[7] Tout porte à croire que ce fut à ce théâtre que Pertharite fut représenté; du reste les historiens du théâtre ne se prononcent pas, à l'exception toutefois de l'auteur du Journal du Théâtre françois, qui dit: «La troupe royale de l'hôtel de Bourgogne donna une tragédie nouvelle intitulée Pertharite.» (Folio 1003 recto.)
[8] Voyez le commencement de sa préface de Pertharite.
[9] Cet avis Au lecteur, ainsi que les deux extraits qui le suivent, n'est que dans les éditions antérieures à 1660.
[10] Épitres, livre I, épitre I, vers 8 et 9.—«Sois sage et dételle à temps ton coursier qui vieillit, de peur qu'à la fin il ne fasse une chute ridicule et ne batte piteusement du flanc.»
[11] Dans le recueil de 1656, il y a écrit, sans accord.
[12] Paul, diacre de l'Église d'Aquilée, notaire ou chancelier de Didier, roi des Lombards, naquit, dit-on, vers 740 et mourut vers 790. Son histoire des Lombards, dont parle ici Corneille (de Gestis Longobardorum libri sex), commence à leur sortie de la Scandinavie et finit à la mort de Luitprand en 744.
[13] Il serait plus juste de dire: «la traduction très-libre,» mais au temps de Corneille on ne se faisait pas la même idée qu'aujourd'hui de la fidélité d'une traduction.
[14] Voyez ci-après, p. 8, note 19.
[16] Flavio Biondo, né en 1388, mourut à Rome en 1463, laissant plusieurs savants ouvrages qui ont été publiés ensemble à Bâle en 1531. L'ouvrage ici mentionné a pour titre: Historiarum ab inclinatione romani imperii ad annum 1440, decades III, libri XXXI. Il devait embrasser l'histoire générale depuis la chute de l'empire romain jusqu'au temps de l'auteur; mais quand il mourut, il n'en avait écrit que trois décades et le premier livre de la quatrième. C'est au livre ix de la Ire décade qu'il est parlé de Pertharite.
[17] Ce nom est écrit ainsi dans toutes les impressions antérieures à 1668. Les éditions de 1668, 1682 et 1692 ont de même Rodelinde dans l'Examen; mais dans le texte de la pièce, elles donnent généralement, là où le nom n'est pas imprimé en capitales, Rodélinde, avec un accent [17-a].
[17-a] Dans l'examen d'Horace, les éditions de 1668 et de 1862 portent Rodélinde, comme dans le texte de Pertharite.
[18] Voici le passage que Corneille a ici en vue: «Ariperthus moriens duos filios Pertharitum et Gundibertum reliquit successores. Quorum temporibus Longobardi pacem cum Romanis Ravennatibusque et aliis Italiae populis imperio subjectis ubique servaverunt. Sed variis ipsi inter se motibus agitati sunt. Grimoaldus namque beneventanus, Longobardorum dux, ipsos fratres in regni administratione discordes esse intelligens, Romoaldum filium Beneventi ducem instituit, et magnas ducens copias, Papiam venit; qua ex urbe quum Pertharitum puerum regem fugasset, Gundibertum fratrem expulit Mediolano, apud quam urbem ipse a fratre divisus se cœperat continere.» (Blondi Flavii Forliviensis Historiarum ab inclinatione Romanorum imperii decas I, liber IX; édition de Venise, 1483, folio I, III vo.)
[19] Antoine du Verdier, seigneur de Vauprivas, né à Montbrison en 1544, mort en 1600. Celui de ses ouvrages dont Corneille a tiré ce morceau d'histoire traduit de Paul Diacre, parut d'abord à Lyon en 1576, sous ce titre: les Diverses leçons d'Antoine Duverdier suivant celles de P. Messie; puis il fut réimprimé avec des additions successives en 1584, 1592, 1605. Il contient le fruit des lectures de l'auteur et les extraits qu'il a faits des divers historiens grecs, latins et italiens, à l'imitation de Pierre Mexia, écrivain espagnol, qui avait publié en 1542 une compilation du même genre, traduite en français par Cl. Gruget, sous le même titre de Diverses leçons.
[20] L'édition de 1580 des Diverses leçons de du Verdier donne Partharite et Albert, pour Pertharite et Aripert.
[21] Corneille, ayant employé dans ses vers le titre de comte, au lieu de celui de duc, pour Grimoald, a changé dans le texte de du Verdier les mots duc, et plus loin duché, en ceux de comte et comté.
[22] VAR. (recueil de 1656): Ce qu'entendant Grimoald, il se despoüilla.—Ici, comme aux autres variantes de ce morceau, le texte de l'édition originale, que nous avons suivie, est conforme à celui de du Verdier.
[23] Le est omis dans le recueil de 1656.
[24] De léger, légèrement, facilement.
[25] Il y a s'enflamba dans du Verdier (1580).
[26] VAR. (recueil de 1656): des viandes.
[27] «Brinde, terme bachique qui veut dire santé.» (Dictionnaire de Richelet, 1680.)
[28] VAR. (recueil de 1656): qui auoit accoustumé de le vestir.
[29] Lors, au lieu de leur, dans du Verdier.
[30] VAR. (recueil de 1656): luy charge.
[31] Ce mot traduit le latin culcitra; voyez le Dictionnaire de Roquefort, aux articles Couete, Coute et Coulte, Coultre.
[32] VAR. (recueil de 1656): quelque rustique ou quelque faquin.
[33] Dans du Verdier: «le page les prioit d'attendre.»
[34] Vie comme voie, de via chemin. Faire vie, faire du chemin, partir.
[35] Dans du Verdier: «qu'il fusse;» et deux lignes plus loin: «beaucoup du bien.»
[36] Nous avons vu un emploi analogue de mon dans le texte même de Corneille: voyez la Galerie du Palais, tome II, p. 92, note 4. Voyez aussi les Dictionnaires de Nicot et de Furetière, et notre Lexique à l'article Mon.
[37] Henri Dupuis, professeur de belles-lettres à Louvain, plus connu sous le nom d'Erycius Puteanus que sous son nom flamand Van de Putte, naquit à Venlo, dans la Gueldre, en 1574, et mourut à Louvain, en 1646. Le titre exact de celui de ses nombreux ouvrages d'où est tiré l'extrait que donne ici Corneille est: ErycI Puteani Historiæ insubricæ, ab origine gentis ad Othonem magnum imperatorem, libri VI, qui irruptiones Barbarorum in Italiam continent (ab anno CLVII ad annum DCCCCLXXIII). Fax barbarici temporis.—Corneille écrit Erycus, au lieu d'Erycius; c'est sans doute qu'il a pris pour un i simple l'I majuscule qui dans plusieurs éditions, dans celle de 1630, par exemple, dont nous venons de copier le titre, termine le génitif ErycI (pour Erycii). On voit que la fin de ce titre contient aussi l'adjectif barbaricus, qui a été substitué par Corneille à insubricus.
[38] Épouvanté d'une nouvelle si tragique, Pertharite, craignant plus le tyran que son frère, s'enfuit à la hâte chez Cacan, roi des Huns, laissant à Milan sa femme Rodelinde et Cunipert son fils. Mais, malheureux dans une grande partie de lui-même, prisonnier dans la personne de ce qu'il avait de plus cher, repoussé d'ailleurs par le roi dont il était l'hôte, il résolut de retourner vers son ennemi, et d'éprouver la clémence de celui dont il avait redouté la cruauté. Rien pouvait-il s'opposer à ses vœux, quand ce n'était plus un royaume, mais la vie qu'il demandait? En effet, croyant pouvoir désormais, après le meurtre de son frère, subir les outrages de la fortune, Pertharite ne rougit pas de se rendre suppliant, et Grimoald se montra facile, jugeant qu'il lui donnait plus en lui accordant la vie, qu'il ne lui avait ôté en lui arrachant son royaume. Toutefois les destins disposaient les choses bien autrement: il ne devait y avoir ni sécurité pour celui qui voulait faire grâce, ni salut pour celui qui ne stipulait d'autre condition que d'avoir la vie sauve. Cependant le nouveau roi, voulant consolider sa puissance par le mariage projeté, prend pour compagne de son lit et de son trône la jeune princesse qui lui était fiancée [38-a], de manière que la dignité royale semblait demeurer dans la famille d'Aripert, le diadème ayant passé de la tête de ses fils sur celle de son gendre. Pertharite s'en vint donc à Pavie, et, oubliant le nom qu'il avait porté, salua reine sa sœur. Une bienveillance mutuelle régna dans cette entrevue, et, au commandement près, le proscrit semblait retrouver son ancienne prospérité. On lui donne une maison et des gens, pour que sa vie ne s'éloigne pas trop de sa récente splendeur. Mais qu'arrive-t-il? Lombards et Insubres accourent en foule pour le visiter et lui faire leur cour. Le Roi se repentit de son humanité; ces hommes devinrent funestes à Pertharite, et la bonté de Grimoald, qui n'était que pitié, s'éteignit quand il vit qu'on s'autorisait de son exemple: être honoré du peuple, c'était aspirer au trône. En conséquence, pour s'affranchir de ses craintes, le Roi ne recula pas devant un second parricide. Naguère c'était sa main qui avait frappé; cette fois un ordre lui suffit, et il voua Pertharite à la mort. Mais les piéges, les assassins furent mis en défaut; il leur échappa; il dut son salut à l'ingénieux stratagème d'Unulphe, son ami. Celui-ci le revêtit d'une peau d'ours, et, le chassant comme un esclave, le fit sortir de la chambre où il était enfermé et gardé: il alla même jusqu'à le frapper pour mieux colorer sa ruse, et, comme il était nuit, les soldats se laissèrent tromper. Le fait déplut au Roi, mais il loua cet exemple de fidélité.
[38-a] La fille d'Aripert, sœur de Pertharite et de Gondebert; voyez plus haut, p. 8. Corneille la nomme Édüige.
[39] VAR. (recueil de 1656): desponsatam. Le texte de Puteanus est desponsam.
[40] C'est en 1663 que fut imprimé pour la première fois l'Examen de Pertharite et non en 1660, comme Voltaire le dit par erreur dans le titre de cet examen.
[41] Voyez ci-dessus, p. 8-14, la traduction du récit de Paul Diacre par Antoine du Verdier.
[42] Voyez ci-dessus, p. 14-16, le texte latin et la traduction de l'extrait de Puteanus.
[43] Ce défaut en Rodelinde a été une des principales causes du mauvais succès de Pertharite, et je n'ai point encore vu sur nos théâtres cette inégalité de rang en un même acteur, qui n'ait produit un très-méchant effet. (Examen d'Horace; voyez tome III, p. 276.)
