NOTES:
[1] Ces conférences ont été, pour la plupart, recueillies par M. Vignon, sténographe.
[2] Ce Manuel se composera des documents suivants: 1. Liste des Dieux du Panthéon Japonais;—2. Liste ordinale et chronologique des Mikado ou Empereurs du Japon;—3. Liste ordinale et chronologique des Syaugoun ou Généralissimes Japonais;—4. Liste alphabétique des Mikado;—5. Liste chronologique des Nengaux ou noms d’années;—6. Liste alphabétique des Nengaux;—7. Chronologie cyclique de l’Histoire du Japon;—8. Chronologie des principaux faits de l’Histoire du Japon;—9. Petite Biographie des hommes célèbres;—10. Liste des anciennes Provinces du Japon;—11. Liste des Ken ou Départements actuels de l’empire Japonais;—12. Liste des Temples célèbres;—13 Liste chronologique des Résidences impériales;—14. Liste des Ports de mer japonais;—15. Petit Dictionnaire géographique.
[3] Introduction au Cours pratique de Japonais. Résumé des principales connaissances nécessaires pour l’étude de la langue japonaise. Seconde édition (Paris, 1872);—Guide de la Conversation Japonaise. Troisième édition (Paris, 1883).
[4] Les Livres sacrés du Japon. Yamoto bumi. La Genèse des Japonais, traduite pour la première fois, accompagnée d’un commentaire perpétuel composé en chinois et d’une glose exégétique en français.
[5] Voy., pour le développement de ces idées sur la classification ethnographique, l’introduction de mon ouvrage intitulé: Les Populations Danubiennes (Paris, 1882, in-4º et Atlas in-folio).
[6] J’ai signalé, avec d’assez grands développements, cette théorie dans un fragment, couronné par l’Institut, de mon Histoire de la langue chinoise. En attendant la publication de cet ouvrage encore inédit, voy. les observations que j’ai publiées sur la Reconstitution de la langue chinoise archaïque, dans les Transactions of the second Session of the International Congress of Orientalists. London, 1874, p. 120.
[7] Voy., sur ce sujet, l’ouvrage de M. Ludwig Podhorszky, intitulé: Etymologisches Wœrterbuch der magyarischen Sprache, genetisch aus chinesischen Wurzeln und Stæmmen, 1877; in-8º.
[8] Voy. mon Aperçu de la langue coréenne. Paris, Impr. impér., 1864, in-8º, et dans le Journal asiatique, 6e série, t. III, p. 287 et suiv.
[9] Voy. mon Introduction à l’étude de la langue japonaise. Paris, 1856, in-4º, p. 29.
[10] Klaproth, Tableaux historiques de l’Asie, p. 153.
[11] Castren, Nordiska Resor och forskningar, t. IV, cité par Beauvois, dans la Revue Orientale et Américaine, 1864, t. IX, p. 137.
[12] Beauvois, Lib. cit., p. 139.
[13] Voy., à ce sujet, ma Lettre à M. Oppert, dans la Revue Orientale et Américaine, t. IX, p. 269.
[14] Wa-kan San-sai du-ye, liv. LXVI, f. 13.—«En une nuit, le sol s’entrouvrit et forma un grand lac, qui reçut le nom de Mitu-umi. La terre forma une grande montagne, qui devint le Fu-zi-no yama, dans la province de Suruga. Cet événement n’est pas à l’abri du doute, car les historiens n’en parlent pas». (Voy. cependant Nippon wau dai iti-rau, liv. I, f. 3.)
Les Japonais qui, depuis des siècles, n’ont cessé de professer pour cette montagne un véritable culte d’admiration, lui ont donné différents noms témoignant tous de ce sentiment. Ils l’écrivent parfois avec des caractères qui signifient «il n’y en a pas deux pareilles au monde», ou «l’inépuisable», ou «l’immortelle»; ils la désignent aussi sous le nom de Hô-rai (chinois: Poung-laï), qui est celui d’une montagne célèbre où séjournent les immortels, suivant la mythologie de la Chine, et dont il est question dans la plus vieille géographie du monde, le Chan-haï-king. «Le mont Poung-laï, dit cette géographie, est une montagne habitée par les immortels et située au milieu de la mer; il n’y a pas de route pour y arriver».
