[380] Subornons, séduisons. Voyez le Lexique.
[381] Il y a Prince, au singulier, dans l'édition de Voltaire. (1764)
[382] Dans l'édition de 1692: «Vous ne m'aurez sauvé.»
[383] Var. Leurs yeux sont tous de flamme, et leur brûlante haleine. (1661 et 63)
[384] Telle est l'orthographe du mot dans les anciennes éditions, y compris celle de 1692. Il est imprimé de même dans les Desseins et dans l'Examen; voyez plus haut, p. 234 et p. 246.
[385] Var. IRIS, sur l'arc-en-ciel. (1661).
[386] Le mot ARGONAUTES est omis dans les éditions de 1663 et de 1664; celle de 1661 y supplée par un etc.
[387] L'édition de Voltaire (1764) donne: «de leurs propres voix,» au pluriel.
[388] Toutes les éditions publiées du vivant de Corneille portent ici nous. Nous n'avons pas hésité à y substituer, d'après l'impression de 1692, vous, qui est évidemment la bonne leçon.
[389] VAR. (édit. de 1661-1668): dont cette campagne est enfermée.
[390] Quels encens, au pluriel, est la leçon de toutes les anciennes éditions, y compris celle de Thomas Corneille (1692) et de Voltaire (1764).
[391] Var. L'amour me l'a promis: il en sera charmé. (1661 et 63)
[392] L'édition de 1692 donne, mais c'est sans doute une faute, serviront, au lieu de suffiront.
[393] Coral, corail: voyez le Lexique, et ci-dessus les Desseins, p. 236.
[394] Toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692, donnent ici Demidieux, en un seul mot, sans trait d'union; plus loin, au vers 1205, avec un trait d'union, Demi-dieux.
[395] Dans l'édition de 1692 il y a, comme plus haut, pendant que, pour cependant que.
[396] Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1674) donnent: «comme dans son trône.»
[397] Au lieu de CHANT DES SIRÈNES, on lit dans l'édition de 1663 (en tenant compte de la correction marquée dans l'Errata de cette édition): SIRÈNES, et à la marge: Elles chantent.
[398] Dans l'édition de Voltaire (1764): ABSYRTE, à Hypsipyle.
[399] Toutes les éditions anciennes, sans en excepter celles de Thomas Corneille et de Voltaire, donnent le pluriel du participe: «se sont plus.»
[400] Entre ce vers et le suivant, on lit dans l'édition de Voltaire: à Jason.
[401] L'édition de 1682 porte seule un autre, pour une autre.
[402] VAR. (Dessein et édit. de 1661-1664): de gros bouquets de fleurs au naturel.
[403] Basses-tailles, bas-reliefs.
[404] Dans les éditions de 1661 et de 1663, et aussi dans l'édition de 1692 et dans celle de Voltaire, la description de cette seconde décoration du troisième acte a été transportée plus loin, après le vers 1337, où les éditions de 1664-1682 en répètent les premiers mots. Dans l'édition de 1663, un erratum signale comme un oubli l'absence de cette seconde décoration en tête de l'acte. Malgré le déplacement de cette description, quelques exemplaires de 1692 portent au bas de la première décoration, qui tient toute une page, la réclame: IIe DÉCORATION.
[405] Cette orthographe, conforme au radical grec de ce mot, est celle de toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692.
[406] Var. Va-t-il vers ma rivale, ou revient-il à moi? (1661)
[407] Var. Ce soupir que vers vous pousse toute mon âme [407-a]. (1661)
[407-a] Comparez à ce vers le vers 1641, où toutes les éditions portent qui.
[408] Voltaire, dans sa Préface de la Toison d'or, après avoir cité les vers du deuxième chant de l'Art poétique, où Boileau reproche à la tragédie d'avoir fait des pointes «ses plus chères délices,» ajoute: «Il y a.... quelques jeux de mots dans Corneille, mais ils sont rares. Le plus remarquable est celui d'Hypsipyle, qui, dans la IVe scène du IIIe acte, dit à Médée, sa rivale, en faisant allusion à sa magie:
Je n'ai que des attraits, et vous avez des charmes.
Médée lui répond:
C'est beaucoup en amour que de savoir charmer.»
[409] Telle est la leçon des éditions de 1664-1682. Les deux premières (1661 et 1663) donnent, ainsi que celles de Thomas Corneille (1692) et de Voltaire (1764): «une autre.»
[410]
Var. Vous aurez lieu de croire en valoir bien une autre [410-a]. (1661)
Var. Vous aurez lieu de croire en valoir bien un autre. (1663-68)
[410-a] Cette leçon a été reproduite dans l'édition de 1692 et dans celle de Voltaire (1764).
