[204] Un règlement du 5 août 1713 obligeait tous les serviteurs, portiers, laquais, porteurs de chaises, cochers, postillons, palefreniers, frotteurs, etc..., à se munir «de galons de livrée de couleur apparente». Toute contravention était punie d’un mois de prison, et, en cas de récidive, des peines du carcan et du bannissement. Lorsqu’il y avait port de l’épée, le juge prononçait les galères.—Archives départementales, C. 1077.
[205] Cette pierre existait encore en 1770; il est probable qu’elle fut enlevée à l’époque de la démolition du palais de l’Ombrière.
[206] Chaque corps d’état avait, pour ainsi dire, un quartier attitré. Les ferblantiers habitaient presque tous le long du quai, depuis l’hôtel des Fermes jusqu’à la porte de la Monnaie.
[207] Archives départementales, C. 3313.
[208] Le lever du rideau fut fixé à cinq heures et demie par ordonnance du 11 septembre 1755.
[209] Archives municipales: Lettres missives.
[210] Souvenirs de la rue Neuve, par Charles Marionneau.
[211] Caractères et portraits, de Chamfort.
[212] C’est le sobriquet que l’on donna à Richelieu à raison de ses déprédations durant cette campagne. Elles lui permirent, assurait-on, de payer plus d’un million de dettes et de faire construire l’hôtel baptisé par les Parisiens du nom de pavillon de Hanovre.
[213] Allusion à l’habitude qu’avait Richelieu de s’inonder de parfums.
[214] Les jurats, aux termes d’un arrêt du Conseil enregistré en 1758, recevaient deux mille livres de gages. Là ne se bornaient point leurs profits. En dehors des redevances en nature, touchées dans certains cas, notamment des personnes investies de lettres de bourgeoisie, ils avaient droit à des jetons de présence. Jusqu’en 1780, ces jetons furent du poids de trois livres; à partir de cette date, on les éleva à trois livres douze sols; les premiers étaient ronds, les seconds furent carrés. La remise en était faite dans une bourse valant elle-même vingt-quatre livres. Les jurats qui ne tenaient point aux jetons avaient la faculté de les échanger contre une somme de six cents livres.—Correspondance de Mme Duplessy.
[215] Une curieuse correspondance fut échangée, sur cette question, entre le ministre, M. de Saint-Florentin, et l’intendant, M. de Tourny fils. Elle se termina par l’ordre à ce dernier de faire mettre en dépôt—à l’abri des atteintes de la Jurade—les velours, étoffes, galons, franges d’or et d’argent achetés par elle, pour qu’on pût s’en servir plus tard dans des occasions analogues.—Archives départementales, C. 3633.
[216] Archives départementales, C. 3633.
[217] Correspondance de MM. de Lamothe.
[218] Archives municipales: Lettres missives.
[219] «Une cuisinière, faite avec art, attachée sous sa voiture, faisoit cuire doucement, par le moyen de briques rouges, les viandes qu’il désiroit. Et, à la poste, avant le temps désigné pour manger, un cuisinier adroit s’emparoit de la machine et couroit à toute bride préparer le repas de Monseigneur, de façon qu’en arrivant il n’attendoit pas.» (Vie privée du maréchal de Richelieu, par Faur, II, p. 155.)
[220] «Le public fut admis à circuler autour du banquet et la table livrée ensuite au peuple dont les acclamations se mêlaient au bruit des orchestres.» (La comtesse d’Egmont, par Mme d’Armaillé, p. 70.)
[221] Chronique de Gaufreteau, I, p. 118.
[222] La loi Oppia imposait des bornes au luxe des femmes et leur interdisait de porter sur elles plus d’une demi-once d’or.
[223] Chronique de Gaufreteau, II, p. 111.
[224] Correspondance de Buffon, I, p. 6.
[225] Publication des bibliophiles de Guyenne, II, p. 10.
[226] Correspondance de MM. de Lamothe.
[227] Mémoires de Marmontel, édition Barrière, p. 268.
[228] On citait des membres de la Jurade qui, moyennant espèces, délivraient des autorisations. La sœur de l’un d’eux prélevait une rétribution quotidienne de dix-huit livres, savoir douze livres pour elle-même, et six livres pour sa nièce âgée de sept ans.—Correspondance de Mme Duplessy.
[229] Correspondance de Mme Duplessy.
[230] Journal du marquis d’Argenson, édition Rathery, VI, p. 2.
[231] L’hôtel du Gouvernement—jadis l’hôtel de Nesmond, aujourd’hui l’Archevêché—occupait une grande partie des terrains compris entre les rues Montméjan, du Temple, Saint-Paul et Porte-Dijeaux. C’est dans la rue Porte-Dijeaux que se trouvait l’entrée principale; il y en avait une autre, plus discrète, dans la rue Saint-Paul, aujourd’hui rue des Facultés.
[232] Lettre de Richelieu au président de Lalanne.
[233] Antoine-Alexandre de Gascq, né le 20 décembre 1712, conseiller en 1730, président à mortier en 1739. Son nom reviendra souvent dans le cours de ce récit.
[234] Le compte rendu de cette fête, qui eut lieu le 6 août 1758, fut fait par Rulhière sous la forme d’une lettre à la duchesse d’Aiguillon. Cette lettre, avec quelques variantes, trouva place dans l’Année littéraire, de Fréron, 1758, VII, p. 186.
[235] Le thé à l’anglaise chez le prince de Conti, par Olivier.
[236] Souvenirs de la marquise de Créquy, édition Garnier, III, p. 4.
[237] M. de Tourny.
[238] La duchesse d’Aiguillon.
[239] Les Délices de la France, avec une description des provinces et des villes de France, par Savinien d’Alquié. Paris, 1670, II, pp. 184 à 189. L’auteur ajoute qu’à Bordeaux «tous les plaisirs de l’esprit et du corps se trouvent réunis dans toute leur pureté».
[240] Carraccioli a dit fort justement que, chez les femmes de cette époque, le bon sens et l’érudition s’alliaient parfois avec les mouches et le rouge.
[241] Correspondance de MM. de Lamothe.
[242] Les émoluments du gouverneur de la Guyenne s’élevaient à 99,708 livres, non compris le logement, le chauffage et une foule d’autres profits.—La province sous l’ancien régime, par A. Babeau, I, p. 332.
[243] Papiers inédits de M. de Lamontaigne.
[244] Correspondance de Voltaire: lettre du 21 juillet 1764.
[245] Correspondance de MM. de Lamothe.
[246] Les noms des volontaires, qui, presque tous, appartenaient au commerce, sont rapportés dans l’Almanach historique de Guyenne, année 1760, p. 198.
[247] Iris de Guyenne, I, p. 42.
[248] La comtesse d’Egmont, par Mme d’Armaillé, p. 73.
[249] Mme d’Egmont fit partie du petit cénacle auquel Jean-Jacques offrit la primeur de ses Confessions: «J’achevai ainsi ma lecture, écrit-il, et tout le monde se tut. Mme d’Egmont fut la seule qui me parut émue. Elle tressaillit visiblement, mais elle se remit bien vite et garda le silence, ainsi que toute la compagnie.»
[250] On a de lui une Réponse aux observations sur l’Esprit des lois. C’est d’après ses indications que le sculpteur Cessy modela le buste de Montesquieu. M. Risteau était le père de Mme Cottin.
[251] Laboubée rapporte que Cazalet s’ouvrit les veines dans un bain, pour se soustraire aux fureurs révolutionnaires.
[252] On en trouvera une description détaillée dans la Conchyliologie, de Dézallier d’Argenville, p. 136.
[253] Mémoires de Marmontel, édition Barrière, p. 269.
[254] Collection Delpit: lettre des frères Labottière.
[255] Note de Laboubée.
[256] Jean-Charles de Lavie, chevalier, comte de Belhade, baron de Nontron, du Bourdeix, de La Roque du Taillan et autres lieux, naquit à Bordeaux le 23 septembre 1694. Il fut élu à l’Académie le 22 juillet 1738.—La maison de Lavie comptait, depuis deux siècles, toute une lignée de parlementaires. Bernard de Lavie, bisaïeul de Jean-Charles, occupait la charge de premier président à Pau. Son aïeul, Thibaut de Lavie, qui joua, durant la Fronde, un rôle des plus actifs, fut, par une faveur sans exemple, premier président à Pau en même temps qu’avocat général à Bordeaux.
[257] L’ouvrage porta d’abord ce titre: Abrégé de la république de Bodin.
[258] Les attaques ne furent pas épargnées à Jean-Charles de Lavie. Plagiaire de Montesquieu, pour quelques-uns, il fut regardé, par d’autres, comme son détracteur. Accusations contradictoires également injustes. Discutant sur le droit public, Lavie suivait le même chemin que son illustre devancier. Les rencontres ne pouvaient qu’être fréquentes: elles furent toujours loyales. Quant au reproche de dénigrement, il y a lieu de s’en étonner. Lavie n’abdique point son droit de critique, mais il en use avec une déférence d’où l’admiration n’est pas exclue: Bodin, déclare-t-il, est plus abondant en faits et en maximes puisées dans les anciens auteurs qu’élevé dans ses réflexions; Montesquieu est riche de son propre fonds: l’un écrit, l’autre pense.
[259] Année littéraire, 1764, II, p. 315.—Une étude comparative des Corps politiques et de l’Esprit des lois serait d’autant plus curieuse que Charles de Lavie et Montesquieu vécurent dans le même monde et, suivant toutes vraisemblances, entretinrent ensemble des rapports fréquents. Il est étrange qu’aucun des biographes du châtelain de La Brède n’ait songé à opérer un rapprochement entre les œuvres des deux écrivains.
