INDEX BIOGRAPHIQUE
DES NOMS DES PERSONNAGES MENTIONNÉS DANS CETTE CHRONIQUE
A
- ABERCROMBY (George-Ralph), 1800-1852.
Colonel dans l'armée anglaise,
il fut aussi membre du Parlement
et lord-lieutenant. Il fit
partie du cabinet de lord Grey.
- ABERDEEN (George-Hamilton-Gordon,
lord), 1784-1860. Il servit avec
distinction dans la diplomatie anglaise;
fit partie de plusieurs ministères,
et, en 1852, fut appelé
aux fonctions de premier ministre
qu'il exerça pendant trois ans.
- ABERGAVENNY (Henry, comte), 1755-1843.
Il épousa, en 1781, Marie,
fille unique de lord Robinson. Le
nom de famille est Neville.
- ABRANTÈS (Laure de Saint-Martin-Permon,
duchesse D'), 1784-1838.
Par sa mère, elle descendait de
la famille impériale des Comnènes.
Née à Montpellier, elle
épousa le général Junot à son retour
d'Égypte, le suivit dans ses
campagnes, étudia et observa beaucoup,
et après la mort de son mari
en 1813, se voua à l'éducation de
ses enfants. Elle composa plusieurs
romans, plus faits pour les cabinets
de lecture que pour les bibliothèques.
- ADÉLAÏDE D'ORLÉANS (Madame), 1777-1847.
Sœur cadette du roi Louis-Philippe,
dont elle fut constamment
l'amie dévouée. Cette princesse
exerçait sur l'esprit de son
frère un grand ascendant, on la
surnommait son Egérie. Femme
de tête, elle contribua, sous la
Restauration, à rallier autour de
Louis-Philippe les hommes les
plus distingués du parti libéral,
et, en 1830, à le décider à accepter
la couronne. Elle ne se
maria pas et laissa son immense
fortune à ses neveux.
- ADÉLAÏDE (la reine), 1792-1849. Fille
du duc de Saxe-Meiningen, elle
épousa en 1818 le duc de Clarence
qui monta sur le trône d'Angleterre
sous le nom de Guillaume
IV.
- AGOULT (la vicomtesse D'), Anne-Henriette-Charlotte
de Choisy, morte
en 1841. Dame d'atour de Madame
la Dauphine, qu'elle suivit
dans son exil, elle mourut à Goritz.
Elle avait épousé le vicomte
Antoine-Jean d'Agoult qui mourut
en 1828. Il fut grand-croix de
l'ordre de Saint-Louis, gouverneur
de Saint-Cloud, pair de France en
1823 et chevalier du Saint-Esprit
en 1825.
- ALAVA (don Ricardo DE), 1780-1843.
Lieutenant-général de l'armée espagnole.
Il fut, en même temps
que le prince d'Orange, aide de
camp du duc de Wellington pendant
la guerre et contracta alors
avec le futur roi des Pays-Bas une
vive amitié. Il fut ministre plénipotentiaire
d'Espagne en Hollande,
à Londres et à Paris, après la
mort de Ferdinand VII. En 1834,
il fut fait sénateur par la reine
régente Marie-Christine. Après
l'insurrection de La Granja, il se
retira des affaires et vint se fixer
en France où il mourut.
- ALBANY (la comtesse D'), 1753-1824.
Caroline de Stolberg avait épousé
en 1773 le prétendant Charles-Edouard,
qui avait pris le titre de
comte d'Albany. Elle s'en sépara
en 1780 et vécut avec le poète
Alfieri à qui elle avait inspiré une
grande passion, et qui l'épousa
secrètement, après la mort du
comte d'Albany. Après qu'Alfieri
fut mort, la comtesse se retira à
Florence, où elle se lia avec le
peintre français Fabre.
- ALCUDIA (le comte D'). Homme d'État
espagnol. Membre du ministère
Calomarde du vivant de Ferdinand
VII, il remplaçait aux Affaires
étrangères le ministre Salmon;
mais il fut toujours un personnage
secondaire, et perdit son poste à
la mort de Calomarde.
- ALDBOROUGH (lady), Cornélie, fille
aînée de Charles Landry, épousa
en 1804 lord Aldborough.
- ALEXANDRE le GRAND. Roi de Macédoine.
356-323 avant Jésus-Christ.
- ALEXANDRE Ier. Empereur de Russie,
1777-1825. Fils aîné et successeur
de l'empereur Paul Ier, il eut à
soutenir de grandes luttes contre
Napoléon Ier.
- ALFIERI (le comte Victor), 1749-1803,
grand poète tragique italien; resté
orphelin très jeune, son éducation
fut très négligée, mais à l'âge de
vingt-cinq ans, il se fit en lui une
métamorphose subite. Pour plaire
à la comtesse d'Albany, qui lui
avait inspiré le goût des lettres et
de la poésie, il se jeta dans les
études les plus sérieuses, créa un
système de composition poétique
nouveau et écrivit, en prose, des
ouvrages qui devaient le placer à
côté de Machiavel.
- ALLEN (George), 1770-1843. Médecin
et érudit anglais, qui laissa des
ouvrages historiques, métaphysiques
et physiologiques nombreux.
Très lié avec lord Holland,
Allen vivait chez lui.
- ALTHORP (John-Charles-Spencer,
lord), 1782-1845. Homme d'État
anglais, il fut nommé chancelier
de l'Échiquier, après avoir été ministre
de l'Intérieur et lord de
l'Amirauté. Médiocrement doué
au point de vue de l'éloquence et
des capacités financières, il fut un
ministre laborieux, consciencieux,
et d'une honnêteté politique proverbiale.
- ALVANLEY (lord), 1787-1849. Fils de
Richard Pepper-Arden, ministre
de la Justice, créé en 1801 lord
Alvanley, il eut un duel avec Morgan,
fils d'O'Connell.
- AMÉLIE D'ANGLETERRE (la princesse),
1783-1810. Elle était la dernière
des quatorze enfants du roi
George III d'Angleterre, la favorite
et la compagne de son père. Elle
mourut à vingt-sept ans sans s'être
mariée.
- AMPÈRE (Jean-Jacques), 1800-1864.
Professeur au Collège de France,
littérateur distingué, membre de
l'Académie des inscriptions et
belles-lettres et de l'Académie
française.
- ANNE D'AUTRICHE. Reine de France.
1602-1666. Fille aînée de Philippe
II, roi d'Espagne, elle épousa
Louis XIII, roi de France, et, à sa
mort, devint régente pendant la
minorité de son fils Louis XIV.
- ANNE PAULOWNA. Reine des Pays-Bas,
1795-1865. Elle était une des filles
de l'empereur Paul de Russie et
épousa en 1816 le roi Guillaume II
des Pays-Bas.
- ANNE STUART. Reine d'Angleterre.
1665-1714. Fille de Jacques II.
Elle lutta contre Louis XIV et
réunit l'Écosse à l'Angleterre.
- ANTROBUS (lady), 1800-1885. Anne,
fille unique de Hugh Lindsay,
épouse de sir Edmond Antrobus.
- APPONYI (la comtesse), 1798-1874.
Elle était fille du comte Nogarola;
elle épousa en 1818 le comte
Antoine Apponyi, qui fut pendant
de longues années ambassadeur
d'Autriche à Paris.
- ARBUTHNOT (Mrs), morte en 1834.
Mrs Arbuthnot et son mari Charles
Arbuthnot, surnommé Gosch dans
le monde, étaient les amis les plus
intimes du duc de Wellington,
chez lequel ils vivaient, et très
répandus dans la haute société de
Londres.
- ARENBERG (la duchesse D'), née en
1730. Louise-Marguerite, fille
unique et héritière du dernier
comte de la Mark, épousa, en 1748,
le duc Charles d'Arenberg.
- ARENBERG (le duc D'), Prosper-Louis,
1785-1861. Il avait épousé une
princesse Lobkowitz en 1819.
- ARENBERG (le prince Pierre D'), 1790-1877.
Il épousa en premières noces,
en 1829, Mlle de Talleyrand-Périgord,
qui mourut en 1842; en 1860,
il se remaria avec la fille du comte
Kannitz-Rietberg, veuve du comte
Antoine Starhemberg.
- ARENBERG (la princesse Pierre D').
1808-1842. Alix-Marie-Charlotte,
fille du duc et de la duchesse de
Périgord.
- ARGENSON (le comte Voyer D'), 1771-1842.
Petit-fils de Marc-Pierre
d'Argenson, ministre de la guerre
sous Louis XV. Il était entré au
service militaire en 1791. En 1809,
il fut préfet du département des
Deux-Nèthes (Anvers). Député
sous la Restauration et le gouvernement
de Juillet, il se fit remarquer
par ses opinions libérales. Il
avait épousé la veuve du prince
Victor de Broglie, mère du duc
Victor.
- ARNAULT (Antoine-Vincent), 1766-1834.
Poète tragique et fabuliste
français. Il s'attacha de bonne
heure à Bonaparte, qu'il accompagna
en Égypte et qui le nomma
gouverneur des îles Ioniennes;
puis, il travailla à l'organisation
de l'Instruction publique. Il fut
admis à l'Institut dès 1799 et devint
en 1833 secrétaire perpétuel
de l'Académie française.
- ASHLEY (sir Antoine), 1801-1881.
Homme politique et philanthrope
anglais. En 1830, il épousa lady
Emilie Cooper et, en 1851, à la
mort de son père, devint lord Shaftesbury.
En 1826, il était entré à
la Chambre des communes, et
fit partie de plusieurs ministères.
- ATHALIN (le baron Louis-Marie), 1784-1856.
Général du génie en France,
il fit avec distinction les campagnes
de l'Empire, reçut le titre de baron
après la bataille de Dresde et
devint, sous la Restauration, aide
de camp du duc d'Orléans. Il fut
chargé de plusieurs missions diplomatiques
et nommé pair de
France quand Louis-Philippe monta
sur le trône. Après 1848, il rentra
dans la vie privée.
- AUBUSSON DE LA FEUILLADE (Pierre-Hector-Raymond,
comte D'), 1765-1848.
Sous le premier empire, il
fut chambellan de l'impératrice
Joséphine, puis ministre plénipotentiaire
et ambassadeur. Il fut
nommé pair par l'empereur aux
Cent-Jours. La seconde Restauration
l'éloigna: il ne rentra à la
Chambre des pairs qu'en novembre
1831. Il était père de la duchesse
de Lévis; il fut le dernier
de son nom, ayant perdu en 1842
son fils, devenu fou.
- AUGEREAU (Pierre-François-Charles),
1757-1816. Maréchal de France
sous le premier empire, duc de
Castiglione, il se signala dans plusieurs
campagnes. Il exécuta le
coup d'État du 18 fructidor.
- AUGUSTE D'ANGLETERRE (la princesse),
fille du roi George III; elle ne se
maria jamais.
- AUTRICHE (l'empereur D'), Ferdinand
Ier, 1793-1875. Fils de François
II, il monta sur le trône en
1835. Son incapacité et sa mauvaise
santé l'obligèrent à laisser le
gouvernement à une régence dirigée
surtout par le prince de Metternich.
Il abdiqua, en 1848, en
faveur de son neveu François-Joseph
Ier.
- AUTRICHE (l'archiduc Louis-Joseph
D'), 1784-1864, fils de l'empereur
Léopold II et de l'impératrice
Marie-Louise, fille du roi Charles
III d'Espagne. Il fut directeur
général de l'artillerie.
- AUTRICHE (l'archiduchesse Sophie D'),
1805-1872. Fille de Maximilien Ier,
roi de Bavière, elle épousa en 1824
l'archiduc François-Charles et fut
la mère de l'empereur François-Joseph
Ier.
B
- BACKHOUSE (John), mort en 1845.
Homme d'État et écrivain anglais.
Il fut, pendant quelques années,
secrétaire particulier de Canning.
Il a été deux fois sous-secrétaire
aux Affaires étrangères.
- BACOURT (Adolphe-Fourrier DE), 1801-1865.
Diplomate français, pair de
France. Il fut envoyé à Londres
auprès du prince de Talleyrand
qui y était ambassadeur du roi
Louis-Philippe. Il fut ensuite ministre
à Carlsruhe, à Washington
et ambassadeur à Turin. Il démissionna
en 1848.
- BAILLOT. Jeune officier, fils unique;
tué à Paris dans l'émeute du 13 avril
1834 par un coup de pistolet, à
bout portant, pendant qu'il portait
un ordre du maréchal Lobau.
- BALBI (la comtesse DE), 1753-1839.
Elle était fille du marquis de Caumont-La
Force et avait épousé un
Génois, le comte de Balbi. Dame
d'honneur de la comtesse de Provence,
elle fut honorée de l'amitié
du comte de Provence (plus tard
Louis XVIII).
- BARANTE (le baron DE), 1782-1866. Il
fut successivement auditeur au
Conseil d'État, chargé de missions
diplomatiques, préfet de la Vendée,
puis de Nantes, député, pair
de France et ambassadeur à Saint-Pétersbourg.
Comme historien, il
obtint les plus grands succès et
entra à l'Académie.
- BARRINGTON (Charles). Jeune Anglais,
de l'intimité de lord Holland vers
1832.
- BARROT (Odilon), 1781-1873. Homme
politique français. Il commença sa
carrière dans le droit et prit une
part active à la révolution de 1830.
Sous le règne de Louis-Philippe, il
fut le chef de la gauche dynastique.
- BARTHE (Félix), 1795-1863. Magistrat
et homme d'État français. Affilié
aux carbonari, il fut un ennemi
véhément de la Restauration. Député
en 1830, il fut ensuite ministre
de l'Instruction publique,
garde des Sceaux, président de la
Cour des comptes. En 1834, il fut
nommé pair. Dans le Cabinet Molé,
il fut ministre de la Justice. En
1852, il fut appelé au Sénat.
- BARTHOLONY (François), 1796-1881.
Riche financier genévois, un des
fondateurs de la Compagnie de chemins
de fer d'Orléans; il prit une
part active à la création du Crédit
foncier de France.
- BASTARD D'ETANG (le comte), 1794-1844.
Magistrat et homme politique
français. Conseiller à la Cour
en 1810, il fut appelé en 1819 à
la Chambre des pairs. Il instruisit
avec intégrité le procès de Louvel,
montra beaucoup d'indépendance
politique, et après 1830 fut un
des membres chargés de l'instruction
du procès des ministres de
Charles X.
- BASSANO (Hughes-Bernard Maret, duc
DE), 1763-1839. Commença par
être avocat, et en 1789, publia
les bulletins de l'Assemblée nationale,
fondant ainsi le Moniteur
universel. Bonaparte le nomma,
après le 18 Brumaire, secrétaire
général des consuls, puis ministre.
Il accompagna toujours l'empereur,
fut nommé en 1811 duc de
Bassano, et ministre des Affaires
étrangères. Nommé pair de France
en 1831 par le roi Louis-Philippe,
il fut un instant ministre de l'Intérieur
et président du Conseil en
1834.
- BASSANO (duchesse DE), Mme Maret,
femme du duc de Bassano, fut
dame d'honneur des impératrices
Joséphine et Marie-Louise.
- BATHURST (Henry, comte), 1762-1834.
Homme d'État anglais, un des plus
éminents du parti Tory. Il fut ministre
des Affaires étrangères, de
la Guerre, du Commerce, des Colonies,
président du Conseil formé
par le duc de Wellington dont il
était l'ami intime, et se montra
l'ennemi acharné de Napoléon Ier
qu'il fit reléguer à Sainte-Hélène.
- BATTHYÁNY (la comtesse), 1798-1840.
Elle était née baronne d'Ahrenfeldt
et avait épousé le feld-maréchal
comte Bubna. Devenue veuve
en 1825, elle se remaria en 1828
avec le comte Gustave Batthyány
Strattman.
- BAUDRAND (Marie-Étienne-François,
comte DE), 1774-1848. Général
français, servit sous la République,
dans les armées du Rhin et d'Italie,
prit part comme chef d'état-major
à la bataille du Mont Saint-Jean,
devint pair de France sous
Louis-Philippe, aide de camp du
duc d'Orléans au siège d'Anvers
en 1832 et, en 1837, gouverneur
du comte de Paris.
- BEAUHARNAIS (Eugène DE), 1781-1824.
Fils du général de Beauharnais et
de Joséphine Tascher de la Pagerie,
plus tard impératrice par son
second mariage avec Bonaparte,
Eugène de Beauharnais prit une
part active aux guerres de l'empire;
en 1805, il fut nommé vice-roi
d'Italie et en 1806 il épousa la
princesse Auguste, fille du roi de
Bavière. Après la chute de Napoléon,
il se retira en Bavière, avec
le titre de duc de Leuchtenberg.
- BEAUHARNAIS (Hortense DE), 1783-1837.
Fille de l'impératrice Joséphine,
elle épousa, en 1802, Louis
Bonaparte, roi de Hollande, et fut
mère de Napoléon III. La Restauration
lui donna une pension et le
titre de duchesse de Saint-Leu.
- BEAUHARNAIS (Stéphanie DE), 1789-1860.
Fille de Claude de Beauharnais,
chambellan de l'impératrice
Marie-Louise, elle avait épousé en
1806 le grand-duc Charles-Louis-Frédéric
de Bade, dont elle devint
veuve en 1818.
- BEAUVEAU (la maréchale, princesse
DE), 1720-1807. Marie-Charlotte
de Rohan-Chabot avait d'abord
épousé en 1749 J.-B. de Clermont
d'Amboise; devenue veuve, elle
se remaria en 1764 avec le prince
de Beauveau.
- BEAUVILLIERS (la duchesse DE), 1774-1824.
Elle était la septième fille
du duc de Mortemart, et de son
premier mariage avec Mlle d'Harcourt.
Elle épousa le duc François
de Beauvilliers de Saint-Aignan,
pair de France.
- BEDFORD (John, duc DE), 1766-1839.
Il épousa d'abord une fille du vicomte
de Torrington, et en secondes
noces, une fille du duc de
Gordon. Son troisième fils fut lord
John Russell.
- BEDFORD (la duchesse DE), morte en
1853. Fille d'Alexandre, duc de
Gordon, elle épousa en 1803 le
duc de Bedford.
