Nerita tuberculata, Müller, Verm. hist. II, p. 191. 1774.
Strombus costatus, Schröter, Flussconchyl., p. 373, pl. VIII, f. 14. 1779.
Melanoides fasciolata, Olivier, Voy. emp. Ott., vol. II, p. 10, pl. XXXI, f. 7. 1804.
Melania fasciolata, Lamarck, An. s. vert., vol. VI (2e partie), p. 167, no 16. 1822.
Melania tuberculata, Bourguignat, Cat. rais. moll. Or., p. 65. 1853.
Testa conico-oblongoque-turrita, tenui, plus minusve diaphana, corneo-fusca ac sæpe flammulis luteolis vel castaneis longitudinalibus aut interruptis, ornata ; elegantissime spiraliter costulis numerosis sulcata, vel tenuissime decussata, aut sæpe transverse tuberculoso-costata ; — spira acuta ; apice acuto ; — anfractibus 10-12 vel 14 convexiusculis, sat regulariter crescentibus, sutura bene impressa separatis ; — apertura elliptica, basi fere rotundata ; peristomate recto, acuto ; columella albidula, ad basin paululum effusa ; margine externo antrorsum arcuato ; marginibus callo junctis.
Coquille allongée, conique-turriculée, assez fragile, plus ou moins transparente, d’une teinte fauve cornée, quelquefois ornée de petites flammules jaunes ou d’un brun-marron, longitudinales et la plupart du temps interrompues. Test sillonné, d’une manière délicate et élégante, par une foule de stries spirales plus ou moins fortes et saillantes. Quelquefois ces stries sont interrompues par d’autres transversales, ce qui donne au test une apparence treillissée, ou, lorsque les stries sont fortes, une apparence tuberculeuse. Spire aiguë, à sommet petit et aigu. 10 à 12, quelquefois jusqu’à 14 tours plus ou moins convexes, s’accroissant assez régulièrement, et séparés par une suture bien marquée. Ouverture elliptique, à base presque arrondie. Péristome simple et aigu. Columelle blanchâtre, un peu réfléchie vers la base. Bord externe arqué en avant. Bords marginaux réunis par une callosité.
| Hauteur | 15-35 | millimètres. |
| Diamètre | 6-10 | — |
Espèce des plus communes dans presque toutes les eaux du Sahara. M. Henri Duveyrier l’a notamment recueillie dans la fontaine chaude de Chetma et dans l’Ouâd-Melîly, près de Biskra ; — aux environs d’Ouarglâ ; — dans les eaux de l’oasis de Merhayyer, près de Tougourt[142] ; enfin dans les eaux tièdes de Djérîd, au Nord du Chott-el-Djérîd (Sud de la Tunisie), ainsi qu’au fond du Désert dans l’Ouâdi-Tîlerhsîn, au Nord de Rhât.
Buccinum Maroccanum, Chemnitz, Conch. cab. (ed. 1), t. XI, p. 285, pl. CCX, fig. 2080-2081. 1795.
Melanopsis Dufouri, Ferussac, Monogr. Mel. in. Mem. soc. d’Hist. nat. Paris, 1, p. 153, pl. VII, f. 16. 1823.
Melanopsis Dufourei, Deshayes, in Lamarck, An. s. vert. (2e ed.), t. VIII, p. 493. 1838.
Melanopsis Buccinoidea[143], Michaud, Cat. test. viv. Alg., p. 11. 1833.
Melanopsis Maroccana, Morelet, Cat. moll. Alg., in Journ. conch., t. IV, p. 297. 1853.
Espèce abondante dans la fontaine chaude de Chetma, près de Biskra ; dans les eaux d’Ouarglâ et de Tougourt (Ouâd-Rîgh) ; enfin, dans les petits ruisseaux d’eau tiède de Nafta et de Kerîz (Djérîd), au Nord du Chott-el-Djérîd.
Buccinum præmorsum, Linnæus, Syst. nat. (ed. Halæ), p. 740. 1760.
Buccinum prærosum, Linnæus, Syst. nat. (ed. XII), p. 1203. 1767.
Melania buccinoidea, Olivier, Voy. emp. Ott., t. I, p. 297, pl. XVII, f. 8. 1801.
Melanopsis buccinoidea, Ferussac, in Mém. géol., p. 54. 1814.
Melanopsis prærosa, Rossmässler, Iconogr. IX et X, pl. L, f. 677. 1839.
Melanopsis præmorsa, Dupuy, Hist. nat. moll. France (5e fasc.), p. 450. 1851.
Cette mélanopside a été recueillie dans les eaux, aux alentours de Biskra et d’Ouarglâ.
Melanopsis Maresi, Bourguignat. Paléontol. Alg., p. 106, pl. VI, f. 1-4. 1862.
Testa ovato-conica, solida, opaca, corneo-viridula, vel fusco-cornea, costis crassis (sub sutura nodosis) numerosisque sulcata ; — spira acuto-acuminata ; apice levigato, acuto ; — anfractibus 7 subplanulatis, gradatis, sutura lineari separatis ; ultimo maximo, ad partem superiorem impresso, ac dimidiam altitudinis paululum superante ; — apertura ovato-lanceolata ; columella recta, truncata ; sinu columellari e margine exteriore valde retroflexo ; — margine exteriore in medio antrorsum paululum arcuato ; callo sat valido.
Coquille de forme ovalaire-conique, aiguë, solide, opaque, d’une teinte cornée-verdâtre, ou brune-cornée, et munie de grosses côtes transverses, assez espacées les unes des autres, présentant vers la suture un renflement tuberculeux. Spire aiguë-acuminée, terminée par un sommet lisse et aigu. Sept tours presque plans, comme étagés les uns sur les autres, séparés par une suture linéaire. Dernier tour très-grand, offrant vers sa partie supérieure une inflexion prononcée et dépassant la moitié de la hauteur. Ouverture ovale-lancéolée, très-rétrécie à sa partie supérieure, très-dilatée à sa base. Columelle forte, droite, nettement tronquée, dont la base se trouve un peu infléchie en avant et séparée du bord extérieur par un sinus profond, parfaitement arrondi. Bord droit, légèrement arqué en avant. Bords marginaux réunis par une callosité assez forte.
| Hauteur | 15-20 | millimètres. |
| Diamètre | 8-9 | — |
Cette mélanopside, recueillie à l’état fossile par M. Marès, dans la Dhâya de Hâbessa[144], a été retrouvée vivante dans le petit ruisseau de Kerîz, qui se perd dans le Chott-el-Djérîd (Sud de la Tunisie). Il est à présumer que cette espèce doit vivre dans tous les cours d’eau du Nord du Sahara.
La Melanopsis Maresi est très-voisine, par sa forme et l’apparence de ses costulations, des Melanopsis costata du Jourdain[145] et cariosa d’Espagne[146] ; mais notre espèce diffère complétement de ces mollusques par sa columelle droite (et non courbe), plus allongée et infléchie en avant ; ce qui est le contraire chez les costata et cariosa ; enfin, par son sinus columellaire plus profond, plus arrondi et presque fermé, tandis que chez les costata et cariosa le sinus, comparativement plus profond, est très-ouvert.
Testa sat inflata, supra profunde umbilicata, subtus concava, fragili, striatula ac irregulariter sulcis incrementi subdeformata ; — anfractibus 5 convexis (supra rotundatis, subtus ad umbilicum obscure subangulatis), celeriter crescentibus, sutura (in prioribus lineari, in ultimis impressa) separatis ; ultimo maximo, dilatato, rotundato-subcompressiusculo, supra antice descendente ; — apertura valde obliqua, parum lunata, subrotunda ; peristomate recto, expansiusculo ; margine supero dilatato, arcuato ; marginibus callo junctis.
Coquille assez renflée, discoïde, profondément ombiliquée en dessus, concave en dessous, fragile, finement striée et la plupart du temps déformée par quelques bourrelets dus au temps d’arrêt de l’accroissement. Cinq tours convexes, arrondis en dessus, subanguleux en dessous vers l’ombilic, à croissance rapide et séparés par une suture, d’abord linéaire vers le sommet, puis devenant de plus en plus prononcée. Dernier tour très-grand, dilaté, arrondi tout en étant légèrement comprimé dans le sens de la hauteur, et offrant en dessus vers l’insertion du bord externe une direction descendante très-marquée. Ouverture oblique, peu échancrée, presque arrondie. Péristome droit, aigu, légèrement évasé. Bord supérieur dilaté, projeté en avant et arqué. Bords marginaux peu écartés, réunis par une callosité.
| Diamètre | 11 | millimètres. |
| Hauteur | 4 | — |
Cette nouvelle espèce se trouve à l’état fossile dans un dépôt de terre blanche savonneuse, près de Ghoûrd-Ma’ammer, grande dune, sur la route d’El-Ouâd à Ghadâmès, sur la section de cette artère, à laquelle aboutissent tous les chemins venant du Nord-Ouest.
Testa supra profunde infundibuliformi, subtus late umbilicata, crassiuscula, eleganter arguteque striatula ; — anfractibus 4 1/2 convexis, supra rotundatis, paululum involventibus, subtus ad peripheriam umbilicalem subangulatis, celeriter crescentibus, sutura impressa separatis ; ultimo maximo, dilatato præsertim ad aperturam, convexo-rotundato, supra antice recto ; — apertura obliqua, maxima, dilatata, lunata, semi-rotundata, superne convexa, interne subangulata ; peristomate recto, acuto, intus remote labiato ; marginibus tenui callo junctis.
Coquille discoïde, de taille médiocre, infondibuliforme en dessus, largement ombiliquée en dessous, à test assez épais et élégamment sillonné de striations fines et régulières. Quatre tours et demi convexes, arrondis, s’enroulant légèrement les uns sur les autres en dessus, et présentant en dessous, vers le pourtour ombilical, une partie anguleuse, imitant une carêne obsolète. Accroissement très-rapide. Suture prononcée. Dernier tour très-grand, développé surtout vers l’ouverture, convexe-arrondi et offrant en dessus, vers l’insertion du bord externe, une direction rectiligne. Ouverture oblique, très-grande, dilatée, échancrée, semi-arrondie, bien convexe à sa partie supérieure, anguleuse à sa partie inférieure. Péristome droit, aigu, épaissi intérieurement par un bourrelet assez enfoncé. Bords marginaux écartés, réunis par une callosité délicate.
| Diamètre | 7 1/2 | millimètres. |
| Hauteur | 3 1/2 | — |
Ce planorbe a été récolté avec l’espèce précédente dans les couches de terre blanche savonneuse près de Ghoûrd-Ma’ammer, sur la route d’El-Ouâd à Ghadâmès.
Le Planorbis Duveyrieri diffère de l’Aucapitainianus par son test plus petit, plus délicatement strié, plus fortement ombiliqué en dessus et en dessous ; par ses tours plus convexes, plus arrondis en dessus et plus anguleux en dessous vers la concavité ombilicale ; par son dernier tour rectiligne vers l’insertion du bord externe, et non descendant comme celui de l’Aucapitainianus ; par son ouverture plus oblique, anguleuse à sa partie inférieure, plus haute que large ; par son péristome intérieurement bordé ; enfin par son bord externe non arqué et ne se projetant pas en avant à sa partie supérieure comme celui de l’Aucapitainianus.
Testa utrinque umbilicata (umbilicus inferus profundior, pervior), fragili, translucida, argute striatula ; — anfractibus 5 convexo-rotundatis, utrinque prope umbilicum subangulatis, celeriter crescentibus, sutura impressa separatis ; ultimo paululum majore, rotundato, ad aperturam supra non subangulato, ac antice lente descendent ; — apertura obliqua, leviter lunata, oblonga ; peristomate recto, acuto ; marginibus callo junctis.
Coquille fragile, transparente, finement striée, pourvue en dessus et en dessous d’une dépression ombilicale très-prononcée. L’ombilic inférieur est plus profond et plus en forme d’entonnoir. Cinq tours convexes arrondis, présentant en dessus et en dessous vers le pourtour de l’ombilic une partie anguleuse. Croissance rapide. Suture bien marquée. Dernier tour un peu plus grand, bien arrondi, surtout en dessus (la partie anguleuse disparaît vers l’ouverture), et, offrant une direction descendante lente, et si prononcée que l’avant-dernier tour paraît plus proéminent que le dernier. Ouverture oblique, faiblement échancrée, oblongue. Péristome droit, aigu. Bords marginaux réunis par une callosité délicate.
| Diamètre | 11 | millimètres. |
| Hauteur | 4 | — |
Cette espèce a été recueillie à l’état fossile dans une couche sablonneuse près du puits de Bîr-Ez-Zouâit entre El-Ouâd et Berreçof.
Physa contorta, Michaud, Desc. coq. viv. in Act. soc. Linn. Bordeaux, III, p. 268. 1829.
Fossile dans les sables d’un bas-fond, près du puits de Bîr-Ez-Zouâit, entre El-Ouâd et Berreçof.
Isidora Brocchii, Ehrenberg, Symb. phys. moll. 1831.
Physa Brocchii, Bourguignat, in Amén. malac., t. I, p. 169. 1856.
Et Paléont. Alg., p. 84, pl. V, f. 20. 1862.
Dans les mêmes sables que l’espèce précédente.
Physa truncata, Ferussac, mss.
