[217] Tziz ou zitz signifie l’épine, l’aiguille ou l’animal, que Ximenez traduit par pizote, le pitzotl mexicain, que Molina traduit à son tour par puerco et qui paraît être une sorte de porc-épic.
[218] Rouleau de papyrus de M. Fontana, expliqué par M. de Hammer, page 11.—Codex Chimalpopoca, dans l’hist. des Soleils, MS de ma Coll.—Cadastre et rôle des habitants de Huexolzinco et autres lieux, etc. MS de la bibl. impér.
[219] Cod. Mex. Tell.-Rem., fol. 4, V.
[220] Motolinia, Hist. antig. de los Indios, part. MS. Dans ce document, au lieu de cipactli il y a capactli, qui n’est peut-être qu’une erreur du copiste, mais qui, peut-être aussi est le souvenir d’une langue perdue et qui se rattacherait au capac ou Manco-Capac du Pérou.
[221] Motolinia, ibid.
[222] Dans Herapollon, I, 69 et 70, le crocodile est le symbole du couchant et des ténèbres.
[223] Cod. Mex. Tell.-Rem., fol. 18, V.
[224] Ixcuina, au pluriel ixcuiname, dans la langue nahuatl; ainsi le donne le Cod. Mex. Letellier, et Sahagun (Hist. de las cosas de N. España, lib. I, cap. XII.)
[225] Cod. Mex. Tell.-Rem., fol. 21, V.
[226] Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, page 101, 197.
[227] Cod. Mex. Tell.-Rem., p. 16, V.
[228] Panthéon égyptien, liv. IV, ch. 1, texte 3, page 2.
[229] Ibid., texte 3 a, page 1.
[230] Goulianof, Archéol. égyp., tom. III, p. 330.
[231] Ymox ou Ymix est le premier signe du calendrier, Yk est le second, et se traduit par souffle, vent, esprit.
[232] Goulianof, loc. cit.
[233] Panthéon égyp., 15 b.
[234] Ehecatl ou eecatl, se traduit viento, aire, dans Molina, Vocab. de la leng. Mex., etc.
[235] Goulianof, Archéol. égypt, tom. III, page 408.
[236] Religions de l’antiquité, considérées principalement dans leurs formes symboliques et mythologiques, pl. XXXVIII, n. 156. On voit au Musée égyptien du Louvre un grand nombre de ces simulacres de grandeurs diverses, correspondant, on ne peut mieux, à l’idée que nous en donnons ici.
[237] Egypt’s place in Univ. hist., vol. I, pag. 382.
[238] Popol Vuh, page 413.
[239] Histoire d’Égypte, etc., page 118.
[240] Les deux premiers dieux furent, d’après cette tradition, un homme appelé Xchel et une femme appelée Xlçamna, lesquels engendrèrent trois fils. L’aîné s’étant enorgueilli, voulut créer des êtres humains; mais il n’y réussit point: il ne sortit de ses mains que des œuvres de terre glaise sans consistance; c’est pourquoi il fut lancé aux enfers avec ceux qui l’y avaient aidé. Les deux autres fils, appelés Hun-Cheuen et Hun-Ahau, ayant obtenu la permission de travailler à de nouvelles créatures, créèrent les cieux, la terre et les planètes, après quoi ils firent un homme et une femme, de qui descendit le genre humain. (Roman, Republica de las Ind. Occid., lib. II, cap. xv, en las Repub. del Mundo.)
[241] Livre Sacré, deux. part., ch. I et XIV.
[242] Sahagun, Hist. gen. de las cosas de N. España, apend. del lib. III, cap. II.
[243] Dans l’Hist. des Soleils.—Torquemada rapporte une tradition analogue; mais celui qui va chercher les os de jade, s’appelle Xolotl (Mon. Ind., lib. VI, cap. LXI). Cette histoire ne ferait-elle pas allusion aux grottes mystérieuses où se travaillait le jade et dont on a été jusqu’ici dans l’impossibilité de découvrir les mines? Etaient-elles situées au Tlapallan fameux, tour à tour placé dans le nord et dans l’Amérique centrale, et qu’il faudrait peut-être encore reculer jusque dans l’Amérique méridionale?
[244] Eckstein, Sur les sources de la cosmogonie, etc., page 157.
[245] Loc. cit., page 234.
[246] N’est-ce pas là exactement ce qui se dit de Kukulcan et de Zamnà au Yucatan (Voir plus bas, Landa, pages 35 et 356 et note 2), de Quetzalcohuatl, qui enseigna au Mexique toutes les sciences, énumérées ici?
[247] Histoire générale et système comparé des langues sémitiques. Paris, 1864, liv. I, ch. II, page 60.
[248] Movers, Die Phônizier, tom. 1, pag. 471, etc.
[249] Biblioth. hist., lib. I, 28.
[250] Odyssée, I, 22-26, dans Eckstein, Sur les sources de la cosm. de Sanchoniathon, page 132.
[251] Iliade, I, 423-425; XIII, 204-206.
[252] Loc. cit., page 135.
[253] Hesiod., Theogon. 126-128. Eckstein, loc. cit. page 142.—Voir plus haut, page 24.
[254] Voir plus bas Ecrit du frère Romain, page 440 et suiv.—Eckstein, loc. cit. page 214. «Il s’agit, dans le dernier cas, d’une science du genre de la science hermésienne, qui est attribuée à la katchapé, à la tortue femelle de la vieille Inde. Le Cercops pontifical, le Kapivaktrah en forma une lyre.» Dimivan Caracol en tira l’art de cultiver et de bâtir, et tous les peuples de l’Amérique centrale en ont fait un instrument de musique sacré.
[255] Voir plus bas Ecrit du frère Romain, page 433, etc.
[256] Cette île était la même que la Martinique. Voir dans la Coll. de Ramusio, Della historia dell’Indie, lib. II, cap. VIII, pag. 70, V.
[257] Voir plus bas, loc. cit. page 435.
[258] Indic., cap. XXII, ap. Eckstein, loc. cit. page 139.
[259] Voir plus bas, page 434.
[260] Voir plus bas, pages 435-436.—On sait déjà que la syphilis joue un rôle assez important dans les antiques traditions américaines. Voir le Livre Sacré, etc., introd., page CXLII et suiv.
[261] C’est probablement là l’étymologie du nom de Gua-Bonito. Voir au Vocab. haïtien, à la fin du volume.
[262] Ces noms ne sont pas moins intéressants que les précédents, à comparer avec ceux de l’ancien monde.
[263] Il y avait également une province de Naïrit ou Nayarit au Mexique, ainsi appelé du dieu principal qu’adoraient ses habitants. Elle était située dans les montagnes entre les provinces de Zacatecas, de Culiacan et de Durango. (Alcedo, Dicc, geogr. hist., etc., art. Nayarith.—Frejes, Hist. breve de la conquista de los estados indep. del imp. mex., pag. 150.)
[264] Sur les sources de la cosmog. de Sanchon., etc., page 226.
[265] Voir l’Ecrit du frère Romain, plus bas, page 436.
[266] «Repertæ etiam in Aiti mirabiles fodinæ, ex quibus aurum à Salomonis classe petitum Columbus judicavit. De illis in navigation. Columbi ita scribitur: Barthol. Columbus in Hispaniola invenit specus altissimos et vetustissimos, unde aiunt Salomonem aurum suum eruisse. Hæc auri fodina protendebatur ultra milliaria XVI. Hæc ille. Ingens omnino argumentum, gentes olim eam insulam accessisse metallicas, quales ab omni ævo Phœnices et Hispani fuerunt. Nam illæ fodinæ, non ab Aitanis, quales reperti, quos metallicæ rei penitus ignaros fuisse, et venas in terræ visceribus ignorasse, constat. Aurum ex rivis sublegebant. (Hornii, De originibus americanis, lib. II, cap. VIII, pag. 99.)
[267] Description de la partie française de Saint-Domingue.
[268] E. Nau, Histoire des Caciques d’Haïti, Port-au-Prince, pages 49-50.
[269] Sur les sources de la cosmog. de Sanchoniathon, page 130.
[270] Sans compter les suivants: Abacachi ou Abacari, dans le territoire des Amazones; Abanos, tribu de la Nouvelle-Grenade; Abigira, Abipi, Abitani, noms de tribus et de villes; Abibeya, Abraya, Abraiba, Abrayme, etc., comme noms de chefs dans ces contrées.
[271] Montesinos, Memorias antiguas historiales del Peru, lib. I, cap. IX. MS. de ma Coll., tiré des Arch. de l’Acad. royale d’hist. de Madrid.—Alcedo, Dicc. geogr. hist., art. Cofanes.
[272] Voici ce que dit à ce sujet l’évêque de Panama, Piedrahita: «Oyo la voz (Ursua) que celebrada la riquezas del Tayrona, del cerro y valle en que estaban los minerales de oro, y plateria, en que se fundian las primorosas joyas de feligrana en varias figuras, de aguilas, de sapos y culebras, orejeras, chagualas, medias lunas, y canutillos, de que tan vistosa y ricamente se arreaban todas las naciones que corren desde el cabo de la Vela, hasta las extremidades de Urabà, y la suma quantiosa de oro en puntas y polvos, etc.» (Hist. gen. del reyno de Nueva Granada, etc., lib. II, cap. 9.)
[273] Julian, la Perla de la America, etc., part. I, disc. III, IV, VIII et part. II, disc. II.
[274] Relacion de lo que sucedio al Magnifico señor capitan Jorge Robledo en el descubrimiento que hizo de las provincias de Antiochia, etc. MS. des Archives de l’Acad. roy. de Madrid. Copie de ma Coll.
[275] Piedrahita, Hist. de N. Granada, etc., lib. cap. XIV.—Julian, la Perla de la America, passim.—«Il est certain que les mathématiciens français, dit Carli, n’ont jamais pu comprendre comment ces peuples sont parvenus à faire des statues d’or et d’argent toutes d’un jet, vides au dedans, minces et déliées, etc.» (Lettres américaines, tome I, lettre 21.) «J’en ai tenu une, dit l’annotateur de ces lettres, qui était une espèce de momie. On n’y voit aucune soudure. On a pareillement admiré des plats à huit faces, chacune d’un métal différent, c’est-à-dire alternativement d’or et d’argent, sans aucune soudure; des poissons jetés en fonte, dont les écailles étaient mêlées d’or et d’argent; des perroquets qui remuaient la tête, la langue et les ailes; des singes qui faisaient divers exercices, tels que filer au fuseau, de manger des pommes, etc. Ces Indiens entendaient fort bien l’art d’émailler, qu’a tant cherché Palissy, et de mettre en œuvre toutes sortes de pierres précieuses.» Je possède un vase à dessins émaillés dans ma collection, provenant des ruines de Palenqué; il me fut donné par le dernier gouverneur de l’État de Chiapas, don Angel Corso, et je crois que c’est l’unique en Europe. B. de B.
[276] «Parmi les arts que nous avons appris des Américains, ou que nous aurions pu en apprendre, nous rangerons celui de donner au cuivre une trempe aussi dure que celle de l’acier et d’en faire des haches excellentes et d’autres instruments tranchants. C’est un secret qui nous est totalement inconnu. Le comte de Caylus examina une de ces haches en France et la jugea de la plus haute antiquité; parce qu’elle était semblable aux anciens ouvrages analogues de la Grèce. Ils savaient aussi donner au cuivre un poli qui réfléchissait parfaitement les images des objets et servait de miroir. C’était l’espèce des miroirs communs; car ceux des femmes de la cour étaient d’argent.... Ils mêlaient aussi l’or au cuivre et donnaient à ce métal mixte une trempe assez dure pour en faire des haches de bon usage. Oviedo nous apprend, dans son Histoire générale, que parmi les présents que les Indiens apportèrent au port Saint-Antoine, il y avait trente-six haches de métal mêlé d’or et de cuivre. L’ancien Ulloa dit avoir observé, dans le Journal de Colomb, que lorsqu’il arriva à la terre ferme d’Amérique (ou continent), que certainement il découvrit avant Vespuce, il y avait parmi ces peuples des rasoirs et autres instruments faits de bon cuivre, c’est-à-dire bien trempés.» (Carli, loc. cit.) «L’art de tremper le cuivre, ajoute l’annotateur, connu des Grecs et des Romains, se conserva en Occident jusqu’à la prise de Constantinople.» Voyez Art des siéges, par M. Joly de Maizeroy, 1778, page 4.—Je possède plusieurs haches de cuivre mêlé d’or et de bronze, trouvées dans des tombeaux américains, et un masque en bronze admirablement fondu, le seul objet de ce genre qui existe en Europe. Un membre de l’Institut fort distingué, M. Rossignol, a publié Sur les métaux dans l’antiquité, etc., un ouvrage remarquable de recherches et d’érudition. Mais il en eût doublé l’intérêt, s’il y avait ajouté quelque chose de l’art métallurgique des Américains, si analogue à celui de l’antiquité classique. Les détails à ce sujet dans les auteurs espagnols sont aussi curieux que nombreux et intéressants. B. de B.
[277] «Les académiciens français et espagnols en virent (des miroirs) chez les Guanches, et l’on ne sait pas s’ils sont de pierre naturelle ou de composition. Ceux de Gallinace (obsidienne) étaient ovales, et quelques-uns avaient même un pied et demi de diamètre. La surface en était concave ou convexe. La Condamine assure qu’ils étaient aussi bien travaillés que si ces gens avaient eu les instruments les plus parfaits et avaient connu les règles les plus précises de l’optique. La Condamine avait mis un de ces miroirs d’Inca dans la caisse qu’il envoyait à Paris et qui périt dans le voyage» (Carli, loc. cit.)—«Je suis étonné, ajoute ici l’annotateur, que l’auteur ne nous dise rien de ces miroirs d’un très-beau métal blanc particulier, aussi brillant que l’argent, qui faisaient partie des riches présents que Montézuma envoya la première fois à Cortès. Ils étaient enchâssés en or. Était-ce du platine? Cela me paraît fort probable. On savait donc le fondre et le traiter.» (Ibid. loc. cit.)
[278] Alcedo dit quelque part que l’on trouvait le jade vert dans les mines d’argent (Dicc. geogr. hist.).
[279] Voir le Popol Vuh, introd., page XXII et suiv.
[280] Simon, Noticias de Tierra-firme, etc., part. II, not. IV, cap. IV.—Ternaux Compans, Essai sur l’ancien Cundinamarca, page 8.
[281] Simon, loc. cit.—Ternaux, ibid.—Piedrahita, Hist. de N. Granada, lib. I, part. I, cap. 3.
[282] Humboldt, Vues des Cordillères, etc., tome I, page 89.
[283] Simon, Noticias, etc., part. II, lib. IV, not. 4.
[284] La race nahuatl paraît s’être apparentée de bonne heure avec les Caras, avec lesquels elle s’identifie en bien des lieux.
[285] Herrera, Hist. gen. de las Ind. occid., decad. II, lib. I, cap. I, et lib. II, cap. XIV.
[286] «Su adoratorio (de los Musos) mas principal eran dos elevados peñascos en forma de hermosísimas columnas, llamadas Furatenas, ambas de piedra histriadas, etc.» (Zamora, Hist. de la prov. del N. Reyno de Granada, lib. III, cap. XXVIII.)
[287] «Tuve en Santa-Marta el gusto de ver algunas alhagas de estos sepulcros... Eran dos columnitas de marmol blanco, pero con algunas manchas de jaspe... todo labrado con tanto primor y finura, que no podia salir con mayor perfeccion, de las manos de un artifice europeo... las columnas eran chiquitas, a manera de las que suelen verse en los Sagrarios, con su basa y chapitel pulidas y hermosas a maravilla.» (Julian, la Perla de Santa-Marta, etc., part. I, disc, X, § 1.)
[288] La gravure des deux serpents enlacés du titre de ce volume, a été dessinée d’un anneau en pierre du Jeu de paume antique de Chichen-Itza, au Yucatan.
[289] Cab, dans le quiché, et kab, dans le maya, signifie main, bras, dans son acception la plus ordinaire; de là cabir, verbe quiché, et kabul, maya, qui signifie se faire bras et se faire deux, se doubler, de cab, qui veut dire deux dans ces deux langues. Cab, dans les mêmes langues signifie aussi le miel, la douceur; prononcé gutturalement comme gab en quiché, il signifie ouvrir la bouche, saisir avec les dents et bâiller, comme le mot gape en anglais.
[290] Castellanos, Varones ilustres de Indias, etc., part. II, canto 3, pag. 533.
[291] Sur la côte de terre-ferme de la Nouvelle-Grenade. Il n’est pas jusqu’au Mississippi qui ne présentât autrefois un souvenir du même genre, dans la rivière Macaret, un de ses affluents dans la Louisiane (Alcedo, Dicc. geogr. hist., au mot Macara, etc.)
[292] Eckstein, Sur les sources de la cosm. de Sanchoniathon, page 118.
[293] À l’exception du nom de Macar, dont le nom subsiste en tant de lieux, il n’est resté dans la tradition rien de bien clair sur les divinités spéciales des Cares dans ces contrées. Ce qu’il y a de curieux, toutefois, c’est que la langue quichée, dont un dialecte était parlé par les Cares de Copan, donne une fort bonne étymologie d’Osôgo, nom du dieu national des Cariens d’Asie, soit qu’on le fasse dériver d’otz ou otzoy, le homard, et de ogo, resplendir sur l’eau; ce qui ferait le homard resplendissant, nom qui conviendrait à merveille à une divinité de l’élément humide, comme l’était celle des Cariens; soit qu’on le fasse venir d’ox, trois ou trois fois, et d’ogo, celui qui brille trois fois sur l’eau, étymologie également admissible dans ce cas. Ajoutons que le nom même de Labrandeus, dieu guerrier des Cares, identique probablement avec Osôgo, a une racine tout à fait américaine: lab est l’augure qu’on cherchait avant de commencer le combat, en quiché, et de là labal, guerre. Dans la langue maya, lob est le mal. Voir pour ces dieux cariens, A. Maury, Hist. des religions de la Grèce antique, etc., tom. III, page 139 et suiv.
[294] Calancha, Hist. mor. del Peru, etc., lib. II, cap. XIX.
[295] Ritos de los naturales del Peru, Memoria escrita por los Augustinos de la misma provincia. MS. des Archives de l’Acad. roy. d’hist. de Madrid, copie de ma Coll.
[296] Ces mots gua-chemin, semblent tout à fait d’origine haïtienne: gua, ce, il, le, et chemin, la divinité, etc.
[297] Porcon était une ville considérable, suivant le même document, avec un temple immense dédié à Apocatequil, et de vastes logements pour les pèlerins qui y venaient de toutes parts. Alcedo (Dicc. geogr.) écrit Porco et en fait une petite ville de la province du même nom.
[298] Guacat paraît un nom d’origine nahuatl, aussi bien que la fable de la fronde, qui rappelle, avec ses divers autres détails, l’histoire de Hunahpu et de Xbalanqué.
[299] Santa, orthographié quelquefois Sancta et que nous trouvons écrit Santapor, dans Calancha, loc. cit. lib. II, cap. VIII. C’était une ville et une province confinant au Pacifique entre Guailas et Truxillo.
[300] Calancha, Hist. moral. del Peru, lib. II, cap. XII.
[301] Au Mexique, c’étaient des chiens roux qu’il fallait.
[302] Renan, Hist. gén. des langues sémitiques, liv. I, ch. III, page 33.
[303] Des Cares ou Cariens de l’antiquité, IIᵉ part. passim.
[304] Renan, loc. cit., page 49.
[305] Id. ibid., page 53.
[306] Renan, ibid. ut sup., page 34.
[307] Biblioth. hist., lib. I, 28.
[308] Renan, loc. cit., page 65.
[309] Nemrod est un nom dont l’étymologie se trouve également fort satisfaisante dans le quiché: Nim, grand, fort, et rut, bruit, effort violent, ou bien lancer, remuer avec fracas, et aussi le verbe qui signifie roter en français, dont la racine est tout à fait quichée.
[310] Id. ibid., pages 60-61.
[311] Ibid., page 62.
[312] C’est au sens d’un déchirement matériel des diverses contrées de la terre, à la suite d’une catastrophe physique, cause ainsi d’une séparation forcée des nations, que ferait allusion le nom de Phaleg, suivant quelques commentateurs de l’Écriture. Ce serait à peine deux ou trois siècles avant Abraham. Car on ne peut guère fixer la chronologie de la Bible antérieurement à ce patriarche d’une manière positive. Moïse n’en donne point, et l’Église, en adoptant celle des Septante dans le Martyrologe romain, a toutefois adopté la plus longue. Elle a agi avec sa prudence accoutumée et pris celle-là, faute d’une autre qui fût meilleure.
[313] À propos de ces recherches, quelques amis nous ayant témoigné la crainte qu’elles ne vinssent à se trouver en opposition avec la Bible, au sujet de la tradition du déluge universel, nous avons répondu ce que d’autres avaient dit avant nous: que la Bible, comme la vérité, ne pouvait que gagner aux recherches scientifiques, de quelque nature qu’elles pussent être. En ce qui concerne le déluge, nous dirons que l’Église n’a pas plus décidé cette question que celle de la chronologie. Rappelons à ceux dont la conscience pourrait s’alarmer, que la Congrégation de l’Index ayant été réuni à Rome en 1686, à propos du livre de Vossius, intitulé Dissertatio de vera ætate mundi, le docte Mabillon invité à donner son avis, soutint que l’opinion émise par le savant hollandais, sur ce que le déluge n’avait pas été universel, peut être acceptée ou au moins tolérée, comme ne contenant aucune erreur capitale contre la foi, ni contre les bonnes mœurs: «Principio hæc opinio nullatenus continet errorem capitalem, neque contra fides, neque contra bonos mores. Itaque tolerari potest et criticorum disputationi permitti.» Tel fut l’avis de Mabillon. La congrégation, composée de neuf cardinaux, d’un grand nombre de prélats et de religieux éminents, et du maître du Sacré Palais, l’écouta avec une grande admiration et s’en tint à la décision du savant bénédictin français. Voir pour plus de détails les Ouvrages posthumes de Don Mabillon, Paris, 1724, pag. 59, 61, etc. Aussi la Vie de Don Mabillon, par Don Ruinart, Paris, 1709, page 127; la Correspondance inédite de Mabillon et de Montfaucon, par Valery, tome 1, p. 213. Je dois les détails de cette note à l’obligeance de M. Schæbel, savant allemand, résidant à Paris.
[314] C’est ce qu’exprimé encore le Codex Letellier, à propos d’Itzpapalotl, le Papillon aux couteaux d’obsidienne, donnée comme la même qu’Ixcuina, la déesse des amours impudiques, la même, ajoute le document, qui apporta la mort au monde. Itzpapalotl est présentée aussi comme une des six constellations qui tombèrent du ciel au temps du déluge, lesquelles étaient enfants de Citlallicué et de Citlallatonac, images de la voûte céleste. Elle est identifiée avec Xochiquetzal, déesse des fleurs et de l’amour, l’habitante du paradis terrestre. «Esta fingen, dit le Codex Letellier, que estando en aquel huerto, que comia de aquellas rosas, que esto duro poco, que luego se quebro el arbol.» Après cela vient l’image d’un tronc d’arbre couvert de fleurs, rompu par le milieu et dont les racines sont des ruisseaux de sang. En tête, il y a ces mots: «Tamoanchan o Xuchitlycacan; quiere dezir en romance (langue vulgaire): Alli es su casa, donde abaxaron y donde estan sus rosas levantadas.» Au bas, il continue d’une autre main: «Para dar a entender »que esta fiesta no era buena y lo que hazian era de temor, pintan este arbol ensangrentado y quebrado por medio, como quien dize fiesta de travajos por aquel pecado.»—«Este lugar que se dize Tamoanchan,» continue la première main, «y Xuchitlycacan es el lugar donde fueron criados estos dioses que ellos tenian, que asi estando como dezir en el parayso terrenal, y asi dizen que estando estos dioses eh aquel lugar, se desmandaron en cortar rosas y ramas de los arboles, y que por esto se enojo mucho el Tonacaleuctli y la muger Tonacaciuatl, y que los hecho dalla de aquel lugar, y asi vinieron unos a la tierra y otros al infierno y estos son los que a ellos ponen los temores.» L’arbre couvert de fleurs paraît être l’image d’un pays magnifique, détruit par quelque catastrophe; les dieux qui descendent aux enfers, sont ceux qui périssent, et ceux qui vont sur la terre, ceux qui échappent à la mort.
[315] Eckstein, Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon, pages 216-217 et 227.
[316] Biblioth. hist., lib. V, 19-20.
[317] Essai sur l’hist. de la géogr. du N. Continent, tome I, page 34.
[318] Hist., lib. IV, cap. CLII, ed. Steph., 1618, pag. 273. Voss, en se fondant sur l’époque de la colonisation de Cyrène, place l’expédition de Colœus, avant la dix-huitième olympiade, plus de 708 ans avant notre ère (Krit. Blätter, tom. II, p. 335 et 344). D’après les recherches de Letronne, l’expédition des Samiens tombe dans la première année de la trente-cinquième olympiade.
[319] Un travail moderne d’un grand intérêt archéologique et géographique a prouvé que le Thulé, où aborda Pythéas, et qu’il décrit, ne peut être que l’Islande (Nilsson, Die ureinwohner des Scandinavischen Nordens, Hamburg, 1863, pag. 102 et 109.)
[320] Voir le Popol Vuh, introd., page XCIX et suiv.