[767] Outre le Ier livre des Histoires de Tacite, voyez encore Plutarque et Suétone dans leurs Vies de Galba et d'Othon.

[768] Tel est le texte de l'édition originale; c'est aussi celui de Voltaire. Les impressions de 1666-1682 et celle de 1692 portent: «n'est qu'à prix.»

[769] Voyez acte V, scène VI, p. 654, et la note 909.

[770] Toutes les éditions publiées du vivant de Corneille et celle de Voltaire (1764) ont fait, sans accord.

[771] Par malheur Corneille n'a pas donne suite à cette promesse, et, comme nous l'avons dit ci-dessus (p. 357, note 1), à partir de Sertorius inclusivement il n'a plus fait d'examens pour ses pièces. C'est pour cela que Thomas Corneille a omis, dans l'édition de 1692, cette dernière phrase de l'avis Au lecteur, qu'il intitule Préface.

[772] Servius Sulpicius Galba, né quatre ans avant Jésus-Christ, a régné sept mois, pendant les années 68 et 69.

[773] Tacite nous a fait connaître en peu de mots la position de Vinius, de Laco (dont Corneille a fait Lacus), et de Martian à l'égard de Galba: Potentia principatus divisa in T. Vinium, consulem, et Cornelium Laconem, prætorii præfectum. Nec minor gratia Icelo, Galbæ liberto, quem annulis donatum, equestri nomine Martianum vocitabant. (Histoires, livre I, chapitre XIII.) Voyez aussi Suétone, Vie de Galba, chapitre XIV.

[774] Marcus Salvius Othon succéda à Galba, et après un règne de trois mois, il se donna la mort, à l'âge de trente-sept ans, pour échapper aux suites de la victoire remportée sur ses troupes par celles de Vitellius, à Bédriac.

[775] Camille, Albiane, Flavie et Rutile sont des personnage d'invention.

[776] La fille de Vinius n'est pas nommée par Tacite, qui nous apprend seulement qu'elle était veuve: quia Vinio vidua filia cælebs Otho, gener ac socer destinabantur (Otho et Vinius). (Histoires, livre I, chapitre XIII.)

[777] Tacite parle d'un Luceius Albinus qui prit le parti d'Othon après la mort de Galba, mais qui était absent de Rome au moment de cette mort. (Histoires, livre II, chapitre LVIII.)

[778] Ce soldat figure dans le récit de Tacite (livre I, chapitre XXXV), sous le nom de Julius Atticus.

[779] Le père d'Othon avait été consul, son aïeul préteur. Voyez Tacite, Histoires, livre II, chapitre L.

[780] Vinius fut consul avec Galba, du 1er an 15 janvier de l'an 69 avant Jésus-Christ. Il y eut cette année quinze consuls.

[781] Var. Mais quand ce potentat se laisse gouverner. (1665)

[782] Var. N'ont pour raisons d'État que leurs propres affaires. (1665-68)

[783] La Lusitanie, dont Othon était alors gouverneur. Voyez Tacite, Histoires, livre I, chapitre XIII, et Plutarque, Vie de Galba, chapitre XX.

[784] «D'avides esclaves dévoraient à l'envi une fortune soudaine, et se hâtaient comme ayant pour maître un vieillard.» Servorum manus subitis avidæ, et tanquam apud senem festinantes. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre VII.)

[785] Nymphidius Sabinus, préfet de Rome sous Néron, tenta de se faire proclamer empereur et fut tué par les prétoriens l'an 68 de Jésus-Christ. Voyez Tacite, Histoires, livre I, chapitre V, et surtout Plutarque, Vie de Galba, chapitre XIV.

[786] Les éditions de 1665 et de 1666 portent Tarquilian, pour Turpilian. Dans Plutarque (Vie de Galba, chapitre XV), le nom est Tertulianus.