Physa truncata, Bourguignat, in Amén. malac., t. I, p. 170, pl. XXI, f. 5-7. 1856.
Et Paléont. Alg., p. 85, pl. V, fig. 19. 1862.
Dans les sables de Bîr-Ez-Zouâit, avec les précédentes.
Toutes ces espèces fossiles, que nous venons de signaler, des sables de Bîr-Ez-Zouâit, ou des terres savonneuses de Ghoûrd-Ma’ammer près de Ghadâmès, sont des espèces de l’époque contemporaine. Les couches où ces mollusques ont été recueillis sont également de formation moderne.
Ces fossiles sont une preuve nouvelle que la région de l’’Erg du Sahara, qui était, il y a quelques mille ans, une vaste et profonde mer, s’est, depuis l’apparition de l’homme, élevée lentement, graduellement, puisque les fossiles de ses dépôts sont tous des espèces de l’époque contemporaine.
| PL. XXVII. | Mollusques, Page 29. | Fig. 79 à 104. |
| PL. XXVI. | Mollusques, Page 29. | Fig. 55 à 78. |
1. Helix agrioica. Coq. grossie vue en dessus. — 2. La même, de grand. nat., vue de face. — 3. La même grossie, vue de face. — 4. La même, de grand. nat., vue en dessous. — 5. La même grossie, vue en dessous.
6. Helix Duveyrieriana. Coq. grossie vue en dessus. — 7. La même, de grand. nat., vue de face. — 8. La même grossie, vue de face. — 9. La même, de grand. nat., vue en dessous. — 10. La même grossie, vue en dessous.
11. Helix Reboudiana. Coq. de grand. nat., vue de face. — 12. La même, vue en dessus. — 13. La même, vue en dessous. — 14. Variété « subcostulata, » coq. vue de face. — 15. Variété « subcarinata, » coq. vue de face. — 16. Variété « zonata, » coq. vue de face. — 17. Même variété, vue en dessous.
18. Helix Warnieriana. Coq. de grand. nat., vue de face. — 19. La même, vue en dessous. — 20. La même, vue en dessus.
21. Helix Terveri (type). Coq. de grand. nat., vue de face. — 22. La même, vue en dessous. — 23. La même, vue en dessus. — 24. Variété, vue en dessus.
1. Helix ericetorum. Coq. de grand. nat., vue de face. — 2. La même, vue en dessous. — 3. La même, vue en dessus. — 4. Variété « subcarinata, » de Methlîli, vue de face.
5. Ferussacia charopia. Coq. grossie vue de face. — 6. La même, au trait, vue de face, de grand. nat. — 7. Dernier tour grossi, vu de profil.
8. Pupa granum. Ouverture très-grossie vue de face. — 9. Coq. au trait, vue de face, de grand. nat. — 10. Dernier tour grossi, vu de profil. — 11. Coq. grossie, vue de face.
12. Hydrobia Brondeli. Coq. grossie vue de face. — 13. La même, au trait, vue de face, de grand. nat. — 14. Dernier tour grossi, vu de profil.
15. Hydrobia Peraudieri. Coq. au trait, vue de face, de grand. nat. — 16. La même grossie, vue de face. — 17. La même, au trait, de grand. nat., vue de profil.
18. Hydrobia Duveyrieri. Coq. au trait, de grand. nat., vue de face. — 19. Dernier tour grossi, vu de profil. — 20. Coq. grossie, vue de face.
21. Hydrobia arenaria. Coq. grossie, vue de face. — 22. La même, de grand. nat., vue de face.
23. Bythinia Dupotetiana. Coq. grossie, vue de face. — 24. La même, de grand. nat., vue de face.
25. Bythinia pycnocheila. Coq. de grand. nat., vue de face. — 26. Coq. grossie, vue de face.
1. Planorbis Aucapitainianus. Coq. grossie, vue en dessus. — 2. La même, de grand. nat., vue en dessus. — 3. La même, vue de face. — 4. La même, vue en dessous. — 5. La même grossie, vue en dessous.
6. Planorbis Duveyrieri. Coq. grossie, vue en dessus. — 7. La même, de grand. nat., vue en dessus. — 8. La même, vue de face. — 9. La même, vue en dessous. — 10. La même, grossie, vue en dessous.
11. Planorbis Maresianus. Coq. grossie, vue en dessus. — 12. La même, de grand. nat., vue en dessus. — 13. La même, vue de face. — 14. La même grossie, vue en dessous. — 15. La même, de grand. nat., vue en dessous.