- BEÏRA (la duchesse DE), 1793-1874.
Marie-Thérèse, infante de Portugal,
devint veuve en 1813 de don
Pedro-Charles, infant d'Espagne,
se remaria à l'infant don Carlos
d'Espagne en 1828 et en devint
veuve en 1855.
- BELFAST (lady), 1799-1860. Anne-Henriette,
fille aînée de Richard,
comte de Glengall, épousa en 1822
le baron de Belfast.
- BELGES (la reine des), Louise, princesse
d'Orléans, 1812-1850. Seconde
femme du roi Léopold Ier
de Belgique et fille de Louis-Philippe,
roi des Français.
- BENKENDORFF (Alexandre, comte),
1784-1844, officier russe. Lors de
la rébellion de 1825, il se montra
dévoué à l'empereur Nicolas, qui
le prit comme aide de camp, le fit
comte et sénateur. Il était frère
de la princesse de Lieven.
- BÉRANGER (Mme DE), morte en 1826.
Mlle de Lannois épousa en 1793
le duc de Châtillon-Montmorency.
Devenue veuve, elle se remaria
en 1806 avec le comte du Gua de
Béranger.
- BÉRANGER (Mlle Élisabeth DE), fille
du second mariage de la duchesse
de Châtillon, elle épousa le comte
Charles de Vogüé, frère du marquis.
- BERGAMI (Barthélemy). Postillon italien
des écuries de la Reine Caroline,
épouse de George IV d'Angleterre;
la reine l'éleva au rang
de chambellan, après qu'elle eut
quitté l'Angleterre et se fut réfugiée
en Italie. Il était très beau.
Il avait deux frères, Balloti et
Louis. La Princesse donna l'intendance
de sa maison à celui-ci et
chargea l'autre de sa caisse; leur
sœur, qui avait épousé un comte
Oldi, devint sa dame d'honneur.
- BERGERON (Louis), né en 1811. Journaliste
français. Après 1830, il se
jeta dans le mouvement républicain
et fut accusé, en novembre
1832, d'avoir tiré sur Louis-Philippe;
il fut acquitté, mais en 1840,
ayant souffleté en plein Opéra
M. de Girardin pour une question
de polémique, il fut condamné à
trois ans de prison.
- BERRY (le duc DE), 1778-1820. Second
fils du comte d'Artois (Charles
X), il suivit sa famille dans
l'émigration et revint en France
en 1814. En 1816 il épousa la
princesse Caroline de Naples. Il
fut assassiné à Paris, le 13 février
1820, par Louvel, qui voulait
éteindre en lui la race des Bourbons,
mais il laissa un fils posthume,
le duc de Bordeaux.
- BERRY (la duchesse DE), 1798-1870.
La princesse Caroline, fille de
François Ier, roi des Deux-Siciles;
elle épousa, en 1816, le duc de
Berry, second fils de Charles X, et
fut la mère du duc de Bordeaux.
- BERRYER (Antoine), 1790-1868. Avocat
de premier ordre, orateur du
parti légitimiste, il fut plusieurs
fois député et entra à l'Académie
en 1855. Il avait épousé, à vingt
ans, Mlle Caroline Gauthier. Ses
dernières années se passèrent dans
la retraite, dans sa terre d'Augerville.
- BÉRULLE (le cardinal Pierre DE),
1575-1629. Aussi distingué par
son caractère doux et conciliant
que par sa fermeté religieuse et
l'étendue de son savoir, il seconda
puissamment le cardinal du Peyron
dans ses controverses avec les
protestants. Il établit en France
l'ordre des Carmélites et fonda la
congrégation de l'Oratoire.
- BERTIN DE VEAUX. 1766-1842. Né à
Essonnes; il fonda en 1799 le
Journal des Débats avec son frère.
Il fut conseiller d'État, député et
vice-président de la Chambre,
ministre à La Haye et pair de
France.
- BIGNON (Louis-Pierre-Édouard, baron),
1771-1841. Diplomate français,
il fut secrétaire de légation
en Suisse, en Sardaigne, en Prusse;
ministre à Cassel, à Carlsruhe;
administrateur en Pologne et en
Autriche sous le premier empire;
il fut député en 1817 et pair de
France en 1837.
- BIRON (Armand-Louis, duc DE), 1747-1793.
Connu sous le nom de
Lauzun. Il fit la guerre de l'Indépendance
en Amérique. En 1792,
il fut nommé général en chef des
armées du Rhin. Accusé de trahison
par le comité du Salut public
et traduit devant le tribunal révolutionnaire,
il fut condamné à mort
et exécuté.
- BIRON-COURLANDE (la princesse Antoinette
DE), 1813-1881, épousa le
comte de Lazareff, colonel russe.
- BJOERSTJERNA (Magnus-Frédéric-Ferdinand),
1779-1847. Après la bataille
d'Eckmühl, il fut envoyé en
mission auprès de Napoléon Ier; il
fut, plus tard, ministre plénipotentiaire
à Londres.
- BLACAS (Pierre-Louis-Jean, duc DE),
1770-1839. Il s'attacha à la personne
de Louis XVIII pendant son
exil, et, à la Restauration, il fut
nommé ministre de la maison du
roi. En 1815, il entra à la Chambre
des pairs et fut envoyé à Naples
pour négocier le mariage du duc
de Berry avec la princesse Caroline,
et à Rome pour conclure un
concordat qui n'a jamais été appliqué.
- BOIGNE (la comtesse DE), 1780-1866.
Adèle d'Osmond épousa en 1798,
pendant l'émigration, le comte de
Boigne, qui, après une vie d'aventures,
était revenu fort riche des
Indes. De 1814 à 1859, le salon
de Mme de Boigne fut, à Paris,
l'un des plus importants du monde
aristocratique, diplomatique et politique.
Le duc Pasquier en était
le plus fidèle habitué.
- BOISMILON (Jacques-Dominique DE),
1795-1871. Professeur français. Il
fut choisi comme secrétaire du
duc d'Orléans; plus tard, il fut attaché
au comte de Paris et promu
officier de la Légion d'honneur en
1845.
- BOISSY (Mlle Rouillé DE). Sœur du
marquis de Boissy, pair de France,
elle avait épousé le comte Pierre
d'Aubusson qui devint fou, et dont
elle devint veuve en 1842. Elle
mourut elle-même en 1855.
- BOLIVAR (Simon), 1783-1830. Le libérateur
de l'Amérique. Il affranchit
le Venezuela et la Nouvelle-Grenade,
qu'il unit, sous le nom de
Colombie, en une seule République.
- BONAPARTE (le général), voir à NAPOLÉON
Ier.
- BONAPARTE (Jérôme), 1784-1860. Roi
de Westphalie. Il était le plus
jeune frère de Napoléon Ier. Dans
sa jeunesse, il avait épousé miss
Paterson dont l'Empereur le força
à divorcer pour épouser la princesse
Catherine de Würtemberg.
- BONAPARTE (Lucien), 1773-1840. Troisième
frère de Napoléon Ier. Plein de
talents, mais d'un caractère indépendant,
il essuya la disgrâce de
son frère et se retira à Rome où
le pape Pie VII érigea en principauté
sa terre de Canino.
- BONNIVARD (François DE), 1494-1571.
Chroniqueur et homme politique.
Prieur de Saint-Victor dans le territoire
de Genève. Il se ligua avec
les patriotes de cette ville contre
Charles III, duc de Savoie, qui en
convoitait la possession. Le duc,
devenu maître de Genève, emprisonna
Bonnivard à Chillon où il
resta six ans. Lord Byron l'a mis
en scène dans son beau poème
le Prisonnier de Chillon.
- BORDEAUX (le duc DE), 1820-1883.
Fils du duc de Berry et petit-fils
de Charles X. Il vécut dans l'exil
avec sa famille à partir de 1830,
soit à Venise, soit à Frohsdorf en
Styrie, où il portait le titre de
comte de Chambord. Il avait
épousé une archiduchesse d'Autriche
et n'eut jamais d'enfant.
- BOULE (André-Charles), 1642-1732.
Ébéniste dont les ouvrages sont
très recherchés.
- BOURQUENEY (baron, puis comte DE),
1800-1869. Attaché à la rédaction
du Journal des Débats, puis maître
des requêtes au conseil d'État, il
entra ensuite dans la diplomatie,
et fut secrétaire de l'ambassade
de Londres, puis en 1844 ambassadeur
à Constantinople, et en
1859 à Vienne. Il quitta bientôt
après la carrière diplomatique
pour entrer au Sénat.
- BRAGANCE (la duchesse DE), 1812-1873.
Amélie-Auguste, fille d'Eugène
de Beauharnais, vice-roi
d'Italie, et d'une princesse de Bavière,
fut la deuxième femme de
l'empereur du Brésil dom Pedro Ier,
dont elle devint veuve en 1834.
- BRENIER DE RENAUDIÈRE (le baron),
1807-1885. Il fut chargé en 1828
d'une mission en Grèce, et plus
tard secrétaire d'ambassade à
Londres, Lisbonne et Bruxelles.
En 1855, il était ministre à
Naples.
- BRESSON (Charles, comte), 1788-1847.
Diplomate français, il fut
chef de division au ministère des
affaires étrangères sous Napoléon
Ier. Nommé en 1833 premier
secrétaire à Londres, il reçut en
1836 le poste de ministre à Berlin
où il rétablit les relations
d'amitié entre la France et la
Prusse. En 1841, il devint ambassadeur
à Madrid, et, en 1847, à
Naples où il se tua bientôt, dans
un accès de démence.
- BRETONNEAU (Pierre, docteur), 1778-1862.
Célèbre médecin français,
résidant à Tours, son pays d'origine,
où il s'était établi, indifférent
à la renommée. Il fut une
des gloires médicales de la France
et fit beaucoup de bien aux
pauvres.
- BROGLIE (le duc DE), Achille-Charles-Victor,
1785-1870. Membre de la
Chambre des pairs, il s'y honora
en défendant le maréchal Ney,
lors de son procès. Attaché au
parti doctrinaire, il fut plusieurs
fois ministre sous Louis-Philippe.
Il fut membre de l'Académie française.
Il avait épousé la fille de
Mme de Staël.
- BROGLIE (la duchesse DE), 1797-1840.
Albertine de Staël épousa en 1814
le duc Victor de Broglie. Mme de
Broglie était belle, sérieuse, pieuse
et passait pour un peu sévère.
- BROOKE (lord), né en 1818, il épousa
en 1852 Anne, fille du comte de
Wemyss, et succéda en 1853 à
son père comme lord Warwick.
- BROUGHAM (Henry, lord), 1778-1868.
Homme politique et écrivain anglais,
il collabora avec éclat à la
Revue d'Edimbourg et fut, par de
grands succès au barreau, conduit
au Parlement en 1810. Il fut l'avocat
célèbre et heureux de la reine
Caroline accusée d'adultère. Il se
distingua toujours par la défense
des idées libérales. Il devint pair
et chancelier sous le ministère de
lord Grey, en 1830.
- BROUGHAM (lady), morte en 1865.
Marie-Anne, fille de sir Thomas
Eden, avait épousé d'abord lord
Spalding. Devenue veuve, elle
épousa lord Brougham en 1819.
Une seule fille naquit de ce mariage,
elle se nommait Éléonore,
et mourut à dix-sept ans d'une
maladie de poitrine. Ce fut dans
l'espoir de la ramener à la vie
que lord Brougham construisit,
dans le beau climat de Cannes,
une maison qui fut le commencement
de la prospérité de cet endroit.
- BÜLOW (Henri, baron DE), 1790-1846.
Diplomate prussien. En 1827, il
fut nommé ministre en Angleterre
et prit part aux conférences de
Londres en 1831. Plus tard, il
fut chargé du portefeuille des
Affaires étrangères en Prusse. Il
avait épousé la fille de Guillaume
de Humboldt.
- BURGHERSH (John, lord), 1811-1859.
Après la mort de son père, comte
de Westmorland. Ancien aide de
camp du duc de Wellington, il
passa dans la diplomatie, fut ministre
à Florence, à Berlin, à
Vienne. Grand musicien, il a composé
plusieurs opéras.
- BUTERA (le prince DE), mort en
1841. Anglais, du nom de Wilding,
qui avait épousé la princesse
de Butera, d'une grande famille
de Palerme. Par un décret du roi
des Deux-Siciles, il fut autorisé en
1822 à ajouter ce titre à son nom.
En 1835, un autre décret lui accorda,
en toute propriété, le titre
de prince de Radoli qu'il porta
jusqu'à sa mort. Il ne laissa point
d'enfant.
- BYRON (George-Gordon, lord), 1788-1824.
Célèbre poète anglais. Au
moment de l'insurrection hellénique,
il se rendit en Grèce et
mourut à Missolonghi.
C
- CALOMARDE (François-Thadé), 1775-1842.
Homme d'État espagnol qui
fut l'âme de la politique de son
pays après le rétablissement de
Ferdinand VII. Il fit partie, en
1824, du ministère de grâce et de
justice, où il sut se conserver une
influence prépondérante sur les
déterminations du roi. Il devint
l'âme du parti rétrograde, prit
part au décret par lequel Ferdinand
VII abolissait la loi salique
en Espagne, et fit punir sévèrement
les tentatives carlistes. Mais
lors de la grave maladie du Roi en
1832, où on le crut mort, Calomarde
fut le premier à saluer don
Carlos du titre de Roi, et la reine
Christine devenue régente l'exila
dans ses terres. Il allait y être
arrêté lorsqu'il s'enfuit en France
où il vécut dans la retraite jusqu'à
sa mort.
- CAMBRIDGE (la duchesse Auguste DE),
1797-1889. Elle était fille du
landgrave Frédéric de Hesse-Cassel,
et épousa en 1818 le duc
Adolphe-Frédéric de Cambridge,
septième fils du roi George III
d'Angleterre. Elle devint veuve en
1857.
- CAMPAN (Mme), 1752-1822. Jeanne
Genest, devint à quinze ans lectrice
de Mesdames, filles de
Louis XV. Elle épousa M. Campan
et devint première femme de
chambre de Marie-Antoinette.
Pendant la Révolution, retirée
dans la vallée de Chevreuse, elle
y fonda un pensionnat où Mme de
Beauharnais fit entrer sa fille.
Napoléon Ier nomma, plus tard,
Mme Campan surintendante de la
maison qu'il fonda à Ecouen pour
l'éducation des filles de la Légion
d'honneur.
- CANINO (Charles-Jules-Laurent, prince
DE), et de Musignano, 1803-1857.
Fils de Lucien Bonaparte, il épousa
une fille de Joseph Bonaparte.
Président de l'Assemblée constituante
romaine en 1848, naturaliste
distingué, correspondant de
l'Institut de France.
- CANIZZARO (la duchesse DE). Elle était
Anglaise, et avait épousé François
de Plantamone, duc de Canizzaro,
qui fut pendant plusieurs années
ministre des Deux-Siciles accrédité
à la cour d'Angleterre.
- CANNING (George), 1770-1827.
Homme d'État anglais. Il laissa le
barreau et se fit nommer à la
Chambre des communes en 1793,
y soutint Pitt qui le fit nommer
sous-secrétaire d'État. Plus tard,
il fut dans l'opposition; puis fut
ambassadeur à Lisbonne. Il voyagea
sur le Continent et ses liaisons
avec les libéraux de Paris
changèrent ses principes. En 1822,
il fut appelé au ministère des
Affaires étrangères et s'employa,
depuis lors, à des réformes libérales.
Il fit des efforts généreux
en faveur des catholiques.
- CANNING (Charles-John, comte), 1812-1862.
Homme d'État anglais, fils
de G. Canning. Il entra en 1836
à la Chambre des communes du
côté de l'opposition dirigée par
sir Robert Peel. A la mort de son
père, il entra à la Chambre des
lords et fut sous-secrétaire d'État
aux Affaires étrangères; en 1846,
il fut nommé directeur général
des Eaux et Forêts; en 1852, directeur
général des Postes, puis
gouverneur des Indes, où il eut à
lutter pendant deux ans contre
l'insurrection.
- CANNING (lady), 1817-1861. Fille
aînée de lord Stuart de Rothesay,
elle épousa lord Canning en 1835
et mourut sans laisser d'enfants.
- CANOVA (Antoine), 1757-1822. Célèbre
sculpteur italien.
- CAPO D'ISTRIA (Jean-Antoine, comte),
1776-1831. Né à Corfou, il fit son
éducation en Italie et entra au
service russe. L'empereur Alexandre
Ier l'employa à plusieurs missions
en Allemagne, en Turquie,
en Suisse; il fut plénipotentiaire
au deuxième traité de Paris en
1815. Plus tard, retiré en Suisse,
il prêta son appui aux Grecs révoltés.
Il fut assassiné par les fils
du Bey des Mainotes.
- CARLISLE (Georges-William, vicomte
Morpeth, lord), 1802-1864. Petit-fils,
par sa mère, de la belle duchesse
de Devonshire; il remplit
avec distinction les fonctions de lord-lieutenant
d'Irlande, sous le ministère
libéral de lord John Russell.
- CARLOTTA (l'infante), 1804-1844. Fille
du roi des Deux-Siciles, sœur de
la reine Marie-Christine d'Espagne
et épouse de don Francesco de
Paulo, infant d'Espagne.
- CAROLINE (la reine), 1781-1821. Fille
du duc de Brunswick, elle épousa
en 1795 le prince de Galles qui fut
régent en 1810 et devint roi d'Angleterre
en 1820 sous le nom de
George IV. Son mari l'accusa
publiquement d'adultère dans un
procès célèbre. L'enquête ne constata
que des inconséquences chez
cette Princesse.
- CARRACHE (Annibal), 1560-1609. Considéré
comme le plus grand des
peintres de sa famille, où ils étaient,
presque tous, des artistes distingués.
- CARREL (Armand), 1800-1836. Célèbre
publiciste français. Ancien
élève de Saint-Cyr, il prit une
part active aux conspirations semi-libérales,
semi-bonapartistes sous
la Restauration, et, au moment de
la révolution espagnole, alla secrètement
soutenir les constitutionnels.
