[499] Ce premier paragraphe de l'Argument n'est pas une traduction, mais une rapide analyse de la fin du livre IV et du commencement du livre V des Métamorphoses.

[500] Var. (Dessein): ne manquent point à nous représenter.

[501] Var. (Dessein): n'en eût pas été digne.

[502] Var. (Dessein): cette histoire.

[503] Voyez ci-après, p. 301 et 302.

[504] Var. (Dessein): de ces contrées.

[505] Telle est l'orthographe du mot dans toutes les éditions. Voyez tome III, p. 136, note 2.

[506] Var. (Dessein): qui étoit Grec, né dans Argos.

[507] «Vous ayant enfantée blanche, qui est couleur estrange aux Æthiopiens, quant à moy j'en congneu bien la cause, que c'estoit pour avoir eu tout droit devant mes yeux la pourtraiture d'Andromeda toute nue, telle comme si Perseus l'eust n'agueres retirée du rocher, là où elle avoit esté exposée au monstre marin, qui fut la cause que vous fustes sur le champ conceuë et formée à la mal'heure toute semblable à elle.» (L'Histoire æthiopique de Heliodorus.... nouvellement traduite de Grec en François (par Jacques Amyot).—Paris, J. Longis, 1547, in-fol., fol. 57 recto.)

[508] L'édition du Dessein a ici de plus ces cinq mots: «Je passe à nos machines,» par lesquels elle termine l'Argument.

[509] Telle est l'orthographe de toutes les éditions.

[510] Voyez ci-dessus, p. 278.

[511] Dans l'édition de 1655 il y a «les agréments;» c'est sans doute une faute.

[512] L'édition de 1655 donne seule Torelli, avec une seule r.

[513] Cette ligne et la précédente sont les seules où ce deuxième paragraphe de l'Examen diffère du troisième de l'Argument: voyez plus haut, p. 294.

[514] Ce dernier membre de phrase: «qui par là, etc.,» n'est pas dans l'Argument. Dans ce qui précède, Corneille n'a fait qu'un seul changement: «qu'on jetât le sort,» pour «qu'on tirât au sort.»

[515] Ce paragraphe comparé à celui qui lui correspond dans l'Argument ne nous offre que deux légères variantes: «jusqu'à la fin,» pour «jusques à la fin;» et à la dernière ligne, «qui eût paru,» pour «qui eût pu sembler.»

[516] Dans ce paragraphe encore il n'y a que deux variantes: ici «faire voir,» pour «faire paroître;» et huit lignes plus bas: «extraordinaire, merveilleuse,» pour «extraordinaire et merveilleuse.» Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, a rétabli et entre les deux adjectifs.—Les deux alinéas suivants ne diffèrent pas non plus des parties de l'Argument auxquelles ils correspondent, sinon tout à la fin du second, où le dernier membre de phrase a été supprimé, et la conjonction et ajoutée.—Les trois paragraphes qui suivent, à partir de: «Je sais bien qu'un rapport, etc.,» sont propres à l'Examen.

[517] «Joppe Phœnicum, antiquior terrarum inundatione, ut ferunt. Insidet collem præjacente saxo, in quo vinculorum Andromedæ vestigia ostendunt.» (Pline, Histoire naturelle, livre V, chapitre XIV, ou XIII d'après la division suivie par Corneille.)

[518] Métamorphoses, livre IV, vers 669 et suivants.

[519] Le texte exact est: «Syriæ imperitasse eam, nostroque littori, ætate regis Cephei, patet Andromedæ fabulis;» il se trouve au chapitre XXXV, suivant la division adoptée le plus généralement.

[520] Candida si non sum, placuit Cepheia Perseo
Andromede patriæ fusca colore suæ.

(Héroïde XV, Sapho à Phaon, vers 35 et 36.)

[521] Métamorphoses, livre IV, vers 675.

[522] Voyez ci-dessus, p. 296, note 507.

[523] Ici l'Examen et l'Argument redeviennent identiques. Ce dernier commence ainsi le paragraphe: «Vous trouverez cet ordre....»

[524] L'Argument porte: «qui leur empêche.»

[525] Voyez ci-dessus, p. 278. Dans l'Argument: «si elles avoient eu à instruire l'auditeur de quelque chose d'important.»

[526] Les mots «en quelque sorte» ne sont pas dans l'Argument.

[527] Ce qui suit ne se trouve pas dans l'Argument.

[528] Corneille répond ici aux deux passages suivants de la Pratique du théâtre de l'abbé d'Aubignac:

«Puisque je suis tombé sur la considération de ce poëme (Andromède) orné de tant de machines, je ne puis m'empêcher d'observer ici que toutes les décorations merveilleuses et les actions extraordinaires qui sont dans le troisième et dans le cinquième acte sont fort adroitement expliquées, et avec une délicatesse digne du théâtre des Grecs. Le jardin qui doit être au second acte peut encore être supposé par le discours qui se fait des fleurs qu'Andromède et ses nymphes semblent cueillir pour faire une guirlande, quoique l'expression n'en soit pas bien claire; mais pour ce superbe palais qui fait la décoration du premier acte, et ce magnifique temple qui fait celle du quatrième, je ne crois pas qu'il y ait une seule parole dont on le puisse apprendre, et après les avoir lus, je fus obligé de recourir à l'explication qui est imprimée au devant de chacun acte, sans laquelle je n'aurois point su ce que les décorateurs avoient fait, parce que le poëte ne m'avoit point appris ce qu'ils devoient faire. Aussi est-il vrai qu'on peut mettre le temple au premier acte et le palais au quatrième sans rien faire contre l'ordre du sujet, et sans rien changer aux vers. Voire même est-il certain qu'au lieu de ces deux sortes de décorations, on y peut mettre des arbres, des rochers, ou tout ce que l'on voudra. En quoi paroît la nécessité qu'il y a d'expliquer les décorations par les vers, pour joindre le sujet avec le lieu, et les actions avec les choses, et pour faire ingénieusement un tout bien ordonné par une juste liaison de toutes les parties qui le composent.» (Pages 75 et 76.)—«Premièrement, il faut qu'elles (les décorations) soient nécessaires, et que la pièce ne puisse être jouée sans cet ornement: autrement les spectacles ne seroient jamais approuvés, quoiqu'ils fussent ingénieux; on estimeroit le poëte peu judicieux de les avoir introduits dans un ouvrage qui s'en pouvoit passer; et les comédiens imprudents d'en faire la dépense. C'est en quoi je trouve un assez notable défaut dans l'Andromède, où l'on avoit mis dans le premier et dans le quatrième acte deux grands et superbes édifices de différente architecture, sans qu'il en soit dit une seule parole dans les vers; car ces deux actes pourroient être joués avec les décorations de tel des trois autres qu'on voudroit choisir, sans blesser l'intention du poëte, et sans contredire aucun incident ni aucune action de la pièce; on en pourroit presque dire autant du second acte, sinon qu'au commencement il y a deux ou trois paroles de guirlandes et de fleurs, qui semblent avoir quelque rapport à un jardin présent; encore qu'elles ne soient pas assez précises, car bien que peu de discours suffise quelquefois pour cela, il est néanmoins certain qu'il faut toujours s'expliquer intelligiblement.» (Pages 462 et 463.)

[529] Var. (édit. de 1660 et de 1663): l'exclamation.

[530] Var. (édit. de 1660 et de 1663): Nos anciens.

[531] On peut voir, dans les Acharniens d'Aristophane, vers 425 et suivants, une piquante énumération des héros déguenillés d'Euripide.

[532] Var. (édit. de 1660): n'est donc pas assez d'importance.

[533] C'est encore d'Aubignac que Corneille a ici en vue. Voyez tome III, p. 121, note 1.

[534] Λεξεως δε γενομενης, αυτη ἡ φυσις το οικειον μετρον ἑυρε; μαλιστα γαρ λεκτικον των μετρων το ιαμβειον εστι, σημειον δε τουτου; πλειστα γαρ ιαμβεια λεγομεν εν τη διαλεκτω τη προς αλληλους. (Lexeôs de genomenês, autê hê phusis to oikeion metron heure; malista gar lektikon tôn metrôn to iambeion esti, sêmeion de toutou; pleista gar iambeia legomen en tê dialektô tê pros allêlous.) (Poétique, chapitre IV.)

[535] L'édition de 1692 a changé de stances en des stances.

[536] Voyez tome III, p. 121-124.

[537] Voyez ci-après, p. 315-319.

[538] Var. (édit. de 1660 et de 1663): c'est l'opinion d'Horace.

[539] Satire I, vers 90 et 91.—«Et qui voudra me fléchir par sa plainte, ne versera pas des larmes étudiées pendant la nuit.»

[540] Voyez la fin de la note 457 de la page 258.

[541] Dans ce recueil, l'Achevé d'imprimer d'Andromède porte la date du 13 août 1650. Voyez ci-dessus, p. 257.

[542] On aurait pu ajouter ici: Suite de la Reine, Suite de Persée, Suite de Phinée, car ces mentions figurent en tête de plusieurs scènes; il aurait fallu surtout ne pas oublier le nom de Phorbas, qui dans la scène V du dernier acte fait un récit important et ne quitte plus le théâtre.

[543] Ces derniers mots: «proche de la mer,» manquent dans les éditions de 1650-1656.

[544] Dans l'édition de 1663, toutes les décorations précèdent la liste des acteurs.

[545] Var. (Dessein): L'ouverture du théâtre fait voir aux spectateurs une vaste montagne, dont les sommets inégaux, s'élevant successivement au-dessus les uns des autres, portent le faîte jusqu'aux nues. Le pied de cette montagne est percé à jour, à la façon de celle qu'on rencontre sur le chemin de Rome à Naples , et cette ouverture paroît comme une grotte profonde, qui fait voir la mer en éloignement. Des deux côtés du théâtre en bas est une forêt d'arbres entrelacés les uns dans les autres, etc.

[545-a] Corneille veut sans doute parler du Pausilippe, montagne traversée par une grotte de sept cents mètres de long, sur le chemin de Naples à Pouzzoles.

[546] L'édition de 1682 porte, évidemment par erreur: «tiré par quatre chevaux, etc.»

[547] Les éditions de 1651-56 écrivent ainsi ce mot: «annoblira.»

[548] Var. Et lui faire avec joie attendre les années. (1651-56)

[549] Var. J'aurai sur elle au moins cet avantage. (1651-64)

[550] Dans un Remerciement au Roi, composé à l'occasion des gratifications de 1662 et publié dans les Délices de la poésie galante vers la fin de l'année suivante, Corneille cite ainsi avec complaisance ces vers du prologue d'Andromède:

On y voit le Soleil instruire Melpomène

Et lui dire qu'un jour Alexandre et César

Sembleroient des vaincus attachés à ton char.

C'est sans doute ce qui les a rappelés à Boileau, lorsqu'il a dit en 1669, dans sa première épître, adressée au Roi:

Ce n'est pas qu'aisément, comme un autre, à ton char
Je ne pusse attacher Alexandre et César.

[551] Var. Je sais déjà ce qu'on en doit attendre. (1655)

[552] Var. Et vous, rochers battus des ondes. (Dessein)

[553] «Racine a heureusement imité cet endroit dans sa Bérénice (acte I, scène V):

Parle, peut-on le voir sans penser comme moi,
Qu'en quelque obscurité que le sort l'eût fait naître,
Le monde, en le voyant, eût reconnu son maître?»

(Voltaire.)

[554] Var. (Dessein): ayant disparu en un moment, laissent voir en leur place la ville capitale où régnoit Céphée.

[555] Var. (Dessein): tous différents, mais qui gardent toutefois merveilleusement l'égalité de la perspective.

[556] Var. (édit. de 1651-1656): par cette place publique pour aller au temple.

[557] Var. De vous dépeindre ici leur publique allégresse. (1651-56)

[558] Var. Et nierez-vous encor, vous autres immortelles. (1651-56)

[559] «Ce vers est comme le précurseur de celui de Racine (Phèdre, acte V, scène VI):

Le flot qui l'apporta recule épouvanté.»

(Voltaire.)

[560] Var. Il rompt, il force tout, et sa fureur, qui vole,
Nos villes et nos champs de jour en jour désole. (1651-56)

[561] Var. Et c'est un crime à vous que de tant hasarder.
Mais quoi? Seigneur, enfin pour cette fille unique
Point de pitié n'agit, point d'amour ne s'explique? (1651-56)

[562] Dans les éditions de 1663-82, c'est à ce mot sachez que se rattache par un renvoi le jeu de scène qui suit le vers 324; dans les éditions antérieures, il se trouve tout à la fin de la scène.

[563] Les éditions de 1664-82 portent ces, pour ses.

[564] Dans les éditions de 1651-60: CHŒUR DE MUSIQUE, cependant que Vénus s'avance.

[565] Var. Et tu rendras le calme à cet État;
Et nous dirons que d'où le mal procède. (Dessein et 1651-64)

[566] Var. Vénus remonte. (1663, en marge.)