[260] Lettre de Dupaty à Voltaire par laquelle il lui recommande son ami de Lavie. «Son père, dit-il, doit vous être connu. C’est à lui que la République des lettres doit une refonte de Bodin et des réflexions sur la vie de Plutarque...» Voltaire mentionne la visite de M. de Lavie dans une lettre du 15 octobre 1776.
[261] Archives de la Cour d’appel: dossier de la Commission militaire.
[262] M. de Ségur figure, sur les notes de Vernet, pour une toile de douze cents livres; M. Journu, pour quatre marines; le marquis de Saint-Marc, pour un sujet gracieux en marine ou en paysage; le riche M. Imbert, pour trois tableaux; Mme d’Egmont, pour trois tableaux aussi, dont un petit représentant un clair de lune, etc.
[263] Il la revendit onze cents livres en 1779.
[264] Archives municipales: lettre du 1er janvier 1744.
[265] Table historique de l’Académie, p. 305.
[266] Marmontel, de passage à Bordeaux, reçut de Barbot communication de ces pamphlets.—Mémoires de Marmontel, édition Houssaye, p. 270.
[267] Voici la liste en question, découverte dans les papiers de MM. de Lamothe:—La Famille extravagante: les Guyonnet;—Les Plaideurs: Citran et Guyac;—L’Avare: M. de Combabessouze;—Le Grondeur: Labadie;—L’Indiscret: Bellegarde;—Le Babillard: Marbotin;—Le Chevalier à la mode: La Chabarine;—L’Homme à bonnes fortunes: Montferrand;—L’Important: Marcellus;—Le Médisant: Portets;—Ésope à la ville: Gourgue;—Le Tartufe: de Gascq;—Le Bourgeois gentilhomme: Pelet;—Les Précieuses ridicules: Mlles de Sallegourde;—L’Enfant prodigue: M. de Sallegourde;—Le Joueur: Somières;—Le Dissipateur: Mirat;—Le Menteur: Ségur;—Le Mariage forcé: Leberthon;—La Mère coquette: Mme de Pontac;—Le Fat puni: Montazet;—L’Esprit de contradiction: Mme de Labadie;—La Fille de village: les Paret;—Le Bourgeois à la mode: Dupin et Paran;—Les Bourgeoises de qualité: les demoiselles Peyronnet;—La Vie est un songe: Tortaty;—Le Glorieux: Carrière;—Le Misanthrope: Caupos;—L’avocat Pathelin: Poussart;—La Veuve: Mme de Dunes;—Pourceaugnac: d’Arville;—Georges Dandin: Le Doux;—Le roi de Cocagne: Lascombes;—L’Extravagant: La Capelle;—L’Ami de tout le monde: Aquart;—La Coquette: Mme Dusault;—Le Mécontent: Tombebœuf;—Les Femmes savantes: Mlles Duplessy et de Ségur;—Le Français à Londres: Laburthe;—Les Fâcheux: Denis et Parrant;—La Fausse Prude: la première présidente;—L’Étourdi: Montbalen;—Jodelet: Dupin;—Crispin médecin: Séris;—L’Amour médecin: Cazaux;—Le Malade imaginaire: Labadie fils;—Le Distrait: Montesquieu;—La Mère confidente: Mme de Cressac;—La comtesse d’Escarbagnas: Mme Boyer;—L’École des amants: Bigot;—La Fille capitaine: Mlle Châteauneuf;—Le Chevalier Massacre: Baignères;—Arlequin poli par l’Amour: La Colonie;—La Comtesse d’Orgueil: Mme Lassalle;—Les Amants réunis: Piis et sa femme;—Le Petit-Maître corrigé: Budos;—La Matrone d’Éphèse: Mme de Ségur-Cabanac;—Le Procureur arbitre: Duvigier père;—Le Flatteur: Duvigier fils;—Le Magnifique: Mirambeau;—L’Amoureux: Senault;—Le Dépit amoureux: Mlle de Belhade;—La Femme d’intrigue: Mme Robillard;—Le Sicilien: le chevalier Malvin;—Crispin musicien: Sarrau;—Les Folies amoureuses: Mlle de Pile;—Le Légataire universel: Sause;—Les Fourberies de Scapin: Vincent, doyen;—Le Complaisant: Desaigues de Fais;—Colin Maillard: Dupont-Rolland;—Crispin bel-esprit: le président Rolland;—Les Visionnaires: Lalanne et Montaigne;—Je ne sçais quoi: Le Blanc, père;—La Réconciliation normande: le premier président et l’intendant.
[268] Il était assesseur au Présidial de Nérac.
[269] Les Grandes Inventions modernes, par Figuier. Hachette, 1873, p. 343.
