[237] Pommereul, op. cit., t. I, p. 208.—E. Cartier, op. cit.
[238] Mémoires de Rostini.
[239] Journal de Costa.
[240] La reproduction de la monnaie de Théodore a été faite d'après l'ouvrage du colonel Maillet: Catalogue descriptif de toutes les monnaies obsidionales et de nécessité. Bruxelles, 1870-73, 2 vol. in-8o et 2 atlas oblongs avec 218 planches.
M. J. Protat, de Mâcon, collectionneur et numismate des plus érudits, a bien voulu me donner ce dessin et les clichés typographiques dont il a surveillé lui-même la confection. J'ai le regret de n'avoir pu lui témoigner ma sincère gratitude avant sa disparition prématurée. Qu'il me soit au moins permis de donner à sa mémoire un souvenir reconnaissant.
Comparez ce dessin, qui représente les pièces comme elles auraient dû être, avec la planche d'après les moulages.
[241] E. Cartier, op. cit.
[242] E. Cartier, op. cit.—Relazione della Corsica di Giacomo Boswell scudiere, trasportata in italiano dall'originale inglese, p. 112.—Note de l'éditeur des Mémoires du Père Bonfiglio Guelfucci, p. 67.
[243] Il y a une différence très sensible entre les deux spécimens en argent de la Bibliothèque nationale. L'un paraît être d'un métal très inférieur à l'autre et d'une frappe plus grossière. On aperçoit parfaitement dans l'une de ces pièces (no 1 de la planche d'après les moulages) comme une hésitation dans la gravure, des doubles traits, ce qui laisserait supposer qu'on s'y serait repris à deux fois et pas au même endroit. La circonférence est plus irrégulière; sur l'un des bords de la face, il y a une saillie du métal très caractérisée provenant sans doute de ce que le coin aurait été appliqué d'une façon très imparfaite. La défectuosité de l'outillage dont se servaient les ouvriers de Théodore, la rareté de l'argent qu'ils avaient à leur disposition, donnent à penser que l'exemplaire le plus grossier comme frappe et le plus bas comme titre serait le vrai.
[244] Journal de Costa.
[245] Giacomo Francesco Pietri à Théodore, Couvent de Tavagna, le 17 juin 1736: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[246] Journal de Costa.
[247] Ibidem. «... La monnaie qu'il avait fait battre depuis peu n'avait aucun cours parce que personne ne voulait la recevoir. Tout ceci fait juger que ces peuples, naturellement féroces et peu patients, pourraient bien tourner toute leur fureur contre le sieur Théodore et ses adhérents; ce serait un grand coup pour la république qui ne saurait mieux faire que de semer la division parmi eux; c'est l'unique moyen de rétablir son autorité». Lettre de Bastia, du 16 juillet 1736, publiée par M. l'abbé Letteron, Correspondance, p. 309.
[248] Costa à Théodore, Orneto, le 26 juin; Tavagna, les 29 et 30 juin 1736: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[249] «L'altra sera si lasciò sortir di bocca che di qua e re da se et che il nostro re e re de' coglioni.»
[250] Jean-Paul Costa à son oncle, Sainte-Marie d'Ornano, le 25 juin 1736: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[251] Hyacinthe Paoli à Théodore, Rostino, le 27 juin 1736: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[252] Journal de Costa.
[253] Ibidem.
[254] Lettre de Bastia, du 18 juin 1736, publiée par M. l'abbé Letteron, Correspondance, p. 304-305.
[255] Arrighi à Théodore, du camp de Bastia le 24 juin 1736: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[256] Journal de Costa.
[257] Costa à Théodore, Orneto, le 26 juin 1736: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[258] Journal de Costa.
[259] Ibidem.
[260] Journal de Costa.
[261] Aujourd'hui le petit séminaire de Corte.
[262] Théodore à Costa, Corte, le 2 juillet 1736: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[263] A Vico selon Rostini, à Bogognano suivant une lettre de Bastia du 31 juillet 1736, publiée par M. l'abbé Letteron, Correspondance, p. 309-311.
[264] Journal de Costa.—Mémoires de Rostini.—Lettre écrite de Bastia, le 31 juillet 1736, publiée par M. l'abbé Letteron, Correspondance, p. 309-311.
[265] Costa à Théodore, Orneto (sans date): loc. cit. Archives d'État de Turin.
[266] Journal de Costa.
[267] «Les parents du feu Luccioni qu'ils ont fait mourir, bien loin d'en témoigner du ressentiment, comme on s'était flatté ici, se sont réunis au nouveau roy sur la parole de Fabiani qui lui conduit des otages de leur part. En cette considération, il les a créés marquis et comtes, à savoir Paviani de Matra, et Martinetti d'Aléria, après quoi Théodore les a congédiés...». Lettre de Bastia, du 30 mai 1736: Correspondance de Gênes, vol. 97. Archives du Ministère des affaires étrangères, publiée par M. l'abbé Letteron, Correspondance, p. 295.
[268] Mémoires de Rostini.
[269] Mémoires de Rostini.
[270] Cette date est celle du testament politique de Fabiani dont je parle plus loin.
[271] Journal de Costa.—Mémoires de Rostini.
[272] Journal de Costa.
[273] Cet écrit a été publié dans le Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse IXe année, 1889, 103e, 104e, 105e et 106e fascicules, p. 576-600). D'après une note de l'éditeur, le testament politique de Fabiani serait resté manuscrit jusqu'alors. Il avait été communiqué à la Société par des descendants du général qui habitent Santa Reparata. Il y a là une erreur. Le testament politique de Simon Fabiani a été imprimé après l'assassinat. Il se trouve en effet aux archives du Ministère des affaires étrangères: Correspondance de Gênes, vol. 98, année 1736, fol. 27 à 34, un exemplaire imprimé de cet écrit qui porte pour titre: Simone Fabiani, tenente generale dell'armi de' malcontenti di Corsica, ferito a morte da sicarj, scrive a' Corsi suoi compagni, ed a quei Corsi, che sono dentro e fuori del Regno. L'écrit porte à la fin: Da Piazzole di Orezza, li 15 di luglio 1736. L'imprimé qui se trouve à Paris fut communiqué par Campredon au Ministère le 15 novembre 1736. Voir: Abbé Letteron, Correspondance, p. 323.
[274] Grégoire Salvini à Théodore, Monticello, le 1er juillet 1736: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[275] Grégoire Salvini à Théodore de Neuhoff, Ville, le 18 juillet 1736: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[276] Journal de Costa.
[277] Lettre du 5 août 1736: Abbé Letteron, Correspondance, p. 311.
[278] Lettre de Campredon, du 23 août 1736: Abbé Letteron, Correspondance, p. 312.
[279] Journal de Costa.
[280] Lettre de Bastia du 23 août 1736: Abbé Letteron, Correspondance, p. 312-313.
[281] Bonfiglio Guelfucci, op. cit., p. 67.
[282] Journal de Costa.
[283] Ibidem.
[284] Ibidem.
[285] Ibidem.
[286] Sorba, écrivait Campredon, n'a «contre lui que le péché originel de sa naissance qui est d'être corse». Campredon à Amelot, Gênes, le 18 juillet 1737: Correspondance de Gênes, vol. 100. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[287] Lettre à la comtesse d'Apremont communiquée par J.-B. Mari, ministre de Gênes à Turin. Turin, le 27 juin 1736: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes. Cette lettre a été publiée par M. Antonio Battistella, op. cit., p. 167.
[288] Mémoire remis par la république de Gênes à Campredon et transmis par celui-ci en original et en traduction au ministre. Campredon à Chauvelin, Gênes, le 31 mai 1736: Correspondance de Gênes, vol. 97. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[289] Sorba au Sérénissime Collège, Paris, le 2 juillet 1736: Francia, mazzo 45 (anni 1734-37). Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[290] Sorba au Sérénissime Collège, Paris, le 23 juillet 1736: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[291] Sorba au Sérénissime Collège, Paris, les 8 et 14 octobre 1736: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[292] Sorba au Sérénissime Collège, Paris, le 12 novembre 1736: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[293] Mme de Trévoux, sœur du baron de Neuhoff, était morte quelques années auparavant, laissant un fils et une fille. Le fils était officier aux Gardes françaises. La fille se trouvait encore au couvent en 1736. On la disait fiancée à un certain Desnoyers, de Normandie.—Sorba au Sérénissime Collège, Paris, les 13 et 20 août 1736: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[294] J.-B. de Mari au Sérénissime Collège, Turin, le 5 septembre 1736. Filza Ribellione di Corsica, N. Gle 14-3012. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.—Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 25 août 1736: Correspondance de Florence, vol. 87. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[294] Campredon à Chauvelin, Gênes, le 14 juin 1736: Correspondance de Gênes, vol. 97. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Correspondance, p. 306.
[296] Campredon envoya la copie de ce manifeste à Chauvelin avec sa dépêche du 23 août 1736: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[297] Gregorius, Corsica, t. II, p. 334-338.—Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 249-260.—Cambiagi, op. cit., t. III, p. 98-101.
[298] «Beaucoup de personnes doutèrent fort de l'authenticité de cette lettre, et, en effet, elle a tout l'air d'avoir été fabriquée par des gens disposés à se divertir aux dépens des Génois.»—Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 249.
[299] «Il y a un second libelle qu'on attribue aux Corses, mais si peu revêtu de ressemblance que je le crois fabriqué à Gênes.»—Campredon à Chauvelin, Gênes, le 30 août 1736: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[300] «La république de Gênes est sans doute fondée à cacher autant qu'elle peut les désavantages qu'elle essuie en Corse; mais elle a dans son sein bien des mécontents qui se portent à l'autre extrémité pour dévoiler tous les mystères, et les feudataires de l'empereur ou du roi de Sardaigne ne se font pas un scrupule pour trahir le bien public pour leurs intérêts particuliers. C'est par un de ces canaux que j'ai eu la pièce ci-jointe... La personne qui m'a confié ces pièces s'exprime en ces termes: «Je satisfais plus à mon devoir qu'à votre curiosité en vous envoyant les deux derniers mémoires ou libelles de Théodore. Ils sortent de la même plume que le précédent; j'ai eu de la répugnance à les lire et du regret à les communiquer, car s'ils contiennent vérité, nous aurions de la honte vous et moi à passer notre vie auprès de tels princes». En effet, les Génois y sont bien mal traités; mais à l'esprit de satire près qui y règne d'un bout à l'autre, l'auteur cite des faits historiques anciens et modernes qui sont sans réplique.»—Campredon à Chauvelin, Gênes, le 20 septembre 1736: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[301] Campredon à Chauvelin, Gênes, le 19 juillet 1736: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[302] Abbé de Germanes, op. cit.—P. P. Pompei, État actuel de la Corse. Caractères et mœurs de ses habitants, Paris, 1821, p. 189.
Nous verrons dans la suite que Théodore était en rapports assez suivis avec une Mme de Champigny habitant Paris. Ils échangeaient des lettres fort tendres. Serait-ce cette dame qui aurait été la maîtresse royale attitrée?
[303] Abbé de Germanes, op. cit.
[304] «Les promesses sont des arguments usés à l'égard de ces insulaires qui ne s'y laisseront plus surprendre».—Campredon à Chauvelin, Gênes, le 23 août 1736: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[305] Théodore à Jean-Charles Cottone, Verde, les 16 et 29 août 1736: loc. cit. Bibliothèque municipale de Turin.
[306] Journal de Costa.
[307] Ces rochers ont une élévation de plus de 1,500 mètres.
[308] Journal de Costa.
[309] Ibidem.
[310] Ibidem. Le chroniqueur n'indique pas le nom du village. Peut-être ne le savait-il même pas.
[311] Ibidem.
[312] Ibidem.
[313] Ibidem.
[314] Le 16 septembre 1736.
[315] L'édit comportait seize articles et les règles annexées neuf.
[316] Cambiagi, loc. cit., t. III, p. 109-112.—Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 262-272.
Voici la description que donne ce livre de l'insigne de l'Ordre de la Délivrance. Il est à supposer d'ailleurs que cet insigne resta toujours à l'état de projet: «La croix ou étoile de cet ordre est un champ de sinople, arec un ourlet d'argent ou blanc. Les sept pointes de la croix ou étoile, et l'anneau par lequel elle est attachée, sont d'or ou jaunes; et les sept autres petites pointes de sable et chargées des armes du roi blanches ou d'argent; et le bord de la croix jaune ou d'or. Dans le milieu de l'étoile est la justice, couleur de chair, représentée par une femme qui a une ceinture d'où pend une feuille de figuier d'or. Elle tient de la main droite une épée d'acier, et de la gauche une balance, dans un des bassins triangulaires de laquelle est une tache rouge et dans l'autre une couleur de plomb. Au-dessous de la main, qui tient l'épée, est un globe d'or surmonté d'une croix; et au-dessous de la main, qui tient la balance, est un triangle d'or au milieu duquel est un T.»
En 1757, Pascal Paoli créa également un ordre de chevalerie composé de cinquante braves, qui s'appelaient entre eux confrères. L'insigne consistait en une médaille représentant Sainte Dévote: Pommereul, op. cit., t. II, p. 19.
[317] Journal de Costa.
[318] Ibidem.
[319] Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 272.
[320] «Toute l'île était si dépourvue d'artisans, qu'à peine y pouvait-on trouver un tonnelier; en sorte qu'ils (les Corses) étaient obligés de mettre leur huile et leur vin dans des cruches ou dans des outres»: Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 276.
[321] Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 277.
[322] Journal de Costa.
[323] Ibidem.
[324] «Ayant délibéré de passer en terre ferme afin de chasser les Génois, nos ennemis, des places fortes de notre royaume, craignant d'être trompé par ceux qui seraient chargés de nos affaires en notre absence; et voyant, d'ailleurs, les mois s'écouler sans qu'il vienne de secours et sans que nous sachions d'où provient ce retardement, nous avons cru qu'il était de notre devoir de consoler nos peuples avant notre départ, non seulement en leur faisant connaître les justes motifs de ce voyage, mais aussi en pourvoyant toutes les places et provinces de bons et fidèles commandants; de manière que le gouvernement de notre royaume ne souffre point de notre absence, et que toutes les munitions de guerre que nous y enverrons avant notre retour, soient reçues en toute sûreté. C'est pourquoi, en vertu de notre présente ordonnance royale, nous avons élu, comme nous élisons pour commandants extraordinaires les ci-après nommés, auxquels nous confions toute notre autorité royale, en ce qui concerne le gouvernement de nos peuples dans les places et provinces respectives. Ordonnons, en conséquence, à tous nos peuples de rendre l'obéissance due à nos commandants et à nos officiers, que nous leur enjoignons de reconnaître comme tels, et de les assister lorsqu'il sera nécessaire, sous peine de notre indignation royale. Nous déclarons qu'autant, à notre retour, nous saurons bon gré à ceux qui auront été fidèles et obéissants, autant sommes-nous résolu de châtier et de punir avec toute la sévérité possible ceux qui seront coupables de désobéissance. A cette fin, et pour que la présente délibération vienne à la connaissance de tous et soit un sujet de consolation pour les bons et un motif de crainte pour les méchants, nous voulons que cette ordonnance soit publiée dans tous les lieux du pays, par ces mêmes commandants que nous chargeons de notre puissance royale. Et afin de donner plus de validité à notre présente ordonnance, nous l'avons signée de notre propre main et munie de notre sceau royal.
»Donné à artène.
«THÉODORE.
«Comte Costa, secrétaire d'État, grand chancelier et garde des sceaux».
Suit la liste des différents commandants institués. Cambiagi, op. cit., t. III, p. 115-117.—Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 281-284. Cet auteur porte que l'édit est daté du 14 novembre. Cambiagi indique le 10. Ce sont des erreurs matérielles. Théodore est arrivé le 12 novembre à Livourne. La date du 4 novembre est formellement indiquée sur l'exemplaire de l'ordonnance, envoyé au ministre par Campredon: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[325] Voir sur la secte des Giovannali et sur leurs pratiques: Chronique de Giovanni della Grossa, p. 220.
[326] Journal de Costa.
[327] Lait de chèvre caillé.
[328] Journal de Costa.
[329] Journal de Costa.
[330] Ibidem.
[331] Ibidem.
[332] Cambiagi, op. cit., t. III, p. 117.—Lettre de Campredon du 22 novembre, publiée par M. l'abbé Letteron, Correspondance, p. 323.
[333] Journal de Costa.
[334] Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 287.—Percy Fitzgerald, op. cit., p. 83.
[335] Journal de Costa.
[336] Le consul de France à Livourne fit mettre le patron Décugis aux arrêts. La république de Gênes avait, en effet, demandé aux puissances maritimes d'interdire à leurs nationaux de faire le commerce avec les rebelles. Néanmoins Décugis fut promptement remis en liberté.
Maurepas à Campredon, le 13 décembre 1736: Abbé Letteron, Correspondance, p. 328.—Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 287.
[337] Il faut distinguer le marquis de Rivarola des deux personnages dont j'ai déjà eu occasion de parler: Rivarola, le gouverneur génois à Bastia, et Dominique Rivarola, l'agent des Corses à Naples.
[338] Le marquis de Rivarola au comte Trivera, le 27 novembre 1736, Genova.
[339] Mercure politique et historique de Hollande, décembre 1736.
[340] Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 17 novembre 1736: Correspondance de Florence, vol. 87. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[341] Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 1er décembre 1736: Ibidem.
[342] Sorba au Sérénissime Collège, Paris, le 17 décembre 1736: Correspondance de France, loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[343] Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 8 décembre 1736: Correspondance de Florence, vol. 87. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[344] Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 15 décembre 1736: Ibidem.
[345] Campredon à Maurepas, 20 décembre 1736: Abbé Letteron, Correspondance, p. 328. Ce confesseur devait être un de ces prêtres qui entouraient le roi et auquel celui-ci aurait donné ce titre purement honorifique, car il est vraisemblable que Sa Majesté ne pratiquait pas beaucoup.
[346] Antonio Battistella, op. cit., p. 174.
[347] Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 26 janvier 1737: Correspondance de Florence, vol. 88. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[348] Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 15 décembre 1736, vol. 87: Ibidem.
[349] Le duc de Saint-Aignan, ambassadeur de France à Rome, à Chauvelin, Rome, le 28 décembre 1736: Correspondance de Rome, vol. 759.—Campredon à Chauvelin, Gênes, le 17 janvier 1737: Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[340] Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 5 janvier 1737, vol. 88: Correspondance de Florence. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[351] Campredon à Chauvelin, Gênes, le 17 janvier 1737, vol. 99: Correspondance de Gênes. Archives du Ministère des affaires étrangères.
Lorenzi à Chauvelin, Florence, les 1er et 22 décembre 1736: Correspondance de Florence, vol. 38. Archives du Ministère des affaires étrangères.
De son côté Campredon écrivait à Chauvelin: «Si la conduite du consul espagnol à Livourne a eu pour objet la compassion dans ce qu'il a fait en faveur du baron de Neuhoff l'on ne peut pas dire la même chose de ce qui a rapport au chanoine Orticoni, aumônier du roi des Deux-Siciles et son pensionnaire; il ne paraît guère vraisemblable que de cette part on eût approuvé tacitement la démarche du consul, s'il avait, comme on le dit, surpris le commandant de Livourne lorsqu'il lui a demandé de faire sortir de nuit sa felouque pour une expédition qui regardait le service de la cour de Naples. Quoi qu'il en soit, l'on voit que depuis l'arrivée d'Orticoni en Corse, les révoltés ont redoublé d'animosité et de courage...
«Je suis bien persuadé que la cour de Naples ne leur donne encore aucun secours ouvertement, sous le prétexte de religion, de ne point envahir le bien d'autrui, mais il y a de bonnes raisons pour croire que si Orticoni vient à bout d'occuper quelques villes où il y a un bon port, et à rendre son parti supérieur, le roi de Naples acceptera l'offre que lui feront les Corses de se donner à lui...»
Gênes, le 17 janvier 1737: Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[353] Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 22 décembre 1736: Correspondance de Florence, vol. 87. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[354] Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 296-297.—Cambiagi, op. cit., t. III, p. 120-123.
«Les révoltés paraissent plus animés et plus unis qu'avant le départ du baron de Neuhoff.» Campredon à Maurepas, 6 décembre 1736: Abbé Letteron, Correspondance, p. 325.
[355] Les personnages dont la république mettait la tête à prix étaient: Théodore de Neuhoff, Costa père et fils et Durazzo. En ce qui concernait le jeune Costa, le Sénat se trompait; il n'était pas le fils, mais bien le neveu du fidèle compagnon de Théodore.
[356] Campredon à Maurepas, 10 janvier 1737: Abbé Letteron, Correspondance, p.321.
[357] Cambiagi, op. cit., t. III, p. 126-197.—Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 307-378.
[358] Antonio Battistella, op. cit., p. 175.
[359] Sorba au Sérénissime Collège, Paris, le 14 janvier 1737: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[360] Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 313.
[361] Percy Fitzgerald, op. cit., p. 91.
[362] Sorba au Sérénissime Collège, Paris, le 4 mars 1737: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[363] Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 313-314.—Percy Fitzgerald, op. cit., p. 91.
[364] Lettre écrite d'Amsterdam le 16 mars 1737: Correspondance de Hollande, vol. 422. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[365] De la Ville, faisant l'intérim de Fénélon, ministre de France à La Haye, à Amelot, La Haye, le 23 avril 1737: Correspondance de Hollande, vol. 422. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Le comte Borré de la Chavanne, ministre sarde à La Haye, au roi de Sardaigne, La Haye, le 23 avril 1737: Lettere ministri, mazzo Olanda, mazzo 33. Archives d'État de Turin.—Suivant ces deux ministres, les dettes de Théodore, en Hollande, se montaient à dix-sept mille florins. Une relation de l'arrestation de Théodore indique le chiffre de trente mille florins.
[366] Relazione del modo con cui vienne scoperto nella città d'Amsterdam il barone Teodoro di Neuhoff, re di Corsica, e dell'arresto fattone eseguire dai vari crÉditori del medesimo: Materie politiche, negoziazioni colla Corsica, mazzo 1o d'addizione. Archives d'État de Turin.
[367] De la Ville à Amelot, La Haye, le 23 avril 1737: Correspondance de Hollande, vol. 422. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[368] Relazione: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[369] «Chaque jour de nouveaux créanciers se produisent, qui aggravent son écrou et il ne lui sera pas aisé de trouver les sommes qu'on lui demande».—De la Ville à Amelot, La Haye, le 7 mai 1737: Correspondance de Hollande, vol. 423. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Borré de la Chavanne au roi de Sardaigne, La Haye, le 7 mai 1737: loc. cit. Archives d'État de Turin.
Le jour même où le ministre de France et le ministre sarde signalaient à leur gouvernement la difficulté pour Théodore de se libérer promptement, celui-ci sortait de prison.
[370] Relazione: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[371] Relazione: loc. cit. Archives d'État de Turin.—De la Ville à Amelot, La Haye, le 25 avril 1737: Correspondance de Hollande, vol. 422. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Borré de la Chavanne au roi de Sardaigne, La Haye, le 30 avril 1737: loc. cit. Archives d'État de Turin.
[372] Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 316-318.
[373] Mercure historique et politique de Hollande, numéro de juin 1737.
[374] Campredon à Amelot, Gênes, le 16 mai 1737: Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Correspondance, p. 353.
[375] J'ai dû reconstituer cette partie de la vie de Théodore avec des documents très postérieurs.
Au moment où l'expédition française, en Corse, se préparait, c'est-à-dire à la fin de l'année 1737, Amelot envoya à Livourne le sieur Pignon. Celui-ci avait pour mission spéciale de se tenir au courant de tous les faits et gestes des Corses un peu influents dont Livourne était le rendez-vous. Pignon se trouva en rapport avec un insulaire très au courant des démarches de Théodore en Hollande après sa captivité. Dans une lettre datée du 13 janvier 1738, Pignon rapportait tous ces détails à Amelot. Du reste, Campredon, le 2 octobre 1738, fournit à Amelot des renseignements très précis sur les intrigues de Théodore au sortir de prison. Il tenait ces détails—nous verrons comment—d'un des secrétaires de Théodore. Les récits de Pignon et de Campredon concordent absolument. Ce sont ces rapports qui m'ont servi pour cette période. La correspondance de Pignon figure dans le volume Corse no 1 aux archives du Ministère des affaires étrangères. Elle a été publiée par M. l'abbé Letteron dans: Pièces et documents divers pour servir à l'histoire de la Corse pendant les années 1737-1739. Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse; Bastia, 1893.
[376] Pignon à Amelot, Livourne, le 13 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99.
[377] Extrait d'une lettre d'Amsterdam du 12 mai 1737, communiquée le 14 mai par de la Ville à Amelot: Correspondance de Hollande, vol. 423. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[378] Extrait d'une lettre d'Amsterdam du 12 mai 1737, communiquée le 14 mai par de la Ville à Amelot: Correspondance de Hollande, vol. 123. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Borré de la Chavanne au roi de Sardaigne, La Haye, le 14 mai 1737: loc. cit. Archives d'État de Turin.—Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 315-316.
[379] Pignon à Amelot, Livourne, le 13 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99.
[380] Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe, maistre Gustavius Barentz, parti de Texel le 30e juin et arrivé à la rade de Livourne le 13e septembre de 1737: Corsica 1737-1738 N. 1/2121. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
Ce journal a été rédigé par Denis Richard, qui ensuite le livra au gouvernement génois.—Antonio Battistella, op. cit., p. 176.
[381] Bookmann et Evers existaient réellement. Ils étaient à Livourne les correspondants de Lucas Boon.—Pignon à Amelot, le 13 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99.—Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.
[382] Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.
[383] Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.—Lettre écrite de Lisbonne le 30 juillet 1737 à Joseph Buonaroti, à Gênes, et communiquée par celui-ci au Sérénissime Collège. Filza 1737-38, No generale 1/2121. Archives d'État de Gènes, archives secrètes.
[384] Pignon à Amelot, Livourne, le 13 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99.—Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.
[385] Viganego, consul de Gênes, à Lisbonne au Sérénissime Collège, le 30 juillet 1737: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[386] Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.
[387] Viganego au Sérénissime Collège, Lisbonne, le 30 juillet 1737: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[388]> Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.
[389] Lettre de Lisbonne du 30 juillet 1737 à Joseph Buonaroti: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.—Antonio Battistella, op. cit., p. 177.
[390] Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.—Pignon à Amelot, le 13 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99.
[391] Viganego au Sérénissime Collège, Lisbonne, le 30 juillet 1737: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[392] Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.—Pignon à Amelot, Livourne, le 13 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99.
[393] Journal du voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.
[394] Journal de voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.—Pignon à Amelot, Livourne, le 13 janvier 1737: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99.—Antonio Battistella, op. cit. p. 179.
[395] Journal de voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.
[396] Journal de voyage du navire La Demoiselle Agathe: loc. cit.
[397] Lorenzi à Amelot, Florence, le 14 septembre 1737: Correspondance de Florence, vol. 88. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[398] Lorenzi à Amelot, Florence, les 18 septembre et 12 octobre 1737: Correspondance de Florence, vol. 88. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[399] Pignon à Amelot, Livourne, le 13 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99.
[400] Mémoire que Denis Richard présente avec soubmission aux Sérénissimes Doge, gouverneur et procurateur de la Sérénissime République de Gênes. Livourne, le 27 novembre 1737: Ribellione di Corsica, Filza, N. Gle 13-3011. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[401] Récapitulation d'une lettre écrite le 6 décembre 1737 par Lucas Boon d'Amsterdam à Bookmann et Evers, à Livourne: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[402] Campredon à Amelot, Gênes, le 2 octobre 1738: Correspondance de Gênes, vol. 101. Archives du Ministère des affaires étrangères; publiée par M. l'abbé Letteron: Correspondance, p. 423-426.
[403] Copie du pouvoir du roi Théodore, traduit de sa main du hollandais en italien, donné à François de Agata, son secrétaire, pour fréter un bâtiment à Amsterdam, le 23 juin 1737: Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères. Ce document est court et sans intérêt.
[404] Contrat de nolissement du Yong-Rombout: Correspondance de Gênes, vol. 101. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[405] Pignon à Amelot, Livourne, les 23 décembre 1737 et 13 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 88-95-99.
[406] Lucas Boon à Bookmann et Evers, le 13 décembre 1737: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[407] Pignon à Amelot, les 13 et 20 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99, 101 et 103.
[408] Puisieux à Amelot, Naples, le 7 janvier 1738: Correspondance de Naples, vol. 35. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[409] Du même au même, même date: Ibidem.
[410] Ce contrat ne fut jamais signé. Puisieux à Amelot, Naples, le 21 janvier 1738: Ibidem.—Le projet de contrat se trouve dans la Correspondance de Gênes au fol. 26 du vol. 101.
[411] Puisieux à Amelot, Naples, les 4, 18, 25 mars et 1er avril 1738: Correspondance de Naples, vol. 35. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[412] L'opinion que les États Généraux de Hollande favorisaient en secret l'entreprise du baron de Neuhoff, était cependant assez répandue. Dans un document intitulé: Mémoires de certaines intrigues de Théodore, qui se trouve aux Archives du Ministère des affaires étrangères, dans la Correspondance de Corse, vol. 2, on lit: «Il (Théodore) fut arrêté pour dettes en arrivant à Amsterdam, mais ayant trouvé un des juifs avec lequel il avait fait un traité de leur remettre San Fiorenzo ou Portovecchio, selon qu'il leur conviendrait, ce juif, dis-je, paya pour lui et le produisit à ses correspondants Lucas Boon, Tronchin et Neufville, qui firent un fonds en marchandises et munitions de cinq millions. Il est à présumer que ces marchands n'étaient que procureurs dans cette affaire, puisque Théodore s'obligeait de leur donner pour sûreté de leurs avances Ajaccio jusqu'à l'entier payement de la somme. Quelles troupes ont des marchands pour garder une forteresse dans un pays où la guerre est actuellement, si les États eux-mêmes n'y avaient pris des engagements secrets. De plus, l'armement des trois vaisseaux qui s'étaient présentés sur les côtes de Corse, s'était fait assez publiquement en Hollande pour que les États ne l'eussent pas ignoré».
[413] La lettre des États Généraux à la République de Gênes parle d'un autre navire qui se serait trouvé dans le même cas que La Demoiselle Agathe, Le Maria Jacoba, capitaine Cornelius Roos. Ce bâtiment avait été surveillé et visité par les Génois à Livourne contre tout droit.
[414] Les États Généraux des Provinces-Unies des Pays-Bas à la Sérénissime République de Gênes. La Haye, le 23 novembre 1737, Filza I, 2121 (1737-1738). Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[415] Lettre de Van Sil du 15 octobre 1737 sans nom de destinataire: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[416] Copie d'une lettre d'Amsterdam du 23 octobre 1737, communiquée avec la lettre de Fénelon à Amelot du 29 octobre: Correspondance de Hollande, vol. 424. Archives du Ministère des affaires étrangères.
En envoyant cette copie Fénelon écrivait:
«Je joins ici la copie d'une lettre qui a été écrite d'Amsterdam et qui m'a été confiée. Ce qui est dit de M. Dedieu, qui a été fourni par la ville d'Amsterdam pour premier commissaire aux conférences d'Anvers et pour qui l'agent arrivé de Corse avait une commission, et bien d'autres particularités qui se peuvent joindre, ont assurément de quoi donner de fortes indices que l'Angleterre s'est intéressée pour procurer les facilités que le baron de Neuhoff a trouvées non seulement pour se tirer des mains de ses créanciers qui l'avaient fait arrêter à Amsterdam, mais encore pour s'y pourvoir de tout ce qu'il en a tiré en munitions, armes, etc... et qui ont suivi ou devancé son retour en Corse. L'Angleterre n'aura pas pris cet intérêt sans vue (en chiffres). Celle de prendre le contrepied de nous dans une affaire qu'elle croirait propre à nous mettre moins bien avec l'Espagne serait remarquable.»
La diplomatie française voulait voir dans l'équipée de Théodore des menées anglaises. Ses craintes ne semblaient pas justifiées. Plus tard, l'Angleterre favorisera les entreprises de Théodore. Pour l'instant, ce n'était qu'un coup de commerce tenté par des trafiquants trop crédules.
[417] Pignon à Amelot, Livourne, 13 janvier 1738: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 95-99.
[418] Puisieux à Amelot, Naples, le 2 janvier 1738: Correspondance de Naples, vol. 35. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[419] Lorenzi à Amelot, Florence, le 12 octobre 1737: Correspondance de Florence, vol. 88. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[420] «La république a fait arrêter un bâtiment génois qui portait des provisions de bouche et même quelques armes aux révoltés. La chose ne serait point surprenante, puisque tous ceux qui gagnent aux emplois, en Corse, ou qui sont chargés de la fourniture des vivres qu'on est dans la nécessité d'y envoyer, sont bien éloignés de désirer que cette guerre finisse, dût-elle achever de ruiner le trésor public...»
Campredon à Maurepas, Gênes, le 4 avril 1737: Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[421] «Les deux lettres, Monsieur, que vous avez écrites à M. Chauvelin, le 14 du mois dernier, confirment beaucoup les soupçons qu'on avait déjà que les révoltés de l'île de Corse étaient soutenus par la cour de Madrid et par celle de Naples, et c'est un objet assez intéressant pour que vous deviez employer toute votre adresse à en découvrir la vérité. Vos conjectures deviendraient plus que vraisemblables si l'on effectue la résolution d'envoyer M. Augustin Grimaldi à Madrid. Il serait à désirer que la république fût, comme on vous l'a assuré, dans la disposition de vendre cette île. Le roi n'y aurait jamais porté ses vues, tant qu'elle serait demeurée au pouvoir des Génois, et Sa Majesté n'avait pas même jugé à propos, jusques à présent, de prendre part à cette révolution sur laquelle on ne pouvait former que des conjectures fort incertaines; mais lorsqu'il s'agira de traiter de la vente de cette île, il ne conviendrait pas aux intérêts de la France qu'aucune autre puissance en fît l'acquisition; c'est pourquoi je vous prie de veiller exactement sur ce qui se passe à ce sujet et de m'informer de ce que vous apprendrez. Vous comprenez bien que ce qu'on offrirait aux Génois ne serait payé qu'après que la France en serait entrée en possession et vous pouvez faire sentir, sans trop vous expliquer, que la France ne verrait pas tranquillement qu'une autre puissance voulût s'en rendre maîtresse.
«L'Espagne n'est pas la seule qui ait des vues sur l'île de Corse. Le mémoire que j'ai reçu de Vienne et dont je vous envoie une copie, vous fera connaître que le duc de Lorraine peut être soupçonné d'y prétendre et de vouloir y exciter un parti en sa faveur, et il est à propos que vous trouviez moyen de rendre ce mémoire public sans que vous paraissiez y avoir pris part.»
Amelot à Campredon, 5 mars 1737: Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[422] Campredon à Amelot, Gênes, les 4 mars et 18 avril 1737: Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[423] Campredon à Amelot, Gênes, le 4 avril 1737. Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[424] Le même au même, le 27 juin 1737: Ibidem.
[425] Le même au même, les 19 et 26 septembre 1737: Correspondance de Gênes, vol. 100. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[426] Déclaration signée le 12 juillet 1737 au nom du Roi et de l'Empereur: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 2.
[427] Convention entre la république de Gênes et la cour de France, Fontainebleau, le 10 novembre 1737: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 61.
[428] Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 1.
[429] Instructions pour le sieur Pignon, Fontainebleau, le 13 novembre 1737: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 65-69.
[430] Jaussin, op. cit., t. I, p. 18-21.
[431] Idem, ibidem, p. 24.
[432] Campredon à Amelot, Gênes, le 12 décembre 1737: Correspondance de Gênes, vol. 100. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[433] Campredon à Amelot, Gênes, le 26 décembre 1737: Correspondance de Gênes, vol. 100. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[434] Instructions pour le comte de Boissieux: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 73-76.
[435] Traduction d'une lettre d'Angelo, vice-consul de France à Bastia, le 25 février 1738: Correspondance de Gênes, vol. 101. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Correspondance, p. 398-400.
[436] Boissieux à Campredon, Bastia, le 27 février 1738: Correspondance de Gênes, vol. 101. Archives des affaires étrangères.—Abbé letteron, Corespondance, p. 401-402
[437] Pignon à Amelot, Livourne, 2 janvier 1738: Correspondance de Corse, vol. 1 Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 101-103
[438] Antonio Batistella: op. cit., p. 180.
[439] Salvini à Opticoni, Livourne, 8 février 1738. Communiquée avec la lettre de Pignon à Amelor du 10 février: Correspondance de Corse, vol. 1 Archives du du Ministère des Affaires étrangères—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 114-117.
[440] Il n'y avait dans cette façon d'agir rien de contraire à la loyauté, puisque Salvini, en recommandant aux rebelles de s'en remettre à Louis XV, entrait dans les vues du gouvernement français. Les instructions de Boissieux étaient formelles—nous l'avons vu—; il devait employer tous les moyens de conciliation avant de recourir aux armes. Les Génois voulaient au contraire que les insulaires fussent sévèrement réprimés et c'est pourquoi Boissieux était en droit de favoriser secrètement la correspondance des chefs, quand celle-ci avait pour but d'amener l'apaisement.
[441] Orticoni à Salvini, Casinca, le 19 février 1738. Lettre jointe à celle de Pignon à Amelot du 28 février: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 130-135.