[10] On lit dans les Études de philologie comparée sur l'argot, de M. Francisque Michel, l'article suivant: «Casquette. Ivre, gris. Ce mot doit son origine à une expression proverbiale et figurée qui avait cours au seizième siècle: «Ils furent ensemble dans un cabaret boire quelques bons pots de vin... dont ils s'en donnèrent tanquam sponsus, ce qui veut dire en bon françois, jusqu'aux yeux; si bien que ce malheureux Jean s'en donna dans le casque.» (L'Art de plumer la poulle sans crier, IXe avanture, p. 103.) L'auteur aurait pu, on le voit, ajouter à ce curieux exemple une autorité tragique.

[11] Voyez tome III, p. 475.

[12] Connoissance plus particulière du nouueau thresor apporté de Rome en cette ville de Caen, ou Discours sur ce qui se trouue chez les anciens autheurs de la bien-heureuse sainte Theodore vierge et martyre romaine dont les reliques transferées de Rome sont honorées dans la chapelle du monastere de Sainte-Ursule. Dedié aux Dames de ce monastere. Par M. G. Marcel, prestre et curé de Basly. Caen, Claude le Blanc, 1658, in-8o.

[13] Henri II d'Orléans, duc de Longueville, gouverneur de Normandie.

[14] Nous devons la communication de ces deux pièces manuscrites, tirées d'un recueil de miscellanées appartenant à la Bibliothèque de Caen, à l'obligeance de M. Chatel, bibliothécaire de cette ville.

[15] Il est probable que Corneille, découragé par le mauvais succès de Théodore, n'a présenté cette pièce à personne, et qu'il n'a écrit cette sorte d'épître dédicatoire que pour tenir lieu d'un avis au lecteur.

[16] D'Aubignac s'exprime ainsi à ce sujet dans sa Pratique du théâtre (p. 78-80), publiée un an après Théodore: «Il ne faut pas s'imaginer que toutes les belles histoires puissent heureusement paroître sur la scène, parce que souvent toute leur beauté dépend de quelque circonstance que le théâtre ne peut souffrir.... La Théodore de M. Corneille, par cette même raison, n'a pas eu le succès ni toute l'approbation qu'elle méritoit. C'est une pièce dont la constitution est très-ingénieuse, où l'intrigue est bien conduite et bien variée, où ce que l'histoire donne est fort bien manié, où les changements sont fort judicieux, où les mouvements et les vers sont dignes du nom de l'auteur. Mais parce que tout le théâtre tourne sur la prostitution de Théodore, le sujet n'en a pu plaire. Ce n'est pas que les choses ne soient expliquées par des manières de parler fort modestes et des adresses fort délicates; mais il faut avoir tant de fois dans l'imagination cette fâcheuse aventure, et surtout dans les récits du quatrième acte, qu'enfin les idées n'y peuvent être sans dégoût.» Dans l'exemplaire que d'Aubignac avait préparé pour une nouvelle édition, il a substitué «qu'il en promettoit» à «qu'elle méritoit,» et a fait disparaître tout ce qui adoucissait la rigueur de sa critique.

[17] Voyez l'Appendice, troisième partie.

[18] Var. (édit. de 1652-1656): les troubles qu'elle ressentit.

[19] Aperite aurem, virgines; «prêtez l'oreille, vierges.» Voyez ci-après la troisième partie de l'Appendice, p. 109.

[20] «Per omnes pæne civitates cadunt theatra, caveæ turpitudinum et publicæ professiones flagitiorum.» (De consensu evangelistarum, lib. I, cap. LI.)

[21] Var. (édit. de 1652 et de 1655): condemnation.

[22] Corneille s'est plus rapproché du récit de Métaphraste que de celui de saint Ambroise; cependant c'est ce dernier qu'il a suivi en plaçant le lieu de sa tragédie à Antioche et non à Alexandrie. On trouvera les deux relations dans l'Appendice de Théodore.

[23] Les éditions de 1660 et de 1663, les deux premières où se trouve l'Examen, ont infamé, au lieu d'infâme. Est-ce, comme il paraît probable, le participe du verbe infamer, qu'on lit dans le Dictionnaire de Nicot, ou une faute commune à ces deux impressions?

[24] Jusqu'ici l'Examen reproduit presque textuellement l'Épître qui précède. Nous y renvoyons pour les notes.—Voyez tome IV, p. 418, note 5.

[25] C'est la cinquième de l'acte V.

[26] Var. (édit. de 1660): ni jambe ni bras.

[27] Dans l'édition de 1660, c'est-à-dire dans la première où se trouve l'Examen, cette phrase n'est pas placée ici, mais à la suite de la deuxième phrase du cinquième alinéa (p. 14), après les mots: «....qu'à une action propre au théâtre.»

[28] Voyez le Discours de la tragédie, tome I, p. 65.

[29] Voyez le Discours des trois unités, tome I, p. 98 et 99.

[30] Les mots et amoureux de Théodore manquent dans les éditions de 1646-1664.

[31] A cette liste il faut ajouter Amyntas, personnage muet, qui est nommé dans la scène IV de l'acte IV, et qui paraît dans la scène V du même acte.—Les seuls noms que Corneille ait trouvés dans Métaphraste sont ceux de Théodore et de Dydyme.

[32] Var. Moi-même elle m'embrasse, et me vient de donner. (1646-56)

[33] Var. Et si de cet espoir je voulois me flatter,
Par de moindres degrés on en voit y monter.
Mais je tiens ces honneurs à titre d'infamie. (1646-56)

[34] Var. Et leur plus doux appas n'a pour moi que rigueur. (1646-56)

[35] Var. Il en rompit le coup par ce triste hyménée;
Et par raison d'État il sut, dans son malheur,
Se racheter du frère en épousant la sœur. (1646-56)

[36] Var. S'ils ne sont qu'un dépôt des biens qu'on lui veut faire. (1646-56)

[37] Var. Ne me sauroit haïr jusqu'à m'abandonner. (1646-56)

[38] Var. Je la plains, sa Flavie; et plus à plaindre qu'elle. (1646-64)

[39] Var. Me rend tous les mépris qu'elle reçoit de moi. (1646-64)

[40] Var. Ainsi par toutes deux mon sort me persécute:
L'une me sollicite, et l'autre me rebute. (1646-56)

[41] Var. Mais que voit Théodore en moi de méprisable?
Puisqu'on m'adore ailleurs, encor dois-je être aimable.
Elle aime, elle aime un autre, et s'impute à bonheur. (1646-56)

[42] Var. Et que dans la rigueur dont votre amour l'accuse,
Personne n'obtiendra ce qu'elle vous refuse.
Ce rival malheureux dont vous êtes jaloux
En est encor, Seigneur, plus maltraité que vous. (1646-56)

[43] Var. Que dira votre père, et que fera Marcelle?
De grâce, permettez que je parle pour elle.... (1646-56)

[44] Var. Souffrez que son parent vous dise enfin pour elle.... (1660)

[45] Var. Dissipe ses frayeurs, tu vaincras sa froideur.
CLÉOB. Je parlerai, Seigneur, quoique sans espérance
De pouvoir l'arracher de son indifférence.
Son cœur trop résolu.... Mais Marcelle survient. (1646-56)

[46] Var. Il m'entretient donc mal, au gré de son envie:
Au lieu de Théodore, il parle pour Flavie;
Et mauvais conseiller en matière d'amour,
Il fait contre son sang pour mieux faire sa cour. (1646-56)

[47]

Var. Nous vous verrons bientôt d'un sentiment contraire.
PLAC. Je n'en saurois changer pour la perte d'un bien. (1646-56)

[48] «Racine a imité heureusement ce vers dans Iphigénie (acte IV, scène VI):

Un bienfait reproché tient toujours lieu d'offense.»

(Voltaire, qui dans sa première édition donne tient, au lieu de tint.)

[49] Var. Les ingrats à la foule iront à votre école. (1646-56)

[50] Var. Que je la vengerai jusque sur les autels. (1652-56)

[51] Var. Il n'est point de respect qui me pût retenir. (1646-56)

[52] Var. Et ma fureur n'est pas pour s'arrêter au vôtre. (1646-56)

[53] Var. L'espoir nourrit sa flamme, et venant à s'éteindre,
Il peut cesser d'aimer aussi bien que de craindre;
Et l'amour rarement passe dans un tombeau,
Qui ne laisse aucun charme à l'objet le plus beau. (1646-56)

[54] Var. Faire votre devoir avec tant d'indulgence. (1655)

[55] L'édition de 1654 porte seule déployez, sans i.

