[261] Corneille se sert ici des mêmes exemples qu'il a déjà donnés plus haut dans l'avertissement de Rodogune: voyez tome VI, p. 417.

[262] Ces quatre empereurs ont régné depuis l'an 578 après Jésus-Christ, jusqu'à l'an 641.

[263] Var. (édit. de 1660 et de 1663): en le faisant fils de l'empereur Maurice.

[264] L'impression de 1682 donne seule: «bien qu'il ne fût.»

[265] Le père d'Héraclius était exarque ou gouverneur d'Afrique.

[266] Phocas n'a régné que sept ans, dix mois et neuf jours, de 602 à 610.

[267] Cette fille est ainsi nommée dans les Annales de Baronius; ailleurs son nom est Domentia, Domnentia.

[268] Voyez ci-dessus, p. 122, note 3220.

[269] Soutient est la leçon de 1682 et de 1692. Les impressions antérieures, et Voltaire d'après elles, donnent soutint.

[270] «Le premier acte seroit fort bien dans le cabinet de Phocas, et le second chez Léontine; mais si le troisième commence chez Pulchérie, il n'y peut achever, et il est hors d'apparence que Phocas délibère dans l'appartement de cette princesse de la perte de son frère.» (Discours des trois unités, tome I, p. 119.)—Voyez un peu plus loin dans le même discours (p. 121) la façon dont Corneille propose de résoudre cette difficulté.

[271] Var. (édit. de 1660): Tous les poëmes de ce volume en ont besoin;—(édit. de 1663): Tous les poëmes qui suivent en ce volume en ont besoin;—(édit. de 1664 et de 1668): La plupart des poëmes qui suivent en a besoin.—Pour comprendre ces variantes, il faut d'abord se rappeler que dans les éditions dont elles sont tirées les Examens sont placés en tête du volume; puis savoir que le tome III de 1660 commence par Rodogune, suivie d'Héraclius, et finit par Œdipe; que le tome II de 1663 a pour première pièce Pompée, pour dernière la Toison d'or; que les tomes III de 1664-1682 commencent comme le tome III de 1660 et finissent par la Toison d'or.

[272] Voyez p. 152 et la note 266.

[273] Corneille donne le nom d'Héraclius au fils de Maurice, afin de ne point altérer l'ordre de succession des empereurs. Voyez ci-dessus, p. 151 et 152.

[274] L'histoire ne donne point de fils à Phocas, mais seulement une fille, qui épousa Crispus en 607.

[275] Aucune des trois filles de Maurice et de Constantine n'a porté le nom de Pulchérie.

[276] C'est la nourrice dont Baronius parle sans la nommer (voyez ci-dessus, p. 122, note 3). La femme de Phocas s'appelait Leontia; peut-être est-ce ce nom qui a suggéré à Corneille celui de Léontine.

[277] Var. (édit. de 1647-1656): fille de Léontine, maîtresse d'Héraclius.

[278] Voyez ci-après, p. 180, note 319.

[279] Voyez ci-dessus, p. 153, note 270.

[280] Var. N'a que des faux brillants dont l'éclat l'environne [280-a]. (1654 et 56)

[280-a]Var. Et la peur de les perdre ôte l'heur d'en jouir. (1647-64)

[281] Voltaire compare ce début de Phocas à celui d'Agamemnon dans l'Iphigénie de Racine:

Heureux qui satisfait de son humble fortune, etc.

[282] Voyez ci-dessus, p. 152, et la note 266.

[283] Var. Si pour les ébranler ils servent d'instruments. (1647-64)

[284] Voyez ci-dessus, p. 122, note 220, et p. 125.

[285] Var. Étoit resté sans mère à ce moment fatal. (1647-56)

[286] Var. Pulchérie et mon fils ne se trouvent d'accord. (1647-64)

[287] Var. C'est mon trône, et mon fils. Ma patience est lasse;
Ne les rejetez plus, faites-vous cette grâce. (1647-56)

[288] Var. Et puisque avecque moi tu le veux couronner. (1647-60)

[289] Var. Ne reproche donc plus à ma haine indignée. (1647-56)

[290] Var. S'il n'est lavé du tien, il ne me sauroit plaire. (1647-56)

[291] Comparez Cinna, vers 219 et 220.

[292] Voltaire (1764) a mis titres, au pluriel.

[293] Var. Je te fis part d'un bien qui n'étoit plus à lui. (1656)

[294] Var. Jusques à Théodose, et jusqu'à Constantin. (1647-56)

[295] Var. L'ont-elles pas rendu trop digne de l'empire? (1647-56)

[296] Var. Qu'on exige de moi par delà son mérite. (1647-64)

[297] Var. Et cette grandeur même où tu le veux porter. (1647-56)

[298] Var. A qui hait l'hyménée et ne craint pas la mort. (1647-56)

[299] Cette indication n'est dans aucune des éditions antérieures à 1663.

[300] Var. PHOCAS, PULCHÉRIE, HÉRACLIUS, cru Martian; MARTIAN, cru Léonce; CRISPE (1647-60). Jusqu'à la fin de l'acte, le nom d'HÉRACLIUS est suivi, dans ces éditions, des mots cru Martian; et celui de MARTIAN, des mots cru Léonce, non pas seulement en tête de chaque scène, mais toutes les fois que ces noms reviennent dans le dialogue, en tête des couplets.—Voltaire a conservé ces indications, on en a mis d'autres analogues, en tête des scènes, et ailleurs çà et là, et il fait ici, à ce sujet, la remarque que voici: «J'ai cru qu'il serait utile pour le lecteur d'ajouter, dans cette scène et dans les suivantes, aux noms des personnages, les noms sous lesquels ils paraissent, et d'indiquer encore s'ils se connaissent eux-mêmes, ou s'ils ne se connaissent pas, pour lever toute équivoque, et pour mettre le lecteur plus aisément au fait.»

[301] Var. Peut rendre ce tumulte au dernier point funeste. (1647-56)

[302] L'édition de 1655 porte seule un autre, pour une autre.

[303] Var. La vapeur de mon sang ira grossir le foudre
Que Dieu tient déjà prêt à le réduire en poudre. (1647-64)

[304] «Le lecteur doit ici se souvenir qu'Héraclius sait bien que Phocas n'est point son père, mais qu'il n'a point dit son secret à Pulchérie.» (Voltaire.)

[305] Var. Le peuple est ébranlé, ne perdons point ce temps. (1647-56)

[306] Var. MARTIAN, cru Léonce. (1663)

[307] Ce vers semble inspiré par celui de Virgile:

Una salus victis nullam sperare salutem.

(Énéide, livre II, vers 354.)

[308] Voltaire dans son texte (1764) donne après, comme nous; mais il lit auprès, et fait la critique suivante: «Comme étant la gouvernante auprès du sien,» n'est pas français.

[309] Var. De sorte que le sien passe ici pour mon frère. (1647-56)

[310] Les éditions de 1664-82 portent: «J'ai fait pour la fléchir....» ce qui ne peut offrir un sens raisonnable.

[311] Var. Et que par ce grand bruit semé confusément. (1647-63)

[312] Var. C'est à nous à répondre à ce qu'il en prétend. (1647-56)

[313] Var. De ce trône, à Phocas sous ce titre arraché. (1647-56)

[314] Var. Si sans votre congé j'en osois faire éclat. (1647-56)

[315] Il y a tout, par un t, dans toutes les éditions. Celles de 1668 et de 1682 portent tout-divins, avec un trait d'union, comme si l'adverbe et l'adjectif formaient un mot composé.

[316] Var. Ce sera pour moi seul que vous l'aurez perdu. (1647 in-4o)

[317] Var. Et me pourrez servir à presser leur effet. (1647-56)

[318] Var. Mais je crois qu'un tel fils est indigne d'en faire,
Et que tant de vertu mérite aucunement
Qu'on abuse un peu moins de son aveuglement. (1647-56)

[319] Voltaire ouvre ici une nouvelle scène, la scène IV, formée des sept vers qui suivent. Au lieu de PAGE, il met LE PAGE, et dit: «Ce page ne paraît plus aujourd'hui. On ne connaissait point alors les pages.»

[320] Cette indication manque dans les éditions antérieures à 1664.

[321] Dans les éditions de 1647-60 il y a ici, et en tête du premier couplet: MARTIAN, cru Léonce.

[322] Les éditions de 1647-60 donnent simplement: LÉONTINE lit, et n'ont point le titre: BILLET DE MAURICE.

[323] L'édition de 1682 donne par erreur votre, pour notre.

[324] Var. Qui vous en pût un jour rendre un haut témoignage. (1647-56)

[325] L'orthographe de ces deux vers varie dans les différentes éditions: celles de 1647, de 1652 et de 1655 portent:

Sans qu'autre que les deux qui vous parloient là-bas

De tout ce qu'elle a fait sachent plus que Phocas;

celles de 1654, de 1656 et de 1660 donnent autre et sache, au singulier; celle de 1663 met autres au pluriel, et sache au singulier; enfin les dernières éditions (1664-82) mettent les deux mots au pluriel.

[326] Var. C'est à vous à répondre à son généreux zèle. (1647-56).

[327] Var. MARTIAN, croyant être Héraclius. (1647-60)

[328] L'erreur où l'on a été longtemps qu'on se fait tirer son mauvais sang par une saignée a produit cette fausse allégorie. Elle se trouve employée dans la tragédie d'Andronic (de Campistron), représentée pour la première fois le 8 février 1685:

Quand j'ai du mauvais sang, je me le fais tirer.

Et on prétend qu'en effet Philippe II avait fait cette réponse à ceux qui demandaient la grâce de don Carlos. Dans presque toutes les anciennes tragédies, il est toujours question de se défaire d'un peu de mauvais sang. (Voltaire.)—Voyez ci-après, vers 1436.

[329] Ici et en tête de chacun des couplets que dit MARTIAN dans cette scène, ce nom, dans les éditions de 1647-60, est suivi des mots: croyant être Héraclius.

[330] Var. Achevez donc, Seigneur, d'arracher Pulchérie
Au cruel attentat d'une indigne furie. (1647-56)

[331] Var. La vérité le trompe et ne le peut séduire. (1647-56)

[332] Ici encore, et toutes les fois que le nom de MARTIAN revient dans cette scène et dans la suivante, il est suivi, dans les éditions de 1647-60, des mots croyant être Héraclius.

[333] Var. Je touchois à quinze ans, alors qu'empoisonnée. (1647-56)

[334] Var. Cette pauvre princesse, en rendant les abois:
«Ma fille (un grand soupir arrêta là sa voix),
Le tyran, me dit-elle, à son fils vous destine. (1647-56)

[335] Var. A l'âpre vérité qui me vient d'éclairer! (1647-56)

[336] Var. L'on ne me peut toucher, ni l'autre me déplaire. (1647-64)

[337] Var. Vous, qui fûtes toujours l'illustre Pulchérie. (1647-56)

[338] Var. Ce grand nom sans merveille a pu vous enseigner
Comme dessus vous-même il vous falloit régner. (1647-56)

[339] Var. A cette indignité soyez donc moins sévère. (1647-56)

[340] Var. Et l'un ni l'autre enfin ne vous feront rougir. (1647 in-12-56)

[341] Var. Dans le fils d'un tyran votre premier sujet. (1647-56)

[342] Var. Que pour mieux l'assurer l'issue en soit tardive,
Votre perte est jurée; et même nos amis
Au tyran immolé voudront joindre son fils. (1647-56)

[343] Var. Faites qu'en l'immolant la troupe d'Exupère
Dans le fils d'un tyran respecte mon beau-frère;
Donnez-lui cette joie, afin de l'éblouir,
Sûre qu'il n'en aura qu'un moment à jouir.
PULCH. Mais durant ce moment, unie à sa famille. (1647-56)

[344] Var. Ah! combien ce moment de quoi vous me flattez
Alors pour mon supplice auroit d'éternités! (1647-56)

[345] Var. Et dût avecque moi périr tout l'univers. (1647-56)

[346] Var. Dites-m'en donc un autre. On me vient d'assurer
Qu'Héraclius à vous vient de se déclarer. (1647-56)

[347] Var. Mais s'il sauva le fils, par un effet contraire,
Le traître Héraclius attente sur le père;
Et le désavouant d'un aveugle secours. (1647-56)

[348] L'édition de 1682 porte: «à la mort,» pour «à ma mort.»

[349] Var. Nous verrons ta vertu. Crispe, qu'on me l'emmène;
Tenez-le prisonnier dans la chambre prochaine,
Qu'on l'y garde avec soin, jusqu'à ce que mon choix. (1647-56)

[350] Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, a modifié ce vers de la manière suivante:

Sa vertu ne s'est point un instant démentie.

[351] On lit dans Clitandre les deux vers suivants (tome I, p. 328, vers 961 et 962), qui du reste n'y paraissent qu'en 1660:

Ce courroux, dont tu ris, en fera la conquête
De quiconque à ma haine exposera ta tête.

[352] Var. Si tu penses régner, défais-toi de tous deux. (1647-56)

[353] L'édition de 1692 a changé die en dise.

[354] Var. Je vois bien qu'il le faut, et déjà je destine,
L'immolant en public, d'y joindre Léontine. (1647-64)

[355] Var. Ce peuple que tu crains. (1660-68)

[356] Var. Jusques à l'échafaud laissez-le-nous conduire. (1647-56)

[357] Var. Allons: pour un moment qu'il les faut endurer (1647-56)

[358] Par une singulière erreur, les éditions de 1660-82 portent: «cher Eudoxe,» au masculin.

[359] Var. Il trahit justement qui me vouloit trahir. (1647-56)

[360] Var. Et l'un et l'autre enfin n'est que la même chose. (1647-60)

[361] Var. Encore si c'étoit pour le faire empereur. (1647-56)

[362] Ce vers est souvent répété et forme une espèce de refrain. (Voltaire.)—Voyez ci-dessus, p. 176, acte II, scène II, vers 476, et ci-après, p. 241, acte V, scène VII, vers 1926.

[363] Var. HÉRACLIUS, cru Martian. (1647-60)—Ces éditions ont la même variante partout où le nom d'HÉRACLIUS revient dans cette scène.

[364] Var. Qu'on la mène en prison, en attendant sa mère. (1647-56)

[365] Voltaire coupe cette scène en deux et commence après ce vers la scène III.

[366] Voltaire (1764) fait précéder le vers 1209 de cette indication: aux Gardes.

[367] Var. HÉRACLIUS, cru Martian; MARTIAN, croyant être Héraclius. (1647-60)—Le nom de MARTIAN est suivi de ces mots toutes les fois qu'il reparaît dans cette scène; celui d'HÉRACLIUS, avant les deux premiers couplets seulement que récite ce personnage.

[368] Voyez ci-après, p. 211, le vers 1274 et la note 371.

[369] Var. (Car, s'il vous en souvient, votre femme étoit morte),
A l'empire perdu me sut rouvrir la porte,
Prit Martian pour elle, et nous changea si bien,
Que vous-même au retour vous n'y connûtes rien. (1647-56)

[370] Var. Et je n'ai pas jugé ce chemin criminel. (1647-56)

[371] «C'est encore un refrain.» (Voltaire.)—Voyez ci-dessus, p. 209, vers 1226.

[372] Var. Où peut-être aisément mon cœur eût consenti. (1647-56)

[373] Var. Vois-tu pas que la fille a part au stratagème? EXUP. Je vois trop qu'elle a pu l'abuser elle-même. (1647-56)

[374] Var. Donnez-vous au mensonge encor quelque crédit? (1647-56)

[375] Voltaire ajoute ici: à Martian.

[376] Var. Vous faire malheureux pour me noircir d'un crime? (1647-56)

[377] Var. Et lorsque contre un père il m'eût fait entreprendre. (1647-56)

[378] Var. Mais pourquoi hasarder? pourquoi rien entreprendre,
Quand d'une heureuse erreur je devrois tout attendre?
C'étoit là sa raison; tout ce qui t'a séduit. (1647-56)

[379] Var. Je sais que je le vois, et ne le puis trouver. (1647-56)

[380] «Ces deux beaux vers de cette admirable tirade ont été imités par Pascal, et c'est la meilleure de ses pensées.» (Voltaire.)—Voltaire a sans doute en vue la pensée de Pascal (IIe partie, article VII) où se trouve ce passage: «Si je voyois partout les marques d'un Créateur, je reposerois en paix dans la foi; mais voyant trop pour nier, et trop peu pour m'assurer, je suis dans un état à plaindre, et où j'ai souhaité cent fois que si un Dieu soutient la nature, elle le marquât sans équivoque; et que si les marques qu'elle en donne sont trompeuses, elle les supprimât tout à fait; qu'elle dit tout ou rien, afin que je visse quel parti je dois suivre.» Nous citons le texte des anciennes éditions, celui que Voltaire a eu sous les yeux; il ne diffère au reste de celui de MM. Faugère et Havet (p. 189) que par une très-légère variante.

[381] Var. MARTIAN, croyant être Héraclius. (1647-60)

[382] Var. Si je t'ai tant trompé, je ne te trompe plus? (1647-56)

[383] Var. L'un des deux est ton fils, l'autre ton empereur [383-a].(1647-68)

[383-a] L'édition de 1692 donne aussi cette leçon.

[384] Var. Tant ce qu'il a reçu de bonne nourriture. (1647-56)

[385] Voyez ci-dessus, p. 185, note 328.

[386] Voltaire dit au sujet de ce vers qu'il «est du ton de la comédie;» mais Palissot lui répond que «Mlle Dumesnil, par la noblesse et la fierté de son expression, rendait ce vers très-tragique.»

[387] Var. Il n'est aucun de nous dont ce tyran infâme
N'ait immolé le père, ou violé la femme;
Et nous en croyant tous dedans l'âme indignés,
Il nous a jusqu'ici du palais éloignés. (1647-56)

[388] Voyez tome I, p. 148, note 3.

[389] L'édition de 1692 a substitué pas à point.

[390] «On a presque toujours retranché aux représentations ces stances.» (Voltaire.)

[391] Var. Cette grâce qu'il me veut faire. (1647-56)

[392] Var. Et je n'ose plus croire rien. (1647-56)

[393] Var. Il le pense, Seigneur, et le brutal espère. (1647-56)

[394] Var. Puisse-t-il par un trait de lumière plus belle. (1647-56)

[395] Var. Ah! Prince, il ne faut point de plus belle lumière. (1647-56)

[396] Var. Quelque haine qu'il doive, il ne se peut défendre,
Quand il se voit aimé, d'aimer et de le rendre. (1647-56)

[397] Var. MARTIAN, croyant être Héraclius. (1647-60)—Ces éditions ont même variante partout, jusqu'à la fin de la pièce, excepté au dernier couplet que dit Martian.

[398] Var. Toutes les fois, Seigneur, qu'on se laisse adopter. (1647-56)

[399] Var. Il faut que cette grâce un peu plus haut nous monte,
Qu'elle nous fasse honneur, et non pas de la honte. (1647-65)

[400] Var. Et je vous la promets, ferme, pleine, sincère,
Autant qu'Héraclius la rendroit à son père. (1647-56)

[401] Var. Ce qu'aura fait sur lui leur indigne colère. (1647-56)

[402] L'indication des personnages de cette scène n'est correcte que dans les éditions de 1647, 1652 et 1655. Dans toutes les autres impressions, y compris celle de 1692, elle est incomplète ou inexacte.

