[119] Pages 17 à 18.
[120] Annus, annulus. En arabe, aïn désigne le rond de l'œil, le rond du soleil, le rond d'une fontaine.
[121] Voyez Asiatik researches, tome II, pages 111 et suivantes.
[122] Aristot. Meteor., lib. I, chap. 14, et Julius Firmicus, lib. III, chap. 1, page 47, et Epiphan. hæres., chap. 19.
[123] Deut., chap. 32, v. 8.
[124] Alexandre Polyhistor remarque (dans Eusèbe, Præpar. evang., lib. IX, chap. 17), qu'Enoch, selon plusieurs savants, est le même qu'Atlas, par conséquent le même que Bootes, sur les épaules de qui tourne le pôle, et qui, par cette raison, a été peint comme portant le globe. C'est saint Christophe. Voyez Bochart, sur Sem, Cham, Seth, etc.
[125] Voyez la sphère de Coronelli.
[126] A proprement parler, le système des deux principes, considéré relativement à l'hiver et à l'été, ne convient point au climat de l'Égypte, où l'hiver est une saison douce et agréable: l'on peut dire qu'il n'y est point un système primitif et naturel..... Mais lorsque les prêtres furent parvenus à la connaissance générale des phénomènes du globe, tant par leurs propres recherches que par les relations des Phéniciens et des Scythes; alors, embrassant sous un seul point de vue les opérations de la nature végétante et animée, ils imaginèrent l'hypothèse de la diviser en un principe de vie, qui fut le soleil, et un principe de mort qui fut le froid et les ténèbres; et c'est sur cette base, vraie à bien des égards; que se sont échafaudées des fictions qui ont tout défiguré! Quant au changement des signes du Zodiaque par la précession des équinoxes, on l'estime à 2130 ans par signe, à raison de 71 ans pour chaque degré, et de 50 secondes par an.
[127] Genèse, chap. 3, v. 15. La Vulgate dit: elle (la femme) écrasera; mais le texte hébreu porte le genre masculin lui, relatif au rejeton (Zara).
[128] Voyez Alphabetum thibetanum, in-4°, page 186. L'auteur missionnaire fait cette remarque intéressante, que le système des Boudhistes du Thibet diffère de celui des Brahmes, en ce que, dans ce dernier, les figures des 7 mers et des 7 montagnes qui sont les 7 sphères célestes, et leurs intervalles, sont elliptiques ou ovales, tandis que dans le premier elles sont purement circulaires: c'est une raison de penser (ajoutée à plusieurs autres), que la secte de Boudha est plus ancienne que celle des Brahmes, les formes elliptiques étant un perfectionnement des premières idées, qui furent les circulaires pures.
[129] De là, le mot latin fretum.
[130] Voyez Bailly, Astronomie indienne, et l'Histoire de l'astronomie ancienne. Voyez aussi les Mémoires asiatiques.
[131] Ce nom de Iahouh n'est employé, pour la première fois, qu'au 4e verset du chap. 2; le latin le rend par Dominus, il devrait dire existens per se.
[132] Flavius Josèphe, Antiq. jud., liv. I, chap. I.
[133] Eusèbe, Præpar. evang., lib. I, pag. 37.
[134] Article Tyrrhenia.
[135] Les peintures découvertes par nos savants français dans les catacombes des rois de Thèbes, achèvent de certifier cette opinion. Les vases, les meubles et les ornements que représentent ces peintures, sont absolument du même style que ceux des vases étrusques;voy. le tom. II de la Commission d'Égypte; et relativement à Moïse, son arche d'alliance a totalement la forme du coffre ou tombeau d'Osiris.
[136] Asiatick researches, tome I.
[137] Ce mot signifie, dit-il, racine donnée ou donné par la racine, c'est-à-dire origine, Genèse des choses.
[138] Hérodote, liv. III, § XCIV.
[139] Mémoire de M. Joinville, page 413.
[140] Voyez Mémoires de l'Académie des Inscriptions, tome 31, page 254, Mémoire de l'abbé Mignot.
[141] Voyez Legentil, Mémoires de l'Académie des Sciences, 1772, tome II, page 190; Abraham Roger, Mœurs des Brahmines, part. II, chap. 5, page 179; le Père Beschi, Grammaire tamoulique.
[142] Syncelle, pages 28 et 29.
