De la manière de faire paroître les choses comme en saillie, et détachées de leur champ, c'est-à-dire, du lieu où elles sont peintes.
Les choses peintes sur un fond clair et plein de lumière, auront un plus grand relief que si elles étoient peintes sur un champ obscur: c'est pourquoi, si vous voulez que votre figure ait beaucoup de force et de rondeur, faites en sorte que la partie la plus éloignée du jour en reçoive quelque reflet, parce que si elle étoit obscure en cette partie, et qu'elle vînt à se rencontrer encore dans un champ obscur, les termes de ses contours seroient confus; de sorte que sans l'aide de quelques reflets tout l'ouvrage demeure sans grace: car de loin on ne discerne que les parties qui sont éclairées, et les parties obscures semblent être du champ même; et ainsi les choses paroissent coupées et mutilées de tout ce qui se perd dans l'obscurité, et elles n'ont pas tant de relief.
Quel jour donne plus de grace aux figures.
Les figures auront plus de grace étant mises dans la lumière universelle de la campagne, que dans une lumière particulière; parce que cette grande lumière étant forte et étendue, elle environne et embrasse le relief des corps, et les ouvrages qui ont été faits en ces lumières, paroissent de loin et avec grace; au lieu que ceux que l'on peint à des jours de chambre où la lumière est petite et resserrée, prennent des ombres très-fortes; et les ouvrages faits avec des ombres de cette espèce ne paroissent jamais de loin, que comme une simple teinte, et une peinture plate.
Que dans les paysages il faut avoir égard aux différens climats, et aux qualités des lieux que l'on représente.
Vous prendrez garde de ne pas représenter dans les lieux maritimes et dans ceux qui sont vers les parties méridionales, les arbres ou les prairies pendant l'hiver, comme dans les pays fort éloignés de la mer, et dans les pays septentrionaux, si ce n'étoit de ces sortes d'arbres qui conservent leur verdure toute l'année, et qui jettent continuellement de nouvelles feuilles.
Ce qu'il faut observer dans la représentation des quatre saisons de l'année, selon qu'elles sont plus ou moins avancées.
Dans un automne vous ferez les choses conformément à la qualité du temps; c'est-à-dire, qu'au commencement de cette saison les feuilles des arbres qui sont aux plus vieilles branches commencent à devenir pâles, plus ou moins, selon la stérilité ou la fertilité du lieu; et ne faites pas comme plusieurs Peintres qui donnent toujours une même teinte et la même qualité de verd à toutes sortes d'arbres, lorsqu'ils sont à la même distance. Ce que je dis doit aussi s'entendre du coloris des prairies, des rochers, des troncs d'arbres, et de toutes sortes de plantes, où il faut toujours apporter de la variété; car la nature diversifie ses ouvrages à l'infini.
De la manière de peindre ce qui arrive lorsqu'il y a du vent.
Dans la représentation du vent, outre que les arbres auront leurs branches courbées et pliées par l'agitation de l'air, et leurs feuilles recoquillées vers le côté où souffle le vent, il faut encore que l'on voie la poussière s'élever en tourbillons, et se mêler confusément dans l'air.
Du commencement d'une pluie.
Lorsque la pluie tombe, elle obscurcit l'air, le ternit, et lui donne une couleur triste et plombée, prenant d'un côté la lumière du soleil, et l'ombre de l'autre, ainsi qu'on remarque sur les nuages. La terre devient sombre étant offusquée par la pluie qui lui dérobe la lumière du soleil; les objets qu'on voit à travers la pluie paroissent confus et tout informes; mais les choses qui seront plus près de l'œil seront plus aisées à discerner, et on reconnoîtra mieux celles qui se trouveront vers le côté où la pluie fait ombre, que de celui auquel elle est éclairée; cela vient de ce que les choses qu'on voit dans l'ombre de la pluie, ne perdent-là que leurs principales lumières; au lieu que celles que l'on voit vers le côté où la pluie est éclairée, perdent la lumière et l'ombre; parce que toutes leurs parties éclairées se confondent dans la clarté de l'air, et les parties qui sont dans l'ombre sont éclairées par la même lumière de l'air éclairé.
De l'ombre des ponts sur la surface de l'eau qui est au-dessous.
L'ombre des ponts ne peut jamais être vue sur l'eau qui passe dessous, que premièrement cette eau n'ait perdu sa transparence, qui la rend semblable à un miroir, et qu'elle ne soit devenue trouble et boueuse; la raison est, que l'eau claire étant lustrée et polie en sa surface, l'image du pont s'y forme et s'y réfléchit en tous les endroits qui sont placés à angles égaux, entre l'œil et le corps du pont, et l'air se voit même sous le pont aux lieux où est le vide des arches: ce qui n'arrivera pas, lorsque l'eau sera trouble, parce que la transparence et le lustre d'où vient l'effet du miroir, ne s'y trouve plus; mais elle recevra l'ombre, de même que fait le plan d'une rue poudreuse.
Usage de la Perspective dans la Peinture.
La Perspective est la règle de la peinture; la grandeur d'une figure peinte, doit faire connoître la distance d'où elle est vue, et si la figure vous paroît de la grandeur du naturel, vous jugerez qu'elle est proche de l'œil.
De l'équilibre des figures.
Le nombril se trouve toujours dans la ligne centrale de l'estomac, qui est depuis le nombril en montant en haut; c'est pourquoi dans l'équilibre du corps de l'homme on aura autant d'égard au poids étranger ou accidentel, qu'à son poids naturel: cela se voit manifestement, lorsque la figure étend le bras; car le poing qui est à l'extrémité du bras sert à contrebalancer le poids qui est de l'autre côté, si bien qu'il faut par nécessité que la figure en renvoie autant de l'autre côté du nombril, qu'en emporte le poids extraordinaire du bras étendu avec le poing, et il est souvent besoin que pour cet effet le talon se hausse et demeure en l'air.
Pratique pour ébaucher une statue.
Si vous voulez faire une figure de marbre dressez-en premièrement un modèle de terre: après qu'il sera achevé et sec, il le faudra mettre dans une caisse assez grande pour contenir (après que le modèle de terre en sera ôté) le bloc de marbre sur lequel vous voulez tailler une figure semblable à celle qui est de terre; puis ayant posé dans cette caisse votre modèle, ayez des baguettes, lesquelles puissent entrer justement et précisément par des trous que vous ferez à la caisse; poussez dans chaque trou quelqu'une de ces baguettes, qui doivent être blanches, en sorte qu'elle aille toucher et rencontrer la figure en divers endroits; le reste de ces baguettes qui demeurera hors de la caisse, vous le marquerez de noir avec une marque particulière à chaque baguette et à son trou, afin que vous les puissiez reconnoître et remettre à la même place quand vous le voudrez; puis vous tirerez hors de la caisse votre modèle de terre, pour y mettre dans sa place le bloc de marbre, que vous dégrossirez et ébaucherez, jusqu'à ce que toutes vos baguettes entrent et soient cachées jusqu'à leur marque en chaque trou; et pour pouvoir mettre plus commodément votre dessin en exécution, faites en sorte que le coffre de la caisse se puisse lever en haut (le fond de la caisse demeurant toujours en bas sous le bloc de marbre); car ainsi avec vos outils de fer, vous en pourrez tailler ce qu'il faudra avec une grande facilité.
Comment on peut faire une peinture qui sera presque éternelle, et paroîtra toujours fraîche.
Ayant tracé sur une feuille de papier fin bien tendue sur un chassis, le dessin que vous voulez peindre, vous y mettrez premièrement une bonne et grosse couche faite de carreau pilé et de poix, puis une autre couche de blanc et de macicot, sur laquelle vous mettrez les couleurs convenables à votre dessin; vous le vernirez ensuite avec de vieille huile cuite, qui soit claire et fort épaisse; puis vous collerez dessus avec le même vernis un carreau de verre bien net et bien plat. Mais il vaut encore mieux prendre un carreau de terre bien vitrifié, et mettre dessus une couche de blanc et de macicot, et puis peindre et appliquer le vernis, et le couvrir d'un beau cristal; mais auparavant il faudra bien faire sécher votre peinture dans une étuve, et ensuite la vernir avec de l'huile de noix et de l'ambre, ou bien seulement de l'huile de noix bien épurée et épaissie au soleil[2].
Manière d'appliquer les couleurs sur la toile.
Tendez votre toile sur un chassis, et lui donnez une légère couche de colle de gants, laquelle étant sèche, dessinez votre tableau, et couchez la teinte des carnations avec des brosses, et en même temps pendant qu'elle est toute fraîche, vous y marquerez à votre manière les ombres qui doivent être fort douces. La carnation se fera de blanc, de lacque, et de macicot; la teinte de l'ombre sera composée de noir et de terre d'ombre, ou d'un peu de lacque, si vous voulez avec de la pierre noire. Après avoir légèrement ébauché votre tableau, laissez-le sécher, puis vous le retoucherez à sec, avec de la lacque détrempée dans de l'eau de gomme, et qui ait été gardée long-temps en cette eau de gomme, parce qu'elle est alors d'un meilleur usage, et elle ne porte point de lustre lorsqu'elle est mise en œuvre. Pour faire encore vos ombres plus noires, prenez de la lacque dont je viens de parler, détrempée avec de l'encre gommée; et de cette teinte vous pourrez ombrer plusieurs couleurs, parce qu'elle est transparente, et elle sera fort bonne pour donner les ombres à l'azur, à la lacque, au vermillon, et à quelques autres semblables couleurs.
Usage de la Perspective dans la peinture.
Quand un brouillard ou quelqu'autre qualité de l'air vous empêchera de remarquer de la variété dans le clair des jours, ou dans le noir des ombres, qui environnent les choses que vous imitez, alors n'ayez plus d'égard en peignant à la perspective des couleurs; mais servez-vous seulement de la perspective linéale pour les diminuer, à proportion de leur distance, ou bien de la perspective aérienne, qui affoiblit et diminue la connoissance des objets, en les représentant moins terminés et moins finis: car cette sorte de perspective fait paroître une même chose plus ou moins éloignée, selon qu'elle représente sa figure plus ou moins terminée. L'œil n'arrivera jamais par le moyen de la perspective linéale, à la connoissance de l'intervalle qui est entre deux objets diversement éloignés, s'il n'est aidé du raisonnement qu'on tire de la perspective aérienne, qui consiste dans l'affoiblissement des couleurs.
De l'effet de la distance des objets.
Dans un objet la partie qui se trouvera plus proche du corps lumineux, d'où il prend son jour, en sera plus fortement éclairée; l'image des choses dans l'éloignement, perd autant de degrés de force qu'il y a de degrés d'éloignement; c'est-à-dire, qu'à proportion que la chose sera vue de plus loin, elle sera d'autant moins sensible à l'œil et moins connoissable au travers de l'air.
De l'affoiblissement des couleurs, et de la diminution apparente des corps.
Il faut observer que la teinte des couleurs s'affoiblisse et se décolore, à mesure que les corps que l'on peint diminuent par l'éloignement.
Des corps transparens qui sont entre l'œil et son objet.
Plus un corps transparent situé entre l'œil et son objet, est grand, et plus il occupe d'espace; plus aussi la couleur de l'objet sera changée et transformée en une couleur semblable à celle du corps transparent. Quand l'objet vient se rencontrer entre l'œil et la lumière, vis-à-vis de la ligne centrale qui s'étend entre le centre de la lumière et de l'œil, alors cet objet se trouve entièrement privé de lumière.
Des draperies qui couvrent les figures, et de la manière de jeter les plis.
Les draperies dont les figures sont habillées, doivent être tellement accommodées dans leurs plis, autour des membres qu'elles couvrent, qu'on ne voie point de plis avec des ombres fort obscures dans les parties de ces draperies qui sont éclairées du plus grand jour, et que dans les lieux qui sont couverts d'ombre, il ne s'y rencontre point aussi de plis qui prennent une lumière trop vive, et que les contours et la manière des plis suivent et représentent en quelques endroits la forme du membre qu'ils couvrent: prenez bien garde aussi de ne point faire de ces faux contours trop rompus, qui détruisent la forme du membre, en pénétrant dans le vif par des ombres trop cochées et plus profondes que ne peut être la superficie du corps qu'elles couvrent; mais qu'en effet la draperie soit accommodée et jetée de telle sorte, qu'elle ne paroisse pas un habillement sans corps; c'est-à-dire, un amas d'étoffes, ou des habits dépouillés et sans soutien, comme on le voit faire à plusieurs Peintres, qui se plaisent tant à entasser une grande quantité de plis, qui embarrassent leurs figures, sans penser à l'usage pour lequel ces étoffes ont été faites, qui est d'habiller et de couvrir avec grace les parties du corps sur lesquelles elles sont, et non pas de l'en charger et de l'en accabler, comme si ce corps n'étoit qu'un ventre, ou que tous ses membres fussent autant de vessies enflées sur les parties qui ont du relief. Je ne veux pas dire néanmoins que l'on doive négliger de faire quelques beaux plis sur les draperies; mais il faut qu'ils soient placés et accommodés judicieusement aux endroits de la figure, où les membres, par la position ou par l'action qu'ils font entre eux, ou par l'attitude de tout le corps, ramassent cette draperie; et sur-tout qu'on prenne garde dans les histoires et dans les compositions de plusieurs figures, d'y apporter de la variété aux draperies, comme si l'on fait en quelques-uns de gros plis à la manière des draps de laine fort épais, qu'on en fasse aussi en quelques autres de plus serrés et de plus menus, comme sont ceux d'une étoffe fine de soie, avec des contours, les uns plus droits et plus tranchés, les autres plus doux et plus tendres.
De la nature et de la variété des plis des draperies.
Beaucoup de Peintres se plaisent à faire leurs draperies fort cochées, avec des angles aigus, et d'une manière crue et tranchée; d'autres suivent une manière plus douce, et leur donnent des angles presque insensibles; quelques-uns les font sans aucuns angles, se contentant de donner aux plis quelque peu de profondeur.
Comment on doit ajuster les plis des draperies.
La partie d'une draperie qui se trouvera plus éloignée du lieu où elle est contrainte de faire des plis, reviendra toujours à son état naturel. Toute chose desire naturellement de se conserver en son être; par conséquent une étoffe qui est d'une égale force et d'une égale épaisseur au-devant et au revers, tâche de demeurer plate; c'est pourquoi lorsqu'elle est contrainte par quelque pli de quitter sa forme plate, on remarque dans le lieu de sa plus grande contrainte, qu'elle s'efforce continuellement de revenir en son état naturel; de sorte que dans la partie la plus éloignée de cette contrainte, elle se trouve plus approchante de son premier état; c'est-à-dire, plus étendue et plus dépliée. Soit, par exemple, A B C le pli de la draperie, et A B l'endroit de sa plus grande contrainte et le plus plié; je vous ai dit que la partie de l'étoffe qui étoit plus loin du lieu où elle est contrainte de se plier, tiendroit davantage de sa première forme, et reviendroit plus à son état naturel, de sorte que C se trouvant plus loin du pli, il sera plus large et plus étendu qu'aucune autre partie.
Comment on doit ajuster les plis des draperies.
Une draperie ne doit point être remplie d'une grande quantité de plis embarrassés; au contraire, il en faut faire seulement aux lieux où elle est contrainte et retenue avec les mains ou avec les bras, laissant tomber le reste simplement et naturellement: il faut aussi les voir et les dessiner sur le naturel; c'est-à-dire, si vous voulez représenter une draperie de laine, dessinez ses plis sur une étoffe semblable; de même si vous voulez qu'elle paroisse de soie ou de quelque étoffe fine, ou bien d'un gros drap de bure pour des villageois, diversifiez-les chacune par la forme de ses plis, et ne les dessinez jamais, comme font plusieurs, sur des modèles couverts de papier mouillé ou de peaux légères, parce que vous pourriez y être fort trompé.
Des plis des draperies des membres qui sont vus en raccourci.
Aux endroits où la figure se raccourcit, faites-y paroître un plus grand nombre de plis qu'aux endroits où elle n'est point raccourcie, ou bien faites qu'ils soient entourés de beaucoup de plis. Par exemple, soit E le lieu de la position de l'œil. La figure M N envoie le centre de chaque cercle des plis successivement plus loin de la ligne de leur contour, à proportion qu'ils s'éloignent de l'œil; la figure N O montre les contours des cercles presque tous droits, parce qu'elle se rencontre directement vis-à-vis de l'œil; et P Q les fait paroître tout au contraire de la première figure N M.
De quelle sorte l'œil voit les plis des draperies qui sont autour des membres du corps de l'homme.
Les ombres qui se rencontrent entre les plis des draperies qui sont autour des membres du corps de l'homme, seront d'autant plus obscures, qu'elles seront plus directement vis-à-vis de l'œil, avec les creux au fond desquels les ombres sont produites: ce que j'entends seulement quand l'œil est placé entre la partie éclairée de la figure, et celle qui est dans l'ombre.
Des plis des draperies.
Les plis des habillemens en quelque action de la figure qu'ils se rencontrent, doivent toujours montrer par la forme de leurs contours l'attitude de la figure, en sorte qu'ils ne laissent aucun doute sur la véritable position du corps à celui qui la considère, et qu'il n'y ait point de pli qui, par son ombre, fasse rompre aucun des membres; c'est-à-dire, qui paroisse plus coché dans sa profondeur que n'est le vif ou la surface du membre qu'il couvre; et si vous représentez des figures habillées de plusieurs étoffes l'une sur l'autre, qu'il ne semble point que la dernière renferme en soi le simple squelette des figures; mais qu'elles paroissent encore bien garnies de chair, avec une épaisseur convenable à la quantité de ces draperies. Les plis des draperies qui environnent les membres, doivent diminuer de leur grosseur vers l'extrémité de la partie qu'ils environnent. La longueur des plis qui sont plus serrés autour des membres, doit faire plusieurs replis sur le côté où le membre diminue par son raccourcissement, et s'étendre de l'autre côté opposé.
De l'horizon qui paroît dans l'eau.
Par la sixième proposition de notre Traité de Perspective, on verra paroître l'horizon, comme dans un miroir, vers le côté de l'eau qui se trouvera opposé à l'horizon et à l'œil; comme il paroît en la figure suivante, où l'horizon F est vu du côté B C, tandis que le même côté est encore vu de l'œil; de manière qu'un Peintre ayant à représenter quelque étendue d'eau, il doit se souvenir que la couleur de cette eau ne sauroit avoir une autre teinte, soit claire, soit obscure, que celle du lieu circonvoisin dans lequel elle est, et que cette couleur doit être encore mêlée des couleurs des autres choses qui sont derrière lui.
FIN.
A.
Air. Couleurs et qualités de l'air, selon qu'il est plus près ou plus loin de terre, pag. 56, ch. lxix.
Air qui paroît sur la superficie de l'eau, pag. 115, ch. cxxxv.
D'où vient à l'air sa couleur d'azur, pag. 125, ch. clj, pag. 288 et 289, ch. cccxl.
Anatomie. Un Peintre, pour dessiner correctement, doit savoir l'anatomie, pag. 30, ch. xliij.
Qu'il faut étudier l'anatomie, et comment, pag. 42, ch. lvij.
Attitude. Moyen pour donner aux figures une attitude convenable, pag. 43, ch. lviij.
Attitude des enfans, pag. 44, ch. lxj.
Des vieillards, pag. 45, ch. lxij.
Des vieilles, ibid. ch. lxiij.
Des femmes, ibid. ch. lxiv.
L'attitude doit être convenable au sujet, pag. 179, ch. ccxvj.
Différences d'attitude, ibid. ch. ccxvij.
Moyen de connoître les attitudes convenables à chaque sujet, pag. 180, ch. ccxviij et suiv.
Attitude qu'il faut donner aux figures en différentes occasions, pag. 197 et 198, ch. ccxlij.
Attitude d'une figure qui montre quelque chose, pag. 198, ch. ccxliij.
Des enfans, des vieillards, pag. 209, ch. cclviij.
Des femmes, des jeunes gens, ibid. ch. cclix.
De ceux qui sautent, pag. 220, ch. cclx.
De ceux qui jettent quelque chose avec impétuosité, pag. 211, ch. cclxj.
De ceux qui arrachent quelque chose, ou qui la fichent en terre, pag. 212, ch. cclxij.
D'un homme en colère, pag. 207, ch. cclv.
D'un désespéré, ibid. ch. cclvj.
Azur. D'où vient à l'air la couleur d'azur, pag. 125, ch. clj.
B.
Bataille. Comment on doit représenter une bataille, pag. 50, ch. lxvij.
Beauté. Ce qui contribue à en donner aux visages, du côté du dessin et du côté du clair-obscur, pag. 163, ch. cxcj.
Bienséance. De l'observation des bienséances, pag. 203, ch. cclj.
Blanc. N'est point mis au nombre des couleurs, pag. 128, ch. clv.
La couleur de son ombre quand il est à la campagne, ibid.
Bonne-grace. D'où vient la bonne-grace des figures, pag. 174, ch. ccx.
C.
Campagne. Voyez Paysage.
Caractère. Caractère des enfans, des vieillards, des vieilles, des femmes, pag. 45 et suiv. ch. lxj et suiv.
Carnation. Quelle lumière on doit prendre pour peindre les carnations, pag. 26, ch. xxxvj.
Carnation des visages, leur couleur, pag. 109, ch. cxxvj.
Champ. Quel champ convient à chaque ombre et à chaque lumière, pag. 116, ch. cxxxvij.
Ce qu'il faut faire quand le champ est de même couleur que le corps auquel il sert de champ, pag. 117, ch. cxxxviij.
Effet des couleurs qui servent de champ au blanc, pag. 117 et suiv. ch. cxxxix.
Du champ des figures, pag. 118, ch. cxl, pag. 229, ch. cclxxxiij.
Du champ convenable à chaque chose, pag. 119, ch. cxlj.
De la couleur du champ de quelque figure que ce soit, pag. 127, ch. cliv.
Quelle doit être la couleur du champ pour donner du relief aux figures, pag. 132 et suiv. ch. clix et clx.
Du rapport du champ avec les figures, pag. 249, ch. ccciv, pag. 283, ch. cccxxxiv.
Clair-obscur. Des jours et des ombres qu'il faut donner aux figures qu'on dessine d'après les bosses et les figures de relief, pag. 19 et suiv. ch. xxviij, pag. 21, ch. xxix.
Donner de la grace à une tête par le moyen des ombres et des lumières convenables, pag. 25, ch. xxxv.
Si le clair-obscur l'emporte sur le dessin, pag. 42, ch. lvj.
Des degrés de teintes dans la Peinture, pag. 121 et suiv. ch. cxliv.
Des jours et des ombres qu'il faut donner aux figures, pag. 225, ch. cclxxix, pag. 230, ch. cclxxxiv, pag. 248, ch. ccciij.
Des lumières grandes ou petites, et des ombres, pag. 234, ch. cclxxxix, pag. 246, ch. cccij.
Coloris, couleur. Que l'assortiment des couleurs doit servir à détacher les figures, et à les faire paroître éloignées les unes des autres, pag. 60, ch. lxxiij.
Des couleurs réfléchies, de leur force et de leur foiblesse, pag. 73, ch. lxxxvij.
De l'assortiment des couleurs pour leur donner de la grace, pag. 84, ch. xcix.
Comment on peut rendre les couleurs belles et vives, pag. 85, ch. c.
De la couleur des ombres des couleurs, pag. 86, ch. cj.
De la variété des couleurs, qui vient de ce qu'elles sont plus éloignées ou plus proches, ibid. ch. cij.
A quelle distance les couleurs disparoissent entièrement, pag. 87, ch. ciij.
Quelle est la couleur de l'ombre du blanc, pag. 88, ch. civ.
Quelle couleur produit l'ombre la plus obscure, ibid. ch. cv.
En quelle occasion la qualité de l'air et la distance n'apportent point de changement aux couleurs, pag. 89 et suiv. ch. cvj, et pag. 95, ch. cviij.
De la perspective des couleurs, pag. 93, ch. cvij.
Des couleurs qui se perdent étant dans l'ombre, pag. 96, ch. cix.
Pourquoi on ne distingue point la couleur des choses qui sont dans un lieu qui paroît n'être point éclairé, quoiqu'il le soit, pag. 97, ch. cx.
Ce qui est nécessaire pour que la véritable couleur des choses paroisse, pag. 98, ch. cxj.
Du changement que cause aux couleurs le champ sur lequel elles sont, pag. 99, ch. cxij.
Du changement des couleurs transparentes couchées sur d'autres couleurs, pages 99 et suivantes, chap. cxiij.
Du mélange des couleurs, ibid.
Du degré de teinte où chaque couleur paroît davantage, pag. 100, ch. cxiv.
Que les couleurs qui n'ont point de lustre sont plus belles dans les parties éclairées que dans les parties sombres, pag. 101, ch. cxv.
De l'apparence des couleurs, pag. 102, ch. cxvj.
Quelle partie de la couleur doit être plus belle, ibid. ch. cxvij.
Ce qu'il y a de plus beau dans une couleur doit être placé dans les jours, pag. 103, ch. cxviij.
Du mélange des couleurs, leur nombre, pag. 105 et suiv. ch. cxxj.
De la couleur de la surface des corps opaques, pag. 107, ch. cxxij.
Quel fond est plus propre à recevoir les couleurs, ibid. ch. cxxiij.
Quelle partie d'un corps participe davantage à la couleur de son objet, pag. 108, ch. cxxiv.
En quel endroit un corps paroîtra d'une plus belle couleur, pag. 109, ch. cxxv.
Du changement que cause dans les couleurs leur éloignement de l'œil, pag. 110, ch. cxxviij.
Quel corps fait moins paroître sa véritable couleur, pag. 112, ch. cxxxj.
Quel corps la fait mieux paroître, ibid. ch. cxxxij.
De l'affoiblissement des couleurs causé par l'éloignement, pag. 113, ch. cxxxiv.
Causé par un corps qui est entre elles et l'œil, pag. 116, ch. cxxxvj.
Des couleurs des choses qui sont éloignées de l'œil, pag. 120, ch. cxliij.
Des degrés de teintes dans la Peinture, pag. 121, ch. cxliv.
Effets des couleurs différentes opposées les unes aux autres, pag. 123, ch. cxlvj.
Couleur des ombres, ibid. ch. cxlvij.
Affoiblissement des couleurs dans les lieux obscurs, pag. 124, ch. cxlviij.
Perspective des couleurs, ibid. ch. cxlix.
Ce qui rend les couleurs plus belles, pag. 125, ch. cl.
Rapport et conformité de certaines couleurs, p. 126, ch. clij.
Des couleurs qui sont dans l'ombre, pag. 126 et suiv ch. cliij.
Quelle couleur le feu et la lumière du matin et du soir donnent aux objets, pag. 129, ch. clvj.
Couleur des lumières incidentes et des lumières réfléchies, pag. 130, ch. clvij.
Des couleurs qui résultent du mélange des autres couleurs, pag. 134, ch. clxj.
Diverses remarques sur les couleurs, pag. 135 et suiv. ch. clxij, pag. 253, ch. cccviij, pag. 254, ch. cccix.
De la couleur des montagnes, pag. 138, ch. clxiij.
Pratique de la perspective des couleurs, pag. 139, ch. clxiv.
Couleur que les rayons du soleil donnent aux objets, pag. 256, ch. cccx.
Des objets qu'on voit de loin, et au travers d'un air épais, pag. 257 et suiv. ch. cccxij et suiv.
De la couleur bleue que les ombres des corps produisent sur la fin du jour sur un corps blanc, pag. 270, ch. cccxxviij.
Diverses remarques sur les couleurs, pag. 273 et suiv. ch. cccxxxij, pag. 288, ch. cccxl.
Manière d'appliquer les couleurs sur la toile, pag. 300, ch. cccliij.
Effet des corps transparens qui sont entre l'œil et son objet, par rapport aux couleurs, p. 303, ch. ccclvij.
Composition. Il faut, dans la composition d'un tableau, mettre de la variété dans les figures, et en quoi, pag. 78, ch. xciv et pag. 82, ch. xcvij.
Il faut, dans la composition d'un tableau, observer les coutumes et les bienséances, pag. 203, 204, 205, ch. cclj et suiv.
Composition d'un tableau où l'on représente une personne qui parle à plusieurs autres, pag. 205, ch. ccliv.
D'une bataille, pag. 50 et suiv. ch. lxvij.
D'une tempête, pag. 47, ch. lxvj.
D'une nuit, pag. 46, ch. lxv.
D'un animal chimérique, pag. 231, ch. cclxxxvj.
Contour. Qu'il faut éviter la dureté des contours, p. 35, ch. lj.
L'éloignement fait perdre les contours, pag. 236, ch. ccxcj.
Contours des corps qui sont sur d'autres corps, pag. 237, ch. ccxciv.
Contour des corps du côté du jour, pag. 286, ch. cccxxxvij.
Des contours plus ou moins sensibles, pag. 286 et suiv. ch. cccxxxviij et suiv.
Contraste. Il faut du contraste dans une composition d'histoire, dans les airs de tête, les traits du visage, la situation des membres, &c. pag. 83, ch. xcviij, pag. 154, ch. clxxxiij.
Il en faut dans la situation des membres, même d'une seule figure, pag. 214, ch. cclxv.
D.
Défauts. Moins remarquables dans les petites choses que dans les grandes, pag. 36, ch. lij.
Dessin. Manière d'apprendre à dessiner, pag. 9, ch. xij.
En dessinant il faut s'accoutumer à finir ce qu'on fait, pag. 13, ch. xviij.
Quand on dessine d'après le naturel, à quelle distance il faut être de l'objet qu'on dessine, pag. 17, ch. xxv.
De quel côté il faut prendre le jour, et à quelle hauteur il faut prendre son point de lumière pour dessiner d'après le naturel, pag. 18, ch. xxvij, pag. 23, ch. xxxj.
Comment il faut dessiner le nu, pag. 22, ch. xxx.
Manière de dessiner un paysage, ou de faire un plan de quelque campagne, pag 23, ch. xxxij.
Comment il faut dessiner à la lumière de la chandelle, pag. 24, ch. xxxiv.
Comment on doit dessiner les figures qui doivent entrer dans la composition d'un tableau, pag. 26, ch. xxxvij.
Moyen pour dessiner avec justesse d'après le naturel, pag. 27, ch. xxxviij.
Division d'une figure en différentes parties pour la bien dessiner, ibid. ch. xxxix.
Comment un Peintre doit se placer à l'égard du jour qui éclaire son modèle, pag. 28, ch. xl.
D'où vient qu'on se trompe dans le jugement qu'on fait de la beauté des parties du corps et de la justesse des proportions, pag. 29, ch. xlij.
Pour dessiner correctement, il est nécessaire de savoir l'anatomie, pag. 30, ch. xliij.
Division du dessin, pag. 33, ch. xlviij.
Proportion, attitude, expression des figures, ibid. ch. xlix, pag. 34, ch. l.
Si le dessin l'emporte sur le clair-obscur, p. 42, ch. lvj.
Manière de dessiner d'après la bosse, pag. 110, ch. cxxvij.
Mouvemens et proportions des membres de l'homme, pag. 142, ch. clxvj.
Changemens que l'âge cause dans les proportions des membres, ibid. ch. clxvij.
Différence des jointures des membres des enfans et de ceux des hommes, pag. 143, ch. clxviij.
Différence des proportions des membres des enfans et de ceux des hommes, pag. 144, ch. clxix.
Jointures des doigts, pag. 145, ch. clxx.
Des épaules, ibid. ch. clxxj.
Des mains, pag. 149, ch. clxxvj.
Des pieds, pag. 150, ch. clxxvij.
Des membres, pag. 156, ch. clxxxiv.
Mouvement des épaules, pag. 146, ch. clxxij.
Mesures des corps, pag. 146, ch. clxxiij, pag. 147, ch. clxxiv.
Plis des membres, ibid.
Leur effet, pag. 150, ch. clxxviij et clxxix, pag. 170, ch. cciv, pag. 171, ch. ccv.
Proportion des membres, pag. 148, ch. clxxv, pag. 157, ch. clxxxv.
Différens mouvemens de l'homme, pag. 151 et suiv. ch. clxxx et suiv.
Nez; ses différentes formes ou figures, pag. 159 et suiv. ch. clxxxviij et suiv.
Muscles, comment ils doivent être marqués, pag. 163, ch. cxcj, pag. 165, ch. cxciv.
Hauteur des épaules dans les différentes actions de l'homme, pag. 166, ch. cxcvj.
A quoi il faut prendre garde en dessinant les figures, pag. 178, ch. ccxiij.
Effet des plis des membres, pag. 193, ch. ccxxxvj.
Plis qui se font aux jointures, pag. 195, ch. ccxxxviij.
Proportion des membres, pag. 202, ch. ccl.
Disposition à la Peinture différente de l'inclination, pag. 4, ch. iv.
Draperies. Des draperies, de leurs plis, &c. pag. 304 et suiv. ch. ccclviij et suiv.
E.
Eloignement. Effet de l'éloignement par rapport au dessin et par rapport au coloris, pag. 236, ch. ccxcij et suiv. pag. 251, ch. cccvj, pag. 252, ch. cccvij, pag. 260 et suiv. ch. cccxvj et suiv. pag. 282, ch. cccxxxiij, pag. 303, ch. ccclv et suiv.
Enfant. Caractère et attitude des enfans, pag. 44, ch. lxj.
Équilibre. Comment en retirant le bras étendu on change l'équilibre du corps, pag. 167, ch. cxcviij.
Centre de gravité dans les mouvemens lents, pag. 168, ch. cxcix.
Équilibre dans un homme qui porte un fardeau sur ses épaules, pag. ibid. ch. cc.
Dans un homme qui se tient sur ses pieds, pag. 169, ch. ccj, pag. 178, ch. ccxiv, pag. 215, ch. cclxvj.
Dans un homme qui marche, pag. 170, ch. ccij.
Dans un animal arrêté sur ses jambes, ibid. ch. cciij.
Dans l'homme considéré en différentes attitudes, pag. 171, ch. ccvj, et pag. 173, ch. ccix.
Dans un homme qui veut élever un poids, ou le remuer, pag 179, ch. ccxv.
Dans un homme qui est en repos, pag. 212, ch. cclxiij.
Dans un homme qui est debout, pag. 213, ch. cclxiv.
Dans un homme qui marche contre le vent, pag. 238, ch. ccxcv.
Équilibre des figures, pag. 297, ch. cccl.
Esquisse. Comment il faut faire les esquisses des compositions d'histoires et des figures, pag. 9, ch. xiij.
Étude. Ordre qu'un jeune Peintre doit garder dans ses études, pag. 1, ch. j.
A quoi il doit s'appliquer principalement dans ses études, pag. 2, ch. ij.
Comment il doit se comporter dans ses études, pag. 4, ch. v.
Manière de faire des études, pag. 5, ch. vij.
Moyen pour rendre les études plus utiles, pag. 12. ch. xvij.
Dans les études il faut apprendre à finir ses ouvrages, devant que de prendre une manière prompte et hardie, pag. 13, ch. xviij.
Qu'il faut voir le naturel, et ne pas se fier aux idées qu'on s'est formé des choses, pag. 14, ch. xx.
Qu'il faut étudier l'Anatomie, et comment, pag. 42, ch. lvij.
Comment il faut étudier les mouvemens du corps humain, pag. 79, ch. xcv.
Comment il faut étudier la composition des histoires, pag. 81, ch. xcvj.
Il faut étudier la nature, pag. 219, ch. cclxxij.
Expression. Moyen de donner aux figures une expression convenable, pag. 43, ch. lviij.
Elle consiste dans le mouvement des parties du visage, et des autres membres, pag. 158, ch. clxxxvij.
Ce qu'il y faut observer, ibid.
Les mouvemens des figures doivent exprimer leurs sentimens, pag. 164, ch. cxciij.
Expressions doivent être variées selon la différence des choses que font les figures, pag. 199, ch. ccxliv.
Et selon les sentimens différens de l'ame, pag. ibid. ch. ccxlv.
Effet des sentimens de l'ame sur le corps, pag. 200, ch. ccxlvj. et suiv.
Expression du rire, de la joie, de la tristesse, pag. 208, ch. cclvij.
F.
Fautes. Il faut corriger les fautes qu'on remarque dans ses ouvrages, pag. 10, ch. xiv.
Femme. Caractère et attitude des femmes, pag. 45, ch. lxiv.
Feu. Quelle couleur le feu donne aux objets qu'il éclaire, pag. 129, ch. clvj.