Konakry.

96

MATIN

J'ouvre ma fenêtre, et tout le matin entre chez moi. La rue m'offre sa fièvre, la brise sa caresse, et le ciel son azur. L'air chante, l'air m'appelle. Je sens qu'il faut me donner au monde en un don joyeux... Pourtant je n'ose.

Ne puis-je donc sortir? Ne puis-je me mêler à tout cela qui vit, se passionne, et se hâte toujours de désirer? Ne puis-je me perdre dans la foule des passants? respirer avec eux, partager leurs plaisirs, pleurer de leurs douleurs?

C'est inutile. Résignons-nous. Il est superflu d'ébaucher même une tentative. Renonçons. Jamais je ne pourrai. Le vieux cauchemar qui habite à mes côtés, qui m'habite aux mauvaises minutes, m'en empêchera toujours. J'ai peur que les passants de la rue ne me reconnaissent pas pour un des leurs, qu'ils ne se détournent, qu'ils ne m'aperçoivent même pas.

Non, aujourd'hui encore, je ne sortirai qu'un instant, lorsque la nuit sera tout à fait close, pour acheter un paquet de cigarettes, au coin de la rue, et je vivrai, un jour de plus, entre mon bureau et ma fenêtre, mon bureau où dort, dans sa gaine de drap, un petit revolver chargé que je nettoie chaque matin, et ma fenêtre qui me fait un cadre et me présente au monde comme une image peinte, une image fortement peinte sur sa toile et qui jamais ne s'échappera.


97

LA CONNAISSANCE DE DIEU

C'était un soir des temps à venir.

L'homme avait, depuis des siècles, conquis les flots de la mer, asservi les courants du ciel, fait résonner de sa voix les plus profondes cavernes et déchiré la robe, réputée intangible, des flammes toujours mouvantes.—Voici qu'il entreprenait de connaître Dieu.

Or Simon, tenu pour le plus sage d'entre les sages, s'était arrêté, un instant, dans sa recherche et regardait le chemin parcouru depuis que, petit enfant, il balbutiait les premières sciences, avant de s'endormir sous le regard des constellations.—Il touchait au but que s'était proposé la nature humaine, et, saisi par une façon de lâcheté métaphysique, il voulait retarder encore ce geste qui dévoilerait l'inconnaissable.

Le Temps pouvait briser son attribut, la faux, ancien effroi de l'homme, et retenir la minute prête à prendre son vol, car Simon allait forcer le coffret du rêve où Dieu se tient enclos.—Il hésitait cependant.

Par la fenêtre ouverte, il pouvait voir une prairie que la lune rendait blanche et quelques beaux arbres qui échangeaient des murmures.

La plainte monotone d'un oiseau de nuit passait et repassait, sans qu'on vît l'oiseau.

Vers le milieu du ciel, des nuages se fondaient dans l'azur scintillant d'alentour et, bientôt, on ne les apercevait plus.

Ces tendres brises qui suivent le crépuscule pénétraient la frondaison d'un tremble, et tout le tremble chuchotait des paroles mystérieuses, comme une femme que visite le regard de son enfant.

Simon soupira.

Lui serait-il permis, plus tard, de contempler les choses de la terre avec une aussi paisible joie? Leur influence consolatrice n'était-elle point due à leur mystère même? Il reprochait à la divinité de s'être ainsi laissé traquer en un dernier repaire, comme, jadis, le dernier fauve en sa dernière forêt.

Et, d'un sourire triste, Simon souriait au tremble frissonnant, des feuilles duquel s'évaporait une exquise mélodie qui l'émouvait bien, mais qu'il ne savait comprendre.

Tout cela lui était inconnu.

Les arbres, les flammes, les ruisseaux n'étaient pas de son domaine, car, dès son plus jeune âge, Simon avait été voué à la seule connaissance de Dieu.

Ces mille problèmes qui servaient de fondement au sien, il n'en savait ni les facteurs, ni l'énoncé, ni la méthode de résolution. D'autres hommes avaient assumé cette tâche et l'avaient menée à sa fin; d'autres hommes avaient usé leur vie à définir les objets réels, leurs premiers rapports et leurs rapports secondaires, mais Simon, étant la dernière pierre de la pyramide, ignorait le granit de sa base et n'avait jamais manié que les suprêmes connaissances, puisqu'il était voué à la seule connaissance de Dieu.

Et, tandis qu'il admirait en profane le tremble musical, Simon se sentait parcouru d'un tumultueux désir, désir de savoir les choses simples de la nature, qui étaient tombées depuis longtemps dans le gouffre du connu, et pourquoi les abeilles butinent, et pourquoi les étoiles ressemblent à des yeux qui sourient. Mais tout cela, et d'autres perfections encore, n'était point de son royaume.

Il ne pourrait apprécier justement la qualité des brises, ni la plainte obscure du feuillage qu'un trouble agite. L'aube, dans laquelle il sentait parfois, après les longues veillées, la récompense d'une attente dans l'ombre, n'aurait jamais pour lui qu'une douceur indéterminée, et quelle ironie de penser que l'homme qui allait faire rendre gorge au dernier mystère se servait d'un gantelet fourbi par d'autres et qu'il ignorait la façon dont cette arme avait été forgée!

Ainsi, comme grandissait son orgueil, le plus grand orgueil qu'un homme eût ressenti, Simon était tout pénétré de mélancolie en songeant à son indignité. De cette indignité, il n'était point responsable, puisque son destin lui avait été imposé, et sa douleur n'en devenait que plus vive lorsqu'il se regardait lui-même, lui, Simon, l'homme qui allait connaître l'infini de Dieu et qui ne connaissait rien du monde innombrable de la création.

L'immense humanité qui pourrissait et se desséchait dans les tombes l'avait choisi comme gladiateur. Elle l'avait pris d'une belle carrure, d'un courage éprouvé; elle l'avait bien nourri de l'idée de son devoir, elle l'avait bien équipé et, maintenant, elle lui disait:

«Marche en avant! va combattre la Bête! saisis-la d'une étreinte forte et fais-lui cracher son énigme! Ne pense plus! Agis comme un esclave, l'esclave d'un peuple d'ossements!»

A cette minute, Simon fut près de la révolte, mais dans le temps qu'une ancienne légende, jadis célèbre, revenait à son esprit, il songea que chaque révélation nouvelle implique un sacrifice et qu'il faut s'immoler comme première victime aux vérités que l'on veut concevoir. Tout de même que le hurlement de nos mères nous a rendus forts, c'est l'effusion du sang des prophètes qui a fécondé la parole des dieux, car le rêve vient puiser sa vie aux plaies de la douleur.

De nouveau, Simon étendit la main vers ce coffret où Dieu était pris au piège. Encore une fois, il s'arrêta. Un rayon venait de l'éblouir, un rayon mince et blanc qui partait de la rivière comme un trait d'argent.

Simon pensa:

«Sans doute, un objet brillant est-il tombé dans l'eau. Ce n'est rien... ce n'est qu'un objet brillant qui est tombé dans l'eau, et qui m'a ébloui!»

Puis, se reprenant, il pensa que, la réflexion d'un rayon de lune eût été pareille. Sa main tendue vers le coffret retomba et Simon fut abattu par une soudaine inquiétude.

Il ne savait donc pas la cause du plus simple accident naturel! Le problème suscité par ce rayon blanc, il l'avait aussitôt résolu, mais peut-être inexactement. Alors, de quel droit pouvait-il révéler la connaissance de Dieu?

Si, dans les temps anciens, une seule, la plus négligeable, la plus infime des choses avait été mal observée, si, tout au début du monde, l'enfant qui déduisit le premier rapport s'était leurré d'une apparence, pouvait-il, lui, Simon, résoudre ce problème dont des peuples d'hommes avaient peut-être élaboré faussement l'énoncé?

La multitude silencieuse des morts l'avait chargé de traquer Dieu dans son dernier repaire. Trouverait-il Dieu, ou bien, en place de Dieu, une petite erreur devenue monstrueuse, hydre aux cent têtes que les légendes annoncèrent?

Et Simon, après le suprême orgueil et le suprême abattement, connut une angoisse plus grande que celle de Dieu même, lorsque son fils agonisait sur la croix.

Alors, il ferma les yeux, saisit le coffret, l'ouvrit, et, laissant l'idée divine s'échapper de nouveau dans l'univers pour repaître de rêves les siècles à venir, il cria dans la nuit aux peuples qui attendaient.

«Non! la connaissance de Dieu ne peut être atteinte! Les prémisses sont fausses.

«Recommencez!»


98

SOUS LA PLUIE

Il pleut et je te regarde, tendrement, jusqu'au fond des yeux. Les gouttes ont noyé la poussière et lavé les frondaisons. Elles frappent, avec une persévérance inlassable, le toit du petit kiosque où nous nous sommes réfugiés. De temps en temps, un oiseau rappelle sa présence par une petite plainte mouillée. Quelques mouches vertes bourdonnent autour de nous. Entre deux poutrelles, une araignée tisse à nouveau sa toile qu'un vent coulis endommagea.—Nous nous regardons toujours, et parfois tu me souris. La belle pluie crée une façon de silence autour de notre amour. Nous sommes heureux. Nous voulons être heureux... mais, soudain, tu as pensé que, si je n'étais auprès de toi, en ce moment, je pourrais souffrir de la pluie bienveillante, là-bas, tout au loin, sur le bord d'une rizière désolée, et que je grelotterais dans ma solitude, sans fleurs, sans opium, sans soleil, sans amis... Alors, une tristesse si vive s'est épanchée en toi que je l'ai vue sourdre, au bord de tes paupières, par deux larmes.


99

LISBETH ET COCO

Comment sont-ils venus s'échouer ici?

Je les ai trouvés dans un café-concert en plein vent où les badauds de la ville se réunissent. Cela est mal éclairé par quelques lumignons, mais, quand la lune est pleine, on y voit clair. Sous les arbres, des boutiquiers, de petits employés, quelques mulâtres, boivent des bocks et des menthes à l'eau. Un garçon sale, mal rasé, fait le service et affecte un empressement inutile. Des enfants nègres grouillent par terre. Trois femmes sont attablées avec des officiers qui demain rentreront en France. Elles représentent Cythère. Soudain, un piano prélude, et, tout aussitôt, on applaudit.

Sur la petite scène en planches, une femme vient de paraître. Je la regarde, un peu étonné. Ce n'est plus la chanteuse qui hurlait des obscénités, il y a quelques instants, en relevant un jupon mauve sur des cuisses pénibles à voir. C'est tout autre chose.

Quarante ans, je pense. Un corps quelque peu lourd, en robe de ville; un joli visage frais, un délicieux sourire. Elle chante. Sa voix n'est pas éraillée, mais j'y sens de la fatigue. Cette femme a su chanter. Elle nous dit, de façon vive, presque sans gestes, délicatement, une chanson fort plaisante. Elle fait rire... mieux: elle fait sourire. Le public se réveille. On l'applaudit parce qu'on l'aime. Les consommateurs sont debout et chacun crie:

«Coco! Coco!»

Alors le pianiste se lève. Il est l'auteur des paroles et de la musique. La femme chante encore deux fois, puis elle vient s'asseoir dans le café et, bientôt, le pianiste la rejoint.

Ils m'intriguent. Il y a chez ces deux êtres une manière de propreté, de décence, qui m'étonne. Un officier que je connais va causer avec eux. Cet homme qui rentre du Soudan après trois ans de campagne, qu'une femme blanche affole et qui ne peut voir de la chair nue sans y poser sa bouche, parle au pianiste et à la chanteuse avec une politesse scrupuleuse qui me plaît. Je me fais présenter à Coco et à Lisbeth; tels sont leurs noms «au théâtre». Nous causons, et, peu à peu, tout un petit drame se dévoile.

Lisbeth et Coco sont mariés depuis longtemps. Ils tinrent jadis un «cabaret artistique» à Montmartre. Coco écrivait des chansons et des mélodies que chantait Lisbeth. Puis, tout soudain, ce fut la ruine. Ils partirent. De colonie en colonie, ils ont fini par se fixer ici. Jamais ils ne se sont séparés. Coco ne peut vivre sans Lisbeth, ni Lisbeth sans Coco. Ils s'accordent, ils se complètent, ils sont une dualité. Coco s'est usé à jouer des ritournelles. Lisbeth a perdu sa voix. Qu'importe! ils vieilliront ensemble.

Peut-être les verra-t-on rentrer, un jour, à Paris. Ils font des économies, dans ce seul but: revoir Montmartre, les camarades, les brasseries, les rues familières. Ils s'aiment. Ils doivent s'être toujours aimés. Coco regarde Lisbeth avec une tendresse indubitable et Lisbeth sourit pour répondre au sourire. Elle soigne beaucoup ce corps presque détruit et jadis tant convoité, dont Coco ne fut jamais las, et il reste à ce corps je ne sais quoi d'émouvant. Ils s'aiment. Ce sont deux âmes nettes et propres.

La représentation est finie. Le jardin se vide. Nous restons encore, parlant de Paris, et, comme je leur dis mon désir d'entendre un peu de musique, Lisbeth et Coco veulent me remercier de ce désir, et Coco me joue une étude de Chopin qu'il préfère à toutes les autres et, dans l'ombre bleue du jardin désert, Lisbeth me chante des chansons de Verlaine.

Dakar.

100

AU CIMETIÈRE

Oui, c'est bien moi.—Reconnais-moi; je suis comme il y a dix ans, tout à fait le même, du moins, il me semble.—Voici, je te salue, mon ami. Ne pense pas qu'un étranger se soit arrêté devant ta tombe!

O mon vieux! je t'en prie! comprends bien que c'est moi!

Je ne suis pas venu te voir, l'année dernière, mais il faut me pardonner. J'avais, en somme, beaucoup d'affaires. Toi qui es mort et qui jouis de cette belle suspension d'hostilités, tu ne te doutes plus de la quantité d'actions inutiles qui mangent la vie de nous autres vivants... et, dans cette vie, les morts, les morts les plus chers, tiennent si peu de place!

Ma dernière visite, je te l'ai faite pendant l'hiver de... je ne sais plus au juste... enfin... il y a déjà quelque temps. Il faisait froid, très froid, et bien que j'eusse mis un gros manteau, je grelottais, debout devant ce marbre où le jour de ta mort est inscrit. Je tremblais tellement que mes souvenirs eux-mêmes semblaient gelés et que je me rappelais à peine les heures où, devant moi, tu avais vécu ta belle existence.

Aujourd'hui, mon pauvre ami, il fait un merveilleux temps d'arrière-saison, un temps clair, tendrement aéré par des souffles qui nous apportent, qui m'apportent, devrais-je dire, une érotique et somnifère senteur de pin.—C'est un splendide jour.

Parlons de toi, veux-tu?

Te doutes-tu que la brise est libre comme l'était ton rire?... te doutes-tu?... Ah! Dieu pitoyable!

Je ne sais pas si tu m'écoutes, si tu m'entends—non, je ne le sais pas avec certitude, mais qu'importe, puisque je te parle et que, peut-être, tu me réponds!

Dans le temps, lorsque nous nous promenions dans la colline et que tu causais avec les arbres, puérilement, les passants pouvaient croire que tu agissais comme un fou, mais je gage bien que celles des branches auxquelles tu t'adressais et qui vivent encore, te sont reconnaissantes du bruit de tes paroles, et c'est pour cela qu'au-dessus de ta tombe, semble toujours flotter un peu de musique.

Oui, mon ami, il fait beau, tu étais bon, et je sais que, l'un à l'autre, nous nous manquons beaucoup.

Je ne te dédie pas cette page de prose, car tu sens bien qu'elle est écrite pour toi seul. Que les autres ne le sachent pas, cela me fait plutôt plaisir.

Allons! assez causé, mon ami!

Mais, crois-moi! ne regrette pas trop le monde, ce monde des vivants. Il est tout aussi sale qu'au jour où tu l'as quitté si subitement.—Rien ne s'est amélioré: ni les hommes, ni les choses. Quant aux bêtes, je ne sais pas! Seuls quelques morts ont gagné un peu de gloire, dans nos souvenirs. Toi dont la dépouille participe maintenant à la vie inconsciente de la terre, tu as peut-être réalisé ce que notre vie a su jusqu'à présent donner de mieux: une promesse.

Malheureux corps réduit de mon meilleur ami! je ne viendrai plus ici avant longtemps. On s'habitue aux pires choses et je veux, lorsque je rends visite à tes ossements blancs, conserver cette sensation étrange de descendre vers toi jusque dans la farouche mort.

Marseille.

TABLE


TABLE DES MATIÈRES

Mon ami John Shag

LIVRE PREMIER

1.—Le jugement de Pâris

2.—La jetée-promenade

3.—Le vieux citron

4.—Projet pour demain soir

5.—L'insomnie des morts

6.—Parfums

7.—Pour la lune

8.—Le Voyageur

9.—Corinne

10.—Le priape

11.—L'escalier rose

12.—Prière au vent

13.—Danse chantée

14.—Nocturne

15.—Inscription trouvée sur un vieux mur

16.—Capripèdes africains

17.—Les cloches

18.—Bonheur parfait

19.—Trois strophes

20.—L'exode

LIVRE DEUXIÈME

21.—Dans le marché

22.—Un monde meilleur

23.—Les yeux

24.—Un testament

25.—Le cerisier

26.—Clitandre

27.—Alternance

28.—La leçon de musique

29.—Don de la grenade

30.—Deux candeurs

31.—Le miroir

32.—A la fenêtre

33.—Le faune mort

34.—Ciel gris

35.—La douzaine

36.—Vocables

37.—La visite

38.—L'inconstant

39.—La tragédienne

40.—Un petit monde

LIVRE TROISIÈME

41.—A un barriste

42.—Narcisse dissimulé

43.—Un ancien regard

44.—Lettres d'amour

45.—Le nom

46.—Le serpent bleu

47.—La valeur des maximes

48.—Hymne

49.—Dans la rivière

50.—Voix qui montent

51.—Bohémienne

52.—Le passé

53.—Les grands serments

54.—Conseil

55.—Fehl Yasmîn

56.—Vieille histoire

57.—Cléonice

58.—Une agonie

59.—Sur une plage

60.—Monologue dramatique

LIVRE QUATRIÈME

61.—Le prix de la jeunesse

62.—Apaisement

63.—L'absente

64.—Edition expurgée

65.—Spleen au café

66.—Inscription trouvée sur un chêne

67.—A propos de Pierrot

68.—En attendant l'amour

69.—Baigneuse

70.—Le sombre visage

71.—Licaste

72.—La mort du magicien

73.—Conversation

74.—Un homme heureux

75.—Sémitisme

76.—Les messages

77.—Coup de soleil

78.—Pensée subite

79.—Cela

80.—La pluie au soleil

LIVRE CINQUIÈME

81.—Un amateur

82.—Fumée interdite

83.—Paroles de Fanchon

84.—L'étang mort

85.—Euterpe

86.—Un Monticelli

87.—En sommeil

88.—Les maisons de retraite

89.—Elle et son enfant triste

90.—Imité du persan

91.—Spleen oriental

92.—Cornélie

93.—Problème

94.—Les vrais souvenirs

95.—Un point de vue

96.—Matin

97.—La connaissance de Dieu

98.—Sous la pluie

99.—Lisbeth et Coco

100.—Au cimetière

Imp. Henri Jouve, 15, rue Racine, Paris.


BERNARD GRASSET, éditeur, 7 rue Corneille.—PARIS

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Pierre Grasset.Un Conte Bleu, roman: un vol. in-16.—Prix. 3 fr. 50

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Henri Hertz.Les Mécréants, mystère civil en 4 actes. 1 vol. in-16.—Prix. 2 fr. »


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