[411] Les éditions antérieures à 1664 et celles qui sont postérieures à 1682 continuent: «et qu'elle a donné un coup de baguette..., etc.,» en transportant ici la description de la «deuxième décoration du troisième acte.» Voyez ci-dessus, p. 299, et la note 404.
[412] Voltaire a supprimé de devant coutume.
[413] Tel est le texte de toutes les éditions publiées du vivant de Corneille. Thomas Corneille (1692) a mis: «s'expose;» et Voltaire (1764): «j'expose.»
[414] Var. Et si mon âme cède à des feux trop ardents. (1661-64) Voltaire a adopté cette variante.
[415] Voyez, au sujet de cette dernière strophe, la fin de la Préface que Voltaire a placée en tête de la Toison d'or.
[416] Var. Et si j'ai de ses feux l'apparence ou l'effet? (1661) Voltaire a adopté cette variante.
[417] Var. Un amour assez fort pour mériter qu'il l'aime. (1661)
[418] Var. Et vous ne croirez pas toute cette colère. (1661-64)
[419] Voyez tome I, p. 205, note 3.
[420] Voyez plus haut, p. 306, vers 1201.
[421] Var. JUNON, JASON, L'AMOUR dans le ciel. (1661)
[422] Voyez ci-dessus, p. 231 et 241.
[423] Brosser signifie «courir à travers les bois et les pays de bruyères et de brossailles.» (Dictionnaire universel.... par Furetière, 1690.)—Voyez tome I, p. 310, note 1, le seizième vers de la variante.
[424] Tel est le texte de toutes les éditions, si l'on en excepte celle de 1661, dont la leçon: «une autre,» a été adoptée par Thomas Corneille et par Voltaire. Voyez ci-dessus, p. 310, note 409.
[425] Var. Ce qu'on a bien aimé, l'on ne le peut haïr. (1661-63)
[426] On peut comparer à ce court récit les narrations semblables qui sont au VIIe livre des Argonautiques de Valérius Flaccus, au VIIe livre aussi des Métamorphoses d'Ovide, dans la XIIe épître de ses Héroïdes, et au IIIe acte de la Médée de Sénèque. On verra que Corneille s'est inspiré de ces poëtes plutôt qu'il ne les a imités, et qu'il a rendu librement à sa manière les circonstances qu'il leur a empruntées. Celui dont il se rapproche le plus est Valérius Flaccus, chez qui nous lisons par exemple:
Uterque
Taurus.... immani proflavit turbine flammas
Arduus, atque atro volvens incendia fluctu
(vers 570-572);
Bis fulmineis se flatibus infert,
Obnubitque virum
(vers 583 et 584);
Ille velut campos Libyes ac pinguia Nili
Fertilis arva secet, plena sic semina dextra
Spargere gaudet agris, oneratque novalia bello
(vers 607-609);
Armarique phalanx totisque insurgere campis
(vers 613);
et cette fin du récit:
Atque hausit subito sua funera tellus
(vers 643).
[427] Tel est le texte des éditions publiées du vivant de Corneille et de celle de 1692. Dans la première de Voltaire (1764) il s'est glissé une faute, qui a passé de là dans les impressions modernes, et qui dénature entièrement la pensée: «Qu'on en peut être aimée, etc.»
[428] Dans ce passage, Aæte nous rappelle un instant don Diègue:
Je reconnois mon sang à ce noble courroux.
(Le Cid, acte I, scène V, vers 264.)
[429] Nous avons ponctué ce vers comme il l'est dans toutes les anciennes impressions, y compris la première de Voltaire (1764). Dans l'édition de Lefèvre, il est coupé ainsi:
C'est mon sang: dans ses yeux, c'est son aïeul qui brille.
[430] Zéthès et Calaïs.
[431] Var. Zéthès et Calaïs et Orphée s'enfuient. (1661)
[432] Pélée père d'Achille, Mopse le poëte, Iphite le Phocéen, Échion fils de Mercure, Eurydamas le Thessalien, Oilée père d'Ajax. Tous ces Argonautes sont dans Valérius Flaccus, à l'exception d'Eurydamas, mentionné par Apollonius et dans les Argonautiques qui portent le nom d'Orphée.
[433] Var. Elle s'envole avec la toison, et disparoît. (1661)
[434] Dans l'édition de 1692: «de grands coups.»
[435] Dans Voltaire (1764): «où on le voit.»
[436] Var. Toutes de clincant. (Dessein.)
[437] Toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692, donnent rejallissement. Voyez tome IV, p. 433, note 2. Dans l'impression de 1682, on lit, mais c'est sans doute une faute: rejalissement.
[438] Var. Les marches. (Dessein.)
[439] Toutes les éditions anciennes, sans en excepter celles de Thomas Corneille et de Voltaire (1764), font ici aigles du féminin, et, quelques lignes plus loin, deux fois du masculin.
[440] Voyez plus haut, p. 299, note 403.
[441] Les éditions publiées du vivant de Corneille ont toutes plat fond, en deux mots; celles de 1692 et de Voltaire (1764), platfond, en un seul.
[442] Thomas Corneille et Voltaire donnent écharpe, au singulier.
[443] Var. Jupiter, assis en son trône, a un autre grand aigle. (Dessein.)
[444] Toutes nos éditions, même celles de 1692 et de 1764, ont ainsi naturelle, au singulier.
[445] Var. N'éclaire pas leur fuite après qu'ils m'ont détruit. (1661 et 63)
[446] Histoire du Théâtre françois, tome IX, p. 96.
[447] Titon du Tillet, article Corneille.
[448] Remarque sur le vers 800.
[449] Histoire du Théâtre françois, tome IX, p. 105.
[450] Acte III, scène I, vers 759 et suivants.
[451] Lemazurier, Galerie historique, tome I, p. 86.
[452] Ibidem, tome I, p. 272.
[453] Ibidem, tome I, p. 350.
[454] Le titre «AU LECTEUR» n'est que dans l'édition de 1662.—A partir de Sertorius, Corneille n'a plus composé d'examens. Voyez au tome I la fin de la note 1 de la p. 137. Dans l'avant-dernière phrase de cette note, il faut substituer Sertorius à Othon. Ce qui nous a induit en erreur, c'est que Thomas Corneille, qui a compris Sertorius et Sophonisbe dans le tome IV de l'édition de 1692, a donné le titre d'Examens aux avertissements de ces deux pièces; c'est seulement à partir du tome V, qui commence par Othon, qu'il a placé, au lieu d'examens à la fin des pièces, des avertissements, avec le titre de Préfaces ou d'avis Au lecteur, en tête de chacune [454-a]; mais dans les recueils de 1668 et de 1682, où le tome IVe et dernier commence par Sertorius, c'est dès cette pièce que les avis Au lecteur remplacent les examens en tête du volume, avec le titre courant de PRÉFACES. Ces avis manquent dans le recueil de 1666, qui complète, comme supplément, celui de 1664. Le tome IV de 1668 donne après la feuille de titre l'explication que voici:
LE LIBRAIRE AU LECTEUR. «Je n'ai pu tirer de l'auteur pour ce quatrième volume un discours pareil à ceux qu'il a mis au devant des trois qui l'ont précédé, ni sa critique sur les pièces qui le composent; mais il m'a promis l'un et l'autre quand ce volume sera complet et qu'il en aura huit comme les précédents [454-b]. En attendant l'effet de cette promesse, je vous donne ici les Préfaces dont il a accompagné chacune de celles-ci, quand il les a fait imprimer.»
[454-a] Tite et Bérénice n'a ni préface ni avis Au lecteur, mais est seulement précédé de deux extraits latins. Les avertissements des deux pièces suivantes (Pulchérie et Suréna) ne sont pas, dans l'impression de 1682, au commencement du volume, mais, comme dans celle de 1692, en tête de chacune de ces tragédies.
[454-b] Le dernier volume de 1682 contient les huit pièces annoncées, mais Corneille n'a pas pour cela tenu sa promesse; il n'y a mis ni discours ni examens, non plus que dans celui de 1668, qui finit à Attila et ne se compose par conséquent que de cinq tragédies.
[455] VAR. (édit. de 1662 et de 1668): ni emportements de passion.
[456] Dans l'édition de 1692: «auxquelles je me suis attaché.»
[457] Voyez Plutarque dans la Vie de Pompée, chapitres IV et IX, et dans la Vie de Sylla, chapitre XXXIII. Pompée répudia la première de ses cinq femmes [457-a], Antistia (c'est là son vrai nom), quatre ans après l'avoir épousée.—Au sujet des deux noms Antistie et Aristie, Corneille s'exprime ainsi dans la lettre à l'abbé de Pure, que nous avons citée plus haut (voyez la Notice, p. 353): «Je vous ai déjà parlé de l'une qui étoit femme de Pompée. Sylla le força de la répudier pour épouser Emilia, fille de sa femme et d'Émilius Scaurus, son premier mari. Plutarque et Appian la nomment Antistie, fille du préteur Antistius. Un évêque espagnol, nommé Joannes Gerundensis, la nomme Aristie, et son père Aristius [457-a]. Je ne doute pas qu'il ne se méprenne; mais à cause que le mot est plus doux, je m'en suis servi, et vous en demande votre avis et celui de vos savants amis. Aristie a plus de douceur, mais il sent plus le roman; Antistie est plus dur aux oreilles, mais il sent plus l'histoire et a plus de majesté.»
[457-a] Au tome IV, dans la note 1 de la p. 61, on a imprimé par erreur: «sa seconde femme (il faut lire: sa quatrième femme), Julie, fille de César.»