[44] Dans ce recueil, l'Achevé d'imprimer de Pertharite porte la date du 30 avril 1653.—Au tome V, p. 417, note 1, il faut lire: «l'Achevé d'imprimer de Don Sanche porte la date du 14 mai (et non du 13 août) 1650.»
[45] Pertharite ou Bertaride succéda en 661, conjointement avec son frère Gondebert ou Godebert, à son père Aribert, roi des Lombards, qui avait donné Milan pour capitale au premier, et Pavie au second. On peut voir dans les extraits historiques cités par Corneille à la suite de l'avis Au lecteur, que le nom de Grimoald, comte, ou plutôt duc, de Bénévent (voyez p. 8, note 21), et ceux des autres personnages, excepté peut-être celui d'Édüige ou d'Edvige, sont également empruntés à l'histoire.
[46] L'orthographe de ce nom est Thurin dans toutes les anciennes éditions, y compris celle de 1692.
[47] Var. Je vous le dis encor, rien ne me peut changer. (1653-56)
[48] Var. Voilà quelle je suis, et quelle je dois être. (1653-56 et 63)
[49] Var. Nommez-le roi, Madame. (1653-56)
[50] Dont, «par suite de quoi,» dans le sens du latin unde. Voyez le Lexique. Il y a un emploi semblable de dont dans l'extrait de du Verdier: voyez plus haut, p. 11.
[51] Voyez tome I, p. 169, note 1.
[52] Var. Qui veut vivre en repos, il n'a qu'à m'imiter. (1653-56)
[53] Var. De ces derniers devoirs les magnifiques pompes. (1653-56)
[54] Voyez tome I, p. 148, note 3.
[55] Var. Et de le croire mort vous l'avez trop priée. (1653-56)
[56]
Var. Mais ne t'aveugle point dans ton ambition:
Si tu règnes ici, ce n'est que sous mon nom. (1653-56)
[57] «Il me paraît prouvé que Racine a puisé toute l'ordonnance de sa tragédie d'Andromaque dans ce second acte de Pertharite. Dès la première scène, vous voyez Édüige, qui est avec son Garibalde précisément dans la même situation qu'Hermione avec Oreste. Elle est abandonnée par un Grimoald, comme Hermione par Pyrrhus; et si Grimoald aime sa prisonnière Rodelinde, Pyrrhus aime Andromaque, sa captive. Vous voyez qu'Édüige dit à Garibalde les mêmes choses qu'Hermione dit à Oreste: elle a des ardents souhaits de voir punir le change de Grimoald, elle assure sa conquête à son vengeur, il faut servir sa haine pour venger son amour. C'est ainsi qu'Hermione dit à Oreste (Andromaque, acte IV, scène III):
Vengez-moi, je crois tout....
Qu'Hermione est le prix d'un tyran opprimé,
Que je le hais; enfin.... que je l'aimai?
Oreste, en un autre endroit, dit à Hermione tout ce que dit ici Garibalde à Édüige (acte II, scène II):
Le cœur est pour Pyrrhus, et les vœux pour Oreste....
Et vous le haïssez! Avouez-le, Madame,
L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en son âme [57-a];
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
Hermione parle absolument comme Édüige, quand elle dit (acte II, scène II):
Mais cependant, ce jour, il épouse Andromaque [57-b]....
Seigneur, je le vois bien, votre âme prévenue
Répand sur mes discours le poison qui la tue [57-c].
[57-a] Le texte de Racine est: «en une âme.»
[57-b] Dans la scène II de l'acte II, il y a:]
Mais, Seigneur, cependant, s'il épouse Andromaque.
Le vers cité par Voltaire est dans la scène III de l'acte IV.
Enfin l'intention d'Édüige est que Garibalde la serve en détachant le parjure Grimoald de sa rivale Rodelinde; et Hermione veut qu'Oreste, en demandant Astyanax, dégage Pyrrhus de son amour pour Andromaque. Voyez avec attention la scène cinquième du second acte, vous trouverez une ressemblance non moins marquée entre Andromaque et Rodelinde.» (Voltaire, 1764.)
[57-c] Dans Racine: «le venin qui la tue.»
[58]
Var. Je n'en fais point secret après tant de mépris,
Je l'ai dit à ce traître, et je vous le redis:
Je ne suis plus à moi, je suis à qui me venge,
Et ma conquête est libre au bras le plus étrange. (1653-56)
[59]
Var. Et cet espoir douteux qu'offre votre conquête
A vos feux rallumés exposeroit sa tête. (1653-56)
[60]
Var. Ce lâche en ses périls s'obstine à s'engager. (1653-56 recueil)
Var. Ce lâche en ces périls s'obstine à s'engager. (1656 édition séparée)
[61]
Var. Faites qu'elle aime un autre, et qu'un rival me venge,
Qu'il tombe au désespoir que me donne son change. (1653-56)
[62] Var. Le dépôt de sa haine entre des mains fidèles. (1653-56)
[63] Var. Menacez-la, Seigneur, de la mort de son fils. (1653-56)
[64] Var. Sachons qu'a fait Unulphe, avant que de résoudre. (1653-56)
[65]
Var. Eh bien! que faut-il faire? est-il temps de mourir?
Ou si tu vois pour moi quelque espoir de guérir? (1653-56)
[66] Var. Rendra rudes les coups dont on me va percer! (1653-56).
[67] Voyez ci-dessus la fin de la note 57 de la p. 36.
[68] Var. Madame, est-il donc vrai que votre âme sensible. (1653-56)
[69] L'édition de 1682 donne attachée, pour arrachée; c'est une faute évidente, et nous ne la mentionnons que parce qu'elle a été reproduite dans l'impression de 1692.
[70] Var. Et ce qu'il ôte au père, il veut le rendre au fils! (1653-64)
[71] Var. Et que le seul Auguste ayant osé tenter. (1653-56)
[72] Var. Cet effort sans exemple en sa gloire parfaite. (1653-63)
[73] «Andromaque dit à Pyrrhus (acte I, scène IV)
Seigneur, que faites-vous? et que dira la Grèce?
Faut-il qu'un si grand cœur montre tant de foiblesse,
Et qu'un dessein si beau, si grand, si généreux [73-a],
Passe pour le transport d'un esprit amoureux?...
Non, non; d'un ennemi respecter la misère,
Sauver des malheureux, rendre un fils à sa mère,
De cent peuples pour lui combattre la rigueur,
Sans me faire payer son salut de mon cœur;
Malgré moi, s'il le faut, lui donner un asile:
Seigneur, voilà des soins dignes du fils d'Achille.
On reconnaît dans Racine la même idée, les mêmes nuances que dans Corneille; mais avec cette douceur, cette mollesse, cette sensibilité, et cet heureux choix de mots qui porte l'attendrissement dans l'âme.
Grimoald dit à Rodelinde (vers 740):
Vous la craindrez peut-être en quelque autre personne.
Grimoald entend par là le fils de Rodelinde, et il veut punir par la mort du fils les mépris de la mère; c'est ce qui se développe au troisième acte. Ainsi Pyrrhus menace toujours Andromaque d'immoler Astyanax, si elle ne se rend à ses désirs (acte I, scène IV):
Songez-y bien: il faut désormais que mon cœur,
S'il n'aime avec transport, haïsse avec fureur;
Je n'épargnerai rien dans ma juste colère:
Le fils me répondra du mépris [73-b] de la mère.» (Voltaire.)
[73-a] Le texte de Racine est:
Voulez-vous qu'un dessein si beau, si généreux.
[73-b] Dans Racine: «des mépris.»
[74]
Var. Que cet illustre effort ne te fasse rougir. (1653-56)
Var. Que cet illustre effort ne te donne à rougir. (1660-64)
[75] Var. Cet effort sans exemple est de telle nature. (1660-63)
[76] D'ordinaire, avec cette inversion, Corneille fait accorder le participe. Ainsi dans le Cid, acte III, scène III, vers 797 et 798:
Mon père est mort, Elvire, et la première épée
Dont s'est armé Rodrigue a sa trame coupée.
[77] Var. Allez, sans davantage irriter mon courroux. (1653-56)
[78] Ce jeu de scène manque dans les éditions de 1653-60 et de 1664.
[79] Var. Voilà tous les efforts que je me suis pu faire. (1653-56)
[80] Corneille a répété ce vers dans Tite et Bérénice (acte I, scène III).
[81] «Ces vers forment absolument la même situation que celle d'Andromaque.» (Voltaire.)
[82] Var. Mais il faut obéir; fais-moi venir ton maître. (1653-56)
[83] Var. Chacun à ses périls peut croire sa fortune. (1653-56)
[84] La pensée est la leçon des éditions de 1653-63. Celles de 1668-92 donnent sa, au lieu de la, ce qui pourrait bien être une faute typographique. Voltaire est revenu à la leçon primitive: la pensée.
[85]
Var. Prenez-en sa parole, il la garde fort bien,
Et vous promettra tout pour ne vous tenir rien.
ROD. Laissez-m'en, quoi qu'il fasse, ou la gloire ou la honte. (1653-56)
[86] Voyez tome I, p. 150, note 1.
[87] Tel est le texte de toutes les éditions publiées du vivant de l'auteur. Thomas Corneille, et après lui Voltaire, ont substitué du à de.
[88] Les éditions de 1653-56 mettent de plus UNULPHE au nombre des personnages de cette scène.
[89] Var. Tes offres n'ont point eu d'exemple jusqu'ici. (1653-63)
[90] L'édition de 1682 porte seule: «Qui tranche de tyran.»
[91]
Var. C'est assez dit: sois-moi juge équitable,
Et me dis si le mien agit en raisonnable. (1653-56)
[92] Var. Quand j'aurai satisfait tes feux désespérés. (1653-56)
[93] Toutes les éditions données du vivant de Corneille portent: «Cet offre,» au masculin. Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, et Voltaire donnent le féminin. Nous avons vu plus haut, aux vers 369, 589 et 590, et nous retrouverons plus loin, au vers 1555, ce même mot au féminin.
[94] Var. Qui le veut immoler à son affection. (1653-56)
[95] Voyez ci-après Sertorius, vers 1784, et la note de Voltaire.
[96]
Var. PERTH. Arrête, Grimoald, Pertharite est vivant.
Ce te doit être assez de porter ma couronne,
Sans me ravir encor ce que l'hymen me donne;
A quoi que ton amour te puisse disposer,
Commence par ma mort, si tu veux l'épouser.
[ROD. Est-ce donc vous, Seigneur? et les bruits infidèles.] (1653-56)
[97] Var. Et ne te mêle pas d'attenter à ma joie. (1653-56)
[98]
Var. Et ne t'obstine pas à croire mon trépas.