[143] Voyez Dupuis, t. II, in-4°, p. 208 et 228; t. III, pag. 186.
[144] Alphab. thibet., page 184.
[145] Phaleg et Kanaan.
[146] Commentaires sur la Bible.
[147] Histoire du Ciel.
[148] Geographiæ Hebræorum exteræ spicilegium.
[149] Roush montre sa trace dans l'Erusheti de Danville, canton à l'ouest de Gokia.
[150] Hérodote, liv. VII.
[151] Selon la plupart des chronologistes modernes, 1130 ans avant J.-C.: comment concilient-ils cette date avec la composition de la Genèse par Moïse 300 ans avant?
[152] Hérodote, lib. VII.
[153] Scholiast. Aristophanis in Acharn.
[154] Page 49.
[155] Hérodote, lib. II, § XLIV.
[156] Phaleg., lib. IV, chap 27.
[157] Le nom de Kush semble s'être conservé dans guiz ou guis, qui est le nom antique du langage éthiopien; l'idiome guiz.
[158] Odyss., lib. I, v. 22. Strabon entend ce vers d'Homère des Éthiopiens sur la rive ouest, et des Arabes sur la rive est du golfe arabique, et c'est l'idée de la Genèse.
[159] Voyez Ptolomée, Geog. in-fol., Tabula Asiæ sexta.
[160] Danville, carte d'Asie première.
[161] Voyez Danville, carte d'Arabie; hagiar ou hagar signifie pierre, pierreux, et tels sont les rochers de Hidjar.
[162] Sam., lib. I, chap. 15, v. 7.
[163] Paralipomènes, liv. II, chap. 14.
[164] Strabon aurait donc eu raison d'interpréter en ce sens le vers d'Homère qui partage les Éthiopiens en deux pays (par la mer).
[165] Tom. II, col. 1239 et 1240. Voyez aussi Assemani, Biblioth. syriac., tom. III, pars II, pag. 744.
[166] Voyez ci-après page 278.
[167] Hieronym. Quest. in Genes., cap. 10, nº 10.
[168] Plusieurs divinités chez les Chaldéens ont eu le nom de Bel ou Baal, qui signifie Dieu et Seigneur. Alexandre Polyhistor parle de Bélus l'ancien, appelé Kronos (ou Saturne), de qui naquirent un second Bélus ou Bélus le jeune, ayant pour frère Kanaan. Il ajoute que Kanaan fut père des Phéniciens et eut pour fils Chum, appelé par les Grécs Asbolos, c'est-à-dire couleur de suie, lequel Chum eut pour frère Mesraim, père des Éthiopiens et des Égyptiens: l'on voit ici une autre version des mêmes idées, des mêmes traditions que la Genèse. Voyez Eusèbe, Præpar. evang., lib. IX, chap. 17. Dans la Chronique d'Alexandrie, page 17, un premier Bélus est Saturne; après lui Picus règne 30 ans; après Picus un second Bélus règne 2 ans: celui-ci est la planète de Mars, dont la révolution dure effectivement 2 ans; c'est par erreur que l'auteur attribue les 30 à Picus-Jupiter, puisqu'ils appartiennent à Saturne, dont la révolution dure cet espace de temps.
[169] Zend-Avesta, tome II, pages 402 et 456; et tome I, partie II, page 272, note 3.
[170] Phaleg. et Chanaan, lib. II, cap. 6.
[171] Geographia Hebræorum extera, page 114.
[172] Sam., lib. II, cap. 8, v. 5 et 6.
[173] Le psaume LX a commis la même faute.
[174] Voyez Assemani, Biblioth. syriac., tome I, pag. 533 à 539; tome III, part. 1, page 3.
[175] Sam., lib. I, chap. 14, v. 4.
[176] Eusèbe, Præpar. evang., lib. IX, chap. 30.
[177] Reg. II, cap. 18.
[178] Jérémie, chap. 49, v. 23.
[179] Ce pays de Qir, prononcé Koïr par les Arméniens, doit être celui du fleuve Kur, au nord de l'Arménie: à moins que l'on ne préfère le pays des Karhi, peuples belliqueux, mentionnés par Polybe, lib. V, chap. 10, comme habitant les vallées de l'ouest du lac de Van. Isaïe, chap. 22, et Amon, ch. 1, v. 5, parlent de Qir au grand bouclier.
[180] Peut-être un jour des dieux (un an).