16. Melania tuberculata. Variété maxima (d’après un échantillon de l’oasis de Merhayyer). Coq. de grand. nat., vue de face. — 17. (d’après un autre échantillon du Djérîd). Coq. de grand. nat., vue de face.
18. Melanopsis Maresi. Coq. de grand. nat., vue de face. — 19. Dernier tour vu en dessous. — 20. Dernier tour grossi, vu de face. — 21. Coq. de grand. nat., vue par le dos.
| PL. XXVIII. | Mollusques, Page 30. | Fig. 105 à 125. |
[139]Non Helix lauta de Lovell Reeve, Conch. icon., t. CXL, f. 891, qui est une autre espèce.
[140]Le gouffre froid de Biskra est un bassin, appelé El-Bourma par les Arabes, et ainsi dénommé par les Européens pour le distinguer de la source thermale de Hammâm-Sâlahîn, qui est dans le voisinage.
[141]Non Paludina acuta, des auteurs français.
[142]Où se trouvent des échantillons magnifiques qui atteignent 55 millimètres de hauteur sur 15 de diamètre.
[143]Non Melanopsis buccinoidea, de Ferussac. 1814 (Melania buccinoidea, d’Olivier. 1804), qui est la Melanopsis præmorsa de Dupuy. 1851.
[144]Ancien lac desséché dans la région de l’’Erg, au Sud de la province d’Oran.
[145]Melanopsis costata, Ferussac, in Monogr. mélan., p. 28, no 6, pl. I, f. 14-15. 1823. — Melania costata, Olivier, Voy. emp. Ottom., t. II, p. 294, pl. XXXI, f. 2. 1804.
[146]Rossmässler, iconogr. IX et X, pl. 42, f. 680. 1839. — (Murex cariosus, de Linnæus, Syst. nat., p. 1220. — Et Melania Sevillensis de Grateloup.)
Planta annua. Radix indurata, fusiformis, fibras paucas emittens. Caulis erectus, robustus, subangulatus, in specimine completo suppetente circiter 5 decim. longus et subsimplex, pilis longis rigidulis albidis patentibus præsertim in parte inferiore hispidus. Folia alterna, oblonga vel obovato-oblonga, inæqualiter et grosse sinuato-lobulata vel inferne pinnatifida, inferiora in petiolum elongatum attenuata, superiora sæpius subsessilia, præsertim in petiolo et in pagina inferiore ad nervos densius pilis rigidulis longis hispida. Flores magni, 17-27 millim. longi, in racemum aphyllum primum confertum dein laxiusculum dispositi, siliquas juniores superantes. Pedicelli sub anthesi 15-20 dein 25-35 millim. longi, ut et petioli patenter longeque hispidi, erecto-patuli. Calyx dense patenterque hispido-villosus, sepalis oblongis erectis lateralibus basi subsaccatis. Petala lilacina interdum alba venis saturatioribus picta, limbo obovato integro, in unguem calycem subæquantem attenuata, calycem duplum subæquantia. Glandulæ hypogynæ 4, 2 trapezoideæ staminum lateralium insertionem circumvallantes, 2 ovato-lanceolatæ intra staminum longiorum insertionem. Stamina tetradynama, filamentis linearibus, membranaceo-complanatis, edentulis, liberis. Siliquæ in pedicellis ascendentes, glabræ, circiter 65-68 millim. longæ, 2-3 millim. latæ, pedicellum subduplum longæ, elongato-lineares, compressæ, stipitatæ stipite circiter 2 1/2 millim. longo, valvis membranaceis tenuibus uninerviis subtorulosis venulis lateralibus obsoletis ; septo membranaceo ; stigmate subsessili, tereti-compresso, obscure bilobo. Semina plurima, minima, biseriata, pallide fuscescentia, ovato-subglobosa, compressa, immarginata, lævia. Cotyledones obovato-suborbiculatæ, transverse latiores, conduplicatæ, radiculam in plicatura foventes. — Mense Februario florifera et jam fructifera lecta.
In Sahara per 26° lat. sept., ad septentrionem urbis Rhât in planitie excelsa Tasîli ad alveos Ouâdi-Târat et Ouâdi-Alloûn, ubi ab indigenis Azezzedja et Tânekfâït nuncupatur, a clarissimo peregrinatore et indefesso Saharæ scrutatore H. Duveyrier lecta cui lubentissimo animo dicatam voluimus. Locis alteris undenis inter Ghadâmès et Rhât visa (H. Duveyrier).
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXIX.
| Pl. XXIX. | Plantes nouvelles, Page 32. | Fig. 126 à 132. |
Planta dumosa, erecta, indurato-frutescens, divaricato-ramosa, ramis elongatis teretibus haud striatis pube densa brevi patente incano-tomentosis. Folia petiolata, palmatim composita, 4-5-rarius abortu 3-foliolata, foliolis cum petiolo articulatis, oblongis, obtusis, petiolo multo longioribus, utrinque pube sericea canescentibus vel pagina superiore minus pubescente virentibus. Stipulæ minutæ, lineares vel subulatæ. Racemi pluriflori (sub-10-flori), caules terminantes vel oppositifolii, laxiusculi. Bracteæ anguste lineares pedicello paulo longiores, demum deflexæ. Flores mediocres, circiter 1 centim. longi, nutantes, breviter pedicellati, pedicello tubo calycis breviore, bibracteolati, bracteolis calyci adpressis minimis linearibus. Calyx dense sericeo-villosus, tubo campanulato, limbo bilabiato, labio superiore bipartito, inferiore tripartito, laciniis lanceolatis subæquilongis vel inferiore paulo longiore, tubi longitudinem subæquantibus. Corolla flava, vexilli dorso excepto glabra, calyce subdimidio longior. Vexillum venis fuscescentibus saturatioribus pictum, magnum, alas et carinam subæquilongas subæquans, late obovato-subcuneatum, ascendens et inde limbi basis quasi cordata, in unguem latum intus incrassato-callosum callo villoso calycis tubum subæquantem contractum. Alæ liberæ, oblongo-obovatæ, obtusæ, plurinerviæ, extus in parte inferiore inter nervos corrugatæ, in unguem abrupte contractæ, demum ascendentes et carinam nudantes. Carina e petalis in dimidia longitudine superiore adnatis formata, ovato-inæquilatera dorso arcuato margine superiore recto, acutiuscula, petalis abrupte in unguem contractis et supra unguem late emarginatis. Stamina 10, alternatim inæqualia longiora antheris minoribus suborbiculatis breviora antheris majoribus ovato-oblongis, filamentis elongatis filiformibus, in longitudine dimidia inferiore complanatis et in tubum superne fissum coadunatis. Ovarium dense sericeo-villosum, stipitatum, oblongo-inæquilaterum ventre convexo, a lateribus compressum, in stylum sensim attenuatum, stylo tereti arcuato-ascendente ovarium subæquante apice et in latere superiore usque ad mediam longitudinem barbato, sub-6-ovulatum, ovulis ad basim suturæ ventralis insertis. Legumen nutans, brevissime stipitatum, dense sericeo-tomentosum, calycem plus quam duplum superans, oblongo-obovatum turgidum dorso gibbum, sutura ventrali basi styli mucronata obtusissime carinata, valvis valde inflato-ventricosis indurato-cartilagineis intus lana destitutis, abortu subdispermum. Semina (immature) suborbiculato-reniformia, compressa, lævia.
In Sahara per 27° lat. sept. inter Ouarglâ et Rhât loco dicto ’Aïn-el-Hadjâdj a cl. Ism’ayl Boû-Derba 26a die octobris 1858 florifera inventa, per 30° haud procul a Ghadâmès in planitie excelsa Hamâda-Tînghert 13a die septembris 1860 a cl. H. Duveyrier florifera et fructifera lecta.
Le C. Saharæ dans l’ordre artificiel adopté par De Candolle dans le Prodromus doit être placé à côté du C. quinquefolia (L. Sp. 1006 ; DC. Prodr. II, 135. — C. heterophylla L. f. Suppl. 323 et DC. Prodr. II, 131 sec. Benth.) dont il est très-différent par le calice velu-soyeux, par les légumes tomenteux, etc. Dans la classification plus rationnelle adoptée par M. Bentham (Benth. in Hook. Lond. journ. II, 472, et in Walp. Repert. V, 435), il doit être rapporté à la sous-section des Polyphyllæ, caractérisée par les feuilles toutes ou la plupart à 5-7 folioles articulées au sommet du pétiole, par la tige souvent frutescente à rameaux divergents, par les stipules très-petites ou indistinctes, par les fleurs en grappes lâchement pluri-multiflores, par le calice ord. profondément fendu à divisions lancéolées.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXX.
| Pl. XXX. | Plantes nouvelles, Page 34. | Fig. 133 à 141. |
Planta indurato-perennans, plus minus pubescenti-viscidula, pallide et sordide virens. Radix fusiformis elongata, indurato-sublignosa. Caulis herbaceus crassus demum induratus, fistulosus, albidus, teres, erectus, in speciminibus junioribus vix florigeris sæpe 1 decim. non superans, demum sæpius 1 metr. et ultra longus, subsimplex vel superne ramosus. Folia crassiuscula ; infima rosulata, 6-20 centim. longa, 13-35 millim. lata, oblonga vel ovato-acuminata, in petiolum longiusculum marginatum attenuata vel contracta, integra, sinuato-repanda vel utrinque grosse angulato-dentata dentibus 2-3, petiolo cum nervo medio et primariis albidis ; caulina media ovato- vel oblongo-lanceolata, brevius petiolata ; bractealia multo minora, sessilia, oblongo-lanceolata vel oblongo-linearia, integra, basi apiceque attenuata, pleraque calycibus fructiferis breviora. Flores extra-axillares, singuli folio bracteali lateraliter suffulti, sub anthesi in racemum scorpioideum spiciformem secundum densum primum circinatum dein erecto-arcuatum dispositi, inferiores interdum longe superiores breviter pedicellati. Calyx pubescenti-viscidulus, 10-costatus, campanulatus, irregulariter ad tertiam partem 5-fidus, dentibus late ovato-triangularibus acutis sæpe mucronatis inferiore minore, sub anthesi viridulus, post anthesin accrescens, fructifer 20-28 millim. longus indurato-coriaceus et costis venisque prominentibus reticulato-venosus, marcescenti-persistens demum albidus tubo vix inflato campanulatus limbo ampliato erectiusculo hiante. Corolla sub anthesi calyce non latior et vix longior, infundibuliformi-subcampanulata a basi ad apicem sensim ampliata, ad quartam partem superiorem inæqualiter 5-loba, inter lobos 2 inferiores minores profunde fissa, lobis late ovato-triangularibus obtusis, extus pubescenti-viscidula et albido-virens, intus superne atro-violaceus absque venis purpureis, demum marcescens albida intus apice tantum violacea ovario crescente soluta et calycem longius superans. Stamina declinata, superiora subinclusa, inferiora exserta, filamentis albis filiformibus inferne complanatis ibique pubescenti-viscidis, antheris violaceis oblongis paulo infra medium in filamento insertis lobis infra insertionem discretis. Stylus longe exsertus, arcuato-declinatus, stamina inferiora subæquans vel superans. Capsula calyce abscondita, ejusque tubo brevior, ovato-oblonga basi haud ventricosa, chartacea, bilocularis, paulo supra medium circumscissa, operculo mucronato incomplete biloculari. Semina numerosa, subreniformia vel suborbiculata, contacta mutuo angulata, luteolo-fuscescentia, crebre reticulato-punctata.
In Sahara australi et australiore, ubi ab indigenis Goungot, Falezlez et Afahlêhlé nuncupatur, late ut videtur dispersa : per 30° lat. sept. in provincia Tripolitana ad orientem urbis Ghadâmès loco dicto Guera’a-ben-’Aggiou et ad alveum Ouâdi Aouâl (H. Duveyrier) ; per 27° inter Ouarglâ et Rhât ad septentrionem planitiei excelsæ Tasîli, ad fontem Touskirîn (Ism’ayl Boû-Derba). Inter Ghadâmès et Rhât nec non in ditione Fezzân vulgaris (sec. H. Duveyrier). Loci plures in declivitate Saharæ australioris ad regionem nigritarum versa a planta nomen Falezlez aut In-Afahlêhlé mutuantur, præsertim inter Rhât et Agadez et inter In-Sâlah et Timbouktou (confer supra p. 182).
Bien que notre plante soit surtout voisine, par la forme de son calice et de sa capsule et par la plupart de ses caractères, des H. muticus L. et Datora Forsk., rapportés par Dunal à sa section Datora du genre Scopolia, je crois devoir la rattacher au genre Hyoscyamus. En effet, notre espèce et celles qui composent la section Datora de Dunal me paraissent être de véritables Hyoscyamus ; elles en présentent le calice et la corolle irréguliers et n’en diffèrent que par la forme de la capsule et la hauteur à laquelle a lieu sa déhiscence. — Le H. Falezlez diffère du H. muticus (L. Mant. 45 ; Jaub. et Spach Illustr. pl. Or. V, t. 415. — H. betæfolius Lmk Encycl. méth. III, 329 excl. var. β. — H. Datora Delile Ég. Illustr. n. 242 non Forsk. — Scopolia mutica Dun. in DC. Prodr. XIII pars I, 552) par le port moins robuste, par les grappes fructifères plus serrées, par le calice fructifère plus brièvement pédicellé, de moitié plus petit, à limbe beaucoup moins ample à réticulations plus prononcées, par la corolle moins ample et par la capsule plus petite et plus courte. Le H. muticus n’a encore été observé que dans l’Égypte inférieure aux environs du Caire, où il est abondant, et dans l’Égypte supérieure (Lippi ! in herb. Mus. Par., Delile !, Olivier et Bruguière !, Wiest ! Pl. Æg. exsicc. un. it. [1835] n. 518 sub nomine H. muticus, Aucher-Éloy ! Pl. exsicc. [1837] n. 2471 in herb. Mus. Par., Boissier !, Kralik !). Les échantillons recueillis, dans la Perse méridionale, à Géré entre Abouchir et Chiraz, par M. Kotschy (Pl. Pers. Austr. exsicc. ed. 1845, n. 38) paraissent appartenir à une espèce nouvelle distincte des H. muticus et Datora, ainsi que l’ont fait remarquer MM. Jaubert et Spach (loc. cit.). A cette même espèce devraient être rapportés les échantillons recueillis par Aucher-Éloy en Perse (Aucher-Éloy ! Pl. exsicc. n. 5040 in herb. Mus. Par.) et en Cappadoce (Aucher-Éloy ! Pl. exsicc. n. 2478 in herb. Mus. Par.). — Le H. Falezlez diffère du H. Datora Forsk. (Descr. pl. Æg.-Arab. p. 45, loco natali forsan excludendo ? ; Jaub et Spach. loc. cit. in adnot. — Scopolia Datora Dun. in DC. Prodr. XIII pars I, 553. — Sc. Boveana Dun., loc. cit., discrimine certo nullo distinguenda sec. Jaub. et Spach, loc. cit.) par les fleurs plus brièvement pédicellées, par le calice beaucoup moins grand à limbe moins dilaté, par la corolle dépassant à peine le calice lors de la floraison, et non pas longue de plus de 5 centimètres et environ deux fois aussi longue que le calice. Tous les échantillons de l’H. Datora que j’ai pu observer dans l’herbier du Muséum proviennent de la péninsule du Sinaï (Bové ! Pl. exsicc. n. 78 sub nom. H. muticus ; Botta ! ; Aucher-Éloy ! Pl. exsicc. [1837] n. 2472). — Consulter sur les propriétés vénéneuses de l’H. Falezlez l’article publié dans ce volume p. 182 par M. H. Duveyrier.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXXI.
| Pl. XXXI. | Plantes nouvelles, Page 37. | Fig. 142 à 147. |
MOLLUSQUES.
| 1o — ESPÈCES VIVANTES. | |
| Pages. | |
| Zonites candidissimus | 3 |
| Helix aperta | 4 |
| — Warnieriana | 4 |
| — agrioica | 5 |
| — Reboudiana | 6 |
| — rufolabris | 7 |
| — lineata | 8 |
| — lauta | 8 |
| — Pisana | 8 |
| — Terveri | 9 |
| — ericetorum | 10 |
| — pyramidata | 10 |
| — Duveyrieriana | 10 |
| — acuta | 11 |
| Bulimus decollatus | 12 |
| Ferussacia charopia | 12 |
| Pupa granum | 13 |
| Limnæa truncatula | 14 |
| Hydrobia Peraudieri | 15 |
| — Brondeli | 16 |
| — arenaria | 17 |
| — Duveyrieri | 17 |
| Bythinia similis | 18 |
| — Dupotetiana | 19 |
| — pycnocheila | 19 |
| — seminium | 20 |
| Melania tuberculata | 20 |
| Melanopsis Maroccana | 21 |
| — præmorsa | 22 |
| — Maresi | 22 |
| 2o — ESPÈCES FOSSILES. | |
| Planorbis Aucapitainianus | 24 |
| — Duveyrieri | 25 |
| — maresianus | 26 |
| Physa contorta | 27 |
| — Brocchii | 27 |
| — truncata | 27 |
| Explication des planches XXVI, XXVII, XXVIII | 29 |
PLANTES NOUVELLES.
| Diplotaxis Duveyrierana | 31 |
| Explication des fig. de la XXIXe pl. | 32 |
| Crotalaria Saharæ | 33 |
| Explication des fig. de la XXXe pl. | 34 |
| Hyoscyamus Falezlez | 35 |
| Explication des fig. de la XXXIe pl. | 37 |
PARIS. — J. CLAYE, IMPRIMEUR, RUE SAINT-BENOIT, 7.