: Au témoignage de Charles-le-Téméraire. (Gachard.)
124: «Mon pays de Bourgoigne n'a point d'argent; il sent la France.» Mot de Charles-le-Téméraire. (Gachard.)
125: Voy. au tome III, livre VI, chap. I, les étranges promesses par lesquelles les Anglais s'efforçaient de les attirer...
127: La misère força peut-être Craon à cet acte monstrueux d'ingratitude. Il avait dû la grâce de son premier crime aux prières de la jeune Isabelle de France, épouse de Richard II. Voy. App. 34.
128: De plus, il emmena avec lui le duc et ses deux frères.—Lorsque le jeune duc de Bretagne retourna chez lui, on lui donna, non seulement le comté d'Évreux, mais la ville royale de Saint-Malo, l'un des plus précieux fleurons de la couronne de France. Il n'en resta pas moins à moitié Anglais; son frère Arthur tenait le comté de Richemont du roi d'Angleterre.
130: Monstrelet.
131: Monstrelet.—Quant à Isabelle de France, il récriminait d'une manière toute satirique: «Plût à Dieu que vous n'eussiez fait rigueur, cruauté ni vilenie envers nulle dame ni damoiselle, non plus qu'avons fait envers elle; nous croyons que vous en vaudriez mieux.»
134: C'était le temps de la révolte des Percy.
135: C'étaient les Bretons de Clisson, conduits par Guillaume Duchâtel.
136: Rymer.
137: Le comte de Clermont, très jeune encore, était le chef nominal de cette armée.
138: Le Religieux dit qu'il s'était muni d'un ordre du roi.
139: Le comte de Saint-Pol avait pris les armes pour les intérêts de sa fille, belle-fille du duc de Bourgogne.
143: D. Plancher.
144: Le Religieux.
146: La renonciation de la veuve n'est pas en effet sans analogie avec le reniement du mariage, par lequel la loi de Castille permettait à la femme noble qui avait épousé un roturier de reprendre sa noblesse à la mort de son mari. Il fallait qu'elle allât à l'église avec une hallebarde sur l'épaule; là elle touchait de la pointe la fosse du défunt et elle lui disait: «Vilain, garde la vilainie, que je puisse reprendre ma noblesse.» (Note communiquée par M. Rossew-Saint-Hilaire.) App. 71.
147: «Et de ce demanda instrument à un notaire public, qui estoit là présent.» (Monstrelet.) App. 72.
148: Voy. tome III.
149: Il se l'était fait céder en 1400 par le duc de Berri.
150: Meyer.
151: Le Religieux.
155: Le Religieux.
156: «Loricatis, fimbriatis et manicatis vestibus.» (Religieux.)
157: «Domina Venus.» (Idem.)—Cet Augustin, qui prêcha contre le duc d'Orléans, lui avait dédié un livre qui, peut-être, n'avait pas été assez payé.
158: «Te induere de substantia, lacrimis et gemitibus miserrimæ plebis.» (Idem.)
159: Ceux de Rouen répondirent avec dérision: «Nous porterons nos armes au château, c'est-à-dire que nous irons armés, armés aussi nous reviendrons.»
160: «C'estoit grande pitié de la maladie du roy, laquelle luy tenoit longuement. Et quand il mangeoit, c'estoit bien gloutement et louvissement. Et ne le pouvoit-on faire despoüiller, et estoit tout plein de poux, vermine et ordure. Et avoit un petit lopin de fer, lequel il mit secrettement au plus près de sa chair. De laquelle chose on ne sçavoit rien, et luy avoit tout pourry la pauvre chair, et n'y avoit personne qui ozast approcher de luy pour y remédier. Toutefois il avoit un physicien qui dit qu'il estoit nécessité d'y remedier, ou qu'il estoit en danger, et que de la garison de la maladie il n'y avoit remede, comme il luy sembloit. Et advisa qu'on ordonnast quelque dix ou douze compagnons desguisez, qui fussent noircis, et aucunement garnis dessous, pour doute qu'il ne les blessast. Et ainsi fut fait, et entrèrent les compagnons, qui estoient bien terribles à voir, en sa chambre. Quand il les vid, il fut bien esbahi, et vinrent de faict à luy: et avoit-on fait faire tous habillements nouveaux, chemise, gippon, robbe, chausses, bottes, qu'un portoit. Ils le prirent, luy cependant disoit plusieurs paroles, puis le dépouillerent, et luy vestirent lesdites choses qu'ils avoient apportées. C'estoit grande pitié de le voir, car son corps estoit tout mangé de poux et d'ordure. Et si trouverent ladite piece de fer: toutes les fois qu'on le vouloit nettoyer, failoit que ce fust par ladite manière.» (Juvénal des Ursins.)
161: Il témoigna beaucoup de reconnaissance à une dame qui avait soin du dauphin et suppléait à la négligence de sa mère. Il lui donna le gobelet d'or dans lequel il venait de boire. (Religieux.)
163: Il logea avec le dauphin pour être plus sûr de lui.
164: Le Religieux.
166: «Sur les pennonceaux de leurs lances les Bourguignons portoient: ich houd, je tiens, à rencontre des Orléanois, qui avoient: je l'envie». (Monstrelet.)
167: Bulæus.
168: «In casu fidei ad consilium milites non evocaretis.» (Religieux.)
169: Monstrelet prétend que le duc d'Orléans avait pris l'Université pour juge et arbitre.—Ce qui est plus sûr, c'est qu'il s'adressa au parlement: «Si requeroit la cour qu'elle ne souffrist ledict dauphin estre transporté...» (Archives, Reg. du Parlem. Cons., vol. XII, fo 222.)
