Le nombre total des espèces et des principales variétés est de 560. Sous le rapport de leur durée elles peuvent être partagées en deux groupes, le nombre des espèces annuelles ou bisannuelles étant environ de 322, et celui des espèces vivaces de 238. Parmi les espèces vivaces 70 environ sont frutescentes ou ligneuses ; la végétation arborescente spontanée, ainsi que nous l’avons dit dans la relation du voyage, n’est guère représentée que par les diverses espèces et variétés de Tamarix ; ces arbres peuvent atteindre d’assez grandes dimensions, et ils constituent à Saada une véritable forêt. Le Pistacia Atlantica, qui n’est pas rare dans la vallée de l’Oued Abdi, à la limite de la région saharienne et de la région montagneuse inférieure, n’existe pas aux environs de Biskra, quoique sur d’autres points du Sahara il forme de véritables massifs. Bien que le Dattier, l’arbre par excellence du désert, ait été évidemment introduit par l’homme dans la région saharienne, nous ne pouvons omettre de le mentionner ici. — Dans la relation de notre voyage nous nous sommes bornés à donner l’énumération des arbres introduits dans la région (consulter pour plus de détails nos Notes sur les cultures des oasis des Ziban).
Si l’on considère les plantes de la région saharienne au point de vue de leur classification en familles naturelles, on trouve que le nombre des Dicotylédones est de 467, et celui des Monocotylédones de 93. — Les familles principales, rangées d’après leur importance relative dans la région, donnent le tableau suivant :
| Espèces. | Espèces. | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Composées | 99 | 17 | Plantaginées | 9 |
| 2 | Graminées | 62 | 18 | Plumbaginées | 8 |
| 3 | Légumineuses | 53 | 19 | Polygonées | 8 |
| 4 | Crucifères | 48 | 20 | Résédacées | 7 |
| 5 | Salsolacées | 23 | 21 | Malvacées | 7 |
| 6 | Ombellifères | 19 | 22 | Rubiacées | 7 |
| 7 | Caryophyllées | 16 | 23 | Liliacées | 7 |
| 8 | Borraginées | 16 | 24 | Papavéracées | 6 |
| 9 | Paronychiées | 14 | 25 | Cistinées | 6 |
| 10 | Labiées | 13 | 26 | Orobanchées | 6 |
| 11 | Euphorbiacées | 12 | 27 | Zygophyllées | 5 |
| 12 | Renonculacées | 10 | 28 | Ficoïdées | 5 |
| 13 | Géraniacées | 10 | 29 | Frankéniacées | 4 |
| 14 | Scrophularinées | 10 | 30 | Solanées | 4 |
| 15 | Cypéracées | 10 | 31 | Urticées | 4 |
| 16 | Tamariscinées | 9 |
Sur les 560 espèces de la région, 4, en raison de leur patrie, n’ont pu figurer dans le tableau où nous avons groupé les principales affinités géographiques. Sur les 556 autres espèces, 440 n’ont pas été vues par nous dans la région littorale ; 441 n’ont pas été observées dans la région méditerranéenne intérieure ; 294 n’ont pas été rencontrées sur les hauts-plateaux, et 387 manquent dans la région montagneuse. Sur les 74 espèces spéciales, 45 sont propres à la région, 1 seulement lui est commune avec la région littorale, 5 seulement avec la région méditerranéenne intérieure, 26 avec la région des hauts-plateaux et 18 avec la région montagneuse.
Si l’on fait la somme des espèces appartenant aux diverses parties du bassin méditerranéen, on voit que cette somme est de 285 ; si l’on y ajoute les 99 espèces d’Europe, on obtient le total de 384, tandis que les autres éléments de la végétation sont représentés par 205.
En faisant abstraction des plantes, qui, dans la région saharienne, ne se rencontrent que dans les cultures et les endroits arrosés des oasis, le nombre des espèces est réduit à 416, et ce chiffre est évidemment encore trop fort, car aux environs de Biskra les eaux ont amené dans la plaine saharienne des espèces étrangères à la région, et les alluvions des cours d’eau présentent également un assez grand nombre d’espèces des régions montagneuse et des hauts-plateaux. En opérant la réduction que nous venons d’indiquer, le nombre des espèces d’Europe n’est plus que de 37 au lieu de 99 et la somme des espèces appartenant aux diverses parties du bassin méditerranéen n’est plus que de 170 au lieu de 285, les autres éléments de la végétation restant au contraire représentés par les mêmes nombres.
Pour compléter les données fournies par nos tableaux, nous devons ajouter que 211 espèces sont communes aux environs de Biskra et aux environs de Gabès, partie méridionale et littorale du désert de la régence de Tunis ; sur les 74 espèces spéciales des environs de Biskra 50 se retrouvent aussi à Gabès. — Si l’on compare de même la végétation des îles Canaries à celle du désert de Biskra, on voit que 55 espèces existent à la fois dans les deux pays, et que 3 espèces qui n’avaient encore été signalées qu’aux Canaries appartiennent également à notre région saharienne.
La région saharienne est non-seulement la plus nettement tranchée sous le rapport de la géographie botanique, mais elle est encore caractérisée par l’importance qu’y acquièrent certaines familles (Frankéniacées, Zygophyllées, Tamariscinées, Ficoïdées, Asclépiadées, Plumbaginées, Salsolacées, etc.) au point de vue du nombre des espèces, ou de l’abondance des individus ; et il est à remarquer que ces familles ne sont pas ou sont à peine représentées dans les autres régions. — L’examen de la statistique botanique comparée de la région saharienne démontre que les plantes d’Europe et celles du bassin méditerranéen y jouent un rôle beaucoup moins important que dans les autres régions ; ses analogies avec l’Italie sont complétement nulles. Les affinités dominantes du Sahara sont avec l’Orient désertique représenté par l’Égypte, une partie de la Palestine, l’Arabie, et une partie de la Perse méridionale. — Le nombre des espèces qui se retrouvent à la fois en Espagne et en Orient y est relativement considérable. C’est surtout pour la région saharienne que nous trouvons la confirmation de la loi que nous avons déjà énoncée, d’après laquelle les influences selon la latitude sont dominantes dans l’intérieur ; cette loi, pour rendre notre pensée d’une manière plus saisissante, peut encore être exprimée de la manière suivante : sous le rapport de la géographie botanique, en Algérie, s’éloigner du littoral dans le sens du méridien, c’est moins se rapprocher du tropique que de l’Orient. La comparaison de la région saharienne de la province de Constantine avec celles de la province d’Alger et d’Oran, d’après les faits qui nous sont déjà connus, confirmerait notre manière de voir ; mais cette comparaison, pour laquelle il n’existe encore que des documents insuffisants, trouvera mieux sa place dans un autre travail pour lequel nous espérons être à même de recueillir des données plus complètes. — Ainsi que nous l’avons déjà dit ailleurs (Notes sur la culture du Dattier dans les oasis des Ziban), la culture en grand du Dattier est l’expression d’un concours de conditions physiques et climatologiques qui dominent dans toute la vaste zone presque privée de pluies, s’étendant de l’Océan jusque vers la vallée de l’Indus, et qui impriment à cette zone un caractère spécial révélé par l’uniformité de la végétation. La présence simultanée sur la côte orientale de l’Espagne et dans les déserts de l’Orient d’un certain nombre d’espèces qui, en Europe, manquent dans les points intermédiaires, est une nouvelle preuve de l’importance des influences désertiques auxquelles la culture du Dattier est subordonnée. — De l’ensemble des considérations que nous venons d’exposer, il nous paraît résulter, de la manière la plus manifeste, que les cultures du Sahara algérien doivent être celles du sud-est de l’Espagne, et surtout celles des régions comprises dans la zone désertique ; quant aux cultures tropicales, elles ne constitueront jamais, selon nous, qu’une exception, même dans les localités qui semblent devoir leur être le plus favorables, et elles seront peut-être plutôt un objet de curiosité qu’une source réelle de richesse pour notre belle colonie.
Carte D’UN VOYAGE BOTANIQUE EN ALGÉRIE entrepris en 1853 sous le patronage du Ministère de la Guerre d’après la CARTE DE LA SUBDIVISION DE BATNA.
Dressée par M. Rousseau, Capitaine au 2e Régiment de la Légion étrangère.
| Ann. des Scienc. nat. 4e Série. | Bot. |
| Payen del. | N. Rémond imp. r. des Noyers, 65, Paris. | Jacobs sc. |
NOTES :
[1]Depuis le voyage qui fait l’objet du présent rapport, nous avons, en 1854, grâce à la bienveillante protection du Ministère de la Guerre, exploré les montagnes de l’Ouarsenis, de Teniet-el-Haad, du petit Atlas, et surtout les montagnes les plus élevées de la partie occidentale de la chaîne du Djurdjura, à la suite de l’expédition dirigée par M. le Gouverneur général, et sous l’appui d’un détachement de troupes indigènes commandé par M. le capitaine Beauprêtre. — Pour pouvoir compléter le rapport que nous avons déjà publié sur la province d’Oran en l’étendant à la région saharienne, ainsi que pour étudier la végétation de la province d’Alger dans ses diverses régions naturelles, et en faire l’objet d’un travail parallèle à celui que nous publions sur la province de Constantine, il nous reste à explorer, dans les provinces de l’Ouest et du Centre, les points extrêmes de l’occupation française, la région des hauts-plateaux de la province d’Alger, ainsi que les montagnes situées à la limite du Sahara. Un quatrième voyage que nous nous proposons d’entreprendre cette année nous mettra à même de réaliser le projet que nous indiquons, et de recueillir en même temps des documents qui nous permettront de donner à la publication de la Flore d’Algérie une nouvelle impulsion. En effet, par ces explorations, les diverses régions naturelles de chaque province se trouvant suffisamment connues, nous serons à même de publier un Catalogue raisonné de la Flore d’Algérie, catalogue indispensable pour diriger les recherches des botanistes qui s’occupent de l’exploration du pays, et qui ne sera pas moins utile aux auteurs eux-mêmes de la Flore d’Algérie en servant de cadre à la rédaction d’un ouvrage aussi étendu.
[2]Toutes les plantes que nous avons recueillies dans nos voyages, et qui ne se trouvent pas encore au Muséum dans l’herbier spécial d’Algérie, dont M. Ad. Brongniart a bien voulu nous confier le classement, seront ajoutées par nous à cette importante et riche collection.
[3]Voyez, dans le présent rapport les articles sur les cultures des environs de Philippeville, de Constantine, de Batna, et de la vallée de l’Oued Abdi, ainsi que les considérations agricoles, tirées de la géographie botanique, et consignées dans le résumé. — Voyez également, dans le Bulletin de la Société Botanique de France, t. II, p. 36 et 599, les notes sur la culture du Dattier, et les autres cultures des oasis des Ziban, par MM. E. Cosson et P. Jamin.
[4]Voyez l’article déjà cité : Notes sur la culture du Dattier.
[5]Rapport sur un voyage botanique en Algérie d’Oran au Chott El-Chergui (Ann. sc. nat., 3e sér., XIX, 83, et 4e sér., I, 220).
[6]Le nom des espèces qui n’ont encore été observées qu’en Algérie ou dans les deux États voisins, Maroc et Tunis, est précédé du signe *.
[7]La vallée de Bou-Merzoug, d’après les Annales de la Colonisation algérienne, contiendrait plus de 20,000 hectares, qui, pour être mis en culture, n’auraient besoin que de quelques travaux de dessèchement.
[8]La végétation arborescente n’est guère représentée, dans la partie de la vallée du haut Rummel voisine de la ville, que par le Laurier-Rose qui couvre les bords des ruisseaux, et qui fournit à la ville son principal combustible, en attendant que la viabilité des routes mette à bas prix à sa disposition les richesses forestières de la région montagneuse.
[9]Nous avons groupé dans cette liste les plantes qui croissent, à diverses localités, dans les décombres et les lieux vagues qui avoisinent la ville.
[10]On a dû remarquer qu’un assez grand nombre d’espèces se trouvent, sur le versant occidental de la montagne de Sidi-Mecid, à la fois dans les pâturages et dans les moissons. Ce fait s’explique facilement par le mode de culture des Arabes : les mêmes terrains ne sont cultivés par eux que d’une manière intermittente et incomplétement défrichés ; généralement ils respectent les touffes de broussailles et de plantes vivaces qu’ils contournent par le sillon de la charrue ; ces touffes forment ensuite des espèces d’îlots au milieu des champs. De cette culture encore toute primitive, il résulte nécessairement que les plantes des terrains cultivés peuvent se retrouver dans les pâturages, et celles des terrains incultes dans les moissons.
[11]Les abréviations ab. et tr. ab. indiquent que la plante est abondante ou très abondante à la localité.
[12]Nous avons, dans cette liste, fait suivre de la lettre M. le nom des plantes qui se rencontrent surtout dans les moissons.
[13]Nous avons, dans cette liste, désigné le Djebel Itche-Ali par l’abréviation Itch. et les bois des environs de Lambèse par L.
[14]Dans les listes, le nom des espèces qui n’ont encore été observées qu’en Algérie ou dans les deux États voisins, Maroc et Tunis, est précédé du signe (*). — La rareté ou la vulgarité des espèces est indiquée, quand il y a lieu, par les abréviations C., R., etc., auxquelles nous avons attribué leur valeur habituelle. — Les abréviations ab. et tr. ab. indiquent que la plante est abondante ou très abondante à la localité citée.
Les abréviations dont nous nous sommes servi pour désigner la distribution géographique générale des espèces sont celles qui sont généralement adoptées : Æg. = Égypte. Am. Amérique. Arab. = Arabie. As. = Asie. Austr. = austral. méridional. Bal. = îles Baléares. Bor. = boréal, septentrional. B. sp. = Cap de Bonne Espérance. Can. = Iles Canaries. Cauc. = Caucase. Centr. = central. Cors. = Ile de Corse. Cret. = Ile de Crète. Cypr. = Ile de Chypre. Cyr. = Cyrenaïque. Dalm. = Dalmatie. Eur. — Europe, indique que l’espèce est répandue dans presque toute l’Europe. Gall. = France. Georg. = Géorgie. Gorg. = Iles du Cap vert. Graec. = Grèce. Hisp. = Espagne. It. = Italie. Lus. = Portugal. Lib. = Mont Liban. Mad. = Ile de Madère. Mar. = Maroc. Med. = Méditerranée, indique que la plante est commune à plusieurs points du bassin méditerranéen tant à l’ouest qu’à l’est. Med. occ. = partie occidentale du bassin méditerranéen. Med. or. = partie orientale du bassin méditerranéen. Melit. = Ile de Malte. Mesop. = Mésopotamie. Natur. = naturalisé. Occ. = occidental. Or. = orient. or. = oriental. Palæst. = Palestine. Pers. = Perse. Ross. = Russie. Rumel. = Roumélie. Sard. = Ile de Sardaigne. Sib. = Sibérie. Sic. = Sicile. Spont. = spontané. Syr. = Syrie. Tauri. = Crimée. Ting. = Tanger. Trip. = Régence de Tripoli. Tun. = Régence de Tunis.
[15]Le Pêcher nous avait été indiqué, par quelques habitants, comme croissant dans les montagnes de Batna ; mais il est probable que cette indication est erronée, et n’est due qu’à une confusion avec le Prunus prostrata, qui, en raison de la forme des feuilles et de la couleur des fleurs, peut facilement être pris pour le Pêcher par des observateurs non exercés. Une erreur du même genre avait été commise pour le Prunus insititia, que l’on considérait comme le type sauvage de l’Abricotier.
[16]Pour plus de brièveté, nous avons dans cette liste désigné le versant oriental par la lettre E., et le versant septentrional par la lettre N. ; les abréviations inf., moy., sup., placées à la suite de ces lettres indiquent que la plante croît dans la partie inférieure, moyenne ou supérieure de ces versants. — Par l’abréviation Pât. inf., nous avons désigne les pâturages de la région montagneuse inférieure, à la base orientale du Djebel Tougour, au voisinage de la maison des gardes environ de 1200-1300 mètres d’altitude. — Par l’abréviation Pât. moy., nous avons désigné les pâturages de la région montagneuse moyenne s’étendant de la base nord du Djebel Tougour à la base Djebel Bordjem, environ à 1600 mètres d’altitude. — Par l’abréviation Roch., nous avons désigné la bande de rochers, à environ 1800 mètres d’altitude, étendue de l’est à l’ouest, et coupant les versants est et nord. — Par l’abréviation Somm., nous avons désigne la partie culminante de la montagne au-dessus de 2000 mètres d’altitude. — Par l’abréviation Bordj., nous avons désigné le versant méridional du Djebel Bordjem dont la végétation ne diffère pas sensiblement de celle du Djebel Tougour.
[17]Voyez la liste des plantes observées dans les bois des environs de Lambèse.
[18]Ces plantes européennes, de même que les espèces cultivées qui réclament un terrain meuble, trouvent le principal obstacle à leur développement dans l’efflorescence saline qui couvre le sol à sa surface et se durcit dès qu’il commence à perdre son humidité. Pour obvier dans la culture à cet inconvénient, il est utile, comme M. Jamin nous l’a fait observer, de répandre du fumier sur le sol après qu’il a reçu les façons convenables ; on pourrait obtenir un résultat plus complet en superposant au fumier des débris herbacés, des fragments de roseaux ou de feuilles de Dattier qui concourraient efficacement à s’opposer à la dessiccation du terrain. Dans un grand nombre de cas, ce dernier procédé serait même peut-être suffisant.
[19]Une grande partie des renseignements que nous publions sur Biskra et ses environs sont dus à MM. Balansa et P. Jamin, qui ont bien voulu, en outre, nous fournir tous les éléments de l’article sur Saada et ses environs, localité que les circonstances ne nous ont pas permis de visiter.
[20]Voyez dans le Bulletin de la Société Botanique de France, II, 38, le tableau officiel des principales oasis des Ziban, et du nombre des arbres qui les composent, qui nous a été communiqué par M. le capitaine Seroka, chef du bureau arabe de Biskra.
[21]Voyez les Notes sur la culture du Dattier dans les oasis des Ziban, que nous avons publiées conjointement avec M. P. Jamin, Bulletin de la Société Botanique de France, II, 36.
[22]Voyez les Notes sur les cultures des oasis des Ziban, que nous avons publiées conjointement avec M. P. Jamin, Bulletin de la Société Botanique de France, II, 599.
[23]Les végétaux dont le nom est précédé du signe (†), dans cette liste et dans les suivantes, sont ceux dont l’acclimatation n’est pas encore assurée ou n’a donné jusqu’ici que des résultats peu favorables.
[24]Nous devons à M. P. Jamin les renseignements que nous publions sur les sources intermittentes qui avoisinent la fontaine d’Aïn-Oumach.
[25]Voyez, pour l’analyse des eaux de la Fontaine-chaude, Guyon, Voyage aux Ziban, p. 265.
[26]Guyon, Voyage aux Ziban, p. 180. — Jules Duval, Tableau de l’Algérie, p. 278.
[27]Pour plus de brièveté, nous avons dans cette liste désigné les stations des espèces par les abréviations suivantes : All., alluvion, c’est-à-dire terrains déposés par les eaux ou qui sont inondés pendant la saison des pluies. — Cot., coteaux ou ondulations du sol très arides, ne présentant généralement qu’un très petit nombre de plantes annuelles, et des touffes espacées de plantes vivaces. — Dépr., dépressions du sol, ordinairement argileuses et souvent salées, où l’eau séjourne pendant plus ou moins longtemps dans la saison des pluies. — Hum., lieux humides, bords des eaux. — Pl., plaine, désignation générale dans laquelle nous avons compris les terrains plats argilo-calcaires et souvent salés, qui constituent la plus grande partie du Sahara aux environs de Biskra. — Rav., ravins, ordinairement profonds, creusés par les ruisseaux, et à sec pendant la plus grande partie de l’année. — Roch., rochers. — Sabl., sables. — Sal., terrains salés.
[28]Nous avons, dans cette liste, désigné par All. les alluvions de l’Oued Abdi ; par Roch. sup. les rochers de la portion de la montagne qui domine le village ; par Roch. les rochers du versant de la même montagne qui regarde la vallée de l’Oued Abdi.
[29]Dans cette liste, nous avons désigné par Plat. les plateaux entre Beni-Souik et Ménah ; — par Rav. le ravin de l’Oued Bouzina ; — par M. la vallée de Ménah proprement dite, à environ 900 mètres d’altitude ; les plantes dont le nom est suivi de cette indication ont été, pour la plupart, observées soit dans les cultures, soit au bord des eaux ; — par Cot. les coteaux de la vallée.
[30]Dans cette liste, nous avons désigné par Cot. la partie pierreuse et déboisée du coteau au-dessus du village de Chir ; — par Vall. la portion de la vallée entre Chir et Haïdous.
[31]Nous avons dans cette liste, pour plus de brièveté, désigné par M., le Djebel Mahmel, et par G., le Djebel Groumbt-el-Dib ; les lettres n. et s., placées à la suite des lettres qui représentent le nom de ces montagnes indiquent qu’il s’agit de leurs versants nord ou sud ; somm., placé de la même manière, indique leur sommet ; — Tl. désigne le village de Télet ; Ch. inf. et Ch. sup. désignent les champs qui sont sur la pente sud au-dessous ou au-dessus de Télet ; Tl. sup. désigne les parties incultes du versant méridional au-dessus de Télet, comprises environ entre 1500 et 2000 mètres d’altitude ; — Plat. indique le plateau situé à environ 2000 mètres d’altitude à la base méridionale des Djebel Mahmel et Groumbt-el-Dib ; — Fedj. représente Fedj-Geurza, c’est-à-dire la partie supérieure de la vallée de l’Oued Abdi, où ce cours d’eau prend sa source ; l’abréviation cot., placée à la suite de Fedj., indique les coteaux boisés qui limitent au nord la vallée de Fedj-Geurza et se continuent avec la pente sud du Djebel Mahmel.
[32]Voir Guyon, Voyage aux Ziban, p. 144.
[33]Nous désignons dans cette liste par Ch. les champs cultivés ; — par Pât. les terrains en friche et les pâturages de la vallée de l’Oued Essora, au-dessous d’Aïn-Turck, c’est-à-dire d’une portion de cette vallée, à environ 1,200 mètres d’altitude.
[34]Le Pinus Halepensis est surtout exposé à cette dernière cause de dépérissement, car son écorce, employée surtout pour la tannerie et la préparation des outres, est un objet de commerce important avec les tribus sahariennes.
[35]Le versant nord se divise naturellement en partie boisée et en partie déboisée, la partie boisée vers Aïn-Turck, s’étend de la vallée de l’Essora jusqu’à environ 250 mètres du sommet, c’est-à-dire d’environ 1200 jusqu’à 2150 mètres d’altitude. — Nous avons désigné le versant nord par N. ; — F. inf. indique la partie inférieure de la forêt qui s’étend depuis l’Oued Essora jusqu’à l’altitude d’Aïn-Turck, c’est-à-dire une zone comprise entre 1200 et 1500 mètres d’altitude ; — F. moy. indique la zone moyenne de la forêt comprise entre 1500 et 1800 mètres d’altitude ; — F. sup. indique la partie supérieure de la forêt comprise environ entre 1800 et 2150 mètres d’altitude ; — par l’abréviation Turck., nous avons désigné les environs d’Aïn-Turck ; — Pât. sup. désigne les pâturages du pic principal ; — Somm. indique le sommet de la montagne ; — S. désigne la partie supérieure de la pente sud, que nous n’avons explorée qu’à quelques centaines de mètres au-dessous du sommet ; — Pât. désigne les pâturages des pics secondaires du Cheliah.
[36]Dans ce tableau, nous avons, pour plus de brièveté, désigné par Const. la région méditerranéenne intérieure.
[37]Nous devons à MM. Durieu de Maisonneuve, Balansa et Choulette de précieux renseignements sur la végétation de la région littorale.
[38]Consulter pour la région littorale, comme pour les suivantes, le Tableau résumant pour chaque région ses principales affinités de Géographie botanique.
[39]Nous devons à M. Durieu de Maisonneuve de nombreux renseignements sur la végétation de la région méditerranéenne intérieure. — M. de Marsilly a bien voulu nous communiquer les résultats de ses herborisations aux environs de Constantine.
[40]MM. Balansa et du Colombier ont contribué à l’exploration de la région des hauts-plateaux aux environs de Batna.
[41]Les observations météorologiques recueillies à Batna, sous la direction de M. le général Desvaux, viennent confirmer les données de la statistique botanique, en démontrant que le climat de la région des hauts-plateaux de la province de Constantine présente de grandes analogies avec celui des pays tempérés. Nous nous bornerons à donner ici la moyenne des températures observées à Batna en 1853.
Températures moyennes observées à Batna en 1853.
| 1853. — MOIS. | NOMBRE des observat. | MOYENNE DES TEMPÉRATURES. | MAXIMUM du mois. | MINIMUM du mois. | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 8 h. matin. | Midi. | 5 h. soir. | ||||
| ° | ° | ° | ° | ° | ||
| Janvier | 31 | 3,71 | 8,60 | 8,76 | 12 | 0 |
| Février | 28 | 2,95 | 7,86 | 7,62 | 14 | 1 |
| Mars | 31 | 3,00 | 10,45 | 10,65 | 15 | 0 |
| Avril | 30 | 9,33 | 15,83 | 15,77 | 22 | 4 |
| Mai | 31 | 13,87 | 20,20 | 21,30 | 30 | 6 |
| Juin | 15 | 15,60 | 23,26 | 24,20 | 29 | 13 |
| Juillet | 31 | 23,68 | 30,70 | 33,35 | 37,30 | 18 |
| Août | 31 | 24,42 | 29,61 | 32,40 | 36 | 21 |
| Septembre | 30 | 19,38 | 24,10 | 25,48 | 33 | 13 |
| Octobre | 31 | 14,81 | 19,23 | 19,71 | 25 | 9 |
| Novembre | 30 | 8,23 | 12,73 | 15,42 | 20 | 2 |
| Décembre | 31 | 5,52 | 8,92 | 8,95 | 14 | 3 |
| ° | ° | |||||
| Année | 350 | 37,30 | 0 | |||
| ° | ° | ° | ||||
| Moyennes de l’année | 11,95 | 17,45 | 18,29 | |||
Nous devons ajouter comme corollaire à ce tableau qu’à Batna, en 1853, il a plu tous les mois de l’année, et que les mois où la pluie a été la plus fréquente ont été mai, octobre, novembre et décembre ; il a neigé en janvier, février, mars, novembre et décembre ; la dernière neige est tombée dans la plaine le 27 mars, et la première le 28 novembre.
[42]MM. Balansa et du Colombier nous ont fourni d’utiles documents sur la végétation de la région montagneuse. — Mon ami M. T. Royer, ancien capitaine du génie, et M. Thoman ont bien voulu faire tous les calculs pour la détermination des altitudes d’après nos observations barométriques ; toutes ces altitudes ont été calculées en prenant pour base les moyennes des observations recueillies par nous à Philippeville et à Batna.
[43]Les explorateurs qui ont le plus contribué à faire connaître la végétation de la région saharienne sont MM. Balansa, Guyon, Hénon, P. Jamin et Reboud.
Note du transcripteur :
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- Page 89, " Clamydophora pubescens " a été remplacé par " Chlamydophora "
- Page 90, " Dæmia cordata " a été remplacé par " Dœmia "
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