Il quitta l'épée pour la
plume, devint rédacteur en chef
du National, journal fondé par
MM. Thiers et Mignet dans le but
de hâter la chute des Bourbons et
de préparer l'avènement de la
maison d'Orléans. Ce ne fut qu'en
1832 que le National arbora le
drapeau républicain. Carrel se
battit en duel avec M. de Girardin
et mourut quarante-huit heures
après, des suites de ses blessures.
- CASTELLANE (André, marquis DE),
1758-1837. Député de la noblesse
en 1789, il s'unit au Tiers-État et
fut secrétaire de l'Assemblée constituante.
Jeté en prison pendant la
Terreur il n'échappa à la mort
que par la chute de Robespierre.
En 1802, il fut nommé préfet
des Basses-Pyrénées, et, ensuite,
maître des requêtes au conseil
d'État. Louis XVIII le nomma
pair de France en 1815 et lieutenant-général
l'année suivante. Il
fut le père du maréchal de Castellane.
- CASTELLANE (comtesse DE), 1796-1847.
Cordelia Greffulhe, épousa
en 1813 le comte de Castellane,
plus tard maréchal de France.
- CASTLEREAGH (Robert Stewart, marquis
de Londonderry, vicomte),
1769-1822. Entra de bonne heure
à la Chambre des communes où il
soutint la politique de Pitt. Ennemi
acharné de la Révolution française,
âme des coalitions contre Napoléon
Ier, il fournit des subsides aux
puissances pendant qu'il était ministre
de la guerre. Lors du congrès
de Vienne, en 1815, il sacrifia
la Pologne, la Belgique, la Saxe
et Gênes; sa conduite fut vivement
attaquée au Parlement. Dans
un accès de démence, il mit fin à
ses jours.
- CASTRIES (Armand-Charles-Augustin
de la Croix, duc DE), 1756-1842.
Député aux États généraux, il avait
fait comme colonel la guerre de
l'Indépendance en Amérique. Il
défendit énergiquement les prérogatives
de la royauté et blessa
au bras Charles de Lameth dans
un duel né d'une discussion politique,
ce qui l'obligea à passer en
Allemagne. En 1814, il fut nommé
pair de France, général de division.
Plus tard, il se rallia à la
monarchie de Juillet.
- CATHERINE D'ARAGON, 1483-1536. Fille
de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle
de Castille, elle épousa successivement
Henri VII et Henri VIII
d'Angleterre. Ce dernier la répudia
pour épouser Anne de Boleyn,
et ce divorce fut l'origine du
schisme en Angleterre.
- CATHERINE DE MÉDICIS, 1519-1589.
Reine de France. Fille de Laurent
II de Médicis, elle épousa
Henri II, roi de France, et fut
régente pendant la minorité de
son second fils Charles IX. Catherine
avait apporté d'Italie le goût
des arts, elle construisit le palais
des Tuileries et continua le
Louvre.
- CATHERINE PAULOWNA (la grande-duchesse),
1788-1819. Fille de l'empereur
Paul Ier de Russie, elle
épousa d'abord le prince Pierre de
Holstein, puis Guillaume Ier, roi
de Würtemberg, dont elle eut une
fille.
- CAULAINCOURT (la comtesse DE), morte
en 1835. Blanche d'Aubusson,
épousa en 1812 Auguste-Jean-Gabriel
de Caulaincourt, qui fut tué
à la bataille de la Moskova, et qui
était frère du duc de Vicence.
- CELLES (Antoine-Charles, comte de
Visher DE), 1769-1841, d'une famille
illustre du Brabant, il fut
élu député aux États-généraux de
cette province. Napoléon Ier le
nomma maître des requêtes au
conseil d'État et préfet de la Loire-Inférieure,
puis du Zuyderzée.
Après 1814, devenu sujet du roi
des Pays-Bas, il fut élu pendant
quelque temps aux États provinciaux.
Le roi Léopold l'ayant envoyé
comme ministre plénipotentiaire
en France, M. de Celles se
fit naturaliser, et devint conseiller
d'État en France en 1833. Il était
le beau-frère du maréchal Gérard.
- CHABANNES LA PALICE (le comte Alfred
DE), 1799-1868. Il fut d'abord
garde du corps de Louis XVIII,
puis chef d'escadron et colonel
après le siège d'Anvers. Il devint
général de brigade et aide de
camp du roi Louis-Philippe en
1840. Il quitta le service en 1848
et suivit la famille royale en exil.
- CHABANNES (Louisa DE), 1791-1869.
Religieuse carmélite; elle fut supérieure
du couvent de Paris pendant
plusieurs années, puis de
celui de Bruxelles où elle mourut.
- CHALAIS (la princesse DE), Marie-Françoise
de Rochechouart-Mortemart,
épousa en premières noces
le marquis de Cany dont elle eut
une fille qui fut la grand'mère du
prince de Talleyrand. Elle épousa,
en secondes noces, Louis-Charles
de Talleyrand, prince de Chalais,
qui mourut en 1757. Elle était
dame du palais de la Reine.
- CHALAIS (la princesse DE), morte en
1834. Élolie-Pauline Beauvilliers
de Saint-Aignan, épousa en 1832
Hélie-Roger de Talleyrand-Périgord,
prince de Chalais, titre que
porte le fils aîné du chef de cette
maison.
- CHANTELAUZE (Victor DE), 1787-1859.
Député et dernier garde des Sceaux
de Charles X, il avait rédigé les
fameuses ordonnances qui amenèrent
la révolution de Juillet; il
fut arrêté et condamné à la prison
perpétuelle. L'amnistie de 1837
le rendit à la liberté.
- CHARLEMAGNE, 742-814. Roi des
Francs, chef de la dynastie des
Carolingiens; il succéda à son
père Pépin le Bref en 768; en
800 le pape Léon III le couronna
empereur d'Occident.
- CHARLES Ier. Roi d'Angleterre, 1600-1649.
Fils de Jacques Ier, il épousa
Henriette de France, fille du Roi
Henri IV et sœur de Louis XIII.
Victime de la Révolution de 1648,
il fut condamné à mort et mourut
sur l'échafaud.
- CHARLES IX. Roi de France, 1550-1574.
Deuxième fils de Henri II
et de Catherine de Médicis. Sous
son règne, le royaume fut déchiré
par les guerres de religion.
- CHARLES X. Roi de France, 1757-1836.
Frère de Louis XVI et de
Louis XVIII à qui il succéda en
1824, il porta le titre de comte
d'Artois jusqu'à son avènement; il
mourut à Goritz en exil.
- CHARLES-JEAN. Roi de Suède, 1764-1844.
Général Bernadotte, prince
de Ponte-Corvo, maréchal de
France, il épousa Mlle Clary, sœur
de la femme de Joseph Bonaparte.
Après la mort de Charles XIII de
Suède qui l'avait adopté, il devint
en 1818 roi de Suède et de Norvège.
- CHARLOTTE DE PRUSSE (la princesse),
1798-1860. Fille du roi Frédéric-Guillaume
III, elle épousa en 1817
le grand-duc Nicolas de Russie
qui succéda sur le trône à son
frère Alexandre Ier.
- CHATEAUBRIAND (François-René, vicomte
DE), 1768-1848. Un des
plus illustres écrivains français du
dix-neuvième siècle. Il eut des
relations avec beaucoup de femmes
connues par leur talent, leur grâce
ou leur beauté. Sous la Restauration,
il fut pendant quelques
années dans la diplomatie, et,
comme ministre des Affaires étrangères,
il prit une grande part à la
guerre d'Espagne en 1822.
- CHÂTILLON-MONTMORENCY (duc DE),
mari de Mlle de Lannois. Il périt
noyé dans le naufrage de la frégate
la Blanche à l'entrée de
l'Elbe.
- CHODRON (Jules), 1804-1870. Fils du
notaire du prince de Talleyrand,
qui obtint pour lui, du roi Louis-Philippe,
le nom de Courcel, il
entra dans la diplomatie, où il sut
se faire une position aussi honorable
que distinguée. Son fils
fut pendant plusieurs années ambassadeur
à Berlin et à Londres.
- CHOISEUL-STAINVILLE (Étienne-François,
duc DE), 1719-1785. Homme
d'État français, ambassadeur, puis
ministre, de 1758 à 1770, sous
Louis XV, il fit conclure le Pacte
de famille. Une intrigue de cour
le renversa parce qu'il ne voulait
pas plier devant la Dubarry. Relégué
dans sa terre de Chanteloup,
il y reçut, malgré le roi, le témoignage
de l'estime publique. Il
avait épousé Mlle Crozat du Châtel,
qui paya les dettes que la générosité
de son mari lui avait fait contracter,
et passa les dernières
années de sa vie, après son veuvage,
dans un pauvre couvent de
Paris.
- CLANRICARDE (marquis DE), 1802-1874.
Homme politique anglais. Il épousa
en 1825 la fille de Canning et fut
appelé, l'année suivante, à siéger
à la Chambre des lords. Il fut sous-secrétaire
aux Affaires étrangères
en 1826, ambassadeur en Russie
de 1838 à 1841, directeur général
des postes de 1846 à 1852 et lord
du Sceau privé en 1857.
- CLANRICARDE (lady), morte en 1876.
Henriette, fille unique de G. Canning,
épouse de lord Clanricarde.
- CLARENCE (duchesse DE), 1792-1849.
Voir à ADÉLAÏDE (la reine).
- CLARENDON (Edouard-Hyde, comte),
1608-1674. Magistrat et historien
anglais. Lors de la guerre civile,
sous Charles Ier, il prit le parti du
roi Charles II qui le nomma grand
chancelier. Il se retira en France
et mourut à Rouen.
- CLARENDON (lord), 1800-1870. Ministre
d'Angleterre à Madrid en
1833, plus tard ministre du Commerce
et lord-lieutenant d'Irlande.
En 1853, il devint ministre
des Affaires étrangères, représenta
l'Angleterre au Congrès de Paris
en 1856, puis fut ambassadeur en
Italie en 1868.
- COBBETT (William), 1766-1835. Démagogue
anglais. Il passa plusieurs
années aux États-Unis; à son retour
en Angleterre en 1804, il y
rédigea un journal radical qui fut
souvent poursuivi. Élu en 1832 à
la Chambre des communes, il y
appuya chaudement la réforme
parlementaire.
- COBOURG (le prince Ferdinand DE),
1816-1888. Ce prince fut le
deuxième mari de la reine de Portugal,
doña Maria da Gloria, qu'il
épousa en 1836. Il reçut le titre
de Roi en 1837. Veuf en 1853, il
fut régent pendant la minorité de
son fils. En 1869, il contracta
un mariage morganatique avec
Mlle Hensler, qui fut faite comtesse
Elice d'Edla. Il était frère
du roi Léopold de Belgique et de
la duchesse de Kent.
- COLMAGHI. Marchand de tableaux et
de gravures à Londres. L'origine
de cette maison, qui existe encore,
remonte à 1750, lorsque Paul
Colmaghi, Italien venu de Paris à
Londres, y ouvrit une boutique en
association avec M. Nolteno. Le
roi George IV en fut un constant
protecteur.
- CONROY (sir John), 1786-1854. Officier
anglais; il fut chevalier d'honneur
de la duchesse de Kent. A
son avènement, la reine Victoria
le fit baron. Il avait épousé en
1808 la fille et héritière du major
Fisher, frère de l'évêque de
Salisbury.
- CONYNGHAM (William, lord), 1765-1854.
Avocat irlandais, membre
de la Chambre des communes, il
appartenait au groupe libéral de
Burke; vers la fin de sa vie il
pencha vers les tories. Il fut élevé
à la Pairie.
- CONYNGHAM (Henri, baron), 1766-1832.
Il épousa la fille aînée de
Joseph Denison.
- CONYNGHAM (lady). Morte en 1861.
Élisabeth, fille de J. Denison,
banquier à Londres, épousa en
1794 le baron Henri Conyngham,
qui fut créé marquis en 1816.
Amie intime du prince régent
d'Angleterre, plus tard le roi
George IV, elle sut profiter de
son pouvoir sur lui.
- CONYNGHAM (François-Nathaniel,
marquis DE), 1797-1882. Il portait,
du vivant de son père, le nom
de Mount-Charles. Il se signala
dans les affaires publiques par ses
idées libérales, fut sous-secrétaire
d'État aux Affaires étrangères,
lord de la Trésorerie, directeur
des Postes en 1834, membre du
Conseil privé en 1835 et vice-amiral
de l'Ulster en 1849.
- CORINNE, femme poète de la Grèce,
cinquième siècle avant Jésus-Christ.
- COUSIN (Victor), 1792-1867. Philosophe
et écrivain français, pair de
France, directeur de l'École normale
et membre de l'Académie
française. Il fut un instant ministre
de l'Instruction publique sous
M. Thiers en 1840.
- COWLEY (lady), 1796-1860. Georgiana-Auguste,
fille aînée du
marquis de Salisbury, épousa en
1816 l'Honorable Henry Wellesley,
créé en 1828 baron Cowley.
- COWPER (lady), sœur de W. Lamb,
lord Melbourne. Elle épousa en
deuxièmes noces, en 1840, lord
Palmerston, à l'âge de 50 ans.
- CRANMER (Thomas), 1489-1556. Archevêque
de Canterbury, promoteur
de la Réforme en Angleterre.
Il prononça lui-même le divorce
que le Pape avait refusé à Henri VIII
contre Catherine d'Aragon. A l'avènement
de la reine Marie Tudor,
il fut arrêté comme hérétique
et mourut sur le bûcher.
- CROMWELL (Olivier), 1599-1658. Protecteur
de la République d'Angleterre
en 1652, il amena la
ruine du parti royaliste et les infortunes
du roi Charles Ier, qu'il fit
condamner à mort.
- CUMBERLAND (Ernest-Auguste, duc
DE), 1771-1851. Le dernier des
fils de George III d'Angleterre.
En 1837, il monta sur le trône de
Hanovre.
- CUMBERLAND (duchesse DE), 1778-1841.
Frédérique, princesse de
Mecklembourg-Strélitz, sœur cadette
de la reine Louise de Prusse;
elle épousa, en 1793, le prince
Louis de Prusse, frère du roi Frédéric-Guillaume
III. Devenue
veuve, elle épousa en deuxièmes
noces le prince Frédéric-Guillaume
de Solms-Braunfels, et enfin en
troisièmes noces le duc de Cumberland,
qui fut appelé au trône
de Hanovre en 1837. Elle fut la
mère du roi Georges V de Hanovre.
- CUVIER (Georges), 1769-1838. Célèbre
naturaliste, membre de
l'Académie française. Il fut conseiller
d'État en 1814 et pair de
France en 1831.
- CZARTORYSKI (le prince Adam), 1770-1861.
Fils d'Adam-Casimir Czartoryski,
qui, à la mort d'Auguste III,
roi de Pologne, fut porté candidat
au trône, mais que Catherine
II en fit écarter au profit de
Stanislas Poniatowski. Envoyé
comme otage à Saint-Pétersbourg
après le partage de la Pologne, il
y jouit d'une grande faveur auprès
de l'empereur Alexandre Ier, devint
ministre des Affaires étrangères
de 1801 à 1805, et en 1815
fut sénateur-palatin de Pologne,
et curateur de l'Université de
Vilna. Il se retira des affaires en
1821, et, après 1830, s'établit à
Paris. En 1817, il avait épousé la
princesse Anna Sapieha.
D
- DACRE (lord), 1774-1851. Thomas
Brand. Il épousa, en 1819, Barbe,
fille de sir C. Ogle.
- DALBERG (le duc DE), 1773-1833. Fils
du Primat et archichancelier de
ce nom; il fut membre du Conseil
provisoire à Paris après la chute
de Napoléon et plénipotentiaire
au congrès de Vienne.
- DAUPHIN DE FRANCE. Louis, fils de
Louis XV, 1729-1765. Il épousa
d'abord l'infante Marie d'Espagne
qui mourut bientôt. De son second
mariage avec la princesse Josépha,
fille de l'électeur de Saxe, roi de
Pologne, il eut plusieurs enfants.
Il ne régna pas, mais fut le père
des rois Louis XVI, Louis XVIII,
Charles X. Modèle de toutes les
vertus, il vécut comme un saint.
- DAURE (M.). Répétiteur au collège
Henri IV, à Paris; il écrivait dans
le Constitutionnel.
- DAVOUT (Napoléon-Louis), 1810-1853.
Fils du Maréchal. Il fit partie de
l'état-major du général Gérard,
au siège d'Anvers. Il entra à la
Chambre des Pairs en 1836. Il
portait le titre de prince d'Eckmühl.
- DAWSON-DAMER (George-Lionel), né
en 1788, colonel dans l'armée anglaise.
- DAWSON-DAMER (Mrs), morte en
1848. Nièce et enfant adoptive de
Mrs Fitzherbert.
- DECAZES (Élie, duc), 1780-1846. Il
fut d'abord avocat, puis attaché
au service du roi Louis de Hollande.
Il fut fait ensuite ministre
et pair de France par Louis XVIII.
En 1820, il dut quitter le ministère,
les royalistes exaltés ne
craignant pas de lui imputer l'assassinat
du duc de Berry; créé
duc, il fut envoyé comme ambassadeur
en Angleterre. Après 1830,
il se rallia à Louis-Philippe et fut
nommé grand référendaire de la
cour des Pairs.
- DECAZES (la duchesse). Fille du
comte de Saint-Aulaire et de
Mlle de Soycourt, petite-fille, par
sa mère, du dernier prince de Nassau-Sarbrück
et petite-nièce de la
duchesse de Brunswick-Bevern,
qui obtint de Frédéric VI, roi de
Danemark, la transmission du
duché de Glucksbourg en faveur
du duc et de la duchesse Decazes,
à leur mariage en 1818. Elle fut
la deuxième femme du duc Decazes.
- DEDEL (Salomon), 1775-1846. Diplomate
danois; il fut ambassadeur
en Suède, en Espagne, en
Angleterre. Il mourut à Londres.
- DEMION (M.). Homme d'affaires de
la famille Montmorency, du prince
de Talleyrand et des James Rothschild.
Il administra pendant plusieurs
années les terres de Valençay.
- DENISON (Albert), 1805-1860. Second
fils du marquis de Conyngham.
Par sa mère, il hérita des
grandes propriétés de son oncle
Denison et prit alors ce nom. Il
fut créé baron de Londesborough
en 1850.
- DESAGES (Émile), 1793-1850. Fils
d'un employé supérieur au ministère
des Affaires étrangères, il
entra dans les bureaux de ce ministère
dès l'âge de seize ans. En
1820, il fut nommé secrétaire à
l'ambassade de Constantinople. En
1830, le général Sébastiani, ministre
des Affaires étrangères, l'appela
à la tête de la direction politique
de ce département. Il se
retira, après 1848, à Menesele,
dans la Charente.
- DEVONSHIRE (William, duc DE), 1768-1835.
De la maison de Courthenay.
Le titre s'étant éteint dans la
ligne aînée, le duc parvint à le
reprendre, après avoir établi devant
la Chambre des lords en
1831 que, par ses lettres patentes
de 1553, la reine Marie avait stipulé
que le titre, à défaut de
ligne directe, passerait aux héritiers
de la ligne collatérale.
- DEVONSHIRE (la marquise DE). Morte
en 1806. Fille de lord Spencer,
elle avait épousé en 1774 le marquis
de Devonshire.
- DIANE DE POITIERS, 1499-1586. Fille
aînée de Jean de Poitiers, seigneur
de Saint-Vallier, Diane épousa à
treize ans Louis de Brézé. Elle fut
la favorite du roi Henri II, qui la fit
duchesse de Valentinois et lui
donna le château d'Anet, un des
plus beaux ouvrages de cette
époque.
- DIDOT (Firmin), 1764-1836. Il se
distingua de bonne heure par les
progrès qu'il fit faire à la typographie,
déjà illustrée par son
père et son frère aîné. Il fut élu
député en 1827. Décoré de la
Légion d'honneur, il fut nommé
par le roi Louis-Philippe imprimeur
du roi et de l'Institut de
France.
- DINO (duchesse DE), 1793-1862. Titre
que porta la comtesse Edmond
de Périgord depuis 1815. Il avait
été décerné par le roi de Naples
au prince de Talleyrand qui avait
si heureusement défendu ses intérêts
au Congrès de Vienne, et
M. de Talleyrand l'offrit galamment
à sa nièce.
- DOLOMIEU (la marquise DE), 1779-1849.
Dame d'honneur de la reine
Marie-Amélie, à qui elle était très
dévouée. Mme de Dolomieu était
la sœur de Mme de Montjoye,
dame de Madame Adélaïde.
- DOM MIGUEL, 1802-1866. Il fut régent
du royaume de Portugal,
pendant la minorité de sa nièce,
la reine doña Maria da Gloria; il
en profita pour s'emparer du
trône et se faire déclarer Roi en
1828. Dom Pedro Ier revint alors
du Brésil, et après une lutte assez
vive il parvint à reconquérir la
couronne pour sa fille, et il força
dom Miguel à quitter le Portugal.
- DON ANTONIO (l'infant), 1755-1817.
Un des infants espagnols internés
à Valençay par Napoléon Ier. En
revenant de sa captivité, il fut
nommé grand-amiral de Castille.
- DON CARLOS de Bourbon, 1788-1855.
Second fils de Charles II et frère
de Ferdinand VII, roi d'Espagne,
il fut détenu avec son frère à Valençay.
Ferdinand VII ayant terminé
son règne en 1833 en abolissant
la loi d'hérédité et en léguant
sa couronne à sa fille Isabelle,
don Carlos protesta, fut
exilé, rentra en Espagne en 1834
et commença la guerre civile.
Vaincu en 1839, il se réfugia en
France, puis en 1847 à Trieste
où il mourut.
- DON FRANCESCO, 1794-1865. Infant
d'Espagne; il épousa en 1819 la
princesse Carlotta, fille du roi des
Deux-Siciles et sœur de la reine
Christine.
- DONNADIEU (Gabriel), 1777-1849.
Général français. Il embrassa avec
ardeur les principes de la Révolution,
s'enrôla et fut attaché
longtemps au corps d'armée de
Moreau. Soupçonné d'intrigues
sous le Consulat et l'Empire, il
passa à plusieurs reprises de la
grâce à la disgrâce. Il se rallia à
Louis XVIII qui lui conféra le
grade de lieutenant-général.
- DORSET (le duc DE), 1795-1815. Il
se tua en tombant de cheval, et ne
laissa pas d'enfants. Il était le frère
de lady Plymouth. Le titre de
duc de Dorset a été donné à la
famille Sackfield par la reine Élisabeth
d'Angleterre.
- DORSET (Charles, vicomte de Sackfield,
duc DE), 1767-1843; oncle
du précédent et héritier de son
titre. Il ne se maria jamais.—Il
était très lié avec le roi Guillaume
IV d'Angleterre.
- DOSNE (Mme), Mlle Sophie-Eurydice
Matheron, épousa en 1816 M. Dosne,
agent de change. Elle était
née en 1788. Ses parents tenaient
un magasin de mercerie en gros
dans le faubourg Montmartre.
- DOUGLAS (le marquis DE), 1811-1863.
Plus tard duc de Hamilton. En
1843, il épousa la princesse Marie
de Bade. Il mourut à Paris des
suites d'un accident.
- DROUET D'ERLON, 1765-1844. Maréchal
de France; il s'était enrôlé
sous la République et avait fait les
campagnes de l'Empire. Il fut un
des plus empressés à reconnaître
Napoléon Ier à son retour de l'île
d'Elbe, et commanda le premier
corps d'armée pendant les Cent-Jours.
Il combattit à Waterloo.
Condamné par contumace, il trouva
un asile en Prusse et ne reprit de
service en France qu'en 1830. Il
fut nommé gouverneur d'Algérie
en 1834.
- DUCHATEL (Charles Tanneguy, comte),
1803-1867. Homme politique
français. Il fut successivement
conseiller d'État, député, ministre.
Il fut membre de l'Académie
des sciences morales et politiques.
- DUNCANNON (John-William), 1781-1847.
Il avait épousé, en 1805,
Marie, fille de lord Westmorland.
D'opinions très libérales, il fit
partie en 1834 du ministère Melbourne
avec le portefeuille de
l'Intérieur; en 1835, il fut créé
lord Bessborough.
- DUPERRÉ (l'amiral), 1775-1846. Il se
signala de bonne heure dans des
combats contre les Anglais, fut
fait contre-amiral et baron en
1811. Il conduisit, en 1830, la
flotte qui portait l'armée française
en Algérie et contribua à la prise
d'Alger, ce qui le fit nommer
amiral et pair de France. Il fut
plusieurs fois ministre de la Marine.
- DUPIN (André-Marie), 1783-1865,
dit Dupin l'aîné; jurisconsulte et
magistrat français, député. Il prit
une part active à l'élection de
Louis-Philippe comme roi des
Français. De 1832 à 1840, il fut
président de la Chambre des députés.
Sous le deuxième empire,
il fut appelé au Sénat.
- DUPIN (Pierre-Charles-François, baron),
1784-1873. Le dernier des
trois Dupin. Statisticien français.
Membre de l'Institut, de la Chambre
des Pairs, il se montra également
dévoué à la dynastie d'Orléans
et à la Charte de 1830.
- DURHAM (John-Lambton, comte DE),
1792-1840. Gendre de lord Grey.
Il était entré au Parlement et siégea
dans les rangs des Whigs
avancés. En collaboration avec
lord John Russell, il élabora le
grand Bill de réforme en 1831;
il fut plus tard ambassadeur en
Russie et gouverneur du Canada.
- DURHAM (lady), 1816-1841. Louise-Élisabeth,
fille de lord Grey,
deuxième femme de lord Durham.
E
- EASTNOR (lord), 1788-1873. Il avait
épousé, en 1815, la fille de lord
Hardwick.
- EASTNOR (lady), morte en 1873.
Fille de lord Hardwick, elle était
sœur de lady Stuart de Rothesay.
- EBRINGTON (Hughes, comte de Fortescue,
lord), 1783-1861. Il entra
de bonne heure à la Chambre des
communes. En 1839, il fut nommé
conseiller privé et vice-roi d'Irlande;
en 1846, grand-intendant
de la Couronne, et il se retira en
1850. Il appartint toujours au
parti whig.
- ÉLISABETH, reine d'Angleterre, 1533-1603.
Fille de Henri VIII et
d'Anne de Boleyn. Elle ne se maria
pas, et laissa sa couronne à
Jacques Ier, roi d'Écosse et fils de
Marie Stuart.
- ELLICE (l'honorable Édouard), 1787-1863,
gendre de lord Grey. Membre
de la Chambre des communes,
il contribua à y faire voter le Bill
de réforme. Il fut secrétaire du
Trésor et de la Guerre. Riche
commerçant, il possédait de vastes
propriétés au Canada.
- ENTRAIGUES (Amédée Goveau D'), né
en 1785. Préfet à Tours de 1830
à 1847. Il avait épousé une princesse
Santa-Croce dont le père
avait été mêlé aux événements de
1798 qui enlevèrent Rome au
Pape et y firent proclamer la République.
Ce prince avait confié
sa fille au prince de Talleyrand
qui la fit élever et la dota.
- ENTRAIGUES (Jules D'), né en 1787 et
mort fort âgé. Frère du préfet
de Tours, il possédait, dans les
environs de Valençay, un joli château
nommé la Moustière.
- ESCLIGNAC (la duchesse D'), 1801-1868.
Georgine, fille du baron
Boson de Talleyrand-Périgord,
troisième frère du prince de Talleyrand,
et de Charlotte-Louise
de Puissigneux, elle avait épousé
le duc d'Esclignac.
- ESTERHAZY (Paul-Antoine, prince),
1786-1866. Diplomate autrichien,
il fut ambassadeur à Londres pendant
les conférences de 1831 et
membre du Ministère hongrois
Batthyány. Il fut toujours un ami
fidèle de la duchesse de Dino.
- ÉTIENNE (Charles-Guillaume), 1777-1845.
Journaliste et auteur dramatique
français; il devint député
en 1832, vota avec les libéraux et
obtint, en 1839, un siège à la
Chambre des Pairs.
- ÉTIENNE DE BLOIS, roi d'Angleterre,
1105-1154. Il avait pour mère
une fille de Guillaume le Conquérant.
Étienne de Blois épousa
l'héritière des comtes de Boulogne.
- EXELMANS (Isidore, comte), 1775-1852.
Un des plus brillants généraux
du premier Empire. Exilé au
retour des Bourbons, il ne put rentrer
en France qu'en 1823. Nommé
pair de France par le roi Louis-Philippe,
il devint en 1849 grand
chancelier de la Légion d'honneur,
et, en 1851, maréchal de France.
Il mourut d'une chute de cheval.
F
- FABRE (François-Xavier), 1766-1837.
Peintre français, élève de David.
Il se lia, à Florence, avec la comtesse
d'Albany, veuve du dernier
des Stuart et d'Alfieri, le célèbre
poète italien, qu'elle avait épousé
en secondes noces.
- FAGEL (le général Robert). D'une
famille néerlandaise, il combattit
contre la France pendant les
guerres de la République. Il fut
nommé ambassadeur des Pays-Bas
aux Tuileries sous la Restauration.
- FALK (Antoine-Reinhard), 1776-1843.
Homme d'État hollandais; il fut
secrétaire de légation à Madrid;
plus tard, ministre des Affaires
étrangères, de l'Instruction publique,
du Commerce, des Colonies.
En 1824, il fut envoyé comme
ambassadeur à Londres; après la
séparation de la Hollande et de la
Belgique, il fut ambassadeur à
Bruxelles où il mourut.
- FALK (Mme), 1792-1851. Rose, baronne
de Roisin; elle était demoiselle
d'honneur de la Reine des
Pays-Bas et épousa, en 1817,
M. Falk. Après la mort de son
mari, elle fut nommée grande
maîtresse de la princesse d'Orange,
et se démit de ses fonctions en
1849 lorsque la Princesse monta
sur le trône.
- FARNBOROUGH (lord), 1761-1838. Ami
intime de Pitt, il fut maître général
des Postes.
- FERDINAND II, roi des Deux-Siciles,
1810-1859. Il monta sur le trône
en 1830, et amena par son impopularité
la chute de sa dynastie.
On l'avait surnommé le roi Bomba.
- FERDINAND VII, roi d'Espagne, 1784-1833.
Fils aîné de Charles IV
et de Marie-Louise de Parme.
L'année même de son avènement,
en 1808, il fut interné à Valençay,
mais remonta sur le trône en 1814.
- FERGUSSON (Robert Cutlat), 1768-1838.
Avocat et magistrat anglais.
Il passa vingt ans à Calcutta, où il
fit une grosse fortune, et, en 1826,
revint en Angleterre, où il soutint
vigoureusement les réformes libérales.
En 1830, il se fit l'avocat
de la Pologne. En 1831, il épousa
une Française, Mlle Auger, dont
il eut deux enfants.
- FERRETTE (Étienne, bailli DE), 1747-1831.
Il était déjà bailli de l'ordre
de Malte en 1767 et ambassadeur
de cet ordre à Paris. En 1805,
les domaines de Malte à Heitersheim
ayant été sécularisés et incorporés
au grand-duché de Bade,
le baron de Ferrette fut indemnisé
par une pension viagère de
60,000 livres et nommé ministre
de Bade auprès de l'empereur
Napoléon Ier, plus tard, auprès de
Louis XVIII. Il démissionna en
1830. Il avait beaucoup de relations
à Paris et était un ami du
prince de Talleyrand.
- FERRERS (lord), 1822-1859. Washington
Sewallis, comte Ferrers.
- FERRERS (lady), épousa en 1844 lord
Ferrers. Elle se nommait Arabella
et était fille du marquis de
Donegall.
- FIESCHI (Joseph), 1790-1835; né à
Murano (Corse); il tenta de faire
périr le roi Louis-Philippe pendant
une revue le 28 juillet 1835,
à Paris, au moyen d'une machine
infernale dressée dans une
maison vers le milieu du boulevard
du Temple. Le Roi et les
Princes échappèrent, mais vingt-deux
personnes furent blessées et
dix-huit tuées, parmi lesquelles
le maréchal Mortier, duc de Trévise,
ministre de la Guerre. Fieschi
fut condamné à mort avec ses
complices Pépin et Morey.
- FITZCLARENCE (Adolphus, lord), 1802-1856.
Troisième fils illégitime du
roi Guillaume IV d'Angleterre et
de l'actrice Mrs Jordan. Il fut
contre-amiral et aide de camp
naval de la reine Victoria.
- FITZ-PATRICK (Richard), 1747-1813.
Il fut général et se distingua
dans la guerre d'Amérique. Il
entra au Parlement en 1870, fut
secrétaire du duc de Portland,
lord-lieutenant d'Irlande, et, en
1783, secrétaire au ministère de
la Guerre; il fut un constant ami
de Fox.
- FITZ-PATRICK (M.). Né en 1809, il
épousa en 1830 la fille d'Auguste
Douglas. Il fut capitaine dans l'armée
anglaise et membre du Parlement.
- FITZROY-SOMERSET (lord), 1788-1855.
Plus tard lord Raglan. Fils cadet
du comte de Beaufort, aide de
camp du duc de Wellington, aux
côtés de qui il perdit le bras
droit à Waterloo. Il mourut du
choléra sous Sébastopol, où il commandait
l'armée anglaise.
- FITZROY-SOMERSET (lady), morte en
1881. Elle était fille de lord Wellesley,
et nièce du duc de Wellington,
chef et ami de lord Fitzroy-Somerset,
qu'elle épousa, en 1814.
- FLAHAUT (le général comte DE),
1785-1870. Aide de camp de Napoléon
Ier, il fut, sous Louis-Philippe,
pair de France, et sous
Napoléon III ambassadeur et
sénateur. Ses parents étaient
pauvres, et le prince de Talleyrand
avait contribué en partie aux
frais de son éducation.
- FLAHAUT (la comtesse DE), morte en
1867. Elle était fille de lord Keith
et Nairne, amiral anglais.
- FOUCHÉ (Joseph), duc d'Otrante,
1763-1820. Maître de police sous
l'Empire; homme habile, mais
sans convictions et sans scrupules.
- FOUGIÈRES (Mlle DE). Elle épousa le
marquis Christian de Nicolay.
Son fils, Antoine, épousa Mlle de
Vogüé, et sa fille Aymardine, Paul
de Larges.
- FOX (Charles-Jacques), 1748-1806.
Un des plus grands orateurs de
l'Angleterre. Député, il entra
dans l'opposition et fut bientôt à
la tête du parti whig. Défenseur
de la tolérance et de la liberté, il
se montra favorable à la Révolution
française et ne cessa de conseiller
la paix avec la France.
- FRANÇOIS Ier, Roi de France, 1494-1547.
Fils de Charles d'Orléans,
comte d'Angoulême, et de Louise
de Savoie, il succéda, en 1515, au
roi Louis XII dont il avait épousé
la fille Claude.
- FRÉDÉRIC II LE GRAND. Roi de Prusse,
1712-1786. Guerrier illustre, il
fonda la puissance militaire de
la Prusse. Amateur des lettres et
se piquant de philosophie, il
attira Voltaire à sa cour et fut en
relation avec les encyclopédistes.
- FRIAS (le duc DE), 1783-1851. Don
Bernardino Fernandez Vilano,
comte de Haro, duc de Frias, duc
de Meda, marquis de Villena.
Depuis 1796, il servit dans la Guardia
Volona et devint capitaine. Il
épousa doña Marianna de Siloa,
fille du marquis de Santa-Cruz.
Le duc de Frias fut ambassadeur
d'Espagne à Londres, et devint
ensuite président de la Chambre
haute établie par la Charte qu'octroya
la reine Marie-Christine en
1834, et appelée El estatuto Real.
Il était homme de lettres et a
laissé des poésies.
- FULCHIRON (Jean-Claude), 1774-1859.
Littérateur et homme politique
français. Élève de l'École polytechnique,
il servit dans l'artillerie.
En 1831, élu député, il se
montra, pendant quinze ans, le
constant défenseur de la politique
conservatrice. Pair de France en
1845, il rentra dans la vie privée
en 1848.