[15] Du 14e jour du 3e mois au 18 du mois suivant.
[16] Ni-hon-go-ki, cité par le Wa-kan San-sai du-ye, liv. VI, f. 14.
[17] Voy., sur ce volcan, mes Etudes Asiatiques, p. 298.
[18] Histoire naturelle de l’empire du Japon, trad. de Naude, t. I, p. 168.
[19] En japonais: sat-tuki «le cinquième mois».
[21] Banaré, Instructions nautiques, Mer de Chine 3e partie, p. 2.
[22] Bousquet, le Japon de nos jours, t. I, p. 6.
[23] Voy. Syo-gen-zi-kau, édit. lith., p. 223, c. 4.
[24] A ces noms, il faut ajouter les suivants: Toyo-asi-vara-ti-i-wo-aki-no-mitu-ho-no-kumi, Ura-yasu-no kuni, Hoso-hoko-ti-taru-no kuni, Siwa-gami-ho-no-ma-no kuni, Tama-gaki-utitu kuni, désignations appartenant à la période mythologique des Génies célestes;—Toyo-Akitu-su, nom donné par le premier mikado Zin-mu au Japon, parce que ce pays lui avait semblé avoir la forme d’une espèce de sauterelle;—Ya-ba-tai, altération du nom de Yamato, empruntée aux Annales des Han postérieurs (Heou-Han chou);—Ziti-iki «le pays du Soleil»; Zit-tô, «le lever du soleil»; Siki-sima «les îles disséminées»; Asivara-no kuni.
[25] Ces îles sont souvent appelées, dans les géographies, de leur nom chinois Lieou-kieou; les Japonais les nomment Riou-kiou. La forme locale est Loutchou.
[26] Voy. sur les usages si variés du Bambou au Japon, la curieuse notice de M. le Dr Mène, dans les Mémoires de la Société des études japonaises, t. III, p. 6 et suiv.
[27] On peut consulter, sur ce sujet, mon Traité de l’éducation des vers à soie au Japon, traduit du japonais et publié par ordre du ministre de l’Agriculture, à l’Imprimerie nationale. Cet ouvrage a été traduit en italien, par M. F. Franceschini, et publié à Milan (un vol in-8º).
[28] Geerts, Les produits de la nature japonaise et chinoise, p. 209.
[29] Le premier mikado ou empereur du Japon, Zin-mu, commença à régner en 667 avant notre ère.
[30] L’empereur de Chine Taï-tsoung, de la dynastie des Soung, ayant appris, en l’an 984, que les souverains japonais ne formaient qu’une seule lignée de descendants, ne put s’empêcher de pousser un soupir et de s’écrier: «Cela n’est-il pas la véritable voie de l’antiquité?» (Voy. mes Textes chinois anciens, traduits en français, p 89.)
[31] Mitukuri, Sin-sen Nen-hyau, ann. 285; Dai Ni-hon si, liv. III, p. 13. Voy. aussi mes Archives paléographiques, t. I, p. 234.
[32] Russko-Iaponskii Slovar, p. 2.
[33] Dai Ni-hon si, liv. 11, p. 6.
[34] Il est fait mention de cette ambassade dans les Heou-Han chou, ou annales officielles chinoises de la dynastie des Han postérieurs, à la date de la deuxième année tchoung-youèn, dans l’histoire de l’empereur Kouang-wou.—Cf. Dai Ni-hon si, liv. II, p. 10.
[35] Voy., sur cette écriture, les renseignements que j’ai donnés dans les Mémoires du Congrès international des Orientalistes, Session inaugurale de Paris, 1873, t. I, p. 221.
[36] D’Hervey de Saint-Denys, Mémoire sur l’histoire ancienne du Japon, p. 7.
[37] Voy. l’intéressante notice de M. Addison van Name, dans les Mémoires du Congrès international des Orientalistes, Session de Paris, 1873, t. I, p. 221.
[38] Ko va noti no hito no ituvari atume taru mono ni site, sara-ni Kano Syau-toku no mi ko no mikoto no erabi tamaisi, makoto uo fumi ni va arazu (Ko-zi ki, Préliminaires, p. 20 vº).
[39] Wa-kan Kwó-tó fen-nen-gau un-no du, Introduction.
[40] Les deux mots ming-hing, rendus en japonais par «en se nuagifiant,» forment, en chinois, une expression qui désigne «la matière première des choses».
[41] Ni-hon Syo-ki, liv. 1, p. 1.
[42] Ni-hon Syo-ki, lib. cit., p. 1 vº.
[43] Ni-hon Syo-ki, liv. 1, p. 2.
[44] Ni-hon Syo-ki, lib. cit., p. 2 vº.
[45] Les six autres génies de la dynastie divine (Ama-no Kami) furent:
2º Kuni-no Sa-tuti-no mikoto, également appelé Kuni-Sa-tati-no mikoto.
3º Toyo-Kun-nuno Mikoto également appelé Toyo-kuni-nusi-no Mikoto, Toyo-kumi-no-no Mikoto, Toyo-ka-busi-no-no Mikoto, Uki-fu no no toyo-kai-no Mikoto, Toyo-kuni-no-no Mikoto, Toyo ku’i-no-no Mikoto, Hako kuni-no-no Mikoto, ou Mi-no-no Mikoto.
4º U’i-ti ni-no Mikoto, qui eut pour épouse Su’i-ti-ni-no Mikoto.
5º Oho-to-no di-no Mikoto, qui eut pour épouse Toma-be-no Mikoto.
6º Omo-taru-no Mikoto, lequel eut pour épouse Kasiko-ne-no Mikoto.
7º Iza-nagi-no Mikoto, lequel eut pour femme Iza-nami-no Mikoto.
[46] D’autres auteurs disent qu’ils étaient seulement mâles.
[47] Izanagi et Izanami ayant vomi, par métamorphose naquit le dieu Kana-yama-hiko, ou «le Génie des Montagnes d’or»; ayant uriné, par métamorphose naquit la déesse Midu-ha-no me; ayant fait des excréments, par métamorphose naquit la déesse Hani-yama bime (Voy. Ni-hon Syo-ki, liv. 1, p. 11).
[48] Une notice sur les deux dynasties des génies célestes et terrestres du Japon a été insérée par Klaproth en tête de la traduction du Nippon-wau dai iti-ran rédigée par Titsingh avec l’aide des interprètes japonais du comptoir hollandais de Dé-sima. Cette notice renferme malheureusement de nombreuses inexactitudes. On trouvera un tableau complet de la mythologie antique des Japonais dans la traduction que j’ai entreprise du Ni-hon Syo-ki, l’une des sources les plus anciennes et les plus authentiques de l’histoire primitive du Nippon. Le premier volume de cette traduction sera livré prochainement à l’impression et paraîtra à la librairie d’Ernest Leroux dans le recueil des publications de l’Ecole spéciale des Langues orientales.
[49] Ou en dialecte sinico-japonais Ten-syau daï-zin.
[50] Livr. iii, p. 1; Au-tyau si-ryaku, liv. I, p. 1.
[51] Ni-hon Syo-ki, liv. iii, p. 3.
[52] Ni-hon Syo-ki, loc. cit.
[53] Ce nom pourrait se traduire par «le géant à la grande moëlle»; mais un commentaire du Koku-si ryaku (liv. i, p. 6) nous apprend que Naga-sune est un nom de ville, dont on a fait la désignation d’un chef aïno.—Hiko est le titre des princes à l’époque kourilienne de l’histoire du Nippon: il signifie littéralement «fils du Soleil», de même que hime, donné aux princesses, signifie «fille du Soleil.»
[54] Ni-hon Syo-ki, liv. III, p. 5.
[55] Koku-si ryaku.
[56] Ni-hon Syo-ki, liv. iii, p. 15.—Le Wau-tyau si-ryaku dit que ce fut Nigi-hayabi lui-même que Nagasoune proclama roi; les principaux chefs de clans étaient Ye-ugasi, Oto-ugasi, Yaso-takeru, Yesiki, Otosiki, etc.
[57] Koku-si ryaku, liv. 1, p. 6; Wau-tyau siryaku, liv. 1, p. 2.
[58] Ni-hon Syo-ki, liv. III, p. 20; Koku-si ryaku, liv. I, p. 8.
[59] J’ai dit, dans une conférence précédente, que les noms sous lesquels on nous a fait connaître jusqu’à présent les 41 premiers mikados étaient des noms posthumes. Ces noms posthumes, si l’on en croit Rai-san-yo (Ni-hon Sei-ki), liv. v, p. 8; leur auraient été donnés par Omi-mifoune, arrière-petit-fils de l’empereur Odomo, en l’an 784 de notre ère. Il est singulier que, jusqu’à présent, on n’ait pas encore publié la liste des noms que portaient originairement ces 41 souverains, et que nous fournit le Ni-hon Syo-ki. La voici, d’après ces vieilles annales:
| 1. | Kam Yamato Iva are hiko (Zin-mou). | — | 660 à 585 |
| 2. | Kam Nu-na Kawa mimi (Sui-seï). | — | 581 à 549 |
| 3. | Siki-tu hiko Tama-te-mi (An-nei). | — | 448 à 511 |
| 4. | Oho-yamato-hiko Yuki-tomo (I-tok). | — | 510 à 476 |
| 5. | Mi-matu-hiko Kaye-sine (Kau-syau). | — | 475 à 393 |
| 6. | Yamato tarasi hiko Kuni osi hito (Kau-an). | — | 392 à 291 |
| 7. | Yamato neko hito Futo-ni (Kau-rei). | — | 290 à 215 |
| 8. | Yamato neko hito Kuni-kuru (Kau-gen). | — | 213 à 158 |
| 9. | Waka Yamato-neko-hiko futo hi-bi (Kai-kwa). | — | 157 à 98 |
| 10. | Mi maki iri hiko I-ni-ye (Siou-zi). | — | 97-30 |
| 11. | Iku-me-iri hiko I-sa-ti (Soui-nin). | — | 29 -|- 70 |
| 12. | Oho tarasi hiko O-siro-wake (Kei-kau). | -|- | 71 à 130 |
| 13. | Waka-tarasi-hiko (Sei-mou). | 131 à 191 | |
| 14. | Tarasi-naka-tu hiko (Tyou-ai). | 192 à 200 | |
| 15. | Iki-naga-tarasi bime (Zin-gou). | 201 à 269 | |
| 16. | Honda (Au-zin). | 270 à 312 | |
| 17. | Oho-sasagi (Nin-tok). | 313-399 | |
| 18. | I-sa-ho-wake (Ri-tiou). | 400-405 | |
| 19. | Mitu-ha-wake (Han-syau). | 406-411 | |
| 20. | O-asa-tu ma-hoku ko Sukune (In-ghyau) | 412-453 | |
| 21. | Ana-ho (An-kau). | 454-456 | |
| 22. | Oho bas-se waka-take (Iou-ryak). | 457-477 | |
| 23. | Sira-ka-take-hiro-kuni-osi waka yamato neko (Sei-nei). | 480-484 | |
| 24. | O-ke ou Ku-me-no waka-go (Ken-sô). | 485-487 | |
| 25. | O-ke ou Oho-si, ou Oho-su (Nin-ghen). | 488-498 | |
| 26. | O bas se-waka-sagasi (Bou-rets). | 499-506 | |
| 27. | O-ho-tô (Kei-tai). | 507-531 | |
| 28. | Hiro-kuni-osi-take-kana-bi (Au-kan). | 534-535 | |
| 29. | Take-o-hiro-kuni-osi-tate (Sen-kwa). | 536-539 | |
| 30. | Ama-kuni-osi-haraki-hiro-niva (Kin-mei). | 540-571 | |
| 31. | Nu-naka Kura-futo-tama-siki (Bin-tats). | 572-585 | |
| 32. | Tatibana-no toyo-hi-no (Yô-mei). | 586-587 | |
| 33. | Bas-se he (Syou-zyoun). | 588-592 | |
| 34. | Toyo-mi-ke Kasiki-ya bime (Soui-ko). | 593-628 | |
| 35. | Oki-naga-tarasi hi-hiro-nuka (Syo-mei). | 629-641 | |
| 36. | Ama-toyo-takara-ikasi-bi-tarasi bime (Kwan-kyok). | 642-644 | |
| 37. | Ama-yorodu-toyo-bi (Kau-tok) | 645-654 | |
| 38. | Ama-toyo-takara ikabi-tarasi bime (Sai-meï). | 655-664 | |
| 39. | Ama-mikoto-hirakasu-wake (Ten-di) | 662-672 | |
| 40. | Ama-no nuna-bara oki-no ma-bito (Tem-bou). | 672-686 | |
| 41. | Taka ama-no hara-hiro-no bime (Dzi-tô). | 687-696 |
[60] Ni-hon Syo-ki, liv. IV, p. 4.
[61] L’érudition japonaise s’est occupée, dans ces derniers temps, de la recherche des tombeaux de souverains antérieurs à Zinmou. De curieux travaux ont déjà été publiés à ce sujet, mais nous manquons jusqu’à présent des moyens de contrôler les assertions des savants du Nippon qui cherchent à faire remonter les origines historiques de leur pays au-delà du VIIe siècle avant notre ère.
[62] Sse-ma Tsien, Sse-ki (Pen-ki), liv. VI, p. 17; Kang-kien yih tchi-loh, liv. VIII, p. 5; Koku-si ryaku, liv. I, p. 12.
[63] Nippon wau-dai iti-ran, liv. I, p. 3; Koku-si ryaku, loc. citat.
[64] Nippon wau-dai iti-ran, loc. cit.
[65] Le nom de Siu-fouh est écrit dans le Nippon wau-dai iti-ran avec le caractère fouh «bonheur», au lieu de fouh «genouillère»; mais cette orthographe se rencontre également dans quelques auteurs chinois.
[66] On pourrait peut-être faire quelques réserves sur cette opinion que l’on trouve développée de la façon la plus intéressante dans le travail de M. Ogura Yémon, intitulé «La Maison de Taïra» (Mémoires de la Société des Etudes Japonaises, t. I, p. 2 et sv.).
[67] Siraki est un des noms du pays plus connu sous celui de Sinra, et appelé par les Chinois Sin-lo.
[68] Ni-hon Syo-ki, liv. V, p. 12; Han-tyau si-ryaku, liv. I, p. 6.
[69] Ni-hon Sei-ki, liv. I, p. 10.
[70] Koku-si ryaku, liv. I, p. 15.
[71] Ni-hon Syo-ki, liv. VI, p. 2; Ni-hon Sei-ki, liv. I, p. 12.
[72] Ni-hon Syo-ki, commentaire, liv. VI, pp. 3-4.
[73] Au-tyau si-ryaku, liv. I, p. 6.
[74] Koku-si ryaku, liv. I, p. 17.
[75] A la seconde année Kien-wou tchoung-youen.
[76] Au-tyau si-ryaku, liv. I, p. 8; Nippon wau-dai iti-ran, liv. I, p. 6.
[77] Ce prince mourut à Isé, au retour de la guerre qu’il avait dirigée contre les Atuma-yebisu, en 113 de notre ère (Mitukuri, Sin-sen Nen-hyau, p. 16).
[78] Ni-hon Syo-ki, liv. VIII, p. 6.
[79] Ni-hon Syo-ki, liv. IX, p. 3.
[80] Nippon wau-dai iti-ran, liv. I, p. 11.
[81] Ni-hon Syo-ki, liv. IX, p. 6.
[82] Dai Ni-hon si, liv. III, p. 8.
[83] D’Hervey de Saint-Denys, Ethnographie des peuples étrangers à la Chine, t. I, p. 56.
[84] La traduction de Titsing, revue par Klaproth, porte: «Deux fois l’impératrice envoya des ambassades avec des présents à l’empereur de la Chine de la dynastie des Weï, et elle reçut souvent des ambassadeurs et des présents de ce monarque». Le texte japonais signifie simplement: «Il vint également à la Cour un ambassadeur du royaume des Weï; de part et d’autre, on s’offrit des présents» (Gi-no kum yori mo, si-sya rai-tyau su; tagai-ni okuri-mono ari).
[85] Voy. la Carte de l’empire japonais au siècle de Iki-naga-tarasi, à la fin de cette Conférence, p. 118.
[86] Ni-hon Syo-ki, liv. X, p. 3.
[87] Ni-hon Syo-ki, liv. X, p. 11.
[88] Certains dictionnaires chinois fournissent l’explication de plus de 100,000 signes différents; le dictionnaire impérial intitulé Kang-hi Tsze-tien comprend 42,718 caractères disposés sous 214 clefs. La connaissance de 8,000 de ces caractères suffit généralement pour lire les productions littéraires de la Chine ancienne et moderne. Voy., sur ce sujet, le travail de M. F. Maurel, dans les Mémoires de l’Athénée oriental, 1871, t. I, p. 143.
[89] Dans les Actes de la Société d’Ethnographie, t. VI, 1869, p. 171 et suiv.
[90] L’un des plus anciens monuments de l’antiquité chinoise est l’inscription gravée sur un rocher du mont Heng-chan, par ordre de Yu-le-Grand (XXIIIe siècle avant notre ère), en commémoration de l’écoulement des eaux du déluge. Sur cette inscription, écrite en caractères dits Ko-teou, et reproduite dans l’Encyclopédie japonaise Wa-kan San-sai du-ye (liv. XV, p. 30), on peut consulter: Hager, Monument de Yu (Paris, 1802, in-fol.); Klaproth, Inschrift des Yü (Berlin, 1811, in-4º).
[91] J’ai donné, dans les Actes de la Société d’Ethnographie (1863, t. III, p. 139 et suiv.), le résumé de mes recherches sur les origines de la nation chinoise. J’ajouterai ici quelques renseignements qui me paraissent utiles pour l’étude de cette question. Les Mémoires historiques (Sse-ki), primitivement composés par Sse-ma Tan, et qui furent coordonnés et publiés, après sa mort, par le fils de cet historien, le célèbre Sse-ma Tsien, commencent avec Hoang-ti «l’Empereur Jaune», dont le règne remonte à l’année 2698 [avant] de notre ère. L’authenticité de ce règne est admise par tous les critiques chinois; celui de Fouh-hi, qu’on reporte sept cent soixante-dix ans plus haut dans la nuit des temps, est lui-même loin d’être considéré comme fabuleux, et les auteurs les plus scrupuleux nous le donnent tout au plus comme un règne semi-historique. Les anciennes annales intitulées Kou-chi, composées par Soutchih, de la dynastie des Soung, font, de la sorte, remonter les annales de la Chine à ce même Fouh-hi. Les récits qui appartiennent précisément à la légende, et dans lesquels il n’est peut-être cependant pas impossible de découvrir quelques traces d’ethnogénie dignes d’être étudiées, sont réputées l’œuvre de Tao-sse. L’ouvrage de Lo-pi, intitulé Lou-sse, est un de ceux qui font reculer davantage les légendes relatives aux origines de son pays; mais cet ouvrage, malgré sa grande popularité, est généralement peu estimé des lettrés qui ne prennent pas au sérieux sa chronologie fantaisiste des premiers âges. Le classement des souverains mythologiques sous le nom de «Souverains Célestes primitifs» (Tsou tien-hoang), de «Souverains Terrestres primitifs» (Tsou ti-hoang), et de «Souverains Humains primitifs» (Tsou jin-hoang), paraît avoir été adopté par les Japonais qui ont imaginé également, à l’origine de leur empire, des dynasties fabuleuses rattachées aux trois grandes puissances constitutives de l’univers (San-tsaï), savoir: le Ciel, la Terre et l’Homme.
[92] Le grand ouvrage historique intitulé Kang-kien I-tchi loh a cru devoir accueillir les légendes relatives aux temps antérieurs au règne de l’empereur Hoang-ti. Il les publie dans ses deux premières sections:
I.—San-hoang ki «Annales des Trois Souverains», comprenant Pan-kou chi ou Pan-kou, dont le nom a été rapproché de celui du Manou indien, fils de Brahmâ et père de l’espèce humaine. Pan-kou, dans la légende chinoise, est également le premier ancêtre des hommes, le souverain du monde à l’époque du Chaos primordial (Hoen-tun) avec lequel il est parfois identifié;—Tien-hoang chi «les Souverains Célestes»;—Ti-hoang chi «les Souverains Terrestres»;—Jin-hoang chi «les Souverains Humains»;—Yeou-tchao chi «le chef Yeou-tchao»; et Soui-jin chi «le chef Soui-jin».
II.—Ou-ti ki «Annales des Cinq Empereurs», comprenant Fouh-hi;—Chin-noung;—Hoang-ti;—Chao-hao;—Tchouen-hioh;—Ti-kouh;—Yao,—et Chun.
Le grand Yu (Ta Yu) est placé en dehors de cette section et en tête de la dynastie des Hia, dont il est considéré comme le fondateur.
[93] Le Kang-kien I-tchi loh nous fournit de curieuses notices sur ces deux personnages qui sont représentés comme les chefs de la première émigration chinoise, à une époque où elle était encore plongée dans les langes de la barbarie la plus primitive. Les Chinois, avant Yeou-tchao, formaient une population de troglodytes: ils habitaient des cavernes et vivaient dans les lieux sauvages en compagnie des animaux. Ils n’avaient aucun sentiment de convoitise; par la suite, ils devinrent astucieux, et les animaux commencèrent à être leurs ennemis. Yeou-tchao enseigna aux hommes à se construire des tannières avec du bois et à y habiter pour éviter leurs attaques. On ne connaissait pas encore l’agriculture, et on mangeait les fruits des plantes et des arbres. On ne possédait pas l’art de se servir du feu; on buvait le sang des animaux et on en mangeait la chair avec le poil.
Le successeur de Yeou-tchao, Soui-jin, parvint à obtenir du feu en perçant du bois. Les hommes, sous Yeou-tchao, avaient appris à se construire des tannières, mais ils ne savaient pas encore faire cuire leurs aliments. Soui-jin le leur enseigna; il observa en outre les astres et étudia les cinq éléments. Il enseigna au peuple à cuire les mets [avec le feu produit par la friction du bois], et le peuple fut satisfait; aussi lui décerna-t-on le nom de Soui, qui signifie «tirer du feu du bois». Il fit connaître les quatre saisons et la manière de se conformer à la volonté du ciel. A cette époque, on ne possédait pas d’écriture. Soui-jin établit, pour la première fois, le système des cordelettes nouées. Il eut quatre ministres, nommés Ming-yeou, Pi-yuh, Tching-poh et Yun-kieou.
[94] Fouh-hi (3468 ans avant notre ère).
[95] Chin-noung (vers 3218 avant notre ère).
[96] Voy, sur le système du cycle chinois de 60 ans et sur son application dans la supputation des temps chez les Japonais, mon recueil de Thèmes faciles et gradués pour l’étude de la langue japonaise, p. 74.
[97] Dans les ouvrages chinois que j’ai eus à ma disposition, on fait usage, pour les souverains antérieurs à Hoangti et pour Hoangti lui-même, du titre de hoang, qui, dans l’ancienne écriture, était tracée sous une forme où l’on trouve les éléments idéographiques tsze, «soi-même» et wang «gouvernant», c’est-à-dire «autocrate». Pauthier nous dit que ces premiers princes portaient simplement le titre de wang «regulus». J’ignore où le regretté sinologue a trouvé ce renseignement, et s’il n’a pas confondu les signes hoang et wang en cette circonstance.