[61] C’est le recueil in-fol. de Ruinart, qui fut plus tard traduit en françois par Drouet de Maupertuy, en deux vol. in-8.

Commentaire sur la Regle de saint Benoist en François et en Latin, in-4o.

La Mort de Dom Muce.

Traité de la verité et du mensonge du R. P. Thomassin, in-8o.

La Méthode d’etudier les langues, du même Auteur, 2. vol.[62]

[62] Méthode d’enseigner chrétiennement la grammaire ou les langues, par rapport à l’Ecriture Sainte. 2 vol. in-8.

Pour le Sieur Seneuze.

Arlequin Comedien aux champs Elisée[63].

[63] Comédie en trois actes, en prose, par l’abbé Bordelon, qui ne fut jamais jouée, et ne pouvoit l’être, pas plus que sa Lotterie de Scapin, qu’il publia deux ans après, à la suite de Molière aux Champs-Elysées, un des livrets les plus rares sur Molière.

Remarques ou Reflexions Critiques, Morales et Historiques de M. l’Abbé Bordelon, in-12[64].

[64] L’abbé publia deux ans après, à Lyon, chez Briasson, un volume faisant suite à celui-ci : Nouvelles remarques ou Réflexions critiques, etc. En tête se trouve un beau portrait gravé, d’après De Troye, par Drevet. C’est celui de M. François Brunet, dont nous avons vu plus haut les parents, et qui, après Mme de Sévigné, habita l’hôtel Carnavalet.

Caractères naturels des hommes en forme de dialogues, par le même Auteur, in-12[65].

[65] L’édition hollandoise, qui parut l’année suivante chez Louis et Henry Van-Dole, à La Haye, a pour titre : Les Caractères naturels des hommes en cent dialogues, par M. Bordelon. Ce livre, qui s’étoit donné le titre mis à la mode par La Bruyère, est dédié au comte de Carné.

Le veritable Pénitent, 2 vol. in-12[66].

[66] Par le bon prêtre parisien Jean Girard de Villethierry.

Dissertation sur la prison de saint Jean, in-12.

Idée de l’Amitié, par M. de Bellegarde, in-12.

Reflexions sur ce qui peut plaire ou deplaire dans le commerce de la vie, 2 vol. in-12[67].

[67] Comme le précédent, cet ouvrage est de l’abbé Morvan de Bellegarde. Il fait partie de l’édition de ses œuvres qui fut publiée en Hollande, et forme 14 petits volumes.

La Morale des Ecclésiastiques, in-12.

Pour le Sieur de la Caille, ruë saint Jacques aux trois Cailles.

Mémoires pour l’Université de Paris, par M. Cuvilliers, in-4o.

Le 4. tome des Devises du P. Menetrier, in-8o[68].

[68] Il s’agit de La Science et l’art des devises… par le P. Menestrier, qui se publioient sans doute en fascicules. Nous ne connaissons, en effet, de lui aucun ouvrage qui ait quatre volumes.

Les Fables d’Esope moralisées, avec figures, in-12[69].

[69] Première édition du petit livre de Le Noble : Esprit d’Esope, ou nouvelle traduction de ses fables, en vers, avec une lettre morale sur chacune. La seconde édition est de 1695.

Pour le Sieur Remy, rue saint Jacques.

Avis salutaires sur l’education des enfants, in-12.

Pour le Sieur Villette, ruë saint Jacques à la Croix d’or.

La Vie des Princes d’Orange pour servir à l’Histoire d’Hollande, in-8o.

Les Poësies de Madame des Houllieres, in-8o[70].

[70] A la suite venoient les poésies de sa fille Thérèse, ce qui formoit un volume en deux parties. En 1694, après la mort de Mme Des Houillères, le même libraire Villette en publia une seconde édition.

L’Histoire d’Angleterre, 4 vol. in-12.

Pour le Sieur Hortemels.

Remarques sur la Bibliotèque des Auteurs Ecclésiastiques, par M. du Pin, in-8o[71].

[71] Ce sont des remarques d’Ellies Dupin sur son propre recueil : Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, qui avoit commencé de paroître en 1686. Elles forment trois volumes.

Nouveaux Essais de Morale, in-12[72].

[72] Nouveaux Essais de morale sur le luxe et les modes, par Jean Frain du Tremblay, qui ne se nomma pas sur le titre.

La Vie de M. Descartes[73].

[73] Ce sont les deux volumes in-4o d’Adrien Baillet sur Descartes, qui parurent, en effet, en 1691.

Les Pseaumes en forme de Prières, in-12[74].

[74] Cette « paraphrase », comme dit le titre, est du curé de Saint-Lambert, François Paris, et du curé de Chevreuse, Vincent Loger. La première édition avoit paru en 1690.

Prières formées sur la Morale de l’ancien et nouveau Testament, in-12[75].

[75] Autre ouvrage du même François Paris, curé de Saint-Lambert.

Dissertation sur la Goutte, in-12[76].

[76] Ouvrage de l’oratorien Michel Mauduit, dont la première édition avoit paru en 1688. Une Réfutation en avoit été publiée par le même libraire Hortemels, en 1690.

Traité des Opérations Chirurgicales, par M. de la Chariere, in-12.

Homelies sur les Commandemens de Dieu, le Symbole et l’Oraison Dominicale, 4 vol. in-12[77].

[77] Première partie des Homélies de l’abbé de Monmorel, qui, peu d’années après, arrivèrent à former dix volumes. Il devint alors aumônier de la duchesse de Bourgogne.

Pour les Sieurs Couterot et Guerin en compagnie.

Sermons de M. Fromentieres, Evêque d’Aire, 6 vol. in-8o[78].

[78] M. de Fromentière, évêque d’Aire, étoit mort en 1684, en ordonnant que rien de ses sermons ne fût imprimé. On n’en publia pas moins les six volumes indiqués ici, et qui se composent : les trois premiers de Sermons pour les fêtes, deux autres de Sermons pour le Carême, et le dernier d’Œuvres diverses.

Discours moraux pour la Chaire, 10 vol. in-12[79].

[79] Ouvrage de l’avocat Jean Richard, qui, bien que laïque et marié, passa toute sa vie à écrire des sermons, que de vrais prêtres se chargeoient de prononcer. Quand il mourut, ses Discours moraux pour la chaire n’avoient pas seulement dix, mais douze volumes. C’est lui qui avoit été l’éditeur de l’ouvrage précédent, les Sermons de l’évêque d’Aire.

Manière de prêcher selon l’esprit de l’Evangile, in-12[80].

[80] Par le capucin de Paris, Albert. Couterot, son éditeur, republia ce livre en 1701.

La Main qui conduit au Ciel, du Cardinal Bona, in-12[81].

[81] Ce traité, un des plus célèbres du mystique Bona, est le même dont l’abbé Le Duc fit une nouvelle traduction avec cet autre titre : le Chemin du Ciel, 1738, in-12.

Conférences morales sur la Religion, 2 vol. in-8o.

L’Eglise Protestante détruite par elle-même, in-12.

Pour le Sieur Pepie, rue saint Jacques à saint Basile.

Suite des Instructions Monastiques, in-12.

Satires de Juvénal, par M. de Silvecane, 2 vol. in-12[82].

[82] C’est une des plus anciennes et non des meilleures traductions rimées du satirique latin. En voici le vrai titre : Traduction des satyres de Juvénal en vers françois, avec des remarques et le latin à côté, par Pierre de Silvecane.

Traité des Fièvres, par M. d’Hesse, in-12[83].

[83] Traduction du hollandois en françois du Traité des fièvres de Corneille Boutekoe.

Pensées Chrétiennes, par M. l’Abbé de Choisy, in-12[84].

[84] Un des nombreux écrits religieux que l’abbé de Choisy publia après sa conversion, sans grande conviction encore et surtout sans grand savoir. N’a-t-il pas dit, après la publication de son principal ouvrage en ce genre : « J’ai écrit l’histoire ecclésiastique, il ne me reste plus qu’à l’apprendre. »

Grammaire Italienne, in-12.

Pour le Sieur Roulland fils, ruë saint Jacques.

Analise des Epîtres de saint Paul, etc., 2 vol. in-12.

Explication des Prières de la Messe, par M. de Meaux, in-12[85].

[85] Il n’est pas besoin de dire que M. de Meaux, c’est Bossuet.

Pratique judiciaire sur les Censives, in-12.

Pour le Sieur Robustel, rue saint Jacques.

Histoire des Empereurs, par M. Tillemont, 2 vol. in-4o[86].

[86] Ce célèbre ouvrage, quand l’auteur mourut en 1698, avoit six volumes.

Traité des Etudes Monastiques, par le P. Mabillon, in-4o[87].

[87] L’ouvrage a deux volumes. Il fut écrit pour réfuter l’opinion de l’abbé de la Trappe, qui prétendoit que les moines ne peuvent ni ne doivent étudier.

Pour la veuve Coignard et son Fils en compagnie.

Les Offices de Cicéron et autres Œuvres, traduits du Latin de Grotius avec des nottes, in-8o[88].

[88] Cette traduction est de Goibaud Du Bois, de l’Académie françoise.

Les Loix Civiles dans leur ordre naturel, 2 vol. in-4o[89].

[89] Ce sont les deux premiers volumes du grand ouvrage de Domat. Un troisième compléta bientôt cette partie des lois civiles.

Maniere de fortifier selon la métode de M. de Vauban, in-12.

Traitez de Metaphisique, d’histoire et de politique de feu M. de Cordemoy, in-12[90].

[90] Recueil des petits traités, de Cordemoy, déjà publiés à part, tels que : le Discours physique de la parole, d’où Molière tira tout le comique de la scène du professeur de philosophie au premier acte du « Bourgeois gentilhomme » ; la Lettre sur le système de Descartes, etc., etc.

La Geographie ancienne, moderne et historique, 2 vol. in-4o.

Nota. Que dans le courant de la présente année 1692, on imprimera chez ledit Sieur Cognard fils, Imprimeur du Roy et de l’Academie Françoise, le Dictionnaire de ladite Academie[91] :

[91] Le privilége d’impression du Dictionnaire de l’Académie avoit alors déjà huit ans de date. Il est, en effet, de 1674. (Collect. Delamarre, no 21,739, fol. 79.) La première édition parut, non en 1692, mais en 1694, chez Coignard, en 2 vol. in-fol.

Pour le Sieur Auroy, rue saint Jacques.

Etablissement de la Foy dans la nouvelle France, 2 vol. in-12[92].

[92] Le titre complet porte par le P. Le C… C’est le Père Ch. Le Clercq, récollet.

Nouvelle Relation de la Gaspesie.

Barhei Compendium Theologiæ.

Pour le Sieur Boudot.

Homelies Theologiques et morales de M. Palafox, traduites par M. Amelot de la Houssaye, in-12[93].

[93] Ces homélies, traduites de l’espagnol, ont pour texte principal la Passion.

Lettres de M. l’Abbé le Grand à M. Burnet, in-12.

Deffense de l’Antiquité des Temps, par le R. P. Dom Paul Perron[94].

[94] C’est une défense de son propre ouvrage, l’Antiquité des Temps rétablie, publiée en 1687, et que les PP. Martiany et Le Quien avoient fort attaquée.