170: Si l'on en croyait la chronique suivie par M. de Barante, ils auraient couché dans le même lit.
172: L'hiver, au contraire, découragea le duc de Bourgogne. (Juvénal des Ursins.)
176: Bulæus.
177: On a débattu pendant cinq cents ans cette question insoluble si l'Université était un corps ecclésiastique ou laïque.
178: «Quasi ovem errabundam.» (Religieux.)
179: Il déclara même qu'il était prêt à pendre le coupable de sa propre main. (Religieux.)
180: Le roi ne put sauver qu'une galerie peinte à fresque, qui était bâtie sur les murs de la ville, et on lui en fit payer la valeur.
181: «Cum lituis et instrumentis musicis.» (Religieux.)
182: «Post oris osculum.» (Religieux.)
183: En récompense, les ménétriers semblent s'être multipliés. Leur corporation devient importante. Elle fait confirmer ses statuts. (Portef. Fontanieu, 24 avril 1407.)
184: Ils le suspendirent pour quatre ans (7 septembre 1407).
185:
Marne l'enceint.....
Et belle tour qui garde les détrois.
Où l'en se puet retraire à sauveté;
Pour tous ces poins li doulz prince courtois
Donna ce nom à ce lieu de Beauté.
Eustache Deschamps.
186: Saint-Maur était alors une grande abbaye fortifiée.
187: C'est de la Marne qu'un pêcheur retire le corps du jeune fils de Chilpéric, noyé par sa marâtre.
188: Elle mourut jeune, et l'on crut qu'elle était empoisonnée. Ce château d'Agnès dans une île fait penser au labyrinthe de la belle Rosamonde. Voy. la jolie ballade.
189: «Ad multa vitia præceps fuit, quæ tamen horruit cum ad virilem ætatem pervenisset.» (Religieux.)
190: Son testament fut trouvé écrit tout entier de sa main, quatre ans avant sa mort. La bonté de son âme confiante et sans fiel se manifestait dans la recommandation qu'il faisait de ses enfants aux soins de son oncle le duc Philippe, tandis qu'ils étaient déjà au plus fort de leurs querelles. App. 82.
191: Jean Petit prétend qu'ils conspiraient ensemble. (Monstrelet.)
192: Telle était la tradition du couvent. Les moines avaient fait peindre cette vision dans leur chapelle à côté de l'autel; on y voyait la Mort tenant une faux à la main, et montrant au duc d'Orléans cette légende: «Juvenes ac senes rapio.» (Millin.)
194: Dans l'attente d'une guerre prochaine, il s'était assuré de l'alliance du duc de Lorraine (6 avril 1407), et il avait pris à son service le maréchal de Boucicaut. Boucicaut promet de le servir envers et contre tous, sauf le roi et ses enfants, «en mémoire de ce que le duc de Bourgogne lui a sauvé la vie, estant pris des Turcs». (Fonds Baluze, 18 juillet 1407.)
195: On disait après la mort du duc d'Orléans: «Baculum nodosum factum esse planum.» (Meyer.)—Devises: Mgr d'Orléans, Je suis mareschal de grant renommée, Il en appert bien, j'ay forge levée. Mgr de Bourgogne, Je suis charbonnier d'étrange contrée, J'ay assez charbon pour faire fumée. (Mss. Colbert, Regius.)
196: Les maisons placées ainsi n'avaient pas bon renom. On le voit par les plaintes que faisaient les chanoines de Saint-Méry contre les mauvais lieux qui se trouvaient le long de la vieille enceinte de Philippe-Auguste. Ils obtinrent une ordonnance d'Henri VI, roi de France et d'Angleterre, pour en purger ce quartier.
197: «Dolorem... studuit mitigare... cœna jocunda peracta.» (Religieux.)
198: Monstrelet.
201: «Lesquelles playes estoient telles et si énormes que le test estoit fendu, et que toute la cervelle en sailloit... Item que son bras destre estoit rompu tant que le maistre os sailloit dehors au droit du coude...» (Information du sire de Tignonville, prévôt de Paris.)
206: Henri III s'écria en voyant le corps du duc de Guise: «Mon Dieu, qu'il est grand! Il paroît encore plus grand mort que vivant.» Il disait mieux qu'il ne croyait; cela est vrai dans un bien autre sens.
207: Je faisais l'autre jour cette observation dans la forêt de Saint-Germain (12 septembre 1839).
209: «Qu'il lui avoit été emblé, et qu'il n'y avoit à peine des enfants qui fust si bien taillé de venger la mort de son père qu'il estoit.» (Juvénal.)
212: La devise de Valentine se lisait dans sa chapelle aux Cordeliers de Blois.
213: «Le roi se rendit à l'église de Santa-Clara, où il fit exhumer le corps de la femme qu'il chérissait. Il ordonna que son Inès fut revêtue des ornements royaux, et qu'on la plaçât sur un trône où ses sujets vinrent baiser les ossements qui avaient été une si belle main.» (Faria y Souza.) App. 93.
217: Ce tombeau ne fut élevé que par Louis XII.
218: «... Pour la mort d'un seul homme...» (Monstrelet.)
226: C'est du moins ce que rapporte le chroniqueur bourguignon: «Mesmement les petits enfants en plusieurs carrefours à haute voix crioient Noël.» (Monstrelet.)
227: «Fist faire.. à puissance d'ouvriers, une forte chambre de pierre, bien taillée, en manière d'une tour.» (Monstrelet.)
228: Un canonicat de Bruges, auquel Gerson renonça de bonne heure.
230: Par exemple Savoisy.
232: «Les légistes disent que toute occision d'homme, juste ou injuste, est homicide. Mais les théologiens disent qu'il y a deux manières d'homicides, etc.»