[181] Jérémie, chap. 39 et 49.
[182] Numeri, 33, v. 23.
[183] Specimen historiæ Arabum.
[184] Agatharçhides, de mari Rubro, page 59; Artemidorus in Strabone, lib. XVI; Diodor. Sicul., lib. III, § XLV.
[185] Recherches sur la Géographie des anciens, par M. Gosselin, in-4°, tome I, page 124.
[186] Mémoire de M. Tychsen, De commerciis et navigatione Hebræorum, page 165.
[187] Eusèbe, Præpar. evang., lib. IX, cap. 30.
[188] M. Seetzen, dans la Correspondance de M. le baron de Zach, nomme celui-ci Ophir, en toutes lettres, ut énonce la même opinion d'identité. (Note communiquée).
[189] C'est la valeur des 540 stades allégués par Hérodote, lib. II, § CVI, de l'espèce de ceux dont on comptait 1620 entre Héliopolis et la mer Scylax, qui compte un jour et demi de navigation entre la Corse et l'Italie, nous donne la même mesure, puisqu'il y a 23 lieues.
[190] Hérodote, lib. IV, § XLIV: ce Scylax est l'auteur même du Périple qui porte son nom, comme l'a démontré Sainte-Croix.
[191] Arrien, Rerum Indicarum, chap. 43; et De expeditione Alexandri, lib. 7, chap. 20: il est étonnant qu'Arrien, homme d'esprit, n'ait pas vu que la prétendue impossibilité alléguée de sortir du golfe Persique eut la même cause que le découragement qui, sur les bords de l'Indus, s'opposa à ce que le conquérant poussât plus loin les expéditions guerrières dont son armée était excédée.
[192] Voyez Thévenot, Voyage, liv. II, chap. 24; Niebuhr, Voyage, tome I, page 172: et Volney, Voyage en Syrie, t. I; tous témoins oculaires de ces transports.
[193] L'hébreu autorise également le futur et le présent.
[194] Liv. II, chap. 9, v. 22; chap. 20, v. 36.
[195] Et aussi du mot Almogim, qu'il altère en Algomim, comme il a fait Argoun au lieu d'Argmoun dans Ezéqiel, chapitre 28. Un autre exemple d'altération et d'erreur de la part des Paralipomènes, est le pays de Parvaim ou Pherouim, dont ils vantent l'or. Quelques paraphrastes n'ont pas craint d'y voir le Pérou; nous y voyons tout simplement l'altération du mot Sapherouim, dont l's initial a disparu, et qui désigne l'un des peuples cités par Sennachérib, et connu des Grecs sous le nom de Sapires et Saspires, voisin de la Colchide, et riche en or natif recueilli dans les torrents.
[196] Des savants modernes sont du même avis. En rendant hommage à leur talent, nous ne pouvons souscrire à cette opinion, parce que ses principaux motifs pèchent dans leurs bases. «Les Phéniciens, dit Hérodote, ayant navigué dans la mer australe, quand l'automne fut venu, abordèrent à l'endroit de la Lybie où ils se trouvèrent, et ils semèrent du blé. Ils attendirent le temps de la moisson, et après la récolte ils se remirent en mer.»
L'on attaque ce récit: on nie que les Phéniciens aient connu l'état des saisons de l'autre côté de l'équateur, et qu'ils aient pu semer en temps opportun: l'on veut même que cette expression de semer en automne, prouve un mensonge de leur part.
Laissons à part leurs connaissances possibles qui sont des conjectures: quant aux mots semer en automne, ils ne viennent pas des Phéniciens, mais d'Hérodote qui, écrivant 150 ans après eux sur le récit des prêtres, et qui n'ayant aucune idée de ce qui se passait de l'autre côté de la ligne, y a supposé l'ordre physique et rural de celui-ci: il a même supposé qu'ils semèrent du blé, et cela par le préjugé des Européens, qui croient qu'on ne vit pas sans blé, tandis que chez les Asiatiques, tels que les Égyptiens et les Syriens, il n'est qu'une très-petite portion dés comestibles: l'on peut assurer que les navigateurs qui ont eu l'idée d'une telle entreprise, auront préféré toute autre espèce de grain, exigeant le moins de temps possible pour être récolté, tel que les lentilles, les pois, les haricots, le doura, le maïs et l'orge, auxquels 2 ou 3 mois de terre suffisent, et sur la convenance desquels les Phéniciens auront eu des connaissances préliminaires acquises dans leurs voyages antérieurs sur les côtes d'Éthiopie et d'Arabie.
«A leur retour en Égypte, ils racontèrent qu'en faisant voile autour de la Libye, ils avaient eu le soleil à leur droite. Ce fait, ajoute Hérodote, ne me paraît pas croyable: peut-être le paraîtra-il à quelque autre.»
L'on veut que cette circonstance soit une preuve de fausseté, parce que, dit-on, les Phéniciens ne pouvant se guider que par les étoiles de l'un ou de l'autre pôle, n'ont pu avoir le soleil qu'au visage ou au dos, et que pour l'avoir à main droite, il aurait fallu qu'ils prissent leur point de direction au couchant, ce qu'on ne peut admettre. Nous pensons, tout au contraire, voir ici une preuve de vérité d'autant plus lumineuse qu'Hérodote n'y croit point. Cet auteur, comme tous les Grecs, a cru que l'on ne pouvait passer sous la ligne à cause d'une prétendue chaleur excessive; il a donc conçu que les Phéniciens avaient fait le tour de l'Afrique sans avoir passé l'équateur; que dans ce cas, naviguant vers l'occident, ils ont dû avoir toujours le soleil sur leur gauche; mais puisque les Phéniciens traversèrent l'équateur, alors ils arrivèrent au cap de Bonne-Espérance; forcés par la direction de cette côte de se diriger au couchant pendant plusieurs semaines, ils eurent réellement le soleil sur leur droite; et toutes ces circonstances, combinées avec le temps suffisant qu'ils employèrent, nous paraissent mettre leur navigation hors de doute.
[197] Notice des manuscrits orientaux, tome I, extrait du Moroudj-el-Dahab, page 28.
[198] Si les Phéniciens sont vraiment originaires du Tehama, ils seraient de cette race, et cela est indiqué par la parenté de Kanaan avec Kush
[199] Le mot Éthiopie n'est point connu des Arabes, qui le remplacent par le mot Habash, dont les Européens ont fait Abissin, Abissinie; mais ce mot Habash a précisément le sens du mot Arab, car l'un et l'autre signifient mélange d'hommes divers. En hébreu Arab signifie turba mixta, en arabe Habash aussi turba mixta. Voyez les Dictionnaires.
[200] L'on ne saurait douter qu'à l'époque où écrivit Helqiah, 620 ans avant notre ère, les livres sacrés des Indiens désignés sous le nom de Pouranas, ne fussent connus des Assyriens, qui avaient des relations de commerce avec la Syrie. Or, il est vraiment remarquable que les conditions établies pour la composition d'un Pourana se trouvent exactement observées dans le Pentateuque. «Les savants Brahmes (dit Sr W. Jones, tome VI de ses Œuvres in-4°, page 445) disent que cinq conditions sont requises pour constituer un véritable Pourana:
«1° Traiter de la création de la matière en général;
«2° De la création ou production des êtres secondaires matériels et spirituels;
«3° Donner un abrégé chronologique des grandes périodes du temps;
«4° Un abrégé généalogique des grandes familles qui ont régné dans le pays; «5° Enfin l'histoire de quelques grands personnages en particulier.»
N'est-ce pas là précisément le sommaire de la Genèse et des quatre autres livres; et n'est-il pas probable que le grand-prêtre a été guidé et encouragé dans son travail par des modèles accrédités et par le succès de tout livre de ce genre?
[201] Voyez surtout l'Art de vérifier les Dates, par les Bénédictins de Saint-Maur.
[202] Ciliciens.
[203] Les Thraces.
[204] Vie de Pittacus.
[205] Larcher a disposé assez bien toutes les dates de Pisistrate et de ses enfants. Voyez sa chronologie, tome 7; mais comme il calcule à la manière des chronologistes, il compte une année de trop, attendu que dans le véritable calcul, selon les astronomes, l'an Ier avant Jésus-Christ et l'an Ier de Jésus-Christ exigent que cette dernière année soit, comptée zéro.
[206] Et lorsqu'ensuite nous voyons au siége de Sardes que ce prince avait aussi un traité avec les Égyptiens, il devient évident que la députation en Lybie n'avait encore été qu'un prétexte.
