[1] Voir, sur Louis Machon, sa vie et ses œuvres, les travaux de M. Raymond Céleste.
[2] Publication des Bibliophiles de Guyenne, II: Étude de M. Reinhold Dezeimeris.
[3] Ce fut, suivant toutes vraisemblances, l’origine de l’Académie fondée en 1712.
[5] Les Précieuses ridicules, scène V.
[6] Chronique de Charles IX, par Prosper Mérimée.
[7] Montauron, à qui Tallemant des Réaux a consacré une de ses plus piquantes historiettes, avait reçu le surnom d’Éminence gasconne. Il joua un rôle considérable en Guyenne à l’occasion des poursuites, pour fabrication de fausse monnaie, dirigées de 1638 à 1644 contre un grand nombre de gentilshommes et trois parlementaires.
[8] Lettres persanes: XCIXe lettre.
[9] «L’an 1724 et le 16e du mois de juin, après la célébration des fiançailles, faites le 3e de ce mois entre messire Claude Duplessy-Michel, conseiller au Parlement de Bordeaux, fils de feu messire Pierre Duplessy-Michel, conseiller audit Parlement, et de dame Jeanne Giron, de la paroisse de Saint-Projet, d’une part;
»Et demoiselle Jeanne-Marie-Françoise Chazot, fille de messire Claude Chazot, écuyer, sieur d’Albuzy, gentilhomme de la grande vénerie et receveur général des fermes de la province de Guienne, et dame Élisabeth François, de cette paroisse, d’autre part;
»Après la publication d’un ban fait dans ces deux paroisses, sans opposition ni empêchement, la dispense des deux autres accordée par MM. les vicaires généraux, en date de ce jour, et les autres formalités prescrites exactement observées, je soussigné, prêtre, ay reçu leur mutuel consentement et leur ay imparti la bénédiction nuptiale du consentement de M. le curé de Saint-Rémy, en présence des soussignés qui, informés des peines portées par les déclarations du Roy contre ceux qui attestent faux sur les faits de mariage, ont déclaré connaître les époux pour être anciens catholiques, libres à contracter mariage, et habitants des dites paroisses.» Suivent les signatures.—Extrait des registres de mariage de l’église Saint-Rémy.
[10] En 1692. Il portait également le prénom de Pierre.
[11] Voici quel était, en 1715, le personnel du premier président: un secrétaire, un maître d’hôtel, une demoiselle suivante, un sommelier, deux valets de chambre, un cuisinier, un garçon de cuisine, un portier, deux cochers, deux servantes, un postillon, six laquais. L’état des autres présidents ne différait pas sensiblement de celui-ci.—Archives départementales, C. 2697.
[12] Chronique de Gaufreteau, I, p. 291.
[13] M. Duplessy s’en rendit acquéreur, le 15 septembre 1707, de M. le marquis de La Tresne. Plus tard, elle passa entre les mains d’un sieur Bergeret qui la revendit en détail.
[14] Parfois même il la prenait avec une véhémence qui n’était pas du goût de ses confrères. Les Registres secrets du Parlement (Bibliothèque municipale, 369 bis, fo 215) le représentent, à la date du 21 décembre 1740, «assis au bas-bout du bureau,» et censuré pour quelques écarts de langage.
[15] L’original appartient à M. Fauraytier qui, avec beaucoup de bonne grâce, en a autorisé la reproduction.
[16] Mémoires du président Hénault. Dentu, 1855, p. 102.
[17] «Elle renferme les lithophytes, éventails, madrépores, coraux, coralloïdes, mousses marines, éponges, fossiles de différents lieux, marbres, pierres de Florence, géodes, congellations, etc... Le coquillier est placé vis-à-vis de la cheminée. C’est une armoire de six pieds de haut, compartie en tiroirs divisés en des cartons peints en jaune, où reposent les coquilles, parmi lesquelles on remarque de beaux nautillés papiracés, des limaçons de toute espèce, le fuseau, la tiare, la mitre, les spectres, les draps d’or, les porphyres, les araignées, la musique, le bois veiné, des casques de différentes formes, des bécasses épineuses, l’Argus, la carte géographique, la mère-perle exacte dans ses deux vulves, la feuille, la pelure d’oignon, la crête de coq, quelques épineuses, l’écritoire chinoise, la vieille ridée, la concha Veneris, la moule de Magellan, l’arche de Noé, la Thuillière, le chou et le bucardium spinosum, le manteau ducal, les oursins de la mer Rouge, etc.» (Conchyliologie, de Dézallier d’Argenville, édition de 1757, I, p. 138.)
[18] Alors le Jardin-Royal.
[19] Ce réservoir se trouvait sur l’emplacement de la rue qui porte ce nom.
[20] La ceinture frangée d’or que, dans son portrait, Mme Duplessy porte autour de la taille, était la marque distinctive des membres de l’académie des Arcades.
[21] Elle eut pour maître le sieur Giraud, organiste d’abord à Saint-Seurin, et plus tard à Saint-André.
[22] Archives municipales: lettre du président de Lalanne.
[23] L’élevage de ces animaux était-il passé, dans certains couvents, à l’état d’habitude? On serait tenté de le croire, si l’on en juge par de nombreuses indications. On verra plus loin que le supérieur des Bénédictins fournissait de chiens courants le président de Lalanne. (Archives municipales: Lettres missives.)
[24] Œuvres de Segrais. Édition de 1755, II, p. 78.
[25] Histoire de Bordeaux, par Camille Jullian, p. 506.
[26] La première assemblée eut lieu le 19 février 1739.
[27] L’ouvrage porte le titre de Dictionnaire néologique. On en attribua la paternité à l’abbé Desfontaines; à tort sûrement, car M. de Lamontaigne et Bernadau déclarent que Jean-Jacques Bel en est l’auteur.
[28] Ce procès eut à Bordeaux, comme dans tout le royaume, un grand retentissement. Il y est fait de piquantes allusions dans une satire manuscrite intitulée: La Gamme de la Société ou les Cent une turlurettes, chantée sur la rivière de Garonne, etc. (Bibliothèque de la Ville, 713, 43, p. 591 et suiv.)
[29] La Comédie satirique au XVIIIe siècle, par Desnoiseterre, p. 50. Voir aussi le Journal de Mathieu Marais, IV, p. 282.
[30] Il fut le bibliothécaire de l’Académie, qui l’admit dans son sein le 17 mars 1739.
[31] Le 10 novembre 1757, il adressait de Brantôme le billet suivant: «Ici, la perspective est jolie de toutes parts, l’on est très philosophe, la compagnie assez bonne, et, si l’on veut promener, il y a force monde à voir. On y mange en repos sa perdrix et son chapon. On rit, on se réjouit, avec un quadrille de cinq sols et un brelan de six, comme à un gros va-le-tout. On s’y chauffe bien, on peut s’y procurer des livres, et l’esprit n’y manque pas. J’y ai même trouvé un fort beau télescope de deux pieds, mais un mauvais horizon et mes maux de tête ne m’ont point permis de suivre la comète.» (Papiers de l’Académie, no 828, 20, fo 65.)
[32] Ce chaos réservait des surprises agréables, car Barbot ne reculait pas devant les sacrifices pour se procurer des ouvrages de prix. Il parle, dans une lettre, d’un volume qui lui coûta 460 livres. (Catalogue des manuscrits de l’Académie, p. 341.)
[33] Les archives de l’Académie renferment quelques lettres dans cet ordre d’idées. Elles sont piquantes, mais d’une reproduction difficile.
[34] La Cour des Aides réclamait le droit de statuer elle-même sur le sort de ses officiers, en matière criminelle, et de soumettre au Grand Conseil leurs litiges civils. La question valait la peine d’un débat; mais des futilités poussaient parfois les deux Compagnies à entrer en lutte. C’est ce qui arriva en 1723. Les présidents à mortier ayant contracté l’habitude de s’agenouiller, à l’église, sur des carreaux de velours, Messieurs de la Cour des Aides émirent la prétention d’avoir des carreaux pareils; c’est Montesquieu, alors à Paris, qui fut chargé de soutenir les droits de ses collègues du palais de l’Ombrière. (Archives départementales. C. 3622.)
[35] Discours prononcé à la Saint-Yves de 1758.—Ce document figure dans les papiers inédits de MM. de Lamothe, auxquels nous ferons de fréquents emprunts. Nous en devons la communication à la courtoisie de M. Pierre Meller qui, avec sa rare compétence, a su en mettre en lumière le haut intérêt.
[36] Les Registres secrets du Parlement font connaître que, pour suivre cette affaire, Jean-Jacques Bel passa vingt-six mois à Paris. La Cour des Aides envoya également un député qui, suivant toutes vraisemblances, devait être Barbot. Une déclaration royale du 1er septembre 1734 régla enfin le litige.—Jean-Jacques Bel était le mandataire habituel du Parlement, car on le retrouve à Paris, en 1738, soutenant ses intérêts dans un conflit avec la Jurade. Il logeait alors rue du Gros-Chenet, en y entrant du côté de la rue de Cléry. Le président Le Berthon, qui entretenait avec lui une correspondance régulière, lui écrit à la date du 12 juillet 1738: «Vous ne me dites rien de votre santé. Ainsy, je la croy telle que je la désire. Ménagez-la, Monsieur, pour vous, pour le public et pour vos amis.» (Bibliothèque de la Ville: Collection Delpit.)
[37] La maison de Lalanne était originaire de Saint-Justin, «lieu assez incognu des Lannes». L’un de ses membres fut nommé, par Henri IV, garde des sceaux de France: il mourut avant d’avoir pris possession de son poste. Au dix-septième siècle, cette famille possédait, par elle-même ou par ses alliés, de nombreuses terres en Guyenne: la vicomté de Pommiers, le marquisat d’Uzeste, les baronnies de Roaillan, de Villandraut, de Roquetaillade, etc. L’ami de Mme Duplessy était Jean-Baptiste de Lalanne, marquis d’Uzeste, baron de Roaillan, seigneur de Tustal et autres lieux.
[38] On l’avait surnommé le Visionnaire.
[39] Archives municipales: Lettres missives.
[40] Tous les ans, rapporte M. Raymond Céleste, il expédiait au maréchal de Richelieu un pâté de quatre perdrix rouges sortant, non plus de ses fourneaux, mais de l’officine du plus habile praticien de Périgueux, Villereynier de la Gâtine. (Voyage du maréchal de Richelieu à Bayonne, par Raymond Céleste, p. CXV.)
[41] Antoine de Gascq, l’un des fondateurs de l’Académie et son premier directeur.
[42] Jean-Baptiste de Caupos, vicomte de Biscarosse et de Castillon, baron de Lacanau.—Voir la Biographie de Feret.
[43] Rue du Puits-Baigne-Cap. Laboubée rapporte que c’est chez lui que se tinrent les conférences qui précédèrent la création de l’Académie.
[44] Jean-Baptiste Le Comte, chevalier, marquis de La Tresne. Il comptait parmi ses ancêtres une femme de grand esprit qui, lors du passage de Louis XIV en Guyenne, fit la conquête du duc de Bourgogne. Ce prince ayant dit à Mme de La Tresne qu’il se plaisait tant à Bordeaux qu’il ne partirait pas tant qu’il pleuvrait, cette dame composa des vers que le comte d’Ayen mit en musique et que tout le monde chantait. (Voyage du duc de Richelieu à Bayonne, par Raymond Céleste, p. XXIX.)
[45] M. de Raoul a laissé deux manuscrits d’un rare intérêt: 1o un sottisier contenant quelques pièces émanant de plumes bordelaises; 2o une revue, sous forme de dictionnaire, des personnages de marque ayant vécu à la fin du XVIIe siècle et au commencement du XVIIIe. Ils appartiennent à M. Édouard Feret qui, avec beaucoup de complaisance, les a mis à notre disposition.
[46] Sottisier de Raoul.
[47] Mémoires de Saint-Simon, année 1704, chap. X.
[48] Confessions de J.-J. Rousseau, livre IX, 2e partie, année 1756.
[49] Correspondance de Voltaire, édition Beuchot, vol. LI, p. 467.
[50] Il existe, au château de La Brède, dans la chambre du président, un portrait de la duchesse d’Aiguillon.
[51] Jusqu’à la Révolution, les Annonces-Affiches contiennent, dans chaque numéro, des offres et des demandes de cette nature.
[52] Montesquieu avait un accent formidable. Il disait: «C’est grand dommagé: qué dé génie dans cette têté-là!» D’Argenson assure qu’il trouvait au-dessous de lui de rien changer à sa prononciation. (Loisirs d’un ministre. Liège, 1777, II, p. 63.)
[53] C’étaient les professeurs du temps. M. de Raoul fait d’eux un portrait assez piquant: Pierre Tanesse, déclare-t-il, connaissait par cœur le texte de toutes les lois, mais ne savait point les appliquer. Son fils, Étienne, appelé en 1704 aux honneurs de la Jurade, brillait surtout comme buveur. Quant à Jacques Albessard, tour à tour greffier au Sénéchal de Fronsac, précepteur chez un cordonnier de la rue Sainte-Catherine, puis avocat et docteur, il n’avait pas trouvé le secret de plaire à ses confrères du Barreau qui s’égayaient parfois à ses dépens. L’un d’eux composa sur lui une pièce de vers qui débutait de la façon suivante:
[54] Montesquieu, à cette époque, monta sa maison qui se composait d’un valet, d’une femme de chambre, d’un cuisinier, de quatre laquais et de deux servantes. (Archives départementales, C. 2748.)
[55] Journal de Mathieu Marais, édition Lescure, III, p. 313.
[56] La même mésaventure, pour une cause identique, était arrivée à Corneille. On lui préféra le président de Salomon-Virelade, un Gascon de mérite, aux dépens duquel Tallemant des Réaux prend plaisir à aiguiser sa verve. Corneille, comme Montesquieu, ne tarda pas à obtenir réparation.
[57] Le Parlement tenait, chaque jour, deux audiences, l’une de grand matin, l’autre l’après-dîner. Montesquieu prétendit que les présidents n’étaient pas obligés d’assister à cette seconde audience, même quand leur présence devenait nécessaire pour compléter la Cour. Ce fut la cause d’un conflit entre les magistrats de ce grade et les simples conseillers qui finirent par avoir gain de cause. (Histoire du Parlement, par Boscheron des Portes, II, p. 248.)
[58] Le 8 juillet 1726, à M. d’Albessard, moyennant 130,000 livres.
[59] Revue des Autographes, publiée par M. Eugène Charavay, numéro de mars 1896, p. 19.
[60] Notamment d’Alembert et Voltaire.
[61] Lettres de Mme de Graffigny, édition Asse, p. 123 et 126.—Lettres de Mme du Châtelet, édition Asse, p. 24.