[403] Var. Et Phocas continue à parler à Héraclius. (1647-56)

[404] Var. Autrement, si leur sort est encore douteux. (1647-56)

[405] Var. Je ne veux point d'un fils qui tient ce nom à honte,
Que mon sang déshonore, et que mon trône affronte. (1647-56)

[406] Var. A mourir! jusque-là je te pourrois chérir! (1647-56)

[407] Var. Et du moins, quelque erreur qui me puisse troubler. (1647-56)

[408] Var. A peine est-il sorti de ses lâches terreurs. (1647-63)

[409] Var. Que pouvons-nous tous deux, quand on tranche nos jours? (1647-56)

[410] Var. Ah! princes, votre cœur ne se peut démentir. (1647-56)

[411] «Il est hors de doute que depuis que Phocas est sorti au cinquième d'Héraclius jusqu'à ce qu'Amyntas vienne raconter sa mort, il faut plus de temps pour ce qui se fait derrière le théâtre que pour le récit des vers qu'Héraclius, Martian et Pulchérie emploient à plaindre leur malheur.» (Discours des trois unités, tome I, p. 115.)

[412] Var. Tous dessous cette feinte étant d'intelligence,
Suivis d'un gros d'amis, de peuple, et de valets,
Nous passons librement les portes du palais. (1647-56)

[413] Au mot TROUPE. Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) ont substitué GARDES.

[414] Ce titre manque dans les éditions de 1647-60, et dans celle de Voltaire (1764).

[415] Var. Allons lui rendre grâce, et d'un esprit content. (1647-56)

[416] Var. Montrons Héraclius au peuple qui l'attend. (1647-60)

[417] Choix de Mazarinades, publié par M. Moreau, tome I, p. 99.

[418] Ibidem, p. 51.

[419] Choix de Mazarinades, tome I, p. 322 et 323.

[420] La Mazarinade. Choix de Mazarinades, tome II, p. 243.

[421] La vérité toute nue. Choix de Mazarinades, tome II, p. 411.

[422] Gazette de 1647, p. 202.

[423] Ibidem, p. 212.

[424] Lettres familières de M. Conrart à M. Félibien, p. 110 et 111.

[425] Sur Torelli, voyez ci-après, p. 277, note 2.

[426] Manuscrit de la bibliothèque Mazarine, in-fol. H, no 1765.

[427] M.DC.XLIX, in-4o, 11 pages et 1 feuillet blanc.

[428] Voyez tome IV, p. 407.

[429] «Ce mot se dit de certains chevaux noirs, et veut dire un cheval qui est d'un poil noir fort vif: cheval moreau.» (Richelet, Dictionnaire françois, 1680.)

[430] Il y a font dans le texte, mais il est impossible d'imaginer à quel point ces pièces sont défigurées par des fautes d'impression. Quatre vers plus haut, on lit: sur la Seine, au lieu de sur la scène.

[431] Voyez tome VI, p. 123-125.

[432] Lettre à M. le cardinal burlesque. Choix de Mazarinades, tome I, p. 300.

[433] Le courrier burlesque de la guerre de Paris. Ibidem, tome II, p. 167.

[434] Voyez ci-après, p. 277 et 278.

[435] De la langue de Corneille, p. 46 et 47.

[436] Voyez ci-après, p. 279-290.

[437] Voyez ci-après, p. 280 et 281.

[438] Voyez ci-après, p. 290.

[439] Année 1550, p. 184.

[440] Voyez la Biographie de Corneille, en tête du tome I.

[441] Gazette, année 1650, p. 308.

[442] Note sur la scène III de l'acte Ier, édition de 1764, p. 38.

[443] Voyez ci-après, p. 284.

[444] La Jeunesse de Molière, p. 173.

[445] Page xc en tête de Corneille à la butte Saint-Roch.

[446] Voyez ci-après, p. 277.

[447] Toutefois celle qui représente la décoration du quatrième acte porte en bas, à droite, l'indication suivante, que nous n'avons pu nous expliquer: «Fol. 77.»

[448] Molière et sa troupe, par M. Soleirol, 1858, in-8o, p. 6. Voyez encore ci-après, p. 292, note 494.

[449] Tome I, p. 251-253.

[450] Histoire du Théâtre français, tome XII, p. 192 et suivantes.

[451] Mercure galant de juillet 1682, p. 359 et 360.

[452] Histoire du Théâtre françois, tome XII, p. 321, note a.

[453] Page 490.

[454] Page L.

[455] Voyez ci-après, p. 321 et 322.

[456] Ce théâtre, situé rue des Poulies, vis-à-vis le cloître Saint-Germain-l'Auxerrois, sur l'emplacement d'une partie de la colonnade du Louvre, servit d'abord aux comédiens mandés par le Roi; en 1653, il fut donné à une troupe italienne avec laquelle Molière eut, lors de son arrivée à Paris, l'autorisation d'alterner; enfin il fut démoli vers la fin d'octobre 1660. Voyez l'Histoire du Théâtre françois, tome VIII, p. 238, note a.

[457] Le volume dont nous venons de reproduire, dans ces cinq lignes, le titre exact, se compose de 68 pages; il est de format in-8o et porte à l'adresse: «Imprimé à Roven, aux despens de l'Autheur. M.DC.L. Auec Priuilege du Roy. Et se vend à Paris, chez Augustin Courbé, Imprimeur et Libraire ordinaire de M. le Duc d'Orléans, au Palais, à la Palme.» Par le privilége, «donné à Paris le 12 d'octobre 1649,» et imprimé en extrait au verso du titre, «il est permis au sieur Corneille de faire imprimer, vendre et distribuer le Dessein d'Andromède, tragédie par lui composée, durant le temps et espace de cinq ans à compter du jour qu'il sera achevé d'imprimer.» On lit au-dessous de cet Extrait...: «Acheué d'imprimer ce troisiesme de Mars 1650.» L'unique exemplaire connu de ce volume se trouve à la Bibliothèque impériale dans la Poésie, sous le no Y 5564—Voyez ci-dessus la Notice, p. 251 et 252.

[458] Voyez les Métamorphoses d'Ovide, livre II, vers 153 et 154.

[459] Cette phrase vient après les mots: «et entrelacés les uns dans les autres;» voyez ci-après, p. 315.

[460] Voyez p. 318.

[461] Après les mots: «l'égalité de la perspective;» voyez ci-après, p. 320.

[462] Nous ne faisons ici et dans les cas analogues que reproduire scrupuleusement la disposition bizarre des alinéas dans l'impression faite sous les yeux de Corneille. Le but de cet arrangement est de faire bien comprendre où commence chaque scène.—Dans l'édition originale elles sont indiquées seulement en manchette à la marge.

[463] Voyez p. 329.

[464] Voyez p. 331.

[465] Après les mots: «de plus de mille pas;» voyez ci-après, p. 335.

[466] Voyez p. 338.

[467] Voyez p. 339.

[468] Voyez p. 340.

[469] Après les mots: «au pied d'un de ces rochers;» voyez ci-après, p. 352.

[470] Dans le Dessein, Corneille coupe en deux la scène II de la tragédie.

[471] Voyez scène III, p. 359.

[472] Voyez scène III, p. 361.

[473] Après les mots: «s'enfonce à perte de vue;» voyez ci-après, p. 365.

[474] Voyez p. 377.

[475] Après les mots: «que représente le théâtre;» voyez ci-après, p. 380.

[476] Voyez p. 394.

[477] Voyez p. 396.

[478] Jacques Torelli, né à Fano en 1608, s'acquit une grande réputation à Venise, par les perfectionnements qu'il apporta aux machines des théâtres. C'est à lui que l'on doit le mécanisme à l'aide duquel on peut changer en un instant toute la scène à l'aide d'un treuil, d'un levier et d'un contre-poids. On l'avait surnommé le grand Sorcier. Appelé à Paris par Mazarin, il y exécuta les décorations de la Finta pazza, les fit graver et les offrit à la Reine sous le titre suivant: Feste theatrali per la Finta pazza, drama del sigr Giulio Strozzi, rappresentate nel piccolo Borbone in Parigi quest anno M.DC.XLV. et da Giacomo Torelli da Fano, inventore, dedicate ad Anna d'Austria. Il est aussi l'auteur des machines d'Orphée, qu'il accommoda à la pièce d'Andromède (voyez la Notice, p. 248). Il retourna en Italie en 1663, bâtit le magnifique théâtre de Fano, et mourut en 1678.

[479] Voyez ci-après l'Appendice, p. 279-290.

[480] Voyez ci-après, p. 281.

[481] Cette relation, qui occupe tout un Extraordinaire de la Gazette, forme le no 27, p. 245-260, de l'année 1650. Voyez ci-dessus, p. 252.

[482] Barbara pyramidum sileat miracula Memphis;
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Omnis Cæsareo cedat labor amphitheatro.

(Martial, Épigramme I.)

[483] Voyez ci-dessus, p. 277.

[484] Allusion au récit fréquemment répété de la lutte de Parrhasius et Zeuxis. Ce dernier offrit aux regards un tableau présentant une corbeille pleine de raisins, qui avait trompé les oiseaux mêmes; Parrhasius montra à son tour son ouvrage, et Zeuxis s'écria: «Tirez donc ce rideau.» Or le rideau était le tableau lui-même.

[485] Marcus Æmilius Scaurus fit construire, l'an 675 de Rome, soixante-dix-huit ans avant Jésus-Christ, pour le seul temps de son édilité, un théâtre dont la scène se composait de trois ordres d'architecture: le premier de marbre, le second de verre, et le troisième doré.

[486] Ce mot est ici au masculin. Remarquons toutefois que les dictionnaires du dix-septième siècle le font féminin.

[487] Voyez la Notice, p. 252 et 253.

[488] Salmonée, fils d'Éole, foudroyé par Jupiter.

[489] . . . . . . . . . . . . Et fortasse cupressum
Scis simulare; quid hoc si fractis enatat exspes
Navibus, ære dato qui pingitur?.......

(Art poétique, vers 19.)

[490] Il y a summissions dans le texte de Renaudot.

[491] L'h de héros n'est aspirée ni ici, ni dans la page suivante (dernier paragraphe).

[492] Voyez la Notice, p. 246.

[493] On a supposé qu'Andromède avait été jouée pour la première fois sur le théâtre du Petit-Bourbon par les troupes réunies de Molière et de Dufresne, que Madeleine Béjart remplissait le rôle de Vénus et que la pièce lui était dédiée. «Ces quatre lettres hiéroglyphiques..., dit M. Paul Lacroix dans la Jeunesse de Molière (p. 73), pourraient être ainsi interprétées en forme de rébus: Ah! aime, aime, aime, aime! Elles signifieraient d'ailleurs plus naturellement: A Mademoiselle Madeleine, Madame Modène.» Hâtons-nous d'ajouter que le savant bibliophile déclare lui-même la conjecture «un peu aventurée» (p. 70).—L'Épître et l'Argument ne se trouvent que dans les éditions antérieures à 1660. Les deux premiers tiers de l'Argument sont aussi dans l'édition du Dessein.

[494] L'édition de 1654 porte, par erreur sans doute: «que vous en dois.»

[495] Par une faute singulière, l'Épître, dans l'édition de 1656, est signée T. Corneille.

[496] Var. (Dessein): sans aucun secours.

[497] Var. (Dessein): sous le nombre des autres.

[498] Var. (édit. de 1655): de dessous.