NOTES:
[1] D’après sa version, le premier homme s’était écrié, en sentant qu’une partie du fruit défendu lui restait à la gorge: A tam (le morceau), et la première femme lui avait répondu: Eve (bois), d’où étaient venus pour tous deux les noms d’Adam et d’Eve.
[2] Ce chant a été publié, mais défiguré, dans un ouvrage de M. Vaugeois: Antiquités de la ville de l’Aigle et de ses environs.
[3] La joubarbe (sempervivum tectorum) est regardée, dans le Midi, comme une plante protectrice. L’arracher de dessus les toits porte malheur.
[4] Moisson d’Arbanie, le moineau friquet, en patois normand.
[5] Logane, case.
[6] Per jou! jurement en usage en Normandie et dans le Bocage. C’est évidemment le per Jovem des Latins.
[7] Grecque, avare.
[8] J’ai été témoin d’un phénomène du même genre aux Quinze-Vingts, où j’ai vu converser avec un aveugle en traçant du doigt, entre ses deux épaules, les mots qu’on voulait lui communiquer.
[9] Puisses-tu la voir belle enfant, puisses-tu la voir belle épousée!
[10] La camada rodona consiste à passer le pied droit par-dessus la tête de sa danseuse; l’espardanyeta, à battre rapidement le talon contre le cou-de-pied.
[11] Cos coumte Ramoun, cela est comte Raymond, c’est-à-dire cela est juste. Ce proverbe s’est établi par suite des souvenirs de droiture et d’équité qu’a laissés dans le Languedoc Raymond V, comte de Toulouse, qui vécut au XIIe siècle.
[12] Barque d’une forme particulière.
[13] On appelle la pélette la première couche de tourbe. Les Bryérons l’enlèvent au hoyau, au commencement de l’été, et la réservent pour leur usage personnel. La couche du dessous fournit la tourbe marchande.
[14] Chariot dans lequel on place les enfants pour leur apprendre à marcher.
[15] On appelle mielles les grèves sablonneuses du département de la Manche.
[16] Saint Sequayre, saint populaire du pays basque. On lui recommande ses ennemis pour qu’il les fasse sécher.
[17] Dégotté, fin, rusé, qui n’est pas got.
[18] Vire, tourne; garelle, bariolé.
[19] Ce couplet a été recueilli par M. le comte Jaubert près de Saint-Pierre de Moutier. Plaisant signifie agréable; aubrelle désigne des peupliers. Paquoine signifie mijaurée; repater et bagouter, faire un repas, bavarder; rancœur, chagrin.
[20] On appelle booths les levées qui défendent les desséchements contre l’inondation, et contre-booths, les canaux qui longent les booths.
[21] Dans les desséchements, les fermiers sont appelés cabaniers. Le Marais du Petit-Poitou est situé près de Chaillé.—Les habitants du Marais-mouillé s’appellent huttiers.
[22] C’est le nom donné dans le pays à la massette ou typha latifolia, qui abonde dans le Marais autant que le roseau ordinaire, arundo phragmita.
[23] Catholiques de Mouchamp, c’est-à-dire protestants, parce que c’est à Mouchamp que l’on trouve le plus grand nombre de calvinistes; cette désignation est injurieuse.
[24] Cette superstition existe dans toute la Vendée: le coux-laurier est l’ilex aquifolium.
[25] Trequegner, c’est le nom que l’on donne à l’action des femmes qui vont trépigner sur la terre grasse des prairies afin de faire sortir les achées qui servent d’appât pour la pêche de leurs maris.
[26] Le tousseux jaune, le fantôme de la fièvre catarrhale bilieuse qui décime la population du Marais.
[27] Le sixtain est un fermier qui cultive au profit du maître et perçoit, pour salaire, le sixième des récoltes.
[28] La procréation des mulets est une des industries importantes de la Vendée; on y entretient, à cet effet, des baudets pour étalons, et celui du haras de Saint-Juire est renommé dans le pays.
[29] On dit que les blés gaiffent quand, après avoir été coupés tout jeunes, ils épaississent et annoncent ainsi une abondante moisson.