[62] Œuvres de Montesquieu, édition Laboulaye, III, p. XIII.
[63] Jean-Baptiste Gauthier, auteur des Lettres persanes convaincues d’impiété.
[64] Confessions de J.-J. Rousseau, chapitre II, livre IX, année 1756.
[65] «Il chérit toujours ses tenanciers et, je le lui ai ouï dire quelquefois, une de ses jouissances les plus pures étoit de les revoir. On le devinoit aisément à l’air de satisfaction qui se peignoit sur son visage chaque fois qu’il revenoit de Paris.» (Baurein, Variétés bordeloises.)
[66] «J’achèverai de l’ensevelir!» disait-il, faisant allusion à un ouvrage, attribué à Voltaire, qui parut sous ce titre: Le Tombeau de la Sorbonne.
[67] Confessions, 2e partie, livre IX, année 1756.
[68] Mélanges inédits de Montesquieu, p. 249.—Voir également les notes de MM. Barckhausen et Dezeimeris, p. 275 et 276.
[69] Il n’est pas jusqu’au sensible Helvétius qui ne versât dans le travers féodal. Une publication récente assure que, pour un lièvre pris au collet, il n’épargnait aucune rigueur à ses vassaux. Diderot usait, à cet égard, d’euphémismes délicats: «Ce bon Helvétius, écrit-il, a des ennuis sur sa terre: il se querelle avec ses paysans pour la chasse.» (Mémoires d’une inconnue, p. 53.)—Il serait facile de multiplier les exemples.
[70] Le mariage de Montesquieu avec Mlle de Lartigue eut lieu le 30 août 1715. M. de Raoul rapporte cette particularité—inédite, croyons-nous—qu’il venait de rompre des projets d’union avec la fille d’un sieur Denis, lequel faisait, à Bordeaux, le commerce des vins.
[71] De 1725 à 1754, le président occupa, chez son frère, un appartement dépendant du doyenné de Saint-Seurin. Auparavant, il avait demeuré rue Margaux; en dernier lieu, il logea rue Porte-Dijeaux. (Note de M. Raymond Céleste dans Deux Opuscules de Montesquieu, p. 70.)
[72] Le doyenné de Saint-Seurin, aujourd’hui allées Damour, no 31.
[73] Lettre à Mme du Deffant, du 28 janvier 1754.
[74] Œuvres de Montesquieu, pensées diverses.
[75] Œuvres de Montesquieu, édition Laboulaye, VII, p. 405, note de Guasco.
[76] Lettres persanes, LXXIVe lettre.
[77] Un contemporain, appartenant aussi à la robe, a dressé d’un fâcheux de sa connaissance, un croquis que l’on croirait calqué sur ce passage des Lettres persanes. Le fâcheux en question prend du tabac d’un air d’importance, se mouche complaisamment, crache en parabole, profère avec dédain des paroles qu’il affecte de traîner... C’est, non point un grand seigneur, mais un abbé de mauvais ton étalant ses grâces dans une ville de province.
[78] L’abbaye de Clairac dépendait du chapitre de Saint-Jean-de-Latran qui, en 1729, en confia la direction à Venuti. Celui-ci se fixa plus tard à Bordeaux et remplaça le président Barbot en qualité de secrétaire de l’Académie.
[79] Œuvres de Montesquieu, édition Laboulaye, VII, p. 384.
[80] François de Lamontaigne, conseiller au Parlement.
[81] Lettre de Montesquieu à Mme de Pontac, de 1745.
[82] Elle le présentait au président de Lalanne dans les termes suivants: «Dès que vous connaîtrez l’abbé de Guasco, il n’aura plus besoin de protection auprès de vous. Ce n’est donc que pour le premier moment que je lui offre la mienne, je souhaite qu’elle soit aussi bonne qu’elle doit être, si vous avez égard aux sentiments avec lesquels j’ay l’honneur d’être votre très humble et obéissante servante.» (Archives municipales: Lettres missives.)—Guasco logea d’abord chez Mme de Pontac.
[83] Joseph-Gaspard-Gilbert Rochon de Chabannes, évêque et comte d’Agen; il fit partie de l’Académie de Bordeaux.
[84] Sottisier du président Barbot, p. 735.
[85] Éloge de Montesquieu, par Marat.
[86] Ces détails et ceux qui suivent sont empruntés aux publications récentes de la famille de Montesquieu.
[87] Voyages de Montesquieu, p. 171, et lettre du 26 décembre 1728.
[88] Lettres de Guy Patin, édition de 1725, I, p. 76.
[89] Chronique de Gaufreteau, II, p. 25.
[90] Archives départementales, C. 3295. Voir aussi Port-Royal, de Sainte-Beuve, 4e édition, III, p. 212.
[91] Archives départementales, C. 3772.
[92] Causeries du lundi, de Sainte-Beuve, VII, p. 59.
[93] On sait qu’il fut longtemps menacé de l’opération de la cataracte.
[94] Montaigne, d’après Pline et Platon, le déclarait salutaire «à l’estomach et aux joinctures».
[95] Sans doute Mlle de Clermont.
[96] Il écrira de même à la duchesse d’Aiguillon: «Je vous apporterai les chapitres et vous les corrigerez, et vous me direz: je n’aime pas cela. Et vous ajouterez: il falloit dire ainsi.»
[97] Il ne put se rendre à l’invitation.
[98] Le Sottisier de M. de Raoul en contient deux ayant pour titre, l’une La Grille de fer, l’autre La Querelle des médecins et des chirurgiens. L’auteur y met en scène des Bordelais bien connus.
[99] Dès 1745, un groupe de jeunes gens se réunissaient dans ce but. MM. de Lamothe, Darche, de Lamontaigne, Maignol, Pelet d’Anglade, Saint-Savin, l’abbé Malromé en faisaient partie. (Papiers inédits de MM. de Lamothe.)
[100] A cette époque, le Mercure de France comptait à Bordeaux soixante et un abonnés.
[101] Daçarq est l’auteur d’une Grammaire française philosophique et d’une Balance philosophique. Il alla se fixer à Paris et y publia un recueil sous ce titre: Mon portefeuille hebdomadaire. Il faisait partie des académies d’Arras et de La Rochelle, et entretenait avec M. de Lamontaigne une correspondance suivie. A Bordeaux, il s’était signalé par des conférences sur l’histoire sacrée.
[102] Mercure de France, numéros de janvier et mars 1756.
[103] Sottisier du président Barbot.
[104] Lagrange-Chancel avait fait ses études à Bordeaux. Parlant d’un voyage effectué dans cette ville en 1746, il s’exprime de la sorte:
[105] Sottisier du président Barbot.—Les brevets de la calotte n’épargnaient pas davantage les membres du clergé, même ceux qui portaient la mitre et appartenaient à l’Académie française. Monseigneur Mongin, évêque de Bazas, en fit la cruelle expérience. Après avoir exalté, sur le mode ironique, ses mérites littéraires, le Grand-Maître de la Calotte lui faisait hommage de
[106] On ne possède aucun renseignement sur lui.
[107] Allusion aux attributions financières de la Cour des Aides, dont le président Barbot faisait partie.
[108] Jean-Jacques Bel.
[109] Le chevalier de Vivens «fut le fondateur et l’inspirateur du petit cénacle de savants bordelais qui se réunissaient souvent dans son château de Clairac», le baron de Secondat, le docteur Raulin, les frères Dutilh, M. de Romas, etc. (Biographie de Feret.)
[110] Discours de Montesquieu à sa réception à l’Académie.
[111] Ces vers, avec le texte italien, ont été publiés dans le Mercure de France du mois de février 1745, sous signature de Lefranc de Pompignan. C’est donc à tort que dans ses éditions des œuvres de Montesquieu (VII, p. 274), M. Laboulaye les attribue au duc de Nivernois.
[112] C’est cette union qui a perpétué le nom de Montesquieu.
[113] Journal de Collé, I, p. 57.—Tel était aussi le jugement de d’Argenson. «Je crains, disait-il, que l’ensemble ne manque et qu’il n’y ait plus de chapitres agréables à lire, plus d’idées ingénieuses et séduisantes que de véritables et utiles instructions sur la façon de rédiger et d’entendre les lois.» (Loisirs d’un ministre, Liège, 1787.)
[114] «Le genre humain avoit perdu ses titres: Montesquieu les a trouvés et les lui a rendus.»
[115] En moins de deux ans, il y en eut vingt-deux.—Montesquieu ne se faisait pas d’illusions sur les sentiments de Voltaire à son égard. «Quant à Voltaire, écrivait-il, il a trop d’esprit pour m’entendre. Tous les livres qu’il lit, il les fait; après quoi il approuve ou critique ce qu’il a fait.» (Lettre à Guasco, du 8 août 1752.)
[116] La condamnation fut prononcée le 3 mars 1752.
[117] Mme de Tencin fit réimprimer secrètement l’Esprit des lois, forçant chacun de ses amis à verser entre ses mains une somme de vingt-quatre livres, montant de la souscription. Elle prit elle-même de nombreux exemplaires qu’elle distribua généreusement.
[118] Il mourut à Paris le 15 août 1738.
[119] Au moment où il dictait ses dispositions dernières, M. de Marcellus entendit un jeune mendiant qui demandait l’aumône: il lui fit un legs de cent pistoles. (Notes de Laboubée.)
[120] Venuti n’oublia pas la France qui l’avait si bien reçu. Il acquitta sa dette par la publication d’un poème: Il trionfo litterario della Francia, où il exalte nos écrivains. Quant à Guasco, il donnait, en 1767, la première édition des Lettres familières de Montesquieu.
[121] M. de Foullé procédait au recouvrement des tailles avec le concours de gens de guerre auxquels il attribuait licence de raser, démolir, brûler partout où ils rencontreraient du mauvais vouloir, et de prescrire, contre les paroisses récalcitrantes, les rigueurs ci-après: descente des cloches, bannissement des curés, interdiction de cultiver les terres, condamnation à mort de dix notables, «sans les nommer dans l’instance ou la dispositive.» (Bibliothèque municipale: 8921, no 45.)—Voir aussi l’Histoire de France de Dupleix, édition de 1644, VI, p. 205.
[122] Papiers de M. de Lamontaigne.—Ces sentiments étaient ceux de Mme Duplessy: «Les intérêts de MM. les intendants vous seraient-ils chers? demande-t-elle... J’ai peine à le croire.»
[123] M. Boucher séjourna à Bordeaux de 1720 à 1743. Il avait épousé une dame Leblanc qui mourut le 26 novembre 1732 «pour avoir pris dans un jour cent trente gobelets d’eau de chicorée». (Manuscrit de M. de Raoul.)
[124] Le Bureau des trésoriers constituait une importante juridiction placée sous la dépendance de l’intendant, qui, se sachant en droit de compter sur son zèle, ne négligeait aucun prétexte pour étendre ses attributions. Elle se composait de vingt-six trésoriers, d’un procureur du roi, de deux greffiers, de six procureurs et de huit huissiers. Les charges de trésorier valaient de quarante à quarante-cinq mille livres. Les gages étaient de 2,614 livres, non compris le casuel qui pouvait atteindre deux cents écus.—Archives départementales, C. 2404.
[125] M. de Tourny avait tour à tour été conseiller au Châtelet, conseiller au Parlement de Paris et maître des requêtes au Conseil d’État.
[126] Vie privée de Louis XV, I, p. 173.
[127] Le Parlement de Bordeaux, par Communay, p. 142.
[128] Archives départementales, C. 1399.
[129] Archives départementales, C. 3214.
[130] Le dixième était un impôt de 10% sur le revenu, affectant tous les biens, nobles et roturiers.
[131] Archives départementales, C. 3214.
[132] Mémoires du marquis d’Argenson, édition Rathery, VIII, p. 257.
[133] Archives départementales, C. 2297 et 2298.
[134] «Voilà, depuis quinze jours, huit grosses banqueroutes à Bordeaux, dont la moindre est de cinq cent mille livres. Il n’y a bientôt plus ni blé, ni argent, ni hommes.» (Journal du marquis d’Argenson, édition Rathery, V, p. 202, 376, 411.)—Cette triste situation n’empêcha point le ministère de frapper la province d’une nouvelle imposition de 160,000 livres pour se faire rembourser le prix de grains achetés, mais non parvenus à destination.
[135] Registres secrets, sous la date du 16 février 1748.
[136] Revue historique, 1891, p. 286.
[137] Archives départementales, C. 1399.
[138] Correspondance de MM. de Lamothe.
[139] Archives départementales, C. 1399.—Les dépêches qui figurent dans cette liasse ne furent certainement pas les seules échangées entre l’intendant et les ministres. Il y a tout lieu de croire que M. de Tourny a dû écrire également des billets confidentiels dont il n’a eu garde de laisser des copies dans ses cartons.
[140] Mémoires de Mme de Motteville, édition Riaux, I, p. 179.
[141] Conseiller de Grand’Chambre au Parlement de Paris, l’abbé Pucelle, qui est resté célèbre par une chanson des Dames de la Halle, exerça, pendant trente ans, une influence considérable sur ses collègues et sur les masses.
[142] «Le Parlement se fonde sur ce que le roi avoit promis de faire cesser cette imposition trois mois après la paix. Voilà une révolte formelle, que fera-t-on? Des punitions sans doute, des troupes en Guyenne, un commandant, des veniat pour les officiers du Parlement, des exils, les foudres du despotisme... Mais qu’on y prenne garde, cette démarche insolente ne commence pas sans qu’on ait médité sur ses suites de la part de ceux qui la font. Cela pourroit être suivi d’une révolte populaire, car ici le Parlement ne parle pas pour ses droits et pour ses hautaines prérogatives, mais pour le peuple qui gémit de la misère et des impôts.» (Journal du marquis d’Argenson, édition Rathery, V, p. 410.)
[143] Journal du marquis d’Argenson, édition Rathery, V, p. 410.
[144] Les terriers étaient des recueils d’actes constatant les prestations de foi et d’hommage, les aveux, etc., consentis par les vassaux à leur seigneur.
[145] Archives départementales, C. 2297.
[146] Là encore on retrouve la main de M. de Tourny. En effet, ces empiétements étaient l’œuvre de son agent habituel, M. de Commarieu, procureur du roi au Bureau des trésoriers, lequel s’empressait d’usurper les galons et le titre de procureur général.
[147] Dans la nuit du 27 au 28 décembre 1755.
[148] La partie des bâtiments comprise entre les deux tours fut consumée le 2 février 1756. M. de Tourny avait déjà édifié une salle de concerts qu’il mettait à la disposition de la Société philharmonique dont il secondait les efforts.
[149] Mémoires du marquis d’Argenson, édition Rathery, VI, pp. 328 et 332.
[150] Archives municipales: lettre du président de Gascq.
[151] Journal de Barbier, VI, p. 305. Voir aussi sur l’incident le Journal du marquis d’Argenson et les Mémoires du duc de Luynes.
[152] L’huissier Piet, un innocent intermédiaire, demeura plus de trois mois sous les verrous.
[153] Ce châtiment, présentant quelque analogie avec la surveillance de la haute police, impliquait une locomotion qui, pour ne point manquer d’imprévu, n’en devenait pas moins pénible et onéreuse. Il est vrai que la Compagnie à laquelle appartenaient les victimes se cotisait pour subvenir à leurs dépenses,—par où, rapporte Barbier, elle subissait elle-même une part de la peine... Le président d’Augeard fut, sous Louis XIV, l’objet d’une mesure de ce genre: elle dura sept ans!
[154] Le manuscrit de M. de Raoul fait de ce parlementaire le portrait le plus piquant. Il le représente, dans son adolescence, composant et représentant des pièces de théâtre, tirant des feux d’artifice, s’habillant en femme, «courant les cochons par la ville...» D’ailleurs, garçon d’esprit, poli, dévot, très charitable. Un tuteur indélicat, fort de l’appui de l’archevêque et de l’intendant Boucher, obtint contre cet écolier inoffensif une lettre de cachet en vertu de laquelle on l’incarcéra d’abord à Perpignan, puis au château d’Angoulême. Il ne fut rendu à la liberté qu’en 1733.
[155] M. de Combabessouze mourut peu de temps après, laissant des dispositions testamentaires où se révèlent, à côté des sentiments religieux les plus profonds, cette hostilité à l’égard de certaines congrégations qui fut la marque de l’école janséniste.—Comme beaucoup de ses collègues, M. de Combabessouze faisait des vers, dont quelques-uns, non dépourvus de mérite, ont été recueillis par M. de Lamontaigne.
[156] Mémoires du marquis d’Argenson, IX, p. 269.
[157] Papiers inédits de M. de Lamontaigne.
[158] Archives départementales, C. 3019.—D’Argenson rapporte (IX, p. 158) qu’il fut grandement question, à cette époque, «d’envoyer à Bordeaux quelque commandant militaire et tyrannique comme fut M. de Fougères, il y a trois ans, au Parlement de Rouen».
[159] «L’abbé de Tourny, fils de l’intendant de Bordeaux, jeune ecclésiastique résidant au séminaire de Saint-Sulpice, vient d’être enlevé et mis à la Bastille, même au secret, pour avoir envoyé par la poste, avec une lettre signée de lui, les vers qui ont couru contre le roi.» (Journal du marquis d’Argenson, édition Rathery, V, p. 392.)
[160] Papiers de MM. de Lamothe.
[161] Archives départementales, C. 2838.
[162] Cette association prit le nom de Classes.
[163] Journal de Barbier, édition Charpentier, VI, pp. 337, 341, 342.
[164] La Compagnie avait suspendu le service le 16 juin 1756. Mise en demeure de le reprendre, elle répondit, le 24 août, qu’elle n’en ferait rien tant qu’on n’aurait pas rendu à la liberté les magistrats proscrits et ceux «qui étoient retenus dans une espèce de réat à la suite du Conseil du roi». Ce n’est qu’à la fin de septembre, après la soumission du ministère, que Messieurs rentrèrent au Palais. La Gazette de Hollande—numéro du 24 septembre 1756—applaudit à ce dénouement en termes flatteurs pour le Parlement de Guyenne.
[165] Journal de Barbier, édition Charpentier, VII, p. 9.
[166] Correspondance de Mme Duplessy.
[167] Correspondance de MM. de Lamothe.
[168] Archives départementales, C. 2404.
[169] Le nouveau théâtre fut construit en bois. «La salle de spectacle, écrit M. de Lamothe, est au bout des Récollets, sur la main droite, avant que de sortir par la place Dauphine. Elle occupe toute la largeur de la rue de la Corderie et s’étend depuis l’alignement des maisons sur la façade jusqu’au bord le plus reculé de la première tour qui est presque d’abord après le mot rue. Jusque-là, c’est un massif de bâtiments. Ensuite, depuis cette tour jusqu’à une ligne près de la seconde, ce sont des appartenances de la salle.»
[170] Les commandants de province étaient chargés de remplacer les gouverneurs qui, le plus souvent, résidaient à Versailles. A cet effet, ils étaient investis des mêmes droits et des mêmes prérogatives que le grand seigneur dont, en fait, ils exerçaient la fonction. Le commandant de la Guyenne siégeait au Parlement entre le premier et le deuxième président, et recevait vingt-quatre mille livres d’émoluments.—La province sous l’ancien régime, par Alfred Babeau, I, pp. 313 et 318.
[171] Mémoires du duc de Luynes, VII, p. 200.
[172] M. d’Hérouville arriva à Bordeaux le 19 juin 1755. Parmi les honneurs dont on le gratifia, figurait une représentation au Collège de Guyenne à laquelle assistèrent les jurats, le grand sénéchal et de nombreuses personnes appartenant à la noblesse, à l’Université et au Barreau. Le commandant n’ayant pu s’y rendre, les orateurs récitèrent leurs discours de bienvenue en face «du fauteuil de vellours cramoisy sur lequel M. le comte d’Hérouville se seroit placé s’il avoit été présent.» (Registres de la Jurade, BB. 1755.)
[173] Mémoires de Marmontel, édition Barrière, p. 162.
[174] Sur l’événement et ses suites, consulter les Mémoires du duc de Luynes, XV, pp. 212, 214, 270. Voir également le Journal du marquis d’Argenson, IX, pp. 326 et 359.
[175] Il fut remplacé par le maréchal de Thomond.
[176] Papiers de M. de Lamontaigne.—L’Académie avait, en 1755, reçu M. d’Hérouville dans ses rangs. Celui-ci n’oublia jamais ses amis de Guyenne. Plusieurs d’entre eux, notamment M. Risteau, qu’il fit entrer à la Compagnie des Indes, eurent à se louer de ses services.
[177] Souvenirs de la marquise de Créquy, édition Garnier, V, p. 240.
[178] Mémoires de Marmontel, édition Barrière, p. 162.
[179] Voir l’Éloge de Tourny, par Jouannet, p. 81.—Depuis un certain temps, les ministres tranchaient, sans consulter M. de Tourny, d’importantes questions du ressort de sa Généralité. Celui-ci se plaignait amèrement de procédés qui impliquaient une véritable défaveur: un mémoire signé de lui, dont la minute nous a été communiquée par M. Raymond Céleste, contient à ce sujet de curieuses indications.
[180] Archives nationales, II. 92.
[181] Papiers inédits de M. de Lamontaigne.
[182] Correspondance de MM. de Lamothe.—Il y eut, à cette époque, un redoublement de rigueurs contre les protestants. Certains d’entre eux furent vivement sollicités par leurs coreligionnaires étrangers de quitter le royaume.
[183] Mémoires de Durfort de Cheverny, I, p. 198, confirmés par les notes du président Barbot.
[184] Voyage de la Raison en Europe, par le marquis Caraccioli.
[185] Correspondance de Buffon, I, p. 6.
[186] Archives départementales, C. 1077.
[187] Bureau de la grande police, par Brives-Cazes, p. 23.
[188] Enquête sur le fait des corvées, p. 126.
[189] D’autres services existaient dans les directions suivantes: 1o Saintes, La Rochelle et Nantes, trois départs par semaine;—2o Agen et Toulouse, deux départs;—3o Mont-de-Marsan, Dax et Bayonne, deux départs;—4o Limoges et Périgueux, un départ;—5o Libourne, deux départs;—6o Blaye, un départ chaque jour, à l’heure de la marée;—7o le Médoc, un départ chaque jour, à sept heures du matin.
[190] La Généralité de Guyenne était alors traversée par trois grandes routes de poste, auxquelles se rattachaient cinquante embranchements divers; le tout comprenait cinq cent vingt lieues de longueur.—Archives départementales, C. 76.
[191] Voyage de la Raison en Europe.
[192] La fonction des dizeniers consistait à relever les contraventions de police et à dresser les rôles de la capitation et du dixième. Il y avait généralement un dizenier par rue.
[193] Il y avait douze commissaires de police; mais il est permis de croire qu’ils se bornaient à exercer une surveillance générale, car plusieurs d’entre eux étaient en même temps marchands ou procureurs. Leurs appointements s’élevaient à quatre cents livres.—Les espions de police ne furent créés que plus tard.
[194] Les premiers essais d’éclairage remontent à 1697, mais ce fut seulement vers le milieu du XVIIIe siècle que ce service s’améliora. En 1750, les négociants des Chartrons firent venir à leurs frais de Rotterdam cinquante lanternes d’un système nouveau, avec leurs fers et assortiments. Enfin, par délibération prise en 1758, la Jurade substitua aux anciens appareils deux mille quatre cents lanternes imitées de celles de Paris.
[195] Collection Delpit: Correspondance.
[196] Arrêté du 7 septembre 1763.
[197] Ces sortes de représentations avaient lieu d’ordinaire «à la vieille corderie, derrière la salle de spectacle».
[198] Pastorales héroïques, de Nau-Dumontet.—Les arènes affectées aux combats d’animaux étaient généralement établies dans la rue Couet, aujourd’hui rue de la Course.
[199] L’apothéose de Molière, chez la veuve Calamy, imprimeur du spectacle.—Collection de M. Roborel de Climens.
[200] Paris, Versailles et les provinces, II, p. 72.
[201] Cet événement fait l’objet d’une lettre fort curieuse publiée dans le numéro du 14 novembre 1750 d’un journal de La Haye, la Bigarrure, et reproduite dans l’Intermédiaire des chercheurs et des curieux du 28 février 1894.
[202] Mémoires de Mlle Clairon, édition Barrière, p. 50.
[203] Lettres d’Horace Walpole, édition Didier, pp. 28 et 53.