[270] Le 10 août 1759.—M. de Lamontaigne, qui fournit des détails précieux sur cet événement, rapporte, d’après des témoins dignes de foi, que la secousse éprouvée à Bordeaux fut, sinon aussi longue, au moins aussi forte que celles ressenties à Lisbonne, lors du tremblement de terre de 1755 qui renversa cette ville de fond en comble.
[271] C’était une messe en musique que dirigeait, le plus souvent, l’académicien Sarrau de Boynet.
[272] Papiers de l’Académie, no 828, 20, p. 65.
[273] Correspondance de Voltaire, édition Beuchot, t. LXIX, p. 253.
[274] Observations sur l’agriculture, par le chevalier de Vivens, I, p. 111.
[275] Cet état de choses se perpétua jusqu’en 1791: c’est Gensonné, en qualité de procureur de la Commune, qui en provoqua l’abolition.
[276] Extrait des Corps politiques, livre VII, chapitre II, édition de 1766, II, p. 67.
[277] Le Parlement de Guyenne ne cessa de professer, à l’égard de l’illustre intendant du Limousin, des sentiments de haute estime. On en trouve l’expression dans un remarquable arrêt du 17 janvier 1770.—Archives départementales, 1514 B.
[278] Mémoires du chancelier Pasquier, I, p. 3.—Mémoires du duc de Luynes, XIV, p. 470.—L’inoculation était regardée comme un acte de rébellion contre la volonté divine.
[279] Liste chronologique des ouvrages des médecins et chirurgiens de Bordeaux, an VII, p. 22.—Les succès du docteur Grégoire n’eurent pas le privilège de l’enrichir. Traqué par ses créanciers, il fut réduit, en 1765, à solliciter le bénéfice d’un sauf-conduit.—Archives départementales, C. 3437.
[280] Les Annonces-Affiches prenaient part à la polémique, et, dans le numéro du 13 mars 1760, se prononçaient en faveur de l’inoculation.
[281] Le 10 novembre 1757, il écrivait à Barbot, à l’occasion de la mort du fils unique de M. de La Tresne: «Si l’inoculation de la picotte étoit pratiquée autant qu’elle le mérite, peut-être qu’elle eût évité bien des regrets à l’infortuné M. de La Tresne. J’ai bien pris part à sa perte. Les amis de Mme Duplessy n’en seront pas si affligés que moi.»—Papiers de l’Académie, 828, 20.
[282] Par les soins d’un médecin nommé Chaumont dont le nom ne figure point parmi les docteurs exerçant à Bordeaux ou à Paris.
[283] Le docteur Grégoire dédiait à la comtesse une étude sur la petite vérole et la remerciait, au nom de la Faculté, d’avoir, par une fermeté d’âme sans pareille, «fourni des armes victorieuses aux défenseurs de l’inoculation».
[284] Œuvres de Rulhière. Paris, 1819, VI, p. 445.
[285] Correspondance de M. de Gascq.—Lettre, du 28 janvier 1769, à M. d’Arche.
[286] Correspondance de MM. de Lamothe.—Parmi les danseuses engagées se trouvaient les sœurs Boscarel que le maréchal honorait d’une bienveillance particulière et à qui il faisait donner leurs premières leçons, aux frais des actionnaires.
[287] Journal historique de Collé, I, p. 174.—Après quelques années passées à Bordeaux, Mlle Émilie se rendit à Saint-Pétersbourg où «elle mourut de froid». (Manuscrit de M. de Raoul.)
[288] Voici l’un des couplets qui le concernent:
[289] Correspondance de MM. de Lamothe.—M. de Raoul, au contraire, rapporte que le jeune Labottière était encore en prison le 25 juin 1763, plus de deux années après l’incident.
[290] Correspondance de Walpole, édition Didot, p. 51 et 55.—Mistress Bootbie passait pour être la maîtresse du général Churchill.
[291] Mémoires de Dazincourt, édition Barrière, p. 197.
[292] Histoire des théâtres de Bordeaux, par Detcheverry, p. 152.
[293] Voyage de la Raison en Europe, p. 367.
[294] Annales de Bernadau, p. 210.
[295] Elle porte la signature d’un des comédiens de la troupe, le sieur Caprez; la musique était de Beck.—Collection de M. Roborel de Climens.
[296] Journal de Collé, III, p. 188.—Le Galant Escroc avait été représenté sur le théâtre du duc d’Orléans, à Bagnolet.
[297] «C’était toujours sur la classe inférieure que son despotisme frappait avec le moins de ménagement. Il fit enfermer plusieurs personnes qui avaient seulement osé blâmer sa conduite.»—Vie privée du maréchal de Richelieu, II, p. 196.
[298] Il faut reconnaître que le Parlement s’était, dans cette circonstance, montré quelque peu agressif; il n’avait pas craint, en effet, de reprocher au roi l’élévation croissante des impôts, celui-ci «ayant faict plus d’édicts puis la paix qu’il n’en avoit faict pendant la guerre». (Chronique d’Étienne de Cruseau, II, p. 39.)
