[1] Salvien, De Gubernatione Dei, L. IV, p. 60 (éd. de Brême, 1688).
[2] Voyez les passages de Sidoine Apollinaire cités par Fauriel, Hist. de la Gaule méridionale sous la domination des conquérants germains, t. I, p. 387 et suiv. Nous ne possédons point de renseignements sur la manière de vivre des riches seigneurs espagnols de cette époque, mais tout porte à croire qu’elle ressemblait fort à celle des seigneurs de la province avoisinante.
[3] Voyez les travaux de MM. Savigny, Giraud, etc.
[4] Voyez Giraud, Essai sur l’histoire du droit français au moyen âge, t. I, p. 147 et suiv., et les travaux allemands et français qu’il cite.
[5] Voyez Pignori, de Servis (dans la préface), dans Polenus, Utriusque Thesauri antiquitatum nova supplementa, t. III.
[6] Ammien Marcellin, XXVIII, 4, 16.
[7] Salvien, L. IV, p. 58.
[8] Salvien, L. V, p. 91, 92; Querolus, Act. I, Sc. 2, vs. 194-208 (p. 55 éd. Klinkhamer).
[9] Voyez les textes rapportés dans le tome Ier des Script. rer. francic. de D. Bouquet, p. 565, 572, 597, 609. Il est vrai que nous n’avons pas sur l’existence des Bagaudes en Espagne, des témoignages antérieurs à l’invasion des barbares; néanmoins je suis porté à croire que ces bandes y existaient déjà avant cette époque, car Idace, qui écrivait au Ve siècle et qui en parle le premier, ne semble nullement considérer leur existence en Espagne comme une nouveauté.
[10] Isidore, Hist. Goth., p. 493.
[11] Servulos tantum suos ex propriis prædiis colligentes ae vernaculis alentes sumtibus. Orose, VII, 40.
[12] Orose, VII, 40.
[13] Voyez Salvien, L. VI, p. 121—123. On peut fort bien appliquer aux Espagnols ce que cet auteur dit des Gaulois, car il assure qu’en Espagne la corruption des mœurs était encore plus grande que dans les Gaules. Voyez L. VII, p. 137.
[14] Idatii Chron., ad ann. 409 et 410.
[15] Ibid. ad ann. 425.
[16] Voyez Idatii Chronicon, passim.
[17] Orose, VII, 41.
[18] Salvien, L. V, p. 95.
[19] Epist. VII, 14.
[20] VII, 41.
[21] Voyez Orose, dans la dédicace; Salvien, L. VII, p. 130 etc.
[22] Voyez Claudien Mamert, de Statu animæ, II, 8.
[23] L. VI, p. 115; L. VII, p. 142.
[24] Salvien, L. IV, p. 74.
[25] Salvien, L. V, p. 86.
[26] Salvien, L. VII, p. 140, 142.
[27] Salvien, L. VII, p. 140.
[28] Voyez Braulionis Epistolæ, 38—41, dans l’Esp. sagr., t. XXX, p. 374—377.
[29] VIIIe concile de Tolède, dans le Forum Judicum, p. IV, col. 1.
[30] Voyez Concil. Tolet. IV.
[31] Voyez le même concile.
[32] Licet flagitiosus, tamen bene monitus, dit Isidore de Béja (c. 15) en parlant de Rékeswinth.
[33] Paulus Emeritensis, De vita P. P. Emeritensium, dans l’Esp. sagr., t. XIII, p. 359, 360, 382.
[34] Voyez les preuves chez Neander, Denkwürdigkeiten aus der Geschichte des Christenthums, t. II, p. 236-240, et chez Ozanam, La civilisation au cinquième siècle, t. II, p. 50—57.
[35] Sentent., L. III, c. 47: Aequus Deus ideo discrevit hominibus vītam, alios serves constituens, alios dominos, ut licentia male agendi servorum potestate dominantium restringatur.
[36] Voyez Muñoz, Fueros, p. 123-125.
[37] Voyez Muñoz, Del Estado de las personas en los reinos de Asturias y Leon.
[38] For. Jud., V, 4, 19: De non alienandis privatorum et curialium rebus.
[39] Voyez Concil. Tolet. VIII.
[40] Voyez le 8e article des actes du XVIIe concile de Tolède.
[41] Voyez les actes du XVIIe concile de Tolède; (apud Mansi, t. XII, p. 94 et suiv.)
[42] Forum Judicum, L. IX, Tit. II, 9.
[43] C’est ainsi qu’on lit dans deux manuscrits latins du Forum Judicum et dans la traduction espagnole de ce code.