Je ne viens point ici, jaloux de ma couronne,
Soulever mes sujets, me prendre à ta personne,
Me ressaisir d'un sceptre acquis à ta valeur,
Et me venger sur toi de mon trop de malheur.
J'ai cherché vainement dans toutes les provinces
L'appui des potentats et la pitié des princes,
Et dans toutes leurs cours je me suis vu surpris
De n'avoir rencontré qu'un indigne mépris.
Enfin, las de traîner partout mon impuissance,
Sans trouver que foiblesse ou que méconnoissance,
Alarmé d'un amour qu'un faux bruit t'a permis,
Je rentre en mes États, que le ciel t'a soumis;
Mais j'y rencontre encor des malheurs plus étranges:
Je n'y trouve pour toi qu'estime et que louanges,
Et d'une voix commune on y bénit un roi
Qui fait voir sous mon dais plus de vertu que moi.
Oui, d'un commun accord ces courages infâmes
Me laissent détrôner jusqu'au fond de leurs âmes,
S'imputent à bonheur de vivre sous tes lois,
Et dédaignent pour toi tout le sang de leurs rois.
Je cède à leurs desirs, garde mon diadème,
Comme digne rançon de cette autre moi-même;
Laisse-moi racheter Rodelinde à ce prix,
Et je vivrai content malgré tant de mépris.
Tu sais qu'elle n'est pas du droit de ta conquête;
Qu'il faut, pour être à toi, qu'il m'en coûte la tête:
Garde donc de mêler la fureur des tyrans
Aux brillantes vertus des plus grands conquérants;
Fais voir que ce grand bruit n'est point un artifice,
Que ce n'est point à faux qu'on vante ta justice,
Et donne-moi sujet de ne plus m'indigner
Que mon peuple en ma place aime à te voir régner.
[GRIM. L'artifice grossier n'a rien qui m'épouvante.] (1653-56)
[99] Var. Quoi? vous me prenez donc pour un homme attitré? (1653-56)
[100]
Var. Non, c'est un imposteur,
Il en a tous les traits, et n'en a pas le cœur;
Et du moins si c'est lui quand je vois son visage,
Soudain ce n'est plus lui quand j'entends son langage.
Mon époux n'eut jamais le courage abattu
Jusqu'à céder son trône à ta fausse vertu.
S'il avoit approché si près de ta personne,
Il eût déjà repris son sceptre et sa couronne;
Il se fût fait connoître au bras plus qu'à la voix,
Et t'eût percé le cœur déjà plus d'une fois.
Ses discours à son rang font une perfidie....
GRIM. Mais dites-nous enfin.... ROD. [Que veux-tu que je die?
C'est lui, ce n'est pas lui: c'est ce que tu voudras;
J'en croirai plus que moi ce que tu résoudras.
Imposteur ou monarque, il est en ta puissance;
Et puisque à mes yeux même il trahit sa naissance,
Sa vie et son trépas me sont indifférents.
[Achève de te mettre au rang des vrais tyrans.] (1653-56)
[101] Les anciennes éditions, de 1660-1692, donnent une aide, au féminin. Celle de Voltaire (1764) porte un aide.
[102]
Var. Ne pensez plus, Seigneur, qu'à punir tant d'audace.
GRIM. Oui, l'échafaud bientôt m'en fera la raison. (1653-56)
[103]
Var. Toi, va voir Édüige, et tâche à tirer d'elle
Dans ces obscurités quelque clarté fidèle. (1653-64)
[104]
Var. Et juge par l'espoir qu'elle aura d'être à moi,
Si c'est un imposteur qu'elle déguise en roi. (1653-56)
Var. Et tire de l'espoir qu'elle aura d'être à moi
Si c'est un imposteur qu'elle déguise en roi. (1660-64)
[105] Var. Je n'ai rien à venger, et ne le puis trahir. (1653-56)
[106]
Var. Seigneur, ou je m'abuse en cette occasion,
Ou ce retour soudain n'est qu'une illusion. (1653-56)
[107]
Var. [Et leur inimitié s'accorde à vous jouer.]
GRIM. Duc, je n'en doute plus; mais je ne puis comprendre
De quel front l'imposteur en mes mains se vient rendre.
Si sous la ressemblance et le nom de son roi
Il avoit soulevé le peuple contre moi,
Et qu'il eût ménagé si bien ses artifices
Qu'il eût pu par la fuite éviter les supplices,
Qu'il fût en mon pouvoir par un coup de malheur,
Son espoir auroit eu du moins quelque couleur;
Mais se livrer lui-même et sans rien entreprendre!
Duc, encore une fois, je ne le puis comprendre:
C'est être bien stupide ou bien désespéré,
Que de chercher soi-même un trépas assuré.
GARIB.Édüige, Seigneur, n'a pris soin de l'instruire
Que pour vous dégager, et non pour vous détruire;
C'est son ambition qui vous veut pour époux,
Et ne vous veut que roi pour régner avec vous.
Il lui suffit qu'il parle, et qu'il vous embarrasse;
Et quant à lui, Seigneur, il est sûr de sa grâce;
[Car soit que ses discours puissent vous émouvoir.] (1653-56)
[108] Où mon cœur se laisse aller, que mon cœur se permet. Voyez le Lexique, et tome I, p. 208, note 2.