[567] Dans les éditions de 1651-60: CHŒUR DE MUSIQUE, cependant que Vénus remonte.

[568] Var. Pouvoit en ma faveur faire d'étranges choses. (1651-56)

[569] Var. (édit. de 1651-1660): Cette place publique, dont la Reine et Persée viennent de sortir, s'évanouit....

[570] Var. (Dessein): Cette ville, qui faisoit le théâtre de l'autre acte, devient en un moment un jardin délicieux; et ces grands palais sont changés en autant de vases, qui rangés des deux côtés de la scène, portent alternativement, les uns des statues de pierre d'où sortent...

[571] Var. CHŒUR DES NYMPHES. (1656)

[572] Var. Le moyen qu'on nous voie, ou qu'on nous considère? (1651-56)

[573] Var. Et depuis qu'un amant à vous voir se hasarde,
Il ne voit plus qu'une ombre alors qu'il nous regarde,
Tant il est ébloui des charmes tout-puissants
Qui lui pénètrent l'âme et dérobent les sens.
Il n'a plus d'yeux pour nous, et partout où vous êtes
Il nous est défendu de faire des conquêtes. (1651-56)

[574] Var. UN PAGE DE PHINÉE, chantant sans être vu. (1651-60)
Var. PAGE. Il chante sans être vu. (1663, en marge.)

[575] Var. PAGE, chantant sans être vu. (1651-60)

[576] Var. La rend toute merveille. (Dessein et 1651-56)

[577] Var. Au lieu de LIRIOPE, le Dessein porte LA NYMPHE, ici et dans le reste de la scène.

[578] Var. TOUS DEUX ENSEMBLE. (Dessein et 1651-60)

[579] Var. LE CHŒUR DE LA MUSIQUE répète ces deux derniers vers. (Dessein)
Var. LE CHŒUR DE LA MUSIQUE. (1651 in-4o)
Var. CHŒUR DE MUSIQUE. (1651 in-12-60)

[580] Var. Heureux amour qu'un tel succès couronne. (Dessein)

[581] Var. TOUS DEUX ENSEMBLE. (Dessein et 1651-60)

[582] Var. LE CHŒUR DE LA MUSIQUE. (Dessein)
Var. CHŒUR DE MUSIQUE. (1651-60)

[583] Var. Qui sur toute mon âme elle seule préside. (1651-56)

[584] Les éditions de 1654, de 1660 et de 1663 portent «de sort,» pour «du sort.»

[585] Var. Seigneur, je vous l'avoue, il est bien douloureux. (1651-56)

[586] Var. Malheureuse pourtant qu'un si précieux bien. (1651-56)

[587] Var. Si vous êtes amant, Phinée, je suis père. (1651, 54 et 56)
Var. Si vous êtes amant, Phinée, je suis le père. (1655)

[588] Voyez tome III, p. 162, note 4.

[589] Var. Mais il n'est point ailleurs d'autre fille pour moi. (1651-56)

[590] Comparez Polyeucte, acte IV, scène V, vers 1329 et 1330.

[591] Var. Ce commandement d'Éole produit aussitôt.... (1651-60)

[592] Les éditions de 1655, de 1682 et de 1692 donnent ainsi à droit [592-a]; les autres, à droite.

[592-a] A droit était alors fort en usage. Voyez le Lexique.

[593] Var. Et l'ayant saisie chacun par un bras, l'enlèvent.... (1651-55)

[594] Dans les éditions de 1651-60: ANDROMÈDE, enlevée par les vents.

[595] Dans les éditions de 1651-60: PHINÉE, courant après elle, et tâchant de la retenir.

[596] «Souvent, dit d'Aubignac dans sa Pratique du théâtre (p. 75),.... les choses ne s'expliquent pas quand elles se font, mais longtemps après, selon que le poëte le juge plus commode à son sujet, et qu'il le peut faire avec moins d'affectation, à quoi ceux qui lisent les poëtes ou qui veulent jouer des comédies bien régulières doivent soigneusement prendre garde. Je n'en donnerai point d'autre exemple que celui de M. Corneille en son Andromède, où lorsque les vents enlèvent cette jeune princesse, Phinée est renversé d'un coup de tonnerre, sans qu'il en soit rien dit; mais cela se connoît dans l'acte suivant, où Phinée rendant compte de la violence des Dieux contre les efforts qu'il avoit faits pour sauver Andromède, dit qu'ils avoient été contraints de le renverser par terre, et de prendre occasion de sa chute pour l'emporter.»—Voyez ci-après, vers 1210 et 1211, et ci-dessus, p. 285.