[207] Et réellement plusieurs de ses contes sur les vertus magiques et talismaniques de certaines pierres, de certains poissons, se retrouvent dans les Orientaux, et indiquent pour source ancienne et commune les Indiens et les Perses.
[208] [Solinus Polyhist., page 8]. Memoriam perimit metus, interdum vice versa vocem excitat. Quum olympiade octava et quinquagesima (58) victor Cyrus intrasset Sardis Asiæ oppidum, ubi tunc latebat Crœsus, Atys filius regis mutus ad id locorum in vocem erupit vi timoris: exclamasse enim dicitur: Parce patri meo, Cyre, et hominem te esse vel casibus disce nostris.
[209] Cette phrase est mal construite dans la traduction: muet à la vue du Perse: on croirait qu'il est devenu muet à cette vue.—Saisi d'effroi, fit un effort; effroi, effort. Il fallait dire: Le jeune prince muet, saisi d'effroi à la vue du Perse; mais Larcher a tellement su le grec, qu'il a un peu moins su le français.
[210] Ce Périandre, fils de Kypselus, gouverna Corinthe 44 ans, comme nous l'apprend Aristote dont le témoignage ici n'est pas récusable (Politic., lib. V, ch. 12). Néanmoins Larcher, contre toute autorité, argumentant d'un vers du poète Théognis contre la race de Kypselus, veut que ce tyran ne soit mort qu'en 563, après un règne de 70 ans. Malheureusement pour cette hypothèse, un critique judicieux a remarqué{*} qu'outre le Corinthien Kypselus, père de Périandre, il avait existé un autre Kypselus, Athénien, père de Miltiade, et que c'était à la famille de celui-ci que le vers de Théognis convenait par les rapports de temps et d'affaires. Aussi l'hypothèse de Larcher a-t-elle été rejetée par l'abbé Barthélemy et par M. de Sainte-Croix, qui ont préféré l'autorité d'Aristote et de Sosicrates, confirmée par les rapports de cette famille avec les rois de Rome, en la personne de Lucumon.
{*} (Voyez Mélanges de géographie et de chronologie ancienne, par M. de Fortia-d'Urban, in-8°, page 16.)
[211] Malignité d'Hérodote.
[212] C'est absolument la même doctrine théologique que celle des Hébreux..... Je poursuivrai le crime d'Israël jusqu'à la 3e et 4e génération. C'est aussi la théologie de tous les sauvages, et cette identité dérive de ce que l'état sauvage a été l'état primordial de tous les peuples anciens, sans exception.
[213] Voyez note 73, première édition, et note 75, deuxième édition.....
Larcher nous assure aussi dans sa préface, qu'il a commencé par se mettre Hérodote dans la tête; mais l'on voit en suivant sa métaphore, qu'Hérodote a fini par s'en tirer heureusement, et qu'il en est sorti intact comme Jonas..... Ces expressions triviales se mettre dans la tête, Crésus se mettant à rire (note 62), mettre la plume à la main, et autres semblables qui se trouvent dans le livre de Larcher, nous feraient hésiter sur un fait que l'on nous garantit certain: ce fait est que depuis que Larcher fut reçu membre de l'Académie des Inscriptions, jamais aucun de ses écrits ne fut imprimé sans que, par un esprit de corps raisonnable, quelqu'un de ses confrères n'eût rendu à son style hellénique le service de le franciser; mais il est quelquefois arrivé que, fidèle à son propre esprit, Larcher a recorrigé ses correcteurs; et cela explique, tout.... Il nous révèle dans sa note 177 que le savant Barthélemy dut beaucoup à M. de Sainte-Croix, qui a dressé entre autres la table chronologique du jeune Anacharsis..... Qui nous révélera ce que Larcher doit à l'abbé Barthélémy, à M. de Sainte-Croix, à M. Dacier, etc.?
[214] Voyez la table des époques du jeune Anacharsis, tome 7.
[215] Voyez les tables de Barthélémy et de Sainte-Croix; Voyage d'Anacharsis, tome VII.
[216] Lorsque l'on considère à quels hommes les anciens Grecs appliquèrent le nom de Sage (Solon, Pittacus, Périandre même), l'on s'aperçoit qu'ils ne l'entendaient pas dans le sens de nos modernes correcteurs moralistes:—Soyez sage, petit garçon, asseyez-vous, et ne faites pas de bruit; mais dans le sens de habile et savant, c'est-à-dire dans le sens précis du mot oriental kakîm qui a pour racine kakam, gouverner, d'où kakem, gouvernant (soi et les autres avec habileté et science), et par extension kakim, médecin, savant, habile dans les sciences physiques et naturelles: c'est par ces motifs réunis qu'il fut donné à Salomon, dont nous autres occidentaux avons peine à concilier la sagesse avec son harim de 700 femmes. Cette conformité d'idées est digne d'attention chez les anciens. Après ces hommes célèbres, Pythagore, savant pour son temps, et de plus modeste, ne voulut point accepter le titre de Sage; il prit et institua celui d'ami ou amant de la sagesse: philosophos. Il ne se doutait pas qu'un jour ce nom deviendrait un nom odieux, une injure atroce; comme nous l'apprend Larcher, page 231, ligne 8; et cela parce que les incrédules se le sont attribué..... De manière que si les habitués de Bicêtre s'attribuaient, par cas très-possible, le titre d'honnêtes gens, il deviendrait aussi une injure atroce. Avec cette logique, nos dictionnaires tourneront comme nos têtes. En 1787 Larcher nous assurait qu'il était philosophe plus que Voltaire, c'était la mode, personne ne le contraria: en 1802 il proteste qu'il n'est pas philosophe; la mode a changé; personne ne réclame; et il se fâche; A qui en veut-il? Qu'a de commun la philosophie avec ses notes? Puisse-t-il nous donner une troisième édition en 1817!
[217] En remarquant qu'il y eut deux Damasias archontes, et que le premier le fut en 640, ne serait-ce pas quelque équivoque de cette date qui aurait induit Apollodore en erreur?
[218] Il est très-probable que relativement à Pittacus, l'opinion de Lucien et de Suidas s'est formée par les mêmes moyens, la vie de ce sage ayant été mêlée à celle de Crésus; dans tous les cas l'avis de ces auteurs n'est pas une autorité équivalente aux citations très-expresses de Diogène qui articule positivement que Pittacus mourut âgé de plus de 70 ans, accablé de vieillesse et sous l'archontat d'Aristomènes, l'an 3 de la 52e olympiade (570). Au compte de Suidas, c'est 82 (né en 652): Lucien aura calculé ses 100 ans en le supposant mort l'an 552.
[219] Voyez tome I, note 190 de la première édition, page 308 et note 204 de la deuxième édition, page 331.
[220] Solin., pag. 25: bello quod gestum est olympiade 49 (584) inter Alyattem et Astyagem, anno post Ilium 604.
[221] Transact. philos.; année 1753, pages 17 et 221.
[222] Voyez à ce sujet la note 72, page 223 de la première édition; et note 75, § XXX de la deuxième, page 236, second alinéa.
[223] Traduction de Larcher, tome I, liv. I, § CII. Nous observons au lecteur que presque toutes nos remarques vont porter sur ce tome et sur ce livre premier; que tous nos renvois y seront relatifs; et parce que les pages des deux éditions diffèrent de chiffres arabes, nous ne citerons le texte que par les §§ dont les chiffres romains ne diffèrent pas.
[224] Larcher traduisant immédiatement du grec, aurait dû conserver l'orthographe grecque, sans faire passer les noms par l'orthographe latine qui en défigure pour nous la prononciation: nous les rétablirons partout.
[225] Mais nous ne nous servirons point avec lui de la période julienne, dont il embarrasse tous ses calculs d'autant plus mal à propos, que cette période inventée par Jules Scaliger, en l'an 1582 de notre ère, et composée de 7980 années, de 365 jours 6 heures précises, selon le calendrier de Jules-César, est un système aussi idéal en chronologie, que celui de Fahrenheit en barométrie, et de plus, compliqué, inutile et inexact en astronomie, ne se liant à aucun événement, comme l'a démontré un savant académicien, Louis Boivin, dans sa dissertation de 1703. Le choix seul d'une mesure aussi vicieuse est d'un fâcheux augure pour le goût et le genre d'esprit d'un chronologiste. On supprimerait 30 pages entières de Larcher, si l'on en retirait toutes les citations: nous n'emploîrons que l'échelle ascendante avant notre ère, dont le seul inconvénient est de calculer en sens inverse; mais l'on y est bien vite accoutumé, et l'on a des idées toujours nettes du temps.