[1424] Var. Vu que notre amitié m'en eût fait dégager. (1634-57)

[1425] Var. Mais faites que l'humeur de Philiste se change,
Grands Dieux, et l'inspirant de rompre avec Florange. (1634-57)

[1426] Var. Pour un ami je sais étouffer mon amour. (1634-57)

[1427] Var. Vu que je ne puis craindre aucune résistance. (1634-57)

[1428] Var. La belle dont mon traître adore les attraits. (1634-60)

[1429] Var. Et rendre, en ce faisant, ton parti le plus fort. (1634)

[1430] Var. Mais pour la sûreté d'une telle entreprise. (1634-68)

[1431] Var. ALCIDON, seul. (1634)

[1432] Var. Vu qu'il met pour autrui son bonheur en arrière. (1634-57)

[1433] Var. Au moins pour la plupart; que le siècle où nous sommes. (1634-57)

[1434] Var. Qu'à grand'peine deux mots se peuvent échapper. (1634-57)

[1435] Var. Et malgré les abus vivons toujours contents. (1634)

[1436] Var. Or pour te retirer de la mélancolie. (1634 et 52-57)
Var. Or pour te retirer de ta mélancolie. (1644 et 48)
Var. Mais pour te retirer de la mélancolie. (1660 et 63)

[1437] Var. Quelque soupçon frivole en ce cas te déçoit. (1634)

[1438] Var. Ma mère en a reçu, de vrai, quelques propos. (1634-57)

[1439] Var. De ne régler qu'aux biens une pareille affaire. (1634)

[1440] Var. Moi dont ce faux éclat n'éblouit jamais l'âme,
Qui connois ton mérite autant comme ta flamme. (1634-57)

[1441] Var. Mais fine, elle vouloit qu'un ver de jalousie. (1634-57)
Var. Mais elle vouloit bien qu'un ver de jalousie. (1660)

[1442] Var. Le peu que j'y perdrai ne vaut pas s'en fâcher. (1657)

[1443] Mélite, acte III, sc. V, p. 202. Les poëtes dramatiques du dix-septième siècle aimaient à placer ainsi dans la bouche de leurs personnages des allusions à leurs ouvrages antérieurs. Voyez la note sur le vers 702 de la Place Royale. Molière dit dans le Misanthrope (acte I, sc. I):

Je ris des noirs accès où je vous envisage,
Et crois voir en nous deux, sous même soin nourris,
Les deux frères que peint l'École des maris.

[1444] Var. Le choix de ce lourdaud la punit et me venge. (1634-57)

[1445] Var. Et ce sexe imparfait, de son mieux ennemi. (1634-60)

[1446] Var. Et que tes lâchetés tirent de leurs excès. (1634-57)

[1447] Var. A cause de ses biens ma mère en meurt d'envie. (1634-60)

[1448] Var. Toujours pour les duels l'on m'a vu sans effroi,
Mais je n'ai point de lame à trancher contre toi. (1634)
Var. Toujours pour les duels on m'a vu sans effroi. (1644-57)

[1449] Dans l'édition de 1682, on lit masque, au lieu de manque; mais le sens prouve, ainsi que le texte des impressions antérieures, que c'est une faute d'impression.

[1450] Var. [Voilà bien déguiser un manque de courage.]
PHIL. Si jamais quelque part ton intérêt m'engage,
Tu pourras voir alors si je suis un moqueur,
Et si pour te servir j'aurai manqué de cœur;
Mais pour te mieux ôter tout sujet de colère,
Sitôt que j'aurai pu me rendre chez ma mère,
Dût mon peu de respect offenser tous les Dieux. (1634-57)

[1451] Var. Je souffre jusque-là ton humeur violente;
Mais, ces devoirs rendus, si rien ne te contente,
Sache alors que voici de quoi nous apaisons
Quiconque ne veut pas se payer de raisons. (1634-57)

[1452] Var. Mon prétexte est perdu, s'il ne quitte ses soins. (1664 et 68)

[1453] Var. Tu mérites de vivre après un si bon tour. (1634-68)

[1454] Var. Vous n'eussiez pu m'entendre, et vous tenir de rire. (1634-57)

[1455] Var. Ne s'explique à tous deux nullement par la bouche. (1634-57)

[1456] Rendre le change à quelqu'un, lui donner son change, c'est, suivant Furetière, lui répliquer fortement, lui rendre la pareille. Voyez le Lexique.

[1457] Au regard de Florange, en ce qui regarde Florange, dans ce que je lui ai dit de Florange.

[1458] Var. Que le moqué toujours reste fort satisfait. (1634)

[1459] Var. Je lui présente encore une ruse nouvelle. (1634)

[1460] Var. Mais pour en dire trop tu pourrois tout gâter. (1634-60)

[1461] Donner, non pas comme plus haut son change, mais le change à quelqu'un, c'est le tromper; cette expression est empruntée au vocabulaire de la vénerie.

[1462] Var. Si sa mauvaise humeur refuse à lui parler. (1634-57)

[1463] Le nom de LYCAS manque en tête de cette scène dans l'édition de 1634.

[1464] Var. Monsieur, vous m'offensez: loin d'être un suborneur. (1634-57)

[1465] Var. Madame a trouvé bon de prendre cette voie. (1634-57)

[1466] Courtier. Voyez le Lexique.

[1467] Var. C'est un fou, me voyant, s'il ne gagne la porte. (1634-57)

[1468] Quiconque est riche est tout.
(Boileau, Satire VIII.)

[1469] Var. N'en parlons plus. Lycas. LYC. Monsieur? PHIL. Sus, de ma part
Va Florange avertir que s'il ne se départ. (1634)

[1470] Cette indication manque dans l'édition de 1663.

[1471] Var. Dieux! que cet obstiné me donne de tourment! (1634-57)

[1472] Dans l'édition de 1634, on lit en titre, au-dessous du nom de CLARICE: STANCES.

[1473] Var. L'aise à mes maux succède. (1634-68)

[1474] Var. Mon heur me semble nompareil. (1634)

[1475] Var. Depuis que notre amour déclaré m'en assure. (1634-57)

[1476] Var. CÉLIDAN, derrière le théâtre. (1634-60)

[1477] Bonnet à l'anglaise, qui, lorsqu'on veut, se rabat sur les épaules. On peut voir la représentation de cette sorte de coiffure dans une gravure faite pour l'édition de 1660 et qui accompagne aussi d'ordinaire celle de 1664.

[1478] Pour ce jeu de scène, la leçon de 1634 est, en tenant compte de la correction contenue dans l'errata: LA NOURRICE, se jetant à ses genoux.—Dans les éditions de 1644-60: embrassant ses genoux.

[1479] Var. CLARICE, à qui Célidan met la main sur la bouche. (1634-60)

[1480] Ce mot interrompu nous semble d'un effet bizarre, mais il serait facile de trouver dans les œuvres dramatiques des prédécesseurs de Corneille plus d'un exemple de ce genre. Le plus connu, et le plus souvent cité peut-être, est celui qu'on rencontre au Ve acte du Daire (Darius) de Jacques de la Taille (voyez sur ce poëte l'Histoire du théâtre françois, tome III, p. 337 et suivantes):

Ma femme et mes enfants aye en recommanda....
Il ne put achever, car la mort l'en garda.

[1481] Var. CÉLIDAN, derrière le théâtre. (1634-60)—Il dit ces deux mots derrière le théâtre. (1663, en marge.)

[1482] Var. Tous n'en resteront pas également contents. (1634)

[1483] Cette indication ne se trouve que dans les éditions de 1663-82.

[1484] C'est-à-dire versons quelques larmes feintes. Voyez plus haut, sur un autre emploi de suborner, p. 184, note [614].

[1485] Var. De furie elle écume, et fait toujours un bruit. (1634-57)

[1486] Var. Ces mots ont éclaté d'un transport impourvu. (1634)

[1487] Var. Vain et foible soulas en un coup si funeste. (1634-57)

[1488] Var. Reçois donc de mes feux ce dernier témoignage. (1634-57)

[1489] Var. Aussi pour en juger peut-être est-ce ta feinte. (1634-57)

[1490] Var. Tu lui voudras du mal pour t'avoir trop aimée. (1634)
Var. Tu lui voudras du mal de t'avoir tant aimée. (1644-57)

[1491] Var. Et sûre de sa foi, tu viendras regretter
Sur sa tombe le temps et le bien d'en douter. (1634-57)

[1492] Var. Qu'il m'est doux en mourant de penser qu'elle m'aime! (1634-60)

[1493] Var. Et dans ce désespoir que causent mes malheurs,
Espérer que ma mort lui coûtera des pleurs!
Simple, qu'espères-tu? sa perte est volontaire,
Et pour mieux te punir d'un amour téméraire,
Elle veut tes regrets, tous autres châtiments
Ne lui semblent pour toi que de légers tourments. (1634-57)

[1494] Var. Elle se pâme d'aise au récit de ta peine. (1634-68)

[1495] Var. Triomphe insolemment de sa pudicité.
Hélas! qu'à ce penser ma vigueur diminue! (1634-57)

[1496] Var. Vous ne devez, Monsieur, en rien nous accuser. (1634)
Var. Vous n'avez point, Monsieur, lieu de nous accuser. (1644-57)

[1497] Prêter épaule à, seconder, favoriser.

[1498] Var. Perfides, vous prêtez l'épaule à leur retraite. (1634-57)

[1499] Var. DORASTE, cependant que Philiste est derrière le théâtre. (1634-57)

[1500] Var. Il a l'épée à la main. (1663, en marge.)

[1501] Var. Infâmes, scélérats, venez, qu'espérez-vous? (1634)

[1502] Var. ALCIDON, mettant l'épée à la main. (1634-60)—Il met aussi l'épée à la main. (1663, en marge.)

[1503] Var. Quoi! ta poltronnerie a changé bien soudain!
CÉL. Modère cet ardeur[1503-a], tout beau. ALC. Laisse-nous faire. (1634-57)

[1503-a] Tel est ici le texte de toutes les éditions indiquées; mais elles font ardeur du féminin dans les autres endroits de la Veuve où ce mot se trouve.

[1504] Var. C'est en homme de bien qu'il me va satisfaire. (1634-60)

[1505] Var. Veux-tu rompre le coup d'une bonne action? (1634-57)

[1506] Var. Je ne prends plus de part aux intérêts d'un traître. (1634-57)

[1507] Var. Et puisqu'il est ainsi, le ciel fait bien paroître. (1634-60)

[1508] Var. Que son juste courroux a voulu me venger. (1634)

[1509] Var. Ne me presse donc plus dedans mon désespoir. (1634-60)

[1510] Var. Te peux-tu plaindre encor de ta place occupée? (1634-57)

[1511] Var. J'ai menacé Florange, et rompu des accords
Qui te causoient jadis ces violents transports. (1634-57)

[1512] Var. Faire ici du fendant alors qu'on nous sépare. (1634-60)

[1513] Var. Le cœur à ses douleurs me saigne de pitié. (1634-60)

[1514] Var. A ce piége qu'il dresse afin de m'attraper. (1634-57)

[1515] Var. Un lâche désaveu de cette trahison. (1648)

[1516] Tel est le texte de toutes les éditions. Voyez au sujet du genre du mot: offre, l'introduction grammaticale en tête du Lexique.

[1517] Mettre quelqu'un au pis, à pis faire «se dit par manière de défi, pour marquer à un homme que quelque volonté qu'il ait de nuire, on ne le craint point.» (Dictionnaire de l'Académie de 1694.)