[56] Var. Et si vous ne pouvez vaincre sa passion. (1646-64)

[57] Var. Dois-je plus obtenir sur son aversion? (1646-56)

[58] Var. Mais gardez d'oublier, vous faisant leur appui,
Qu'il me demeure encore un frère auprès de lui. (1646-56)

[59] Var. Mais sachez qu'il me reste un frère auprès de lui. (1660-64)

[60] Var. Agissez en ma place, et la faites venir. (1646-56)

[61] Var. Ou si c'est trop pour moi qu'il soupire à son tour. (1646-56)

[62] Var. Et que vous égaliez dedans vos sentiments. (1646-56)

[63] L'impression de 1682 porte seule sur tout. Le vers suivant, où elle donne sur tous, comme toutes les autres éditions, prouve que c'est une faute typographique.

[64] Var. Mais comme enfin c'est lui qu'il faut que plus je craigne. (1646-56)

[65] Var. Ce n'est plus en secret qu'éclate son courroux. (1646-56)

[66] Var. Sur quoi l'on doit fonder l'arrêt de mon trépas. (1646-63)

[67] L'édition de 1655 porte ces, pour ses.

[68] L'édition de 1655 donne seule la forme treuverai.

[69] Var. Ne vous pas mieux servir d'un avis si fidèle. (1646-63)

[70] Var. Et rends un soin à l'autre où m'oblige le sang. (1646-56)

[71] Var. MARCELLE, à Théodore. (1646-60)

[72] Var. L'épouvante non plus ne me fait point parler. (1646-56)

[73] Toute est la leçon de toutes les éditions, et elle a été adoptée par Th. Corneille et par Voltaire (1764).

[74] Var. J'ai toujours dedans l'âme un reste de scrupule. (1646-56)

[75] Var. Vous avez deux moyens de m'en faire sortir. (1646-56)

[76] Var. Jurez-moi par ce Dieu qui porte en main la foudre. (1646-54 et 56-64)

[77] Var. On ne m'éblouit pas d'une mauvaise ruse. (1646-63)

[78] Voltaire a remplacé la par le.

[79] Var. Qu'un autre ne tiendroit toute votre grandeur. (1652-60)

[80] Var. Et triomphant de moi m'apporte une victoire
Si haute, si durable, et si pleine d'appas,
Qu'on l'achète trop peu des plus cruels trépas. (1646-56)

[81] Var. Entrant dans le chemin qui vous y doit mener. (1646-56)

[82] Var. Vous n'aurez pas sujet longtemps d'en murmurer. (1646-56)

[83]

Var. Vous osez de tous deux en faire vos victimes?
THÉOD. Seigneur, il ne faut point me supposer des crimes. (1646-60)

[84] Voltaire change la construction, et donne: «comme il faut se venger.»

[85] Var. Il est craint des chrétiens, il plaît à l'Empereur. (1646-56)

[86] Var. Aux filles de sa sorte il fait le plus d'horreur. (1646-54 et 56-64)
Var. Aux filles de la sorte il fait le plus d'horreur. (1655)

[87] Var. Et celle qu'aujourd'hui veut perdre votre haine. (1646-56)

[88] L'édition de 1646 donne seule la forme soubmettez.

[89] Var. C'est de lui seulement que je prends l'intérêt. (1646-56)

[90] Var. Cette haute infamie où je la veux plonger. (1646-56)

[91] Var. Endurcit leur constance, et redouble leur zèle. (1646-65)

[92] Var. Lui-même il me louera d'avoir su la réduire. (1646-56)

[93] Var. Si j'osois à ses yeux sauver une chrétienne. (1646)

[94] Var. Donne entrée à Placide, et laisse agir son feu;
Mais surtout cache-lui que c'est par mon aveu.
Les larmes d'un amant et sa honte si proche
Pourront en sa faveur fendre ce cœur de roche.
Alors elle n'a point d'ennemis si puissants. (1646-56)

[95] Var. Veuille le juste ciel seconder votre choix. (1646-56)

[96] Var. De cette indignité Valens est donc capable!
PAUL. Il égale la peine au crime du coupable. (1646-56)

[97] Var. Il veut dans les plaisirs vous trouver des supplices. (1646-56)

[98] Var. De votre vertu même il fait votre bourreau.
THÉOD. Ah! que c'est en effet un étrange supplice
Quand la vertu se voit sacrifiée au vice! (1646-56)

[99] Var. Il faut vous arracher, pour punir ces mépris. (1646-56)

[100] Var. Ou qu'enfin ce grand cœur, que feu ni fer ne dompte,
Soit dompté par l'effort d'une louable honte. (1646-56)

[101] Var. Qu'on l'abandonne en proie aux plaisirs des soldats. (1646-56)

[102] Tel est le texte de toutes les éditions, y compris celles de Th. Corneille et de Voltaire. Des impressions récentes ont changé lit en lis, et fait de cette phrase une apostrophe.

[103] Var. Qui du nom de ses Dieux abuse insolemment [103-a]?
Ou si vos feux enfin, de sa haine complices,
Me voyant accusée ont choisi mes supplices,
Et changeant en fureur vos respects généreux,
Font mon premier bourreau d'un héros amoureux?
PLAC. Laissez-nous seuls, Paulin. (1646-56)

[103-a] Qui du nom de ces Dieux abuse insolemment? (1655)

[104] Il y a jeté, sans accord, dans toutes les éditions publiées du vivant de Corneille. L'impression de 1692 commencé ainsi le vers: «Qu'a mise dans mon âme.» Voltaire a conservé jeté.

[105] Var. Que si votre pudeur au peuple abandonnée. (1646-56)

[106] Var. J'y consens, et renonce encore à mon bonheur. (1646-56)

[107] Var. Suivez-moi dans les lieux où je serai le maître. (1652-63)

[108] Var. Je ne serai bientôt que ce que vous voudrez [108-a]. (1646-60)

[108-a] Cette variante se trouve aussi dans l'édition de 1663, mais a été corrigée dans l'errata.

[109] Voyez la Notice, p. 4 et 5.

[110] Voltaire (1764) a changé pas en point.

[111] Var. Et c'est vous que par moi l'on va déshonorer. (1646-56)

[112] Var. Que peut jusques à vous aller le déshonneur. (1646-63)

[113] Voltaire (1764) a gardé la leçon tous entiers.

[114] Var. Si du sang d'une fille il craint à se rougir. (1646-56)

[115]

Var. Pour le suivre, Seigneur, prêtez donc cette épée.
PLAC. Vous l'aurez, vous l'aurez, mais dans mon sang trempée. (1646-56)

[116] Var. Vous où je mets ma gloire, où j'attache mes jours? (1646-56)

[117] Var. Par le Dieu que j'ignore, et pour qui vous vivez. (1646-64)

[118] Var. Vous semblent précieux à les porter comme elle! (1646-60)

[119] Var. Auroit tourné bientôt ma douleur en furie. (1646-56)

[120] «Ce beau mouvement de Placide, dit Palissot, paraît avoir été imité avec génie par Voltaire dans la tragédie d'Oreste (acte V, scène III), lorsque Électre, pour implorer la grâce de son frère, se courbe un moment devant Égisthe.»

[121] Var. Conservez-moi l'honneur pour conserver ma vie. (1646-64)

[122] Ici, et au vers 1049, on lit advenir dans les éditions de 1646-60.

[123] Var. Que vous, qui n'aspirez qu'à ne me devoir rien. (1655)

[124] Var. Vous vouliez me devoir un si précieux bien. (1646-56)

[125] Var. De vous rendre une fois un service agréable. (1646-64)

[126] Var. Laissez faire le temps et son ingratitude. (1646-64)

[127] Var. Une feinte douceur, une ombre d'amitié.
Un moment de visite à la pauvre Flavie. (1646-56)

[128] Var. Oui je le vais servir, mais comme il le mérite.
Toi, va me l'amuser dedans cette visite,
Et de tout ton pouvoir donne loisir au mien. (1646-56)

[129] Dans l'édition de 1663, en marge: Ils sortent ensemble de chez Marcelle.—Les impressions de 1646, 1652 et 1655 ont sortants avec une s.

[130] Var. STÉPHANIE, rappelant Placide. (1646-60)

[131] Var. Attendez-en l'effet dedans cet entretien:
Puisqu'elle agit pour vous, devez-vous craindre rien? (1646-56)

[132] Var. Qui veut que je le trompe a droit de me tromper. (1655)

[133] Voyez tome I, p. 169, note 1.

[134] Var. Et je devrois juger, dans mon sort rigoureux. (1660)

[135] Var. Les hommes généreux jugent tout par eux-mêmes. (1646-63)

[136] Var. Et de leurs ennemis.... (1646-56)

[137] Var. Ne craignez plus, Seigneur. (1646-56)

[138] Voltaire a changé la construction et donne: Elle a fait plus encore.

[139] Var. Quoi qu'à votre faveur Marcelle lui dispute. (1655)

[140] Var. Où sa bonté paroît avecque trop d'excès. (1646-56)

[141] Voltaire a supprimé ces mots, et il fait de la fin de cette scène la scène III.

[142] Var. Fais-lui donc quelque excuse au gré de son envie. (1646-56)

[143] Var. STÉPHANIE rentre. (1646-60)

[144] L'édition de 1655 porte:

Dis-moi si je me dois immoler après elle,

ce qui n'offre pas un sens raisonnable.

[145] Les éditions de 1682 et de 1692 ont juste, au lieu de injuste.

[146] Var. Et vous étiez le dieu, dedans mes déplaisirs,
Qu'en secret pour les rompre invoquoient mes soupirs. (1646-64)

[147] Var. Que je vois des soldats la troupe mutinée. (1656-60)

[148] Var. Joindre en ces mêmes lieux sa peine à son forfait. (1646)

[149] Var. A peine est-il sorti qu'avecque violence
Je vois de ces mutins renaître l'insolence. (1646-56)

[150] Var. Sans doute il n'est entré qu'afin de l'en tirer. (1646-56)

[151] Var. Montroit-il de l'audace ou bien du repentir? (1646-56)

[152] Voyez tome I, p. 150, note 1.

[153] Var. J'ai sans vous, grâce aux Dieux, assez d'amis fidèles. (1646-56)

[154] Var. C'est une nouveauté qui semble assez étrange. (1646-64)

[155] Var. Non, non, le téméraire, au hasard de sa vie,
A mis en sûreté la fleur qu'il a cueillie. (1646-56)

[156] Son malheur est le texte de toutes les éditions, y compris celle de 1692. Voltaire y a substitué son amour.

[157] Var. Sauroit bien, sans mon bras, la tirer de ce lieu;
Et sûre qu'elle étoit du secours de Didyme. (1646-56)

[158] L'édition de 1682 porte, par erreur sans doute, «où me le caches-tu?»

[159] Var. La mort, que comme tel je ne puis éviter. (1646-56)

[160] Var. J'ai sauvé son honneur d'une rage insensée,
Mais sans l'avoir souillé de la moindre pensée. (1646-56)

[161] Var. Quoi? sans en rien tirer; quoi? sans en rien prétendre. (1646-56)

[162] Var. Tout ce que vous croirez de coupable en sa fuite. (1646-64)

[163] Var. C'est par ce moyen seul qu'on vous peut garantir. (1646-56)

[164] Tua vestis me verum militem faciet, mea te virginem. (Saint Ambroise.) Voyez ci-après, p. 110.

[165] Sume pileum quod tegat crines, abscondat ora. Solent erubescere qui lupanar intraverint. (Saint Ambroise.) Voyez ci-après, p. 110.

[166] Var. Tu vivras; mais, ô Dieux! défendrai-je ta tête. (1646-56)

[167] Var. Et que cette beauté qui me tient sous la loi. (1646)

[168] Var. J'aurai devant mes yeux ce que tu m'as rendu. (1655)

[169] L'édition de 1655 porte seule: «Et ne veut pas périr....»

[170] Var. Et Valens punira son illustre attentat. (1646-56)

[171] Var. Et si quelque malheur nous rendoit Théodore,
A moins que renoncer à ce Dieu qu'elle adore. (1646-56)

[172] Var. Par les mêmes motifs il la feroit périr. (1646-56)

[173] Var. Cependant vous savez ce qu'a juré Placide;
C'est un courage fier, et que rien n'intimide. (1646-56)

[174] Var. Il l'examine encor, mais en juge implacable. (1646-56)

[175] Var. A garder cependant le dehors de la porte. (1655)

[176] Var. Ce cœur, inébranlable aux plus cruels tourments. (1646-56)

[177] Var. Et peut à mon trépas souffrir que j'en dispose,
Qu'elle en paye Placide, et tâche à conserver. (1646-56)

[178] Ce complot de Théodore et le suivant de Didyme, c'est-à-dire les vers 1631-1650, ne se trouvent que dans les exemplaires du tome II de 1682 qui ont 597 pages et portent au verso de la dernière le privilége, avec un achevé d'imprimer du 26 février: tel est le volume de la bibliothèque de l'Institut marqué Q563**. Dans les exemplaires du tome II de 1682 qui, ne contenant que 596 pages, ont le privilége au recto d'un dernier feuillet, et un achevé d'imprimer du 16 au lieu du 26, ces vers ne se trouvent pas: tel est le volume catalogué à la Bibliothèque impériale sous le no Y 5511/2. Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, et après lui Voltaire, ont maintenu cette suppression.

[179] Var. Te voir, au lieu du mien, payer Dieu de ton sang. (1646-56)

[180] Voyez plus haut, p. 3 et suivantes, et ci-après, p. 101 et 102.

[181] Var. C'est moi pour qui Placide a dédaigné Flavie;
(C'est moi par conséquent qui lui coûte la vie,)
Et c'est... DID. Non: c'est moi seul, et vous l'avez pu voir. (1646-56)

[182] Ces quatre vers (1663-66) manquent dans les exemplaires de l'édition de 1682, qui ne contiennent pas les vers 1631-1650, et aussi dans l'impression de 1692, et dans l'édition de Voltaire.

[183] Var. DIDYME, à Théodore. (1646-56)

[184] Var. Se venger à demi, c'est toujours quelque chose. (1646-56)

[185] Var. Nous sortirions tous deux avecque la couronne. (1646-56)

[186] Var. Et soit qu'elle périsse ou ne périsse pas. (1646-56)

[187] Les éditions de 1664-82 ont pour lui, au lieu de sur lui. L'impression de 1692 donne sur lui.

[188] Var. Et sans perdre de temps en de plus longs discours [188-a]. (1646-63)

[188-a] Voltaire a adopté cette variante (1764).

[189] Var. Quelque ardeur qui le pousse à venger son malheur. (1655)

[190] Par une singulière erreur, les éditions de 1646-56 portent toutes: «les souhaite finie.»

[191] Voyez ci-dessus la Notice, p. 3-6.

[192] Les deux morceaux qui suivent sont tirés du recueil intitulé: Vitæ sanctorum.... primo.... per R. P. Fr. Laurentium Surium Carthusianum editæ.... Coloniæ Agrippinæ, in-folio, 1617, 1618. Les deux récits se rapportent à l'année 280. Le premier est placé, dans l'ordre du calendrier ecclésiastique, sous la date du 5 avril, jour où, selon Métaphraste, Didyme a subi le martyre; le second sous celle du 28 avril, fournie par les martyrologes latins, qui indiquent Alexandrie, et non Antioche, comme lieu de la mort de sainte Théodore. D'après l'opinion la plus générale, Antioche ne figurerait dans la relation de saint Ambroise que par suite d'une erreur de copiste. Au reste, il en est qui pensent que dans la relation du saint docteur il s'agit d'une autre vierge que dans celle de Métaphraste. Quoi qu'il en soit, Corneille, comme on l'a vu, a cru devoir adopter cette leçon et placer à Antioche le lieu de la scène de sa tragédie.—Sur Métaphraste et Surius, voyez tome III, p. 474, note 1.

[193] Épître de saint Paul aux Galates, chapitre IV, verset 12.

[194] Voyez ci-dessus, p. 103, note 192192—Nous suivons pour cet extrait de saint Ambroise le texte donné par Surius, qui est évidemment celui que Corneille a eu sous les yeux.

[195] Évangile de saint Matthieu, chapitre X, verset 39.

[196] Épître de saint Paul aux Éphésiens, chapitre V, verset 23.

[197] Voyez Isaïe, chapitre LXV, verset 25.

[198] Histoire du Théâtre françois, tome VII, p. 94. note a.

[199] Lettres familières de M. Conrard à M. Félibien, 1681, p. 38.

[200] Voyez tome IV, p. 417.

[201] Histoire du Théâtre françois, tome VII, p. 97.—Journal du Théâtre françois, tome II, fol. 929 ro.

[202] Voyez ci-après la fin de l'Examen, p. 154.

[203] Voyez le Discours des trois unités, tome I, p. 105.

[204] Chant III, vers 29-32.

[205] Histoire du Théâtre françois, tome VII, p. 97 et suivantes.

[206] Acte IV, scène VI.

[207] Pages 55 et 56.

[208] Rogatum à MM. Tubeuf, de Lionne et de Bertillac pour être payé de sa pension. Œuvres, édition de 1786, tome VII, p. 56.

[209] Tome I, p. 3.

[210] Il n'y en a pas même deux, car le premier des rapprochements qui vont suivre n'a rien de frappant.

[211] «C'est le moyen que le secret demeure plus assuré: un mort est celui qui le garde le mieux.»

[212] Vers 1415-1418.

[213] Vers 1631 et suivants.

[214] Voyez ci-après, p. 127 et 128, l'appréciation bien différente et bien plus juste que M. Viguier a faite de ce même morceau.

[215] Pages XLV et XLVI.

[216] Voyez ci-après, p. 148.

[217] Histoire du Théâtre françois, tome VII, p. 92 et 93.

[218] Pages 13 et suivantes.

[219] Voyez ci-après, p. 144.

[220] «Missis militibus ad Mauritium, eum ad portum Eutropii adduci jussit; ubi ante oculos ejus jussi sunt necari quinque filii masculi. Ad quæ ille alta philosophia dixisse fertur illud Davidicum: «Justus es, Domine, et rectum judicium tuum.» Interea vero cum nutrix subtraxisset unum e nece, et pro illo filium suum offerret, id Mauritius fieri vetuit, infantemque suum prodidit, qui visus est e vulneribus lac dare cum sanguine. Tandem vero ultimo loco Mauritius ipse occisus est, cum se casu superiorem in omnibus demonstrasset. Horum omnium abscissa capita, delata in campum juxta tribunal, ad fœtorem usque ibidem permanserunt.» (Année 602.)

[221] Voyez ci-après, p. 144 et 153.

[222] Voyez ci-après, p. 144.

[223] Voyez ci-après, p. 143 et 152.

[224] Dans Baronius, le nom est Eudoxie; dans Corneille, Eudoxe.

[225] Acte IV, scène IV, vers 1408.

[226] Traduite sous le titre: Amour et Honneur, dans les chef-d'œuvre des théâtres étrangers, 1822.

[227] Lui-même le raconte ainsi dans le prologue diffus de son Theatro hespañol.

[228] Dissertation sur l'Héraclius espagnol.

[229] Il y a de Palacio, mais Voltaire croyait peut-être rectifier, faute de savoir cet idiotisme emphatique.

[230] Voltaire paraît très-frappé de cet adjectif famosa, qui, pendant deux siècles, accompagna indifféremment toutes les comédies espagnoles.

[231] Nachtræge zur Geschichte der dramatischen Literatur und Kunst in Spanien, p. 104.

[232] Cette édition fait partie de la grande collection compacte, déjà très-étendue, publiée à Madrid par Ribadeneira.

[233] «Por mas diligencia que he practicado, no he podido hallar esta tercera parte publicada en 1664: pero yo doy entera fé á la cita de M. Viguier.» Je ne me croyais pas une si grande autorité bibliographique. L'aveu est d'ailleurs modeste de la part du bibliothécaire éditeur de Calderon.

[234] Ce volume est numéroté Y6323/3.

[235] Tome III, p. 176: «Wäre alles übrige in gleichem Sinne ausgeführt, so würde dieses Drama zu den vorzüglichsten des Calderon gehören.»

[236] Annales ecclesiastici, année 603, tome XI, p. 41 de l'édition de Lucques.

[237] Ibidem, notes de Pagius, d'après Théophylacte et Théophane.

[238] On peut lire cette pièce au tome II d'une série comprise dans la collection Ribadeneira: Dramáticas contemporáneos á Lope de Vega, 1858.

[239] Pierre Seguier, né à Paris en 1588, mort en 1672, fut chancelier de France en 1635 et protecteur de l'Académie après la mort de Richelieu. Corneille, au moment où il écrivait cette dédicace, venait d'être nommé académicien, et Seguier avait laissé aux membres de la Compagnie toute liberté de le choisir préférablement à un de ses protégés: «M. de Ballesdens avoit été proposé aussi; et comme il avoit l'honneur d'être à Monsieur le chancelier, l'Académie eut ce respect pour son protecteur, de députer vers lui cinq des académiciens, pour savoir si ces deux propositions lui seroient également agréables. Monsieur le chancelier témoigna qu'il voulait laisser une entière liberté à la Compagnie.» (Registres, 22 janvier 1647, dans la Relation contenant l'histoire de l'Académie, p. 363.)—L'Épître et l'avis Au lecteur ne sont que dans les éditions antérieures à 1660.

[240] L'édition de 1656 au lieu de pressante, donne puissante, ce qui est très-vraisemblablement une faute typographique.

[241] Dans Théophane ce personnage est toujours nommé Priscus; dans Zonaras et dans Baronius successivement Priscus et Crispus.

[242] Il y a le dans toutes les éditions.

[243] Voyez tome VI, p. 416 et 417.

[244] Voyez ci-dessus, p. 122, note 220.

[245] Εστι δε πραξαι μεν, αγνοουντας δε πραξαι το δεινον, αγνοουντας δε πραξαι το δεινον, ειθ' ὑστερον αναγνωρισαι την φιλιαν, ὡσπερ ὁ Σοφοκλεους Οιδιπους. Τουτο μεν ουν εξω του δραματος. (Esti de praxai men, agnoountas de praxai to deinon, eith' hysteron anagnôrisai tên philian, hôsper ho Sophokleous Oidipous. Touto men oun exô tou dramatos.) (Aristote, Poétique, chapitre XV.)

[246] Voyez plus haut, p. 144.

[247] Voyez tome I, p. 82.

[248] Voyez tome I, p. 65.

[249] Tel est le texte de toutes les éditions. Voltaire a mis un article devant mêmes.

[250] Voyez tome I, p. 15 et 16.—Par une étrange coïncidence, toutes les éditions portent arrivées, au lieu de arrivés.

[251] «Ce sont icy mes humeurs et opinions: je les donne pour ce qui est en ma creance, non pour ce qui est à croire.» (Essais, livre I, chapitre XXV.)

[252] Var. (édit. de 1660): Ce poëme a encore plus d'effort d'invention que celui de Rodogune.

[253] Var. (édit. de 1660): Sa conduite diffère de celle de Rodogune.

[254] Voyez les scènes I et IV du Ier acte de Rodogune.

[255] Var. (édit. de 1660-1664): il fût demeuré sans vie au dernier combat.

[256] Dans la Ire scène de l'acte II.

[257] Var. (édit. de 1660 et de 1663): Surtout la manière dont Eudoxe fait connoître, au second acte, les deux échanges des princes que sa mère a faites.—Ces deux éditions cependant ont échange, au masculin, vers la fin de l'Examen (p. 153).

[258] Toutes les éditions ont ait en cet endroit, et toutes aussi un peu plus haut, à la seconde phrase de l'Examen, ont aye.

[259] Tel est le texte de toutes les éditions publiées du vivant de Corneille, comme aussi des éditions de 1692 et de Voltaire (1764). Des éditeurs modernes ont substitué d'autre à autre.

[260] Voltaire a ajouté de: «quelque chose d'un peu délicat.»