[361] Gérard Edelinck, né à Anvers, en 1649, et appelé en France par Colbert, mourut en 1707; il n’appartenait pas réellement au siècle de Louis XIV. Cl.
[362] Sébastien Leclerc, né à Metz, en 1637; mort à Paris, en 1714. Cl.
[363] Pierre Drevet, né à Lyon, en 1664, eut pour fils Pierre Drevet, né à Paris, en 1697; morts tous deux en 1739, selon la Biographie universelle. Cl.
[364] François de Poilly, né en 1622, à Abbeville, mourut en 1693. Son frère Nicolas, mort en 1696, fut son élève, et laissa deux fils, morts avant 1730, avec la réputation de graveurs habiles. Cl.
[365] Bernard Picart, fils d’Étienne, naquit à Paris, en 1673, et mourut à Amsterdam, en 1733. Cl.
[366] Gaspard Duchange, né à Paris, en 1662, mort en 1756. Cl.
[367] Claude Ballin mourut à Paris au commencement de 1678; et Pierre Germain en 1682. Cl.
[368] Né à Paris, en 1598; mort en 1666. Cl.
[369] Né en 1645, à Paris, où son père, nommé aussi Jules Hardouin, était premier peintre du cabinet du roi; mort à Marli, en 1708. Cl.
[370] Voyez ma note, tome XXXIII, page 8. B.
[371] On a construit, depuis que M. de Voltaire a écrit cet article, trois théâtres pour les trois grands spectacles de Paris. K.—Les trois théâtres dont parlent les éditeurs de Kehl, étaient, pour l’Opéra, la salle de la Porte Saint-Martin; pour les Français, la salle de l’Odéon, consumée par les flammes le 28 ventôse an 7 (18 mars 1799); reconstruite, brûlée de nouveau le 20 mars 1818, et reconstruite encore; pour l’Opéra-comique, ou les Italiens, la salle qui est entre le boulevard et la place des Italiens. Depuis la note des éditeurs de Kehl, on a construit beaucoup d’autres théâtres. Aucune des trois salles dont parlent les éditeurs de Kehl n’a conservé jusqu’à ce jour sa destination première. B.
[372] Claude Perrault, auquel on doit la colonnade du Louvre, quoiqu’en ait dit Boileau. Louis Levau, mort en 1670, eut pour élève François Dorbay, mort en 1697. Cl.
[373] André Le Nostre, fils d’un jardinier du roi, naquit en 1613, à Paris, où il mourut en 1700. Beaucoup d’ouvrages, même récents, racontent que Le Nostre embrassa effectivement Innocent XI, et qu’il en usait ainsi avec Louis XIV, de l’aveu même de ce monarque. Anobli par son maître, auquel il était fort attaché, mais sans adoration servile, il n’oublia ni son bon homme de père, ni sa bêche; bien différent en cela de tant de vilains, improvisés grands seigneurs depuis le commencement du dix-neuvième siècle. Cl.
[374] C’était ici que finissait cet article dans les premières éditions: voyez la lettre de d’Alembert, du 24 août 1752. La fin de l’alinéa a été ajoutée en 1763. Sur l’Encyclopédie, voyez, tome XL, une des notes sur le premier des Dialogues chrétiens. B.
[375] Voyez ma Préface en tête de ce volume. B.
[376] Louis XIV est né le 5 septembre 1638; l’établissement de l’académie française est de 1635: voyez tome XXII, page 247. B.
[377] Voltaire s’exprimait ainsi en 1756, lorsque les chapitres CLXV-CCX et CCXIII-CCXV de l’Essai sur l’histoire générale (devenu l’Essai sur les mœurs), se composaient de ce qu’il avait déjà publié sous le titre de Siècle de Louis XIV. Voyez, au reste, tome XVIII, page 169 et suivantes; et surtout les chapitres CLXXV et CLXXVI de l’Essai sur les mœurs; voyez aussi le chapitre suivant. B.
[378] Il n’y a plus dans ce moment (juillet 1782) que huit électeurs, les deux électorats de la maison de Bavière étant réunis; et de ces huit électeurs trois sont rois. K.—Les diverses éditions données du vivant de Voltaire portent dans le texte, les unes quatre rois, les autres, trois rois, selon que l’électeur de Saxe était ou n’était pas roi de Pologne. Les trois autres rois-électeurs étaient ceux de Bohême, de Prusse (Brandebourg), d’Angleterre (Hanovre). L’empire d’Allemagne n’existe plus (voyez ma note, tome XXIII, page 662). Beaucoup d’autres états de l’Europe ont subi des changements par suite de la révolution française. B.
[379] Essai sur les mœurs et l’esprit des nations.—Voyez tome XVIII, pages 271-279; et aussi les Annales de l’empire, tome XXIII, pages 582 et 596. B.
[380] Tome XVIII, page 295 et suiv.; et ci-dessus ma note, page 243. B.
[381] Voyez tome XXXII, page 379. B.
[382] Voyez l’article Taxe, tome XXXII, page 314. B.
[383] Voyez tome XVI, pages 27 et 233; tome XXVIII, pages 449 et 453; et, tome XLVI, la remarque sur un des articles du Journal de la cour de Louis XIV (par Daugeau). B.
[384] Essai sur les mœurs, chap. CLXXXV.
[385] Vers le milieu du règne de Louis XIV, les sciences ont été cultivées en Suisse. Ce pays a produit depuis quatre grands géomètres du nom de Bernouilli, dont les deux premiers appartiennent au siècle passé, et le célèbre anatomiste Haller. C’est actuellement une des contrées de l’Europe où il y a le plus d’instruction, où les sciences physiques sont le plus répandues, et les arts utiles cultivés avec le plus de succès. La philosophie proprement dite, la science de la politique, y ont fait moins de progrès; mais leur marche doit nécessairement être plus lente dans de petites républiques que dans les grandes monarchies. K.
[386] Voltaire écrivait en 1751. Depuis lors le sort de la Pologne a subi bien des changements. Après deux partages, l’un en 1772, l’autre en 1795, ce qu’on appelle aujourd’hui le royaume de Pologne est réuni à la Russie, mai 1830. B.
[387] Voyez page 14. B.
[388] Comme dans la suite il sera souvent question de cette opération sur les monnaies, et que M. de Voltaire n’en a discuté les effets dans aucun de ses ouvrages, on nous pardonnera d’entrer ici dans quelques détails.
La livre numéraire n’est qu’une dénomination arbitraire qu’on emploie pour exprimer une certaine partie d’un marc d’argent. Cette proposition, le marc d’argent vaut cinquante livres, est l’équivalent de celle-ci: j’appelle livre la cinquantième partie du marc d’argent. Ainsi, un édit qui prononcerait que le marc d’argent vaudrait cent livres ne ferait autre chose que déclarer que, dans la suite, on donnera dans les actes le nom de livre à la centième partie du marc d’argent, au lieu de donner ce nom à la cinquantième. Cette opération est donc absolument indifférente en elle-même; mais elle ne l’est pas dans ses effets.
Il est d’un usage général d’exprimer en livres la valeur de tous les engagements pécuniaires; si donc on change cette dénomination de livre, et qu’au lieu d’exprimer la cinquantième partie d’un marc d’argent, par exemple, elle n’en exprime que la centième, tout débiteur, en payant le nombre de livres qu’il s’est engagé de payer, ne donnera réellement que la moitié de ce qu’il devait.
Ainsi, ce changement, purement grammatical, devient l’équivalent du retranchement de la moitié des dettes ou des obligations payables en argent.
D’où il résulte pour un état qui ferait une opération semblable:
1º Une réduction de la dette publique à la moitié de sa valeur, ce qui est faire une banqueroute à cinquante pour cent de perte.
2º Une diminution de moitié dans ce que l’état paie en gages, en appointements, en pensions, ce qui fait une économie de moitié sur les places inutiles ou jugées telles, et une diminution sur les places utiles et trop payées: car on sent que, pour les places utiles, une augmentation de gages devient une suite nécessaire de cette opération.
3º Une diminution aussi de moitié dans les impôts qui ont une évaluation fixe en argent: on les augmente proportionnellement dans la suite; mais cette augmentation se fait moins promptement que le changement des monnaies. Souvent un gouvernement faible a profité de cette circonstance pour faire, dans la forme des impôts, des changements qu’il n’aurait osé tenter directement.
4º Une perte de moitié pour les particuliers créanciers d’autres particuliers; injustice qu’on leur fait sans aucun avantage pour l’état.
5º Un mouvement dans les prix des denrées, qui dérange le commerce, parceque les denrées ne peuvent pas doubler de prix sur-le-champ, ni aussi promptement que l’argent.
Ainsi, cette opération est une manière de faire une banqueroute, et de manquer à ses engagements, qui entraîne de plus avec elle une injustice envers un très grand nombre de citoyens, même de ceux qui ne sont pas créanciers de l’état, une secousse dans le commerce, et du désordre dans la perception des impôts.
Mais si, dans quelque état de l’Europe, on établissait un système plus raisonnable sur les monnaies que celui qui est adopté chez presque toutes les nations, et qu’on fût obligé, pour donner à ce système plus de perfection et de simplicité, de changer la valeur de la livre numéraire, alors on éviterait les inconvénients dont nous venons de parler, et on se mettrait à l’abri de toute injustice, en déclarant que tout ce qui devait être payé en livres anciennes ne pourrait être acquitté qu’en payant, non le même nombre de livres nouvelles, mais un nombre de ces livres qui représenterait un égal poids d’argent.
Voici maintenant en quoi nous croyons que devraient consister les changements dans les monnaies:
1º A rapporter toutes les évaluations en monnaies à un certain poids d’un seul des deux métaux précieux, à l’argent, par exemple, et à ne fixer aucun rapport entre la valeur de ce métal et celle de l’autre, de l’or, par exemple. En effet, toute différence entre la proportion fixée et celle du commerce est une source de profit pour quelques particuliers, et de perte pour les autres.
2º A changer les dénominations et les monnaies, de manière que chaque monnaie répondît à un nombre exact des divisions de la livre numéraire et du marc d’argent, et que les divisions de la livre numéraire et celles du marc d’argent eussent entre elles des rapports exprimés par des nombres entiers et ronds. L’usage contraire a concentré entre un petit nombre de personnes la connaissance de la valeur réelle des monnaies; et dans tout ce qui a rapport au commerce, toute obscurité, toute complication est un avantage accordé au petit nombre sur le plus grand. On pourrait joindre à l’empreinte, sur chaque monnaie, un nombre qui exprimerait son poids, et sur celles d’argent (voyez nº 1), sa valeur numéraire.
3º A faire les monnaies d’un métal pur: 1º parceque c’est un moyen de faciliter la connaissance du rapport de leur valeur avec celui des monnaies étrangères, et de procurer à sa monnaie la préférence dans le commerce sur toutes les autres; 2º parceque c’est le seul moyen de parvenir à l’uniformité du titre des monnaies entre les différentes nations, uniformité qui serait d’un grand avantage. L’uniformité, dans un seul état, s’établit par la loi; elle ne peut s’établir entre plusieurs que lorsque la loi ne s’appuie que sur la nature, et ne fixe rien d’arbitraire.
4º A ne prendre de profit sur les monnaies que ce qui est nécessaire pour faire la dépense de leur fabrique. Cette fabrique a deux parties; les opérations nécessaires pour préparer le métal à un titre donné, et celles qui réduisent le métal en pièces de monnaie. Ainsi on rendrait, pour cent marcs d’argent en lingots, cent marcs d’argent monnayé, moins le prix de l’essai et celui de leur conversion en monnaie. On rendrait pour cent marcs d’argent allié à un centième quatre-vingt-dix-neuf marcs d’argent monnayé, moins les frais nécessaires pour l’affiner et le réduire ensuite en monnaie.
Ces moyens très simples auraient l’avantage de rendre si clair tout ce qui regarde le commerce des matières d’or et d’argent, et la monnaie, que les mauvaises lois sur ce commerce, et les opérations pernicieuses sur les monnaies, deviendraient absolument impossibles. K.
[389] Les lettres-patentes sont du 10 février 1638; ce fut le 15 août, jour de la procession, qu’eut lieu la bataille entre le parlement et la cour des comptes: voyez tome XXII, page 252. B.
[390] Il s’appelait Morin: voyez, tome XX, le chapitre XXVI. B.
[391] Voyez, tome L, le paragraphe IX du Prix de la justice et de l’humanité. B.
[392] «Et que le conseiller Courtin, interrogeant cette femme infortunée, lui demanda de quel sortilége elle s’était servie pour gouverner l’esprit de Marie de Médicis, que la maréchale lui répondit: «Je me suis servie du pouvoir qu’ont les âmes fortes sur les esprits faibles;» et qu’enfin cette réponse ne servit qu’à précipiter l’arrêt de sa mort.»
«On voit encore,» etc. Variante de l’Essai sur le Siècle de Louis XIV, dont j’ai parlé dans ma Préface. B.
[393] «Accusés tous deux de sortiléges. Dans cette disette d’arts, de police, de raison, de tout ce qui fait fleurir un empire, il s’élevait de temps en temps des hommes de talent, et le gouvernement se signalait par des efforts qui rendaient la France redoutable. Mais ces hommes rares et ces efforts passagers, sous Charles VIII, sous François Iᵉʳ, à la fin du règne de Henri-le-Grand, servaient à faire remarquer davantage la faiblesse générale.»
«Ce défaut de lumières,» etc. Variante de l’Essai sur le Siècle de Louis XIV. B.
[394] Riencourt, dans son Histoire de Louis XIV, dit que le testament de Louis XIII fut vérifié au parlement. Ce qui trompa cet écrivain, c’est qu’en effet Louis XIII avait déclaré la reine régente, ce qui fut confirmé: mais il avait limité son autorité, ce qui fut cassé.
[395] Le cardinal pouvait avoir en secret le motif que lui prête M. de Voltaire; mais cette guerre avait un objet très important, celui d’empêcher la maison d’Autriche de s’emparer de l’Allemagne et de l’Italie. K.
[396] Torstenson était page de Gustave-Adolphe, en 1624. Le roi, prêt d’attaquer un corps de Lithuaniens, en Livonie, et n’ayant point d’adjudant auprès de lui, envoya Torstenson porter ses ordres à un officier général, pour profiter d’un mouvement qu’il vit faire aux ennemis; Torstenson part et revient. Cependant les ennemis avaient changé leur marche; le roi était désespéré de l’ordre qu’il avait donné: «Sire, dit Torstenson, daignez me pardonner; voyant les ennemis faire un mouvement contraire, j’ai donné un ordre contraire.» Le roi ne dit mot; mais le soir, ce page servant à table, il le fit souper à côté de lui, et lui donna une enseigne aux gardes, quinze jours après une compagnie, ensuite un régiment. Torstenson fut un des grands capitaines de l’Europe.
[397] Dans les Annales de l’empire, voyez tome XXIII, page 618, Voltaire dit que les combats eurent lieu du 5 au 9. B.
[398] Son père était mort en 1646.
[399] La prise de Courtrai est de juin 1646; la prise de Mardick est de août 1646. B.
[400] Les Mémoires manuscrits du duc de La Rochefoucauld confirment le même fait. Il était un des confidents de la reine dans les derniers temps de la vie de Louis XIII. K.—Voyez les Mémoires du duc de La Rochefoucauld, première partie, jusqu’à ce jour inédite. Paris, Renouard, 1817, in-18. B.
[401] Cette évaluation a été faite avant la guerre de 1755. K.
[402] Voyez ci-dessus, page 36; et, tome XXII, pages 255 et 264. B.
[403] Ce fut le 7 juillet 1647 que Masaniello se mit à la tête des révoltés napolitains. B.
[404] Voyez tome XXII, page 225. B.
[405] Voyez id., page 262. B.
[406] Voyez tome XVI, page 404; et tome XXII, page 38. B.
[407] Voyez Histoire du parlement, chap. XXX.
[408] Voyez tome XXII, page 268. B.
[409] Voyez tome XVIII, pages 221, 245. B.
[410] Voyez tome XXII, page 269. B.
[411] Voyez tome XXII, page 271. B.
[412] Sur cette date, voyez ma note, tome XVIII, page 315. B.
[413] Ces vers sont tirés d’une tragédie de Du Ryer; le duc de La Rochefoucauld les écrivit au-dessous d’un portrait de madame de Longueville: s’étant aperçu qu’elle le trompait, il en parodia les deux derniers hémistiches:
Voltaire, dans son Supplément au Siècle de Louis XIV, première partie (voyez tome XX), dit lui-même que les vers qu’il a mis dans la bouche de La Rochefoucauld sont tirés de l’Alcyonée de Du Ryer. B.
[414] Le prince de Condé fut d’abord conduit à Vincennes, avec une escorte commandée par le comte de Miossens. L’abbé de Choisi rapporte dans ses Mémoires que, la voiture du prince ayant cassé, Condé dit à Miossens: «Voilà une belle occasion pour un cadet de Gascogne;» mais que Miossens fut fidèle à la reine. Cette anecdote ne peut être vraie; Miossens était d’Albret, du même nom que la mère de Henri IV, et ce n’était pas du prince de Condé qu’il pouvait attendre sa fortune. C’est le même que le maréchal d’Albret, qui fut depuis un des premiers protecteurs de madame de Maintenon.
Le comte d’Harcourt, de la maison de Lorraine, conduisit ensuite Condé au Havre; le prince, étant avec lui dans la même voiture, lui fit cette chanson:
[415] Voyez page 296. B.
[416] Voyez page 297; et tome XXII, page 270. B.
[417] Voyez tome XXII, pages 255-256. B.
[418] Des hommes très instruits des anecdotes de ce temps prétendent que le prince de Condé n’avait insulté Rieux que de paroles ou de gestes: celui-ci donna le premier coup, que les amis du prince lui rendirent avec usure. Les deux avocats-généraux du parlement, Omer Talon et Jérôme Bignon, furent consultés: Talon voulait poursuivre le comte de Rieux; Bignon, plus sage, s’y opposa, et fit revenir son collègue à son avis. K.
[419] C’est le père du maréchal de Villars, à qui Louis XIV, dans ses malheurs, a dû la victoire et la paix. K.
[420] Ce fut pendant cet exil que le cardinal écrivait au roi: «Il ne me reste pas un asile dans un royaume dont j’ai reculé toutes les frontières.» K.
[421] Voyez page 295. B.
[422] Voyez tome XXII, page 274. B.
[423] Mémoires de Gourville.
[424] Dunkerque fut perdue en septembre 1652; Barcelone et Casal en octobre. B.
[425] Voyez page 245. B.
[426] Voyez tome XXIII, pages 592 et 599. B.
[427] Datée de Vincennes, du 11 septembre 1654.
[428] Voyez tome XXVIII, page 266. B.
[429] Mai 1657. B.
[430] Nommée Calderona. B.
[431] Sous les noms de Charles II et Jacques II. B.
[432] On a long-temps cru que Cromwell était né en 1603; mais il naquit à Huntingdon, le 25 avril 1599, et avait cinquante-neuf ans révolus quand il mourut. B.
[433] Dans l’Essai sur les mœurs (tome XVIII, page 327), chap. CLXXXI.
[434] Voyez tome XXVIII, page 269. B.
[435] Voyez tome XXXIX, page 424; et ma note, tome XXIII, page 598. B.
[436] Un nommé La Beaumelle, qui falsifia le Siècle de Louis XIV, et qui le fit imprimer à Francfort avec des notes aussi scandaleuses que fausses, dit à ce sujet que Christine était en droit de faire assassiner Monaldeschi, parcequ’elle ne voyageait pas incognito; et il ajoute que Pierre-le-Grand, entrant dans un café à Londres, tout écumant de colère, parceque, disait-il, un de ses généraux lui avait menti, s’écria qu’il avait été tenté de le fendre en deux d’un coup de sabre; qu’alors un marchand anglais avait dit au czar qu’on aurait condamné sa majesté à être pendue.
On est obligé de relever ici l’insolence absurde d’un pareil conte. Peut-on imaginer que le czar Pierre aille dire, dans un café, qu’un de ses généraux lui a menti? fend-on aujourd’hui un homme en deux d’un coup de sabre? un empereur va-t-il se plaindre à un marchand anglais de ce qu’un général lui a menti? en quelle langue parlait-il à ce marchand, lui qui ne savait pas l’anglais? comment ce feseur de notes peut-il dire que Christine, après son abdication, était en droit de faire assassiner un Italien à Fontainebleau, et ajouter, pour le prouver, qu’on aurait pendu Pierre-le-Grand à Londres? On sera forcé de remarquer quelquefois les absurdités de ce même éditeur. En fait d’histoire, il ne faut pas dédaigner de répondre; il n’y a que trop de lecteurs qui se laissent séduire par les mensonges d’un écrivain sans pudeur, sans retenue, sans science, et sans raison. K.
[437] Balthasar Charles, fils de Philippe IV et d’Isabelle, fille de Henri IV, né le 17 octobre 1629, est mort le 9 octobre 1646. B.
[438] La renonciation d’Anne d’Autriche avait été présentée aux états de Castille et d’Aragon, et acceptée par eux. Celle de Marie-Thérèse ne leur fut pas présentée; et c’est une des principales raisons sur lesquelles les casuistes et les jurisconsultes, auxquels Charles II s’adressa, se fondèrent pour décider que les descendants de Marie-Thérèse étaient les héritiers légitimes de la couronne d’Espagne. K.
[439] Les compagnies de mousquetaires de la maison du roi ont été supprimées par Saint-Germain, ministre de la guerre, de 1775 à 1777. Elles ont eu quelques mois d’existence en 1814 et 1815. B.
[440] Cet alinéa fut ajouté dans l’édition de 1752. B.
[441] C’est que Mazarin avait des talents pour la politique extérieure, et qu’il n’avait ni talents ni lumières pour l’administration; c’est qu’un ministre ne peut guère avoir, dans les négociations, d’autres intérêts que ceux du peuple qu’il gouverne; au lieu que, dans le gouvernement intérieur, il peut en avoir de tout opposés; c’est enfin que l’art de négocier ne suppose que certaines qualités de l’esprit et du caractère, communes à tous les pays et à tous les siècles, au lieu que la science de l’administration suppose des principes qui n’existaient pas encore dans le siècle de Mazarin. K.
[442] Chapitres XXV à XXX. B.
[443] Voltaire reparle de cet événement dans son opuscule intitulé: Les Droits des hommes: voyez tome XLIV. B.
[444] Voyez ma note, tome XVI, page 35. B.
[445] Jean de Coligni, né à Saligny, le 17 décembre 1617, mort le 16 avril 1686, laissant un fils, Alexandre-Gaspard, qui mourut eu 1694, sans postérité. Jean avait écrit sur les marges d’un missel ses Mémoires ou notes, qui ont été imprimées dans le chapitre VIII des Contes historiques, par V. D. Musset-Pathay, Paris, 1826, in-8º. Le prince de Condé, dont il avait été aide-de-camp, y est bien maltraité. B.
[446] En 1666, le 13 septembre. L’incendie dura quatre jours, et consuma treize mille maisons; Voltaire en a parlé tome XVIII, page 334. B.
[447] Tome Iᵉʳ, page 16, édition supposée de La Haye.
[448] Louis de Crévant, marquis puis duc d’Humières, nommé maréchal en 1668, n’assiégea jamais Arras, qui appartenait aux Français depuis 1640; mais, en 1676, il assiégea Aire, dont il se rendit maître le 31 juillet. B.
[449] Ces plans ont été depuis transportés aux Invalides. K.
[450] Sur l’origine du nom de Franche-Comté, voyez tome XXIII, page 191. B.
[451] Jean de Witt avait été, en Hollande, un des premiers et un des meilleurs disciples de Descartes. On a de lui un Traité des courbes, ouvrage de sa première jeunesse, rempli de choses ingénieuses et nouvelles, qui annonçaient un véritable géomètre. Il paraît être le premier qui ait imaginé de calculer la probabilité de la vie humaine, et d’employer ce calcul pour déterminer quel denier des rentes viagères répond à un intérêt donné en rentes perpétuelles. K.
[452] Chapitres XXXII et XXXIII. B.
[453] Arthur ou Artus, prince de Galles, fils de Henri VII, roi d’Angleterre, épousa, en 1501, Catherine d’Aragon, et mourut six mois après son mariage, sans l’avoir, dit-on, consommé. Henri VII, pour ne pas rendre la dot, obtint du pape Jules II, le 26 décembre 1503, dispense pour faire épouser à Catherine le nouveau prince de Galles, son beau-frère, Henri, depuis roi sous le nom de Henri VIII. Ce fut sous Clément VII que Henri VIII prétendit que les dispenses de Jules II étaient nulles, etc., et, par suite, se sépara de l’Église romaine: voyez tome XVII, page 286, B.
[454] Il avait épousé Maria de Gonzague, veuve de son frère, avec toutes les dispenses dont pouvait avoir besoin un jésuite cardinal, pour se marier avec sa belle-sœur; et on a prétendu qu’en France il épousa secrètement Marie Mignot, fille d’une blanchisseuse, mais déjà veuve d’un conseiller au parlement de Grenoble, et du second maréchal de L’Hospital. Cette anecdote n’est rien moins que certaine. K.
[455] 25 juin 1669. B.
[456] Voyez les Anecdotes du Siècle de Louis XIV, chap. XXVI. K.
[457] On trouve des anecdotes curieuses sur toutes ces négociations, dans les pièces justificatives des Mémoires de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, par le chevalier Dalrymple. On y voit comment l’argent de Louis XIV gouverna l’Angleterre depuis 1669 jusqu’en 1677; comment il servait à déterminer Charles II à se convertir, et puis à l’engager à différer sa conversion, et qu’il était le contre-poids des autres intérêts qui conduisaient ce roi et ses ministres. Ces détails de corruption sont honteux, mais il est utile que les peuples les connaissent, et que les princes apprennent que ces mystères de la politique sont toujours révélés. Au reste, ces Mémoires prouvent qu’à cette époque Louis XIV avait beaucoup plus de politique que de zèle pour la religion. Après avoir acheté la nation anglaise de Charles II, Louis XIV, peu satisfait de lui, se lia avec les mécontents, et leur fournit également de l’argent contre Charles et contre ce même Jacques, qu’il protégea depuis avec tant d’opiniâtreté. Dalrymple a imprimé la liste de ces pensionnaires du roi de France, avec les sommes données à chacun. On y trouve le nom d’Algernon Sydney, avec une somme qui n’aurait pas suffi pour séduire son secrétaire. Il est vraisemblable, ou que Barillon trompait Louis XIV avec ces listes, comme d’autres gens le trompèrent depuis avec des listes de conversions; ou (ce qui est plus probable encore) que quelque intrigant subalterne trompa Barillon, et garda pour lui-même l’argent qu’il prétendait avoir fait accepter à Sydney. K.