[299] Ces derniers, si l’on en croit la légende, furent, à maintes reprises, obligés de le condamner.
[300] La Chambre de justice de Guyenne en 1583-1584, par Brives-Cazes, p. 51.—Marguerite de Valois, sœur de François Ier, n’avait pas été plus heureuse dans ses démêlés avec les Robes longues. Il lui plut, un jour, d’enlever les riches héritières du bordelais pour les marier aux nobles ruinés de sa cour: la Grand’Chambre, par de vigoureuses décisions, coupa court à cette entreprise renouvelée de l’aventure des Sabines.—Le Parlement et la Cour des Commissaires de 1549, par Brives-Cazes.
[301] Chronique de Gaufreteau, I, p. 321.
[302] La Société et les Mœurs en Béarn, p. 156.
[303] Tallemant des Réaux, édition Garnier, I, p. 93.
[304] Le dernier tour d’Henri IV à ses amis du Parlement vaut la peine d’être conté. Jadis payeur récalcitrant, le Béarnais, avec l’âge, était devenu franchement avaricieux. Son neveu, le prince de Condé, ayant jugé bon de prendre femme, Sa Majesté se fût volontiers affranchie du cadeau de noces. Mais l’épousée était cette Charlotte de Montmorency pour l’amour de laquelle le Vert-Galant accomplissait une série d’extravagances qui le couvrirent de ridicule. Lésiner n’eût point été le fait d’un Céladon. Henri IV, qui avait le génie des solutions économiques, trouva le moyen de faire grand sans délier les cordons de sa bourse. Il glissa dans la corbeille... un brevet de conseiller à Bordeaux. Bon gré, mal gré, la Compagnie dut acquitter le montant de cette lettre de change... Combien d’autres du même genre n’eut-elle pas à payer!
[305] «Comment le Parlement eût-il pu résister seul aux entraînements corrupteurs créés par le despotisme de François Ier et de ses successeurs!»—Le Parlement de Bordeaux et la Cour des Commissaires, par Brives-Cazes, p. 164.
[306] La liste dressée et publiée par M. Dast de Boisville comprend plus de seize cents noms.
[307] Journal historique de la révolution opérée dans la Constitution de la monarchie française, II, p. 232.—Maupeouana, III, p. 30.
[308] La capitation variait suivant les besoins du fisc. En 1721, elle était de 1,500 livres pour le premier président, de 450 livres pour les présidents à mortier, de 225 livres pour les présidents à bonnet et les conseillers, de 35 livres pour les avocats. On ne tarda pas à l’augmenter et à y joindre un impôt de quatre sols pour livre.
Un relevé de compte présenté par le payeur des gages au conseiller de Pichon fournit sur cet état de choses des précisions intéressantes. Ce compte, qui s’étend de 1713 à 1724, constitue M. de Pichon créancier d’une somme totale de 4,200 livres, pour onze années de gages à 375 livres, soit 4,125 livres, et pour deux années à la Tournelle donnant lieu à un supplément de 37 livres dix sols, chacune. Au débit figurent: 1o l’impôt du dixième sur les gages, 420 livres; 2o l’impôt de la capitation, 3,307 livres 15 sols... Reste un boni de 473 livres 5 sols, affecté à des fournitures de bureau. En définitive, M. de Pichon se trouve redevable de 10 livres 11 sols 6 deniers.—Archives départementales, C. 852.
[309] La démonstration est facile. En 1770, le Parlement de Bordeaux se composait de dix présidents à mortier et de cent présidents à bonnet ou conseillers. On ne peut évaluer à moins de 120,000 livres la valeur des offices de président à mortier, soit 1,200,000 livres pour les dix. Les offices de président à bonnet et de conseillers, après avoir valu 60,000 livres, étaient descendus à 40,000; soit quatre millions, pour les cent; en tout, cinq millions deux cent mille livres déboursés par les membres de la Compagnie, non compris ceux du Parquet. Or, le montant des épices réellement perçues—à l’exclusion des épices pro rege, pro urbe, pro Deo—n’atteignait pas, à beaucoup près, le revenu qu’eût pu donner cette somme. Un dépouillement consciencieux démontre qu’à cette époque elles ne s’élevaient pas à 40,000 livres, pour un ressort de 2,200,000 justiciables (à Rouen elles étaient de 20,000 livres seulement). Réparties sur un capital de cinq millions deux cent mille livres, ces 40,000 livres constituaient un intérêt de moins de 1%. Encore négligeons-nous l’impôt de la Paulette lequel, étant alors fixé au centième du prix de l’office, absorbait et au delà toutes les sommes perçues.—En fin de compte, les épices allaient, sous des formes diverses, se déverser dans les coffres de l’État, et l’on peut affirmer que les parlementaires payaient chèrement les privilèges qui leur étaient attribués. Ce qui, dans une certaine mesure, peut faire illusion, c’est que les épices se répartissaient d’une façon inégale. La plus forte part était réservée aux rapporteurs de la Grand’Chambre, tandis que les officiers des Enquêtes et des Requêtes ne touchaient à peu près rien. Ces derniers, spécialement, étaient taxés à une redevance fixe de six écus par audience, laquelle, partagée entre dix magistrats, portait à trente-six sous par audience le profit de chacun d’eux... Étienne de Cruseau fournit, sur cette délicate question des épices, un renseignement précieux. Devenu conseiller de Grand’Chambre, il clôture l’année 1608 par cette exclamation, unique dans sa longue carrière: «Dieu m’a donné mille escus de mon estat; à vous, mon Dieu, gloire et honneur et grâces!» Cette satisfaction bruyante de l’un des rapporteurs les plus zélés du Parlement démontre le caractère insolite de ce revenu, qui n’était, d’ailleurs, que l’intérêt à 5% du capital de la charge. Gaufreteau complète cette indication par la réflexion suivante: «Quel advantage peuvent avoir ceux qui achepteront des offices de crue, attendu que, après qu’ils auront baillé quinze ou vingt mille escus pour leurs offices, ils demeureront près de vingt ans avant gagner l’eau qu’ils boiront»: une boutade qui n’est, en somme, que l’expression fidèle de la vérité.—Ajoutons qu’une rémunération aussi illusoire des emplois de judicature peut, seule, expliquer la facilité avec laquelle les magistrats de l’ancien régime, pour forcer la main au roi, abandonnaient, parfois pendant des années, l’exercice de leurs fonctions.
[310] Œuvres de Michel de l’Hospital, édition Dufey, II, p. 111.
[311] L’avocat général Saige épousait lui-même Mlle de Verthamon d’Ambloy, fille du président aux Enquêtes, dont la fortune était considérable—ce qui fait dire à M. de Lamontaigne: «C’est le Pactole qui va fertiliser les mines du Pérou.»
[312] Mémoires de Mme du Hausset, édition Barrière, p. 72.
[313] Archives départementales, C. 3623.
[314] Archives départementales, C. 3585.—Sur l’emplacement de sa maison incendiée, M. Le Berthon fit construire le bel hôtel, rue du Mirail, qu’occupent aujourd’hui les services du Mont-de-piété.
[315] Il paraît certain que les Sceaux furent offerts à M. Le Berthon et qu’il les refusa pour ne point quitter Bordeaux.
[316] Dix présidents à mortier en exercice et deux honoraires, deux chevaliers d’honneur, six présidents à bonnet, quatre-vingt-quatorze conseillers en exercice, vingt-deux honoraires, vingt-six officiers du parquet ou greffiers.—Aux processions de Saint-André, le gros du cortège stationnait encore dans la rue du Loup quand la tête franchissait le seuil de la Primatiale.
[317] Les conseillers n’avaient voix délibérative qu’à vingt-cinq ans, les présidents qu’à trente ans.
[318] Mémoires de Bailly, III, p. 130.
[319] Tablettes de Bernadau: V. p. 177.
[320] Cette cérémonie eut lieu le 23 mars 1756, deux ans avant la prise de possession effective. Le maréchal y fut représenté par le marquis de Montferrand, grand sénéchal de Guyenne.
[321] Lettre de Voltaire du 12 septembre 1755.
[322] Tel fut le sort de l’avocat général Dupaty à qui une rigoureuse incarcération à Pierre-Encise rappela les dangers d’une indépendance intempestive. Le fougueux orateur fut, de là, transféré à Roanne où il écrivit ses Imitations de Properce et de Tibulle.
[323] Archives départementales, C. 2623.—L’intendant était alors M. Boutin, un homme aimable et distingué dont les correspondances privées font fréquemment l’éloge. Sa femme—une Chauvelin—s’attira toutes les sympathies par ses manières et sa bonne grâce. Très bien accueillie dans la société bordelaise, elle donna elle-même des fêtes qui eurent un grand éclat.
[324] Le roi fut obligé d’interdire toute publication de ce genre.—Archives départementales, C. 3623.
[325] La décision ne fut pas rendue à l’unanimité, si l’on s’en réfère à la correspondance de MM. de Lamothe. Un certain nombre de jeunes conseillers, pour qui la masse aux dés avait des charmes, votèrent contre.
[326] A l’occasion de l’établissement du Vauxhall: Archives historiques de la Gironde, XXIV, p. 428.
[327] Registres secrets, sous la date du 7 septembre 1763.
[328] Elle se composait de MM. de Gascq, de Gourgue (Laurent-Marc-Antoine), de Grissac, de Baritault, de La Colonie, de Favars, de Filhol, de Prunes, de Gourgue de Thouars, de Verthamon d’Ambloy, d’Arche de La Salle, de Lamontaigne, de Rauzan, de Poissac.
