[6] Sic, pour régulièrement.
[7] Hugues Gueru, dit Fléchelles, dit Gaultier-Garguille, débuta dans la troupe du Marais, vers 1598. Sauval en fait une description fort plaisante. (Antiquités de Paris, t. 3, p. 37.) Voyez aussi l'Histoire du Théâtre-François, t. 4, p. 320. L'abbé de Marolles, dans le passage déjà cité, parle de Perrine et de Gaultier; il indique aussi la Farce de la querelle de Gaultier-Garguille et de Perrine, sa femme, avec la Sentence de séparation entre eux rendue à Vaugirard, par a, e, i, o, u, à l'enseigne des Trois-Raves. Cette pièce bizarre a été réimprimée par Caron, dans sa Collection de facéties.
[8] Henri Le Grand s'appeloit Belleville dans le haut comique, et Turlupin dans la farce. On assure qu'il a joué la comédie pendant cinquante-cinq ans. (Histoire du Théâtre-François, tome 4, p. 240.) Sauval donne sur lui quelques détails au lieu déjà cité. On a imprimé, à la suite du Recueil général des Œuvres et Fantaisies de Tabarin, deux farces qui donnent une idée de la manière de ce comédien. C'étoient de véritables parades d'un cynisme excessif.
[9] Robert-Guérin, dit La Fleur, dit Gros-Guillaume, farceur de l'Hôtel de Bourgogne. «Il ne portoit point de masque, mais se couvroit le visage de farine, et ménageoit cette farine, de sorte qu'en remuant seulement un peu les lèvres, il blanchissoit tout d'un coup ceux qui lui parloient.» (Antiquités de Paris, par Sauval, tome 3, page 38.)
[10] Pierre Le Messier, dit Bellerose, un des meilleurs acteurs de ce temps-là. On croit que c'est lui qui a joué d'original le rôle de Cinna. (Histoire du Théâtre-François, tome 5, page 24.) On voit dans la Gazette en vers de Robinet, du 25 janvier 1670, que Bellerose venoit de mourir.
[11] Jusqu'à présent on le croyoit d'Orléans. (Histoire du Théâtre-François, t. 5, p. 96.)
[12] La femme de Villiers, ou de De Villiers, auteur médiocre et bon acteur; il jouoit les valets.
[13] En 1631. (T.)—Cette tragi-comédie de Mairet fut imprimée en 1635.
[14] Louis Giry, avocat. Il étoit des assemblées qui se tenoient chez Conrart, mais il s'en étoit retiré; et le cardinal de Richelieu le fit proposer par Bois-Robert pour être de l'Académie françoise. (Histoire de l'Académie, par Pellisson; Paris, 1730, t. 1, p. 6 et 208.)
[15] Pierre Du Ryer, de l'Académie françoise. On a de lui dix-neuf pièces de théâtre, aussi mauvaises les unes que les autres.
[16] L'Esprit Fort, ou l'Angélie, comédie en cinq actes et en vers de Jean Claveret, avocat d'Orléans.
[17] Le personnage du poète des Visionnaires a bien fait voir ce que c'étoit que Mondory; personne n'en a approché. (T.)—Les Visionnaires sont de Desmarets. Cette pièce eut un grand succès; elle n'est pas sans mérite.
[18] Le Noir et sa femme quittèrent, en 1634, la troupe du Marais pour passer à l'Hôtel de Bourgogne. (Histoire du Théâtre-François, t. 5, p. 95.)
[19] C'étoit le père du célèbre Baron.
[20] Marianne, tragédie de Tristan l'ermite, jouée en 1636, et imprimée en 1637. Cette pièce s'est soutenue pendant cent ans au théâtre, et elle eut un succès qui sembla balancer celui du Cid. (Histoire du Théâtre-François, t. 5, p. 191.)
[21] Il fut frappé d'apoplexie en jouant, et il en demeura paralytique, ce qui fit dire au prince de Guémené: Homo non periit, sed periit artifex. (Histoire du Théâtre-François, t. 5, p. 98.)
[22] Le cardinal de Richelieu le fit revenir à Paris, et l'engagea à jouer le principal rôle dans la comédie de l'Aveugle de Smyrne; mais il n'en put jouer que quelques actes. (Mémoires pour servir à l'Histoire du théâtre, et spécialement à la Vie des plus célèbres comédiens françois, dans le Mercure de France, mai, 1738, p. 826.)
[23] Cet acteur n'étoit connu, jusqu'à présent, que par le nom de son rôle. (Histoire du Théâtre-François, t. 5, p. 350.) Bellemore est mis, par les frères Parfait, au nombre des acteurs sur lesquels on n'a conservé aucune notion (p. 104.)
[24] Julien Geoffrin, dit Jodelet. Il étoit le fariné du théâtre du Marais. (Mémoires de Tallemant, t. 3, p. 38.) Tallemant a consacré un petit article à cet acteur (ibid., p. 42). Après avoir joué pendant vingt-cinq ans sur le théâtre du Marais, il eut ordre du Roi d'entrer dans la troupe de l'hôtel de Bourgogne. (Histoire du Théâtre-François, tome 5, p. 95.) Il mourut au mois de mars 1660. (Ibid., tome 6, p. 240.) Loret, dans sa Muse historique, lui fit cette naïve épitaphe:
Ici gît qui de Jodelet
Joua cinquante ans le rolet,
Et qui fut de même farine,
Que Gros-Guillaume et Jean-Farine,
Hormis qu'il parloit mieux du nez
Que lesdits deux enfarinés.
Il fut un comique agréable,
Et, pour parler selon la fable,
Paravant que Clothon, pour nous pleine de fiel,
Eût ravi d'entre nous cet homme de théâtre,
Cet homme archiplaisant, cet homme archifolâtre,
La terre avoit son Mome aussi bien que le ciel.
[25] Josias de Soulas, sieur de Prinefosse, dit Floridor. Il étoit noble et prenoit le titre d'écuyer. (Voyez la note de la p. 32 du t. 5 de ces Mémoires.)
[26] Mademoiselle Baron, mère du célèbre Baron, jouoit les rôles tragiques et ceux du haut comique. «Sa beauté surpassoit encore ses talents pour le théâtre. On rapporte que, lorsqu'elle se présentoit pour avoir l'honneur de paroître à la toilette de la Reine-mère, Sa Majesté disoit à toutes ses dames: «Mesdames, voilà la Baron;» et elles prenoient la fuite. (Histoire du Théâtre-François, tome 9, page 155.) Elle mourut des suites d'un saisissement, au mois de septembre 1662. On lit dans la Muse historique de Loret, à la date du 9 septembre:
Cette actrice de grand renom
Dont la Baronne étoit le nom,
Cette merveille du théâtre,
Dont Paris étoit idolâtre,
Qui, par ses récits enchanteurs,
Ravissoit tous ses auditeurs
De sa belle et tendre manière,
Est depuis deux jours dans la bière;
Et la mort n'a point respecté
Cette singulière beauté,
Faisant périr en sa personne
Une grâce toute mignonne,
Un air charmant, un teint de lis,
Mille et mille agréments jolis
Qui des yeux étoient les délices,
Bref, une des rares actrices,
Qui, pour notre félicité,
Sur la scène ait jamais monté.
Dès que l'on voyoit son visage,
Tous les cœurs lui rendoient hommage;
Son discours et son action
Inspiroient de l'attention;
Soit qu'elle fût reine ou bergère,
Déesse, ou nymphe bocagère,
Elle plaisoit à tout moment.....
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Approchant ses derniers moments
Elle reçut ses sacrements;
Et comme durant son bel âge
Elle joua maint personnage
Dans des déguisements divers,
Voyez son épitaphe en vers:
Ici gît qui fut Indienne,
Bohémienne, Egyptienne,
Athénienne, Arménienne,
Qui fut Turque, qui fut païenne,
Le tout comme comédienne,
Et puis mourut bonne chrétienne.
[27] Ce passage indique l'époque de la mort de ce comédien de la troupe du Marais. Elle étoit plus incertaine auparavant. (Voyez l'Histoire du Théâtre-François, t. 5, p. 102.)
[28] Segrais en parle en ces termes: «La Beaupré, excellente comédienne de ce temps-là, qui a joué aussi dans les commencements de la grande réputation de M. Corneille, disoit: «M. Corneille nous a fait un grand tort; nous avions ci-devant des pièces de théâtre pour trois écus, que l'on nous faisoit en une nuit; on y étoit accoutumé et nous gagnions beaucoup; présentement les pièces de M. Corneille nous coûtent bien de l'argent, et nous gagnons peu de chose.» (Mémoires anecdotes de Segrais; Amsterdam, 1723, p. 213.)
[29] Bellerose s'est fait dévot; mais sa femme n'a point quitté. (T.)
[30] Zacharie-Jacob, dit Montfleury, père de l'auteur comique, étoit bien né, et après avoir été page du duc de Guise, il se donna au théâtre. C'est lui qui accusa Molière d'avoir épousé sa propre fille. Notre grand poète est maintenant bien lavé de cette injure. (Voyez l'Histoire de Molière, par J. Taschereau, deuxième édition, 1828, p. 89.) «On prétend que Montfleury mourut par les efforts violents qu'il fit en jouant Oreste, où l'on assure que son ventre s'ouvrit. Il étoit si prodigieusement gros, qu'il étoit soutenu par un cercle de fer. Il faisoit des tirades de vingt vers de suite, et poussoit le dernier avec tant de véhémence, que cela excitoit des brouhahas et des applaudissements qui ne se finissoient point. Il étoit plein de sentiments pathétiques, et quelquefois jusqu'à faire perdre la respiration aux spectateurs.» (Mercure de France, de mai 1738, p. 830.)
[31] Tragédie de Thomas Corneille, représentée en 1656.
