[208] On ne sait pas au juste à quelle date Racine eut cette charge, qui fut pour lui la plus absolue des sinécures. On le dispensa même, comme académicien et historiographe du roi, d’en aller prendre possession. (Lettres de Colbert, t. V, p. 524.)
[209] Il y logeoit déjà en 1668, quand furent joués les Plaideurs. V. plus haut, t. I, p, 95, note, et Hist. de l’Académie, édit. Ch. Livet, t. II, p. 333. Quand il se maria, le 1er juin 1677, il y logeoit encore, car il est donné sur l’acte comme habitant la paroisse Saint-Landry, qui étoit celle de l’hôtel des Ursins. Il alla demeurer peu après rue Saint-André-des-Arts, au coin de la rue de l’Éperon.
Iean Gallois, abbé de S. Martin de Cores[210], rüe Vivien[211].
[210] Académicien, comme Perrault, de la façon de Colbert, il fut élu, en 1673, à la place de Bourzeis ; l’abbé Mongin lui succéda en 1708. L’abbaye de Saint-Martin des Cores, dont il étoit pourvu, se trouvoit au diocèse d’Autun. On a vu plus haut, t. I, p. 142, note, qu’il avoit travaillé au Journal des savants. Ajoutons qu’il aida au rétablissement de l’Académie des sciences, dont il fut dès lors le secrétaire. — Son fauteuil à l’Académie françoise étoit le 35e, occupé aujourd’hui par M. Gaston Boissier.
[211] Premier nom de la rue Vivienne, qui le devoit à Louis Vivien, seigneur de la Grange-Batelière, dont la censive s’étendoit jusque-là. L’abbé Gallois y logeoit dans une dépendance de l’hôtel Colbert, pour laquelle la rue qui mit en communication les rues Vivien et de Richelieu fut percée peu après, derrière l’hôtel Mazarin, devenu hôtel de Nevers : « On va faire, lisons-nous sous la date du 13 avril 1682, dans les Lettres hist. et anecd. ms. de la Biblioth. nat., une nouvelle rue auprès de la maison de M. Colbert et derrière l’hôtel de Nevers, qui portera le nom de : La rue Colbert. »
1674. Isaac de Benserade[212], au Palais Royal[213].
[212] Il avoit succédé à Chapelain, en 1674, et eut pour successeur Pavillon, en 1691. Il occupoit le 37e fauteuil, qui est à présent celui de M. Émile Ollivier.
[213] Il y mourut le 20 oct. 1691. Il avoit d’abord habité au quartier des Écoles, dans la rue Fromentelle ; puis, vers 1651, rue des Bons-Enfants, chez Mme de La Roche-Guyon qui l’aimoit fort ; ensuite aux Tuileries, comme le prouvent ses vers : Plaintes du cheval Pégase aux chevaux de la petite écurie qui le veulent desloger de son galetas des Tuileries ; et enfin au Palais-Royal, qu’il ne quittoit, l’été, que pour sa maison d’Arcueil, dont Adam Parelle a dessiné et gravé « le berceau de feuillage ».
Pierre Daniel Hvet, Sous-Precepteur de Monseigneur le Dauphin[214], rüe neuve des Petits Champs[215].
[214] Il avoit remplacé Gomberville en 1674, et le fut lui-même par Boivin en 1721. Nous le retrouverons sur la liste suivante. — Son fauteuil, le 36e, est aujourd’hui celui de Mgr le duc d’Aumale.
[215] Il y logeoit chez un charpentier, vis-à-vis le marché aux chevaux. (V. notre Hist. de la butte des Moulins, p. 104.)
1675. Toussaints Rose, secretaire du Cabinet, à l’Hostel de Fleury, rue des Bourdonnois[216].
[216] C’est lui qui avoit « la plume », et qui devoit imiter, comme tel, l’écriture du roi à s’y méprendre. Ses fonctions consistoient ainsi à faire légalement des faux. Il avoit succédé à Conrart en 1675, et il fut remplacé par Sacy en 1701. — Il occupoit le 38e fauteuil, occupé maintenant par M. A. Dumas fils.
Geraud de Cordemoy, lecteur de Monseigneur le Dauphin, rüe Beaubourg[217].
[217] Il avoit remplacé Ballesdens en 1675, et il le fut en 1685 par Bergeret. V. sur ses ouvrages, t. I, p. 189, 203. — Son fauteuil, le 10e, est occupé par M. Jules Simon.
[Chez Pierre Le Petit, imprimeur ordinaire du Roy et de l’Académie, rue Saint Jacques, à la Croix d’or[218].]
[218] Dans la parodie paraphrasée en vers, que fit Benserade, en 1684, de la Liste de messieurs de l’Académie pour cette année-là, pièce des plus curieuses, citée par d’Olivet, mais publiée seulement de nos jours par le journal l’Intermédiaire, 15 juin 1864, p. 110, on trouve à la fin cette mention sur l’Imprimeur des Quarante :
Le Petit mourut en 1687, Coignard le remplaça. V. plus haut, t. I, p. 189.