[329] Une étude sur la réforme de la justice fut, en effet, préparée par un des Messieurs.
[330] M. Brives-Cazes a publié dans une intéressante brochure—Le Parlement de Bordeaux: Bureau de la grande police—un résumé des travaux de la Commission. Les registres retrouvés par lui n’embrassent qu’une période de quatre années à partir de 1763; mais nous ne serions pas surpris que le Bureau eût fonctionné jusqu’en 1771. Les remarquables arrêts rendus en 1770 sur la vente des grains et l’établissement d’assemblées de paroisses en vue de soulager la misère publique, ont sûrement été inspirés par le Bureau de la grande police.
[331] Les choses se passèrent ainsi, en 1762, au sujet d’un navire offert au roi par la Ville. La correspondance de MM. de Lamothe atteste que l’intendant faisait venir chez lui les habitants, les sollicitait de s’exécuter de bonne volonté, et, au besoin, augmentait le chiffre de leur souscription.—Il est juste de dire que, dans certaines circonstances, Sa Majesté, trouvant excessives quelques-unes des libéralités ainsi obtenues, en opéra elle-même la réduction.
[332] Voir, page 138, ce qu’en disait Tourny.
[333] Correspondance de MM. de Lamothe.—Sur l’état économique de la Guyenne, sous le règne de Louis XV, on consultera avec fruit l’Ancien Régime, de Taine, p. 60 et suivantes.
[334] Journal historique de la révolution Maupeou, II, p. 28.
[335] Bien que la correspondance de Mme Duplessy avec sa fille embrasse cette période, il ne se trouve qu’une lettre faisant allusion aux événements de cette époque: il est permis de croire que les autres ont été détruites sur sa demande.
[336] Charles-François-Hyacinthe Esmangart.
[337] Archives départementales, C. 3623.—Lettre à M. de Sartine, du 19 février 1771.
[338] Il était admis par les esprits impartiaux que, déplorable en principe, la vénalité des charges constituait, en fait, la garantie la plus sûre de l’intégrité et de l’indépendance du juge. Montesquieu se prononce en faveur de la vénalité; Charles de Lavie également: il estimait que le choix du prince n’avait jamais équivalu en France qu’à la plus dangereuse des vénalités, la vénalité clandestine.—Peut-être n’est-il pas hors de propos de rappeler que l’affaissement des consciences au sein des Parlements coïncida presque toujours avec l’attribution accordée au Souverain du choix des représentants de la justice. L’admirable magistrature en fonctions à Paris, lors de la mercuriale de 1559 qui se termina par la mise en jugement de huit officiers de judicature, dont un brûlé en Grève et un autre étranglé dans son cachot, s’était recrutée elle-même en toute liberté; celle, au contraire, qui siégeait au moment de la Saint-Barthélemy, et dont l’attitude a été l’objet de vives critiques, devait son investiture au choix des Guises.
[339] Le Barreau de Bordeaux, par Henri Chauvot, p. 41. Le premier président d’alors était Jacques-André-Hyacinthe Le Berthon, dont le père était décédé en 1766.
[340] Journal historique de la révolution Maupeou, II, p. 132.
[341] Correspondance de Voltaire: lettre du 24 janvier 1766.
[342] Il n’était rien moins que rassuré: «Bordeaux, écrit Walpole, résista un jour ou deux, au grand effroi de Richelieu qui se retira précipitamment en demandant des troupes.»—Lettres de Walpole, édition Didier, p. 255.
[343] Mémoires de Saint-Simon, édition Hachette, XVI, p. 52.
[344] Journal historique de la révolution Maupeou, II, p. 109.
[345] Le 29 avril 1771, par une délibération prise à l’unanimité, les officiers du Parlement s’étaient engagés à n’accepter aucune place dans les juridictions nouvelles. Cette décision fut renouvelée le 3 septembre; à cette date, il y eut une dizaine d’opposants.—Journal historique de la révolution Maupeou, II, p. 147.
[346] Confessions de Jean-Jacques Rousseau: année 1741.
[347] Il concourut, avec M. de Sarrau et quelques autres personnes à la fondation de l’Académie de musique.
[348] Mémoires de Dazincourt, édition Barrière, p. 197.—Journal historique de la révolution Maupeou, II, p. 138.
[349] Le Barreau de Bordeaux, par H. Chauvot, p. 40.
[350] Le chancelier Maupeou et les Parlements, p. 456.—Journal historique de la révolution Maupeou, II, p. 143.
[351] Mémoires de Besenval, II, p. 180 et 181.
[352] Michau de Montblin était conseiller au Parlement de Paris.
[353] Le chancelier Maupeou et les Parlements, p. 424.
[354] La comtesse d’Egmont, par Mme d’Armaillé, p. 159.
[355] De Lurbe écrit, de son côté: «Les Bordelais sont de leur naturel avides de liberté.» (Chronique bourdeloise: année 1548.)—Le maréchal de Richelieu faisait lui-même, dans sa correspondance, une constatation identique.
[356] Le chancelier Maupeou et les Parlements, p. 480.
[357] Le chancelier Maupeou et les Parlements.—Journal historique de la révolution Maupeou, II, p. 139.
[358] L’Ancien Régime, par H. Taine, p. 386.
[359] Sans doute Angélique de Mathieu, femme de Laurent-Marc-Antoine de Gourgue, président à mortier.
[360] En reproduisant ces détails, M. Flammermont désigne la sœur du premier président comme étant Mme de Pontac. C’est une erreur que nous avons cru devoir rectifier.
[361] Les mauvais sujets, au nombre de soixante-cinq, étaient MM.: Le Berthon de Gourgue (Laurent-Marc-Antoine), de Cazeaux, de Spens d’Estignols de Lancre (Joseph), Arnaud de Lavie, de Spens d’Estignols de Lancre (François), Montalier de Grissac, de Conilh, Le Blanc de Mauvezin, de Sallegourde, Pelet d’Anglade, d’Arche de La Salle, de Lalande, de Ragueneau (Pierre), Desnanots, d’Augeard, d’Augeard de Virazel, de Verthamon d’Ambloy (Jean-Baptiste), de Lacolonie, de Labat de Savignac, de Ragueneau (Jean-Joseph), de Meslon (Nicolas), de Basterot, de Fonteneil, Desmoulins de Maspérier, Duluc (Laurent), de Loyac, Pocquet de Lislette, Dalon, de Piis, de Thilorier, de Gourgue de Thouars, de Brivazac, de Féger, de Mons de Saint-Pauly, Souc du Plancher, de Lamolère, de Jaucen de Poissac, Basquiat de Mugriet, de Prunes du Vivier, de Lagubat, Duval, de Gobineau, de Marbotin du Mirail, de Raigniac, de Verthamon d’Ambloy (Martial-François), Jean-Luc d’Arche, de Richon, de Paty du Rayet, de Gères de Louppes, Pérès d’Artassan, Dumas de La Roque, Martin de La Salle, de Conilh fils, Barthélemy de Filhot, de Sentout, Bienassis, Leydet, de Meslon (Jean-André), de Biré, Roche, Bouquier, Mercier-Dupaty, de Castelnau d’Essenault.—Ce dernier figure sur la liste officielle de la nouvelle Compagnie judiciaire, mais on se ravisa sans doute après l’avoir épargné, car une correspondance faisant partie de la collection Delpit établit qu’il fut soumis à un exil rigoureux.
[362] Les appointements étaient ainsi fixés: premier président, 15,000 livres; présidents à mortier, 6,000 livres; présidents à bonnet, 4,000 livres; conseillers de grand’chambre, 3,000; conseillers aux enquêtes, 2,000; procureur général et avocats généraux, 6,000; substituts, 1,000.—Le doyen des conseillers laïcs recevait une pension supplémentaire de 1,500 livres, et le doyen des conseillers clercs une pension supplémentaire de 1,000 livres.
[363] Archives départementales, c. 3631.
[364] M. de Bacalan était titulaire de deux chaires à la Faculté de droit; il désigna pour son successeur Delphin de Lamothe.—Archives départementales, C. 3631.
[365] Journal historique de la révolution Maupeou, II, p. 175.
[366] Le chancelier Maupeou et les Parlements, p. 458.
[367] Les combinaisons de Richelieu avaient abouti au résultat ci-après: premier président, M. de Gascq;—présidents à mortier, MM. de Pichard de Saucats, Duroy, de Bacalan, Jean-Maurice Dusault;—présidents à bonnet, MM. Loret et Rolland;—conseillers clercs, MM. Geneste de Malromé, Monforton, de Meslon (Antoine), Barbeguière;—conseillers laïcs, MM. Dusault père, de Baritault, de Cursol, Drouilhet de Sigalas, Dubergier de Favars, Fauquier, Pelet, de Lamontaigne, Marbotin, Fonteneil, Domenge de Pic de Blais, de Navarre, Maignol, Durand de Naujac, d’Alphonse, Delpy de Laroche, d’Albessard, Chimbaut de Filhot, Chaperon de Terrefort, de Lorman, Dubarry, Amanieu de Ruat de Buch, Laliman, de Lascombes, Garat, Maignol de Mataplane, Dumas de Fombrauge, Taffard, de Boucaud, de Minvielle, Cajus, Chanseaulme, Baritault de Soulignac, Barret, Montalier, Moreau de Montcheuil, de Laroze fils;—avocats généraux, Saige et Dudon de Lestrade;—procureur général, Dudon;—substituts, Bourgade, Duvergier, Laloubie.
[368] Celle qui, au dire de Bernadau, eut le plus de succès, débutait ainsi: