Q
- QUÉLEN (le comte DE), 1778-1839.
D'une famille de Bretagne, il
entra de bonne heure dans les
ordres; le cardinal Fesch le distingua,
se l'attacha comme secrétaire;
devenu sous la Restauration
coadjuteur du cardinal de
Talleyrand-Périgord, il lui succéda
en 1821, comme archevêque
de Paris. En 1831, une
insurrection saccagea l'archevêché.
Lors du choléra de 1832,
Mgr de Quélen montra le plus
admirable dévouement. Ses mandements
et plusieurs oraisons funèbres,
écrites avec élégance, lui
valurent l'entrée de l'Académie
française.
R
- RADNOR (lord William), 1779-1869.
Membre du Parlement anglais et
ami de lord Brougham. Il se
maria trois fois; en 1814 avec la
fille du duc de Montrose, en 1837
avec Émily Bagot et enfin avec
Fanny Royd-Rice.
- RAMBUTEAU (Claude-Philibert Barthelot,
comte DE), 1781-1869. Chambellan
de Napoléon Ier en 1809,
pair de France en 1835, membre
de l'académie des Beaux-Arts en
1843. En 1833, Louis-Philippe
l'avait nommé préfet de la Seine
et il conserva ce poste durant
quinze ans.
- RAMBUTEAU (la comtesse DE). Fille
du comte Louis de Narbonne, elle
épousa, en 1809, le comte de Rambuteau.
- RAPHAEL SANZIO, 1483-1520. Célèbre
peintre de l'École romaine de la
Renaissance.
- RAULLIN (M.). Fils d'un employé au
ministère des Affaires étrangères
que le prince de Talleyrand estimait.
Il fut conseiller d'État.
- RAYNEVAL (Maximilien DE), 1778-1836.
Diplomate français. Secrétaire
d'ambassade à Lisbonne,
puis à Saint-Pétersbourg, il fut
nommé, sous la Restauration, consul
général à Londres, puis, successivement,
sous-secrétaire d'État
aux Affaires étrangères, ambassadeur
à Berlin, en Suisse, à
Vienne, à Madrid, et partout il
rendit d'éminents services qui
lui valurent le titre de comte et
la Pairie.
- RÉAL (le comte), 1765-1834. Procureur
au Châtelet avant la Révolution,
conseiller d'État après le
18 Brumaire, préfet de police
durant les Cent-Jours, il fut proscrit
par la seconde Restauration
et ne revint en France qu'en 1818.
En 1830, il eut une fonction
auprès du préfet de police, puis
vécut dans la retraite.
- RÉCAMIER (Mme), 1777-1849. Julie
Bernard épousa à seize ans un
riche banquier de Paris, M. Récamier.
Spirituelle et bonne, elle
sut réunir dans son salon, sous le
Consulat et l'Empire, une foule de
personnages distingués. Exilée de
Paris, elle y rentra après la chute
de Napoléon Ier. Mme Récamier
se retira en 1819 à l'Abbaye-aux-Bois,
où elle continua à recevoir
toutes les célébrités de l'époque.
- RÉGENT (LE), Philippe d'Orléans,
1674-1723; il gouverna la France
pendant la minorité du Roi
Louis XV.
- RÉMUSAT (le comte Charles DE), 1797-1875.
Écrivain et homme politique
français, membre de l'Institut,
ancien ministre.
- RETZ (le cardinal DE), 1614-1679,
Jean-François-Paul de Gondi, joua
un rôle célèbre dans les troubles
de la Fronde, qui le força à
s'exiler jusqu'à la mort de Mazarin.
Il a laissé des Mémoires qui
sont un des chefs-d'œuvre de la
langue française.
- RICHMOND (le duc DE), 1799-1860.
Charles Lennox; officier anglais,
lord-lieutenant du comté de Sussex;
dans le ministère réformiste
de 1830, il devint directeur général
des postes. Il avait épousé
lady Paget, fille du marquis d'Anglesea.
- RIGNY (Henri-Gauthier, comte DE),
1783-1835. Entré dans la marine
en 1798, il prit part aux
campagnes du premier Empire,
fut fait contre-amiral sous la Restauration,
et en 1827 se conduisit
brillamment à Navarin; il reçut
alors, avec le titre de comte, la
préfecture maritime de Toulon; il
devint ministre de la Marine en
1831, puis ministre des Affaires
étrangères et ensuite ambassadeur
à Naples.
- RIPON (lord), 1781-1859. Il fut
chancelier de l'Échiquier en 1833.
Il appartenait au parti tory, mais
passa plus tard aux whigs.
- ROBESPIERRE (Maximilien), 1758-1794.
Avocat et conventionnel; il
régna par la terreur, au moyen
du Comité du salut public, mais
la réaction le fit périr sur l'échafaud.
- ROBSART (Amy), 1532-1560. Elle
épousa, en 1550, Robert Dudley,
comte de Leicester, et s'en sépara
bientôt. Un jour, elle fut trouvée
morte, sans qu'on pût savoir si
elle avait elle-même mis fin à ses
jours, ou si Leicester l'avait fait
périr dans l'espoir d'épouser la
Reine Élisabeth. Amy Robsart est
l'héroïne du roman de Walter
Scott, le Château de Kenilworth.
- RODIL (le marquis DE), 1789-1853.
Don José Ronion Rodil s'engagea
dans le bataillon nommé des cadets
littéraires en 1808 au moment
de l'invasion française en
Espagne. En 1816 il s'embarqua
pour les colonies insurgées de
l'Amérique du Sud, et acquit de
la renommée dans la défense de
Callao. Il rentra en Espagne en
1825, et, en 1833, vint en aide,
en Portugal, au roi dom Pedro,
contre dom Miguel et don Carlos.
En 1836, il fut, pour peu de mois,
ministre de la Guerre. De 1840 à
1843, sous la régence d'Espartero,
il fut président du Conseil
du dernier ministère.
- ROGERS (Samuel), 1763-1855. Poète
anglais. Il avait des habitudes de
sarcasme qui n'épargnaient personne,
malgré de la générosité et
de la bouté.
- ROLAND (Mme), 1754-1793. Manon
Phlipon, femme d'une haute intelligence
et épouse d'un conventionnel.
Elle mourut sur l'échafaud.
- ROMERO-ALPUENDE. Député espagnol.
Il était un libéral outré, une tête
exaltée; son rôle fut peu important.
- ROSS (sir John), 1777-1856. Fils du
Rév. André Ross et capitaine de
la marine royale anglaise, il se
rendit célèbre par deux expéditions
dans les mers polaires arctiques
qu'il fit avec sir Edward
Parry en 1818 et 1819. Sir John
Ross fit sa seconde expédition à
ses frais, trouva le pôle magnétique
boréal, perdit son navire, et
ce ne fut que le quatrième hiver
qu'un vaisseau de Hull vint le délivrer
et le ramena en Angleterre.
- ROTHSCHILD (Nathan), 1777-1826.
Troisième fils de Mayer-Anselme
Rothschild, fondateur de la célèbre
maison de banque, il était chef de
la maison de Londres.
- ROTHSCHILD (Mme Salomon DE), 1774-1855,
épouse de Mayer-Anselme
Rothschild, qui fonda à Vienne
une succursale et partagea avec
son frère Anselme les affaires
d'Allemagne. Vers 1835, ayant
abandonné à son fils la direction
des affaires de Vienne, Salomon
de Rothschild vint, avec sa femme,
rejoindre à Paris son frère James.
- ROUSSIN (l'amiral), 1781-1854. Capitaine
de vaisseau en 1814, il rectifia
les cartes des côtes de l'Afrique
et du Brésil; contre-amiral
en 1822, il fit partie en 1824 du
conseil d'amirauté; en 1831, il
commanda l'escadre chargée d'exiger
du Portugal la réparation des
insultes faites aux résidents français,
il força l'entrée du Tage,
réputée inexpugnable et obtint
tout ce qu'il demandait. A la
suite de cette glorieuse expédition,
Louis-Philippe l'éleva à la Pairie
avec le titre de baron, en
1832.
- ROYER-COLLARD (Pierre-Paul), 1763-1845.
Philosophe et homme
d'État français; il fut avocat,
député au conseil des Cinq-Cents
en 1797. Sous le premier Empire,
il renonça à la politique, pour ne
s'occuper que de ses études philosophiques
et il fut reçu à l'Académie
française en 1827. M. Royer-Collard
habitait Châteauvieux, près
de Valençay, et était très lié avec
le prince de Talleyrand et la
duchesse de Dino.
- RUBINI (Jean-Baptiste), 1795-1854.
Célèbre chanteur italien. Les
opéras de Bellini lui doivent une
grande part de leurs succès.
- RUSSELL (lord William), 1799-1846.
Diplomate anglais; il fut, pendant
quelques années, ambassadeur à
Berlin; il avait épousé Élisabeth
Rawdon, nièce du marquis de
Hastings.
- RUSSELL (lord John), 1792-1878.
Homme d'État anglais, troisième
fils du duc de Bedford; il fut un
des auteurs du célèbre Bill de
réforme; en 1831 il fut ministre
de l'Intérieur, des Colonies;
chef du cabinet whig, ministre
des Affaires étrangères en 1859,
et, de nouveau, chef du cabinet
après la mort de lord Palmerston.
- RUSSIE (l'Empereur DE), voir NICOLAS
Ier.
S
- SACKFIELD. Nom de famille des ducs
de Dorset.
- SAINTE-ALDEGONDE (la comtesse DE),
1793-1869. Elle était née de Chavagnes.
Créole d'origine, elle
épousa Augereau, duc de Castiglione,
qui mourut en 1816. En
1817, elle se remaria avec le
comte de Sainte-Aldegonde; elle
eut deux filles, dont la seconde
épousa Alexandre de Périgord,
duc de Dino.
- SAINTE-AULAIRE (le comte Louis
Beaupoil DE), 1778-1854. Il fut
chambellan de Napoléon Ier, préfet
sous Louis XVIII et député;
après 1830, il fut un des plus
habiles appuis de la monarchie
de Juillet. Il fut, successivement,
ambassadeur à Rome, à Vienne et
à Londres, et fut élevé à la Pairie.
- SAINTE THÉRÈSE, 1515-1582. D'une
riche et noble famille d'Avila,
dans la Vieille Castille, Thérèse
réforma l'ordre des Carmélites,
et, inspiré par elle, saint Jean de
la Croix réforma celui des Carmes.
Elle fut canonisée en 1621. Ses
nombreux écrits la firent appeler
par les papes Grégoire XV et
Urbain VIII un docteur de l'Église.
- SAINT LEU ou saint Loup, 573-623.
Archevêque de Sens depuis 609,
il se distingua par sa charité. Le
roi Clotaire II, trompé par de
faux rapports, l'exila en Picardie
en 613, mais mieux instruit, il le
rappela l'année suivante et le
combla d'honneurs.
- SAINT-LEU (la duchesse DE), voir à
BEAUHARNAIS (Hortense DE).
- SAINT-PAUL (Vergibier DE), général
français; il commandait les troupes
de l'Indre en 1834.
- SAINT-PRIEST (le comte Alexis DE),
1805-1851. Fils du comte de
Saint-Priest, gouverneur d'Odessa
et d'une princesse Galitzin. Il ne
vint en France qu'en 1822, et
s'y fit beaucoup remarquer par
son goût pour les lettres; très lié
avec le duc d'Orléans, il entra
dans la diplomatie en 1833 et
devint ministre de France au Brésil,
à Lisbonne, à Copenhague. Il
fut nommé pair de France en
1841 et membre de l'Académie
française en 1849. Il avait épousé
Mlle de La Guiche.
- SALISBURY (la marquise DE), 1750-1835.
Marie-Amélie, fille du marquis
de Devonshire. Elle s'était
mariée en 1773 et fut brûlée dans
l'incendie de Hatfield-House.
- SALVANDY (le comte DE), 1795-1856. Il
fit, comme militaire, les campagnes
de 1813 et 1814, et se retira du
service sous la Restauration, pendant
laquelle il occupa plusieurs
fonctions auprès de Louis XVIII;
il démissionna en 1823 et se
tourna vers la littérature. Nommé
député après 1830, il devint ministre
de l'Instruction publique
de 1837 à 1839, ambassadeur à
Madrid en 1841, à Turin en 1843,
et, en 1845, de nouveau ministre
de l'Instruction publique jusqu'en
1848. Il était membre de l'Académie
française depuis 1835.
- SAMPAÏO (Antonio-Rodriguez), 1806-1882.
Journaliste et homme d'État
portugais qui défendit toujours les
idées libérales.
- SAND (George), 1804-1876. Aurore
Dupin, baronne Dudevant, fut,
sous le pseudonyme de George
Sand, un des meilleurs écrivains
du dix-neuvième siècle.
- SARAÏVA (Antonio-Ribeira), 1800-1890.
Diplomate portugais. Pendant
la régence de dom Miguel, il
fut envoyé en mission secrète en
Espagne et en Angleterre. Partisan
fanatique du pouvoir absolu,
il ne retourna plus en Portugal
après la chute du prétendant, et
demeura à Londres jusqu'à sa
mort.
- SARMENTO (M. DE). Diplomate portugais,
représentant de dom Pedro
à Londres lors des conférences
après 1830.
- SAUZET (Paul), 1800-1877. Avocat
au barreau de Lyon, il fut élu
député en 1834, et deux ans plus
tard, nommé ministre de la Justice
dans le ministère Thiers.
- SAXE (Maurice, comte DE), 1695-1750.
Maréchal de France, il se
couvrit de gloire pendant la guerre
de la succession d'Autriche, et, en
récompense de ses services, le
roi Louis XV lui donna le château
de Chambord et 40,000 livres
de rente. Il était le fils naturel
d'Auguste II, électeur de Saxe, et
de la comtesse Aurore de Kœnigsmark.
- SAXE-MEININGEN (Bernard, duc DE),
1800-1882. Frère de la reine
Adélaïde d'Angleterre. En 1866,
il abdiqua en faveur de son fils,
le duc Georges II.
- SCHEFFER (Ary), 1785-1858. Peintre
français, d'une famille originaire
d'Allemagne. Il était très protégé
par le Roi Louis-Philippe et sa
famille.
- SÉBASTIANI DE LA PORTA (le maréchal),
1775-1851. Originaire de la Corse,
il se distingua à l'armée d'Italie.
En 1806, envoyé comme ambassadeur
à Constantinople, il décida
le sultan Selim à déclarer la
guerre aux Russes et dirigea les
opérations qui contraignirent la
flotte anglaise à repasser les
Dardanelles. Après Waterloo, il
fut un des commissaires désignés
pour traiter la paix. Sous Louis-Philippe,
il fut ministre des
Affaires étrangères, puis ambassadeur
à Naples et à Londres. Il
avait épousé Fanny de Coigny, qui
mourut en 1807 en donnant le
jour à une fille, qui épousa le duc
de Praslin.
- SEFTON (lord), 1772-1838. Créé pair
et baron en 1831. Il avait épousé
une fille de lord Craven.
- SEFTON (lady), morte en 1851. Marie-Marguerite,
fille de lord Craven,
épousa en 1791 lord William
Sefton.
- SÉGUIER (le comte), 1768-1848. Émigré
pendant la Révolution, il
rentra en 1800 et, grâce à Cambacérès,
se fit une belle carrière
dans la magistrature sous l'Empire.
En 1815, Louis XVIII le fit pair
de France et le chargea d'instruire
le procès du maréchal Ney.
Il se rallia à Louis-Philippe en
1830.
- SÉGUR (Louis-Philippe, comte DE),
1753-1833. Il prit part à la guerre
d'Amérique en 1781, fut ambassadeur
à Saint-Pétersbourg, vécut
de sa plume pendant la Révolution,
fut appelé ensuite au Corps législatif
par le Premier Consul et
devint grand maître des cérémonies
de la cour impériale. Depuis
1803, il était membre de l'Académie
française, et Louis XVIII
l'avait fait pair.
- SÉMONVILLE (le marquis DE), 1754-1839.
Il fut chargé d'abord de
plusieurs missions à l'étranger.
Pair de France en 1814, il reçut le
premier le titre de grand référendaire
de la Cour des Pairs et ne se
démit de ses fonctions que sous
Louis-Philippe en 1834.
- SÉVIGNÉ (la marquise DE), 1626-1696.
Marie de Rabutin-Chantal, une
des femmes les plus distinguées du
dix-septième siècle, célèbre par
les lettres qu'elle écrivait à sa
fille, Mme de Grignan. Elle avait
été mariée en 1644 au marquis de
Sévigné, qui, tué en duel, la
laissa veuve à vingt-cinq ans.
- SGRICCI (Thomas), 1788-1836. Célèbre
improvisateur italien et
grand érudit. Il révéla sa prodigieuse
facilité de versification à
un bal masqué, où, costumé en
Pythonisse, il rendit ses oracles
en vers, avec une promptitude et
une aisance admirables.
- SHAFTSBURY (Cropley-Ashley), 1768-1851,
membre de la Chambre des
lords, il épousa Anne, fille du
duc de Marlborough.
- SIDNEY (lord, John-Robert), né en
1805. Il était lord-chambellan, et
épousa en 1832, Emily-Caroline,
fille du marquis d'Anglesey.
- SIDNEY (lady Sophie), morte en 1837.
Lady Fitzclarence, fille naturelle
du roi Guillaume IV d'Angleterre,
épousa en 1825 Philippe-Charles
Sidney, baron de l'Isle et de
Dudley.
- SIEYÈS (l'abbé), 1748-1836. Il fut
vicaire général de Chartres, et
l'un des grands politiques de son
temps. Il fit comprendre la puissance
du Tiers, et amena plusieurs
des mesures les plus importantes
de la Révolution. Il fit partie du
conseil des Cinq-Cents, fut fait
sénateur et comte par Napoléon.
- SOBIESKI (Jean III), Roi de Pologne,
1629-1696. Un des héros nationaux
de son pays; il vainquit les
Turcs et délivra Vienne assiégée
par Kara-Mustapha.
- SOMERSET (le duc DE), 1773-1855.
Édouard Saint-Maur, baron Seymour;
il avait épousé lady Hamilton.
- SOPHIE D'ANGLETERRE (la princesse),
1777-1848. Une des filles du roi
George III d'Angleterre; elle ne
se maria jamais.
- SOULT (Nicolas-Jean de Dieu) 1769-1852.
Il fit toutes les campagnes
de la Révolution et de l'Empire:
la prise de Kœnigsberg lui valut le
titre de duc de Dalmatie; exilé
sous la seconde Restauration, il
s'attacha au gouvernement de 1830
et prit à deux reprises le ministère
de la Guerre et la présidence
du Conseil.
- SPRING-RICE (sir Thomas), 1790-1866.
Il fut élevé à la pairie en 1839
sous le titre de lord Monteagle de
Brandon. Il fut sous-secrétaire à
l'Intérieur en 1827, puis secrétaire
de la Trésorerie, et, en 1834,
secrétaire des Colonies. En 1835,
il devint chancelier de l'Échiquier.
Il était membre de la Société
royale et de la Société astronomique.
- STAËL (Mme DE), 1766-1817. Née
Necker. Célèbre par ses talents
et son exil.
- STAËL (la baronne de), Adélaïde
Vernet, petite-fille du professeur
suisse Pictet, épousa, en 1826,
le baron Auguste de Staël, fils de
la célèbre Mme de Staël.
- STANLEY (Édouard-Geoffroy), 1799-1869.
Homme d'État anglais, plus
connu sous le nom de comte de
Derby qu'il prit en 1831. Il fut
sous-secrétaire d'État aux Colonies
en 1827, puis premier secrétaire
pour l'Irlande de 1830 à
1833, ministre des Colonies en
1833; il fit passer le bill de l'émancipation
des esclaves. En 1858,
il pacifia les Indes et en réorganisa
l'administration. Il avait
épousé, en 1825, la seconde fille
de lord Skelmersdale.
- STANLEY (Édouard-Jules, baron),
1801-1869. Membre du Parlement
anglais depuis 1831, il fut sous-secrétaire
d'État, sous-secrétaire
aux Affaires étrangères et maître
général des Postes. Il avait épousé
en 1826 la fille du vicomte Dillon.
- STEVENS (Catherine), 1794-1872.
Cantatrice anglaise très admirée,
qui se fit entendre à Covent-Garden,
puis à Drury Lane. Elle
rentra dans la vie privée en 1815
et épousa, en 1838, le comte
d'Essex.
- STRATFORT CANNING (sir), 1788-1880.
Cousin du célèbre Canning et
diplomate anglais. Il fut ministre
plénipotentiaire en Suisse, assista
au Congrès de Vienne en 1815,
fut élu ambassadeur auprès de la
Porte ottomane en 1851, jusqu'à
1858, époque de sa retraite. La
Reine l'avait nommé vicomte de
Redcliffe.
- STUART DE ROTHESAY (lady), 1789-1867.
Fille de lord Hardwick, elle
s'était mariée en 1816.
- SURREY (le comte DE), 1815-1860.
Fils aîné du duc de Norfolk, il
fut député au Parlement en 1837
et se posa en catholique zélé. En
1839 il épousa une fille de lord
Lyons, et, en 1856, à la mort de
son père, il prit le titre de duc
de Norfolk.
- SUSSEX (Auguste-Frédéric, duc DE),
1773-1843. Un des fils du Roi
George III d'Angleterre. Il fut
grand maître de la Maçonnerie
dans ce pays.
- SUCHET (Marie), 1820-1835. Fille du
maréchal Suchet, duc d'Albuféra.
Amie intime de Mlle Pauline de
Périgord, elle mourut prématurément.
- SUTHERLAND (la duchesse DE), morte
en 1868. Fille de lord Carlisle,
elle épousa, en 1823, le duc de
Sutherland. La duchesse fut mistress
of the robes de la Reine
Victoria.
T
- TAHMASP-KOULI-KHAN. Nadir-Shah,
roi de Perse, 1688-1747. Conducteur
de chameaux, puis brigand,
il entra au service de Tahmasp II,
mit les affaires du Prince dans
l'état le plus florissant et battit
les Turcs, puis il fit déposer
Tahmasp et se fit, après une
régence, proclamer schah de
Perse. Il marcha contre les
Afghans rebelles et attaqua l'empire
du Grand Mogol; la Perse,
opprimée, le détestait et il fut
tué par ses propres généraux.
- TALLEYRAND-PÉRIGORD (le cardinal
DE), 1636-1821. Alexandre-Angélique,
second fils de Daniel de
Talleyrand-Périgord et de Marie
de Chamillart, dame du palais de
la Reine, embrassa l'état ecclésiastique,
fut nommé aumônier
du Roi, grand-vicaire à Verdun,
et, en 1766, coadjuteur de l'archevêque
de Reims auquel il
succéda en 1777. Député aux
États-Généraux de 1789, il lutta
contre les innovations et émigra.
Conseiller de Louis XVIII à Mittau,
Mgr de Périgord devint, en
1808 son grand aumônier, fut
inscrit le premier sur la liste des
pairs en 1814, et obtint en 1817
le chapeau de cardinal et l'archevêché
de Paris.
- TALLEYRAND (le prince DE), 1754-1838.
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord,
prince de Bénévent,
duc de Dino, pair, grand
chambellan de France, membre
de l'Institut. Boiteux par accident
de naissance, il fut destiné à
l'Église quoique l'aîné de sa famille.
Elève de Saint-Sulpice, il y fit ses
études ecclésiastiques et fut d'abord
connu sous le nom d'abbé
de Périgord; en 1788, il fut
évêque d'Autun; en 1789, membre
des États généraux; il fut plus
tard obligé de se réfugier en
Amérique; de retour en 1797 il
fut nommé ministre des Affaires
étrangères par le Directoire, et,
pendant huit ans, dirigea la politique
extérieure de la France. En
qualité de vice-grand-électeur de
l'Empire, il put, en 1814, convoquer
le Sénat et faire proclamer
la déchéance de l'Empereur. Il
représenta Louis XVIII au Congrès
de Vienne. En 1830, Louis-Philippe
le nomma ambassadeur
à Londres. Son dernier acte politique
fut la conclusion de la
Quadruple Alliance entre la France,
l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal.
- TALLEYRAND (la princesse DE), 1762-1835.
Fille du capitaine de vaisseau
Werlée et de Laurence
Allany, elle était née dans les
Indes sur la côte de Coromandel;
à quinze ans, elle épousa, à Calcutta,
un employé civil, George
Grant, mais divorça un an après.
Vers 1780, Mme Grant s'embarqua
pour l'Europe, s'établit à Paris,
et épousa le prince de Talleyrand
en 1802. Après sa séparation
d'avec son mari, elle se retira à
Auteuil. Elle mourut en 1835 et
fut enterrée à Montparnasse, avec
cette inscription: Veuve de
M. Grant, plus tard civilement
mariée avec le prince de Talleyrand.
- TALLEYRAND-PÉRIGORD (la baronne DE),
1800-1873. Charlotte-Alix-Sarah,
épouse du baron Alexandre-Daniel
de Talleyrand, conseiller d'État,
dont elle eut trois enfants.
- TALLEYRAND-PÉRIGORD (le comte
Edmond DE), 1787-1872. Duc de
Dino depuis 1817 et duc de Talleyrand
depuis la mort de son père
en 1838. Il épousa, en 1809, la
princesse Dorothée de Courlande.
Brave officier, bon camarade, cité
avec éloges parmi les aides de camp
du major-général Berthier, il fit les
campagnes de la Grande-Armée.
Il était commandeur de l'ordre de
Saint-Louis, grand-officier de la
Légion d'honneur, grand-croix de
l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne.
Il passa les quarante dernières
années de sa vie à Florence,
où il mourut.
- TALMA (François-Joseph), 1766-1826.
Célèbre tragédien. Napoléon l'aimait
beaucoup et paya plusieurs
fois ses dettes.
- TANKERVILLE (lady), morte en 1865.
Fille du duc Antoine de Gramont,
elle épousa en 1806 lord Tankerville.
- TAYLOR (sir Herbert), 1775-1839.
D'abord officier, il devint secrétaire
particulier du duc d'York,
dont il était l'ami, et passa en
cette même qualité auprès du
roi George III; il fut chargé de
plusieurs missions délicates en
Suède et en Hollande. Il avait
épousé la fille d'Edouard Disbrowe.
- TERCEIRE (le duc DE). Marquis de
Villaflor, 1790-1860, général portugais;
il s'était mis à la tête des
partisans de dom Pedro, l'aida à
chasser dom Miguel. Il avait épousé,
en deuxièmes noces, la fille du
marquis de Loulé.
- TESTE (Jean-Baptiste), 1780-1852.
Jurisconsulte français. Député en
1831, il fit partie des libéraux.
En 1839, il devint ministre de la
Justice, en 1840 des Travaux publics.
En 1843, il fut nommé pair
de France et président de la Cour
de cassation, mais la fin de sa vie
fut attristée par un lamentable
procès dans lequel il fut compromis.
- THIARD DE BUSSY (le comte DE), 1772-1852.
Général français. Chambellan
de Napoléon en 1884, il le
suivit comme aide de camp dans
les campagnes de 1805 à 1807,
mais démissionna ensuite.
Louis XVIII le nomma maréchal
de camp. Devenu député en 1815,
il siégea presque sans interruption
jusqu'en 1848, puis fut, pendant
une année, ministre en Suisse.
- THIERS (Adolphe), 1797-1877.
Homme d'État et historien français.
Il débuta à Paris dans le
journalisme, fonda le National en
1830, devint ministre en 1832 et
président du Conseil en 1836 et
1840. Comme député, il s'opposa
vainement à la guerre de 1870.
Président de la République en
1871, il attacha son nom à la libération
du territoire.
- THIERS (Mme), 1815-1880. Élise
Dosne n'avait que seize ans lorsqu'elle
épousa M. Thiers, auquel
elle apporta une grosse fortune.
- THORWALDSEN (Barthélemy), 1769-1844.
Célèbre sculpteur danois.
Fils d'un pauvre marin de Copenhague,
il fit de longs séjours en
Italie où il travailla beaucoup. Il
a fondé, à Copenhague, un musée
et a laissé son immense fortune à
cet établissement.
- TORENO (le comte José DE), 1786-1843.
Homme d'État espagnol,
député aux Cortès depuis 1811, il
provoqua l'abolition de l'Inquisition.
En 1834, il fut nommé ministre
des Finances, puis président
du Conseil avec le portefeuille des
Affaires étrangères; il se retira
de la vie publique en 1835.
- TRAJAN (l'empereur), né en Espagne
en 52, il fut empereur à Rome de
98 à 117. Il fut vainqueur des
Daces et des Parthes, et excellent
administrateur.
- TRÉVISE (duc DE), voir à MORTIER.
- TULLEMARE (lady), morte et 1848,
elle s'était mariée en 1821. C'était
la sœur du duc d'Argyll.
- TYSZKIEWICZ (la princesse), 1765-1834.
Marie-Thérèse, fille du
prince André Poniatowski, second
frère du Roi; elle épousa le comte
Vincent Tyszkiewicz, mais garda
son titre de princesse. Son mari
était référendaire du grand-duché
de Lithuanie. La Princesse était
très liée avec le prince de Talleyrand.
Elle habita presque toujours
la France et est enterrée à Valençay.
V
- VALENÇAY (le duc DE), 1811-1898.
Louis de Talleyrand-Périgord, duc
de Talleyrand et de Valençay, duc
de Sagan après la mort de sa
mère. Fils du duc Edmond de
Talleyrand et de la princesse Dorothée
de Courlande; chevalier de
la Toison d'or d'Espagne et de
l'Aigle noir de Prusse. Il épousa
d'abord, en 1829, Alix, fille du
duc de Montmorency, puis la comtesse
de Hatzfeld, fille du maréchal
de Castellane. Le duc de Valençay
était le fils aîné de la duchesse
de Dino.
- VALENÇAY (la duchesse DE), 1810-1858.
Alix, fille du duc de Montmorency
et de Caroline de Matignon.
- VALOIS (les), famille issue des Capétiens,
qui monta sur le trône de
France en 1328 avec Philippe VI,
pour finir avec Henri III en
1576.
- VAN DYCK (Antoine), 1599-1641.
Peintre flamand, élève de Rubens;
il voyagea en Italie, en Hollande,
en France, en Angleterre où il
fut appelé par le roi Charles Ier
et se fixa.
- VANTADOUR (la duchesse DE), 1799-1863.
Fille du comte d'Aubusson
la Feuillade et de son premier
mariage avec Mlle de Refouville,
elle épousa le duc de Lévis et de
Vantadour.
- VAUDÉMONT (la princesse DE), 1763-1832.
Elise-Marie-Colette de Montmorency-Lognÿ,
épousa en 1778
le prince Joseph de Vaudémont,
de la maison de Lorraine, dont
elle devint veuve en 1812. Amie
intime de M. de Talleyrand, elle
était bonne, très recherchée, et
l'on retrouvait, chez elle, les habitudes
de l'ancien régime.
- VICTORIA Ire (la Reine), 1819-1901.
Fille du quatrième fils du roi
d'Angleterre George III, le duc
de Kent, qui mourut en 1820.
Elle monta sur le trône en 1837,
à la mort de son oncle Guillaume IV.
En 1840, la jeune Reine épousa
son cousin germain, le prince Albert
de Saxe-Cobourg-Gotha, qui
fut déclaré prince Consort en
1857.
- VIENNET (Jean-Guillaume), 1777-1868.
Littérateur français; il entra
à l'Académie en 1830.
- VILLEMAIN (Abel-François), 1790-1870.
Professeur, écrivain et
homme politique français, membre
de l'Académie française depuis
1822, pair de France; il fut, à
deux reprises, ministre de l'Instruction
publique et, depuis 1835,
secrétaire perpétuel de l'Académie.
- VISCONTI-AYMI (la marquise), morte
en 1831 à Paris. Née Carcano,
elle avait appartenu à la société la
plus élégante de Milan à l'époque
de la vice-royauté d'Eugène de
Beauharnais. En premières noces
elle avait épousé le comte Sopranzi,
dont elle eut un fils, qui
fut aide de camp du maréchal
Berthier, avec qui elle était très
liée.
- VITROLLES (Eugène d'Arnaud, baron
DE), 1774-1854. Il servit dans l'armée
de Condé, fut nommé ministre
d'État en 1814, mais se
montra si violent que Louis XVIII
le priva de ses fonctions. A son
avènement, Charles X le nomma
ambassadeur à Turin. Il avait
épousé, en 1795, Mlle de Folleville.
- VIVONNE (Louis-Victor de Rochechouart,
comte DE), 1636-1688;
plus tard duc de Mortemart et
maréchal de France; la faveur de
sa sœur, Mme de Montespan, lui
valut un avancement rapide; il
était connu pour son esprit, ses
bons mots et son embonpoint.
- VOGÜÉ (le comte Charles DE), marié
à Mlle de Béranger. Il était frère
du marquis de Vogüé.
- VOLTAIRE (M. DE). 1694-1778. François-Marie-Arouet
de Voltaire, fils
d'un trésorier de la Chambre des
comptes; il exerça une immense
influence sur le dix-huitième siècle
littéraire et philosophique.
W
- WABURTON. Aubergiste anglais du
Ship à Douvres.
- WALTER SCOTT, 1771-1832. Poète et
romancier écossais.
- WARD (sir Henry-George), 1798-1860.
Gendre de lord Grey. Il
entra dans la diplomatie anglaise
en 1816, comme attaché d'ambassade
à Stockolm, puis à La Haye et
à Madrid. Il entra au Parlement
en 1832, fut nommé commissaire
des îles Ioniennes en 1849. De
1856 jusqu'à sa mort il fut gouverneur
de Ceylan.
- WARWICK (Guy, comte DE), mort en
1471, surnommé le Faiseur de
rois. Beau-frère de Richard
d'York, il le poussa à revendiquer
le trône d'Angleterre, puis fit proclamer
Edouard IV, ce qui ne
l'empêcha pas plus tard de faire
rétablir Henri VI sur le trône et
de se faire nommer gouverneur
du royaume.
- WARWICK (lord), 1779-1853. Henri
Richard Greville, comte de Brooke,
descendant, par les femmes, des
anciens Beauchamp.
- WARWICK (lady), morte en 1851.
Sarah, fille de lord Mexborough,
épousa, en premières noces, lord
Monson, et, en deuxièmes noces,
lord Warwick.
- WEIMAR (le duc Charles-Bernard DE),
1792-1862. Général au service
des Pays-Bas; il avait épousé, en
1815, la princesse Ida de Saxe-Meiningen.
Son fils, le prince
Édouard de Weimar, entra au
service de l'Angleterre.
- WEIMAR (la duchesse Bernard DE),
1794-1852, née princesse de Saxe-Meiningen
et sœur de la reine
Adélaïde d'Angleterre.
- WELLESLEY (le marquis DE), 1760-1842.
Richard, comte de Mornington,
frère aîné du duc de
Wellington; gouverneur des Indes
en 1797, il devint, en 1810, ministre
des Affaires étrangères, en
1822 lord-lieutenant d'Irlande et,
en 1833, vice-roi de ce pays.
- WELLINGTON (le duc DE), 1769-1852.
Troisième fils du vicomte Wellesley,
il servit en 1797 dans l'armée
des Indes, revint en Angleterre
en 1805; il dirigea l'armée anglaise
en Portugal, en Espagne,
et fut le vainqueur de Napoléon à
Waterloo. Il fit partie de plusieurs
ministères.
- WERTHER (le baron Wilhelm DE),
1772-1859. Diplomate prussien;
il fut ministre à Paris de 1824 à
1837, et de 1837 à 1841 ministre
des Affaires étrangères à Berlin.
- WERTHER (la baronne DE), 1778-1853.
La comtesse Sophie Sandizell,
Bavaroise, épouse du baron
de Werther.
- WESSENBERG-AMPRINGEN (le baron),
1773-1858. Diplomate autrichien;
il assista, en 1830, aux conférences
de Londres, et fut en 1848,
pendant peu de temps, ministre
des Affaires étrangères.
- WEYER (Sylvan VAN DE), 1803-1874.
Homme d'Etat et littérateur belge.
Chargé d'une importante mission
à Londres, il réussit par faire
agréer la proposition d'y réunir
une conférence pour consolider
la nouvelle constitution belge;
il parvint à faire accepter le
prince Léopold de Cobourg comme
roi des Belges. En 1845, il fut
rappelé pour prendre la tête du
cabinet, puis, en 1846, reprit ses
fonctions d'ambassadeur à Londres
jusqu'en 1867, lorsqu'il se
retira des affaires.
- WILLOUGHBY-COTTON (sir Henry),
1796-1865. Député à la Chambre
des communes.
- WINCHELSEA (lord), 1791-1858.
George-William Hatton. Sa première
femme était une fille du
duc de Montrose. En 1829, il eut
un duel célèbre avec le duc de
Wellington; le duc de Wellington
manqua son adversaire, lord Winchelsea
tira en l'air.
- WORONZOFF (la comtesse), morte en
1832 à Londres; Catherine Siniavin,
épouse du général Woronzoff.
- WURTEMBERG (le roi DE), 1781-1864.
Guillaume Ier; il monta sur le
trône en 1816. Il avait épousé en
premières noces la grande-duchesse
Catherine de Russie, et,
en deuxièmes noces, sa cousine,
la duchesse Pauline de Würtemberg.
- WURTEMBERG (la princesse Marie DE),
1816-1863. Fille du roi Guillaume
Ier, elle épousa, en 1840,
le major-général comte de Neipperg.
- WURTEMBERG (la princesse Sophie
DE), 1818-1877. Sœur de la précédente;
elle épousa, en 1839,
Guillaume III, Roi des Pays-Bas.
Y
- YARBOROUGH (lord), 1812-1851. Frère
de lord Garbowy, et, en 1831,
capitaine dans la maison royale
d'Angleterre.
- YORK (le duc D'), 1763-1827. Frère
des rois George IV et Guillaume IV
d'Angleterre; il épousa la princesse
Frédérique de Prusse.
Z
- ZEA-BERMEDEZ (don Francisco), 1772-1850.
Diplomate espagnol. De
1809 à 1820, il fut chargé d'affaires
auprès de l'empereur
Alexandre Ier, puis ambassadeur à
Constantinople. En 1824, il fut
nommé ministre des Affaires
étrangères, puis en 1825, il fut
ambassadeur à Dresde; de 1828 à
1833, ambassadeur à Londres. Depuis
1834, il habita presque toujours
Paris où il mourut.
- ZEA-BERMEDEZ (Mme), femme du ministre.
Elle était très recherchée
dans la société par sa distinction
et son amabilité. Sa ville natale
était Malaga.
- ZUMALACARREGUY (Thomas), 1789-1835.
Général espagnol, commandant
la garde royale à la mort de
Ferdinand VII. Il se démit de ses
fonctions pour suivre don Carlos,
et fit une terrible guerre aux
Christinos.
- ZUYLEN VAN NIJEVELT (le baron Hugo
DE), 1781-1853. Homme d'Etat
hollandais; il prit une part active
aux efforts qui furent faits dans
son pays pour secouer le joug de
Napoléon Ier. Il fut ambassadeur à
Paris, à Madrid, à Stockolm, à
Constantinople, revint à La Haye
en 1829 et déploya une rare activité
lors de la révolution belge
en 1830. Il fut ensuite envoyé,
avec Falk, à la conférence de
Londres. De 1833 à 1848, il reçut
plusieurs portefeuilles, puis rentra
dans la vie privée.
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