[1518] Var. Et pour la maintenir j'éteindrai bien ma braise.
CÉL. Mais je ne veux point d'heur aux dépens de ton aise. (1634)

[1519] Var. Ta perte en mon bonheur te seroit trop sensible. (1644-60)

[1520] Var. Et j'aurois un regret trop sensible de voir[1520-a]
Que mon hymen laissât Alcidon à pourvoir. (1634-57)

[1520-a] Et moi-même j'aurois trop de regret de voir. (1644-57)

[1521] Var. Philiste m'est parjure, et moi ton obligé. (1634-63)

[1522] Var. Ma raison en ce choix n'a point d'incertitude,
Puisque l'un est justice et l'autre ingratitude. (1634-57)

[1523] Var. Ne me semble conduit que trop accortement. (1634-57)

[1524] L'édition de 1682 porte t'approcher, qui ne donne point de signification raisonnable; la leçon que nous avons suivie (rapprocher, dans le sens neutre, pour se rapprocher) se trouve dans toutes les autres impressions.

[1525] Var. Quant à moi, plus j'y songe, et moins j'y vois de jour. (1634-57)

[1526] Var. Cela se juge à l'œil, rien ne le satisfait. (1634-57)

[1527] Var. Que je ne fus jamais homme à servir un traître. (1634-57)

[1528] Var. Ce n'est pas avec moi qu'il faut faire le fin. (1634-60)

[1529] Var. C'est à tort que tu veux m'imputer un forfait.
LA NOURR. Où l'as-tu mise enfin? CÉL. Tu cherches ta maîtresse? (1634-57)

[1530] Var. Je ne trempai jamais en cet enlèvement. (1634-57)

[1531] Var. Leur carrosse roulant, comme est-il advenu.... (1634-60)

[1532] Interroger, demander. Voyez le Lexique.

[1533] Var. Donne-m'en quelque adresse. (1644-57)

Dans l'édition de 1634 il y a donnes, qui est très-probablement pour donnez. Voyez plus haut, p. 248, note [820-a]

[1534] Var. Ne caressoit Doris que pour couvrir son jeu. (1634-57)

[1535] Var. Mon salut dépend donc d'une soudaine fuite,
Et mon esprit confus ne peut où l'adresser! (1634)

[1536] C'est-à-dire ne sait de quel côté diriger ma fuite.

[1537] Var. Nourrice, j'ai chez moi, si tu veux, ta retraite. (1634)

[1538] Var. D'où nous ne craignons rien de sa subtilité. (1652 et 57)

[1539] Var. Seul apporte du trouble à tes contentements. (1634-57)

[1540] Var. Où tu m'as préféré ce lourdaud de Florange. (1634-57)

[1541] Var. Je sentirois mon mal de beaucoup soulagé. (1634-57)

[1542] Var. Donc, pour le bien servir, il me le faudroit taire? (1634)
Var. Donc, pour le bien servir, il me faut vous le taire? (1644-57)

[1543] Var. Je m'en vais: cependant souviens-toi, rigoureuse. (1634-57)

[1544] Var. Que leur condition me semble déplorable! (1634-57)

[1545] Var. Chacun de leur côté, prennent sur mon devoir. (1634-57)

[1546] Var. Il y va cependant du reste de ma vie. (1634-60)

[1547] Var. Ciel, qui vois ma misère et qui sais mon besoin,
Pour le moins, par pitié, prends de moi quelque soin! (1634-57)

[1548] Var. De conserver l'honneur de mes meilleurs amis. (1634-57)

[1549] Var. De voir qu'un bon succès ait trompé mon attente. (1634-60)

[1550] Var. De mon affliction le triste souvenir. (1634-60)
Var. De toute ma douleur le triste souvenir[1550-a]. (1663)

[1550-a] Nous donnons ce vers tel qu'il est corrigé dans l'errata. Voici comme il est imprimé dans le texte de 1663:

De cet enlèvement le triste souvenir.

[1551] Var. Je dois ma liberté, mon honneur, mes amours. (1634-57)

[1552] Var. Disposez de tous deux, et ce que l'un et l'autre
Auront en leur pouvoir, tenez-le comme au vôtre;
Tandis permettez-moi de le faire avertir
Qu'il lui faut en plaisirs ses douleurs convertir.
CÉL. [C'est à moi qu'appartient l'honneur de ce message,]
Trop heureux en ce point de vous servir de page;
[Mon secours, sans cela, comme de nul effet.] (1634-57)

[1553] Ce vers a été omis par erreur dans l'édition de 1682.

[1554] Var. Si bien que désormais, quelque espoir qui me flatte. (1634-57)

[1555] Me mettent à retour, font que je vous dois du retour.

[1556] Var. Notre heur, incompatible avecque sa misère,
Ne se peut avancer qu'en lui disant le sien. (1634-57)

[1557] Var. CÉL. Mais dedans sa fureur quoique rien ne l'apaise,
Si je t'avois tout dit, c'est pour en mourir d'aise. (1634-57)

[1558] Var. Dedans son désespoir elle parle de toi. (1634-60)

[1559] Var. [Son fidèle Alcidon, m'en consoloit ici,]
Qu'en le voyant mon mal deviendroit adouci! (1634-57)

[1560] Var. Je ne me pensois pas si fort en sa mémoire. (1634-60)

[1561] Var. Il ne tiendra qu'à toi d'en voir la vérité.
ALC. Quand? CÉL. Même avant demain. ALC. Ma curiosité
Accepte ce parti: ce soir, si bon te semble,
Nous nous déroberons pour l'aller voir ensemble,
Et, comme sans dessein, de loin la disposer,
Puisque Philiste est mort.... [CÉL. J'entends, à t'épouser.] (1634-57)

[1562] Var. Me donne un libre accès aux lieux de sa prison. (1634-60)

[1563] Var. Adieu, pour le présent j'ai quelque affaire en ville. (1634-57)

[1564] Var. Mais je ne songe pas que mon aise imprudente. (1634-57)

[1565] Var. De mes contentements lui faire quelque part. (1634-57)

[1566] Var. Le ciel venge ta sœur; ton brusque aveuglement. (1634-57)

[1567] Var. Ta maîtresse ravie et peut-être forcée.
Cependant Alcidon te querelle toujours,
Au lieu de renouer ses premières amours.

PHIL. Madame, c'est sur vous qu'en tombe le reproche:
Le moyen que jamais Alcidon en rapproche!
L'affront qu'il a reçu ne lui peut plus laisser
De souvenir de nous que pour nous offenser.
[Ainsi mon mauvais sort m'a bien ôté Clarice.] (1634-57)

[1568] Var. Ce que vous n'aimiez point! Petite écervelée. (1634-57)

[1569] Var. Mais dis qu'il te falloit un esprit moins léger. (1634-57)

[1570] Les mots à Célidan manquent dans l'édition de 1663.

[1571] Var. Lui fait faire envers nous une incivilité:
Excusez, s'il vous plaît, sa passion trop forte. (1634-57)

[1572] Var. Offrir à cette belle un cœur qui n'est que flamme. (1634-57)

[1573] Var. Mais à présent qu'un autre en sa place reçu
[Me fait voir clairement combien j'étois déçu,]
Et que ce malheureux l'a si peu conservée,
Mon âme, que ses yeux ont toujours captivée,
Dans le malheur d'autrui vient chercher son bonheur.
CHRYS. Votre offre avantageux nous fait beaucoup d'honneur. (1634-57)

[1574] Var. J'en viens faire éclater toute la violence. (1660-64)

[1575] Var. Et comme sa boutade à mes souhaits résiste.
Trop chaud ami qu'il est, il s'emporte aujourd'hui
Pour un qui nous méprise et se moque de lui. (1634-57)

[1576] Var. On l'éloigna de moi, vu le peu d'avantage
Qui se trouva pour lui dedans mon mariage,
Et jamais le retour ne lui fut accordé
Qu'ils ne vissent mon lit d'Acaste possédé. (1634-57)

[1577] Portraire, peindre, tracer.

[1578] Var. Il faudroit de ma belle une même assurance,
Et rien ne pourroit plus troubler mon espérance.
DOR. Monsieur, où Madame est je n'ai point de vouloir.
CÉL. Employer contre vous son absolu pouvoir!
Ma flamme d'y penser deviendroit criminelle. (1634-57)

[1579] Voyez p. 208, note [692].

[1580] Var. Lui garder en votre âme un petit souvenir. (1634-60)

[1581] Var. Je ne le puis souffrir. Nos pensers à tous deux. (1634-57)

[1582] Var. Où m'as-tu vu jalouse, afin d'être ombrageux?
PHIL. Ce fut, vous le savez, l'autre jour qu'en visite. (1634-60)

[1583] Var. Et tu sais dextrement dedans nos entretiens
Accuser mes défauts en excusant les tiens. (1634-57)

[1584] Var. Tu peux compter huit jours paravant qu'il s'achève. (1634-57)

[1585] Var. Pensez-vous, mon souci, que pour votre secours. (1634-57)

[1586] Var. L'aise que j'en reçois ne savoit endure
Que mes humbles devoirs se pussent différer. (1634-57)

[1587] Var. Pourvu qu'en mes défauts j'aye tant de bonheur
Que vous me réputiez digne d'un tel honneur,
Et que sa passion en ce choix vous contente. (1634-57)

[1588] Var. Tant la raison s'oppose à ma crédulité. (1634)

[1589] Var. Mon esprit tout confus fait doute si je veille. (1634)

[1590] Var. Souffrez qu'en ce bonheur mon aise m'enhardisse. (1634-64)

[1591] Var. Celle qui de tout temps a possédé mon âme,
Une sœur qui, reçue en mon lit pour moitié[1591-a],
D'un lien plus étroit serre notre amitié. (1634-57)

[1591-a] Une sœur qui, reçue à mon lit pour moitié. (1654 et 57)

[1592] Var. Ce colère Alcidon tient en gage ma foi.
CÉLIDAN, à Philiste. Voilà de ta parole un manque trop visible.
PHILISTE, à Célidan. Je t'ai bien tout promis ce qui m'étoit possible,
Mais une autre promesse ôte de mon pouvoir
Ce qu'aux plaisirs reçus je me sais trop devoir. (1634-57)

[1593] Var. Disputer maintenant contre vous ce qu'il aime. (1634-57)
Var. Contre votre faveur disputer ce qu'il aime. (1660)

[1594] Var. Le désordre qu'on lit en mon âme étourdie
Vient moins de votre aspect que de sa perfidie. (1634-57)

[1595] Je forcène, c'est-à-dire j'enrage.

[1596] Var. [Ce traître assure ainsi ma perte et son amour.]
O honte! ô crève-cœur! ô désespoir! ô rage!
Qui venez à l'envi déchirer mon courage,
Au lieu de vous combattre, unissez vos efforts
Afin de désunir mon âme de mon corps.
Je tiens les plus cruels pour les plus favorables.
Mais pourquoi vous prier de m'être secourables?
Je mourrai bien sans vous: dans cette trahison,
Mon cœur n'a, par les yeux, que trop pris de poison.
Perfide, à mes dépens tu soûles donc ta braise[1596-a],
Et mon honneur perdu contribue à ton aise?
CÉLIDAN, à Alcidon. Traître, jusques ici j'ai caché tes défauts,
Et pour remercîment tu m'en donnes de faux?
[Cesse de m'outrager, ou le respect des dames.] (1634-57)

[1596-a] Ce vers et le suivant ne se trouvent sous cette forme que dans l'édition de 1634; dans celles de 1644-57, ils sont semblables aux vers 1915 et 1916 de notre texte.

[1597] Var. Il faut lever le masque, il faut te confesser
Qu'une toute autre ardeur occupoit mon penser. (1634-57)

[1598] On lit foible dans l'édition de 1682, mais c'est une faute typographique qui mérite à peine d'être relevée.