Et si j'étois César, je la voudrois aimer.»
(Voltaire.)

[640] Var. Et ce qui vaut bien mieux que toutes ses richesses. (1645-63)

[641] C'est-à-dire je m'en contenterais, je m'en arrangerais bien. Voyez ci-dessus, p. 156, note 348.

[642] Var. Et je pense, s'il faut ne vous déguiser rien,
Que si j'étois son fait, il seroit bien le mien. (1645-56)

[643] Var. Comme il y tient sa place, il fait ce qu'il doit faire. (1645-56)

[644] Var. Et je lui dois mon cœur, s'il le daigne estimer. (1645-56)

[645] Souscrirez, signerez.

[646] Var. Et je m'ennuie enfin qu'avec cette grimace. (1645-56)

[647] Var.Sommes-nous en Espagne, ou bien en Italie?
LYSE. Les amoureux, Madame, ont chacun leur folie. (1645-56)

[648] Var. C'est le plus généreux qui ait jamais[648-a] vécu. (1645)

[648-a] Cette transposition est très-vraisemblablement une faute d'impression; voyez cependant au tome II, p. 188, la note qui se rapporte à la variante du vers 1190.

[649] Les éditions de 1682 et de 1692 donnent seules il; toutes les autres ont elle.

[650] Var. De peur que ce duel ne pût être éventé. (1645-56)

[651] Var. Que sans armes chacun sortit par une porte. (1645-64)

[652] Var. Donc à les redoubler mets toute ton étude. (1645-56)

[653] Var. Que si tous leurs efforts ne le peuvent tirer. (1645-56)

[654] C'est-à-dire courir à la prison, m'y rendre en courant. Voyez le Lexique.

[655] Tablatures, instructions, leçons. Voyez le Lexique.

[656] Var. Cette scène est dans la prison. (1663, en marge.)

[657] Var. Mais puisque je vous vois, mon sort m'est assez doux. (1645-56)

[658] Var. Qui fit jaloux Alcippe avecque tant d'adresse. (1645-56)

[659] Var. Fut-il pas le témoin du conte que vous fîtes?
Vous sépara-t-il pas lorsque vous vous battîtes?
Et sait-il pas enfin les plus rusés détours. (1645-56)

[660] Bricoler, au propre, c'est diriger une balle, une bille, un boulet de façon à atteindre le but indirectement et par raccroc; au figuré, c'est suivre des voies obliques, et activement, conduire par des voies obliques. Voyez le Lexique.

[661] Var. Donc sans perdre de temps, souffrez que j'aille apprendre. (1645-56)

[662] Var. Comme va maintenant l'amour ou la folie? (1645-60)

[663] Var. Par générosité lui rendrons-nous les armes? (1645-68)

[664] Var. Comme un galant commode, assez incommodé. (1645-56)

[665] Var. Éclaireront ce trouble, et purgeront ces soins. (1648-56)

[666] Var. Je veux le dérober. Mais qu'est-ce qui le suit? (1645-68)

[667] Telle est l'orthographe de toutes les éditions, sans excepter celle de 1692.

[668] Var. Voyez-vous pas que c'est ma maîtresse elle-même? (1645-60)

[669] Var. Qui? celle qui m'écrit? (1645 et 48)

[670] Var. A l'aimer tant soit peu vous l'eussiez deviné. (1645-56)

[671] Var. Quand je dis vrai, Monsieur, j'entends que l'on me croie. (1645-56)

[672] Var. Mais vous le montreriez. (1645-68)

[673] Var. Demain donc je le viendrai reprendre. (1645-56)

[674] Cette indication manque dans les impressions de 1645-63.

[675] Var. Peut-être à mon retour je te saurai guérir. (1645-56)

[676] Var. Mais on tremble toujours de peur qu'on ne les rende. (1645-60)

[677] Var. De crainte qu'aussitôt l'amour ne s'estropie. (1645-60)

[678] Var. Mais laissons ce discours, qui vous peut ennuyer. (1645-56)

[679] Var. Tais-toi, tu m'étourdis avecque tes raisons. (1645-56)

[680] Cette indication manque dans les éditions de 1645-60; celle de 1663 la donne en marge; dans les suivantes, elle est placée après le titre de la scène et les noms des acteurs.

[681] Var. J'ai des gens là dehors qui gardent qu'on n'écoute. (1645-56)

[682] Var. Et je vous puis parler en toute sûreté. (1645-56)

[683] De la gaieté, de l'enjouement. Voyez le Lexique.

[684] Var. Pour donner son avis il n'attend qu'on le prie. (1645-56)

[685] Var. J'en voudrois savoir un de l'humeur dont il est. (1645-56)

[686] Var. Croyez qu'à le trouver vous auriez grande peine. (1645-68)

[687] Var. Voilà de ses bons mots les grâces plus exquises. (1645-56)

[688] Var. Qu'il m'ôte les moyens de rien faire pour vous. (1645-56)

[689] Var. Vous figurez-vous point ce que ce pourroit être? (1645-56)

[690] Il y a croit, sans accent et sans s, dans toutes les éditions publiées du vivant de Corneille et dans celle de 1692. Voltaire (1764) a donné croît.

[691] Var. De lui ravir l'honneur en conservant ses jours. (1645-56)

[692] Var. J'en ai fait mon ami, j'ai part dedans sa gloire;
Et je ne voudrois pas qu'on me pût reprocher. (1645-56)

[693] L'édition de 1656 porte: «je te suis,» pour: «je te fus.»

[694] Var. Si je t'ai pu manquer de foi. (1645-56)

[695] Var.Sur toi retombent tes vengeances.... (1645)
Var.Sur toi retombent des vengeances.... (1648-56)

[696] On lit ici pourtrait dans l'édition originale, qui, comme les autres, donne partout ailleurs portrait.

[697] Ce vers a été omis par erreur dans l'édition de 1656.

[698] Var. Je lui regarde aux mains aussitôt comme aux yeux. (1645-56)

[699] Var. Ainsi détruit le temps les choses plus solides[699-a]. (1645-56)

[699-a] L'édition de 1645 porte en marge, à côté de ce vers, les mots: à Dorante.

[700] Var. Ce portrait, qu'il faut que l'on me rende. (1645-56)

[701] Var. C'est ma sœur que j'amène, à cause qu'il fait nuit. (1645-56)

[702] Var. Si je te nuis ici, c'est avecque regret. (1645-56)

[703] Tel est le texte de toutes les éditions, y compris celle de 1692. Voltaire (1764) y a substitué «tant d'épouvante.»

[704] Var. Que sait-on si c'est point le dessein de Madame? (1645-56)

[705] Var. Si j'étois que de vous, je voudrois hasarder,
Et de force ou de gré je le saurois garder. (1645-56)

[706] Les éditions de 1663-82 donnent cette échange, au féminin; les précédentes et celle de 1692 font le mot masculin: cet échange.

[707] Var. Ainsi font deux soldats logés chez le bonhomme[707-a]. (1645-68)

[707-a] L'édition de 1692 et Voltaire, dans la sienne, ont adopté cette variante.

[708] Var. Et sur l'original vous pouvez tout prétendre. (1645-56)

[709] Var. Je retirois mon cœur en retirant ce gage. (1645-60)

[710] Var. Que tous mes jours usés dessous votre service. (1645-64)

[711] Var. Je le sais; mais, Madame, en cas que je l'emporte,
Où vous dois-je chercher? (1645-56)

[712] Place de Lyon, qui, au commencement du dix-septième siècle, était encore une prairie, souvent inondée. La ville l'acquit en 1618.

[713] Var. Elles rabaissent toutes deux leur coiffe. (1645-56)—Elles abaissent toutes deux leur coiffe. (1660-68)—Voltaire (1764) a substitué baissent à abaissent.

[714] «Cette scène où Mélisse voilée vient voir si on lui rendra son portrait devait être d'autant plus agréable que les femmes alors étaient en usage de porter un masque de velours, ou d'abaisser leurs coiffes quand elles sortaient à pied. Cette mode venait d'Espagne, ainsi que la plupart de nos comédies.»

(Voltaire.)

[715] Var. PHILISTE, DORANTE, CLITON; MÉLISSE, LYSE, qui s'écoulent incontinent (1645);—.... qui s'échappent incontinent. (1648-60)

[716] Var. Laissez-les s'écouler, je vous dirai qui c'est. (1645)

[717] L'orthographe de ce mot est roolle dans toutes les éditions, hormis celle de 1656, qui a roole, par une seule l.

[718] Par une erreur singulière, les éditions de 1645-56 portent toutes: «Je n'ai point perdu de temps,» ce qui fait un vers de treize syllabes.

[719] Var. Ce sont formalités que la justice veut;
Autrement, disent-ils, l'affaire ne se peut;
Mais je crois qu'ils en font ainsi que bon leur semble. (1645-56)

[720] Ce vers se retrouve presque textuellement dans les Plaideurs de Racine, acte II, scène I:

«Vous aurez tout moyen de vous entretenir.»

[721] Les éditions de 1664-82 et, à leur exemple, celle de 1692 ajoutent LYSE aux personnages de cette scène. C'est une erreur évidente: voyez p. 346, note 1.

[722] Var. Vraiment, je suis ravi que mon élection. (1645-60)

[723] Var. Cette digne oraison que j'avois tantôt faite. (1645-56)

[724] Voyez acte I, scène VI, vers 375 et suivants.

[725] Var. Pour de pareils sujets peut-on s'en garantir? (1645-68)

[726] Var. Et toi-même, à ton tour, penses-tu point mentir? (1645-56)

[727] Var. Toujours à contre-temps son malheur le produit. (1645-56)

[728] Var. Il vous eût fort avant donné dedans la vue. (1645-56)

[729] Var. Vous font ainsi tout croire et ne douter de rien! (1645-60)

[730] Var. Lyse, c'est un amour bientôt fait que le nôtre. (1645-56)
Var. Lyse, c'est un traité bientôt fait que le nôtre. (1660)

[731] Var. Et sans s'inquiéter de mille peurs frivoles[731-a]. (1645-64)

[731-a] Voltaire, qui, dans son texte (1764), donne, comme nous, ce vers d'après l'impression de 1682, le cite dans une note avec de mille, pour d'aucunes, d'après les éditions de 1645-64.

[732] «L'assurance que prend Mélisse, au quatrième de la Suite du Menteur, sur les premières protestations d'amour que lui fait Dorante, qu'elle n'a vu qu'une seule fois, ne se peut autoriser que sur la facilité et la promptitude que deux amants nés l'un pour l'autre ont à donner croyance à ce qu'ils s'entre-disent; et les douze vers qui expriment cette moralité en termes généraux ont tellement plu, que beaucoup de gens d'esprit n'ont pas dédaigné d'en charger leur mémoire.» (Discours du poëme dramatique, tome I, p. 19.) Une note de Voltaire confirme ce qu'avance Corneille: «Si la Suite du Menteur, dit-il, est tombée, ces vers ne le sont pas; presque tous les connaisseurs les savent par cœur.»—L'idée exprimée dans ce passage revient plusieurs fois dans les pièces de Corneille. Voyez tome II, p. 308 et 309.

[733] Ce n'est pas là précisément ce que dit Sylvandre; mais dans le troisième livre de la seconde partie de l'Astrée, il grave un cadran «dont l'aiguille tremblante tournoit du côté de la tramontane, avec ce mot: J'EN SUIS TOUCHÉ: voulant signifier que tout ainsi que l'aiguille du cadran étant touchée de l'aimant se tourne toujours de ce côté-là (parce que les plus savants ont opinion que, s'il faut dire ainsi, l'élément de la calamite y est), par cette puissance naturelle, qui fait que toute partie recherche de se rejoindre à son tout; de même son cœur atteint des beautés de sa maîtresse, tournoit incessamment toutes ses pensées vers elle. Et pour mieux faire entendre cette conception, il ajouta ces vers:

MADRIGAL.
L'aiguille du cadran cherche la tramontane
Touchée avec l'aimant,
Mon cœur aussi touché des beautés de Diane
La cherche incessamment.»

[734] La leçon d'une autre n'est que dans les éditions de 1664 et de 1668. Toutes les autres donnent: d'un autre. Voyez tome I, p. 228, note 759 a.—L'édition de 1692 a le féminin, qui, de toute manière, parait ici préférable.

[735] L'Astrée, célèbre roman pastoral d'Honoré d'Urfé, divisé en cinq parties, dont la première a paru en 1610 et la dernière en 1625. Cette édition ne se trouve plus, dit M. Brunet en parlant de la 1re partie de 1610, in-4o, dédiée à Henri IV.

[736] Le village d'Astrée n'est pas nommé par d'Urfé, qui se contente de placer le lieu de la scène dans le Forez, sur les bords du Lignon.

[737] Var. Qu'elle et son Céladon étoient de mes parents. (1645-68)

[738] D'Urfé dit, dès les premières pages de son roman, qu'Astrée et Céladon «se virent poussés par les trahisons de Semyre aux plus profondes infortunes,» mais il ne donne point de détails particuliers à ce sujet, et, dans la Tragico-médie pastorale, où les amours d'Astrée et de Céladon sont meslées à celles de Diane, de Sylvandre et de Paris, par le sieur de Rayssiguier.... 1630, Sémire ne paraît même pas.

[739] Toutes les éditions donnent ce prisonnier. Voltaire (1764) y a substitué: un prisonnier.

[740] Var. MÉL. Avec? CLÉAND. Avec Dorante. MÉL. Avec ce cavalier. (1645-56)

[741] Var. Qu'à cette lâcheté je pusse consentir! (1645)

[742] Var. Tu t'en fâches, ma sœur? MÉL. Je m'en fâche pour vous:
D'un mot il vous peut perdre, et je crains son courroux.
CLÉAND. Il est trop généreux; et puis notre querelle. (1645-56)

[743] Var. La plus belle ait de quoi suborner de bons yeux. (1645-56)

[744] Var. C'est encore votre ordre, ou je le conçois mal. (1645-56)

[745] Var. Je le viens d'obliger à prendre la maison. (1645-56)

[746] Var. Vous pensez l'engager avecque de tels gages. (1645-56)

[747] Var. Sans l'avoir jamais vu, je connois son courage. (1645-68)

[748] Var. Et si ces foibles traits n'ont pas de quoi lui plaire. (1645-56)

[749] Var. S'il aime en autre lieu, n'en appréhendons rien. (1645-60)

[750] Var. Votre amour me ravit, je la veux couronner. (1645-56)

[751] Var. Avecque tes façons que veux-tu que j'attrape? (1645-56)

[752] Var. S'excusera-t-il mieux que le mien ne l'excuse? (1645-56)

[753] En faveur de, à la faveur de.

[754] Cette indication manque dans les éditions antérieures à 1663.

[755] Garder le mulet, locution proverbiale, qui signifie «attendre longtemps, s'ennuyer à attendre.»

[756] L'édition de 1663 omet ici les mots à la fenêtre, et porte en marge, à côté du premier vers de la scène: Mélisse et Lyse sont à la fenêtre.

[757] Var. Ah! que je suis ravie! (1645)

[758] Var. Vous revoir en ce lieu me persuade mieux. (1645-56)

[759] Var. L'erreur n'est pas un crime; et votre chère idée. (1645-56)

[760] Var. Que dedans votre objet le sien s'est confondu. (1645-56)

[761] Voyez tome I, p. 299, note 978. L'édition de 1692 a quelque, sans s.

[762] Var. Et me prenant pour l'être à l'habit rouge et vert.... (1645-56)

[763] Var. M'ont jeté de roideur sur un monceau de tuiles. (1645-56)

[764] Var. La belle occasion dont je n'ai pu jouir. (1645-63)

[765] Var. Puissiez-vous recevoir dedans son entretien. (1645-56)

[766] Voyez le Menteur, acte III, scène IV.

[767] Var. Aujourd'hui même erreur trompe votre maîtresse. (1645-60)

[768] Var. Vous pourrez maintenant tout savoir de Philiste.
DOR. Cliton, tout au contraire, il le faut éviter. (1645-56)

[769] Var. Et crois devoir au moins ignorer son amour. (1645-56)

[770] Var. Tu les sais prodiguer. (1645-56)

[771] Var. Vois quelle est sa méthode, et tâche de l'apprendre. (1652-56)

[772] But à but, c'est-à-dire d'une manière égale, sans nous faire réciproquement aucun avantage. C'est un terme de jeu.

[773] Var. Pour l'âme et pour le cœur, autant que tu voudras. (1645-56)

[774] Var. Avec toute assurance il se peut déclarer. (1645-56)

[775] Var. DORANTE, MÉLISSE, CLITON, LYSE. (1645-52)

[776] Var. Si je le puis guérir, ou s'il faut que j'y cède. (1645-56)

[777] Var. Et de quel ennemi je me dois défier. (1645-56)
Var. Et de quel ennemi je dois me défier. (1660)

[778] Var. A son injuste loi que faut-il que j'impute? (1645-56)

[779] Var. Du moins avecque vous je puis les partager. (1645-56)

[780] Var. N'aigrissez point ma plaie, elle est assez ouverte. (1645-56)

[781] Var. Et je me résoudrois à lui désobéir,
Si je pouvois aussi me résoudre à trahir. (1645-56)

[782] Var. Par ce que je lui dois jugez, dans ma misère,
Ce que j'ai dû promettre et ce que je dois faire. (1645-56)

[783] Var. Puisque même à vous voir je vous trahis tous deux:
Lui, soutenant vos feux, avecque ma présence;
Vous, parlant pour Philiste, avecque mon silence. (1645-56)

[784] Var. Je n'y puis consentir, et n'y sais que répondre. (1645-64)

[785] Var. Vos dames de Paris vous appellent vers elles. (1645-56)

[786] Var. Vous ne m'échappez point, à moins que m'introduire. (1645-56)

[787] Var. [Et nous serons ainsi l'un et l'autre contents.]
Je voudrois toutefois vous dire une nouvelle,
Et vous en faire rire en sortant d'avec elle:
Chez un de mes amis je viens de rencontrer
Certain livre nouveau que je vous veux montrer.
[Vous me semblez troublé.] (1645-56)

[788] Var. Vous m'aimez, je l'ai su, Monsieur, de votre bouche. (1645-56)

[789] Var. Jugez par là, Monsieur, quel malheur nous menace. (1645-56)

[790] Var. Si de votre départ j'ai paru me piquer. (1645-56)

[791] Var. Vous les quittiez pour moi, je n'y puis consentir. (1645-56)

[792] Au sujet de ce refrain, critiqué par Voltaire: