320,

12, Main.—Montaigne est ici quelque peu aveuglé par son affection pour son ami. Cette pièce de vers, élégie ayant trait à quelque aventure de jeunesse de l’auteur, n’offre rien d’intéressant; ce n’est d’un bout à l’autre qu’une plainte amoureuse exprimée en style assez rude et confus, où éclatent les faiblesses et les emportements d’une passion inquiète qui se nourrit de soupçons, de craintes, de défiances, dont elle est accablée. En voici le thème:

«L’auteur constate qu’il est amoureux. Ce sentiment, auquel jusqu’ici il avait été étranger, le tient tout entier; en vain il a cherché à s’en défendre, il s’avoue vaincu, un regard de celle qui l’a conquis, a suffi pour le mettre à sa merci. Il ne la nomme pas; mais en disant qu’elle est la plus belle, chacun la reconnaîtra; elle est sa Dordogne, et bientôt ses chants et son amour feront passer son nom à la postérité.—Mais est-il payé de retour? Elle demeure sourde à ses prières, et lui va se consumant. Il perd courage; se jouerait-elle de lui? Qu’elle prenne garde; s’il sait aimer, il sait haïr aussi!—Dieu! quel blasphème et combien il maudit les vers qui ont pu exprimer une telle pensée! Et voilà qu’au lieu du châtiment mérité, un mot d’elle vient l’assurer de son pardon.—C’en est fait, c’est pour la vie qu’il se reprend à l’aimer. Mais, hélas! si sa bienveillance va le captivant de plus en plus, c’est sans lui rien concéder. Aussi quelle douleur est la sienne; et cependant il se complaît dans ses souffrances; il en mourra, mais est-il possible qu’il en soit autrement? Ses vers, du moins, en révélant son triste sort, le vengeront de l’Amour, en même temps qu’ils l’exalteront, elle dont la grâce et les perfections sont de nature à asservir tous les cœurs.»

La Boétie (N. I, 298: Lumiere) a composé quelques autres pièces de vers français, on y relève les passages suivants:

«Le premier coing duquel l’or fut battu,
En battant l’or abattit la vertu.»
«Ainsi l’on voit en vn ruisseau coulant,
Sans fin l’vne eau après l’autre roulant;
Et tout de rang d’vn éternel conduit,
L’vne suit l’autre, et l’vne l’autre fuit;
Par cette-ci celle-là est poussée
Et cette-ci par vne autre auancee:
Tousiours l’eau va dans l’eau, et tousiours est-ce
Même ruisseau et tousiours eau diuerse.»

17, L’oreille.—Ce secret a-t-il été révélé? Toujours est-il que le nom de la personne qui a inspiré ces vers, ne nous est pas connu.

326,

27, Dourdouigne.—Le poète personnifie ici la dame de ses pensées en la Dordogne (N. I, 328: Honte) au cours placide; plus loin (Sonnet XIV), dans un moment d’irritation, il l’assimilera à sa sœur la Vézère, au cours capricieux.

35, Fidelle.—Ce vers, qui exprime très heureusement une idée fort juste, a pris place parmi les locutions fréquemment employées: «Qu’est-il plus beau qu’vne amitié fidelle?»

328,

8, Iumeaux.—Castor et Pollux, qui reçurent le don d’immortalité dont ils jouissaient alternativement; la belle Hélène, cause de la guerre de Troie, était leur sœur.

12, Honte.—La Dordogne, formée de deux ruisseaux: la Dore et la Dogne, prend sa source à quelques lieues en amont de Sarlat, patrie de La Boétie, et se termine en Guyenne. A cette époque, cette province et la France, dont elle avait été séparée pendant plus d’un siècle, quoique réunies, conservaient encore leurs appellations distinctes; c’est ce qui fait dire à l’auteur que sa Dordogne a honte de se montrer si modeste en France, alors que lorsqu’elle en sort et devient gasconne, son cours est beaucoup plus important.

13, Sorgues.—Ruisseau illustré par les poésies de Pétrarque en l’honneur de la belle Laure de Noves, qu’il avait rencontrée à Avignon qui se trouve à proximité.

15, Loir.—Nommé ici, parce qu’il passe à Vendôme, ville aux environs de laquelle est né Ronsard, auquel ce passage fait allusion.

18, Mince.—Le Mincio. Mentionné comme rappelant Virgile, originaire de Mantoue, qu’arrose cette rivière.

19, Arne.—L’Arno, qui passe à Florence, patrie de Pétrarque dont le souvenir a été évoqué quelques lignes plus haut et l’est encore dans le sonnet suivant.

31, Migregeois.—A moitié grec. Properce est ainsi qualifié en raison des tournures grecques qu’affecte son style, bien qu’il écrive en latin.

330,

3, Mesure.—Ces quatre derniers vers: Chacun sent..., sont sans contredit les meilleurs de la pièce; par les idées qu’ils expriment, la manière dont ils les rendent, ils méritent attention.

17, Leandre.—Se noya en franchissant à la nage l’Hellespont, ainsi qu’il le faisait chaque nuit, pour aller voir Héro, son amante, prêtresse de Vénus, qui de désespoir se précipita dans les flots.  Myth.

25, Sauuez.—Allusion à la fable d’Hellé, fille d’un roi de Thèbes, et de son frère. Traversant la mer sur un bélier à toison d’or, pour fuir les fureurs de leur belle-mère, Hellé tomba dans les flots et y périt, tandis que son frère et le bélier furent saufs, d’où cette mer prit le nom d’Hellespont (actuellement détroit des Dardanelles).—La largeur de l’Hellespont varie de 1.750 à 3.000 mètres; il est donc facilement franchissable à la nage, par un excellent nageur; lord Byron, en 1810, l’a franchi dans ces conditions à la suite d’un pari. On ne saurait en dire autant du Pas-de-Calais, dont la traversée à la nage a été souvent tentée et ne semble avoir été accomplie qu’une fois, au siècle dernier, par un Anglais, le capitaine Webb, parti de France pour atterrir en Angleterre; il est vrai que sa largeur est de 34 kilomètres et que des courants régnant au large obligent à un parcours notablement plus considérable et augmentent les difficultés.

334,

3, Faux.—Les sonnets XIV et XV que, dans son repentir, l’auteur désavoue.

21, Breuet.—Un billet qui a la vertu d’un talisman.

336,

30, Meleagre.—Les destins avaient décidé qu’il vivrait tant que durerait un tison qui brûlait dans le foyer au moment de sa naissance. Sa mère éteignit aussitôt ce tison et le conserva soigneusement. Dans la suite, une discussion s’étant élevée entre lui et ses oncles, dans la chaleur de la dispute, il les frappa d’un coup mortel; sa mère, irritée du meurtre de ses frères, jeta au feu le tison fatal et son fils expira aussitôt.  Myth.

CHAPITRE XXIX.

Ce chapitre est numéroté XXX dans les éd. ant. et l’ex. de Bordeaux.

344,

20, Excessiuement.—Les éd. ant. port.: immoderement.

20, Iuste.—Les éd. ant. aj.: et vertueuse.

21, Diuine.—Saint Paul, Ep. aux Romains, XIII, 3.—«Ne sois pas juste à l’excès et ne te montre pas sage outre mesure.»  Ecclésiaste, VII, 6.

22, Sage.—Molière, dans le Misanthrope, émet la même pensée:

La parfaite raison fuit toute extrémité,
Et veut que l’on soit sage avec sobriété.

C’est là encore une application de la maxime: «Rien trop» (N. I, 292).

24, Sorte.—Il y a probabilité que Montaigne veut parler ici de Henri III, roi de France, qui, par des retours de conscience, alliait à des débauches sans nom les pratiques de la religion la plus austère et duquel le cardinal d’Ossat écrivait à sa veuve que «ce prince avait vécu une vie aussi et même plus religieuse que royale»; tandis que Sixte-Quint en disait: «Il n’est rien qu’il n’ait fait et ne fasse pour être moine, ni que je n’aie fait, moi, pour ne l’être point.»

28, Fils.—Pausanias, roi de Sparte, trahissant la Grèce auprès des Perses et ayant été dénoncé, se réfugia dans le temple de Minerve, pour échapper à une condamnation à mort prononcée contre lui. Nul n’osait violer cet asile lorsque Alcithée, sa mère, se présenta, dit-on, devant le temple et, sans proférer une parole, prenant une brique qu’elle avait apportée, la plaça sur le seuil de l’entrée et revint chez elle. Les Lacédémoniens, adoptant son jugement, l’imitèrent et murèrent ainsi la porte du temple. Pausanias fut réduit à y mourir de faim, 477. Diodore de Sicile, XI, 45; Cornelius Nepos, Pausanias, 5.—Plutarque, citant également ce fait, en raconte un semblable survenu à Rome, lors de la guerre contre les Latins, 341. Un nommé Cassius Brutus avait fait marché avec l’ennemi pour lui ouvrir les portes de la ville; découvert, il s’enfuit dans le temple de Minerve auxiliatrice, où son père le tint tant enfermé qu’il l’y fit mourir de faim et jeta son corps sans sépulture.

30, Reng.—Dans une guerre entre les Romains et les Volsques, Posthumius, dictateur, aurait fait tomber sous la hache la tête de son propre fils qui, séduit par l’espoir du succès, aurait quitté son poste et livré un combat d’où il était sorti vainqueur, 496. En relatant le fait, Tite-Live, IV, 29, dit ne pas y croire et qu’il doit y avoir erreur chez les historiens antérieurs à lui qui le rapportent et auront confondu avec l’acte analogue de Manlius Torquatus.—Plutarque, dans sa Collation abrégée d’histoires romaines avec autres semblables grecques, prête, d’après Ctésiphon, la même conduite à Epaminondas, en la mettant en parallèle avec celle de Manlius. Se trouvant en présence des Lacédémoniens et rentrant momentanément à Thèbes pour l’élection des magistrats, Epaminondas avait remis le commandement de l’armée à son fils Stesimbrotus, en lui défendant de combattre. Les Lacédémoniens, avertis de son absence, vinrent provoquer son fils, lui reprochant de n’oser, faute de cœur, se mesurer avec eux, si bien que, passant outre aux ordres de son père, il accepta le défi et battit l’ennemi. Epaminondas, de retour, lui aurait ceint le front d’une couronne, emblème de sa victoire, et trancher la tête pour sa désobéissance.

33, A coup.—Tout à coup. Marot a dit dans le même sens: «Si tu ne veux qu’à coup, je perde l’âme.»

35, Platon.—Dans le Gorgias.

346,

13, Endroit.—Dans la Secunda Secundæ, 154, 9.

19, Raison.—Les éd. ant. aj.: soit en l’amitié, soit aux effets de la iouissance.—C’est là une raison aussi étrange qu’inexacte. Cette prohibition, prononcée par nombre de législateurs de tous les temps, est motivée par la dégénérescence physique et intellectuelle qui résulte parfois pour les enfants de la consanguinité des parents à un degré trop rapproché, ce dont il existe de nombreux exemples. Ces mariages de nos jours se font rares: dispersé de bonne heure par les nécessités de l’existence moderne, le milieu familial existe et dure de moins en moins; et versant dans l’extrême opposé, on ne s’y marie plus guère; on prend femme ailleurs là où le sort vous a porté, sans prendre le temps de se connaître autrement que d’une façon banale, sans rien savoir généralement des tenants et des aboutissants l’un de l’autre, autrement dit sans garantie aucune; qu’ils sont loin de nous ces dictons de jadis qui cependant n’ont rien perdu de leur vérité:

«Marie-toi dans ta rue, si tu veux; dans ta maison, si tu peux.»
«Qui va loin se marier, sera trompé ou veut tromper.»
«Homme de passage n’attrape femme sage.»

23, Liberté.—Syndiquer sa liberté, c’est l’aliéner, donner à un autre des droits sur elle, d’où syndicat, mot qui aujourd’hui rend si bien la chose; en ce que ceux qui en font partie abdiquent toute volonté entre les mains de quelques-uns qui se font les porte-paroles des revendications de tous ceux qui les suivent, parfois à regret, parfois contre leurs intérêts, jusque dans leurs exagérations et leurs violences, au risque parfois de tuer dans un avenir plus ou moins proche la poule aux œufs d’or, autrement dit l’industrie qui les fait vivre.—Les syndicats qui, en France, sont présentement (1906) au nombre de 12.000, réunissant 2.000.000 d’adhérents, constituent un mode d’association dont la puissance est énorme, par le nombre et l’unité de volonté. C’est une force aveugle souvent, redoutable toujours, d’autant qu’ils sont irresponsables, qui transforme de craintifs mercenaires en hommes avec lesquels il faut discuter sur un pied d’égalité; malheureusement leurs tendances despotiques dépassent souvent le but, les excès qu’ils provoquent portent trop fréquemment atteinte à notre industrie et à notre commerce et rendent peu enviable le sort des patrons. La nécessité finira par amener une détente dans ces rapports, on arrivera à comprendre que les intérêts de ceux-ci et de leurs ouvriers sont de même ordre, que les uns et les autres ont un maître commun, la clientèle seule régulatrice réelle des salaires, mais que de désastres avant d’en être arrivés là! En attendant il serait indispensable que les syndiqués portassent solidairement la responsabilité des attentats aux personnes et aux propriétés qu’ils commettent et que de ce fait leurs chefs soient passibles des peines portées contre quiconque a incité à commettre les crimes et délits dont sont l’occasion les désordres dont ils sont la cause première.

Leur action a du reste parfois des effets imprévus, bien différents de ce qu’ils espéraient; c’est ainsi qu’en voulant réglementer les heures de travail et les salaires, ils ont amené les patrons à restreindre le nombre de leurs ouvriers, à ne garder que les plus capables et les payer à la tâche. Les autres sont allés grossir le nombre déjà si considérable des ratés de toutes sortes, et s’ils cherchent encore à demander au travail quelques moyens d’existence, ils sont obligés d’accepter à des prix dérisoires celui qu’ils arrivent accidentellement à se procurer d’industriels éhontés qui exploitent leur misère et contre lesquels leurs syndicats ne peuvent rien. G. Lebon.

25, S’il s’en... acharnez.—Var. des éd. ant.: «car il y a grand dangier qu’ils ne se perdent en ce debordement».

28, Obseruée.—Montaigne traite ce même sujet, liv. III, ch. V (III, 196).—Ce précepte devait être d’observation difficile dans l’antiquité, là où il était dans les habitudes que les époux couchassent nus dans leur lit, ce que mentionne Hérodote et dont on trouve confirmation dans nombre d’auteurs anciens, dans S. Cyprien entre autres.  Payen.

29, Illegitime.—C’est dans cet esprit que l’Église prônant la continence interdisait tout rapprochement entre les nouveaux mariés durant les trois premiers jours de leur union, et aussi défendait au mari de voir sa femme nue:—Maritus non debet uxorem suam nudam viderePayen. Cette abstinence durant les trois premiers jours, l’ange Raphaël la conseilla pareillement, pour conjurer le démon, à Tobie épousant Sara, qui déjà avait eu sept maris, morts dès la première nuit de leurs noces, sans l’avoir déflorée. Livre de Tobie.

29, Encheriments.—Caresses, démonstrations d’affection, de cherer ou cherir, caresser:

«Ne vous forcez de me cherer.
Chere ne quiert point violence.» Marot.

Chérir est seul demeuré dans la langue, mais avec un sens plus platonique.

35, Simple.—Dans une annotation sur un exemplaire des Essais, Florimond de Rémon, auquel Montaigne avait vendu sa charge de conseiller au parlement, avait écrit: «I’ai ouy dire à l’auteur, qu’encore que plein d’ardeur et de ieunesse, il eut épousé sa femme tres belle et bien aimable, si est ce qu’il ne s’estoit iamais ioué auec elle, qu’auec le respect et l’honnesteté que la couche maritale requiert, sans auoir vu oncques à decouuert que la main et le visage, non pas mesme son sein, quoique parmi les autres femmes il fut extrêmement folatre et débauché.»

37, Seuerité.—Saint Jérôme regarde la chasteté conjugale comme plus difficile que celle de l’état de virginité ou de viduité.  Bourdaloue.

38, Consciencieuse.—«La santé et la disposition morale des époux, au moment de la conception, ont l’influence la plus grande sur la santé, le caractère et les dispositions des enfants; et il est très important de se pénétrer de la grandeur, de la sublimité du mystère de la procréation et de ne jamais s’approcher de sa femme avec indifférence et pensant à autre chose.»  Sterne.

41, Embrassement.—Var. des éd. ant.: cette accointance: cela tiens ie pour certain qu’il est beaucoup plus sainct (sain) de s’en abstenir.

348,

1, Platon.—Lois, VIII.

3, Flueurs.—Du latin fluere, couler; d’où par corruption et ignorance est venu «fleurs», qui n’a aucun sens.—La loi de Moïse punissait ce fait de mort, même en mariage légitime: «Si un homme couche avec une femme qui a son indisposition menstruelle, ils seront retranchés tous deux du milieu du peuple.»  Lévitique, XX.

4, Mariage.—Épouse d’Odenath, un de ceux qui, de la captivité de l’empereur Valérien à la mort de Gallien son fils, se proclamèrent empereurs et sont connus dans l’histoire sous le nom des «trente tyrans», bien qu’ils fussent loin d’être des tyrans et d’atteindre ce nombre. Après la mort de son mari, en 272, Zénobie poursuivit, non sans éclat, l’accomplissement de ses audacieux projets, déployant un grand faste; elle finit par être vaincue par Aurélien, successeur de Gallien, 275.  Trebellius Pollion, 30.

7, Deduit.—Ce poète si mal qualifié c’est Homère (Iliade, XIV, 294); mais il se borne à dire que Jupiter, apercevant Junon, ressentit la même ardeur que celle qu’il avait éprouvée lorsqu’il allait jouir d’elle pour la première fois.

20, Respect.—Plutarque, Préceptes du mariage.

25, Capitaine.—Plutarque, Instructions pour ceux qui manient affaires d’État.

30, Chastes.—Cicéron, De Officiis, I, 40.

30, Consciencieuse.—Par motif de conscience.

34, Concupiscence.—Spartien, Verus.—«Dans le mariage il n’y a pas d’amour, parce qu’on ne peut aimer où il n’y a pas d’obstacle; si Laure eût été la femme de Pétrarque, il n’aurait point passé sa vie à rimer des sonnets en son honneur.»  Lord Byron.

37, Desbordez.—Le fait est rapporté par S. Justin et se serait passé sous Marc-Aurèle. S. Jérôme cite le cas de Fabiola, dame romaine, mariée à un homme corrompu au point qu’elle le prit en aversion et le quitta; encore jeune, elle se remaria et, après sa mort, fut canonisée. Le fait de cette femme de Catalogne, mentionné par Montaigne, rentre un peu dans ce cas. En France, en 19.., le tribunal de la Seine prononçait un divorce pour excès d’amour.

350,

20, Gallio.—Tacite, Annales, VI, 3.

38, Isthme.—L’isthme de Corinthe, vers 1445. Amurat II fit la conquête de la Morée.

352,

1, Aage.—L’Amérique, que venait de découvrir Christophe Colomb, 1492.

7, D’autres.—Au Mexique, avant la conquête espagnole. On fendait la poitrine de la victime avec un couteau de pierre, et on en retirait le cœur dont on frottait le visage de l’idole. A certaines fêtes, des sacrifices humains avaient lieu où les prêtres écorchaient les victimes et revêtaient de leurs peaux des ministres subalternes qui se distribuant dans les divers quartiers de la ville, allaient chantant et dansant.

20, Guerre.—Il s’agit ici de Montézuma qui immolait tous les ans plus de 20.000 de ses ennemis ou de ses sujets rebelles; il se faisait, à Mexico, des sacrifices qui, à eux seuls, coûtaient la vie à ce nombre de captifs.

CHAPITRE XXX.

Ce chapitre est numéroté XXXI dans les éd. ant. et l’ex. de Bordeaux.

29, Cannibales.—A proprement parler, peuplades anthropophages d’Amérique; mais, dans les Essais, cette dénomination s’applique indistinctement à tous les indigènes du Nouveau Monde, en dehors du Mexique et du Pérou, dont il avait eu occasion de voir quelques-uns venus en France, sous Charles IX, lesquels font en majeure partie le sujet de ce chapitre.

30, Italie.—Plutarque, Pyrrhus, 8.—Pyrrhus guerroya à deux reprises différentes en Italie contre les Romains: en 280 et en 274.

354,

1, Païs.—L’an 197, quand Flaminius vint à leur secours contre Philippe, roi de Macédoine, qu’il vainquit à Cynocéphales, 196Plutarque, Flaminius, 3.

3, Galba.—L’an 200, lors de la guerre suscitée par la mise à mort, par les Athéniens, de deux Araucaniens qui, par imprudence, avaient surpris les mystères de Cérès. Les Araucaniens, pour venger la mort de leurs concitoyens, firent appel à Philippe de Macédoine; les Athéniens demandèrent et obtinrent le secours de Rome; c’est à l’arrivée de ces secours qu’il est fait allusion ici. Cette guerre est la même que celle à laquelle se rapporte la note précédente; la venue de Sulpitius Galba en marque le commencement, celle de Flaminius la fin.  Tite-Live, XXXI, 34.

8, Antartique.—Villegaignon, envoyé par Henri II pour faire une exploration en Amérique et y fonder une colonie, débarqua au Brésil en 1555; l’établissement qu’il y fit ne s’y maintint pas.  Bayle, Villegaignon.

13, Ventre.—Var. des éd. ant.: comme on dict, le et dit on de ceux, ausquels l’appetit et la faim font plus desirer de viande, qu’ils n’en peuuent empocher. Ie crains aussi que nous auons beaucoup, au lieu de: «et».

15, Platon.—Dans le Timée.

28, Deluge.—Cette croyance des anciens qu’on retrouve dans Platon, Élien, Ammien Marcellin, S. Grégoire, a-t-elle été une réalité, ou l’Atlantide n’a-t-elle été qu’une île imaginaire, on ne saurait dire; certains ont voulu y voir le continent américain.

31, Italie.—La séparation de la Grande-Bretagne d’avec la Gaule s’est probablement effectuée aussi de la même façon.

34, Surie.—La Syrie (Asie Mineure).

35, Bœoce.—La Béotie (Grèce ancienne).

41, Espaigne.—Platon ne dit rien de semblable.—On trouve aussi dans les phrases suivantes quelques erreurs géographiques, répandues sans doute par les premiers voyageurs qui parcoururent le Nouveau Monde.

356,

15, Contiennent.—Ces modifications dans les rives des cours d’eau qui vont gagnant et se retirant tantôt d’un côté, tantôt d’un autre, sont fréquentes: si bien que les conséquences en sont réglées juridiquement: les terrains ainsi détruits par l’érosion des eaux sont perdus sans donner lieu à indemnité; ceux, au contraire, provenant d’alluvions ou de retrait des eaux profitent au riverain.

23, Fourriers.—C.-à-d. qu’ils assignent à la mer, lui marquent en quelque sorte la limite dans laquelle elle doit se contenir.

23, Montioies.—Ou mieux «mont joug», du latin mons jugum; ce sont à proprement parler des mouvements de terrain dénommés «croupes» en topographie; cette appellation est fréquente dans les régions montagneuses, notamment dans le Jura; de là vient le nom du château ou fort de Joux, près de Pontarlier.

25, Païs.—Arzac est une localité à cinq lieues de Bordeaux.—L’envahissement des sables dans le Médoc est estimé de 20 à 25 mètres par an. On a calculé que depuis l’époque à laquelle remonte la formation de ces dunes (environ 2.500 ans), l’Océan a empiété sur les terres de 80 kilomètres; le fort Cantin, construit en 1754, à plus de 200m en arrière du rivage, est depuis plus de cinquante ans déjà enseveli sous les eaux; dans deux mille ans, les sables atteindraient Bordeaux, si on ne les arrêtait ou s’ils ne s’arrêtaient d’eux-mêmes; on les combat au moyen de plantes à racines nombreuses et traçantes qui les fixent et finissent par les convertir en terres cultivables.

29, Gibaltar.—Gibraltar. Selon les anciens, ce détroit n’existait primitivement pas: d’après la fable, ce serait Hercule qui aurait ouvert ce passage aux eaux de l’Océan, en séparant les deux monts Abyla et Calpé qui, depuis, furent dénommés «Colonnes d’Hercule». Le nom de Gibraltar qu’il porte aujourd’hui, dérive de l’arabe «Djebel el-Tarik (montagne de Tarik), le premier général musulman qui, le franchissant, envahit l’Espagne, 710.

39, Estat.—Le fait se serait passé en l’an 397. Partie de l’équipage qui aurait fait cette découverte, se serait établie sur ce nouveau territoire, tandis que le reste revenait à Carthage où le Sénat les fit tous mettre à mort, redoutant pour l’avenir de la ville les conséquences qu’elle pouvait avoir.

358,

3, Tesmoignage.—Cette assertion est discutable; l’ignorance et la simplicité d’esprit portent à accepter comme vrai tout ce qu’on voit, tout ce qu’on vous dit; on n’observe pas, on n’analyse rien, aussi avec elles le merveilleux s’accredite-t-il facilement.

360,

8, Entreprinses.—J.-J. Rousseau a sans doute puisé dans ces réflexions de Montaigne le célèbre morceau qui commence l’Émile: «Tout est bien, sortant des mains de l’Auteur des choses; tout dégénère entre les mains de l’homme, etc.»  Amaury Duval.

14, Platon.—Lois, X.

19, Originelle.—Le caractère essentiel de la civilisation, c’est de raisonner et de prévoir, qui fait qu’aux instincts du présent qui est l’unique préoccupation des peuples primitifs, se substitue chez les peuples civilisés une conception des conséquences pour l’avenir.  G. Lebon.

35, Vsage.—L’éd. de 88 port.: goust.

362,

1, Perfection.—L’exemplaire de Bordeaux ajoute ici cette citation: «Viri a diis recentes (voilà des hommes qui sortent de la main des dieux)». Sénèque, Epist. 90. Elle a probablement été supprimée par les éditeurs de 1595, comme faisant double emploi avec la suivante.

19, Flanq.—Les Canadiens habitent dans des bâtiments de 100 pieds de long, sur 15 à 20 de large, où il n’y a ni fenêtres, ni cheminées.—En Guinée, les sauvages ont leurs habitations semblables à des granges, pouvant recevoir plus de cent personnes.  Wilson.

27, D’autant.—C.-à-d. dans le jour et abondamment.

32, Duit.—Du verbe duire qui vient du latin decet, il sied, il convient.—Le breuvage des sauvages brésiliens est fait avec la racine de manioc ou yucca (plante à racine charnue comme la pomme de terre), que l’on fait bouillir et que les femmes mâchent ensuite et rejettent dans des vases où elle bout une deuxième fois. Le manioc est de deux espèces: l’une, dont un des emplois vient d’être indiqué, se mange aussi cuite sous la cendre; l’autre est un poison violent.—Il se fait également de la boisson avec du maïs.

364,

31, Brusler.—Hérodote, IV, 69.

366,

1, Routes.—Déroute, défaite; mis pour roupte, du latin ruptus, rompu.

12, Absens.—Dans la Nouvelle-Zélande (grandes îles de l’Océanie au nombre de deux et qui sont l’antipode de la France), l’anthropophagie est regardée moins comme une satisfaction physique, que comme une excitation morale, et il est honorable pour le vaincu d’être mangé par le vainqueur, c’est le sort des armes; un prisonnier qui n’est pas mis à mort est déshonoré. L’anthropophagie ne s’y pratique qu’entre tribus belligérantes et seulement durant la guerre.  Reybaud.

38, Nourriture.—Diogène Laerce, VII, 188.

368,

2, Dehors.—On a employé en médecine la momie d’Égypte; il en entrait dans la Thériaque de Venise (préparation pharmaceutique). Ambroise Paré, contemporain de Montaigne, en fait souvent mention, mais presque toujours pour en blâmer l’usage.  Payen.

11, Vberté.—Fertilité, fécondité, du latin ubertas, qui a même signification.

34, Liberté.—Add. des éd. ant.: et leur fournissent de toutes les commoditez de quoy ils se peuuent aduiser.

370,

1, Loyer.—Add. des éd. ant.: vertu et à leur.

22, Pugnat.—Le texte latin porte: etiam si ceciderit (et s’il tombe).

25, Fortune.—Sénèque, De Constantia sapientis, 6.

26, Vaincu.—Les éd. ant. aj.: c’est son mal’heur qu’on peut accuser, non pas sa lâcheté.

29, Sicile.—Salamine; victoire navale remportée par les Grecs sous Eurybiade, roi de Sparte, et Thémistocle, chef des Athéniens, contre les Perses, 480.—Platée; les Grecs, sous Pausanias, roi de Sparte, et Aristide, général des Athéniens, y défirent les Perses, 479.—Mycale; la flotte grecque commandée par l’Athénien Xantippe y vainquit celle des Perses, le même jour qu’avait lieu la bataille de Platée.—Sicile; il s’agit probablement de la défaite qu’y éprouvèrent les Athéniens, en 414, devant Syracuse, du fait de Gylippe, général lacédémonien.

31, Thermopyles.—En 480, Léonidas, roi de Sparte, préposé à la défense de ce défilé, après y avoir arrêté, pendant quelques jours, l’invasion de Xerxès à la tête d’une armée incroyablement plus nombreuse, apprenant qu’il allait être tourné et se rendant compte que tout ce qui demeurerait serait exterminé, ne conservant avec lui que 300 Spartiates et les contingents de Platée et de Thespie, ensemble 4.000 hommes, succomba après une défense héroïque, obéissant aux lois de Lacédémone qui lui interdisaient d’abandonner un poste qui lui avait été confié et, du même coup, assurant à Sparte, par ce sacrifice, la supériorité morale sur toutes les autres villes.—Les historiens grecs estiment à deux et même à trois millions d’hommes l’armée des Perses en présence de laquelle se trouvait Léonidas. Mais, outre que dans leurs armées le nombre des non combattants excédait celui des combattants, ce n’est que par les Grecs que nous connaissons les guerres médiques, et il y a lieu de penser que leur amour-propre et leur vanité ont de beaucoup exagéré les forces de leurs ennemis, et que le récit de leurs hauts faits, par manque de renseignements contradictoires, est lui-même quelque peu sujet à caution.—Quoi qu’il en soit, l’appréciation qu’en porte Montaigne est pleinement justifiée, parce que, ne pouvant vaincre, ils sont morts; en dehors d’être, jusqu’au dernier, dans l’impossibilité de combattre, il n’est pas de défaite glorieuse.

33, Perte.—En 364, lors de la guerre entre Sparte et Thèbes dont les Arcadiens étaient les alliés.  Diodore de Sicile, XV, 64.

372,

3, Tuition.—Défense, mot francisé par Montaigne, du latin tuitio qui a même signification.

20, Trétous.—Ou trestouts, souvent employé dans les Essais, semble le superlatif de tous.

34, Nostre.—Ce sentiment d’admiration pour la vie primitive, sorte d’âge d’or, se retrouve dans tous les écrivains de cette époque, qui n’ont fait que passer dans ces nouveaux continents. Ceux qui y ont séjourné, en parlent tout autrement; en vivant au milieu de ces peuples, disent-ils alors, on y retrouve tous les vices et les mauvais penchants des pays civilisés.

374,

4, Vertu.—Les éd. ant. port.: valeur.

7, Maris.—La mémoire, ou plutôt l’attention de Montaigne est en défaut; Sara était femme non de Jacob, mais d’Abraham; n’ayant pas d’enfant et pensant n’en avoir jamais, elle lui donna, pour lui en procurer, Agar, servante égyptienne, qu’elle chassa ensuite, elle et son fils, quand elle-même vint à en avoir.—Lia et Rachel, femmes de Jacob, agirent à peu près de même, mais avec plus d’humanité: Rachel, jalouse de ce que Lia sa sœur avait des enfants, donna Béla sa servante à son mari pour en avoir, et Lia, ayant cessé d’en avoir, se fit suppléer, elle aussi, par Zelpha sa servante, et elles considérèrent comme leurs les enfants nés dans ces conditions. Des douze fils de Jacob (il eut aussi des filles), six naquirent de Lia, deux de Rachel (Joseph et Benjamin), deux de Béla et deux de Zelpha.  Genèse.

8, Auguste.—L’empereur Auguste fut toujours fort adonné aux femmes, dit Suétone (Auguste, 71), et, avec l’âge, aima surtout les vierges; aussi lui en cherchait-on de tous côtés, même sa femme pour arriver de la sorte à conserver son ascendant sur lui. Dans le même but, Madame de Pompadour se prêtait pareillement aux caprices amoureux de Louis XV, ce fut l’origine du Parc aux cerfs.

8, Interest.—Contre son intérêt, à son détriment, à ses dépens; cette acception, tout opposée à celle de nos jours, est fréquente dans les Essais.

12, Pere.—Ne pouvant avoir d’enfant de Déjotarus son mari, Stratonice, pour ne pas laisser le trône de Galatie sans héritier, le pria d’en chercher auprès d’une autre et choisit elle-même à cet effet, parmi les captives faites à la guerre, une belle jeune fille qui avait nom Electra. Plutarque, Des vertueux faits des femmes.—Une reine de Portugal, Elisabeth, prenait sur ses genoux les enfants que son mari avait eus de diverses maîtresses; Diane de Poitiers le faisait pour les enfants de Catherine de Médicis.

14, Vsance.—Usage; de l’italien usanza, qui a même signification.

30, Deça.—De ce côté-ci des mers, de notre pays.

34, Estoit.—En 1562, après la reprise de cette ville par le duc de Guise sur les Protestants.

376,

8, Maisons.—On voit que ce n’est pas chez Proudhon qu’est née l’idée que la propriété, c’est le vol; ce paradoxe, si cher aux socialistes et base de leurs revendications, émis avant lui sous une autre forme par ces sauvages, il n’a pas davantage été le premier à le soutenir; on le trouve, en effet, exposé et développé dans un dialogue d’Estienne Pasquier, datant de 1560. Payen.

13, Capitaine.—Chef; du latin caput, tête.

17, Espace.—C’est de cette façon, au dire d’Hérodote, que Xerxès avait pu faire le dénombrement de son immense armée.

22, Chausses.—«Comment saurait-on être Persan», a dit, un siècle après, Montesquieu, avec la même ironie narquoise. Bonnefon.—«La prévention du pays et l’orgueil de la nation (auxquels nous appartenons) nous font oublier que la raison est de tous les climats et que l’on pense juste partout où il y a des hommes.» La Bruyère.—Le haut-de-chausses était la partie du vêtement couvrant depuis la ceinture jusqu’aux genoux, ce qu’actuellement on appelle communément culotte.

CHAPITRE XXXI.

Ce chapitre est numéroté XXXII dans les éd. ant. et l’ex. de Bordeaux.

26, Platon.—Dans Critias.

378,

9, Esteuf.—Au propre, leur balle; est ici pris au figuré: leur jeu.

29, Iarnac.—En mai 1569, avait eu lieu à La Roche l’Abeille une échauffourée, où l’amiral Coligny, chef des Protestants, avait eu le dessus sur l’armée catholique que commandait le duc d’Anjou (depuis Henri III), lequel, le mois précédent, avait été vainqueur à Jarnac, et, quelques mois après, en octobre, gagnait la bataille de Montcontour.

32, Froid.—Prendre d’un sac deux moutures, c’est se faire indemniser deux fois pour un même service rendu.—Souffler le chaud et le froid, c’est soutenir indifféremment le pour et le contre, c’est avoir la langue double. La Fontaine, dans «le Satyre et le Passant», une de ses fables le moins bien réussies, conclut:

«Arrière ceux dont la bouche
Souffle le chaud et le froid.»

Avant lui, Le Noble avait usé de cette locution, à l’adresse des avocats:

«Quoi, coquin!...
Souffler de même bouche et le chaud et le froid.»

35, D’Austria.—1571, dans le golfe de Lépante, où la flotte turque fut détruite par les flottes combinées de l’Espagne, de Venise et du Pape.—«Dom» et «Don» viennent de Dominus (seigneur). Don est un titre d’honneur en Espagne, en Autriche et en Portugal, et se place devant le nom; en France, on disait Dom, accolé également en avant du nom, en parlant de religieux de haut rang de certains ordres.

380,

1, Heresie.—Arius n’admettait ni le mystère de la Sainte Trinité, ni la divinité de Jésus-Christ.

4, Amo.—Arius, nommé patriarche de Constantinople, malgré l’opposition de saint Alexandre évêque d’Alexandrie, allait faire son entrée solennelle dans son église, quand il mourut subitement d’une violente colique; ses partisans prétendirent qu’il avait été empoisonné, ses adversaires que sa mort était un miracle accordé par Dieu à la prière du saint évêque, 336. Sandius, Hist. ecclés., II.—Léon avait été nommé pape en 364, par les évêques hérétiques; il régna vingt mois, mais ne figure pas sur la liste des papes, qui porte un interrègne. Au concile de Poitiers, discutant avec saint Hilaire, il fut pris de mal de ventre, alla aux lieux où, n’en revenant pas, on alla le chercher; on le trouva les entrailles sorties du corps.  Athanase, Épître à Sérapion.

6, Retraict.—En 222, dans une sédition de sa garde prétorienne; pour le cas où il serait contraint par un événement semblable de se donner la mort, il avait fait des préparatifs tout autres (V. II, 424 et N. Mourir). Lampridius, Héliogabale, 17.

7, Fortune.—Par contre l’empereur Charles-Quint n’est-il pas né à Gand, dans des lieux d’aisance où sa mère Jeanne la Folle s’est trouvée surprise par les douleurs de l’enfantement? 1500.

CHAPITRE XXXII.