Il en sera quoi qu'on en die:

C'est un impôt que Pontchartrain

Veut mettre sur l'Académie.

[435] Mlle Bordey avait épousé, à la fin de l'année 1691, M. de Chandiot. S'il faut croire ce que dit Mlle de Scudéry dans cette lettre, cette union aurait été un mariage de raison et de convenance dans lequel l'amour ne serait entré pour rien.

[436] De Mauroy. Voici ce qu'en dit Saint-Simon dans ses Additions au Journal de Dangeau, t. III, p. 438: «C'étoit un prêtre de la Congrégation de la mission, gentilhomme de bon lieu, savant et de beaucoup d'esprit et d'intrigue, grand directeur et grand cagot, qui avoit fait longtemps avec ses poulettes de quoi être brûlé, sans qu'on en eût le moindre soupçon, et avoit volé tant et plus M. de Louvois, avec qui la cure des Invalides lui avoit donné grande relation, et à qui il tiroit tant qu'il vouloit d'aumônes, et pour des sommes très-considérables. L'éclat fut donc du plus grand scandale; néanmoins le roi ne voulut pas qu'il fût poussé à bout, et le confina dans l'abbaye de Sept-Fonts, où il se convertit si bien qu'il y fit profession, et y a été plus de trente ans l'exemple le plus parfait de la pénitence, de la miséricorde de Dieu et des vertus de cette maison, qui est la même vie et la même règle que la Trappe.»

[437] Copie de Léchaudé d'Anisy.

[438] Le livre pour lequel Mlle de Scudéry adresse à Huet des remercîments est son ouvrage sur la Situation du Paradis terrestre, qu'il place en effet au confluent de l'Euphrate et du Tigre. (Cet ouvrage parut à Paris, chez Anisson, 1 vol. in-12, 1691.)—Le privilége est du 11 octobre. Quant aux voyages de Mlle de Scudéry aux bords de l'Euphrate et à Suze, on voit que c'est une allusion à ses romans.

[439] Probablement l'abbé de Faure-Ferriès, qui publia le Traité de l'Eucharistie de Pellisson.

[440] De Forbin-Janson.

[441] Fille naturelle de Louis XIV et de Mme de Montespan. Ce mariage eut lieu le 18 février 1692.

[442] Jean-Claude de Bressay de Belfrey servait comme ingénieur dans l'armée espagnole, lorsqu'il entra au service de France en 1691. Maréchal de camp le 30 avril 1692, il fut autorisé, le 1er juillet suivant, à lever un régiment d'infanterie de son nom; enfin, le 3 janvier 1694, il obtint le grade de lieutenant général.

[443] J'ai valu, vaux et vaudrai. (W.)

[444] Jean-Jacques Boisot, frère cadet de l'abbé de Saint-Vincent, président à mortier en 1686, mort le 17 octobre 1731. (W.)

[445] Voy. dans la Notice, p. 100, ce que nous avons dit des pierres gravées données au roi par Mlle de Scudéry. Celle dont il est ici question figure encore au Cabinet des médailles sous le no 2392, parmi les Intailles modernes. Sa non antiquité est reconnue depuis longtemps.

[446] C'est-à-dire son propre maître, comme la suite l'indique.

[447] Joseph de Forbin, marquis de Janson, gouverneur d'Antibes, comme l'avait été son père Laurent de Forbin, mort le 2 du même mois. Nous avons parlé du Cardinal, p. 24 de la Notice.

[448] Voy. la Notice, p. 109.

[449] Paris, 1692, 2 vol. in-12.

[450] D'une famille patricienne de Bayonne; il y a eu des co-gouverneurs de ce nom et des conseillers au Parlement. Elle est éteinte depuis la fin du dernier siècle. (W.)

[451] Mascaron. Mlle de Scudéry, en le disant le plus éloquent prélat du royaume, oublioit Bossuet. Mais Bossuet ne l'avoit pas apparemment remerciée de l'envoi de son ouvrage. (W.)

[452] Huet.

[453] Voy. Historiettes. (W.)

[454] Communiquée par M. Étienne Charavay.

[455] Chasse-Midi, Cherche-Midi, maison religieuse établie en 1634 dans la rue de ce nom. Mme de Rochechouart-Mortemart, future abbesse de Fontevrault, y allait souvent, et Marie-Éléonore de Rohan y mourut.

[456] Ménage mourut le 23 juillet 1692.

[457] Montausier était mort le 17 mai 1690. Voir aux Poésies les vers que Mlle de Scudéry fit à cette occasion.

[458] Cette lettre, écrite sept jours après la précédente, renferme plusieurs redites que nous avons supprimées pour la plupart. Nous la donnons néanmoins à cause de quelques détails nouveaux.

[459] Il va sans dire que c'est la copie qui est mal écrite. Cette copie, de la main de Mlle de Scudéry, fait partie du cabinet de M. Dubrunfaut qui a bien voulu nous la communiquer. Voy. ci-après les lettres de Bossuet à Mlle de Scudéry et à Mlle Dupré sur la mort de Pellisson.

[460] Le célèbre abbé de Rancé.

[461] Michel H. Le Peletier.

[462] Cette religieuse est évidemment Louise-Hollandine, sœur de la Palatine, duchesse d'Orléans. Elle était en effet en correspondance avec Leibnitz.

[463] Elle n'a point été imprimée et on ne l'a pas retrouvée dans les mss de l'abbé Boisot. (W.)

[464] La lettre de l'abbé Boisot à Pellisson, contenant son projet de la Vie du cardinal de Granvelle a été publiée dans les Mémoires de littérature de P. Desmolets, t. IV, p. 27; elle est très-intéressante. (W.) Nous ajouterons ici à la note de M. Weiss, qu'il a publié lui-même en 9 vol. in-4o les Papiers d'État du cardinal de Granvelle et que, dans la Notice préliminaire, il est entré dans de longs détails sur l'abbé Boisot et sur ses travaux relatifs à ces papiers.

[465] C'était M. de Lafond.

[466] Voir aux Poésies.

[467] Voir la Notice, p. 77.

[468] Roses.

[469] Nous n'avons pas retrouvé cet impromptu.

[470] Jean-Baptiste Adhémar de Monteil de Grignan, frère du comte de Grignan, et dont il est souvent question dans la correspondance de Mme de Sévigné.

[471] Nous avons parlé dans la Notice, p. 88, des attaques de Boileau, contre lesquelles Mlle de Scudéry proteste avec vivacité dans cette lettre et dans les suivantes.

[472] Philippe-Julien Mazarini-Mancini, neveu du cardinal.

Il ne peut être question ici du sonnet grossier à propos de Phèdre, où le duc de Nevers menaçait Boileau et Racine de coups de bâton: ce sonnet est de 1674, et la Satire contre les femmes est de vingt ans postérieure. Comme elle renferme un portrait de la Précieuse où l'on voulut reconnaître Mme Deshoulières, il est possible que, cette fois encore, le duc ait voulu la venger des attaques de Boileau, leur ennemi commun.

[473] Hémistiche d'un vers de la satire.

[474] Ce madrigal n'a pas été retrouvé.

[475] Sur la Satire contre les femmes. (W.)

[476] Copie de Léchaudé d'Anisy.

[477] Cabinet de M. Dubrunfaut.

[478] L'amiral anglais Russell et le vice-amiral espagnol Papachin commandaient les flottes combinées d'Angleterre et d'Espagne.

[479] Il semble qu'il faudrait ajouter Monseigneur le Dauphin ou le maréchal de Luxembourg.

[480] Probablement Falaen (Belgique, Province de Namur).

[481] L'héritier de la duchesse de Nemours était le chevalier de Soissons, son cousin germain, à qui elle fit prendre, en le mariant, le titre de prince de Neufchâtel.

[482] Onyx.—L'inventaire de la bibliothèque des Médailles, cité par nous p. 100 de la Notice, mentionne à la date du 19 février 1695 «une petite agathe onice montée en cachet d'or sur laquelle est gravée en creux une Victoire debout, donnée au Roy par Mlle de Scudéry.»

[483] Voy. ce Madrigal aux Poésies.

[484] Nous n'avons pas trouvé trace de cette question dans le Journal des Savants de 1694 et de l'année précédente.

[485] Disons ici, une fois pour toutes, que parmi les nombreuses pièces de circonstance de Mlle de Scudéry ou de ses amis, citées dans sa Correspondance et que nous avons pu retrouver, celles qui présentent quelque intérêt ont été reproduites ou indiquées dans les Poésies.

[486] Cette lettre et les suivantes à Mme de Chandiot sont tirées du mss de la Bibliothèque nationale indiqué ci-dessus, p. 322.

[487] L'abbé Boisot, mort le 4 décembre 1694.

[488] L'abbé Boisot.—Cet Éloge se trouve au Journal des Savants, 1695, p. 212, sous forme de Lettre à Mlle de Scudéry.

[489] Voy. les Poésies et le Recueil de Mme de la Suze et de Pellisson, 1741, t. I, pp. 164 à 199.

[490] Cabinet de M. Chambry. L'abbé Nicaise, chanoine de la Sainte-Chapelle de Dijon, avait été surnommé par La Monnoie le Facteur du Parnasse. Il entretenait avec divers savants, tant français qu'étrangers, une vaste correspondance dont plusieurs volumes sont conservés à Paris, à Lyon et à Montpellier.

[491] Lantin (Jean-Baptiste), conseiller au parlement de Dijon, né en 1620, mort en 1695.

[492] Le Journal des Savants fut rédigé de 1687 à 1702 par Louis Cousin, président de la cour des Monnaies et membre de l'Académie française.

[493] Copie de Léchaudé d'Anisy.

[494] Voir la Notice, page 110.—Nous ne savons s'il s'agit ici de l'abbé Jean Gallois de l'Académie des sciences et de l'Académie française, l'un des principaux rédacteurs du Journal des Savants, ou du sieur Legallois auteur des Conversations académiques dédiées à Huet.

[495] Copie de Léchaudé d'Anisy.

[496] Marc-Antoine de la Bastide, controversiste protestant, né à Milhau en 1624, mort vers 1704. Il fut envoyé comme secrétaire d'ambassade en Angleterre; il était ami de Pellisson.

[497] De la main d'un secrétaire.

[498] Par ses conseils.

[499] «En arrivant de Fontainebleau (22 octobre 1699), le jour même, Monseigneur et la duchesse de Bourgogne furent mis ensemble.» Saint-Simon, édition Chéruel, tome II, p. 336.

[500] Musée des Archives, no 909.

[501] Copie de Léchaudé d'Anisy. Cette lettre n'est pas écrite par Mlle de Scudéry; elle est de la main d'un secrétaire, et seulement signée par elle.

[502] Segrais étant mort le 25 mars 1701, cette lettre est de peu de temps avant la maladie qui conduisit Mlle de Scudéry au tombeau le 3 juin de la même année.

[503] Les six lettres suivantes, échangées entre Mlle de Scudéry et Mlle Descartes, sont tirées d'un volume intitulé: Essais de lettres familières sur toutes sortes de sujets, avec un discours sur l'art épistolaire et quelques remarques nouvelles sur la langue françoise; ouvrage posthume de l'abbé *** (Cassagne); mis en ordre par l'abbé de Furetière, de l'Académie françoise. Paris, Jacques Lefebvre, 1690, 1 vol. in-12.

[504] Probablement Mme de Platbuisson. Voyez la Notice, p. 55.

[505] Copie de Léchaudé d'Anisy.

[506] Quel est ce Ménalque? Serait-ce Brancas, le fameux distrait de Labruyère?

[507] Cabinet de M. Toussaint du Havre.

[508] Copie de Léchaudé d'Anisy.

[509] L'Épître de Sabatier est insérée au tome II, p. 216, de la Nouvelle Pandore, et la lettre de Mlle de Scudéry à la page 211.

[510] Cette lettre fait partie d'un volume publié par M. Matter, intitulé: Lettres et pièces rares et inédites, Paris, 1846.—Voyez la Notice, page 125.

[511] Collection Lajariette.

[512] Cabinet de M. Chambry.—Cette lettre est imprimée dans les Lettres choisies de Balzac, édition de 1668, t. II, p. 211, et dans l'édition de ses Œuvres, 1665, in-fo, t. I, p. 647, mais on n'y trouve pas le post-scriptum qui est dans la lettre originale.

[513] L'Apologie du Théâtre, Paris, 1639, in-4o.

[514] Correspondance de Chapelain. Mss Sainte-Beuve.

[515] George de Scudéry avait demandé à Chapelain son portrait pour sa collection des Illustres.

[516] Lettres de Godeau, évêque de Vence, sur divers sujets. Paris, 1713, in-12, p. 200.

[517] Il parut en 1641 une 2e édition des Œuvres chrestiennes de Godeau.

[518] Cabinet de M. Rathery.

[519] Voy. ci-dessus, p. 195.

[520] Mss Conrart, in-4o, t. IX, p. 131.

Des deux lettres ci-jointes, l'une est adressée à Mlle de Scudéry, l'autre se rapporte à elle. M. Cousin, en les reproduisant dans la Société française au dix-septième siècle, les a fait précéder d'une note qui en explique le sens; la voici:

«Il paraît qu'en 1647, Mlle de Scudéry se trouva si fort ennuyée d'être sous la main tyrannique de son frère que, servitude pour servitude, elle en souhaita une autre plus favorable au moins à ses intérêts et à son avenir. Un de ses amis, M. de la Vergne, sollicita pour elle la place de gouvernante ou de dame de compagnie dans une très-grande maison. Mlle Paulet avait joint ses instances à celles de M. de la Vergne. Cependant, d'autres personnes avaient demandé la même place pour Mlle de Chalais, que nous connaissons par Mme de Sablé et par la lettre affectueuse de Mlle de Scudéry (Voy. plus haut, p. 166). Dès que Mlle de Chalais apprit qu'on avait pensé à Mlle de Scudéry pour cet emploi, elle fit cesser toutes démarches, et céda très-volontiers le pas à son illustre amie. Celle-ci n'était pas femme à se laisser vaincre en générosité, et à son tour elle déclara qu'elle n'entendait pas continuer ses poursuites. Ni l'une ni l'autre n'eurent la place en question; mais il nous a paru que ce petit combat d'honneur et d'amitié valait la peine d'être tiré de l'oubli.»

[521] C'est-à-dire de celle des nièces du cardinal Mazarin (Olympe Mancini) que Mme d'Aiguillon destinait alors au fils du maréchal de la Meilleraie, son neveu à la mode de Bretagne, lequel devint plus tard duc de Mazarin par son mariage avec Hortense.

[522] Les trois aînées des nièces de Mazarin: Anne-Marie Martinozzi, Laure et Olympe Mancini.

[523] Vraisemblablement Mme de Sablé. (V. C.)

[524] A Sablé. (V. C.)

[525] Cabinet Monmerqué.

[526] Chapelain avait obtenu dès 1643 le privilége du Roi pour la publication de la Pucelle, qui ne parut cependant qu'en 1656.

Voy. la Notice, p. 45, et la lettre de Mlle de Scudéry à Conrart, p. 207. Il est évident que l'annonce du poëme de Chapelain avait fait naître une polémique sur celle qui en était l'héroïne, et Mlle de Scudéry avait eu à la défendre contre les attaques du ministre Rivet et de sa nièce, Mlle Dumoulin.

[527] Mss de Conrart, in-4o, t. XI.

A la fin de 1650, date de cette lettre, Mme de Longueville était sur le point d'être assiégée dans Stenay par une armée victorieuse. «Elle était en proie à d'autres chagrins plus cruels encore pour une âme telle que la sienne. Elle venait de perdre à Stenay sa dernière fille âgée de quatre ans; et elle y reçut l'affreuse nouvelle que sa mère, qu'elle aimait tant, était morte à Chantilly le 4 décembre, succombant à l'excès de sa douleur et à la ruine de sa maison.» (V. C.)

Mlle de Scudéry, qui venait de publier le cinquième volume du Cyrus, ne voulant pas l'envoyer directement à la princesse dans des circonstances aussi malheureuses, l'adressa à Sarasin, qui, étant attaché à la maison de Condé comme secrétaire des commandements du prince de Conti, avait suivi la duchesse à Stenay. Le volume était accompagné d'une lettre d'envoi; c'est à cette lettre que Sarasin répond.

[528] Le 22 décembre, à peu près avec la nouvelle de la perte de la bataille de Réthel, et de la marche de l'armée royale sur Stenay. (V. C.)

[529] Personnages du tome V du Cyrus. (V. C.)

[530] Amie intime de Mlle de Scudéry, une des personnes les plus distinguées de l'hôtel de Rambouillet. (V. C.)

[531] Dames que recevait chez elle Mlle de Scudéry. (V. C.)

[532] Cabinet de M. Jules Boilly.

Sibylle-Ursule, fille du duc de Brunswick-Wolffenbuttel, épousa le 13 septembre 1663 le duc Christian de Holstein-Glucksbourg. Elle mourut le 12 décembre 1671. C'était une femme distinguée sur laquelle on peut consulter Vehse, Les Cours d'Allemagne, et Havemann, Histoire de Brunswick. Elle était, ainsi que son frère, Antoine-Ulric, en correspondance avec Mlle de Scudéry. M. de Monmerqué a cité une autre lettre d'elle à la même, du 19 décembre 1656, dans son article Scudéry, de la Biographie universelle.

[533] En tête des Œuvres de Sarasin.

[534] Mss Conrart, in-fo, t. IX, p. 859.

[535] Ce mot était encore quelquefois masculin.

Voici les deux pièces dont il est ici question, publiées pour la première fois en 1660, sous le nom de Corneille, dans la 5e partie des Poésies choisies:

I

Mes deux mains a l'envi disputent de leur gloire,

Et dans leur sentiment jaloux

Je ne sais ce que j'en dois croire.

Philis, je m'en rapporte à vous:

Réglez mon avis par le vôtre.

Vous savez leurs honneurs divers:

La droite a mis au jour un million de vers,

Mais votre belle bouche a daigné baiser l'autre.

Adorable Philis, peut-on mieux décider

Que la droite lui doit céder.

II

Je ne veux plus devoir à des gens comme vous;

Je vous trouve, Philis, trop rude créancière.

Pour un baiser prêté, qui m'a fait cent jaloux,

Vous avez retenu mon âme prisonnière.

Il fait mauvais garder un si dangereux prêt;

J'aime mieux vous le rendre avec double intérêt,

Et m'acquitter ainsi mieux que je ne mérite;

Mais à de tels paiemens je n'ose me fier,

Vous accroîtrez la dette en vous laissant payer,

Et doublerez mes fers si par là je m'acquitte.

Le péril en est grand, courons-y toutefois,

Une prison si belle est bien digne d'envie;

Puissé-je vous devoir plus que je ne vous dois,

En peine d'y languir le reste de ma vie.

[536] L'abbé Granet nomme Mlle Serment, née à Grenoble vers 1642, morte à Paris vers 1692, comme celle à qui s'adressaient les deux épigrammes, ou plutôt les deux madrigaux de Corneille. Elle était liée avec Mlle de Scudéry, et aussi avec Quinault, Maucroix, Pavillon, etc.

[537] Comme le fait remarquer M. Marty-Laveaux, cette expression se retrouve dans une lettre de Mlle de Scudéry au Mage de Sidon, du 21 octobre 1658. Nul doute d'ailleurs que ces vers ne soient d'elle et que la lettre de Corneille ne lui soit adressée.

[538] Donné par M. de Monmerqué, d'après l'original faisant partie de son cabinet, dans les éditions de 1835 et de 1854 des Historiettes de Tallemant des Réaux.

[539] La traduction de la Cyropédie par Charpentier, qui est de 1659, donne la date de cette lettre.

[540] Cette lettre a été imprimée sans date, dans les Œuvres de Brébeuf, 1664, t. I, p. 64, mais nous avons pu la collationner et la compléter sur l'original qui fait partie du cabinet de M. Boutron.

[541] Les Bulletins de Clément à la Bibliothèque nationale renferment ce passage sur Brébeuf: «Malgré une fièvre maligne et opiniâtre de vingt années, il a fait des ouvrages qui ont paru le fruit d'une santé parfaite.»

[542] A travers l'obscurité prétentieuse des lignes qui suivent, il y a deux points qui nous paraissent hors de doute.

1o Brébeuf avait à Mlle de Scudéry des obligations qu'il avoue ici hautement.

2o La principale de ces obligations paraît être d'avoir été recommandé par elle au grand Corneille, leur compatriote à tous deux, qui aurait loué et encouragé sa Traduction de la Pharsale.

Ajoutons que ces rapports entre les deux poëtes, dont on trouve la trace dans les lettres de Brébeuf, p. 19, 103, 212 et 213 du volume de ses Œuvres, cité plus haut, reçoivent une confirmation singulière de ce fait, non assez remarqué, qu'indépendamment de leur prédilection commune pour Lucain, il leur est arrivé plusieurs fois de se rencontrer sur le même terrain, témoin les vers de l'un et de l'autre sur l'art ingénieux de l'écriture, et l'épitaphe qu'ils ont consacrée, presque littéralement dans les mêmes termes, A une dame vertueuse, Élisabeth Ranquet. Voy. Poésies diverses de Brébeuf, 1662, p. 219, et Œuvres de Corneille, édition Hachette, t. X, p. 133.

[543] Ils parurent dans le courant de l'année 1660, et Brébeuf mourut l'année suivante.

[544] Cabinet de M. Boutron.

[545] M. de Monmerqué nous a conservé cette lettre, dont il possédait l'original. «Corbinelli, dit-il, ami de Mlle de Montalais, avait été dépositaire des lettres du comte de Guiche à Madame. Il eut la faiblesse de les remettre au marquis de Vardes qui en abusa. Ce zèle exagéré pour un ami qui en était peu digne lui fit partager sa disgrâce.»

Jean Corbinelli, d'une famille originaire de Florence, établie en France depuis deux générations, mourut à Paris, centenaire, dit-on, le 19 juin 1716. Il était ami intime de Mlle de Scudéry et de Mme de Sévigné.

[546] Pièce de l'Isographie.

[547] La Tubéreuse, à Célie le jour de sa fête, pièce de vers de Mlle de Scudéry. Voyez-la aux Poésies.

[548] Provenant du Cabinet de M. de Monmerqué. D'après une note de sa main, Beauvilliers répond à un billet par lequel Mlle de Scudéry lui faisait part de la liberté que Pellisson (Acante) venait d'obtenir par lettres du roi du 16 janvier 1666.

[549] Artaban est le nom qui, parmi les beaux esprits et dans la société précieuse, désignait le duc de Saint-Aignan, et qu'il prenait lui-même quelquefois dans ses lettres. Artaban, fils de Pompée, est un des personnages chevaleresques de la Cléopâtre de La Calprenède.

[550] Cabinet de M. Gauthier-la-Chapelle.

[551] C'est probablement par pure modestie que le P. Verjus parlait ainsi du livre qu'il adressait à Mlle de Scudéry, car c'est lui-même qui publiait en 1666, sous le pseudonyme de l'abbé de Saint-André, la Vie de Michel Le Nobletz, prêtre et missionnaire en Bretagne.

[552] Cette lettre, ainsi que la suivante, nous a été communiquée par M. le comte de Clapiers, à Marseille.

Sur Mgr de Forbin-Janson et sur les longues relations qui existèrent entre lui et Mlle de Scudéry, Voy. la Notice, p. 24. Nous renouvelons ici l'expression du regret de n'avoir pu retrouver aucune des nombreuses lettres qu'elle lui adressa pendant une période de plus de cinquante années.

[553] Cette lettre et la suivante, qui avaient passé du cabinet de M. de Monmerqué dans celui de M. Rathery, ont été communiquées par ce dernier à l'éditeur des Lettres de Mme de Sévigné, édition Hachette.

[554] Mlle de Sévigné, à qui La Fontaine a dédié cette fable. Elle fait partie du premier recueil des Fables de La Fontaine qui contient les six premiers livres; elle commence le quatrième. Ce recueil ayant été achevé d'imprimer le 31 mars 1668, cette date donne à peu près celle de la lettre.

[555] Paul de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan, depuis duc de Beauvilliers.

[556] Le Roi venait de faire en personne la conquête de la Franche-Comté. Le comté de Bourgogne, ou Franche-Comté, portait d'azur semé de billettes d'or au lion de même.

[557] Le Roi, en parlant à Saint-Aignan de Mlle de Sévigné d'une manière fort glorieuse pour elle, faisait allusion sans doute à sa sagesse, à sa vertu, à son indifférence. Cette indifférence était bien connue avant que La Fontaine n'en parlât dans le Lion amoureux; Bensserade l'avait déjà célébrée dans le Ballet de la Naissance de Vénus, dansé à la cour en 1665, et où Mlle de Sévigné représentait Omphale. On adressait les vers suivants à la reine de Lydie:

Blondins accoutumés à faire des conquêtes,

Devant ce jeune objet si charmant et si doux,

Tout grands héros que vous êtes,

Il ne faut pas laisser pourtant de filer doux.

L'ingrate foule aux pieds Hercule et sa massue;

Quelle que soit l'offrande, elle n'est point reçue:

Elle verroit mourir le plus fidèle amant,

Faute de l'assister d'un regard seulement.

Injuste procédé, sotte façon de faire,

Que la pucelle tient de madame sa mère,

Et que la bonne dame, au courage inhumain,

Se lassant aussi peu d'être belle que sage,

Encore tous les jours applique à son usage,

Au détriment du genre humain.

C'était à la fois faire l'éloge de la fille et de la mère. Il fallait au surplus que cette indifférence naturelle ou affectée fût bien vraie, puisque Mme de Sévigné dans une de ses lettres à sa fille, du 22 septembre 1680, lui dit: «D'abord on vous craint, vous avez un air assez dédaigneux.»

[558] Pellisson, Œuvres diverses, Paris, 1735, t. II, p. 402. Lettres historiques, 1729, 3 vol. in-12.

Nous choisissons cette lettre et la suivante dans une longue série de lettres à la même, s'étendant du 14 octobre 1668 au 1er mai 1677. La plupart ne sont que des Gazettes de la guerre et ne renferment presque rien de personnel à Mlle de Scudéry.

[559] Ou plutôt Herbault, à 17 kilom. de Blois. Le château actuel, qui appartient à M. le marquis de Rancongne, a été rebâti sous Louis XV. M. d'Herbault, dont il est question dans la lettre, devait être l'intendant de marine de ce nom.

[560] Ces derniers vers, dit M. Saint-Marc Girardin, sont évidemment une allusion aux nouvelles amours du roi et à l'avénement prochain, sinon encore accompli, de Mme de Montespan. Journal des Savants, 1870, p. 373.

[561] On voit dans une lettre de Corbinelli à Bussy-Rabutin, du 17 mai 1670, qu'il se préparait alors à rejoindre le marquis de Vardes, exilé dans son gouvernement d'Aigues-Mortes.

[562] Cabinet de M. Dubrunfaut.

[563] Le Discours sur la gloire qui venait de remporter le prix proposé par l'Académie française.

[564] Le fils de Georges, connu plus tard sous le nom de l'abbé de Scudéry. «Ce garçon étoit fort joli,» dit Tallemant, et il paraît qu'il donna plus d'un chagrin à sa mère. A la date de cette lettre, il n'avait guères qu'une douzaine d'années, et était probablement élevé chez les jésuites.

[565] Tiré de l'Album des Lettres de Mme de Sévigné, édition Hachette.

[566] Cabinet de M. Chambry.

Sur la longue amitié et la correspondance qui exista entre Mascaron et Mlle de Scudéry, Voy. la Notice, p. 117 et 127. Nous avons évité de reproduire ici les lettres dont nous avons cité alors des fragments assez étendus.

[567] Nous avons mal indiqué le nom de ce magistrat à la page 315. Il s'appelait d'Aulède de Lestonac.

[568] Cabinet de M. Chambry.

[569] Nous supposons qu'il s'agit des officiers qui devaient prendre part aux opérations maritimes en Sicile, sous les ordres du maréchal de Vivonne.

[570] La pièce qu'on devait lire devant le duc de Nevers et Mme Deshoulières, paraît être Phèdre et Hippolyte, de Pradon, pour laquelle on sait que l'un et l'autre prirent vivement parti. Or cette pièce fut représentée au commencement de 1677. La lecture a donc pu en être faite à la fin de l'année précédente. C'est ce qui nous a conduits à dater cette lettre comme nous l'avons fait.

[571] Cabinet de M. Boutron.—Voy. la Notice, p. 41.

[572] Voy. la Notice, p. 24.

[573] Charleval (Charles Faucon de Ris, seigneur de) était un aimable épicurien, issu d'une famille de Normandie, qui a donné quatre premiers présidents au parlement de cette province. Il a composé beaucoup de petits vers que Lefèvre de Saint-Marc a réunis à ceux de Saint-Pavin, en un volume in-18, Paris, 1759.

[574] Au nombre des amies de Charleval figuraient Ninon de Lenclos, Mme Du Plessis-Bellière, la comtesse de la Suze, etc.

[575] Correspondance générale de Mme de Maintenon, publiée par Th. Lavallée, t. II, p. 384.

[576] Il s'agit évidemment du Roi.

[577] Sur le parti que Mme de Maintenon tira des Conversations de Mlle de Scudéry, pour l'éducation des filles de Saint-Cyr, Voy. la Notice, p. 120.

[578] Lettres de Mme de Sévigné, édit. Hachette, t. VII, p. 274.

[579] Mlle de Scudéry avait publié en 1680 les deux premiers volumes de ses Conversations; elle en publia deux autres en 1684, auxquels elle donna le titre de Conversations nouvelles. Ce sont celles-là que Mme de Sévigné portait à son fils qui était alors en Bretagne.

Elle disait des premières, dans une lettre à sa fille du 25 septembre 1680: «Il est impossible que cela ne soit bon, quand cela n'est point noyé dans son grand roman.»

Au surplus, pour être fixé sur la date et le titre des diverses Conversations dont il est question dans ces lettres, il faut se reporter à la p. 116, note 2.

[580] Cabinet de M. de Monmerqué.—Isographie des hommes célèbres.

[581] Citée par M. de Monmerqué qui possédait l'original.

[582] Fléchier avait été nommé évêque de Lavaur en 1685. En lui annonçant sa nomination, le Roi lui avait dit: Ne soyez pas surpris si j'ai récompensé si tard votre mérite, j'appréhendois d'être privé du plaisir de vous entendre.

[583] Mlle de Scudéry avait envoyé à Fléchier ses Conversations nouvelles sur divers sujets. Paris, 1684. 2 vol. in-12.

[584] Cabinet de M. Boutron.

[585] L'opération de la fistule fut faite au Roi le 18 novembre 1686.

[586] Il a certainement existé entre la reine Christine et Mlle de Scudéry un commerce de lettres assez étendu. Outre celle-ci que nous empruntons à l'ouvrage d'Arckenholtz: Mémoires concernant Christine, t. I, p. 272, et celle que nous avons tirée du Cabinet de M. Cousin, voici l'analyse d'une autre lettre sans date que Mlle de Scudéry adressait à la reine de Suède:

«Les louanges que Sa Majesté lui donne sont plutôt l'offre de sa bonté que de sa justice. Elle a fait l'usage qu'elle devait des choses nobles et délicates que la Reine a bien voulu lui marquer sur le grand établissement de Saint-Cyr. Sa Majesté serait contente si elle savait le plaisir qu'elle a donné à Mme de Maintenon sans en avoir le dessein. «Au reste, Madame, j'avance hardiment, pour répondre à la fin de la lettre de Votre Majesté, qu'il n'y aura jamais d'oubli pour Elle, et que sa gloire durera autant que l'univers.»

(Catalogue Succi, 7 avril 1863, no 993).

[587] Cette lettre, datée simplement de mardi, a été écrite évidemment en 1688. Il est probable qu'elle est de juillet ou du commencement d'août, peut-être du 3 (c'était un mardi en 1688), c'est-à-dire du même jour que la lettre de Mme de Brinon qui suit. Mlle de Scudéry venait de publier ses Nouvelles conversations de morale, dédiées au Roi, qui faisaient suite à celles dont Mme de Sévigné la remerciait dans sa lettre du 11 septembre 1684. L'achevé d'imprimer de ce nouvel ouvrage, en deux volumes, est du 30 juin 1688, et Mme de Sévigné ne fut sans doute pas des dernières à qui Mlle de Scudéry l'envoya.

(Note de l'édition Hachette, t. VIII, p. 371.)

[588] Voy. la lettre suivante.

[589] Le reste manque.

[590] Mme de Brinon était supérieure de la maison de Saint-Cyr.

[591] Cette lettre, dont M. de Monmerqué a possédé l'original, est tirée de l'édition de 1835 des Historiettes de Tallemant des Réaux, t. VI, p. 363.

[592] Cabinet de M. Boutron.

La date de 1688 nous est fournie par le Catalogue de la vente Villenave, du 22 janvier 1850, où cette lettre figure sous le no 125.

[593] Cabinet de M. Rathery.

[594] C'est un bourg situé canton et arrondissement d'Agen.

[595] Sur cet épisode du Grand Cyrus, réimprimé plus tard dans les Conversations morales de 1680, voy. la Notice, p. 30.

[596] A un kilom. de Tarbes, ancienne résidence des comtes de Gramont. «La tourmente révolutionnaire fit disparaître cette belle demeure et ses parcs délicieux.» Batsères, Esquisses sur Tarbes et ses environs, Tarbes, 1856, in-8o, p. 5.

[597] Cabinet de M. Gauthier-la-Chapelle.

[598] Le cardinal de Forbin-Janson avait été envoyé auprès du Pape pour aplanir les difficultés qui s'étaient élevées entre la cour de France et celle de Rome, au sujet des quatre articles de la Déclaration de 1682, et le refus fait par Alexandre VIII de l'expédition d'un certain nombre de bulles pour des siéges épiscopaux qui vaquaient depuis longtemps. La mort d'Alexandre VIII, arrivée le 13 août 1691, interrompit ces négociations. Elles furent reprises sous Innocent XII, à l'élection duquel le cardinal de Forbin-Janson avait contribué, et menées à bonne fin.

[599] François-Joseph de Blanchefort, marquis de Créqui, venait d'être envoyé à l'armée de Piémont pour servir sous Catinat. Il se distingua dans le cours de juillet 1691, en combattant contre le prince Eugène; il fut blessé et eut un cheval tué sous lui.

[600] Le maréchal de Créqui, mort en 1687.

[601] C'est-à-dire évêque, comte d'Agen. Mascaron avait été nommé évêque de Tulle en 1671 et évêque d'Agen en 1679.

[602] Pièce de l'Isographie.

[603] Arnauld de Pomponne, disgracié en 1671, venait d'être nommé ministre d'État après la mort de Louvois.

[604] Cabinet Monmerqué, puis d'Hervilly. Marie-Madeleine-Gabrielle-Adélaïde de Rochechouart-Mortemart, abbesse de Fontevrault, femme de beaucoup d'esprit et de savoir. Elle a traduit avec Racine une partie du Banquet de Platon. Elle était sœur du duc de Vivonne, et de Mmes de Montespan et de Thianges. Née en 1645, elle mourut en 1704. C'est d'elle que Saint-Simon disait: «On vit sortir de son cloître la reine des abbesses qui, chargée de son voile et de ses vœux, avec encore plus de beauté et d'esprit que la Montespan, sa sœur, vint jouir de sa gloire, etc., etc.» (Mémoires de Saint-Simon, t. II, p. 6, édition de 1791.)

[605] Les deux lettres qui suivent ont été imprimées dans les Œuvres de Bossuet. Versailles, 1818, t. XXXVII, p. 475 et 477. La première, quoique non adressée à Mlle de Scudéry, figure ici à raison de sa connexité avec la seconde, qu'elle paraît avoir précédée.

Marie Dupré, nièce de Roland Desmarets, avait beaucoup d'instruction; elle était liée avec Mlles de Scudéry, de la Vigne, etc. Titon de Tillet lui a donné place dans son Parnasse françois, et l'éditeur Léopold Collin a publié ses Lettres avec celles de Mlle de Montpensier et autres, 1806, in-12.

[606] Voy. la Notice, p. 126, et les lettres à Boisot des 21, 28 février et du 7 mars. Dans la première, Mlle de Scudéry dit avoir écrit à M. de Meaux une lettre de quinze pages sur la mort de Pellisson. Cette lettre de Bossuet est vraisemblablement la réponse à la lettre de Mlle de Scudéry. Celle-ci l'avait transcrite de sa main, et cette transcription, qui prouve l'importance qu'elle y attachait, se trouve dans le cabinet de M. Dubrunfaut.

[607] Richelet, Les plus belles lettres des meilleurs auteurs français, 1689, in-12, p. 276.—Sur le chevalier de Méré, voy. la Notice, p. 118.

[608] Lettres choisies de Messieurs de l'Académie, par M. Perrault. Paris, 1725, in-8o, p. 36.

[609] «Une flamme qui sort d'un cœur posé sur un bûcher allumé, avec ce mot: PULCHRIUS ARDET, OU: YIS MAJOR INTUS

[610] «Une rose environnée d'épines, avec ce mot: PUNGIT ET PLACET. Et encore cette autre: un chien à l'attache, avec ce mot de Pétrone: CAVE, CAVE CANEM

[611] Ne faudrait-il pas lire: proscription?

[612] Lettres choisies de Messieurs de l'Académie, par Perrault, p. 38.

Guy, comte de Pertuis, gouverneur des ville et châtellenie de Courtray, par provisions du 7 février 1669, maréchal de camp suivant promotion du 7 octobre 1677, mort le 7 juillet 1694.

[613] Cabinet de M. Rathery.

Louis Le Laboureur, poëte, frère aîné de l'historien, né en 1615, mort en 1679. Il dédia à Mlle de Scudéry une pièce mêlée de vers et de prose, qui a pour titre: La Promenade de Saint-Germain. Paris, 1669, in-12. Dans cette pièce datée de Montmorency, il rappelle, p. 9, une visite qu'on lui avait faite dans la saison des cerises.

[614] Études religieuses, etc., par des Pères de la Compagnie de Jésus, t. V, p. 609.

[615] Le même que le poëte dont les Œuvres sont ordinairement réunies à celles de Lalane. Il était lieutenant de Roi à Arras bien avant 1671, année que la Biographie universelle indique comme celle de sa nomination, et au moins dès le mois de juillet 1654, lorsqu'il fut fait prisonnier par les Espagnols.

[616] Cabinet de M. Moulin, avocat.

[617] D'après un fac-simile.—Lettre communiquée par M. Regnier, qui doit la comprendre dans l'édition des Œuvres de la Rochefoucauld, pour la Collection des grands Écrivains de la France.

[618] Cabinet de M. Chambry.

[619] Peut-être Regnier Desmarais?

[620] Tiré de l'Album des Lettres de Mme de Sévigné, édition Hachette.

[621] Cabinet de M. Chambry.

[622] Qu'est devenu le portrait de Mlle de Scudéry par Nanteuil? Existe-t-il dans quelque dépôt public ou dans quelque collection particulière? Il n'a sans doute pas été reproduit par la gravure, car on le trouverait dans l'œuvre du maître, ou dans les cabinets du temps. Il semblerait cependant résulter d'une note manuscrite de l'abbé Mercier de Saint-Léger sur les marges du XVe volume de Niceron, page 139 (Exemplaire de la Bibliothèque nationale), que ce portrait, quoique rare, se trouvait encore vers la fin du siècle dernier. «Nanteuil dessina et grava le portrait de Mlle de Scudéry qui, se trouvant aussi laide qu'elle l'était réellement, garda la planche et n'en laissa tirer qu'un petit nombre d'épreuves; aussi sont-elles fort rares et recherchées des amateurs.»

Si cette perte est réelle, elle est d'autant plus regrettable que le talent de Nanteuil nous aurait donné de l'auteur de Clélie et du Grand Cyrus une image fidèle, tandis que nous en sommes réduits au portrait de Mlle Chéron gravé par J. G. Wille, et à celui de la collection Desrochers, qui ont entre eux fort peu d'analogie.

Lorsque Nanteuil envoya à Mlle de Scudéry le portrait qu'il avait fait d'elle d'après nature, ainsi que le montre la lettre ci-dessus, il l'accompagna des vers suivants: