Ces deux passages sont ironiques; Voltaire a donc tort de dire: «On peut remarquer qu'espérer ne se prenant jamais en mauvaise part, ne peut pas servir de synonyme à craindre, et qu'ici l'expression n'est point juste.»
[445]
Var. Mais vous en contez tant, à toute heure, en tout lieu,
Que quiconque en échappe est bien aimé de Dieu. (1644-63)
[446] Var. Que pour en échapper il faudroit de bons yeux. (1664)
[447] L'opinion générale est que ce fut le chevalier Digby qui apporta en France ce prétendu remède. Il exposa ses principes devant l'Académie de Montpellier, dans un Discours non daté, dont le privilége est du 21 décembre 1651, et une vive polémique s'engagea sur ce point; mais on voit qu'il était question beaucoup plus tôt de la poudre de sympathie. Déjà en 1647 un traité spécial était publié à Paris sous ce titre: Nicolaï Papinii... de pulvere sympathico dissertatio, in-8o. Nous pouvons remonter encore un peu plus haut: l'édition de 1644 de l'Abrégé chirurgical d'Honoré Lamy est augmentée d'un Discours de la poudre de sympathie par M. G. Sauvageon. Nous y trouvons un renseignement qui nous reporte tout juste au temps où Corneille fait parler Dorante. «Il faut savoir, dit l'auteur, qu'il y a quelque deux ou trois ans que cette poudre commença d'avoir cours en ce royaume; mais elle se donna ouvertement à connoître en l'année 1642 en l'armée de Roussillon.» La recette avait été achetée une cinquantaine de pistoles d'Espagne.
[448] Var. Qu'en moins de fermer l'œil on ne s'en souvient pas. (1644-60)
[449] Var. Que ce serait pour toi des trésors inutiles. (1644-64)
[450]
Var. Vous avez bien besoin de dix des mieux nourries. (1644 et 48)
Var. Vous aviez bien besoin de dix des mieux nourries. (1652-56)
[451] C'est dans ce sens que «M. de Bautru, parlant d'une personne dont il n'étoit pas encore sorti un bon mot, disait: «Il est toujours plein de bons mots.» (Ménagiana, tome II, p. 239.)
[452] Ici Cliton, frappé d'un étonnement mêlé d'admiration, saisit la basque de l'habit de Dorante et la baise. Je ne sais si ce jeu de scène est fort ancien; il était pratiqué par Dazincourt, qui, à la vérité, en ajoutait souvent à ses rôles. Plusieurs, qui semblaient un peu outrés, ont été supprimés après lui; mais celui-ci, adopté par M. Samson, qui a fait preuve en ces matières d'un goût si fin et si sûr, paraît définitivement consacré.
[453] Var. Que l'aise que j'avois ne put pas me permettre. (1644-56)
[454] Var. Il est homme qui fait litière de pistoles. (1644-56)
[455] Var. De toute cette nuit elle n'a point dormi. (1644-56)
[456] Var. SABINE, LUCRÈCE. (1644-63)
[457] Var. Elle meurt de savoir que chante le poulet. (1644-56)
[458] Var. Qu'avec un peu de temps on amollit leurs âmes. (1644-56)
[459] Var. Qu'il peut me rencontrer et paroître à mes yeux. (1644-56)
[460] Var. Que je suis pour le croire, et non pas pour l'aimer. (1644-56)
[461]
Var. [Que qui se croit aimée aime bientôt après.]
LUCR. Si je te disois donc qu'il va jusqu'à m'écrire,
Que je tiens son billet, que j'ai voulu le lire?
CLAR. Sans crainte d'en trop dire ou d'en trop présumer,
Je dirois que déjà tu vas jusqu'à l'aimer.
[LUCR. La curiosité souvent dans quelques âmes.] (1644 in-4o)
[462] N'en casser que d'une dent signifie qu'on ne mangera point de quelque chose, qu'on n'en aura pas plein contentement, ou qu'on n'obtiendra point ce qu'on prétend. Voyez le Dictionnaire de Furetière.
[463] Var. Laissons là cette folle, et me dis cependant. (1644-56)
[464] Prendre sur le vert, c'est prendre à l'improviste. Voyez le Lexique.
[465] Dans les éditions de 1644-56, cette scène a pour interlocuteurs GÉRONTE et ARGANTE (voyez les variantes des Acteurs, p. 140, note 1), et commence de la manière suivante:
—Dans un passage du Discours du poëme dramatique (tome I, p. 43), où Corneille parle de la nécessité de faire connaître, dès le premier acte, tous les acteurs qui devront paraître dans les suivants, il nous apprend en ces termes ce qui l'a déterminé à modifier ainsi cette scène: «Le plaideur de Poitiers (Argante), dans le Menteur, avoit le même défaut; mais j'ai trouvé le moyen d'y remédier en cette édition, où le dénouement se trouve préparé par Philiste et non par lui.»
[466]
Var. Cette rare beauté qu'ici mêmes on prise?
Vous connoîtrez le nom de cet objet charmant,
Qui de votre Poitiers est l'unique ornement? (1644-56)
Var. Cette rare beauté qu'ici même l'on prise? (1660-64)
[467]
Var. [N'a plus d'occasion de m'en faire un secret.]
ARG. Quelque envieux sans doute avec cette chimère
A voulu mettre mal le fils auprès du père;
Et l'histoire, et les noms, tout n'est qu'imaginé.
Pour tomber dans ce piège, il étoit trop bien né,
Il avoit trop de sens et trop de prévoyance.
A de si faux rapports donnez moins de croyance.
GÉR. C'est ce que toutefois j'ai peine à concevoir:
Celui dont je le tiens disoit le bien savoir,
Et je tenois la chose assez indifférente.
Mais dans votre Poitiers quel bruit avoit Dorante?
ARG. D'homme de cœur, d'esprit, adroit et résolu;
Il a passé partout pour ce qu'il a voulu.
Tout ce qu'on le blâmoit (mais c'étoient tours d'école),
C'est qu'il faisoit mal sûr de croire à sa parole,
Et qu'il se fioit tant sur sa dextérité,
Qu'il disoit peu souvent deux mots de vérité;
Mais ceux qui le blâmoient excusoient sa jeunesse;
Et comme enfin ce n'est que mauvaise finesse,
Et l'âge, et votre exemple, et vos enseignements,
Lui feront bien quitter ces divertissements.
Faites qu'il s'en corrige avant que l'on le sache:
Ils pourroient à son nom imprimer quelque tache.
Adieu: je vais rêver une heure à mon procès.
GÉR. Le ciel suivant mes vœux en règle le succès[467-a]! (1644-56)
[467-a] Ce vers termine la scène dans les éditions indiquées.
[468] Var. Quoi! Dorante a donc fait un secret mariage? (1660 et 63)
[469] Var. Mais il nous a servis d'une collation. (1660-64)
[470]
Var. Et d'un discours en l'air, que forme l'imposteur,
Il m'en fait le trompette et le second auteur! (1644-56)
[471] Var. Ceux qui l'ont jusqu'à nous fait passer dans leur sang? (1644-56)
[472] Var. Tout ce que l'un a fait, l'autre le peut défaire. (1644-56)
[473] Var. Tu n'es pas gentilhomme, étant sorti de moi. (1644 in-4o)
[474] Var. Est-il vice plus lâche, est-il tache plus noire. (1644-56)
[475] Var. Épris d'une beauté qu'à peine ai-je pu voir. (1644-56)
[476]
Var. [Que venoient ses beautés d'allumer dans mon âme;]
Et vous oyois parler d'un ton si résolu,
Que je craignis sur l'heure un pouvoir absolu:
Ainsi donc, vous croyant d'une humeur inflexible,
Pour rompre cet hymen, je le fis impossible;
[Et j'avois ignoré, Monsieur, jusqu'à ce jour.] (1644 in-4o)
[477] Var. Que la dextérité fût un crime en amour. (1644-64)
[478] Voyez tome I, p. 150, note 496.
[479] «Cette plaisanterie est tirée de l'opinion où l'on était alors que le troisième accès de fièvre décidait de la guérison ou de la mort.» (Voltaire.)
[480]
Var. Et qui sait si d'ailleurs l'affaire entre eux conclue
Rencontrera sitôt la fille résolue? (1644-56)
[481] Var. De ma première amour j'ai l'âme un peu gênée. (1644-63)
[482] Var. Et porter votre père à faire la demande? (1644-56)
[483] Il y a dans les Plaideurs de Racine (acte II, scène VI) un vers presque semblable:
[484] Ces mots à Clarice et un grand nombre des indications semblables qui se trouvent dans cette scène (quatorze sur trente-cinq) manquent dans les deux éditions de 1644.
[485] Var. Il t'en conte de nuit, comme il me fait de jour. (1644-56)
[486]
Var. Votre âme du depuis ailleurs s'est engagée.
DOR. Pour un autre déjà je vous aurois changée? (1644-56)
[487]
Var. Je me fais marié pour tout[487-a] autre que vous.
CLAR. Et qu'avant que l'hymen avecque moi vous lie. (1644-56)
[487-a] Voyez plus haut la note du vers 1020 (note (431).
[488] Ici l'édition de 1682 porte aussi tout autre pour toute autre.
[489]
Var. Dites qu'avant qu'on puisse autrement m'engager. (1644)
Var. Dites qu'avant qu'on puisse autre part m'engager. (1648-56)
[490] Var. Moi-mêmes, à mon tour, je ne sais où j'en suis. (1644-56)
[491] Exclamation qui indique l'heureux dénoûment d'une affaire. Elle a ici un sens ironique. Voyez le Lexique.
[492] Var. Vous diroit-il bien vrai pour la première fois? (1644 in-4o)
[493] Var. Les jours que j'ai vécus[493-a] sans vous avoir servie. (1644-56)
[493-a] Les autres éditions portent ici, comme plus haut, vécu, sans accord. Voyez ci-dessus, p. 192, vers 950.
[494] Var. Un seing de votre main, l'affaire est terminée. (1644-56)
[495] Au tome III, p. 296, nous avons rapproché ce vers et le suivant des vers 340 et 341 d'Horace.
[496] Voyez ci-dessus, p. 137.
[497] Voyez ci-dessus, p. 132-134.
[498] Voyez plus haut, p. 140, note 316.
[499] Voyez l'Examen, p. 137 et 138.
[500] C'est aujourd'hui la Calle Mayor.
[501] Nous adoptons l'orthographe des éditions modernes espagnoles.
[502] Acte I, scène I, vers 7.
[503] Ibidem, vers 90.
[504] Voyez ibidem, vers 102-104.
[505] Voyez acte I, scène II, vers 105-152.
[506] Acte I, scène III, vers 153 et suivants.
[507] Voyez ci-dessus, p. 137.
[508] Acte III, scène V, vers 1004.
[509] Acte I, scène IV, vers 197.
[510] Ibidem, vers 209.
[511] Voyez ibidem, vers 205 et suivants.
[512] Voyez acte I, scène V, vers 291 et suivants.
[513] Ibidem, vers 279 et 280.
[514] Acte I, scène VI, vers 323 et 324.
[515] Acte II, scène I, vers 383 et 384.
[516] Voyez ibidem, vers 389.
[517] Acte II, scène I, vers 398.
[518] Acte II, scène II, vers 404 et suivants.
[519] Ibidem, vers 443 et 444.
[520] Ibidem, vers 448. Voyez aussi les vers 464 et 465.
[521] Voyez acte II, scène II, vers 426 et suivants.
[522] Ibidem, vers 423.
[523] Ibidem, vers 450.
[524] Voyez ses notes sur la scène V du IIIe acte et sur le vers 955. La seconde de ces notes ne se trouve pas dans la première édition de son commentaire.
[525] Voyez acte II, scène III, vers 469 et suivants.
[526] Voyez acte II, scène III, vers 530.
[527] Ibidem, vers 474 et 534.
[528] Acte II, scène IV.
[529] Voyez ci-dessus, p. 244.
[530] Scène V.
[531] Scène III.
[532] Acte II, scène V, vers 591-594.
[533] Voyez ibidem, vers 615.
[534] Acte II, scène V, vers 618 et 619.
[535] Ibidem, vers 638.
[536] Ibidem, vers 665-674.
[537] Acte II, scène VI, vers 686-705.
[538] Acte II, scène VIII, vers 720-724.
[539] Comparez vers 769 et suivants.
[540] Acte III, scène II.
[541] Acte III, scène VI, vers 1079 et 1080.
[542] Acte IV, scène I, vers 1129, 1130, et scène III, vers 1169, 1170.
[543] Voyez acte IV, scène I, vers 1120.
[544] Voyez ibidem, vers 1132 et suivants.
[545] Acte IV, scène II, vers 1164.
[546] Acte II, scène V, vers 652.
[547] Acte IV, scène I, vers 1143 et 1144.
[548] Voyez acte IV, scène IV, vers 1227 et suivants.
[549] Ibidem, vers 1232.
[550] Acte IV, scène IV, vers 1254.
[551] Acte IV, scène V, vers 1260 et 1261.
[552] Acte V, scène I, vers 1478 et suivants.
[553] Acte V, scène III, vers 1501.
[554] Acte V, scène II.
[555] Acte V, scène III, vers 1519 et 1520.
[556] Comparez vers 1523 et suivants.
[557] Comparez vers 1543 et suivants.
[558] Acte V, scène III, vers 1581 et suivants.
[559] Acte V, scène VI, vers 1717.
[560] Voyez ibidem, vers 1724; et même acte, scène IV, vers 1620 et suivants.
[561] Voyez ci-dessus, p. 138.
[562] Voyez p. 137.
[563] A l'occasion de nos impartiales analyses, nous devons ajouter un mot sur une Histoire de la littérature dramatique des Espagnols, écrite en allemand, ouvrage très-utile et très-bien fait d'ailleurs, mais où sont prononcées contre le Menteur et le Cid de Corneille des censures fort injustes, d'un esprit exclusif, et qui supposent une étude trop incomplète. Voyez Geschichte der dramatischen Literatur und Kunst in Spanien, von Ad. Friedr. von Schack, tome II, p. 430 et p. 625.
Le tome III du même ouvrage, que nous regrettons d'avoir lu trop tard, présente, au détriment de Corneille, d'autres injustices qui, ajoutées aux précédentes, feraient croire, tant elles marquent d'inattention et d'arbitraire, à une aveugle prévention, indigne d'un tel critique. L'une de ces erreurs (p. 373) consiste à supposer que le Cid est une imitation combinée ou compilation des deux modèles fournis concurremment à Corneille par Castro et par Diamante, erreur d'autant plus étrange qu'elle est avancée à titre de rectification d'un jugement tout contraire exprimé au tome II. En se rétractant ainsi, sur la foi d'un certain sentiment de l'originalité espagnole, singulièrement déçu cette fois, M. de Schack oublie de réfuter la preuve péremptoire, la preuve chronologique, qu'il avait si justement invoquée lui-même. Il se laisse prendre au piége d'un petit article inséré par Voltaire au tome II de la Gazette littéraire de l'abbé Arnaud, et montrant très-peu de confiance envers la critique de Voltaire, il se donne pour convaincu par celle de l'abbé Arnaud, qui n'est autre que Voltaire lui-même dans l'article en question. Mais, pour en finir avec Diamante, nous avons nous-même à rectifier la supposition que nous avons faite au tome III, p. 238, que sa pièce n'avait été imprimée qu'une fois au dix-septième siècle, en 1658-1659. Il faut joindre à cette édition celle qui est comprise dans ses deux volumes de Comédies, Madrid, 1670 et 1674.
L'autre procédé, non moins arbitraire, regarde l'Héraclius. Pour maintenir en possession de la priorité l'Espagnol Calderon, qui a traité le même sujet dans son drame intitulé: En esta vida todo es verdad y todo mentira, M. de Schack (p. 177) antidate de vingt-sept ans la première publication de cette pièce, et la fait remonter à l'an 1637. Il est vrai qu'il se rétracte encore sur cette nouvelle erreur, et dans le même volume, p. 289; mais l'absence de toute date en sa faveur ne lui suffit pas pour renoncer à l'imputation de plagiat contre Corneille, et c'est ce dont nous aurons à parler au prochain volume.
V.
[564] Le Menteur, le Hâbleur, représenté à Mantoue au printemps de 1750.
[565] Voyez la Notice du Menteur, p. 122 et suivantes.
[566] Tome XVII, p. 163.
[567] Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille, 2e édition, p. VII.
[570] On lit dans le Journal du Théâtre françois (tome II, fol. 853 verso): «La troupe royale mit au théâtre au commencement du mois suivant (décembre 1643) une comédie nouvelle de Corneille intitulée la Suite du Menteur.... Cette pièce.... n'eut que trois représentations; mais les comédiens du Marais l'ayant remise quatre ans après à leur théâtre, elle en eut dix, et elle y fut très-applaudie.»
[571] Cette épître ne se trouve que dans les éditions antérieures à 1660.
[572] Voyez l'Épître en tête du Menteur, p. 131.
[573] Voyez tome II, p. 119 et note 348.
[574] Voyez la Poétique d'Aristote, chapitre iv, et l'Art poétique d'Horace, vers 333 et suivants.
[575] Corneille a dit ailleurs: «Il est hors de doute que c'est une habitude vicieuse que de mentir; mais il débite ses menteries avec une telle présence d'esprit et tant de vivacité, que cette imperfection a bonne grâce en sa personne, et fait confesser aux spectateurs que le talent de mentir ainsi est un vice dont les sots ne sont point capables.» (Discours du poëme dramatique, tome I, p. 32.)
[576] Il y a garant (garand), au singulier, dans toutes les éditions (1644-1656).
[577] Ce sont les vers 267 et 268 de l'Art poétique, mais ils ne s'appliquent pas à ce que dit ici Corneille.
[578] Var. (édit. de 1648-1656): par les règles de poésie.
[579] Horace, Art poétique, vers 343.
[580] Var. (édit. de 1648-1656): Mais pourvu qu'ils ayent.
[581] Voyez tome I, p. 17 et note 224.
[582] Voyez tome I, p. 17 et note 225.
[583] Var. (édit. de 1656): Cependant, quand on mêle.
[584] Voyez tome I, p. 38 et note 281.
[585] Var. (édit. de 1648-1656): nous en fournira assez.
[586] Voyez tome I, p. 24 et note 245.
[587] Voyez tome I, p. 18.
[588] Voyez tome I, p. 20.
[589] Dans les éditions publiées du vivant de Corneille, cet examen suit celui du Menteur, qui finit par ces mots: «la comédie se termine avec pleine tranquillité de tous côtés.» Thomas Corneille, qui dans l'édition de 1692 a placé les examens après chaque pièce, a ainsi modifié la première phrase de celui-ci: «L'effet de cette pièce n'a pas été, etc.» Voyez tome I, p. 137, note 448.
[590] Voyez l'Appendice (page 241); et ci-dessus, la Notice (page 119) du Menteur, p. 119.
[591] Voyez acte II, scène II.
[592] Voyez acte I, scène II, vers 205 et suivants.
[593] Var. (édit. de 1660 et de 1663): que le poëte se donne à lui-même.
[594] Var. (édit. de 1645-1656): Philiste, amoureux de Mélisse.
[595] Var. (édit. de 1645-1656): Lyse, servante de Mélisse.
[596] Corneille dit dans le Discours des trois unités, tome I, p. 120, que: «la Suite fait voir la prison et le logis de Mélisse dans Lyon,» et que «les différentes décorations font reconnoître cette duplicité de lieu.»
[597] Var. Et quoique après deux ans ton souvenir s'avise. (1645-56)
[598] Var. Ton devoir, quoique tard, enfin s'est éveillé. (1645-56)
[599]
Var. Tout cet attirail prêt qu'on fait pour l'hyménée,
[Les violons choisis, ainsi que la journée:]
Qui se fût défié que la nuit de devant
Votre propre grandeur dût fendre ainsi le vent? (1645-56)
[600] Faire gille, se sauver, s'enfuir. Voyez le Lexique.
[601] Var. Et tout simple et doucet, sans y chercher finesse. (1645-64)
[602] Attendant le temps, l'occasion. Voyez le Lexique.
[603] Var. Mais quand j'eus bien pensé qu'il falloit à mon âge. (1645-56)
[604] Var. Et que quelques appas qui me pussent ravir. (1645-56)
[605] Var. Comme fait un sergent pour les deniers du Roi. (1645-60)
[606]
Var. Je demande d'entrer; et vous trouvant ici,
Je trouve avecque vous mon voyage accourci. (1645-56)
[607] Var. N'aurons-nous point ici des guerres d'Allemagne? (1645-56)
[608]
Var. L'autre, qui voit pour lui le séjour dangereux,
Saute sur mon cheval, et lui donne des deux. (1645-56)
[609]
Var. Et surtout le cheval, lui seul, en ce rencontre,
Vaut et le pistolet, et l'épée, et la montre. (1645-56)
[610] Voyez ci-dessus, p. 175 et 176.
[611] Var. Vous serez innocent avant qu'il soit huit jours. (1645-60)
[612] Il n'a pas le sou. Voyez le Lexique.
[613] Var. Et je doute sans toi si nous eussions soupé. (1645-56)
[614] Cette indication manque dans l'édition de 1645.
[615] «Pistole, pièce d'or qui n'est point battue au coin de France et qui vaut onze livres. Il y a des pistoles d'Italie et des pistoles d'Espagne. Une pistole légère, une pistole bonne et de poids.» (Dictionnaire de Richelet, 1680.)
[616] Var. Bien souvent on perd tout pour vouloir tout savoir. (1645-56)
[617] Voyez tome I, p. 150, note 496.
[618] Var.Je tremble, il la va refuser. (1645-56)
[619] Var.
[Mais qu'elle me pardonne]
Si.... CLIT. Je meurs, je suis mort. (1645-56)
[620] Dans l'édition de 1692, on a, pour varier (voyez l'indication qui précède le vers 205), substitué ensuite à puis.
[621] Var. Regarde-moi. LYSE. Je le veux. CLIT. Que t'en semble? (1645-56)
[622] Tromper sur un achat, supposer des déboursés imaginaires. Voyez le Lexique.
[623] Voyez la Notice du Menteur, p. 123, et même page, note 272.
[624] C'est-à-dire j'étalerai mes feux, mes sanglots, etc. Voyez le Lexique, et ci-dessus, p. 196, note 1.
[625] Telle est l'orthographe de ce mot dans toutes les éditions, même dans celle de 1692 et dans la première de Voltaire (1764).
[626] Var. Adieu: je serai peu sans vous venir revoir. (1645-56)
[627] Var.Adieu, beau Nazillard. (1645-56)
[628] Voyez ci-dessus la Notice du Menteur, p. 123-125.
[629] Var. Vous en riez aussi! DOR. Veux-tu point que j'en rie? (1645-56)
[630]
Var.Vous dites avoir le coup qu'on vous impute.
Voyez ce cavalier; en seroit-ce l'auteur? (1645-56)
[631] Var. De perdre un si grand cœur quand je le puis sauver. (1645-56)
[632] Var. Je vous tiens pour brave homme, et vous connois fort bien. (1645-56)
[633] L'édition de 1682 porte seule: «je me perdois,» pour: «je me perdrois.»
[634] Var. Pour le bien du public je le veux publier. (1645-56)
[635] Var. Qui savoit les tailler de si digne façon. (1645-56)
[636] Dans toutes les éditions publiées du vivant de Corneille, ce verbe est au subjonctif (avec une s ou un accent circonflexe: pust, pût).
[637] Var. Aux meilleurs d'après lui put donner quinze et bisque[637-a]. (1645-56)
[637-a] Terme du jeu de paume. On disait proverbialement à un homme sur qui l'on se vantait d'avoir de l'avantage en quelque chose que ce fût, qu'on lui donnerait quinze et bisque. Voyez le Lexique.
[638] Voyez ci-dessus, p. 15, note 32.
[639] «C'est précisément ce que dit Antoine à César dans la tragédie de Pompée (acte III, scène III, vers 952):