[109] Var. Et lui prête la main pour se tirer des fers. (1653-56)
[110] Var. Duc, ne t'y force plus, et me rends ma parole. (1653-56)
[111] Var. Eût pu dans son amour suivre mes sentiments. (1653-56)
[112] Var. Jusqu'à faire sortir des ombres des tombeaux. (1653-56)
[113] Var. Il ne m'a point surpris quand il s'est présenté. (1653-56)
[114] Thomas Corneille (1692) et Voltaire ont ajouté un: «Agis comme un tyran.»
[115]
Var. La reine qui s'en joue et qui par grandeur d'âme
Veut être tout ensemble et n'être pas sa femme. (1653-56)
[116] Var. Je n'en crains plus les feux. (1653-56)
[117] Var. Je te veux faire grâce: avoue et me confesse. (1653-56)
[118]
Var. Le bruit de tes vertus est ce qui m'a séduit,
Et je ne connois point ici d'autre faux bruit.
Partout on te publie et juste, et magnanime,
Et cet abus t'amène une grande victime. (1653-56)
[119]
Var. Connoîtront par ma mort qu'ils n'adoroient en toi
Que de fausses couleurs qui te peignoient en roi. (1653-56)
[120]
Var. [Car puisqu'enfin tu veux la vérité sincère,]
Mon cœur désabusé n'est plus ce qu'il étoit;
Il ne voit plus en toi ce qu'il y respectoit:
Au lieu d'un grand héros qu'il crut voir en ma place,
Il n'y voit qu'un tyran plein de rage et d'audace,
Qui ne laisse à ce cœur former d'autres souhaits
Que d'en pouvoir bientôt délivrer mes sujets
[Crains-moi, si je t'échappe; et sois sûr de ta perte.] (1653-56)
[121]
Var. Je connois mon époux à ces illustres marques:
C'est lui, c'est le vrai sang de nos premiers monarques;
C'est.... GRIM. C'est à présent lui, quand il est mieux instruit
A montrer plus d'orgueil et faire plus de bruit!
Dans l'inégalité qui sort de votre bouche,
Quel de vos sentiments voulez-vous qui me touche?
Ce n'est pas lui, c'est lui, c'est ce que vous voudrez,
Mais je n'en croirai pas ce que vous résoudrez,
Si par son propre aveu la fourbe reconnue
Ne détrompe à mes yeux la populace émue:
Pensez-y bien, Madame, et dans ce même lieu
Dites-lui, s'il n'avoue, un éternel adieu.
[Laissons-les seuls, Unulphe, et demeure à la porte;]
Qu'aucun sans mon congé n'entre ici, ni n'en sorte.
SCÈNE V.
PERTHARITE, RODELINDE.
ROD. Le coup qui te menace est sensible pour moi;
Mais n'attends point de pleurs, puisque tu meurs en roi.
Mon amour généreux hait ces molles bassesses
[Où d'un sexe craintif descendent les foiblesses.
Dedans ce cœur de femme il a su s'affermir:
Je la suis pour t'aimer, et non pas pour gémir;
Et ma douleur, pressée avecque violence,
[Se résout toute entière en ardeur de vengeance,]
Et n'arrête mes yeux sur ton funeste sort
Que pour sauver ta vie, ou pour venger ta mort. (1653-56)
[122] Var. Où tous mes alliés me refusent leur bras. (1660-64)
[123]
Var. Est-ce là donc le prix de cette résistance
Que pour ton ombre seule a rendu ma constance?
Quand je t'ai cru sans vie, et qu'un si grand vainqueur. (1653-56)
[124]
Var. [De monter au plus haut de la félicité.
Je le vois sans regret, et j'y cours sans murmure.
Vous m'avez la première accusé d'imposture:
Votre amant vous en croit, et ce n'est qu'après vous
Qu'il prononce l'arrêt d'un malheureux époux.
ROD. Quoi? j'aurois pu t'aimer, j'aurois pu te connoître,
Te voyant accepter mon tyran pour ton maître!
Qui peut céder un trône à son usurpateur,
S'il se dit encor roi, n'est qu'en lâche imposteur;
Et j'en désavouerois mille fois ton visage,
Si tu n'avois changé de cœur et de langage.
Mais puisqu'enfin le ciel daigne t'inspirer mieux,
Que d'autres sentiments me donnent d'autres yeux....
PERTH. Vous me reconnoissez quand j'achève de vivre,
Et que de mes malheurs ce tyran vous délivre.
ROD. Ah! Seigneur. PERTH. Ah! Madame, étoit-ce lâcheté
De lui céder pour vous un droit qui m'est resté?
J'aurois plus fait encore, et vous voyant captive,
J'aurois même cédé la puissance effective,
Et pour vous racheter je serois descendu
D'un trône encor plus haut que celui qui m'est dû.
Ne vous figurez plus qu'un mari qui vous aime,
Vous voyant dans les fers, soit maître de soi-même,
Ce généreux vainqueur, à vos pieds abattu,
Renonce bien pour vous à toute sa vertu.
[D'un conquérant si grand et d'un héros si rare]
Vous en faites vous seule un tyran, un barbare;
[Il l'est, mais seulement pour vaincre vos refus.
Soyez à lui, Madame, il ne le sera plus;]
Vous lui rendrez sa gloire, et vous verrez finie
Avecque vos mépris toute sa tyrannie.
Ainsi de votre amour le souverain bonheur
Coûte au vaincu la vie, au conquérant l'honneur;
Mais je tiens cette vie heureusement perdue,
Puisque.... (1653-56)
[125] Var. Pour briller avec gloire, il lui faut mon trépas. (1660-64)
[126] Var. N'achève pas un discours qui me tue. (1653-63)
[127] Var. Et ne me force pas à mourir de douleur. (1653-60)
[128]
Var. Jusqu'à baiser la main fumante de ton sang!
Ah! tu me connois mieux, cher époux, ou peut-être,
Pour t'avoir méconnu, tu me veux méconnoître.
Mais c'est trop te venger d'un premier mouvement
Que ma gloire [128-a].... (1653-56)
[128-a] La scène finit là dans les éditions indiquées.
[129] Var. N'a que les sentiments qu'il doit avoir de vous. (1653-56)
[130] Var. D'imposteur et de fourbe il traite sa misère! (1653-56)
[131]
Var. [Je prendrai, s'il le faut, sur moi toute la faute:]
Dis-lui.... UNULPHE. Je connois mal une vertu si haute. (1653-56)
[132]
Var. De quels yeux puis-je voir un prince de retour,
Qui me voit en son trône, et veut vivre en ma cour? (1653-56)
[133] Var. Avec tout cet amour conserve un peu d'estime. (1653-56)
[134] Var. Il fuit, et tu n'as point à craindre de tempête. (1653-56)
[135]
Var. Et la main qu'il vous rend vous plaît elle à ce prix? (1653-56 rec.)
Var. Et la main qu'il vous tend vous plaît-elle à ce prix? (1656 édit. sép.)
[136] Var. Vous pourrez faire agir toute votre fierté. (1656 rec.)
[137]
Var. Mais que vois-je?
SCÈNE IV [137-a].
GRIMOALD, PERTHARITE, RODELINDE, ÉDÜIGE, UNULPHE;
Soldats, conduisants Pertharite prisonnier.
Soldat, à Grimoald. Seigneur....PERTH., au soldat. Je suis encor ton roi,
Traître, et je te défends de parler devant moi.
[GRIM. O ciel! en quel état ma fortune est réduite,
S'il ne m'est pas permis de jouir de sa fuite!
SOLDAT. Seigneur....PERTH., au soldat. Tais-toi, te dis-je une seconde fois.
A Grimoald. [Tu me revois, tyran qui méconnois les rois.] (1653-56)
[137-a]
Cette scène est la dernière de l'acte dans les éditions de 1653-56.
[138] Voltaire a mis ici: UN SOLDAT, et dans le courant de la scène: LE SOLDAT.
[139]
Var. [Pleure ce bon sujet que le mien t'a ravi,]
Garibalde n'est plus, et j'ai vu cet infâme
Aux pieds de son vrai roi vomir le sang et l'âme.
GRIM. Garibalde n'est plus! ah, justice des cieux!
PERTH. Si tu peux en douter, qu'on l'apporte à tes yeux;
Tu verras de quel coup j'ai tranché cette vie
Si brillante de gloire et si digne d'envie.
Je ne te dirai point qui m'a facilité
Pour un moment ou deux ce peu de liberté:
Il suffit que le duc, instruit par un perfide,
Que mon libérateur m'avoit donné pour guide,
M'attendoit à main-forte; et me fermant le pas:
«A lui seul, à lui seul, mais ne le blessons pas,
Dit-il, et réservons tout son sang aux supplices.»
Soudain environné de ses lâches complices,
Que cet ordre reçu forçoit à m'épargner
Jusqu'à baisser l'épée et me trop dédaigner,
A travers ces méchants je m'ouvre le passage;
Et portant jusqu'à lui l'effort de mon courage,
Je lui plonge trois fois un poignard dans le sein,
Avant qu'on puisse voir ou rompre mon dessein.
Ses gens en vouloient prendre une prompte vengeance
Mais lui-même, en tombant, leur en fait la défense,
[Et son dernier soupir est un ordre nouveau]
De garder tout mon sang à la main d'un bourreau.
C'est à toi de venger ce ministre fidèle. (1653-56)
[140] Var. Puis-je occuper ton trône et te traiter en roi? (1653-56)
[141]
Var. Et refuser ton ordre et ta main à ma perte?
Ton rang, ton rang illustre auroit dû t'enseigner
Qu'un roi dans ses États doit périr ou régner,
Et qu'après sa défaite y montrer son visage,
C'est donner au vainqueur un prompt et juste ombrage.
Si tu n'étois qu'un lâche, on se pourroit flatter
Que tu pourrois y vivre, et ne rien attester. (1653-56)
[142] Lettres de Guy Patin, édition de M. Reveillé Parise, tome III, p. 13 et 14.
[143] Mémoires sur la vie publique et privée de Fouquet, tome I, p. 428.
[144] Œuvres de Scarron, 1786, in-8o, tome I, p. 327 et 238. C'est M. Édouard Fournier qui a le premier fixé cette date importante, à l'aide de l'épître de Scarron.
[145] Voyez ci-après, p. 122, vers 37 et suivants.
[146] Vie de M. Corneille. Œuvres de Fontenelle.... édition de 1742, tome III, p. 110.
[147] Voyez ci-après l'avis Au lecteur, p. 127.
[148] Remarques sur l'avis Au lecteur, édition de 1764, p. 16.
[149] Voyez ci-après l'avis Au lecteur, p. 126.
[150] Voyez ci-après l'avis Au lecteur, p. 127. Voyez aussi, en tête de l'Œdipe de Voltaire, les Lettres à M. de Genonville, contenant la critique de l'Œdipe de Sophocle, de celui de Corneille, et de celui de l'auteur.—Jean Prevost, en 1605, et Nicolas de Sainte-Marthe, en 1614, avaient écrit chacun un Œdipe en vers français. Suivant toute apparence, Corneille n'a pas même jeté les yeux sur ces deux pièces.
[151] Vers 249-340.
[152] Historiettes, tome III, p. 485.
[154] Voyez tome III, p. 18, et tome V, p. 508 et 509.
[155] Troisième dissertation. Recueil.... publié par l'abbé Granet, tome II, p. 53 et 54.—Sur ces Dissertations de d'Aubignac, voyez ci-après la notice de Sophonisbe.
[156] Voyez sur Gilbert, tome IV, p. 399, note 1.
[157] Voyez la Notice d'Horace, tome III, p. 254.
[158] Scène I.
[159] Lemazurier, Galerie historique des acteurs du Théâtre français, tome I, p. 86.
[160] Ibidem, p. 185.
[161] Remarques sur l'Œdipe de Corneille, acte V, scène VII (de l'édition de Voltaire, scène V de la nôtre).—On a représenté avec un certain succès, le 18 mars 1726, l'Œdipe de la Motte, qui fut ensuite mis en prose par son auteur. Quand à l'Œdipe du P. Follard, il n'a pas paru sur le théâtre, non plus que les quatre tragédies d'Œdipe que la Tournelle a fait paraître dans un même volume en 1731. En voici les titres: Œdipe et toute sa famille; Œdipe, ou les trois fils de Jocaste; Œdipe et Polybe; Œdipe, ou l'ombre de Laïus. L'auteur, qui affectionnait ce sujet, promet encore trois autres tragédies sur Œdipe. Il n'a pas tenu parole.
[162] Tome I, p. 537.—«Cette remise, disent les frères Parfait [162-a], donna occasion à feu M. l'abbé Pellegrin de composer une espèce de parallèle de cette tragédie avec celle de M. de Voltaire. Une partie de cet ouvrage parut dans le Mercure de France 1729, mois de juin, second volume, p. 1315-1345, et la suite dans le mois d'août suivant, p. 1700-1731, sous le titre qui suit: Dissertation sur l'Œdipe de Corneille, et sur celui de M. de Voltaire, par M. le Chevalier de.... à Madame la Comtesse de.... Dans cette dissertation, M. l'abbé Pellegrin, sous le nom de M. le chevalier de...., prend le parti de Pierre Corneille [162-b].»
[162-a] Histoire du Théâtre françois, tome XV, p. 315.
[162-b] Une Dissertation critique sur l'Œdipe de Corneille, par Mlle Barbier, avait déjà paru dans le Nouveau Mercure de février et mars 1709, p. 92 et suivantes. Enfin la Jocaste de M. le comte de Lauraguais, depuis duc de Brancas, publiée en 1781 chez Debure l'aîné, est précédée d'une Dissertation sur les Œdipes de Sophocle, de Corneille, de Voltaire, de la Motte, et sur Jocaste.
[163] Voltaire, dans la première édition de son commentaire (1764), dit par erreur que l'impression originale d'Œdipe est de 1657: voyez sa première note sur les vers à Foucquet.
[164] Le Dictionnaire des Précieuses, tome II, p. 234.
[165] Cléocrite n'est pas le seul surnom romanesque qu'ait reçu Corneille; on lui a donné aussi celui de Clitandre, qu'il avait choisi lui-même pour titre de sa seconde pièce. Dans sa Carte de la cour, Gabriel Guéret recommande de «visiter la ville de Comédie où règne l'illustre Clitandre.»
[167] Acte I, scène 1, vers 56, p. 137.
[168] Recueil de Dissertations.... publié par l'abbé Granet, tome II, p. 56.
[169] Ces reproches de préciosité adressés à Corneille par Somaize et d'Aubignac n'ont été recueillis par personne, pas même par l'auteur d'un article intitulé Corneille précieux [169-a], où il semblait naturel de les retrouver.
[169-a] Le Chasseur bibliographique, no 11, novembre 1862, p. 8-10. Cet article est signé V. G.
[170] Voyez ci-dessus, p. 111 et 112.
[171] Pierre Corneille. Le Criminel innocent est l'Œdipe. Voyez ci-dessus, p. 111.
[172] Le Grand Dictionnaire des Précieuses, ou la clef de la langue des ruelles, entièrement différent de celui d'où ce morceau est tiré, bien que du même auteur, a eu deux éditions en 1660; l'Achevé d'imprimer de la première est du 12 avril, celui de la seconde du 20 octobre. La première édition se vendait «chez Jean Ribou, sur le quai des Augustins, à l'image Saint-Louis.» Pour la seconde édition, Jean Ribou avait associé à son privilége Estienne Loyson.
[173] Vers à Foucquet, ci-après, p. 122, vers 17-20.
[174] Vers à Foucquet, ci-après, p. 122, vers 21.
[175] Ibidem, p. 123, vers 53 et 54.
[176] Ibidem, p. 123, vers 63 et 64.
[177] Voyez ci-après l'avis Au lecteur, p. 125. Le texte exact est: «et ne luy ayent rendu les hommages que nous devons tous....»
[178] Voyez ci-après, p. 126. Ici encore le commencement de la phrase a été modifié.
[179] Acte I, scène I, vers 55 et 56, p. 137.
[180] Acte II, scène I, vers 427, p. 153.
[181] Acte II, scène III, vers 601 et 602, p. 160.
[182] Acte II, scène IV, vers 749 et 750, p. 166.