[457-b] On lit dans l'ouvrage intitulé Joannis episcopi Gerundensis Paralipomenon Hispaniæ libri decem, et dédié à Ferdinand et à Isabelle (Fernando et Elisabæ) de Castille: «Aristiam, Aristii filiam, accepit uxorem.» (Rerum hispanicarum scriptores.... ex bibliotheca Roberti Beli, 1579, tome I, p. 98.)
[458] Dans l'édition de 1692: «que de celui de Viriatus.»
[459] Au lieu de le, l'édition de 1682 donne seule les, qui est évidemment une faute d'impression.
[460] La mort de Viriate (Viriathe) est de l'an 140 avant Jésus-Christ; celle de Sertorius de l'an 72.
[461] Quintus Servilius Cæpio, qui fut consul avec Lælius, l'an 140 avant Jésus-Christ.
[462] Ce vers est ainsi conçu dans l'édition de 1662:
Et du consul Brutus l'astre prédominant
(acte II, scène I, vers 439);
et malgré l'indication si précise de Corneille dans cette préface, l'impression de 1668 est la seule de toutes les éditions publiées de son vivant où l'on ait introduit le changement qu'il marque ici. Les recueils de 1666, 1682, et même celui de 1692, ont conservé la leçon fautive. Voltaire a adopté la bonne: «Et de Servilius, etc.»
[463] L'an 78 avant Jésus-Christ.
[464] Voyez ci-après, acte V, scène II.
[465] Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, a omis son, et donne: «pour Aristie.»
[466] Voici ce que Corneille dit à ce sujet dans sa lettre à l'abbé de Pure que nous avons déjà citée deux fois (p. 353, et p. 358, note 2): «J'ai plus besoin de grâce pour Sylla qui mourut et se démit de sa puissance avant la mort de Sertorius; mais sa vie est d'un tel ornement à mon ouvrage pour justifier les armes de Sertorius, que je ne puis m'empêcher de la ressusciter. Mon auteur moderne, Joannes Gerundensis, le fait vivre après Sertorius [466-a]; mais il se trompe aussi bien qu'au nom d'Aristie. Je ne demande point votre avis sur ce dernier point; car quand ce seroit une faute, je me la pardonne.»
[466-a] Voyez les pages 102 et 103 du Recueil cité plus haut (p. 358, note b).
[467] Dans l'édition de 1692: «le chef.»
[468] Toutes les éditions anciennes, sans en excepter celles de Thomas Corneille (1692) et de Voltaire (1764), donnent estimé, sans accord, comme s'il y avait: «ont estimé être autant, valoir autant qu'une pièce entière.»
[469] Nous ne trouvons rien dans la Poétique qui réponde bien exactement à ce qui est dit en cet endroit. Corneille a-t-il peut-être en vue la fin du chapitre XXIV, où la pensée d'Aristote a, sinon un rapport bien frappant, au moins quelque analogie avec l'idée exprimée ici? Le passage du chapitre XV que nous avons cité plus haut, p. 127, note 3, a un sens différent et beaucoup plus restreint.
[470] Thomas Corneille et Voltaire (1764) ont remplacé «en tirera» par «en retirera.»
[471] Les recueils de 1663 in-fol. et de 1664 in-8o finissent à la Toison d'or; celui de 1666 a été publié comme supplément à ce dernier. Il contient Sertorius, Sophonisbe et Othon.
[472] Outre Sertorius, Perpenna et Pompée, Corneille a emprunté à l'histoire le nom d'Aufide (Aufidius), qui est mentionné par Plutarque, au chapitre XXVI de la Vie de Sertorius, parmi les complices de Perpenna. Nous avons vu plus haut (p. 358 et note 2) que le vrai nom de la première femme de Pompée était Antistie. Pour Viriate, voyez ci-dessus, p. 359.
[473] Ce nom est imprimé ainsi dans toutes les éditions anciennes, y compris celle de Thomas Corneille (1692) et de Voltaire (1764). Cette faute était, à ce qu'il paraît, assez commune, car, dans son Grand Dictionnaire géographique (1726), Bruzen de la Martinière dit à l'article Calataiud: «C'est ainsi qu'il faut écrire, et non pas comme font quelques-uns qui en transposant les lettres disent Catalaiud.» Nous ne savons d'après quelle autorité Corneille a identifié Calatayud avec Nertobrige; on pense communément que Calatayud (à quatorze lieues de Saragosse) répond à la Bilbilis des anciens, ou du moins se trouve à un mille des ruines de cette antique cité; et c'est, selon les uns Almuña, selon d'autres Ricla, qui occupe l'emplacement de Nertobrige.—De Visé répond aux objections faites par d'Aubignac au sujet du lieu de la scène: «A cause que tous les personnages de cette tragédie ont de grands intérêts, vous ne voulez pas qu'elle se puisse toute passer dans un même lieu; et néanmoins il est vrai qu'elle s'y peut passer, et se passe en effet toute entière dans le cabinet de Viriate; et je vous apprends, si vous ne le savez pas, que ce que l'on appelle cabinets chez les grands, sont des antichambres, où plusieurs personnes se peuvent, en divers endroits, entretenir ensemble de leurs affaires les plus secrètes.» (Défense du Sertorius de M. de Corneille, dans le Recueil de dissertations.... publié par l'abbé Granet, tome I, p. 332.)