[32] Il fit cette plaisanterie dans la farce qui terminoit le spectacle. (Voyez plus haut la même anecdote rapportée par Tallemant dans l'Historiette de Jodelet, t. 3, p. 42 de ces Mémoires.)
[33] Ce nom de Philippin étoit celui du valet dans le Festin de Pierre de de Villiers, tragi-comédie en cinq actes, représentée en 1659.
[34] C'étoient trois célèbres acteurs du Théâtre Italien.
[35] Madeleine Béjart, ou Béjard, fille de Joseph Béjart, huissier ordinaire du Roi ès eaux et forêts, et de Marie Hervé, sa femme, baptisée sur la paroisse Saint-Gervais, à Paris, le 8 janvier 1618. (Note communiquée par M. Beffara.)
[36] Madeleine Béjart et Jacques Béjart, son frère, dès 1645, concoururent avec Molière à former, à Paris, une troupe de comédiens, sous le nom de l'Illustre théâtre. Louis Béjart, autre frère, se réunit à eux plus tard. Cette troupe, après avoir joué à Paris, parcourut la province, passa à Nantes en 1648; revint à Paris en 1650, où elle joua à l'Hôtel de Conti. En 1653, elle se rendit à Lyon et dans différentes villes du Languedoc et de Provence; elle y joua, entre autres pièces, l'Étourdi et le Dépit amoureux. Enfin, au mois d'octobre 1658, la troupe de Molière vint se fixer à Paris. (Note communiquée par M. Beffara.)
[37] Nous ignorons de quel auteur étoit cette tragédie d'Épicharis. Elle n'est pas indiquée par les frères Parfait, par Beauchamp, ni par le duc de La Vallière.
[38] Tallemant est le seul écrivain qui parle de cette circonstance. On croit que Molière, après avoir étudié en droit à Orléans, se fit recevoir avocat.
[39] Erreur de Tallemant. Molière épousa, le 20 février 1662, Armande-Gresinde-Élisabeth Béjart, sœur de Madeleine. Ce passage, relatif à Molière, a été écrit par Tallemant à la marge de son manuscrit. Il est un peu plus récent que le texte principal de l'ouvrage.
[40] Molière n'avoit donné que deux pièces, l'Étourdi, représenté à Lyon en 1653, et le Dépit amoureux, joué à Béziers, en 1654. Molière ne commença à jouer à Paris qu'en octobre 1658, et les Précieuses ridicules, où le génie de Molière commença à se révéler, furent représentées pour la première fois le 18 novembre 1659. Tallemant ne pouvoit donc pas encore suffisamment apprécier Molière.
[41] On ne sait rien sur la Bellerose; on ignore même quels rôles elle remplissoit. (Histoire du Théâtre-François, t. 5, p. 28.)
[42] Madeleine Bouget, femme de François Châtelet, dit Beauchâteau, et mère du petit Beauchâteau. (Ibid., t. 9, p. 413.)
[43] On étoit alors debout au parterre. Cet usage s'est maintenu jusque vers 1782, époque de la construction du Théâtre-François, au Palais-Royal.
[44] Tallemant parle ici de l'écu d'or, qui étoit à peu près de la valeur du demi-louis. On avoit commencé, en 1640, à fabriquer des louis et des demi-louis d'or, ainsi que des louis d'argent. (Voyez le Traité historique des monnoies de France de Le Blanc.)
[45] Neveu de Lingendes le poète. (T.)—Jean de Lingendes, évêque de Sarlat, en 1642, fut promu au siége de Mâcon en 1650. Ce fut lui qui prononça, à Saint-Denis, l'oraison funèbre de Louis XIII.
[46] La femme d'un maréchal ferrant disoit au maréchal de Biron: «Hé! monsieur, à cause du métier, faites-moi rendre mon âne.»
(T.)
[47] Claude Lingendes, né en 1591, devint provincial de France, et mourut à Paris, supérieur de la maison professe, le 12 avril 1660.
[48] Cette madame Saintot, qui étoit si éprise de Voiture. (Voyez l'Historiette de Voiture, t. 2, p. 272 et suiv.)
[49] C'est une tulipe marquée de petites raies, particulièrement de lignes rouges sur fond blanc, qui ressemblent à des traces de coups de fouet. (Dict. de Trévoux.)
[50] C'étoit à Paris une des paroisses du quartier de la Cité. Elle étoit dans la rue du même nom, qui va de la rue des Marmousets au parvis Notre-Dame. Il existe encore une partie de son ancien portail.
[51] Ibrahim, ou l'Illustre Bassa, roman de mademoiselle de Scudéry; il parut sous le nom de son frère, en 1641.
[52] Terme de guerre: paie faite au soldat après avoir passé la revue.
[53] L'Histoire de Damoclès.
[54] Voyez les Prédictions de M. Nostradamus pour les ans courants en ce siècle, no 1, à la suite des Vraies Centuries et prophéties de maître Michel Nostradamus; Amsterdam, chez Jean Janson, etc., 1668, petit in-12, p. 148.