[787] Tous ces meurtres, et d'autres encore, sont vivement énumérés chez Tacite, dans le discours qu'Othon adresse aux troupes pour se faire proclamer empereur: His auspiciis urbem ingressus, quam gloriam ad principatum attulit, nisi occisi Obultronii Sabini et Cornelii Marcelli in Hispania, Betui Chilonis in Gallia, Fonteii Capitonis in Germania, Clodii Macri in Africa, Cingonii [787-a] in via, Turpiliani in urbe, Nymphidii in castris? (Histoires, livre I, chapitre XXXVII.)

[778-a] Cingonius Varro.

[788] Var. Et choisis Vinius dans cette défiance. (1666)

[789] Voyez ci-dessus, p. 574, note 776.

[790] Divertir, détourner.

[791] L'édition de 1692 a remplacé s'en ouvrir par s'en fier, et au vers suivant, ce que j'en croi par ce que je croi.

[792] On lit: «sur ce choix,» dans l'édition de 1692, et au vers suivant: n'en proposeroient, pour n'en proposeront.

[793] Voltaire met ce vers dans la bouche d'Othon et le rattache à la scène précédente, sans considérer qu'Othon dit tu et non vous, à Albin.

[794] Tel est le texte de toutes les éditions publiées du vivant de l'auteur; c'est aussi celui de Voltaire (1764). Thomas Corneille (1692) a remplacé «la famille» par «ma famille.»

[795] Var. Qui consiste en devoirs dont s'empresse un amant. (1666)

[796] Dans l'édition de 1692: «Rompre ce qui me perd.» Ici encore Voltaire a gardé le vrai texte de Corneille.

[797] Par une singulière erreur, toutes les éditions publiées du vivant de Corneille, excepté celle de 1666, donnent Et que, pour Et qui. Quatre vers plus loin, les impressions de 1668 et de 1682 portent: «que vous feroit,» pour «que nous feroit.»

[798] L'édition de 1692 a changé dont nous nous regardons en que nous nous regardons; et sept vers plus loin, Qui n'aura pas loisir en Qui n'aura pas le temps. Voltaire a adopté cette dernière correction. L'édition de 1682 avait aussi ajouté l'article, mais en laissant loisir, ce qui fait un vers faux: «Qui n'aura pas le loisir.»

[799] Vinius, Laco (Lacus) et Icélus (Martian) «s'étaient séparés, pour le choix d'un héritier de l'empire, en deux factions rivales. Vinius agissait pour Othon; Laco et Icélus d'intelligence le repoussaient plutôt qu'ils n'en soutenaient un autre.» (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XIII.) «Quelques-uns ont cru, ajoute Tacite au chapitre suivant, que le choix de Pison fut arraché à Galba par Laco.»

[800] Voyez Tacite, Histoires, livre I, chapitre XIII.

[801] Mox suspectum in eadem Poppæa, in provinciam Lusitaniam, specie legationis seposuit. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XIII.)

[802] Var. C'est.... je n'ose le dire. Il est d'autres Romains [802-a]. (1665-68)

[802-a] Voltaire a adopté cette variante.

[803] On lit dans l'édition de 1692: «Je n'en veux point juger.

[804] Fils d'Agrippa et de Julie, fille d'Auguste. Celui-ci l'avait relégué dans l'île de Planasie, où Tibère le fit égorger. «Ce fut, dit Tacite (Annales, livre I, chapitre VI), le coup d'essai du monarque.»

[805] Britannicus.

[806] L'édition de 1692 porte: «un mortel déshonneur;» et un peu plus bas, au vers 319: «que je dise à mon tour.» Voltaire a changé aussi die en dise.

[807] Voyez ci-dessus, p. 568.

[808] Voltaire (1764) a substitué «son cœur» à «ce cœur.»

[809] Voltaire (1764) a mis «même désespoir,» au singulier. Thomas Corneille (1692) l'avait mis sur la voie par une faute typographique; son texte est: «même désespoirs.» Dans l'impression de 1666 il y a une autre faute qui invitait aussi à ce changement du pluriel en singulier:

J'ai mêmes désespoirs, mais je sais le cacher.

[810] L'impression de 1665 donne par erreur: «notre front,» pour «votre front.»

[811] «Je remarque que Plautine conseille ici à Othon précisément la même chose qu'Atalide à Bajazet; mais quelle différence de situation, de sentiments et de style!» (Voltaire.)—Voyez Bajazet, acte II, scène V.

[812] Le mot seul manque dans les éditions de 1665 et de 1666.

[813] «Racine a encore pris entièrement cette situation dans sa tragédie de Bajazet (acte III, scène I). Atalide a envoyé son amant à Roxane; elle s'informe en tremblant du succès de cette entrevue, qu'elle a ordonnée elle-même, et qui doit causer sa mort.» (Voltaire.)

[814] L'édition de 1682 porte seule daignez, pour daigniez.

[815] L'édition de 1682 a seule des, pour de. Voyez plus loin le vers 1189 et la note 865 qui s'y rapporte.

[816] Voyez ci-dessus, p. 574, note 773.

[817] Var. La honte d'un destin qu'on voit mal assorti. (1666)

[818] L'édition de 1692 a corrigé nos Romains en les Romains; et un peu plus bas, au Vers 509, enlève en élève; Voltaire a adopté ce dernier changement.

[819] Patrobe (Patrobius) et Polyclète, affranchis de Néron (voyez Tacite, Histoires, livre I, chapitre XLIX, et Annales, livre XIV, chapitre XXXIX); Narcisse et Pallas, affranchis de Claude.

[820] L'affranchi Antonius Félix, que d'autres nomment Claudius Félix, fut procurateur de Judée sous les empereurs Claude et Néron. Suétone (Vie de Claude, chapitre XXVIII) l'appelle trium reginarum maritum. Il épousa successivement Drusilla, petite-fille d'Antoine et de Cléopâtre, et une autre Drusilla, fille du roi Hérode Agrippa. Sa troisième femme est inconnue.

[821] Dans l'édition de Voltaire (1764): PLAUTINE, à Martian.

[822] Voyez Œdipe, vers 1059, ci-dessus, p. 179.—Thomas Corneille et Voltaire ont mis le féminin: «Quelle énigme.» Voltaire a de plus changé est-ce-ci en est ceci.

[823] L'édition de 1682 porte les flammes, pour ses flammes.

[824] «Le portrait d'Othon est très-beau dans cette scène. Il est permis à un auteur dramatique d'ajouter des traits aux caractères qu'il dépeint et d'aller plus loin que l'histoire. Tacite dit d'Othon: Pueritiam incuriose, adolescentiam petulanter egerat, gratus Neroni æmultitione luxus.... In provinciam.... specie legationis seposuit.... Comiter administrata provincia [824-a]. Son enfance fut paresseuse, sa jeunesse débauchée; il plut à Néron en imitant ses vices et son luxe.» (Voltaire.

[824-a] Histoires, livre I, chapitre XIII.

[825] On lit ainsi ployant, sans accord, dans les éditions de 1668, de 1682 et de 1692. L'édition originale, que Voltaire a suivie, donne ployante.

[826] Voyez ci-dessus, p. 567 et 568.

[827] Tel est le texte de toutes les anciennes éditions, y compris celle de 1692. Voltaire a ainsi donné ce vers:

Et quoi que nos emplois puissent faire de bruit.

[828] «A bien juger Pison, son humeur était sévère; elle semblait dure à des yeux prévenus.» Piso.... æstimatione recta severus, deterius interpretantibus tristior habebatur. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XIV.)

[829] Var. Il faut une vigueur adroite autant que fière. (1665-68).

[830] Les éditions de 1666, de 1668 et de 1682 portent: «ce qu'il vous plaira,» pour «ce qu'il nous plaira.»

[831] Dans l'édition de 1682, par erreur sans doute: «Point, point du bien public.»

[832] «Pison, né de M. Crassus et de Scribonie, appartenait à deux familles illustres.» Piso, M. Crasso et Scribonia genitus, nobilis utrinque. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XIV.)

[833] Au temps de Corneille le genre du mot idole était douteux. Voyez le Lexique.

[834] L'édition de 1666 porte un jour, pour vos jours.

[835] Sophonius Tigellinus, favori de Néron. Nous le voyons dans les Annales de Tacite (livre XIV, chapitre LX) presser les femmes d'Octavie, que Poppée veut perdre, de calomnier leur maîtresse. Othon, devenu empereur, lui envoya l'ordre de mourir, et il se coupa la gorge.

[836] Var. Dans le milieu du cœur enchaîne sa tendresse. (1665 et 66)

[837] Ce vers est imprimé ainsi dans l'édition originale (1665):

Que quelque amour qu'elle aye et qu'elle ait pu donner;

comme si l'orthographe de l'auxiliaire à ce temps était aye devant une voyelle et ait devant une consonne. De nombreux exemples paraissent confirmer cette règle dans les anciennes éditions, mais elles en offrent beaucoup aussi qui les contredisent. Ici, toutes les éditions postérieures à 1665 ont ait aux deux endroits.

[838] Ici encore Thomas Corneille a changé die en dise.

[839] Voltaire a changé la en le.

[840] Suétone (chapitre V) nous apprend que Galba avait perdu deux fils.

[841] Si immensum imperii corpus stare ac librari sine rectore posset, dignus eram a quo respublica inciperet. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XVI, Discours de Galba à Pison.)

[842] Imperaturus es hominibus qui nec totam servitutem pati possunt, nec totam libertatem. (Ibidem.)

[843] Julius Vindex s'était révolté contre Néron dans les Gaules; Virginius Rufus, qui commandait en Germanie, avait battu Vindex, mais ses soldats lui avaient offert l'empire à lui-même.

[844] Sit ante oculos Nero, quem longa Cæsarum serie tumentem, non Vindex cum inermi provincia, aut ego cum una legione, sed sua immanitas, sua luxuria cervicibus publicis depulere. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XVI.)

[845] Nunc eo necessitatis jampridem ventum est, ut nec mea senectus conferre plus populo romano possit quam bonum successorem, nec tua plus juventa quam bonum principem. Sub Tiberio et Caio et Claudio, unius familia quasi hereditas fuimus: loco libertatis erit, quod eligi cœpimus. (Ibidem.)

[846] Par une singulière erreur, les éditions de 1665, de 1666 et de 1668 portent: Fut fait; et l'édition de 1682: Eut fait, pour J'ai fait.

[847] Augustus in domo successorem quæsivit; ego in republica. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XV.) Pour les vers suivants, voyez le commencement de ce même chapitre XV.

[848] L'édition de 1682, encore par erreur évidemment, donne ce, au lieu de ces.

[849] Var. Qu'à faire ici trembler sous lui toute la cour. (1665 et 66)

[850] Var. Souvent un peu d'amour dans le cœur des monarques. (1665-68)

[851] On lit le luxe, et non ce luxe, dans l'édition de 1692.

[852] Voyez plus haut, vers 606, p. 601, et la note 824.

[853] Galba dit à Pison dans le discours plusieurs fois cité (chapitre XV), qu'il l'appelle du sein du repos à ce rang suprême qu'il a lui-même obtenu par la guerre.... Ut principatum.... bello adeptus, quiescenti offeram. Plus loin, au chapitre XLVIII du livre Ier des Histoires, Tacite nous apprend que Pison avait été longtemps exilé: diu exsul.

[854] Voyez plus haut, p. 576, vers 31 et suivants.

[855] L'édition de 1682 porte conjecture, pour conjoncture.

[856] Voyez tome III, p. 162, vers 1058 et note 4.

[857] Var. Qu'aujourd'hui de Plautine on vous verroit l'époux. (1665-68)

[858] Var. Je la fais de ce jour mon unique héritière. (1665)

[859] Tacite, dans le portrait déjà cité plus haut, au vers 620 (p. 601, note 1), s'exprime ainsi au sujet de Poppée: Gratus Neroni, æmulatione luxus; eoque jam Poppæam Sabinam, principale scortum, ut apud conscium libidinum, deposuerat, donec Octaviam uxorem amoliretur: mox suspectum in eadem Poppæa, in provinciam Lusitaniam, specie legationis, seposuit. (Histoires, livre I, chapitre XIII.)

[860] Prægravem se Neroni fuisse; nec Lusitaniam rursus et alterius exsilii honorem exspectandum. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXI.)

[861] Aimer en lieu même, aimer en même lieu, aimer la même femme que Pison.

[862] Le mot plus est omis dans l'édition de 1682, aussi bien que dans celle de 1692.

[863] Thomas Corneille (1692) ajoute ici les mots: Elle sort. Voltaire (1764) fait de ce qui suit une scène à part, la VIe.

[864] Var. Et que sa main par vous croyoit trop regagner. (1665 et 66)

[865] L'édition de 1682 donne seule: «Pour des moindres malheurs.» Voyez plus haut le vers 487 et la note 815 qui s'y rapporte.

[866] On sait qu'Arrie, femme de Cécina Pétus, complice de Scribonius qui avait conspiré contre Claude, se frappa d'un poignard, et le tendit ensuite à son mari, en lui disant: «Pétus, cela ne fait point de mal.» Voyez Pline le jeune, livre III, lettre XVI.

[867] On lit: «mais j'en mourrois de rage,» dans l'édition de 1692 et dans celle de Voltaire (1764).

[868] Var. Qui sembloit mal goûter ce qu'on nous fait d'injure. (1665 et 66)

[869] Voyez tome I, p. 148, note 3.

[870] Nec ullum orationi aut lenocinium addit, aut pretium. Tribuni tamen, centurionesque, et proximi militum, grata auditu respondent; per cæteros mœstitia ac silentium.... Constat potuisse conciliari animos quantulacumque parci senis liberalitate; nocuit antiquus rigor, et nimia severitas, cui jam pares non sumus. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XVIII.) Ces derniers mots: nimia severitas, cui jam pares non sumus, sont traduits par le vers 1265:

Ces hautes duretés, à contre-temps poussées.

[871] Accessit Galbæ vox pro republica honesta, ipsi anceps: «legi a se militem, non emi.» (Tacite, Histoires, livre I, chapitre V.)

[872] Voyez ci-dessus, p. 577, note 787; et pour le vers suivant, Tacite, Histoires, livre I, chapitre VI.

[873] L'édition de 1692 a changé sans le trône en sans un trône.

[874] On lit: «mieux qu'un autre,» dans l'édition de 1682. Voyez tome I, p. 228, note 3-a.

[875] L'édition de 1682 donne seule: «à vos yeux,» pour «en vos yeux.»

[876] Voyez tome I, p. 150, note 1.

[877] On lit: «mes plus doux vœux,» dans l'édition de 1692.

[878] Thomas Corneille (1692) a mis tout prêts; Voltaire (1764) a gardé l'orthographe des anciennes éditions: «tous prêts.»

[879] Per tiberianam domum in Velabrum, inde ad miliarium aureum, sub ædem Saturni, pergit (Otho). Ibi tres et viginti speculatores consalutatum imperatorem, ac paucitate salutantium trepidum, et sellæ festinanter impositum, strictis mucronibus rapiunt. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXVII.)

[880] L'édition de 1682 donne, par une faute évidente, en courroux, pour au courroux.

[881] Tel est le texte de toutes les éditions publiées du vivant de l'auteur. Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) ont remplacé «une amante» par «un amant.»

[882] Dans l'édition de 1692 et dans celle de Voltaire (1764) ce premier hémistiche fait encore partie de la scène I.

[883] Voyez Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXXI.

[884] Voyez ibidem, chapitres XXVII et XXVIII.

[885] Les éditions de 1682 et de 1692 portent: «ses complots,» pour «ces complots.»

[886] Universa jam plebs palatium implebat, mixtis servitiis, et dissono clamore cædem Othonis.... poscentium. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXXXII.)

[887] Voyez ibidem, chapitre XXXIII.

[888] L'impression de 1692 a corrigé ses en les: «les plus zélés complices.»

[889] T. Vinius manendum intra domum.... censebat;... scelera impetu, bona consilia mora valescere. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXXII.)

[890]2 Dans l'édition de Voltaire (1764): «des vœux.»

[891] Repugnantem huic sententiæ Vinium Laco minaciter invasit, stimulante Icelo, privati odii pertinacia, in publicum exitium. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXXIII.)

[892] Non eundum ad iratos...; daret malorum pœnitentiæ, daret bonorum consensui spatium. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXXII.)

[893] Voyez le discours de Pison aux soldats, dans les chapitres XXIX et XXX du livre I des Histoires de Tacite.

[894] Non exspectandum ut, compositis castris, forum invadat, et prospectante Galba Capitolium adeat. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXXIII.)

[895] Intuta quæ indecora; vel, si cadere necesse sit, occurrendum discrimini. Id Othoni invidiosius, et ipsis honestum. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXXIII.)

[896] Vix dum egresso Pisone, occisum in castris Othonem, vagus primum et incertus rumor; mox, ut in magnis mendaciis, interfuisse se quidam, et vidisse affirmabant, credula fama inter gaudentes et incuriosos. Multi arbitrabantur compositum auctumque rumorem, mixtis jam Othonianis, qui ad evocandum Galbam læta falso vulgaverint. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXXIV.)

[897] Obvius in palatio Julius Atticus, speculator, cruentum gladium ostentans, occisum a se Othonem exclamavit. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XXXV.)

[898] Le mot Soldats manque en cet endroit dans l'édition de Voltaire (1764). Voyez plus loin la note Σοφονιβα du vers 1708.

[899] On lit: «les pleurs,» dans l'édition de 1692 et dans celle de Voltaire (1764).

[900] Voltaire fait de ce qui suit la scène VI, avec ces personnages: PLAUTINE, MARTIAN, ATTICUS, deux Soldats..

[901] Dans Voltaire (1764): et parlent bas à Atticus.

[902] Var. Connois-toi, si tu veux, ou connois-moi. (1665 et 66)—Dans l'édition de 1665, ce commencement du vers se trouve deux fois, la première fois avec la variante, la seconde fois conforme à notre texte.

[903] Voyez Tacite, Histoires, livre I, chapitre XLIV. Dans le récit de Tacite, la mort de Galba précède celle de Pison: voyez le chapitre XLI.

[904] Les éditions de 1666, de 1668, de 1682 et de 1692 portent On, pour Ou.

[905] Ad evocandum Galbam. Voyez ci-dessus, p. 648, note 896.

[906] Le mot seule manque dans les éditions de 1665 et de 1666. Voltaire fait de ce couplet de Plautine la scène VII. Voyez ci-dessus, p. 650, note 900.

[907] L'édition de 1692 a remplacé: «Je sens....» par «Je suis....»

[908] Var. De voir qu'Othon partout lui ferme le passage. (1665-68)

[909] Vinius n'a pas été frappé par Lacus (Laco). Tacite raconte ainsi sa mort: Ante ædem divi Julii jacuit, prima ictu in poplitem, mox ab Julio Caro, legionario milite, utrumque latus transverberatus. (Histoires, livre I, chapitre XLII.) Du reste, comme le fait remarquer Corneille (voyez ci-dessus, p. 571, l'avis Au lecteur), le même historien prête à Lacus l'intention de faire tuer Vinius: Agitasse Laco, ignaro Galba, de occidendo T. Vinio dicitur, sive ut pœna ejus animos militum mulceret, seu conscium Othonis credebat, ad postremum vel odio. (Chapitre XXXIX.)

[910] Le meurtrier de Galba est resté inconnu, on plutôt incertain: De percussore non satis constat: quidam Terentium evocatum, alii Lecanium, crebrior fama tradidit Camurium, quintæ decimæ legionis militem, impresso gladio, jugulum ejus hausisse. (Tacite, Histoires, livre I, chapitre XLI.)—Lacus (Laco) ne se tua pas lui-même, mais fut percé par un soldat. Voyez ibidem, chapitre XLVI.

[911] On lit: «à cet illustre sang,» dans l'édition de 1692.

[912] Voyez Tacite, Histoires, livre I, chapitre XLVII.

[913] Les éditions de 1668 et de 1682 portent aux voeux, pour aux yeux.

[914] Voltaire a substitué souffrez à souffre. Voyez plus haut, p. 580. note 793.