[44] Voyez la note A, à la fin de ce volume.
[45] C’était le septième aïeul du célèbre Almanzor.
[46] Ibn-al-Contîa, fol. 4 r.; Ibn-Adhârî, t. II, p. 11, 273.
[47] Cette petite rivière porte aujourd’hui le nom de Salado; elle se jette dans la mer non loin du cap Trafalgar, entre Vejer de la Frontera et Conil. Voyez mes Recherches, t. I, p. 314-316.
[48] Forum Judicum, Lib. V, t. I, l. 2.
[49] Voyez mes Etudes sur la conquête de l’Espagne par les Arabes, dans le 1er volume de mes Recherches.
[50] Comparez Maccarî, t. II, p. 1.
[51] Le traité que Théodemir conclut avec Abdalazîz, le fils de Mousâ, se trouve dans Dhabbî. Casiri (t. II, p. 106) en a publié le texte.
[52] En évaluant le dirham à 12 sous de notre monnaie, ce tarif serait: fr. 28,80,—14,40,—7,20; mais comme au VIIIe siècle le pouvoir de l’argent était à sa force actuelle comme 11 est à 1 (voir Leber, Essai sur l’appréciation de la fortune privée au moyen âge), le tarif était en réalité: fr. 316,80,—158,40,—79,20.
[53] Leovigild, De Habitu Clericorum (Esp. sagr., t. XI, p. 523).
[54] Comparez plus haut, L. I, chap. 10.
dit Ermold Nigel (I, 67) en parlant de Barcelone.—M. Amari est aussi d’opinion que la condition des Siciliens sous les musulmans était meilleure que celle des peuples italiens qui vivaient sous la domination des Lombards ou des Francs (Storia dei Musulmani di Sicilia, t. I, p. 483).
[56] Maccari, t. II, p. 17.
[57] Voyez le 2e article des actes du XVIe concile de Tolède, tenu en 693.—Vers la fin du VIe siècle, Masone, évêque de Mérida, convertit beaucoup de païens. Paulus Emeritensis, De vita P. P. Emeritensium, p. 358.
[58] Un auteur espagnol qui écrivait au XVIIe siècle, sous le règne de Philippe IV, s’exprime à ce sujet en ces termes: «Il n’est pas étonnant que les habitants des Alpuxarres aient abandonné si facilement leur ancienne foi. Ceux qui demeurent à présent dans ces montagnes sont des Christianos viejos (vieux chrétiens), ils n’ont pas dans leurs veines une goutte de sang impur, ils sont sujets d’un roi catholique, et cependant, faute de docteurs et par suite des oppressions auxquelles ils sont en butte, ils sont si ignorants de ce qu’ils devraient savoir pour obtenir le salut éternel, qu’il leur reste à peine quelques vestiges de la religion chrétienne. Croit-on que si aujourd’hui, ce qu’à Dieu ne plaise, les infidèles se rendaient maîtres de leur pays, ces gens-là tarderaient longtemps à abandonner leur foi et à embrasser les croyances des vainqueurs?» Pedraça, Historia eclesiastica de Granada, fol. 95 v.
[59] Voyez le 6e article des actes du XIIe concile de Tolède.
[60] Voyez Vita Johannis Gorziensis, c. 120.
[61] Marina, Ensayo. t. II, p. 5 et suiv.
[62] Samson, Apolog., L. II, c. 8.
[63] Voyez Alvaro, Epist. XIII, c. 3; Samson, Apolog., L. II, c. 2, 4.
[64] Samson, L. II, c. 2.
[65] Dans l’année 747, les chrétiens avaient encore la cathédrale; l’auteur de l’Akhbâr madjmoua l’atteste formellement, fol. 74 v.
[66] Voyez Ibn-Batouta, t. I, p. 198.
[67] Voyez Içtakhrî, p. 33.
[68] Un million de francs; au pouvoir actuel de l’argent, onze millions.
[69] Râzî, apud Maccarî, t. I, p. 368. Ibn-Adbârî (t. II, p. 244, 245) cite aussi ce passage, mais en l’abrégeant un peu. Comparez Maccarî, t. 1, p. 359, I. 2.
[70] Ibn-al-Coutîa, fol. 15 v.
[71] Journ. asiat., IVe série, t. XVIII, p. 515.
[72] Une fois, les chrétiens de Cordoue furent imposés extraordinairement à cent mille dinars, onze millions de francs au pouvoir actuel de l’argent.
[73] Abou-Ismâîl al-Baçrî, Fotouh as-Chûm, p. 124.
[74] Christiani occulti. Euloge, Memor. Sanct., L. II.
[75] Samson, Apolog., L. II, c. 5.
[76] Idem, ibid., L. II, c. 3.
[77] De Tocqueville.
[78] Voyez les vers que cite Ibn-Adhârî, t. II, p. 114, ceux qui se trouvent chez Ibn-Haiyân, fol. 64 v., et ceux que j’ai publiés dans mes Notices sur quelques manuscrits arabes, p. 258, 259. Il est remarquable que les Arabes n’appliquent jamais aux chrétiens cette épithète infamante.
[79] On nous permettra de donner ce nom tant aux renégats proprement dits, qu’à leurs descendants.
[80] Voyez le Cartâs, p. 23, l. 1.
[81] Anciennement Secunda. Voyez Maccarî, t. I, p. 899, dernière ligne.
[82] Voyez Akhbâr madjmoua, fol. 99 v.—100 v., Ibn-Adhârî, t. II, p. 68-70.
[83] Voyez Ibn-al-Khatib, man. P., fol. 213 v.—214 v., Ibn-al-Coutîa, fol. 15 r.
[84] Ibn-al-Coutîa, fol. 17 v.
[85] Abd-al-wâhid, p. 12; Ibn-al-Coutîa, etc.
[86] Akhbâr madjmoua, fol. 99 r.
[87] Voyez Ibn-al-Coutîa, fol. 18 v.
[88] Voyez Ibn-Khallicân, t. I, p. 615, éd. de Slane, et cf. Weil, t. II, p. 42, 43.
[89] Voyez Ibn-al-Coutîa, fol. 18 r., Maccarî, t. II, p. 154.
[90] Yahyâ, de la tribu berbère de Maçmouda, était client de la tribu arabe des Beni-’l-Laith.
[91] Voir Ibn-Khallicân, Fasc. X, p. 19-21, éd. Wüstenfeld.
[92] Maccarî, t. I, p. 491, nº 12.
[93] Voyez Akhbâr madjmoua, fol. 102 v.
[94] Voyez ibid., fol. 101 r. et v., Ibn-Adhârî, t. II, p. 80.
[95] Abd-al-wâhid, p. 13
[96] La date, d’après Ibn-Adhârî, est 189 de l’Hégire. Nowairî donne par erreur 187.
[97] Chez Ibn-al-Contîa on lit Brnt, sans voyelles, et dans l’Akhbâr-madjmoua, Bznt; mais chez Ibn-al-Abbâr on trouve Yaznt. En ajoutant toutes les voyelles, c’est Yazinto, Jacinto en espagnol. On sait que les Arabes, de même que les Romains, aimaient à donner à leurs esclaves le nom de quelque pierre précieuse (cf. Fraehn, Ibn-Foszlan’s Berichte über die Russen älterer Zeit, p. XXXIX).
[98] Ibn-al-Coutîa, fol. 21 r.; cf. Nowairî, p. 450, et voyez aussi les articles sur Yahyâ, dans Ibn-Khallicân et dans Maccarî.
[99] Ibn-Adhârî, t. II, p. 74; Nowairî, p. 452.
[100] Voyez Isidore de Béja, c. 49, 62, 69, 77.
[101] Urbs regia, Isidore, c. 49; médîna al-molouc, Cazwînî, t. II, p. 366.
[102] Ibn-al-Coutîa, fol. 19 r.
[103] Voyez Annal. Berlin., ad ann. 809 et 810.
[104] Ibn-Adhârî.
[105] Nowairî, Ibn-al-Coutîa.
[106] Ibn-al-Coutîa, fol. 19 r.—20 v.; Nowairî, p. 450—452; Ibn-Khaldoun, fol. 6 v., 7 r.; Ibn-Adhârî, t. II, p. 72. La date que donne ce dernier auteur est erronée.—Dans l’année 611, un roi de Perse avait employé, pour punir les Témîmites, un stratagème de même genre. Voyez Caussin, t. II, p. 576—578.
[107] Voyez sur ces muets, Akhbâr madjmoua, fol. 103 r. (cf. 94 r.); Ibn-Adhârî, t. II, p. 81; Nowairî, p. 456; Ibn-Khaldoun, fol. 7 r.
[108] Voyez la note B, à la fin de ce volume.
[109] Nowairî, p. 453, 454.
[110] Ibn-al-Abbâr, p. 40; Akhbâr madjmoua, fol. 103 v.
[111] Ibn-al-Coutîa, fol. 23 r. et v.
[112] Ibn-Adhârî, t. II, p. 78; Nowairî, p. 454.
[113] Quatremère, Mémoires sur l’Egypte, t. I; Ibn-Khaldoun, t. III, fol. 44 r. et v.; t. IV, fol. 6 v.; Ibn-al-Abbâr, p. 40.
[114] Cartás, p. 21-23, 25, 70, 71; Becrî, dans les Notices et Extraits, t. XII, p. 574577.
[115] Khochanî, p. 250.
[116] Ibn-Adhârî, t. II, p. 79.
[117] Nowairî, p. 454.
[118] Abd-al-wâhid, p. 14; cf. Ibn-al-Coutîa, fol. 22 r.
[119] Ibn-al-Coutîa, fol. 22 r.-23 r. Dans une tradition rapportée par Maccarî (t. I, p. 900), le caractère de Tâlout se présente sous un jour plus favorable; mais j’ai cru devoir reproduire le récit beaucoup plus circonstancié d’Ibn-al-Coutîa.
[120] Voyez Ibn-al-Coutîa, fol. 23 r., Ibn-Adhârî, t. II, p. 82.
[121] Voyez Ibn-al-Abbâr, p. 41, Akhbâr madjmoua, fol. 104 v., Ibn-al-Coutîa, fol. 23 v., 24 r.
[122] Apud Ibn-Adhârî, t. II, p. 73, 74. Dans le premier vers il faut lire raäbto (au lieu de raäito) et râkï’â (au lieu de râkiman); ces deux leçons, les seules véritables, se trouvent dans Maccarî, t. I, p. 220.
[123] Ibn-Adhârî, t. II, p. 93; Maccarî, t. I, p. 223; Euloge, Memor. Sanct., L. II, c. 1.
[124] Voyez Ibn-Adhârî, t. II, p. 94.
[125] Maccarî, t. I, p. 223.
[126] Voyez Ibn-Khallicân, Fasc. X, p. 20 éd. Wüstenfeld.
[127] Voyez Khochanî, p. 257.
[128] Voyez Khochanî, p. 265-6.
[129] Cf. Ibn-Khallicân, Fasc. X, p. 20.
[130] Voyez Khochanî, p. 265-6.
[131] Ibn-Adhârî, t. II, p. 83.
[132] Voyez la biographie de Ziryâb dans Maccarî, t. II, p. 83 et suiv.
[133] Voyez Khochanî, p. 207.
[134] Voyez Maccarî, t. I, p. 225.
[135] Voyez Maccarî, t. I, p. 224-5; Ibn-Adhârî, t. II, p. 94-5.
[136] Voyez Khochanî, p. 277.
[137] Voyez la lettre de Louis-le-Débonnaire aux chrétiens de Mérida, dans l’Esp. sagr., t. XIII, p. 416.
[138] Ibn-Adhârî, t. II, p. 76, 85; Nowairî, p. 459.
[139] Nowairî, p. 458; Ibn-Adhârî, t. II, p. 85, 86; Ibn-Khaldoun, fol. 7 v.
[140] Ibn-Adhârî, t. II, p. 86, 87; Nowairî, p. 458-9; Ibn-Khaldoun, fol. 7 v., 8 r.
[141] Euloge, Memoriale Sanctorum, p. 248; Alvaro, Indic. lumin., p. 225.
[142] Euloge, Mem. Sanct., L. II, c. 2, 3; L. III, c. 1; Alvaro, Indic. lumin., p. 225, 273.
[143] Samson, Apolog., L. II, c. 6.
[144] Le même, ibid., L. II, c. 2, 6.
[145] Le manuscrit d’Alvaro (p. 273 de l’édition de Florez) porte: «Et dum eorum versibus et fabellis mile suis delectamus.» Au lieu de mile, Florez lit mille, sans remarquer que, dans ce cas, l’auteur aurait écrit eorum, et non pas suis. Il faut lire Milesiis.
[146] Alvaro, Indic. lumin., p. 274, 275.
[147] Pour les Cordouans, l’Enéide de Virgile et les Satires d’Horace et de Juvénal, qu’Euloge leur apporta de Navarre, dans l’année 848, furent des nouveautés. Voyez Alvaro, Vita Eulogii, c. 9.
[148] Alvaro, Vita Eulogii, c. 4.
[149] Alvaro, Vita Eulogii, c. 2. Comparez Sharon Turner, History of the Anglo-Saxons, t. III, p. 655.
[150] Isidore de Béja, c. 36; Euloge, Memor. Sanct., L. II, c. 1; Apolog. martyrum, p. 314.
[151] Euloge, Epistola ad Wiliesindum, p. 330.
[152] Alvaro, Indic. lumin., p. 273; Samson, Apolog., L. II, c. 4.