[55] Ibid., no 6.
[56] L'or potable a été regardé long-temps comme un remède souverain. Brantôme attribue à sa vertu la conservation de la beauté de la duchesse de Valentinois. (Œuvres de Brantôme, t. 7, p. 430, édition Foucault, 1823.) Corbinelli, un siècle après, croyait devoir son salut à l'or potable. (Lettre de madame de Sévigné à Bussy, du 13 octobre 1677.) Cela fait souvenir du pape Grégoire XIV que l'on ne soutint, dit-on, dans sa dernière maladie, qu'en lui faisant avaler de l'or moulu et des pierreries dissoutes; ce qui occasiona une dépense de quinze mille écus d'or. (Art de vérifier les dates, à l'article Grégoire xiv, année 1590.) Il nous est tombé sous la main un livret du Père Gabriel de Castaigne, intitulé: L'Or potable qui guarit de tous maux, dédié à Marie de Médicis. (Paris, 1660, deuxième édition.) On y voit qu'au mois de novembre 1610, ce Père, appelé près de la Reine qui souffrait d'un mal de dents, lui remit une fiole d'or potable. On ne sera pas fâché de trouver ici un échantillon du style du P. Castaigne, avec son mélange de latin d'école. «Altissimus creavit medicinam simpliciter, et non medicinas secundum quid, voire, pro omnibus nobis, non point pro medicis tantum: car il est écrit: Qui potest capere capiat; voilà donc qu'un chacun qui sait peut guarir toutes maladies et douleurs. Ite ergò, curate omnem langorem et omnem infirmitatem; avec la simple médecine de l'or potable vous guarirez tous maux, nam qui totùm dicit nihil excludit. Notre Seigneur a dit toutes maladies et infirmités: Quid ergo statis totâ die otiosi? Un ignorant vous dira que les métaux ne se peuvent rendre en eau beuvable, ou boyvable, ou potable: il est faux; il est un âne, parce que par science et par expérience nous en avons fait présent à Sa Majesté, etc., etc.»
[57] Petite chambre ou cabinet. (Dict. de Trévoux.)
[58] Pierre Beringhen, que Henri IV attacha à sa personne pour prendre soin de ses armes. Son fils, favori de la reine Anne d'Autriche, fut pourvu de la charge de premier écuyer. (Voyez les Mémoires du duc de Saint-Simon, t. 1, p. 78, édition de 1829.)
[59] Il nous semble qu'on n'avoit pas vanté, jusqu'à présent, les chapons de Bruges; ceux du Mans, déjà célébrés par Belon, se montrent toujours dignes de leur réputation. (Vie privée des François, par Le Grand d'Aussy; Paris, 1782, t. 1, p. 285.)
[60] Voyez plus haut, tome 4, p. 439, l'Historiette de la Gaillonnet; elle justifie le mépris que Tallemant déverse ici sur cette femme.
[61] Coulanges a vu l'épitaphe dans l'église de Montefiascone. Le héros de l'anecdote étoit un prélat allemand de la famille des Fugger d'Augsbourg. (Mémoires de Coulanges; Paris, 1820, in-8o, p. 294.)
[62] Louis, duc d'Arpajon, mourut à Severac, en 1679.
[63] Ce sont des stances, intitulées: Le Printemps; elle sont dans les Poésies choisies, recueil publié par Sercy, en 1657, première partie, p. 142; on les retrouve dans les Poésies du marquis de Montplaisir, Amsterdam, 1759, p. 23, édition de Saint-Mard.
[64] Cette pièce est de Philippe Habert, frère de l'abbé de Cerisy. Elle a été publiée dans le Recueil de diverses poésies des plus célèbres auteurs de ce temps; Paris, Chamhoudry, 1651, première partie, page 66.
[65] C'est le sonnet de Sarrasin, qui commence par ces vers:
Lorsqu'Adam vit cette jeune beauté,
Faite pour lui d'une main immortelle, etc.
(Œuvres de Sarrasin, édition de 1685, t. 2, p. 188.)
[66] Vital d'Audiguier, mauvais écrivain, auteur des Amours de Lysandre et de Caliste, histoire tragique de notre temps; Lyon 1622.
[67] Haie-au-bout, expression basse et proverbiale, qui signifie et le reste. (Dict. de Trévoux.)
[68] Espèce d'arquebuse pesante, dont on se servoit derrière les murailles et en l'appuyant sur quelque chose. (Dictionnaire de Trévoux.) Comme on diroit aujourd'hui un fusil de rempart.
[69] Petits canons très-longs. (Ibid.)
[70] C'est-à-dire un gentilhomme verrier. On ne dérogeoit pas en exerçant l'art de la verrerie; mais aussi on n'acquéroit pas noblesse. Cet usage singulier remonte à l'empereur Théodose. (Voyez le Traité de la noblesse de La Roque.)
[71] On a dit la même chose de Henri IV et du duc de Bellegarde; l'anecdote est cependant très-différente. Le duc, sur le point d'être surpris par Henri IV, se jeta dans un cabinet dont la clef fut retirée; le Roi demanda des confitures qui étoient dans le cabinet; et il alloit en enfoncer la porte, quand Bellegarde s'échappa en sautant par la fenêtre. (Voyez les Anecdotes des reines et régentes, de Dreux Du Radier, édition in-8o de 1808, t. 6, p. 21.)
[72] C'est le Gonesse de Saumur. (T.)
[73] Gaston Jean-Baptiste Bouthillier, marquis de Chavigny, mestre-de-camp du régiment de Piémont.
[74] Élisabeth Rambouillet, femme de l'auteur de ces Mémoires.
[75] Ceci fait souvenir d'une plaisanterie de Brusquet, le fou de François Ier, qui, ayant invité à dîner le maréchal Strozzi, lui fit servir des pâtés de la plus belle apparence qui ne contenoient que des vieux mors, des brides, des vieilles sangles, etc. (Œuvres de Brantôme, tome 1, page 440, édition de 1823, faisant suite aux Mémoires sur l'histoire de France.)
[76] Tous les domestiques françois de Madame Royale furent renvoyés vers 1630, quand on eut le soupçon d'une intrigue de cette princesse avec Pommeuse, le fils de Puget, trésorier de l'Épargne. (Voyez t. 5, p. 11, à l'article Puget. Voyez aussi la Relation de la cour de Savoie, ou les Amours de Madame Royale, à la Sphère; Paris, 1668, p. 5.)
[77] C'étoit le médecin de l'hôtel de Condé. (Voyez les Lettres de Guy-Patin, passim.)
[78] Aujourd'hui l'île Saint-Louis.
[79] On donnoit ce nom aux valets de collége. (Dict. de Trévoux.)
[80] C'est la légende que Constantin fit mettre sur ses étendards.
[81] Des baleines.
[82] Voyez sur ce Bertaut, musicien de la chapelle du roi, les Mémoires de Tallemant, t. 3, p. 179.
[83] L'abbé Ruccellaï, florentin, attaché au maréchal d'Ancre, demeura fidèle à Marie de Médicis. (Voyez l'Histoire de Louis XIII, de Michel Le Vassor, l. 12, t. 2, p. 34, de l'édition in-4o de 1757.)
[84] En Italie, aussitôt qu'un voleur est pris, il est pendu.
[85] Gilles Boileau, frère aîné de Despréaux.
[86] Les Uraniens, à la tête desquels étoit le prince de Conti, soutenoient que le sonnet de Voiture,
Il faut finir mes jours en l'amour d'Uranie,
l'emportoit sur le sonnet de Job de Benserade. Madame de Longueville avoit pris parti pour Benserade. (Cours de littérature de La Harpe. Paris, Agasse, an VII; t. 4, p. 143.) On trouve, à la fin du premier volume des Poésies choisies de Sercy, la réunion des pièces de vers auxquelles les querelles des Uraniens et des Jobelins donnèrent lieu.
[87] Le port de Neuilly.
[88] Pierre Fortin de La Hoguette, auteur du livre intitulé: Testament ou Conseils d'un père à ses enfants. Il parut en 1655 et il a eu un grand nombre d'éditions: nous avons sous les yeux la dixième. (Paris, Pierre Le Petit; 1661.) Livre du vieux temps, trop oublié; c'est la conversation d'un preux gentilhomme, nourri de saines doctrine, et assaisonnée d'anecdotes.
[89] Si ce vers est de Jean de Montereul, c'est le seul ouvrage qui soit resté de cet académicien. Il mourut à l'âge de trente-huit ans, le 13 février 1651. Il ne faut pas le confondre avec son frère Matthieu de Montereul, qui a fait des madrigaux si délicats.
[90] François de Cauvigny, sieur de Colomby, parent et élève de Malherbe. (Voyez ces Mémoires, t. 1er, p. 184.) Il avoit une singulière charge; il se qualifioit orateur du roi pour les affaires d'Etat. (Voyez l'Histoire de l'Académie françoise, de Pélisson, éd. de 1730, t. 1er, p. 289.)
[91] Michel de Montaigne, l'immortel auteur des Essais. Nous ne pensons pas que cette anecdote ait été racontée par lui.
[92] Ministre protestant.
[93] Guy-Patin, dont les lettres nous apprennent tant de choses sur son temps.
[94] Tallemant avoit effacé le nom de Louvigny, et il avoit écrit Lisis à la place. Henri de Louvigny, secrétaire du roi, en 1626, mourut en 1652. (Voyez l'Histoire de la Chancellerie de France, de Tessereau.) On voit dans le cours de ce chapitre que ceci se passoit vers 1636. Tallemant avoit dix-sept ans; ainsi il a dû naître vers 1619. Nous sommes parvenus à retrouver sous les ratures de Tallemant plusieurs des noms qu'il avoit fait disparoître.
[95] Louvigny avoit épousé la fille aînée de Nicolas Bigot, sieur de La Honville, secrétaire du roi et contrôleur-général des gabelles. (Voyez plus haut l'article de madame de Gondran, t. 4, p. 271 de ces Mémoires, et ceux de Conrart, t. 48, p. 189 de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'Histoire de France.)
[96] Cette jolie veuve, dont nous ne savons pas le nom, étoit sœur de Louvigny. C'étoient les enfants d'un orfèvre qui, ayant fait une grande fortune, étoit devenu valet de chambre du roi. (Mémoires de Conrart, audit lieu.)
[97] Pierre Tallemant, sieur de Boisneau; il étoit banquier.
[98] Le nom du beau-frère de la veuve (T.).—Le nom Agamy a été effacé par Tallemant qui l'a remplacé par Tircis. Agamy étoit beau-frère de Louvigny, ayant aussi épousé une demoiselle Bigot de La Honville. (Voyez plus haut ces Mémoires, t. 4, p. 271.) Cette leçon présente au reste une assez grande difficulté; car la veuve ne pouvoit pas être une demoiselle Bigot de La Honville. On verra plus bas qu'elle n'alloit pas au château de La Honville, et d'Agamy, mari de sa sœur, avoit cependant épousé une fille de M. Bigot.
[99] On lit encore assez distinctement ce nom que Tallemant a remplacé par Cérilas. Ainsi Tallemant avoit pour rival Germain Habert, abbé de Cérisy, membre de l'Académie françoise, auteur de la Métamorphose des yeux de Philis en astres. Cette pièce, imprimée en 1630, a été insérée dans les Recueils du temps, et notamment dans celui de Champhoudry; Paris, 1651.
[100] Philippe Habert, auteur du Temple de la Mort; il étoit, ainsi que son frère, membre de l'Académie françoise.
[101] Voyez l'historiette de Rénevilliers, t. 4, p. 395.
[102] Ce conditionnel du verbe impersonnel il sied est hors d'usage. On le trouve néanmoins indiqué dans le Dictionnaire de Richelet, édition de Genève, 1690.
[103] Philippe Habert, le poète dont il vient d'être parlé. Il étoit commissaire d'artillerie.
[104] Philippe Habert fut tué en 1637. Il avoit environ trente-deux ans. Une mèche allumée tombant sur un baril de poudre renversa une muraille qui l'écrasa. (Histoire de l'Académie françoise, par Pélisson; 1730, t. 1er, p. 233.)
[105] Ce nom est entièrement effacé dans le manuscrit.
[106] On aperçoit encore ces initiales sous les ratures; elles peuvent servir à faire retrouver le nom de la belle veuve. Tallemant y a substitué Madame une telle. On retrouve encore ces initiales à la fin de l'article; le nom paroît être Le Goux ou Le Geay.
[107] Ces mules servoient à la charrue et au carrosse en un besoin. (T.)
[108] Cette chanson n'est pas dans le recueil imprimé de Gauthier-Garguille.
[109] Philippe Habert.
[110] Tallemant, qui dans ce chapitre a voulu dérouter ses lecteurs, a rayé ces derniers mots et les a remplacés par ceux-ci: chez une de nos voisines.
[111] Comme on diroit aujourd'hui romanesque.
[112] Tallemant avoit nommé l'amant de sa cousine; mais il est impossible de rien lire sous la rature.
[113] La Leu se lit distinctement sous la rature. C'étoit l'oncle des Tallemant. (Voyez l'art. La Leu, plus haut, t. 5, p. 43.)
[114] C'étoit la cousine-germaine des Tallemant. (Voyez plus haut son article, t. 5, p. 39 de ces Mémoires.)
[115] C'étoit Gédéon Tallemant, le maître des requêtes, qui a été intendant en Guyenne, en 1653. Il étoit cousin-germain de notre Tallemant.
[116] Argent, gros bourg du Berry, sur la route de Gien à Bourges.
[117] Cette demoiselle de Mouriou ne peut être la femme de celui dont on a vu l'article, t. 5, p. 377. Elle se maria à l'âge d'environ cinquante ans.
[118] Ces mots remplacent un nom raturé qu'on ne peut lire.
[119] Voyez l'article du cardinal de Retz, t. 4, p. 102.
[120] C'est le nom d'un quartier de la ville de Lyon.
[121] Personnages de l'Amadis.
[122] Ces derniers mots étoient effacés; il en reste encore quelques-uns sous la rature que nous n'avons pas pu retrouver.
[123] Tallemant avoit effacé ce passage, et il avoit mis à la place: Elle se découvrit à son médecin.
[124] Le nom de Mérouville se laisse apercevoir sous la rature; Tallemant, qui a biffé ce passage, y a substitué celui-ci: «Elle étoit parente et suivante d'une tante de la femme de Lisis (Louvigny).» Or, madame de Louvigny, fille aînée de Bigot de La Honville, étoit nièce de madame de Mérouville, sœur de son père. (Voyez plus haut l'Historiette de madame de Gondran, t. 4, p. 271 et 272.)
[125] Voyez plus haut, sur les voyages faits à la terre de La Honville, l'Historiette de madame de Gondran, t. 4, p. 271.
[126] Madame de Candal s'appeloit Marie Causse; Marie Bigot, sa mère, avoit épousé Jacques Causse. (Voyez une note plus bas dans le cours de cet article.)
[127] C'est-à-dire la parente de madame de Mérouville, qui, comme on vient de le voir, appeloit Tallemant son mari.
[128] Madame de Candal.
[129] Pierre Tallemant, sieur de Boineau, frère aîné de notre Tallemant, avoit épousé Anne Bigot, fille de Nicolas Bigot, sieur de La Honville. (Quittance du 29 mai 1638, conservée à la bibliothèque du Roi.)
[130] Madame d'Agamy.
[131] L'huis vert paroît signifier ici une porte battante, en drap ou en toile de couleur verte.
[132] M. de Launay l'épousa en secondes noces. (Voyez ci-après l'Historiette de madame de Launay.)
[133] Il étoit de Genève, et il crachoit beaucoup. (T.)—Mestresat étoit un ministre de Charenton. Le cardinal de Retz raconte qu'il disputa un jour avec lui, en présence d'un nonce, et que Mestresat le ménagea sur certains principes de Sorbonne qui n'obtiennent pas l'assentiment de la Cour de Rome, «n'étant pas juste, disoit-il, d'empêcher l'abbé de Retz d'être cardinal.» (Mémoires du cardinal de Retz, deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 44, p. 130.)
[134] Ce nom a été soigneusement biffé par Tallemant; nous sommes cependant parvenus à le lire distinctement, à l'aide d'un acide. En effet, Jacques d'Angennes, marquis de Montlouet et de Lisy-sur-Ourques, se remaria en 1643 avec Marie Causse, fille de Jacques Causse et de Marie Bigot, et veuve de Martin Du Candal, conseiller au Parlement. (Histoire généalogique de France, t. 2, p. 429.) Il est seulement extraordinaire que madame Du Candal eût espéré de ne pas avoir d'enfants en contractant ce mariage, car le marquis de Montlouet en avoit eu six d'Elisabeth de Nettancourt.
[135] Madame Du Candal a eu trois filles de son second mariage. (Voyez le Père Anselme audit lieu.)
[136] Il en est mort une. (T.)
[137] Marie Du Puget de Montauron, femme de Gédeon Tallemant, cousin-germain de l'auteur.
[138] Ces noms étoient raturés; les deux mots en lettres italiques sont douteux.
[139] Voyez plus bas l'article de madame de Launay, personnage assez singulier.
[140] La sœur de Lolo étoit madame de Louvigny. (Voyez plus haut l'article de madame de Gondran, t. 4, p. 273, et les Mémoires de Conrart, au lieu déjà cité.)
[141] L'hôtel d'Épernon étoit situé Vieille rue du Temple, près de la rue Saint-François.
[142] La Vie du cardinal de Bérulle, en 1 volume in-4o parut en 1646.
[143] Elisabeth Rambouillet n'avoit que onze ans quand elle fut accordée avec son cousin. (Voyez l'article de l'abbé Tallemant, t. 4, p. 72 de ces Mémoires.)
[144] Nom de la veuve.
[145] Tallemant a effacé ces trois derniers mots et les a remplacés par ceux-ci: jusques au jour de mes noces. Sa première leçon, qui a trait aux usages du prêche, nous a semblé préférable.
[146] C'étoit alors l'usage de donner toutes sortes de formes aux serviettes de table; nous en citerons un exemple tiré d'un livre rare et singulier: «Estant venus au quartier de madame Iceosine, nous trouvâmes plusieurs gentilshommes qui portoient les plats à la table de leur maîtresse..... Nous entrasmes dans la chambre où l'on devoit manger, le long des fenestres de laquelle...... nous vismes une fort longue table, et assez large, couverte d'une nappe mignonnement damassée; mais d'autant qu'en de telles maisons les choses qui sont en leur naturel, bien que rares et exquises, ne sont jamais assez agréables, si elles ne sont déguisées, ceste nappe avoit été ployée de telle façon qu'elle ressembloit fort bien à quelque rivière ondoyante qu'un petit vent fait doucement souslever. Les assiettes estoient rangées tout à l'entour, et chacune avoit son pain chappelé couvert de serviettes desguisées en plusieurs sortes de fruits et d'oiseaux.» (Le Philaret, divisé en deux parties, Erres et Ombre, de l'invention de Guillaume de Rebreviettes, sieur d'Escœuvre; Arras, 1611; in-8o, p. 52.)
[147] Notre-Dame-de-Liesse, lieu célèbre par un pélerinage, est un bourg situé à trois lieues de Laon, dans le département de l'Aisne.
[148] Le chevalier Kenelm Digby avoit épousé la fille d'Edouard Stanley, nommée Venetia Anastasia, et célèbre par sa beauté. Demeuré fidèle à Charles Ier, Digby fit en France un long séjour. Il aimoit les nouveautés, et il contribua à répandre l'usage de la poudre à sympathie, rêverie médicale du dix-septième siècle. (Voyez l'édition de Sévigné, donnée par M. Monmerqué; Paris, 1818, t. 7, note de la page 224.)
[149] Quoique l'on ait dit que la bigamie étoit un cas pendable, dans l'ancienne jurisprudence de même que dans notre nouvelle législation, on se contente de punir des galères ce crime social. (Voyez les Lois criminelles de Muizart de Vouglans; Paris, 1780, p. 226.)
[150] Tallemant, allié à la famille des Puget, son cousin-germain, Gédéon Tallemant, maître des requêtes, ayant épousé la petite-fille de Puget de Montauron, doit naturellement leur avoir été favorable. (Voyez l'Historiette des Puget, t. 5 de ces Mémoires, p. 5.) On lit dans un libelle dirigé contre les financiers, qu'un des commissaires chargés d'instruire le procès de Puget lui fit cette question embarrassante: «Je vous prie de m'enseigner comment je pourrois, avec deux ou trois mille écus, en acquérir en peu de temps cinq ou six cent mille. Paroles qui le rendirent muet, dit l'auteur; il devint pâle, défait et tremblant de crainte, et possédé des froides appréhensions de la mort, qui le talonnoient comme s'il eût été condamné. (Le Trésor du trésor de France volé à la couronne, par Jean de Beaufort, parisien; 1615, in-8o, p. 31.)
[151] Tallemant a plusieurs fois employé cette expression. (Voyez dans l'article de La Leu, t. 5, p. 49.)
[152] Une sœur de Tallemant, du premier lit, avoit épousé un d'Angennes, seigneur de La Grossetière.
[153] C'est-à-dire mademoiselle des Marais, seconde femme de Launay.
[154] Pouillier, mauvaise auberge, méchant logis. (Dict. de Trévoux.)
[155] Quillet disoit que c'étoit ainsi que Dieu fit notre mère Ève. (T.)
[156] Guénault, médecin de l'hôtel de Condé.
[157] On lit au manuscrit cette petite se fait servir, etc.; le mot bourgeoise, indiqué par le sens, est resté au bout de la plume de l'auteur.
[158] Anne Bigot, femme du frère aîné de Tallemant.
[159] Voyez les Mémoires de Conrart, t. 48, p. 189 de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, deuxième série.
[160] La Champré, l'une des dames de Noyon, étoit terriblement dévergondée. (Voyez son Historiette, t. 4, p. 53.)
[161] Le luxe étoit alors porté à un tel point qu'on avoit des meubles d'argent massif. Cela dura jusqu'à la guerre de 1689, à l'occasion de laquelle Louis XIV donna l'exemple à ses sujets en envoyant à la Monnoie les chefs-d'œuvre de Ballin qui garnissoient les appartements de Versailles. (Voyez la lettre de madame de Sévigné à madame de Grignan, du 18 décembre 1689.)
[162] La Reine d'Angleterre manquoit du nécessaire; sa pension ne lui étoit pas payée; les marchands ne lui faisoient plus de crédit, et le cardinal de Retz fut obligé de lui envoyer du bois dans l'hiver de 1649. (Mémoires du cardinal de Retz, dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, deuxième série; t. 44, p. 320.)
[163] Les Quinze-Vingts étoient alors près du Louvre, sur l'emplacement de la rue de Chartres et de la rue Saint-Nicaise.
[164] Olympe Mancini, comtesse de Soissons.
[165] On a prétendu que les premières affections de Louis XIV furent pour madame de Beauvais, première femme de chambre de la reine-mère, quoiqu'elle fût laide et vieille. (Voyez les Mémoires du duc de Saint-Simon. Paris, 1829; tom. 1er, pag. 124.) C'est cette dame de Beauvais qui a fait bâtir l'hôtel de Beauvais, rue Saint-Antoine, avec les pierres destinées au Louvre, qu'à force d'importunité elle obtint d'Anne d'Autriche.
[166] Le pélican est une pince à l'usage des dentistes.
[167] La Grossetière, beau-frère de Tallemant des Réaux, étoit un d'Angennes.
[168] Halbreda, ou plutôt hallebreda, comme l'écrit l'Académie, se dit par mépris d'une grande femme mal bâtie, d'une espèce de virago et de harengère. Suivant le dictionnaire de Trévoux, Voiture a employé ce mot au masculin. Tallemant en fournit ici un second exemple.
[169] Voyez l'historiette de de Clinchamp, t. 4 de ces Mémoires, p. 376. Il est parlé du père dans l'article du fils.
[170] Paul Jourdain, duc de Bracciano, prince du Saint-Empire, mourut en 1645.
[171] Cette expression étoit dérisoire, témoin ces vers de Loret: