[577] Voyez ci-dessus la Notice de Sertorius, p. 353 et 355.

[578] Voyez tome III, p. 13, note 1.

[579] Voyez tome III, p. 15, note 2.

[580] Voyez tome II, p. 427, notes 2 et 3, et tome IV, p. 126.

[581] Ce sont deux tragédies de Thomas Corneille, représentées la première en 1658, la seconde en 1660.

[582] Les deux suivantes, Herminie et Barcée, ont le titre de dames d'honneur, même dans la première édition. Voyez ci-dessus, p. 134, note 228.

[583] Recueil de dissertations.... publié par Granet, tome I, p. 171.

[584] Voyez tome II, p. 337.

[585] Recueil de dissertations.... publié par Granet, tome I, p. 124.

[586] Acte IV, scène II, vers 1146.

[587] Voyez tome III, p. 18, et ci-dessus, p. 229.

[588] Recueil de dissertations.... publié par Granet, tome I, p. 128.

[589] Voyez ci-après, p. 459.

[590] Recueil de dissertations.... publié par Granet, tome I, p. 153.

[591] Voyez tome V, p. 508 et 509.

[592] Scène II.

[593] Comparez tome II, p. 8 et 9.

[594] Recueil de l'abbé Granet, tome I, p. 132 et 133.

[595] Réimprimées dans le Recueil de Granet, tome I, p. 134 et suivantes.

[596] Paris, Barbin, 1663. Réimprimée dans le Recueil de Granet, tome I, p. 154 et suivantes.

[597] Scène V.

[598] Voyez tome III, p. 254.

[599] Sans lieu ni date, in-12. Cette lettre est réimprimée dans le Recueil de l'abbé Granet, tome I, p. 195 et suivantes.

[600] Remarques en tête de l'acte II de la Sophonisbe de Corneille.—A la Sophonisbe de Corneille succédèrent d'autres ouvrages sur le même sujet; aucun d'eux ne s'est maintenu au théâtre. Voyez ci-après l'Appendice II, p. 564.

[601] Cet avertissement n'a le titre: Au lecteur, que dans l'édition originale (1663). Voyez ci-dessus, p. 357, note 454.

[602] Voyez ci-dessus, la Notice, p. 449, et ci-après l'Appendice II, p. 557 et suivantes.

[603] Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) donnent «le désespoir,» pour «les désespoirs.»

[604] Voyez la Sophonisbe de Mairet, acte IV, scène V, et acte V, scènes II et III, VIII et IX. Voyez ci-après, dans la seconde partie de l'Appendice, l'analyse de la Sophonisbe de Mairet, et particulièrement les p. 562 et 564.

[605] Dans les éditions de Thomas Corneille et de Voltaire: «et de ménager la mienne.»

[606] Dans les Choéphores d'Eschyle, l'Électre de Sophocle, et l'Électre d'Euripide.—Les deux éditions de 1668 et de 1682 ont étrangement défiguré le nom de ce dernier poëte: elles en ont fait Euripidie.

[607] Les éditions de 1668 et 1682 ne font pas l'élision, et donnent: «que aucun.»

[608] Voyez tome I, p. 77 et 78.

[609] La Mariane de Hardy, imprimée en 1625, paraît avoir été jouée dès 1610; celle de Tristan a été représentée avec un grand succès en 1636. Voyez tome I, p. 48 et 49.

[610] Corneille aurait pu citer un nombre beaucoup plus grand d'ouvrages sur ce même sujet de Panthée, mais il a voulu se borner à rappeler ceux qui avaient une certaine importance. Les frères Parfait, forcés à plus d'exactitude, parlent de six pièces sous ce titre:

1o Panthée, tragedie prise du grec de Xenophon, mise en ordre par Caye Jules de Guersens. A Poitiers, par les Bouchetz, 1571. Dans l'Epître dédicatoire, cet ouvrage est attribué par de Guersens à Mme et à Mlle des Roches.

2o Panthée, tragédie d'Alexandre Hardy, jouée en 1604 et imprimée en 1624.

3o Panthée ou l'Amour conjugal, tragédie de Guérin de la Dorouvière, avocat d'Angers, représentée en 1608.

4o Panthée, tragédie de Claude Billard de Courgenay.

5o Panthée, tragédie par M. Tristan, représentée en 1637. Dans l'avis intitulé: A qui lit, qui figure en tête de cette pièce, l'auteur reconnaît qu'elle est inférieure à Mariane, parce qu'il l'a écrite étant malade. «Elle s'est sentie, ajoute-t-il, du funeste coup dont le théâtre du Marais saigne encore, et prit part en la disgrâce d'un personnage dont elle attendoit un merveilleux ornement. Il est aisé de deviner que c'est de l'accident du célèbre Mondory qu'elle a reçu ce préjudice.... Sans cette espèce d'apoplexie dont il n'est pas encore guéri parfaitement, il auroit fait valoir Araspe aussi bien qu'Hérode [610-a]....»

6o Panthée, tragédie de M. d'Urval, représentée en 1638.

[610-a] Suivant les frères Parfait, il y a eu six ans d'intervalle entre ces deux pièces, traitées d'ailleurs, comme le titre de la dernière suffit à l'indiquer, d'une manière fort différente. La Didon de Scudéry paraît avoir été jouée en 1636; l'auteur de la Voix publique à M. de Scudéry sur les Observations du Cid fait allusion au peu de succès de cet ouvrage. La tragédie de Boisrobert intitulée: La vraie Didon, ou Didon la chaste, n'est que de 1642. Avant ces deux pièces, quatre autres avaient déjà été composées sur le même sujet: Didon se sacrifiant, tragédie d'Étienne Jodelle en 1552; une tragédie non imprimée de Gabriel le Breton; une autre de Guillaume de la Grange, jouée et imprimée à Lyon en 1582; enfin, en 1603, Didon se sacrifiant, de Hardy.

[611] Voyez tome I, p. 49, note 2.

[612] Corneille se méprend ici et intervertit l'ordre dans lequel ces deux ouvrages ont paru. Dans l'Épître dédicatoire des Galanteries du duc d'Ossonne, Mairet, né le 4 janvier 1604, nous dit lui-même qu'il fit son Marc Antoine à vingt-six ans, c'est-à-dire en 1630, et il y parle de Benserade comme d'un jeune auteur «de qui l'apprentissage est un demi-chef-d'œuvre» (voyez tome III, p. 74, note 3). Corneille, ou du moins un de ses partisans, blâmant ce ton dégagé, a dit dans l'Avertissement au Besançonnois Mairet: «Cette Cléopatre a enseveli la vôtre» (voyez tome III, p. 75); ce qui prouve suffisamment que la pièce de Mairet est antérieure. Suivant les Frères Parfait, celle de Benserade est de 1635. Ce sujet avait déjà été traité plusieurs fois avant de l'être par ces deux auteurs. On peut citer la Cléopatre captive de Jodelle, jouée en 1552; le Marc Antoine de Robert Garnier, en 1568; Les délicieux amours de Marc Antoine et de Cléopatre par Beliard, imprimés en 1578; enfin la Cléopatre que Nicolas Montreux fit jouer et imprimer à Lyon en 1595.

[613] Telle est l'orthographe de toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692. Voltaire donne: «du Trissin.»

[614] Antoine Montchrestien, sieur de Vasteville, auteur de tragédies et d'un Traicté de l'économie politique, mort en 1621. Voyez le Malherbe de M. Lalanne, tome III, p. 556 et suivantes; et sur sa Sophonisbe, ci-après l'Appendice II, p. 556.

[615] C'est la première fois que Corneille désigne cette pièce, intitulée Horace, par le pluriel les Horaces, mais il ne fait en cela que suivre une coutume qui, ce semble, était devenue assez générale. Voyez la lettre de Chapelain citée tome II, p. 255, et le passage de Loret rapporté ci-dessus, p. 353.

[616] Voyez ci-après l'Appendice I, p. 550-553.

[617] Dans les éditions de Thomas Corneille et de Voltaire: «et sa propre vie.»

[618] Voltaire a remplacé de par à.

[619] Tite Live, au livre XXX, chapitre XV, nous apprend, à l'occasion de la mort de Sophonisbe, qu'un esclave de Massinisse «avoit sous sa garde le poison tenu en réserve contre les incertitudes de la fortune.» Voyez l'Appendice I, p. 552.

[620] «Le mariage est rompu par le divorce, la mort, la captivité....» (Digeste, livre XXIV, titre II, I.)

[621] C'est Appien qui raconte, au chapitre X de son Histoire punique, qu'Asdrubal «avait choisi Massinissa pour gendre,» et qu'ensuite les Carthaginois avaient marié à Syphax la fiancée de Massinissa, à l'insu de celui-ci et d'Asdrubal, qui étaient tous deux en Espagne.

[622] Voyez ci-dessus, Sertorius, acte III, scène II, p. 405 et suivantes.

[623] Donneau de Visé s'exprime ainsi dans les Nouvelles nouvelles: «L'on peut dire, si l'on compare la Sophonisbe de M. de Mairet avec cette dernière, qu'il a mieux fait que M. de Corneille, d'avoir, par les droits que donne la poésie, fait mourir Syphax, pour n'y pas faire voir Sophonisbe avec deux maris vivants et d'avoir par la même autorité fait mourir Massinisse, qui, après la mort de Sophonisbe, ne peut vivre ni avec plaisir, ni avec honneur.» (Recueil de Granet, tome I, p. 130.) D'Aubignac ne manque pas de répéter cette critique dans ses Remarques sur Sophonisbe (Recueil de Granet, tome I, p. 150): «Mairet avoit bien mieux sauvé cette fâcheuse aventure en faisant mourir Syphax dans la bataille, car par ce moyen il laissoit Sophonisbe libre, en état de se marier quand et de quelle manière il lui plaisoit, et le spectateur ne se mettoit point en peine des secrets de ce mariage. Et voilà comme sur la scène il est plus à propos quelquefois de tuer un homme qui se porte bien dans l'histoire, que de conserver l'histoire contre les règles de la scène.»

[624] La fidélité à l'histoire, l'exactitude dans la peinture des mœurs et des caractères, qui sont un des mérites de Corneille, étaient peut-être ce qui déplaisait le plus à une bonne partie de son public. Dans sa Dissertation sur l'Alexandre de Racine, Saint-Évremont attribue à cette cause les critiques qu'a soulevées la Sophonisbe de Corneille. «Un des grands défauts de notre nation, dit-il, c'est de ramener tout à elle, jusqu'à nommer étrangers dans leur propre pays ceux qui n'ont pas bien ou son air ou ses manières; de là vient qu'on nous reproche justement de ne savoir estimer les choses que par le rapport qu'elles ont avec nous; dont Corneille a fait une injuste et fâcheuse expérience dans sa Sophonisbe. Mairet, qui avoit dépeint la sienne infidèle au vieux Syphax et amoureuse du jeune et victorieux Massinisse, plut quasi généralement à tout le monde pour avoir rencontré le goût des dames et le vrai esprit des gens de cour; mais Corneille, qui fait mieux parler les Grecs que les Grecs, les Romains que les Romains, les Carthaginois que les citoyens de Carthage ne parloient eux-mêmes; Corneille, qui, presque seul, a le bon goût de l'antiquité, a eu le malheur de ne pas plaire à notre siècle pour être entré dans le génie de ces nations et avoir conservé à la fille d'Asdrubal son véritable caractère. Ainsi, à la honte de nos jugements, celui qui a surpassé tous nos auteurs, et qui s'est peut-être surpassé lui-même à rendre à ces grands noms tout ce qui leur étoit dû, n'a pu nous obliger à lui rendre tout ce que nous lui devions, asservis par la coutume aux choses que nous voyons en usage, et peu disposés par la raison à estimer des qualités et des sentiments qui ne s'accordent pas aux nôtres.»

Il faut voir la lettre que Corneille adressa à l'auteur de cette appréciation pour l'en remercier; elle contient sur Sophonisbe quelques lignes intéressantes.

Les partisans de Corneille adoptèrent presque tous, au sujet de Sophonisbe, l'opinion que Saint-Évremont avait si bien développée. Chapuzeau la reproduit ainsi, en l'abrégeant, dans son Théâtre François (p. 41 et 42):

«On veut de l'amour.... La Sophonisbe qui a de la tendresse pour Massinisse jusqu'à la mort a été plus goûtée que celle qui sacrifie cette tendresse à la gloire de sa patrie, quoique le fameux auteur du dernier de ces deux ouvrages (Corneille) l'ait traitée avec toute la science qui lui est particulière, et qui lui a si bien appris à faire parler et les Carthaginois et les Grecs et les Romains, comme ils devoient parler, et mieux qu'ils ne parloient en effet.»

[625] Tite Live raconte, au livre XXX, chapitre xv, que Scipion fit venir sur-le-champ Massinisse pour le consoler, et que les honneurs dont il le combla dès le lendemain de la mort de Sophonisbe, calmèrent et adoucirent son cœur (mollitus regis animus), et lui donnèrent l'espoir de commander à toute la Numidie.

[626] Voyez plus loin, p. 472, note 631, et acte V, scène II, p. 538 et 539.

[627] «C'est de Quinault dont il est ici question. Le jeune Quinault venait de donner successivement Stratonice (2 janvier 1660), Amalasonte (novembre 1657), (Agrippa, roi d'Albe, ou) le Faux Tibérinus (1661), Astrate (décembre 1664). Cet Astrate surtout, joué dans le même temps que Sophonisbe, avait attiré tout Paris, tandis que Sophonisbe était négligée.» (Voltaire, 1764.)

[628] Voyez ci-après, acte II, scène II, p. 493 et suivantes.

[629] Il y a «un équivoque,» au masculin, dans toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692; Voltaire a mis: «une équivoque.»

[630] Corneille, nous l'avons dit, ne tint pas cette promesse de rédiger plus tard un examen de Sophonisbe. Le premier recueil où il ait donné cette pièce est le supplément de l'édition de 1664, publié en 1666.

[631] Outre les noms des principaux personnages, Syphax, Massinisse, Lélius, Sophonisbe [631-a], qui sont historiques et se trouvent dans Tite Live (voyez l'Appendice I, p. 550-553), Corneille a emprunté à cet auteur les noms de Mézétulle (ou mieux Mézétule [631-b]) et de Bocchar, qui désignent (au livre XXIX, chapitres XXIX et XXX), le premier un noble Numide, issu du sang royal, le second un roi de Mauritanie. Herminie appartient au Trissin (voyez l'Appendice II, p. 553-555). Quand à Lépide, Albin, Éryxe (voyez plus haut, p. 469) et Barcée, ce sont des personnages de l'invention de Corneille.

[631-a] Dans Appien Sophonibe, Σοφονιβα.

[631-b] C'est ainsi que ce nom est écrit dans Tite Live. Toutes les éditions anciennes de Sophonisbe, hormis la première, le donnent de même, par une seule l, dans l'avis Au lecteur; mais dans la pièce toutes ont la double l.

[632] Ou plutôt Cirte, Cirta, à la place où est aujourd'hui Constantine. «Cirta, dit Tite Live, livre XXX, chapitre XII, était la capitale du royaume de Syphax.»—L'action se passe en l'an 203 avant Jésus-Christ.

[633] Voltaire a dit dans le IVe chant de la Henriade:

Il fait tracer leur perte autour de leurs murailles.

[634] Dans l'édition de 1682 on lit, par erreur évidemment: «tout de son cœur,» pour: «de tout son cœur.»

[635] Voyez ci-dessus, p. 465 et la note 621.

[636] «Telle avait été la puissance de Syphax, que Massinissa, chassé de son royaume, avait été réduit à semer le bruit de sa mort, et à se cacher pour sauver ses jours, vivant, comme les bêtes, du fruit de ses rapines.» (Tite Live, livre XXX, chapitre XIII.)

[637] Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) donnent: «ma perte,» pour: «sa perte.»

[638] Dans Voltaire (1764) on lit fameux, au lieu de fâcheux.

[639] L'édition de 1666 porte, par erreur, connois, pour donnois.

[640] Var. Sa rigueur n'a jamais de dehors si sévère. (1663)

[641] Var. Et je vous répondrai sur celui de Carthage. (1666)

[642] Thomas Corneille (1692) et après lui Voltaire (1764) donnent ici: «nous naturaliser,» et au vers 221: «nos Tyriens.» Notre texte est celui de toutes les éditions publiées du vivant de l'auteur, et c'est bien celui que le sens demande.

[643] Scipion et Asdrubal vinrent le même jour réclamer l'alliance et l'amitié de Syphax. Le hasard les ayant réunis sous son toit, il les invita tous deux à s'asseoir à sa table. Scipion et Asdrubal, parce que tel était le désir du roi, se placèrent sur le même lit. Eodem lecto Scipio atque Asdrubal (quia ita cordi erat regi) accubuerunt. (Tite Live, livre XXVIII, chapitre XVIII.)

[644] Les éditions de 1663 et de 1666 donnent j'avois (j'auois), pour j'aurois.

[645] L'édition de 1692 a changé le en les.

[646] Quand Syphax épousa Sophonisbe, les Carthaginois et lui se lièrent par des engagements réciproques et se promirent, sous la foi du serment, d'avoir les mêmes amis et les mêmes ennemis: data ultro citroque fide, eosdem amicos inimicosque habituros. (Tite Live, livre XXIX, chapitre XXXIII.)

[647] Dans les éditions de Thomas Corneille et de Voltaire, il y a celle, au singulier: «en celle des Romains.»

[648] Les impressions de 1668 et de 1682 ont ici l'une et l'autre la même faute typographique: éteindre, pour étreindre.

[649] On lit vos forces dans l'édition de 1663, mes forces dans celles de 1666 et de 1668, et nos forces dans celles de 1682, de 1692 et de Voltaire (1764).

[650] Voyez Tite Live, livre XXX, chapitre III.

[651] A peu de distance du récit d'où Corneille a tiré sa pièce, Tite Live nous montre Annibal revenu d'Italie en Afrique: voyez livre XXX, chapitres XXVIII et XXIX.

[652] Toute cette scène entre Sophonisbe et Syphax est le développement de ce passage de Tite Live (livre XXX, chapitre VII): «Syphax faisait les plus actives dispositions pour recommencer la guerre. Sa femme l'avait gagné, non plus seulement comme autrefois, par des caresses, armes déjà si puissantes sur le cœur d'un époux qui l'aimait, mais par les prières et la compassion, le conjurant, les yeux pleins de larmes, de ne pas trahir son père et sa patrie.» Syphacem.... summa ope... reparantem bellum: quum uxor, non jam, ut ante, blanditiis, satis potentibus ad animum amantis, sed precibus et misericordia valuisset, plena lacrimarum obtestans ne patrem suum patriamque proderet.

[653] L'édition de 1692 a changé poster en porter.

[654] Voyez ci-après l'Appendice I, p. 550 et 551.

[655] Dans l'édition de 1692 il y a jadis, au lieu de jamais.

[656] Hyarbée (Iarbée), capitale de la Gétulie, nom de ville forgé, comme le nom de la reine Éryxe, et tiré apparemment de celui de l'ancien roi de Gétulie Iarbas.

[657] L'édition de 1692 donne «ses soupirs,» pour «ces soupirs.»

[658] Tel est le texte de toutes les éditions publiées du vivant de l'auteur. Thomas Corneille et Voltaire ont mis le pluriel: «leurs discours.»

[659] Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) ont corrigé ainsi ce vers:

Je n'aurois plus sujet d'aucune inquiétude.

[660] Voyez ci-dessus, p. 469 et 470, l'observation que Corneille fait sur ce couplet.

[661] Les Romains.

[662] «L'âme du vainqueur ne s'abandonna pas seulement à la compassion; il s'éprit d'amour pour sa captive.» Non in misericordiam modo prolapsus est animus victoris, sed.... amore captivæ victor captus.... (Tite Live, livre XXX, chapitre XII.) Voyez ci-après l'Appendice I, p. 551.

[663] Les éditeurs modernes ont ajouté avec raison aux noms des personnages celui de Mézétulle, qui figure en tête de la scène précédente et dans la suivante. Ce nom ne se trouve ici dans aucune des éditions anciennes, pas même dans celles de Thomas Corneille (1692) et de Voltaire (1764).

[664] Pour toute cette scène, voyez ci-après l'Appendice I, p. 551.

[665] Var. Je fus ambitieuse, inconstante, parjure. (1663)

[666] L'édition de 1666 donne seule pas, au lieu de plus.

[667] Les impressions de 1666, de 1668 et de 1682 donnent ce mot au féminin: «cette hyménée;» le masculin, qui est la leçon de la première édition, a été rétabli par Thomas Corneille.

[668] «Massinissa n'écouta que son amour et prit une résolution téméraire. Il ordonna sur-le-champ de faire les préparatifs de son mariage pour le jour même, afin de ne laisser ni à Lélius ni à Scipion le droit de traiter comme captive celle qui serait déjà l'épouse de Massinissa.» Ab amore temerarium.... mutuatur consilium. Nuptias in eum ipsum diem repente parari jubet, ne quid relinqueret integri aut Lælio, aut ipsi Scipioni, consulendi velut in captivam, quæ Massinissæ jam nupta foret. (Tite Live, livre XXX, chapitre XII.) Voyez ci-après l'Appendice I, p. 551.

[669] L'édition de 1682 donne seule, voyez, sans i.

[670] Var. Aimez-la, j'y consens, mais laissez-moi la haine. (1666)

[671] Var. De lui faire tomber son triomphe des mains. (1663-68)

[672] L'édition de 1692 et Voltaire d'après elle ont changé ne en ni.

[673] Voltaire (1764) a substitué «me plaindre» à «m'en plaindre,» qui est le texte de toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692.

[674] Var. De me voler un cœur qui n'étoit point à moi. (1663-68)

[675] L'édition de 1666 porte aimez-vous, au présent.

[676] L'édition de 1682 porte du Syphax, pour de Syphax.

[677] L'édition de 1666 donne promis, pour permis.

[678] Voyez ci-dessus, p. 465, et la note 621.

[679] Voyez plus haut, acte II, scène III, vers 575 et suivants.

[680] Les éditions de 1682 et de 1692 donnent: «tout à moi-même.»

[681] Voyez ci-après, dans l'Appendice I, p. 551, le commencement du chapitre XIII.

[682] Les éditions de 1668 et de 1682 portent, par erreur: «Quand vous auriez

[683] Tel est le texte de la première édition et de celle de 1692. Les impressions de 1666, 1668, 1682, et Voltaire (1764) donnent: «vous direz le contraire.»

[684] Il y a ici dans l'édition de 1682 une faute étrange qui a été reproduite par celle de 1692: «vos pleurs ardents souhaits.»

[685] Voyez plus haut, p. 465, note 620.

[686] L'orthographe de ces mots dans l'édition originale (1663) est flux et reflus; dans les suivantes, y compris celle de 1692: flus et reflus.

[687] L'édition de 1682 porte le, pour les.

[688] Voyez ci-dessus, acte I, scène IV, vers 358 et suivants.

[689] On lit: «des deux batailles,» dans les éditions de 1666 et de 1668.

[690] «Le récit de ce qui s'étoit passé, les menaces, la persuasion, tout fut sans effet (sur les habitants de Cirte), jusqu'au moment où on amena devant eux le roi chargé de chaînes. A ce honteux spectacle, des lamentations s'élevèrent; les uns, dans leur frayeur, désertoient les murs; les autres, avec cet accord soudain de gens qui cherchent à fléchir le vainqueur, se hâtèrent d'ouvrir les portes.» .... Rex vinctus in conspectum datus est. Tum ad spectaculum tam fœdum comploratio orta; et partim pavore mœnia sunt deserta, partim repentino consensu gratiam apud victorem quærentium patefactæ portæ. (Tite Live, livre XXX, chapitre XII.) Voyez ci-après l'Appendice I, p. 550.

[691] Var. Toute ma passion est pour la liberté [691-a]. (1663)

[691-a] Cette leçon, préférable peut-être, a été reproduite par l'édition de 1692 et par Voltaire.

[692] Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) ont changé «ces fers» en «ses fers.»

[693] Voltaire, afin de ne compter ancien que pour un mot de deux syllabes, a ainsi corrigé ce vers dans son édition de 1764:

Et vous vois maintenant comme un ancien ami.

[694] Dans la pièce du Trissin, c'est Scipion qui s'exprime ainsi:

Levateli dattorno le catene,
E menatelo al nostro alloggiamento,
Nè stia come prigion, ma come amico.

—Voyez l'Appendice II, p. 555.

[695] «Si les deux partis avoient, en immolant des victimes, cherché à obtenir la protection des dieux immortels, tous deux avoient également recherché l'amitié de Syphax.» Sicut ab diis immortalibus pars utraque hostiis mactandis pacem petisset, ita ab eo utrinque pariter amicitiam petitam. (Tite Live, livre XXX, chapitre XIII.)

[696] Syphax «avouoit qu'il avoit failli et commis un acte de démence.» Peccasse quidem sese atque insanisse fatebatur. (Tite Live, livre XXX, chapitre XIII.) Voyez ci-après l'Appendice I, p. 552.

[697] L'édition de 1682 porte, par erreur: «Ce gouffre des malheurs.»

[698] «Scipion lui demandoit quels motifs l'avoient déterminé à repousser l'alliance de Rome et même à lui déclarer la guerre sans avoir été provoqué.» Quid sibi voluisset.... qui non societatem solum abnuisset romanam, sed ultro bellum intulisset. (Tite Live, livre XXX, chapitre XIII.) Voyez ci-après l'Appendice I, p. 551 et 552.

[699] Dans Tite Live, à l'endroit cité dans la note précédente, Syphax nomme Sophonisbe «furie et fléau,» furiam pestemque.

[700] On lit courage, pour ouvrage, dans l'édition de 1682.

[701] Nous lisons un vers à peu près semblable dans l'Adelaïde du Guesclin de Voltaire (acte III, scène III):

Je lui cède avec joie un poison qu'il m'arrache.

[702] Voyez ci-après, dans l'Appendice I, p. 552, la fin du chapitre XIII du livre XXX de Tite Live.

[703] Var. Nous savons profiter d'un avis salutaire. (1663 et 66)

[704] «Lélius voulut d'abord arracher Sophonisbe du lit nuptial, pour l'envoyer à Scipion avec Syphax et les autres prisonniers.» (Tite Live, livre XXX, chapitre XII.) Voyez l'Appendice I, p. 551.

[705] Toute l'ordonnance de cette scène est imitée, mais fort librement, du Trissin. Voyez ci-après l'Appendice II, p. 554. Les vers qui précèdent sont ceux où Corneille s'est le plus rapproché de son modèle italien; on en jugera par le passage suivant:

MASS. Non accade mandarvi la Regina.
LEL. Perche non deve anch'ella andar con loro?
MASS. Perch'ella è donna; e non è cosa honesta,
Che vada mescolata infra soldati.

LEL. Sarebbe vano aver questo rispetto
Andando, come andrà, con suo marito.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
LEL. Che ingiuria vi facc'io, facendo quello
Che si costuma far di gente presa?
MASS. Costei non si dee porre infra i prigioni
Per modo alcun, però ch'ella è mia moglie.
LEL. Com'esser può, ch'è moglie di Siface?
MASS. Voi dovete saper come fu prima
Mia sposa, poi Siface me la tolse;
Hor col vostro favor l'haggio ritolta.

[706] Voyez ci-dessus, p. 465, et note 621.

[707] L'édition de 1682 donne, par erreur, ici vous pour nous, et deux vers plus loin mes pour vos.

[708] L'édition de 1682 et celles de 1692 et de Voltaire (1764) donnent appartient, au lieu de appartint.

[709] Dans la pièce du Trissin, Massinissa s'exprime ainsi:

Ma dico ben ch'essendo vostro amico,
Si com'io son, che non è ben negarmi
La moglie, havendo a me donato un regno;
Che chi concede un beneficio grande
E poi niega un minore, ei non s'accorge
Che la primiera gratia offende, e guasta.

Du reste, dans le démêlé de Scipion et de Massinisse, il exprime la même idée d'une façon qui se rapproche davantage du tour adopté par Corneille.

M'havevate promesso di ridarmi
Tutto quel che Siface m'occupava;
Ma se la moglie non mi sia rendata,
Che più debb'io sperar che mi si renda?

—Voyez encore ci-après l'Appendice II, p. 555.

[710] Corneille se rappelle ici le fameux vers de son Sertorius (acte IV, scène I, vers 1194):

Ah! pour être Romain, je n'en suis pas moins homme.

[711] L'édition de 1692 a changé leur ciel en le ciel, et Voltaire a adopté ce changement.

[712] Voyez ci-dessus la Notice, p. 454.

[713] Les éditions de 1682 et de 1692 partent, par erreur, connois, pour conçois.

[714] «Il (Scipion) laissa quelques troupes (devant Utique), pour continuer seulement les apparences d'un siége par terre et par mer, et marcha lui-même contre les ennemis avec l'élite de son armée.» (Tite Live, livre XXX, chapitre VIII.)

[715] Voltaire (1764) met ici: LÉLIUS, à Massinisse.

[716] Var. Pour prendre ses conseils, ou pour la consoler. (1665-68)

[717] On lit: «Je mourrai,» dans l'édition de 1692.

[718] Dans les éditions de Thomas Corneille (1692) et de Voltaire (1764): «chez vos citoyens.»

[719] Comme est le texte de toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692; Voltaire (1764) y a substitué contre.

[720] Tite Live dit au livre XXX, chapitre XII (voyez l'Appendice I, p. 551): Ut est genus Numidarum in venerem præceps; et au livre XXIX, chapitre XXIII: Et sunt ante omnes Numidæ barbaros effusi in venerem.

[721] Toutes les éditions anciennes, sans en excepter celles de 1692 et de 1764, donnent arrosé et suivi, au singulier, faisant accorder ces participes avec peu et non avec mots.

[722] Voyez ci-après, dans l'Appendice I, p. 552, le chapitre XV du livre XXX de Tite Live.

[723] Accipio, inquit, nuptiale munus. (Tite Live, livre XXX, chapitre XV.) Voyez l'Appendice I, p. 553.

[724] Voyez plus haut, p. 465, note 619.

[725] Dans les premières éditions jusqu'à celle de 1692 inclusivement, le nom de Mézétulle a été omis en tête de cette scène, que Voltaire coupe en deux. Chez lui la scène iii finit au vers 1618 et a pour personnages: SOPHONISBE, UN PAGE (sic), BARCÉE, HERMINIE, MÉZÉTULLE; la scène IV, qui commence au vers 1619, a de moins le PAGE et de plus ÉRYXE.

[726] Dans l'édition de Voltaire (1764): SOPHONISBE, au page.

[727] Les éditions de 1692 et de 1764 ont ajouté après ce vers: «A Érixe.»

[728] Thomas Corneille et Voltaire ont changé: «N'en parlons point,» en «N'en parlons plus.»

[729] Entre ce vers et le suivant Thomas Corneille et Voltaire ajoutent encore: «A Mézétulle.»

[730] Dans toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692: rejallir.

[731] Var. N'a pu jusqu'à sa plainte emporter mon courage. (1663 et 66)

[732] Scipion reprocha à Massinisse «d'avoir réparé une témérité par une autre témérité, et d'avoir rendu l'événement plus triste qu'il n'était nécessaire.».... Quod temeritatem temeritate alia luerit, tristioremque rem, quam necesse fuerit, fecerit. (Tite Live, livre XXX, chapitre XV.) Voyez ci-après l'Appendice I, p. 553.

[733] Prusias, roi de Bithynie; Attale, roi de Pergame.

[734] Ce vers et le suivant manquent dans l'édition de 1682; il en est de même, un peu plus loin, des vers 1819 et 1820.

[735] Dans l'édition de 1692 et dans celle de Voltaire (1764), ce vers est le dernier de la scène précédente, au lieu d'être le premier de celle-ci.

[736] «La fierté de son langage ne fut pas démentie par la fermeté avec laquelle elle prit la coupe et la vida sans donner aucun signe d'effroi.» Non locuta est ferocius, quam acceptum poculum, nullo trepidationis signo dato, impavide hausit. (Tite Live, livre XXX, chapitre XV.) Voyez l'Appendice I, p. 553.

[737] Dans la pièce de Mairet (acte V, scène V), Sophonisbe mourante triomphe en ces termes:

Nos vainqueurs sont vaincus, si nous leur témoignons
Qu'ils nous craignent bien plus que nous ne les craignons.

[738] Dans la Sophonisbe de Nicolas de Montreux, Scipion, apprenant la courageuse mort de Sophonisbe, s'écrie:

J'approuve cette mort en assurance unique
Et envie l'honneur de la parjure Afrique
D'avoir jadis nourri un esprit si hautain
Qui méritoit de naître et de mourir Romain.

[739] Le premier hémistiche du dernier vers du Cid est:

Laisse faire le temps....

et il s'agit comme ici d'une union probable, mais la situation est bien différente.

[740] Polybe et Appien ont aussi raconté l'histoire de Syphax, de Massinissa et de Sophonisbe, le premier dans les fragments du livre XIV, le second dans son Histoire punique (chapitres X et suivants). En outre Appien, dans son Histoire espagnole, mentionne, au chapitre XXXVII (de même qu'au chapitre X de l'Histoire punique), une circonstance importante que Corneille lui a empruntée, et que Tite Live avait omise. Voyez ci-dessus, p. 465, note 621. Silius Italicus, dans son poëme de la Guerre punique, ne consacre à Sophonisbe que quelques vers assez insignifiants (au livre XVII, vers 71 et suivants).

[741] Histoire du Théâtre italien, tome II, p. 10.

[742] I quali ad un ad un voglio narrarti.

[743] Voyez ci-dessus, p. 525, note 705.

[744] Histoire du Théâtre françois, tome III, p. 318, note a.

[745] Ibidem, p. 319.

[746] Voyez ci-dessus, p. 463.

[747] Voyez ci-dessus, p. 549, note 738.

[748] Voyez tome III, p. 61.

[749] Voyez ci-dessus, p. 550-553, et p. 553, note 740.

[750] Cette date est établie par le témoignage de Mairet, qui, né le 4 janvier 1604, [750-a] nous apprend lui-même qu'il a fait Sophonisbe à ving-cinq ans. Voyez notre tome III, p. 60, note 1.

[750-a] Histoire du Théâtre françois_, tome IV, p. 338.

[751] Voyez ci-dessus, p. 538, note 720.

[752] Voyez ci-dessus, p. 460.

[753] Voyez ci-dessus, acte IV, scène III, vers 1309-1312, p. 527 et note 709.

[754] Voyez ci-dessus, p. 460.

[755] Voyez tome III, p. 339, vers 1301-1318.

[756] Voyez tome I, p. 71.

[757] Ci-après, p. 571.

[758] Histoire du Théâtre françois, tome IX, p. 322, note a, et notes manuscrites de Tralage à la bibliothèque de l'Arsenal, citées par M. Taschereau, Œuvres de Corneille, tome I, p. XXVI.

[759] Voyez ci-dessus, tome III, p. 254 et 465.

[760] Historiettes, tome VII, p. 253 et 254.

[761] Acte II, scène IV, vers 617 et suivants.

[762] Acte I, scène IV, vers 309 et suivants.

[763] In-12, p. 132 et 134.

[764] Chant III, vers 21-24.

[765] Avertissement de l'édition du Théâtre de P. Corneille, de 1738, p. LXIII.

[766] Ce titre n'est que dans l'édition originale. Voyez ci-dessus, p. 357, note 454.