[196] Le Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la Maison de France..., t. I, p. 112.—Religieux de Saint-Denis, Chronique de Charles VI, t. I, p. 455.—Vallet de Viriville, Notes sur l'état civil des princes et princesses nés de Charles VI et d'Isabeau de Bavière (Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 4e série, t. IV, année 1857-1858, p. 476.)
[197] L'usage de la cour de France était d'envoyer, aussitôt après la naissance du Dauphin, des lettres de faire part aux princes, aux principaux seigneurs, et aux villes. «La nouvelle remplit de joie tous les cœurs et les courriers furent magnifiquement récompensés aux frais des villes». Religieux de Saint-Denis..., t. I, p. 455.
[198] Ibid.—Guillaume de Lestrange, nonce du pape en France, avait été promu, en 1375, archevêque de Rouen. Il était membre du Conseil royal. Gallia Christiana, t. XI, col. 84.
[199] Charles de Trie, comte de Dammartin, avait servi sous Du Guesclin; honoré de l'amitié de Charles V, pour son courage et sa fidélité, il avait, en 1368, tenu sur les fonts du baptême le dauphin Charles (Charles VI). Cf le Père Anselme..., t. VI, p. 671.
Cependant le Roi, si heureux qu'il fût d'être père, n'était pas revenu, même pour le baptême; l'expédition contre l'Angleterre prenait une mauvaise tournure; le duc de Berry et ses troupes étaient arrivés trop tard et les vents avaient contrarié la descente projetée; les côtes anglaises ne furent pour ainsi dire pas menacées: on avait pu à peine sortir du port de l'Écluse[200]!
[200] Jarry, Vie politique de Louis d'Orléans..., p. 26.
Charles VI rentra dans les premiers jours de décembre[201]; et, deux semaines après, presque en même temps que les cloches de Westminster sonnaient pour célébrer, avec la Noël, l'action de grâces de l'Angleterre délivrée de tout péril[202], la veille des Saints-Innocents, un cortège de seigneurs accompagnait au caveau de l'Abbaye de Saint-Denis le corps du Dauphin, mort ce même jour[203].—Quatre aunes de grosse toile furent achetées «pour enveloper un berseul à parer qui avait esté paint et ordonné pour feu Monseigneur le Dalphin»; lequel berseul «est mis en garde et garnison au Louvre en la chambre des joyaux[204]».
[201] Charles VI était à Paris le mercredi 5 décembre; le 7, il se rendait au Bois de Vincennes. E. Petit, Séjours de Charles VI..., p. 48.
[202] Froissart, Chroniques..., liv. III, ch. XLV, t. X, p. 272.
[203] Religieux de Saint-Denis, Chronique de Charles VI, t. I, p. 455-7.—Le Dauphin fut enseveli dans la chapelle de Charles V, au pied de l'autel.
[204] Arch. Nat. KK 18, fº 27 vº.
Pour beaucoup, l'échauffourée de l'Écluse et la mort du petit Dauphin étaient les malheurs annoncés par les prodiges qui avaient éclaté l'été précédent[205]: au pays même de Senlis, d'où le Roi était parti pour la funeste campagne, on avait vu des nuées de corbeaux voler de côté et d'autre, portant des charbons ardents qu'ils déposaient sur les granges couvertes en chaume. Peu de temps avant l'accouchement de la Reine, les vents s'étaient déchaînés avec une violence inouïe; et aux environs de Vincennes, sur les bords de la Marne, la foudre était tombée sur l'église de Plaisance et l'avait consumée.
[205] Religieux, de Saint-Denis, Chronique..., t. I, p. 456-459.
Pendant l'année 1387, les déplacements de la Reine furent fréquents. Pour ses chevauchées, elle part en pompeux équipage[206]: la selle de son palefroi est «en veluiau à bordure d'or de Chypre, avec un harnois vermeil, le mors et les estriers de fin cuivre, esmaillés à ses armes». Moins luxueuses, mais très élégantes «en leur couverture d'iraigne[207] vermeille, rubannées tout entour de rubans de soie et clouées de rosettes», sont les selles des damoiselles qui l'accompagnent; et, c'est entre Paris et les lieux de résidence de la Reine, un continuel envoi de messagers pour apporter «robes, cotes ou mantels à chevaucher».
[206] Arch. Nat. KK 34.
[207] L'Iraigne ou araigne était une espèce de drap aussi léger, pour ainsi dire qu'une toile d'araignée.
En mars Isabeau est à Senlis[208]; le Roi dut l'y visiter souvent puisqu'il passa la plus grande partie de ce printemps au nord de Paris. Le 26 mai, la Reine célèbre la fête de la Pentecôte à l'abbaye de Maubuisson[209]. Puis s'étant rapprochée de Paris, elle réside, pendant le mois de juillet au Val-de-Rueil[210], d'où elle part en compagnie du Roi, pour un grand tour de pèlerinages et de lieux de plaisance.
[208] «Pierre l'Estourneau va de Paris à Senlis porter à la Reine, deux cottes hardies à chevaucher». Arch. Nat. KK 18, fº 100 vº.—La cotte hardie, ou cotardie, était un surcot muni de longues ailes pendant derrière les bras, ou bien de courts et amples mancherons, et qui se portait sur un premier surcot ou était posée directement sur la cotte. Voy. Quicherat, Histoire du costume en France, p. 195-196.
[209] Pierre l'Estourneau vient à Maubuisson, apporter à la Reine «sa robe de Pentecôte». Il était d'usage à la cour de revêtir de riches robes neuves aux grandes fêtes de l'année. Arch. Nat. KK 18, fº 111 vº.
[210] Arch. Nat. KK 18, fº 183 rº et vº et 227 rº.—Rueil, cant. de Marly-le-Roi, arr. de Versailles, dép. de Seine-et-Oise.—Charles VI résida au Val-de-Rueil, à la fin de juillet et dans les premiers jours d'août. KK 18, fº 193 rº et vº.
Dans la première quinzaine d'août, elle visite l'abbaye de Bon Port lés Pont-de-l'Arche[211]; dans la seconde, elle est à Chartres, où elle offre à Notre-Dame «une superbe pièce de drap d'or racamas[212]», qu'elle s'est fait tout exprès apporter de Paris. Ce sont ensuite les pays de la rive gauche de la Seine qui l'attirent et la retiennent: à la fin de l'été, elle séjourne dans le comté d'Eu[213]; au temps des vendanges, elle vient boire «le vin nouvel» sur les bords de l'Oise[214]; Beauvais est le centre d'où elle rayonne pendant les mois d'automne et d'hiver, accompagnée du Roi et du duc de Touraine; c'est du moins à Beauvais que la rejoignent les cavaliers chargés de transmettre ses commissions et de rapporter les objets commandés[215]. En novembre, le pèlerinage de Fromont-l'Abbaye, à Noyon, reçoit sa visite et ses offrandes de drap d'or, équitablement réparties entre Notre-Dame et Saint-Eloi[216].
[211] Arch. Nat. KK 18, fº 183 rº et 228 rº.—Pont-de-l'Arche, ch.-l. de canton, arr. de Louviers, dép. de l'Eure.—Bon Port était une abbaye bénédictine fondée par Richard Cœur de Lion.
[212] Le racamas était une étoffe brodée.
[213] Arch. Nat. KK 18, fº 211 rº.
[214] Ibid., fº 228 vº.
[215] Ibid., fº 192 vº.—Perrin Hardi, voiturier, apporte pour le Roi et la Reine des hanaps de madre.
[216] Saint Eloi, très vieille abbaye bénédictine, située à l'est et à peu de distance de Noyon. Gallia Christiana... t. IX, col. 1055.
Dans ce même pays, à Saint-Eloi-lès-Noyon, eurent lieu les fiançailles de l'amie de la Reine, Catherine de Fastavarin, avec le chevalier Morel de Campremy (28 novembre). Le Roi assistait à la signature du contrat[217]. Catherine était un des principaux personnages de la cour; dans les comptes de l'Argenterie, son nom se rencontre séparé de ceux des autres demoiselles d'honneur; elle est du reste qualifiée «compagne de la Reine», et certains objets ou vêtements de luxe sont partagés entre Isabeau et Catherine, à l'exclusion de toutes les autres dames[218].
[217] Arch. Nat. J. 408, pièce 41.
[218] Par exemple, quatorze douzaines de souliers découpés sont réservés à la Reine et à Catherine l'Allemande. Arch. Nat. KK 18, fº 182 vº.
Charles VI, à la prière de la Reine, fit à Catherine un cadeau de noces considérable: 4.000 francs d'or[219]; desquels, 1.000 francs devraient être employés au paiement des dettes du fiancé et de ses parents; les 3.000 autres francs constituaient proprement la dot de Catherine et ne sortiraient du coffre où le Roi les avait fait déposer que pour payer les terres achetées en accroissement du mariage de la jeune femme[220]. La Reine offrit à son amie une corbeille et un trousseau magnifiques[221]; dans une boîte de bois à deux clés de fer, et «une grand male de cuir fauve», on enferma les robes d'écarlate vermeille, de soie et de drap d'or; le superbe corset de drap de soie sur champ azur à biches, fleurettes et plumes de paon, ainsi que les mantels à parer de drap d'or sur champ vermeil ouvré à oyseaux, ou sur champ blanc à rosettes et branchettes. Le plus grand soin fut apporté à la décoration de la chambre nuptiale: elle était de serge vermeille, avec des tapis, des franges, des rubans de même couleur, et un grand écusson mi-partie aux armes de Campremy et de Fastavarin[222].
[219] En 1388, la valeur du franc d'or, monnaie de compte, était de 1 livre tournois. (Arch. Nat. KK 20, fº 4). La livre tournois, autre monnaie de compte, de 1380 à 1405, a varié de 10 fr. 81 à 9 fr. 81 (N. de Wailly, Mémoire sur la livre tournois, Paris, 1867, in-4º, p. 48).—Donc, en prenant comme moyenne 10 fr. 30, 4 000 francs d'or égalaient 41.200 francs, valeur intrinsèque. Quant à la valeur relative, il est presque impossible de la déterminer exactement; toutefois le vicomte d'Avenel (Histoire de la propriété..., Paris, 1894, in-4º, p. 27), estime que «le pouvoir des métaux précieux, de 1394 à 1400, comparé à leur pouvoir actuel pris comme unité, semble avoir été de 4».
[220] Arch. Nat. J. 408, pièce 41.
[221] Un compte spécial fut ouvert dans l'Argenterie du Roi pour les «espousailles de Catherine». Arch. Nat. KK 18, fº 101-103 rº.
[222] Arch. Nat. KK 18, fº 101-103 rº.
Les noces furent célébrées à Vincennes le 22 janvier 1388[223], en présence de la Reine, du Roi, du duc de Touraine, de Pierre de Navarre[224], et de Henry de Bar[225], tous vêtus de superbes costumes commandés pour cette cérémonie. Au bal, le Roi dansa[226].
[223] Bibl. Nat., nouv. acq. fr., 5086, nº 107.
[224] Pierre de Navarre, comte de Mortain, né en 1366, troisième fils du roi de Navarre, Charles le Mauvais et de Jeanne de France, fille du roi Jean le Bon, (le Père Anselme.., t. I, p. 286.)
[225] Henry de Bar, seigneur d'Oisy, fils aîné de Robert duc de Bar marquis de Pont, seigneur de Dunkerque, etc. et de Marie de France, fille de Jean le Bon, (le Père Anselme.., t. V, p. 514.)
[226] Arch. Nat. KK 19, fº 150 vº.
Cependant il fallut bientôt élargir les vêtements d'Isabeau qui, commençant une nouvelle grossesse, était rentrée à Paris à l'hôtel Saint-Pol[227].
[227] On voit par les Comptes, que les robes d'Isabeau étaient livrées à l'hôtel Saint-Pol. Arch. Nat. KK 19, fº 39 rº.
Au mois d'avril, Charles VI fit un voyage dans le centre de la France, à Orléans et sur les bords de la Loire[228]. Les préparatifs d'une expédition contre le duc de Gueldre[229] se poursuivaient activement, et en même temps, il fallait vider le différend qui s'était élevé entre le Conseil royal et le duc Jean de Bretagne[230]. Celui-ci avait arrêté et retenu quelque temps dans ses prisons le connétable Olivier de Clisson qui, maintenant, demandait justice au Roi, et c'était précisément pour juger le duc par contumace que Charles VI était allé tenir à Orléans un Parlement de princes et de docteurs[231].
[228] E. Petit, Séjours de Charles VI, p. 37.
[229] Guillaume de Juliers—investi du duché de Gueldre en 1383 par l'empereur Wenceslas.
[230] Jean V, surnommé le Vaillant, était fils de Jean IV de Montfort qui, avec l'appui des Anglais, avait disputé la Bretagne à Jeanne de Penthièvre et à Charles de Blois soutenus par le roi de France Philippe IV, 1341-1345. (Guerre de succession de Bretagne ou des Deux Jeannes) Vainqueur de Charles de Blois et de Du Guesclin à la bataille d'Auray 1364, Jean V avait été reconnu par Charles V légitime possesseur du duché; condamné comme vassal félon en 1378, pour avoir renoué des relations avec l'Angleterre, il était rentré en grâce à l'avènement de Charles VI (le Père Anselme, Histoire Généalogique.., t. I, p. 452.)
[231] Religieux de Saint Denis, Chronique..., t. I. p. 508-511.
Le 5 avril, la Reine et le Chancelier Pierre de Giac[232] recevaient un message envoyé de Corbeil par le Roi[233]; huit jours après, une nouvelle lettre, datée d'Orléans arrivait à Isabeau, à Paris[234]; le 18 avril, un troisième message parvenait à la Reine cette fois au château de Saint-Ouen[235]. L'affaire de Bretagne se terminait à la satisfaction de Charles VI; redoutant les effets de sa colère, le duc vint en France pour s'excuser et se réconcilier avec le connétable. Isabeau le vit certainement et assista aux fêtes qui marquèrent son séjour[236].
[232] Pierre, seigneur de Giac, premier chambellan du Roi, favori du duc de Berry, avait reçu, en juillet 1383, la charge de chancelier de France. Il fut destitué en décembre 1388, et mourut en 1407 (le Père Anselme, Histoire généalogique..., t. VI, p. 540-544.
[233] Comptes de l'Hôtel du Roi, Messages. Bibl. Nat. f. fr. 6740, fº 8 vº.
[234] Bibl. Nat. f. fr. 6740, fº 8 vº.
[235] Ibid.
[236] Religieux de Saint-Denis, Chronique..., t. I, p. 513.
Mais déjà, il avait fallu ouvrir, dans l'Argenterie du Roi, un compte spécial pour «la gésine de la Reine[237]». On apporta bientôt à Isabeau une large houppelande de drap marbre de Montivilliers, boutonnée tout au long par devant «pour travailler enfant[238]». Le 4 juin, à une heure de prime[239], la Reine mit au monde une fille qui reçut au baptême le nom de Jeanne[240]. La cour et le royaume souhaitaient un dauphin; leur déception n'empêcha point que les relevailles d'Isabeau ne fussent joyeusement célébrées à Saint-Ouen[241].
[237] Arch. Nat. KK 19, fº 107 rº.—«Deux larges chemises pour vestir la dite dame en sa grossesse» fº 108 rº.
[238] Ibid.
[239] Au XIVe siècle, la journée était divisée en quatre parties de trois heures chacune: prime, tierce, none et vêpres; prime durait de six heures à neuf heures du matin.
[240] Le Père Anselme.., t. I, p. 113.—Achat de «V quartiers de drap pers pour porter baptiser Jehanne de France». Arch. Nat. KK 19, fº 109 rº.
[241] On porta à Saint-Ouen des robes pour les relevailles de la Reine et des tapisseries pour ses chambres. Arch. Nat. KK 19, fº 112 et 113.—Ces mentions prouvent que Jeanne est née à Saint-Ouen et non à Paris, comme certains historiens l'ont prétendu.
L'événement, à vrai dire, fit peu de bruit; princes et seigneurs étaient alors tout aux soins de leur prochain départ pour l'Allemagne; le duc de Gueldre avait adressé à Charles VI une lettre offensante. Sous prétexte de venger l'insulte, on partait en guerre, mais le but réel de l'expédition était de sauvegarder les intérêts du duc de Bourgogne dans le Brabant. Philippe avait besoin de forces importantes pour expulser de ce territoire, dont il hériterait un jour, les bandes gueldroises qui l'infestaient[242]. Le plan arrêté pour cette campagne ne put être suivi, les fièvres paludéennes décimant les troupes et la chevalerie françaises; le seul résultat de tant d'efforts fut une promesse de soumission arrachée au duc de Gueldre[243]. Charles VI, les seigneurs et ce qui restait de la chevalerie regagnèrent la France.
[242] Pour répondre à une invasion des Brabançons sur son territoire, Guillaume de Gueldre avait déclaré la guerre à Jeanne duchesse de Brabant, et celle-ci avait appelé à son secours Philippe de Bourgogne.
[243] Religieux de Saint Denis, Chronique..., t. I, p. 541-555.
A Reims, dans un Conseil[244], le cardinal de Laon[245] déclara que le Roi n'avait plus besoin de tuteurs, qu'il devait désormais diriger par lui-même les affaires du dedans et du dehors[246]; et, quand le jeune prince, vers le 15 novembre[247], revint auprès de la Reine, il avait déjà signifié à ses oncles qu'il les renvoyait dans leurs apanages; en même temps, il s'était choisi des ministres: son règne personnel commençait.
[244] Après la Toussaint, Charles VI avait convoqué un grand conseil, au palais archiépiscopal, pour décider «les moyens de donner désormais au gouvernement du royaume une sage et habile direction». Religieux de Saint-Denis, Chronique de Charles VI, t. I p. 561.
[245] «Le vénérable cardinal de Laon... homme renommé par sa probité, son éloquence et d'une fidélité éprouvée envers le Roi... était par son âge et par son rang le premier des prélats assistant à la réunion». Religieux de Saint-Denis, Ibid.—Pierre de Montagu, évêque de Laon, depuis 1371,—chargé de négociations avec l'Angleterre et de missions auprès du duc de Bretagne, 1372,—présent au conseil de 1373 où fut fixé à quatorze ans l'âge de la majorité des rois, et au conseil de 1380 où fut décidé le sacre de Charles VI, âgé seulement de douze ans et demi,—ambassadeur en 1383 auprès du Palatin Rupert de Bavière,—créé cette même année cardinal «tituli sancti Martis». Gallia Christiana, t. IX, col. 549-551.
[246] Quelques jours après, le cardinal mourut presque subitement, empoisonné, dit-on, sur l'ordre des ducs de Berry et de Bourgogne. Religieux de Saint Denis..., t. I, p. 563.
[247] E. Petit, Séjours de Charles VI, p. 39.