17 Sur Folquet de Marseille, cf. Hugo Pratsch, Biographie des Troubadours, Folquet von Marseille, Berlin, 1878.
18 Dante, Par., ch. IX, v. 88 et suiv. La ville dont il s'agit dans le dernier vers est Marseille; Dante fait allusion au siège qu'elle soutint contre Brutus.
19 M. W. I, 319.
20 «Guillaume VIII [seigneur de Montpellier] avait épousé depuis Eudoxe, fille de Manuel Comnène.» Hist. gén. Lang., éd. Privat, VI, p. 61. La source de cette indication est dans la Chronique de Jaime Ier d'Aragon (ch. 1) qui ne donne pas d'ailleurs le nom de la princesse. Ce nom est donné par un compilateur moderne, Gariel, Series praesulum Magalonensium, 2e édit., p. 279: et l'authenticité de la chronique est douteuse (Cf. Morel-Fatio, Grœber, Grundriss, II, 2, p. 118). Nous ajouterons qu'un de nos collègues, qui s'occupe d'histoire byzantine, ne croit pas à l'existence d'Eudoxie ou Eudoxe: la seule fille de Manuel Comnène a été mariée au marquis de Montferrat.
21 M. W. I, 324.
22 La Chanson de la Croisade contre les Albigeois a été éditée deux fois, d'abord par Fauriel, puis par M. Paul Meyer, 2 vol. Paris, 1875. Le passage cité commence au vers 3320. Ajoutons que l'identification de Folquet de Marseille avec Folquet, évêque de Toulouse, a été contestée; mais il semble que ce soit à tort.
1 Cf. Lea, Histoire de l'Inquisition, trad. fr., Paris, 3 vol.
2 Cf. pour une partie de ce qui suit A. Luchaire, Innocent III, la croisade contre les Albigeois, Paris, 1905.
3 Luchaire, loc. sign., p. 182.
4 Aimeric de Pégulhan, Gr., 34, Parn. occit., p. 171.
5 Sur Raimon de Miraval, cf. P. Andraud, La vie et l'œuvre du troubadour Raimon de Miraval, Paris, 1902.
6 Bernard Sicard de Marvejols, Raynouard, Choix, IV, 191.
7 Peire Cardenal, Gr., 30; Appel, Prov. Chr., nº 78.
8 Bartsch, Chr. Prov., col. 174.
9 Parn. occ. p. 306.
10 Mahn, Gedichte, nº 1 248.
11 Raynouard, Lexique roman, I, 448.
12 Parn. occit., 313.
13 Ibid., 312.
14 Ibid., 321.
15 Ibid., 310.
16 Ibid., 309. Cf. dans la même pièce la strophe suivante: «Maintenant est venue de France l'habitude de ne convier que ceux qui ont abondance de blé ou de vin». Sur Simon de Montfort, cf. la pièce Per fols tenc... str. 2 (Parn. occ., p. 311).
17 Clercs et Français sont attaqués ensemble dans une strophe de la pièce Tartarasso ni voutour (Parn. occ., p. 320). Mêmes attaques dans une poésie de Guillaume Anelier de Toulouse, Raynouard, L. R., 481.
18 Appel, Prov. Chr., p. 113.
19 Mahn, Gedichte, nº 975.
20 Raynouard, Choix, IV, 337.
21 Mahn, Gedichte, nº 1 233.
22 Ibid., nº 1 228.
23 Bartsch, Chr. prov., col. 173.
24 Parn. occit., p. 324; cf. aussi Appel, Prov. Chr., nº 79. Cardenal appelle son poème un estribot, mot assez rare désignant un genre peu connu. Cf. encore Raimbaut d'Orange dans la pièce: Escotatz.
25 Cf. cependant la satire de la papauté et des hauts prélats dans la Geste de Peire Cardenal (Car motz homes fan vers), sorte de poème satirique où il s'attaque à toute la société, du pape aux paysans.
26 Sur Guillem Figueira, cf. l'édition de ce troubadour par Emil Levy, Berlin, 1880.
27 Crescini, Manualetto, p. 327. La pièce se compose de vingt-trois strophes.
28 Raynouard, Choix, IV, 319.
Voir sur la poésie religieuse chez les troubadours un excellent article de M. Lowinsky, publié dans la Zeitschrift für französische Sprache und Litteratur, 1898, XX, p. 163 et suiv.
1 Parmi les poésies érotiques des troubadours, il faudrait citer quelques poésies de Guillaume de Poitiers, une d'Arnaut Daniel, quelques chansons de Daude de Prades, chanoine de Maguelone, les tensons grossières de Montan et de sa dame, de Mir Bernard et de Sifre, quelques tensons de Guiraut Riquier.
2 Cf. un article de M. A. Luchaire, Revue Bleue, janvier 1908. A propos de l'aventure de la fille de l'empereur Manuel, voir les réserves que nous avons faites dans les notes du chapitre VII.
3 Arnaut Daniel, Parn. occ., p. 257.
4 Cf. chap. III.
5 Ed. Jeanroy, XI.
6 Pierre d'Auvergne, éd. Zenker, XV, str. VIII.
7 Ed. Zenker, XIX.
8 Ibid., XVIII.
9 Crescini, Manualetto, p. 225.
10 Raynouard, Choix, IV, p. 304.
11 Fauriel, Histoire de la poésie provençale; II, 184.
12 Le troubadour qui a composé cette curieuse tenson avec Dieu est Daspol ou Guillem d'Autpoul, qui a vécu dans la deuxième partie du XIIIe siècle. Cf. le texte dans Paul Meyer, Les derniers troubadours de la Provence, in Bibl. Ec. Charles, 30e année, p. 282.
13 Raynouard, Choix, IV, 442.
14 Appel, Prov. Chr., nº 58.
15 En 1207 saint Dominique fonde le couvent de Prouille. C'est l'époque où se fondent les confréries (laïques) du Rosaire qui ont tant contribué à répandre le culte de la Vierge. Cf. Lowinsky, op. laud., p. 12 du tirage à part.
16 Cf. pour tout ce qui suit notre étude sur le troubadour Guiraut Riquier, p. 284 et suiv.
17 Lanfranc Cigala, de Gênes; Mahn, Gedichte, nº 305.
18 Bernard d'Auriac (2e moitié du XIIIe s.).
19 Le troubadour Guiraut Riquier, p. 296.
20 Folquet de Lunel, éd. Eichelkraut, Berlin, 1872. L'édition est d'ailleurs médiocre.
A propos de la place qu'occupe la Vierge dans l'art religieux du XIIIe siècle, voir E. Mâle, L'art religieux du XIIIe siècle en France, Paris, 1898, p. 308. «C'est un fait curieux qu'au XIIIe siècle la légende ou l'histoire de la Vierge soient sculptées aux portails de toutes nos cathédrales... Le XIIIe siècle est par excellence le siècle de la Vierge. Saint Dominique répand le Rosaire en son honneur. On récite tous les jours son office... Les ordres nouveaux, les Franciscains, les Dominicains, vrais chevaliers de la Vierge, répandent son culte dans le peuple.»
Nous ne donnons pour ce chapitre qu'une bibliographie très sommaire. On trouvera l'essentiel dans la plupart des histoires de la littérature italienne. Cf. en particulier Gaspary, Storia della letteratura italiana, tradotta del tedesco dà N. Zingarelli, Turin, 1887, tome I.
A. Restori, Letteratura provenzale, p. 94 et suiv.
A. Thomas, Francesco da Barberino et la littérature provençale en Italie au Moyen âge, Paris, 1883.
Schultz, Die Lebensverhältnisse der italienischen Trobadors (Zeitschrift für rom. Phil., VII, 187).
A. Jeanroy, Les origines de la poésie lyrique en France, p. 223-273 (La poésie française en Italie).
Bartoli, I primi due secoli della letteratura italiana, Milan, 1880.
Gaspary, La scuola poetica siciliana del secolo XIII (traduction), Livourne, 1882.
Fauriel, Dante et les origines de la langue et de la littérature italiennes, tome I, leçons VII et VIII.
Paul Meyer, Influence des troubadours sur la poésie des peuples romans, Romania, V, 266. L'ouvrage de Baret sur le même sujet est vieilli.
Cf. enfin pour Dante et le XIVe siècle la grande histoire littéraire de l'Italie intitulée: Storia letteraria d'Italia, scritta di una societa di professori, Milan; tome III, Dante (par M. Zingarelli); tome V, Il Trecento (par G. Volpi).
1 Cf. la pièce Bona aventura... Mahn, Gedichte, nº 375. Cependant les troubadours viennent plus nombreux à la cour de Frédéric II à la suite de la croisade contre les Albigeois. (Cf. C. Appel, Deutsche Geschichte in der provenzalischen Dichtung, Breslau, 1907.) Parmi les troubadours qui ont été en relations avec l'Italie M. Restori cite: Bernard de Ventadour, Peirol, Cadenet, Bernard de Bondeillo, Elias Cairel, Peire Cardenal, Cavaire, Palais, Pistoleta, etc.: près d'une trentaine. Lett. prov., p. 100, n. 1.
2 Appel, Prov. Chr., nº 92.
3 Chose piquante, ces vers italiens écrits par un poète provençal sont à peu près les plus anciens de la poésie italienne; cf. Gaspary, op. laud., p. 48.
4 Bartsch, Chr. Prov., col. 128.
5 Diez, Leben und Werke, p. 236.
6 Saint-Nicolas de Bari: le comte de Champagne et celui de Bar faisaient partie de l'expédition. Mais est-ce Saint-Nicolas de Bar ou de Bari qu'il faut entendre? Sans doute de Bari.
7 Raynouard, Choix, IV, 277.
8 Cf. Diez, Leben und Werke, p. 239.
9 Gaspary, op. laud., p. 53. Cf. pour le paragraphe suivant Gaspary, ibid. et Hauvette, Littérature italienne, p. 49.
10 Boniface Calvó a été édité par M. Pelaez, Turin, 1897 (Extrait du Giornale Storico della letteratura italiana, XXVIII-XXIX).
11 Diez, Leben und Werke, p. 392.
12 Raynouard, Choix, III, 446.
13 Mahn, Gedichte, nº 553.
14 Cf. sur Sordel Vita e poesie di Sordello di Goito per Cesare de Lollis, Halle, 1896 (Romanische Bibliothek, XI).
15 Ibid., p. 58.
16 Ed. de Lollis, V.
17 Sur Bertrand d'Alamanon, cf. l'édition Salverda de Grave, Toulouse (Bibliothèque méridionale).
18 Peire Bremon, Raynouard, Choix, IV, 70.
19 Ed. de Lollis, p. 17.
20 Cf. le vers connu de Montanhagol: D'amor mou castitatz (d'amour vient la chasteté).
21 Cf. Fauriel, Dante, I, 504.
22 Sauf une exception; cf. éd. de Lollis, Introduction.
23 La Vita Nuova a été composée en 1292 suivant Gaspary, Storia lett. ital., I, 450.
24 Fauriel, Dante, I, 340.
25 Vita Nuova, trad. Delécluze, Paris, 1853.
26 Ibid.
27 Dante connaissait sans doute la plupart des troubadours (du XIIe s. et du début du XIIIe) dont les œuvres nous sont parvenues: Bernard de Ventadour, Peire Rogier et Arnaut de Mareuil, Guillem de Cabestanh et Jaufre Rudel, etc. Il connaissait sans doute aussi les biographies des troubadours. Cf. Zingarelli, Dante, p. 70-71 (Storia lett. ital., III). Cf. Chaytor, The troubadours of Dante, Oxford, 1902.
Ce n'est pas le lieu d'insister ici sur le dolce stil nuovo et sur ses origines. On peut voir là-dessus les deux ou trois ouvrages suivants qui ont en partie renouvelé le sujet: K. Vossler, Die philosophischen Grundlagen zum «Süssen Neuen Stil» des Guido Guinicelli, Guido Cavalcanti, und Dante Alighieri, Heidelberg, 1904; Cesare de Lollis, Dolce stil nuovo e «noel dig de nova maestria», in Studj Medievali, I, p. 5-23; Paolo Savj-Lopez, Trovatori e Poeti (Biblioteca «Sandron» di Scienze et Lettere, nº 30). Le premier de ces auteurs est en désaccord sur plusieurs points essentiels avec les deux autres. Le fond de son travail—exposé d'ailleurs sous forme un peu trop didactique—est que la morale chrétienne et la philosophie scolastique ont été d'une importance capitale dans la transformation du vieux «style» en «style» nouveau. Les deux autres auteurs ont une tendance à rechercher chez les derniers troubadours les traces, les germes du nouveau «style»; il est certain que des troubadours comme Montanhagol, quand ils parlaient du «noel dig de nova maestria», sentaient qu'ils s'éloignaient des anciens modèles et le dernier troubadour Guiraut Riquier se rapproche beaucoup, par sa conception supraterrestre et mystique de l'amour, du «dolce stil nuovo». Aucun des deux ne paraît avoir été connu en Italie, mais il n'en est pas de même de Sordel dont la doctrine sur l'amour se rapproche tant de celle de Montanhagol.
A propos du «pardon des offenses», dont il est question à la fin de la chanson de Dante, M. Savj-Lopez rapproche de ces mots un passage semblable du dernier troubadour Guiraut Riquier; ce n'est là qu'une coïncidence, mais qui montre que l'évolution de la poésie provençale en décadence est sur certains points parallèle à celle de la lyrique italienne (Trovatori e Poeti, p. 66).
28 Cf. Gidel, Les troubadours et Pétrarque (Thèse de Paris, 1857). L'ouvrage est vieilli, mais les rapprochements, que Gidel est un des premiers à avoir indiqués, sont nombreux; trop nombreux même, car plusieurs ne sont exacts qu'en apparence.
29 «Il se privait...» Cf. Gaspary, Storia della lett. ital., p. 296.
30 Cette citation et celles qui suivent sont empruntées à l'ouvrage de Gidel, p. 109, 121, 130.
31 Gaspary, op. laud., p. 401-402.
32 On peut lire cette histoire dans l'excellent livre que M. Antoine Thomas a jadis consacré à Francesco da Barberino et la littérature provençale en Italie au Moyen âge, Paris, 1883.
Voir en ce qui concerne l'Espagne le livre capital de Milà y Fontanals. De los trovadores en España: 1re édition, Barcelone, 1861; 2e édition, Barcelone, 1889 (Obras completas del doctor D. Manuel Milà y Fontanals, tomo segundo). Voici les quatre divisions de ce livre:
1º De la langue et de la poésie provençales.
2º Troubadours provençaux en Espagne.
3º Troubadours espagnols en langue provençale.
4º Influence provençale en Espagne.
1 Sur l'importance de cette voie au point de vue de la formation des légendes épiques, cf. maintenant le livre de M. Bédier, La formation des légendes épiques, Paris, 1908.
2 Guiraut Riquier, Gr., 65; cf. notre étude sur ce troubadour, p. 72 et 73.
3 Sur ces chroniques qui forment «quatre perles de la littérature catalane du Moyen âge», cf. Grundriss der rom. Phil., II, 2 (L'histoire de la littérature catalane est de M. Morel-Fatio).
4 Sur Jaime Ier d'Aragon, cf. de Tourtoulon, Jaime Ier le Conquérant, roi d'Aragon, Montpellier, 1863-1867, 2 vol.
N'At de Mons écrivit surtout des poésies religieuses; voir notre étude sur Guiraut Riquier, passim, et l'introduction à l'édition de N'At de Mons, par M. Bernhard (Altfranzösische Bibliothek, XI).
5 Montanhagol. éd. Coulet, III.
6 Cf. Bernard de Rouvenac, ein provenzalischer Trobador des XIII. Jahrhunderts, par G. Bosdorff, Erlangen, 1907.
7 Gavauda, ap. Mila, op. laud., p. 128.
8 Cf. l'excellente histoire de la littérature portugaise de Mme C. Michaelis de Vasconcellos et de M. Th. Braga dans le Grundriss de Grœber, II, 2, p. 129 et suiv. Trois manuscrits comprennent les poésies lyriques du XIIIe et du XIVe siècle: le Vaticanus a été publié plusieurs fois, dernièrement par Mme C. Michaelis de Vasconcellos; un autre manuscrit, dit de Colocci-Brancuti, du nom de deux de ses possesseurs, l'humaniste Colocci (mort en 1548) et le comte Brancuti di Cagli, est également en Italie. En Portugal se trouve le manuscrit dit de Ajuda, du nom du château royal, près de Lisbonne, où il est conservé. (Grœber, Grundriss, II, 2, p. 200.) Trois autres manuscrits contiennent des poésies religieuses (d'Alphonse X).
Sur toute cette période de la littérature portugaise voir surtout: R. Lang, Das Liederbuch des Königs Denis von Portugal, Halle, 1894. Le texte est précédé d'une excellente étude d'histoire littéraire.
9 On peut, avec Mme C. Michaelis de Vasconcellos, diviser cette littérature d'une manière plus précise d'après les règnes d'Alphonse X et du roi Denys: période préalphonsine (1200-1248); période du roi Alphonse (1248-1280); période du roi Denys (1280-1325); période postdionysienne(1325-1350). Grundriss, II, 2, p. 179. Cf. encore de Mme de Vasconcellos, Randglossen zur altportugiesischen Liederbuch (In Zeitschrift für rom. Philologie).
10 «Époque provençale». Grundriss, II, 2, p. 143.
11 Cf. Mme de Vasconcellos, loc. laud., p. 188, et suiv.
12 Lang, op. laud., nº 63; ibid., nº 3.
13 Ibid., nº 59.
14 Ibid., nº 16.
15 Ibid., nº 73.
16 Ibid., nº 43.
17 Voir sur ce point important que nous ne faisons qu'indiquer ici: Jeanroy, Origines, p. 308-338 (La poésie française en Portugal). M. Jeanroy combat l'origine populaire de la lyrique portugaise, défendue par la plupart des critiques qui se sont occupés avant lui de la question et en particulier par M. Th. Braga. Cf. enfin la conclusion de l'étude de M. Lang, op. laud., p. CXLII-CXLV.
18 Ici encore nous ne citerons, en fait de bibliographie, que l'indispensable.
W. Scherer, Geschichte der deutschen Litteratur, 2e édit., Berlin, 1884.
Kock et Vogt, Geschichte der deutschen Litteratur, 2e éd., Leipzig.
Textes: Des Minnesangs Frühling, Berlin, 1888: K. Pannier, Die Minnesänger, Gœrlitz, 1881.
A. Lüderitz, Die Liebestheorien der Provenzalen bei den Minnesingern der Stauferzeit, Berlin, 1902. (Autre édition plus complète dans les Literarhistorische Forschungen, Berlin, 1904.)
A. Jeanroy, Origines, p. 270-307.
19 Scherer, op. laud., p. 202.
20 Jeanroy, Origines, p. 285-286.
21 Lüderitz, op. laud., p. 5 et suiv. Aux «médisants» (lauzengiers) correspondent chez les Minnesinger les lugnære, merkære.
22 Diez, Poesie der Troubadours, p. 239. A. Lüderitz, op. laud., p. 26.
Diez, après avoir établi une série de rapprochements entre la poésie lyrique provençale et celle des minnesinger, ajoute que cette ressemblance n'est pas due à l'imitation, mais qu'elle est due aux idées du temps et au caractère particulier de la poésie amoureuse. (Diez, Poesie der Troubadours, p. 240.) Cette raison n'est certainement pas suffisante, quoiqu'elle explique bien des choses.
Diez le premier, Bartsch ensuite ont relevé les imitations formelles qu'un minnesinger, Rodophe de Neufchâtel, a faites de Folquet de Marseille (et de Peire Vidal); Bartsch a signalé à son tour une imitation de Folquet de Marseille par le minnesinger Frédéric von Hausen (fin du XIIe siècle, comme Rodophe de Neufchâtel) et une imitation d'une forme strophique difficile de Bernard de Ventadour par le même Frédéric. Cf. Bartsch, Grundriss zur Geschichte der provenzalischen Literatur, § 30.
23 Des Minnesangs Frühling, p. 127.
24 D'après Scherer, op. laud., p. 212, Walter ne devrait rien à l'imitation de modèles français ou provençaux.
25 Voir pour tout ce qui suit: Gaston Paris, Esquisse historique de la littérature française au Moyen âge, Paris, 1907, p. 89, 156 et suiv.; Histoire de la langue et de la littérature françaises, publiée sous la direction de Petit de Julleville; A. Jeanroy, De nostratibus medii aeui poetis qui primum Aquitaniæ carmina imitati sint, Paris, 1889. Nos citations sont faites d'après la Chrestomathie de l'ancien français de Bartsch, 9e édition, 1908.
26 Bartsch, Chr. de l'anc. français, p. 158. La reine est Alix de Champagne, veuve de Louis VII, et son fils est le roi Philippe Auguste (vers 1180).
27 Bartsch, ibid.
28 Ibid., p. 164.
29 Ibid., p. 163.
30 Dante, De vulg. Eloq. d'après Grœber, Grundriss, II, 1, p. 677. Dante attribue d'ailleurs la chanson à Thibaut de Champagne, ibid., p. 683.
31 Bartsch, Chr.
32 Bartsch, Ibid., p. 184.
33 G. Paris, Esquisse, p. 161.
Voir pour tout ce chapitre J. Anglade, Le troubadour Guiraut Riquier, Paris, 1905. On y trouvera la bibliographie concernant les troubadours de la décadence.
Paolo Savj-Lopez, Trovatori e poeti, Milan, Palerme, Naples, [S. d.] [1907] (chap. II, L'ultimo trovatore).
Texte: Die Werke der Troubadours, herausgegeben von C.-A.-F. Mahn. Berlin, 1853. L'éditeur est le Dr Pfaff.
J.-B. Noulet et C. Chabaneau, Deux manuscrits provençaux du XIVe siècle. Montpellier-Paris, 1888.
Les Leys d'Amors ont été publiées dans les Monumens de la littérature romane..., par M. Gatien-Arnoult, Toulouse, 1841, 3 vol.
Ces trois volumes sont complétés par un quatrième intitulé: Monumens de la littérature romane..., par M. Gatien-Arnoult, seconde publication, Paris-Toulouse, s. d. [1849]. Ce volume, dont la publication est due au Dr Noulet, contient un grand nombre de pièces couronnées depuis les origines des Jeux Floraux jusqu'au XVe siècle.
Sur la légende de Clémence Isaure, cf. Chabaneau, Histoire générale de Languedoc, tome X, p. 177, note et Noulet: De Dame Clémence Isaure substituée à Notre-Dame la Vierge Marie comme patronne des Jeux littéraires de Toulouse, Mém. de l'Acad. nat. des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, 1852, série 4, tome II, p. 191. Cf. enfin la Grande Encyclopédie, article de M. Antoine Thomas.
AVANT-PROPOS
CHAPITRE PREMIER
INTRODUCTION
La civilisation gallo-romaine.—Maintien de traditions
artistiques et littéraires.—Les limites de la langue d'oc.—Les
origines «limousines» de la poésie des troubadours.—La
période préparatoire (XIe s.).—Le premier troubadour.—Caractère
artistique et aristocratique de la poésie des
troubadours.—Germes de faiblesse et de décadence—Aperçu
sommaire de son histoire.—Grandes divisions.—Comparaison
avec la poésie de langue d'oïl.
CHAPITRE II
CONDITION DES TROUBADOURS
LÉGENDES ET RÉALITÉ
TROUBADOURS ET JONGLEURS
Troubadours d'origine noble, bourgeoise.—Poétesses
provençales.—Les protecteurs des troubadours.—Sources
de leurs biographies.—Nostradamus.—Biographies de
Bernard de Ventadour, de Guillem de Capestang, de Jaufre
Rudel, de Peire Vidal, de Guillem de la Tour, de Giraut de
Bornelh.—Légendes et réalité.—Jongleurs et troubadours.
CHAPITRE III
L'ART DES TROUBADOURS. LES GENRES
La poésie des troubadours est essentiellement lyrique.—Écoles
de poésie?—Le culte de la forme.—Le «trobar
clus»; admiration de Dante et de Pétrarque pour Arnaut
Daniel.—La musique des troubadours.—Les genres: la
chanson, le sirventés, la tenson, la pastourelle, l'aube.—Autres
genres.
CHAPITRE IV
LA DOCTRINE DE L'AMOUR COURTOIS
COURS D'AMOUR
La doctrine de l'amour courtois: son originalité.—L'amour
est un culte.—Le «service amoureux» imité du
«service féodal».—La discrétion; les pseudonymes: les
hommages des troubadours ne s'adressent qu'aux femmes
mariées.—La patience vertu essentielle.—L'amour est la
source de la perfection littéraire et morale.—L'orthodoxie
amoureuse chez le troubadour Rigaut de Barbezieux.—Les
cours d'amour d'après Nostradamus et Raynouard.
CHAPITRE V
LES PRINCIPAUX TROUBADOURS:
PREMIÈRE PÉRIODE
Marcabrun: sa conception de l'amour; un troubadour
«misogyne».—Jaufre Rudel: son amour pour la «Princesse
Lointaine».—Bernard de Ventadour.—Sa conception
de la vie.—Sa brouille avec le seigneur de Ventadour.—Son
séjour auprès d'Éléonore d'Aquitaine; auprès du
comte de Toulouse, Raimon V.—Originalité de Bernard
Ventadour.
CHAPITRE VI
LA PÉRIODE CLASSIQUE
La période «classique».—Arnaut de Mareuil: tendance
à la poésie morale et didactique.—Girault de Bornelh.—Sa
manière.—La poésie morale.—Le poète de la
«droiture».—Arnaud Daniel; Dante.—Le «style obscur».—Bertran
de Born; le sirventés politique; la poésie de la
guerre.
CHAPITRE VII
LA PÉRIODE CLASSIQUE (suite).
Raimbaut d'Orange et la comtesse de Die.—Sincérité des
poétesses provençales et de la comtesse de Die en particulier.—Pierre
d'Auvergne.—La satire littéraire.—Le
message du rossignol.—Peire Vidal.—Une vie originale.—Folquet
de Marseille.—Folquet évêque de Toulouse et
les hérétiques albigeois.
CHAPITRE VIII
LA PÉRIODE ALBIGEOISE: PEIRE CARDENAL
Débuts de la décadence.—Les causes.—La croisade
contre les Albigeois.—Raimon de Miraval.—La Chanson
de la Croisade.—Bernard Sicard de Marvejols.—Peire
Cardenal.—Ses attaques contre les femmes et l'amour.—La
satire morale et sociale.—Satires contre les croisés et
contre le clergé.—L'anticléricalisme de Peire Cardenal.—Satire
contre la papauté: Guillem Figueira.—Défense de la
papauté: Dame Gormonde de Montpellier.
CHAPITRE IX
LA POÉSIE RELIGIEUSE
Le paganisme de la poésie des troubadours.—La morale.—La
conception de la Divinité.—Chants de repentir:
Guillaume de Poitiers.—Pierre d'Auvergne.—Les chansons
de croisade.—Les plaintes funèbres.—Folquet de
Marseille.—Les poésies religieuses de Peire Cardenal.—Ses
poésies à la Vierge.—Saint Dominique et les Frères
Prêcheurs.—Développement des poésies à la Vierge.—Transformation
de la lyrique courtoise en lyrique religieuse:
Lanfranc Cigala, Guiraut Riquier, Folquet de Lunel.
CHAPITRE X
LES TROUBADOURS EN ITALIE
Relations entre le Midi de la France et le Nord de l'Italie.—Rambaut
de Vaquières et le marquis de Montferrat.—L'école
sicilienne et Frédéric II.—Troubadours nés en
Italie.—Les Génois Lanfranc Cigala et Boniface Calvó.—Sordel:
sa vie aventureuse; le poète.—Le Sordel de
Dante.—Dante et les troubadours.—L'école de Bologne.—Le
dolce stil nuovo.—Pétrarque.
CHAPITRE XI
LES TROUBADOURS EN ESPAGNE, EN PORTUGAL,
EN ALLEMAGNE
TROUBADOURS ET TROUVÈRES
Les troubadours en Catalogne.—Relations entre le Midi
de la France et la péninsule ibérique.—Jaime 1er d'Aragon
et les troubadours.—Les troubadours en Castille:
Alphonse X le Savant.—La poésie galicienne ou portugaise.—Le
roi-poète Denis.—Influence provençale.—Les
Minnesinger.—Influence provençale: comment elle
s'est produite.—L'originalité des Minnesinger.—Walter
von der Vogelweide.—La poésie lyrique de la langue d'oïl.—L'école
«provençalisante».—Conon de Béthune; le
châtelain de Coucy; Gace Brulé.
CHAPITRE XII
LE DERNIER TROUBADOUR
Guiraut Riquier de Narbonne.—Narbonne au XIIIe siècle.
Riquier et le roi de France.—Riquier à la cour
d'Alphonse X de Castille.—Sa requête au roi: distinction à
établir entre jongleurs et troubadours.—Riquier et le
comte de Rodez, Henri II.—Son œuvre: les pastourelles.—Sa
conception de l'amour.—Transformation de cette
conception sous l'influence des idées religieuse du temps.—Commentaire
de la chanson de Guiraut de Calanson.—Les
chansons à la Vierge.—Le Consistoire du Gai-Savoir.—Clémence
Isaure.—La Renaissance provençale.
BIBLIOGRAPHIE ET NOTES