[597] Var. (Dessein et édit. de 1651-1660): Voici une étrange métamorphose. Sans doute qu'avant que de sortir de ce jardin, Persée a découvert....

[598] Le mot monstrueuse manque dans le Dessein.

[599] Var. (édit. de 1656): comme un golfe entre ces deux rangs....

[600] Toutes les éditions écrivent orizon, sans h.

[601] Var. (Dessein et édit. de 1651-1660): d'où ces deux vents....

[602] Var. (Dessein): l'apportent et l'attachent....

[603] Var. CHŒUR DE PEUPLE. (1651-60)—On retrouve la même variante après le vers 784.

[604] L'édition de 1656 donne, par erreur sans doute, détournent pour détourner.

[605] Dans les éditions de 1651 et de 1655, l'orthographe du mot est gaigner.

[606] Var. PERSÉE, en l'air. (1651-60)—Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, a supprimé l'article devant Pégase.

[607] Var. Rien n'égale, Seigneur, une amour si fidèle. (1651-56)

[608] Var. CHŒUR. Il chante cependant que [608-a].... (1663, en marge.)

[608-a] L'édition de 1692 a corrigé cependant que en pendant que.

[609] Les éditions de 1651 (in-12)-1660 ne répètent que les premiers mots de la strophe, en y ajoutant etc.:

Courage, enfant des Dieux! etc.

[610] L'édition de 1651 in-4o donne seule ici, après le vers 949, la strophe que voici, à la suite de laquelle est répétée la strophe du chœur:

UNE VOIX seule.

La défaite du monstre, à tout autre invincible,

Se réservoit pour vous,

Et quoiqu'on la tienne impossible,

Vous pouvez tout sous un espoir si doux.

LE CHŒUR répète:

Courage, enfant des Dieux! etc.

[611] Var. Rendez grâce à l'amour qui m'en a fait vainqueur. (1651, 54 et 56)
Var. Rendez grâce à l'amour qui m'en fait le vainqueur. (1655)

[612] Var. Par qui le sang des Dieux doit se joindre avec nous. (1651-64)

[613] Ce vers et le suivant ont été omis par erreur dans l'édition de 1682.

[614] Var. Les force à vous remettre où l'on vous a vu prise. (1651-64)

[615] Var. Jusques au lieu. (1651-64)

[616] Var. CHŒUR DE MUSIQUE. (1651-60)

[617] Var. L'effet du bel espoir qu'il a reçu de moi. (1651-56)

[618] Les éditions de 1651-60 ne donnent pas, en tête de la scène, le nom des Néréides, et portent simplement: «TROIS NÉRÉIDES, s'élevant du milieu des flots

[619] L'édition de 1682 porte ressentements, pour ressentiments.

[620] Var. NEPTUNE, LES NÉRÉIDES. (1651-60)

[621] Souvenir des vers suivants que Virgile, dans une circonstance analogue, place dans la bouche de Neptune, se plaignant d'Éole (Énéide, I, vers 138-141):

Non illi imperium pelagi, sævumque tridentem,

Sed mihi sorte datum. Tenet ille immania saxa,

Vestras, Eure, domos: illa se jactet in aula

Æolus, clauso ventorum carcere regnet.

[622] Var. (Dessein): Plus de mer, plus de monstre, plus de péril, plus de rochers. Les vagues sont fondues sous le théâtre.... ont fait place à la magnificence.

[623] Var. (Dessein): ou, si vous l'aimez mieux, la grande salle.

[624] Var. (Dessein): .... en font les ornements. Leurs bases, chapiteaux, corniches.

[625] Var. (Dessein et édit. de 1651-1656): et par trois portes dont il est percé fait voir.

[626] On lit de plus, dans les éditions de 1651-1660: «Persée paroît le premier dans cette salle, conduisant Andromède à son appartement, après l'avoir obtenue du Roi et de la Reine; et comme si leur volonté ne suffisoit pas, il tâche encore de l'obtenir d'elle-même par les respects qu'il lui rend, et les submissions extraordinaires qu'il lui fait.»

[627] Var. Votre amour, est-ce un bien où je doive aspirer?
Et puis je, en cette illustre et divine journée (1651-56)

[628] Var. Et s'il l'a possédé, n'en soyez plus jaloux. (1656)

[629] Var. Et ne vous conservoit des jours si précieux. (1651-56)

[630] Var. Que de voir cet amour faire hommage à vos yeux. (1651-56)

[631] Var. Et comme c'est votre heur, et non le mien, que j'aime. (1651-56)

[632] L'édition de 1651 in-12, à ce vers et au suivant, porte voyons, au présent, et témoigniez, à l'imparfait. Celle de 1655 met les deux verbes au présent. Les éditions de 1660 et de 1664 donnent voyions et témoignez. Les impressions de 1651 in-4o, 1654, 1656, 1663, 1668, 1682 et 1692 ont l'imparfait aux deux vers: voyions, témoigniez.

[633] Var. Comme pour vous Phinée eut jadis quelques charmes. (1651-60)

[634] Var. Qui d'un torrent si gros suit la rapidité. (1651-56)

[635] Var. Reprennent aisément leur vieille intelligence. (1651-64)

[636] Var. En blasphémant les Dieux et menaçant les hommes. (1651-56)

[637] Var. Non que je sois surpris que le Roi, que la Reine. (1651-60)

[638] Var. Mais quel droit avez-vous de nommer vôtre un bien
Où votre peu de cœur ne prétendoit plus rien?
Quoi? vous pouvez souffrir qu'un monstre me dévore. (1651-56)

[639] Var. Les crimes les plus noirs qu'ose enfanter une âme. (1651-60)

[640] Var. Vous m'auriez désarmé la mort de ses horreurs. (1651-56)

[641] Var. Vous n'avez pas de lieu d'en devenir jaloux. (1651-56)

[642] L'édition de 1692 a supprimé le mot et:

Cruelle, que ma foi, etc.

[643] Var. Allons-y, chers amis, et dès ce même jour....(1651-56)

[644] Voyez les Métamorphoses d'Ovide, livre IV, vers 630-661.

[645] Var. Paroît bien digne.... (1651)—Dans l'édition de 1651 in-12, il y a immédiatement avant, qui, au lieu de qu'il, et digne a été omis.

[646] Ici comme plus haut, l'édition de 1692 a cependant que, pour pendant que.

[647] Var. Contre l'indigne sang de mon volage époux. (1651-60)

[648] Voyez Discours des trois unités, tome I, p. 103.

[649] Telle est la leçon des éditions de 1664, 1668 et 1682. L'impression de 1692 y substitue CHŒUR qui chante. Dans les éditions antérieures à 1663, il y a CHŒUR DE MUSIQUE; dans celle de 1663, on lit en tête du couplet: CHŒUR, et à la marge: Il chante.

[650] Var. Le prier de souffrir ce que nous allons faire. (1651-56)

[651] Var. Tirent d'elle l'aveu qui me peut rendre heureux. (1651-56)

[652] Var. (Dessein): Notre architecte ne s'est pas épuisé en la structure de ce palais du Roi.—Les éditions de 1651-1660 terminent ainsi la phrase: «de ce palais royal qui vient de disparoître.

[653] Toutes les éditions écrivent colomnes, avec une m.

[654] La fin de cette phrase, «dont la gravure, etc.,» manque dans le Dessein.

[655] Var. Ce n'est pas le chemin de regagner son âme. (1651-56)

[656] L'édition de 1692 a corrigé ici les yeux en ses yeux, et un peu plus loin, au vers 1478, mes désespoirs en mon désespoir.

[657] Var. Que s'emparer d'un lieu dont vous étiez sorti? (1651-56)

[658] Var. Oui, sorti lâchement de peur de la défendre. (1655)

[659] Quam tibi non Perseus, verum si quæris, ademit;
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sed quæ visceribus veniebat bellua ponti
Exsaturanda meis....

(Ovide, Métamorphoses, livre V, vers 16-19.)

[660] Scilicet haud satis est quod, te spectante, revincta est,
Et nullam quod opem patruus sponsusve tulisti;
Insuper a quoquam quod sit servata dolebis?

(Ovide, Métamorphoses, livre V, vers 22-24.)

[661] Var. Ce désespoir illustre et ces dignes regrets. (1651)

[662] Var. C'est par là que leur roi vient d'avouer leur race. (1651-56)

[663] Var. Au péril de tout perdre, il met tout en mon choix. (1651)

[664] Var. Sous ombre d'une foi que vous n'avez pu suivre,
Je dois à votre amour ce qu'un autre délivre. (1651-56)

[665] Præmiaque eripies? quæ si tibi magna videntur,
Ex illis scopulis, ubi erant affixa, petisses.

(Ovide, Métamorphoses, livre V, vers 25 et 26.)

[666] Var. Mourir avecque vous que vivre avecque lui. (1651-60)

[667] L'édition de 1692 a substitué ici son cheval à ce cheval, et un peu plus loin, au vers 1622, s'il permet à s'il consent.

[668] Les éditions de 1663-1692 donnent aversaire.

[669] Var. Vous entendrez tomber le foudre de son père. (1651-64)

[670] «Auxilium Perseus, quoniam sic cogitis ipsi,
Dixit, ab hoste petam. Vultus avertite vestros,
Si quis amicus adest;» et Gorgonis extulit ora.

(Ovide, Métamorphoses, livre V, vers 178-180.)

[671] . . . . . . . . . . . . . . Pars ultima vocis
In medio suppressa sono est, adapertaque velle
Ora loqui credas, nec sunt ea pervia verbis.

(Ovide, Métamorphoses, livre V, vers 192-194.)

[672] Pœnitet injusti tunc denique Phinea belli.

(Ibidem, vers 210.)

[673] . . . . Utque manu jaculum fatale parabat
Mittere, in hoc hæsit signum de marmore gestu.

(Ibidem, vers 182 et 183.)

[674] Var. Dans ces excès de joie à craindre nous oblige? (1654 et 56)

[675] Var. CHŒUR. Il chante. (1663, en marge.)

[676] Var. Pour ceux que tu fais naître. (Dessein)

[677] Var. Par les sacrifices de nos amants, et se déployant en demi-rond autour de celui de Jupiter, font le plus agréable spectacle de toute cette représentation, et occupent toute la face du théâtre. (Dessein et 1651-60)—L'édition de 1651 donne en outre ici la phrase suivante: «Jupiter demeure au milieu de l'air, d'où il parle à ces princes,» sans préjudice du jeu de scène du commencement de la scène VIII.

[678] Var. Accablés et confus d'une faveur si grande.... (1651)

[679] Ici encore l'édition de 1692 a corrigé cependant que en pendant que.

[680] Voyez tome IV, p. 400, note.

[681] Voyez ci-dessus, p. 257.

[682] Tome V, p. 354, note.

[683] L'esprit du grand Corneille par François de Neufchâteau, p. 190.

[684] Tome II, fol. 987 recto.—Ce qui nous fait adopter la date de 1770 pour ce manuscrit, c'est que, dans l'article consacré au Menteur, l'auteur dit que cette pièce plaît encore «après cent vingt-huit ans.»

[685] Tome I, p. 272.

[686] Voyez sur les reprises de Don Sanche l'intéressant compte rendu de M. Magnin dans la Revue des Deux-Mondes de 1844, 4e année, nouvelle série, tome V, p. 892 et suivantes.

[687] Voyez ci-après, p. 409 et 410.

[688] Tome IV, p. 133, note 1.

[689] Voyez tome IV, p. 133, note 1.—Cette Épître ne se trouve, ainsi que l'Argument qui la suit, que dans les éditions antérieures à 1660.

[690] Les éditions de 1653 et de 1655 donnent, par erreur évidemment, honneur, au lieu de humeur.

[691] Horace, Art poétique, vers 223 et 224.

[692] Ibidem, vers 288.

[693] Ibidem, vers 286 et 287.

[694] Voyez tome III, p. 117, note 1 et note a.

[695] Voyez le chapitre VI de la Poétique.

[696] Dans les éditions de 1654 et de 1656, ce mot est écrit rétraint. Voyez tome I, p. 35, note 2, et p. 54, note 1.

[697] Var. (édit. de 1650 in-8o): qu'aux incidents de sa vie et de ses mœurs.

[698] Voyez tome I, p. 56.

[699] Voyez tome I, p. 65.

[700] Voyez tome I, p. 55, note 1.

[701] Horace, Art poétique, vers 95.

[702] Voyez tome I, p. 52.

[703] Var. (édit. de 1650 in-8o): puisqu'il entre dans la définition.

[704] Voyez tome I, p. 53.

[705] Εστιν ουν τραγωδια μιμησις πραξεως (Estin oun tragôdia mimêsis praxeôs)] (Poétique, chapitre VI.)

[706] Var. (édit. de 1650 in-8o): dont il n'est pas besoin.

[707] Var. (édit. de 1650 in-8o): aucun risque.—Le mot risque était alors des deux genres.

[708] Acte II, scène IV, vers 701.

[709] Ibn Roschd Averroès, né à Cordoue, mort à Maroc en 1192.

[710] «Mores.... et animæ sententiæ sunt insigniores tragœdiæ partes: ars enim laudandi non est ars confingens hominum substantiam....» (Paraphrases Averrois in librum Poeticæ Aristotelis, Abrahamo de Balmes interprete, cap. IV.)

[711] Var. (édit. de 1650 in-8o): jusques ici.

[712] Ad Horatii de Plauto et Terentio judicium, Dissertatio.

[713] Tel est le texte de toutes les éditions; c'est aussi celui de Voltaire (1764).

[714] Voyez tome I, p. 25.

[715] Voyez tome IV, p. 134, note 2.

[716] Var. (édit. de 1655): ils le peuvent faire voir.

[717] Var. (édit. de 1650 in-8o): et si vous ne pouvez m'accorder.

[718] «Vous m'ôterez» est le texte de toutes les éditions publiées du vivant de Corneille. Voltaire y a substitué: «vous m'ôteriez.»

[719] Dans les préliminaires du Cid, au tome III, nous avons imprimé Dona. Nous aurions dû, à l'exemple des éditions publiées du vivant de Corneille, nous contenter, comme nous faisons ici, de l'abréviation D.; car nous ne savons pas si le mot employé par notre poëte était l'espagnol Dona, ou la forme francisée Donne, que nous trouvons dans Don Sanche, au vers 837 et en sept autres endroits. Le mot est écrit ainsi en toutes lettres (Donne) dans les éditions de 1663-1682; les précédentes, et celle de 1692, n'ont, même dans les vers, que l'initiale D.

[720] Var. (édit. de 1650 in-12 et de 1654-1656): où il avoit mis.

[721] L'impression de 1650 in-4o donne seule ici Mores. Dans les vers de la pièce, où le mot revient plusieurs fois, certaines éditions donnent Maures, d'autres Mores. De 1663 à 1692 aucune n'a constamment partout la même orthographe pour ce mot.—Voyez ci-dessus, p. 296 et tome III, p. 136, note 2.

[722] Var. (édit. de 1650 in-8o): connu ce qu'il pensoit être.

[723] Var. (édit. de 1650 in-8o): jusqu'à l'aimer.

[724] Var. (édit. de 1650 in-4o et in-8o): et leur commande choisir.

[725] Le mot réfugiées est omis dans l'édition de 1650 in-8o.

[726] Les bibliographes et les critiques sont très-divisés au sujet de cet ouvrage. La Huerta, dans le Catalogo alphabetico de las comedias (Madrid, 1785, in-16) qui fait partie de son Theatro hespañol, indique (p. 137) deux comédies différentes sous le même titre: el Palacio confuso de Mira de Mescua, el Palacio confuso de Lope; mais le même la Huerta déclare, dans une préface citée par M. Harzenbusch au tome IV de son Calderon, qu'il n'a vu que le Palacio confuso de Mira de Mescua, dont l'action se passe en Italie, et qu'il n'a jamais pu se procurer la pièce de Lope. M. de Schack pense qu'il n'existe qu'une seule comédie sous ce titre et croit pouvoir affirmer, à la page 44 de son Supplément, que le Palacio confuso attribué à Mescua est de Lope. Nous avons vainement parcouru les bibliothèques de Paris; un instant nous avons cru tenir les deux comédies; d'anciens catalogues manuscrits nous ont indiqué ici le Palacio confuso de Lope, là celui de Mira de Mescua; mais, malgré les recherches les plus persévérantes, les volumes ainsi désignés n'ont pu être trouvés. On voit du reste, par ce que dit Corneille, que le rapprochement que nous aurions voulu présenter au lecteur n'auroit guère porté que sur une scène du premier acte.

[727] Dom Pelage ou l'entrée des Maures en Espagne.... par le sieur de Iuuenel. A Paris, chez Guillaume Macé.... M.DC.XLV, 2. vol. in-8o.—Voyez ci-après, p. 483, note 810. et p. 489, note 817.

[728] Voyez la Notice, p. 400.