[474] Voyez Plutarque, Vie de Sertorius, chapitre XXV.
[475] Voyez ci-après, p. 401, note 1.
[476] Var. Qui rompt votre fortune et nous ravit l'honneur. (1662)
[477] Voyez Plutarque, Vie de Sertorius, chapitre XV.
[478]
Var. C'est trop craindre, et trop tard: ce soir, dans le festin,
Vous avez donné l'heure à trancher son destin. (1662 et 66)
[479] Voyez Plutarque, Vie de Sertorius, chapitre XXVI.
[480] Var. Qui pourroient bien avoir mêmes remords que vous. (1662)—Voltaire a adopté cette leçon; il donne mêmes au pluriel.
[481] Ce fut Sylla qui le premier salua Pompée du nom de Magnus (grand); mais Pompée ne le prit officiellement qu'à partir de la guerre contre Sertorius: voyez Plutarque, Vie de Pompée, chapitre XIII, et Vie de Sertorius, chapitre XVIII. Au reste, le surnom de Magnus, qu'adoptèrent les Pompeii, appartenait aussi à d'autres familles romaines, aux Fonteii, aux Postumii, etc.
[482] Voyez plus haut, p. 358, note 457.
[483] Pauline dit dans Polyeucte, en parlant de Sévère (acte I, scène IV, vers 323):
Cela pourroit bien être: il m'aimoit chèrement.
[484] Ville de l'Espagne tarraconaise, aujourd'hui Husca, dans l'Aragon. Voyez Plutarque, Vie de Sertorius, chapitre XIV. Il paraît bien probable que Sertorius fut tué à Osca, plutôt qu'à Nertobridge, où Corneille place la scène de sa pièce et du meurtre.
[485] Var. Et tous les deux contre elle ont leur raison d'État. (1662 et 66)
[486] Voltaire a mis le singulier: «au mépris.»
[487] On lit dans Œdipe (acte II, scène IV, vers 676):
Ne me ravalez point jusqu'à cette bassesse.
[488] Var. Vous êtes chef de l'un, il est sujet dans l'autre. (1666)
[489] Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) ont remplacé die par dise.
[490] Var. Ainsi par mon hymen vous aurez assurance. (1662)
[491] Voyez plus haut, p. 358.
[492] L'édition de 1682, par erreur évidemment, donne sur, au lieu de sous.
[493] Entre ce vers et le suivant, Voltaire a placé l'indication: Seul.
[494] Les Turdétans sont un peuple de la Bétique; les Celtibères, un peuple de l'Espagne tarraconaise.
[495] Indibilis, prince des Ilergètes, en Espagne, et son frère Mandonius, furent tour à tour alliés et ennemis des Scipions. Indibilis, dans une dernière révolte, fut tué les armes à la main l'an 205 avant Jésus-Christ.
[496] Voyez l'avis Au lecteur, p. 359.
[497] Var. Et du consul Brutus l'astre prédominant. (1662, 66 et 82)—Voyez ibidem, p. 360, note 462.
[498] Var. Et leur laissent à peine, au bout des dix années. (1662)
[499] «A ce vers le parterre éclate, et sans plus rien considérer on s'écrie partout que cette pièce est admirable. On devoit néanmoins se contenter de dire: «Voilà un bel endroit.» (D'aubignac, Seconde dissertation.... en forme de remarques sur Sertorius. Recueil.... publié par Granet, tome I, p. 263.)
[500] Var. Les éloges brillants que vous daignez y joindre. (1666)
[501] Var. Et ne trouverois pas nos rois à dédaigner. (1662-68)
[502] Var. Et comme il n'en est plus, je pense m'en devoir. (1662 et 66)
[503] Plutarque dit au chapitre XV de la Vie de Sertorius que Perpenna était fier de sa noblesse et de sa richesse. Valère-Maxime, livre III, chapitre IV, 7, nous apprend qu'il n'était pas d'origine romaine; et d'après la forme même de son nom (Perpenna ou Perperna), il paraît assez probable, comme le dit ici Corneille, que sa famille était originaire d'Étrurie.
[504] Les éditions de 1666, de 1668 et de 1682 portent la grade, pour le grade.
[505] Marius fut sept fois consul.
[506] Var. Sous un même étendard puisse unir les Espagnes. (1662 et 66)
[507] Var. Le plus heureux destin surprend par ses divorces. (1662)
[508] Dans toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692, les deux derniers mots de ce vers sont joints par un trait d'union, comme une sorte de composé: «le pas-devant.» Plus loin, au vers 1700, la première édition seule a le trait d'union; les autres donnent, comme nous, «le pas devant.»
[509] Cet hémistiche est remplacé par le suivant dans l'édition de 1692:
Tandis que Viriate....
[510] Corneille s'effrayait un peu de l'étendue de cette belle scène; il dit dans la lettre à l'abbé de Pure que nous avons citée plusieurs fois (voyez p. 353, et p. 358, note 2): «J'espère dans trois ou quatre jours avoir achevé le troisième acte. J'y fais un entretien de Pompée avec Sertorius que les deux premiers préparent assez, mais je ne sais si on en pourra souffrir la longueur. Il est de deux cent cinquante-deux vers. Il me semble que deux hommes tels qu'eux, généraux de deux armées ennemies, ne peuvent achever en deux mots une conférence si attendue durant une trêve. On a souffert Cinna et Maxime, qui en ont consumé davantage à consulter avec Auguste. Les vers de ceux-ci me semblent bien aussi forts et plus pointilleux, ce qui aide souvent au théâtre, où les picoteries soutiennent et réveillent l'attention de l'auditeur.» Malgré ses appréhensions, Corneille n'a retranché que huit vers de cet entretien, qui, dans l'édition originale, n'en a plus que deux cent quarante-quatre.
[511] Voltaire coupe ici la scène, et fait commencer au vers suivant la scène II, avec ces mots en tête: SERTORIUS ET POMPÉE, assis.
[512] Ce vers, par une erreur d'impression, manque dans l'édition de 1682.
[513] Pompée avait triomphé n'étant encore que simple chevalier, et «avant que la barbe luy fust venuë.» Voyez Plutarque, Vie de Sertorius, chapitre XVIII, traduction d'Amyot.
[514] «On se servait encore de piques en France lorsqu'on représenta Sertorius, et cette expression était plus noble qu'aujourd'hui.» (Voltaire.)
[515] Tel est le texte de toutes les éditions antérieures à 1692. Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) ont substitué ces à ses.
[516] «Si vous aviez lu la vie de Sertorius, vous auriez connu que celui qui le fait revivre sur la scène soutient son caractère d'une façon bien ingénieuse et bien délicate. Ce héros, dans l'histoire, fait des leçons à Pompée, et le traite de petit garçon, dit qu'il le renvoyera à Rome à coups de verges. (Voyez la Vie de Sertorius par Plutarque, chapitre XIX). M. de Corneille, qui a voulu adoucir cet endroit et conserver néanmoins la fierté de Sertorius, dans les compliments qu'il lui fait faire à Pompée, lui fait mêler des leçons parmi ses civilités.» (Défense du Sertorius.... par Dauneau de Visé. Recueil... publié par l'abbé Granet, tome I, p. 341.)
[517] On sait que Sylla attribuait ses succès, sa grandeur, à sa fortune, et qu'il prit lui-même le surnom de Felix (l'Heureux).
[518] Dans l'édition de 1692: «à faire choix d'un maître.»
[519] Var. Il ne feroit pas sûr de vous désobéir. (1662 et 68)
[520] «Il (Sertorius) appelloit les bannis qui s'estoyent sauuez de Rome et retirez deuers luy, senateurs, et les tenant riere soy [520-a], les nommoit le senat, et en faisoit les vns questeurs, les autres præteurs, ordonnant toutes choses selon les coustumes et à la guise de son païs.» (Plutarque, Vie de Sertorius, chapitre XXII, traduction d'Amyot.)
[520-a] Derrière soi, à sa suite.
[521] On lit dans la Dissertation sur les caractères de Corneille et de Racine contre le sentiment de la Bruyère, par M. Tafignon (Recueil.... publié par Granet, tome I, p. 83): «Revenons aux héros de l'ancienne Rome. Corneille, pour les mieux peindre, avoit, si l'on peut le dire, fondu dans sa tête les plus belles pensées des historiens qui en ont parlé le plus noblement. J'ose hasarder cette conjecture que les paroles magnifiques qu'il met dans la bouche de Sertorius, touchant son parti, étoient une trace de l'impression que lui avoit laissée un beau trait de Tacite touchant le sénat: «Quid? vos pulcherrimam hanc urbem, domibus et tectis et congestu lapidum stare creditis? muta ista et inanima intercidere ac reparari promiscue possunt: æternitas rerum.... incolumitate senatus firmatur.» (Histoires, livre I, chapitre LXXXIV.)
[522] Var. Mais pour revivre ailleurs dans sa plus vive force. (1666).
[523] Var. On lit qui leur plaît, pour qu'il leur plaît, dans l'édition de 1666.
[524] Dans l'édition de 1692:
S'il voyoit qu'en ces lieux il n'eût point d'ennemis.
[525] Voltaire coupe encore ici la scène, et de ce qui suit, à partir de: «Venez, venez, Madame,» jusqu'au vers 992, il fait la scène III, ayant pour personnages: ARISTIE, SERTORIUS, POMPÉE.
[526] Dans l'édition de 1682 et dans celle de 1692: «Il me rend tout à vous.»
[527] Tel est le texte des éditions publiées du vivant de l'auteur. Voyez tome I, p. 228, note 3-a. Thomas Corneille et Voltaire après lui donnent: «d'une autre.»
[528] L'édition de 1682 porte seule confirmer, pour confier.
[529] «Voulant, comment que ce fust, s'allier de Pompeius Magnus, il (Sylla) luy commanda de répudier la femme qu'il auoit espousee, et osta à Magnus (Manius) Glabrio Æmylia fille d'Æmylius Scaurus et de Metella sa femme, et la luy feit espouser, toute grosse qu'elle estoit de son premier mary; mais elle mourut en trauail d'enfant au logis de Pompeius. » (Plutarque, Vie de Sylla, chapitre XXXIII, traduction d'Amyot.)
[530] On lit dans l'édition de 1666: «Me rend en mes ayeux.»
[531] L'édition de 1682 porte, probablement par erreur: «et pour la renommée....»
[532] «La vôtre, etc., est un vers de Nicomède [532-a], qui est bien plus à sa place dans Nicomède qu'ici, parce qu'il sied mieux à Nicomède de braver son frère, qu'à Pompée de braver sa femme.» (Voltaire.)
[532-a] Nicomède dit à Attale (acte I, scène II, vers 139):
La place, à l'emporter, coûteroit bien des têtes.
[533] Var. Rien ne l'en peut jamais assurer que ma mort. (1662-68)
[534] Ce vers a évidemment donné lieu à celui de Tartuffe, qui dit à Elmire (acte III, scène III)
Ah! pour être dévôt, je n'en suis pas moins homme.
On l'a contesté; on a cité ce passage d'un conte de Boccace [534-a]: Come che io sia abbate, io son uomo come gli altri. Que notre grand comique se soit rappelé ces mots de Boccace, cela est possible; mais il est difficile de croire que le vers de Corneille ne fût pas présent aussi à sa pensée; ce vers devait être remarqué, il devait produire un grand effet au théâtre, et ce n'est sans doute point par un pur hasard que Molière l'a répété à cinq ans de distance.
[534-a] Décaméron, huitième nouvelle de la troisième journée.
[535] Voyez, plus haut, p. 385, note 503.
[536] L'édition de 1666 donne seule tout, invariable.
[537] Inégal paraît être employé ici dans le sens du latin iniquus, «inique, injuste.»
[538] L'édition de 1666 porte tint, pour tient.
[539] Var. Me réduit un amour que j'ai mal écouté. (1662-68)
[540] Dans l'édition de 1692, et dans celle de Voltaire, on lit: «Et pour me consoler.»
[541] Estime, réputation.
[542] Var. Mais près du coup fatal, je sens par mes ennuis. (1662)
[543] Ma gloire, ma fierté.
[544] Dans les éditions de Thomas Corneille et de Voltaire: «qui doit nous l'acquérir.»
[545] Voltaire a substitué nos vœux à vos vœux.
[546] Voltaire, en deux endroits, veut confirmer par ce vers son jugement sur l'entretien de Sertorius et de Pompée, qui, dit-il, «n'a rien produit dans la pièce.» Voyez ses remarques sur les vers 749 et 1430.
[547] Carbon, vaincu par Pompée, fut mis à mort par son ordre, l'an 82 avant Jésus-Christ; et la même année, le fils de Marius, dit le jeune Marius, battu par Sylla, se tua de désespoir. Deux ans auparavant, Cinna avait péri dans une sédition de son armée.
[548] Les Vacéens (Vaccéens) et les Ilergètes étaient deux peuples de l'Espagne tarraconaise.
[549] Var. Et courir sans scrupule exécuter ces lois. (1662-68)
[550] «Sertorius se partit d'Afrique à la semonce des Lusitaniens, qui le choisirent pour leur capitaine general, auec plein pouuoir et authorité souueraine.» (Plutarque, Vie de Sertorius, chapitre XI, traduction d'Amyot.)
[551] «Il semble que l'auteur, refroidi lui-même dans cette scène, fait répéter à Viriate le même vers et les mêmes choses que dit Cornélie en tenant l'urne de Pompée, à cela près que les vers de Cornélie sont très-touchants et que ceux de Viriate languissent.» (Voltaire.)—Voyez au tome IV, Pompée, acte V, scène 1, vers 1461 et suivants.
[552]Dans l'édition de Voltaire (1764): «PERPENNA, à Viriate.»
[553] Voyez ci-dessus, p. 391, note 508.
[554] La première édition donne: «Et l'espoir d'Aristie,» ce qui est évidemment une faute.
[555] Voyez tome I, p. 169, note 1.
[556] Dans l'édition de 1662: «à notre nouveau grade,» mais c'est certainement encore une faute.
[557] Les éditions de 1682 et de 1692, que Voltaire a suivies, portent, par erreur, son courroux, pour mon courroux. Au vers suivant, Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) ont changé «tous efforts» en «ses efforts.»
[558] Atteinte est le texte de 1682, de 1692, de Voltaire dans sa première édition (1764), aussi bien que dans la seconde (1774). L'impression originale (1662) et celle de 1668 donnent attente. Il nous semble que les deux leçons peuvent se défendre.
[559] «Rodelinde dit dans Pertharite (acte III, scène III, vers 998 et 1000):
Pour mieux choisir la place à te percer le cœur [559-a]
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
A ces conditions prends ma main, si tu l'oses.»
(Voltaire.)
[559-a] Dans Pertharite (voyez ci-dessus, p. 62), le texte de ce vers et du précédent est:
Pour avoir l'accès libre à pousser ma fureur,
Et mieux choisir la place à te percer le cœur.
[560] Corneille a emprunté à Plutarque les noms d'Antoine et de Manlius, aussi bien que celui d'Aufide (ci-dessus, p. 364, note 1). Ce fut Antoine qui porta le premier coup à Sertorius. Voyez la Vie de Sertorius, chapitre XXVI.
[561] Plutarque, tout à la fin de son dernier chapitre, raconte que, de tous les complices de Perpenna, Aufidius fut le seul qui échappa. Il «vieillit en vne meschante bourgade de Barbares, pauure, miserable, et hay de tout le monde.»
[562] Var. Mais puisque je vous vois, j'en suis assez vengé. (1662)
[563] «En la scène sixième, M. Corneille nous apprend de son chef et par entreligne, dans l'impression de sa pièce, que Pompée brûle des lettres d'Aristie, au moins il semble que ce soit d'elle, que Perpenna lui venoit de mettre entre les mains; mais il veut qu'on l'en croie sur sa parole, car il ne paroît point qu'il y eût du feu dans le cabinet de Viriate.» (Seconde dissertation.... par l'abbé d'Aubignac. Recueil.... publié par l'abbé Granet, tome I, p. 275.)—«Cette action de brûler des lettres est belle dans l'histoire (voyez la note suivante), et fait un mauvais effet dans une tragédie. On apporte une bougie, autrefois on apportait une chandelle.» (Voltaire, 2e édition, 1774.)
[564] «Pour cuider sauuer sa vie, s'estant saisi des papiers de Sertorius, il (Perpenna) fit offre à Pompeius de luy bailler entre ses mains les lettres missiues de plusieurs des principaux senateurs de Rome, escrites de leurs propres mains, par lesquelles ilz mandoient à Sertorius qu'il menast son armée en Italie, et qu'il y trouueroit beaucoup de gens qui desiroient sa venuë, et ne demandoient autre chose que la mutation du gouuernement. Là ne fit point Pompeius vn acte de ieune homme, ains d'vn cerueau meur, rassis et bien composé, deliurant par ce moyen la ville de Rome de grande peur et du danger de grandes nouuelletez; car il amassa ces lettres et papiers de Sertorius en vn monceau, et les brusla toutes sans en lire vne seule, ne permettre qu'autre en leust. Dauantage fit incontinent mourir Perpenna pour doute qu'il n'en nommast quelques vns, craignant que s'il en nommoit, cela ne fust derechef occasion de nouveaux troubles et nouuelles seditions.» (Plutarque, Vie de Sertorius, chapitre XXVII, traduction d'Amyot.)
[565] Voltaire (1764) a placé entre ce vers et le suivant l'indication: A Viriate.
[566] Pour l'histoire des diverses Sophonisbes, voyez ci-après l'Appendice II, p. 553 et suivantes.
[567] Édition de la Haye, 1722, p. 144.
[568] Voyez tome III, p. 41-43.
[569] Voyez ci-après l'avis Au lecteur, p. 460 et suivantes.
[570] Donneau de Visé, Nouvelles nouvelles, 3e partie, p. 166.
[571] Ces deux mots sont imprimés en petit texte au bout du vers.
[572] 3 février 1663, no 15, p. 119.
[573] Recueil de dissertations.... publié par Granet, tome I, p. 135.
[574] Ibidem, p. 160 et 161.
[575] Ibidem, p. 196.