image d’une guêpe 17.—On m’envoie une sorte de journal qui s’imprime à cent vingt lieues de Paris, hors de France,—où on donne simplement à entendre que je suis un mouchard.
Je n’ai absolument rien à répondre à cela,—l’endroit d’où le journal est daté se trouvant précisément à quatre cent quatre-vingt mille longueurs de canne de celui où je demeure.
—Je reçois une lettre qui commence ainsi:
«Mon cher Alphonse, l’usage étant généralement adopté de présenter une adresse aux victimes bien portantes d’un crime non réussi,—permettez-moi de recueillir ma signature...
»Je vous conseille fort de changer votre paletot de velours contre une cuirasse;—et d’élever à la dignité de janissaire le père Michel, sur la fidélité duquel vous pouvez compter.
»Comte RAPHAEL DE GRICOURT.»
image d’une guêpe 18.—Les députés s’en vont, les dernières séances se passent—comme toutes les dernières séances.
Quand il s’agit de se faire élire,—le candidat ne recule devant aucune promesse, quelque fallacieuse qu’elle soit.—Il n’est si haute montagne qui n’obtienne la promesse d’un port de mer, s’il lui en prend la fantaisie.—Vous leur demanderiez une rivière de café à la crème qu’ils n’hésiteraient pas à la promettre.
Aussi, nous divisons les candidatures en candidatures—à l’américaine,—au bonjour,—à la tire,—au renfoncement,—à courre,—au tir,—au miroir,—à la pipée,—au collet,—à la ligne,—au filet,—à l’asticot,—à la mouche artificielle.
On promet comme s’il en pleuvait—des ponts, des fleuves, des chemins de fer, des écoles primaires, des églises, des routes, des chemins, des étalons.
Chemins de fer.—La surface de la France ne suffirait pas tout à fait aux deux tiers des chemins de fer promis par les candidats.
Canaux.—Si l’on exécutait tous les canaux promis, il ne resterait pas de place pour les chemins de halage, et à plus forte raison pas pour un seul chemin de fer;—de même que, si l’on exécute les chemins de fer, il faut renoncer à tout canal. Les canaux promis couvriraient, non-seulement l’espace promis aux chemins de fer, mais encore celui réservé aux routes, aux terres labourables, aux bois, aux prairies, aux rues et aux maisons.—Ce serait une inondation, un déluge.
Ponts.—Si l’on exécute seulement la moitié des ponts jurés par les éligibles, il ne coulera plus un pouce d’eau à découvert.
Routes et chemins.—Il n’y aurait de pavés et de silex que pour un quart des routes et des chemins ferrés sur lesquels comptent les diverses communes de France.
Autant les députés, à la Chambre, ont horreur des questions d’intérêt matériel et d’intérêt local qui ne prêtent ni aux longs discours, ni aux théories; autant les gens qui les envoient ont à cœur ces questions, seul but de la peine qu’ils se donnent pour élire des députés et se faire représenter par eux.
Il n’y a pas un de nos honorables qui n’ait promis un petit pont ou une grande route, suivant les localités; quand ils se présentent aux élections, ils promettent tout ce qu’on veut, ils sont envoyés par vous pour prendre vos intérêts, ils ne l’oublieront pas. Les femmes et les enfants des électeurs les chargent de leurs commissions, ils n’en refusent aucune; ils mettent sur leur agenda:
—Des réparations à l’église;
—Un chapeau pour la femme de M. F.;
—Un polichinelle pour le fils de M. R.;
—Un pont sur la rivière.
—Des pralines à la vanille pour la sœur de M. B.—Pas trop cuites.
—Être extrêmement indépendant.
Une fois à Paris, les uns passent le temps à dire: «Très-bien!»
Les autres à faire de longs discours sur les questions les plus oiseuses, ou à demander des bureaux de tabac pour leurs parents et amis.
La clôture finit par arriver,—et on se dit généralement:
«Je ne suis pas ici pour m’amuser;—il me faut des réparations à l’église, un chapeau vert, des pralines, un pont, un polichinelle et une extrême indépendance.
«Je vais reparaître devant mes commettants, ils vont me demander compte de la manière dont je me suis acquitté de leur mandat. Aurai-je une sérénade ou un charivari?—Illuminera-t-on? me réélira-t-on? ai-je tenu mon pont? me suis-je acquitté de mon chemin?»
Alors les députés les plus muets demandent la parole; ils interrompent les discussions les plus animées pour monter à la tribune et dire:
«Messieurs, je profite de l’attention portée sur la question d’Espagne pour rappeler à la Chambre que la commune de *** (Ardèche) a besoin d’un pont.»
Ou bien:
«Oui, messieurs, comme vient de le dire l’honorable préopinant, la liberté tombe en ruine; mais, ce qui ne tombe pas moins en ruine, c’est notre église et les bâtiments y attenant, à tel point que le curé est forcé d’habiter une maison suspecte.
Sur la fin de la session, ils perdent la tête; leurs diverses commissions se confondent; ils s’écrient: «Député de la France, je serai fidèle à mon mandat; j’ai promis un polichinelle (hilarité), je veux dire une grande route à la ville de ***.»
C’est surtout l’indépendance qui se montre par bouffées; le député le plus ministériel pendant la session devient du jacobinisme le plus effréné; il appelle le ministère antinational; il demande incessamment la parole contre le projet du gouvernement; il arrive à la Chambre à la fin d’une discussion dont il n’a pas entendu un mot;—il a acheté le chapeau vert et les pralines; il monte à la tribune, et il dit: «Je ne suis pas de l’avis du ministère.»
Il parle cinq heures pour retrancher trois francs du budget.
Il ne rend plus le salut au ministre dont il assiégeait autrefois l’hôtel.
image d’une guêpe 19.—Redouté, le peintre de roses, vient de mourir;—son âme s’est exhalée avec le parfum des dernières roses, à la fin de ce beau mois de juin, où les roses de toute la terre ouvrent leurs encensoirs de pourpre et exhalent toutes à la fois leurs parfums, tellement qu’il semble que le ciel de juin soit tout formé du parfum des roses.
Redouté, qui n’avait rien perdu de son magnifique talent, avait demandé qu’un dernier tableau lui fût commandé;—M. de Rémusat le lui avait promis; mais, en même temps, dans les bureaux du ministère,—on formulait un refus sec et brutal que M. de Rémusat signa sans s’en apercevoir.—A la lecture de cette réponse, Redouté fut si frappé de surprise et d’indignation—qu’il se trouva mal et mourut deux jours après.
image d’une guêpe 20.—On a reçu,—sinon au ministère des affaires étrangères,—du moins à l’Opéra,—des nouvelles de l’ambassade en Perse.—Ces messieurs ont si bien fait les affaires là-bas, qu’on a envoyé un bateau à vapeur,—d’une marche très-rapide,—pour leur porter l’ordre de revenir: ils seront à Paris dans le courant du mois d’août.—On sait que cette ambassade n’avait pour but que d’enlever au répertoire certaines entraves. M. Pillet, le nouveau directeur,—membre de la Légion d’honneur,—s’alarme fort de son retour; aussi se met-il en état de défense, et se prépare-t-il à soutenir un siége dans toutes les formes.
Déjà défense a été faite aux danseuses et aux figurantes de paraître sur la scène pendant les entr’actes et dans les moments où leur service ne les y appelle pas.
—En Afrique, le maréchal Valée, membre de la Légion d’honneur,—continue son système d’imprévoyance:—il a défendu sévèrement aux soldats et aux officiers toute correspondance avec l’Europe,—et lui-même ne juge presque jamais à propos d’envoyer des nouvelles au ministère.—A chaque instant, on est dans la plus grande inquiétude au sujet de l’armée d’Afrique.
Il y a un nom bien impopulaire que je vais prononcer,—un nom qui fera froncer le sourcil peut-être à mes lecteurs les plus bienveillants: c’est celui du général Bugeaud, membre de la Légion d’honneur.—Eh bien! s’il y a un homme qui soit capable de faire prendre aux affaires d’Afrique—une face nouvelle, c’est le général Bugeaud.—M. Thiers l’avait senti lors de son avénement au ministère, et la nomination de M. Bugeaud était prête;—mais M. Chambolle et M. Léon Faucher s’y sont opposés,—et on maintient le maréchal.
image d’une guêpe 21.—J’habite un logement retiré dans un assez beau jardin planté de grands sycomores, d’acacias et de rosiers,—où, réunissant en moi deux personnages d’une fable de la Fontaine,—je suis tout à la fois l’ours et l’amateur de jardins. Autour de mon jardin,—il y a sept pianos. Malédiction sur les quartiers tranquilles!
Je connais bon nombre de gens de talent qui vivent dans les quartiers les plus bruyants et les plus populeux de Paris.—Eh bien! de temps en temps, sortent d’une de ces rues un beau livre,—de beaux vers, un beau tableau;—mais, au contraire, les fabulistes, les gens qui font des distiques pour l’arc de triomphe de l’Étoile,—des comédies non destinées à la représentation, après avoir été refusées à tous les théâtres,—des charades pour l’Almanach des muses,—des essais sur les mœurs et la philosophie des crapauds, tous ces gens-là sentent le besoin de la retraite, de la retraite mûre de la méditation,—de la méditation, père des chefs-d’œuvre.
Je suis tombé dans l’erreur des faiseurs de distiques. En effet, dans les quartiers bruyants tous les sons se confondent en un son inarticulé,—vague, monotone,—continu,—semblable au bruit du vent qui souffle dans les feuilles,—ou de la mer qui brise sur la plage.—Nul son n’arrive assez distinct aux oreilles pour occuper l’esprit,—mais, au contraire, dans un quartier tranquille, chaque son apporte une idée, et chaque idée une distraction.
Un marchand vient-il à crier dans la rue,—partout ailleurs ce bruit se perdrait dans le bruit général, dans le brouhaha; mais ici vous l’entendez et vous suivez l’idée qu’il vous apporte.
Travaillez donc quand chaque son de la rue vous apporte pour deux jours de souvenirs, de regrets,—d’espoir,—de crainte;—suivez donc une idée!
On est toujours un peu le mari de ses voisines;—sous ce rapport seulement,—je me hâte de le dire,—que, comme avec leurs maris, ces dames ne se gênent pas avec leurs voisins; elles se montrent à la fenêtre dans toutes sortes d’appareils avec lesquels elles aimeraient mieux mourir que de se laisser voir dans la rue—avec de hideuses papillotes de toutes les couleurs,—avec des yeux bouffis de sommeil.
Elles vous condamnent à entendre épeler et balbutier pendant un mois la fantaisie brillante qu’elles joueront plus tard avec tant de succès dans une autre maison... Dès l’aube,—nos sept pianos entraient en jeu, hésitant, cherchant,—recommençant.—me narguant.—C’est le matin que je travaille d’ordinaire et je ne pouvais plus travailler.—Des représentations eussent été inutiles, j’imaginai un autre expédient:—je mandai M. Leroux, professeur de trompe de chasse, et je le priai de me donner quelques leçons.—Au bout d’une semaine, j’étais en état de répondre aux grincements du piano par les rugissements nasillards de la trompe. On ne dit rien d’abord,—mais il me prit deux ou trois fois fantaisie de jouer quelques fanfares au milieu de la nuit;—alors s’éleva une clameur universelle. Après de longs pourparlers, il fut convenu que je ne sonnerais de la trompe que le moins possible, et que je n’en sonnerais ni avant neuf heures du matin, ni après neuf heures du soir,—moyennant quoi les pianos s’engageaient, de leur côté, à ne pas commencer leurs clapotements avant neuf heures du matin.
Mais maintenant—j’ai acquis sur le redoutable instrument une sorte de talent,—et je m’aperçois que mes voisins,—qui autrefois fermaient leur fenêtre avec fureur quand je prenais ma trompe,—semblent m’écouter aujourd’hui avec une sorte de complaisance.
Aussi—comme on ne me redoute plus,—on recommence à ne plus se gêner avec moi.—J’ai entendu ce matin un piano qui couvrait le chant dont les fauvettes saluent le lever du soleil.—Un voisin prétend que mes pigeons mangent sa moisson,—et profère contre eux les plus terribles menaces.—Un autre jette dans mon jardin les débris de tout ce qu’on casse chez lui,—etc., etc.—Il faut mettre un terme à cette oppression,—et, puisque ma trompe n’est plus assez désagréable à mes voisins,—j’annonce publiquement que je suis décidé à prendre des élèves.
image d’une guêpe 22.—Le chef du cabinet particulier d’un ministre, M. L***, donnait audience à M. Lannier, député, et, tout en causant avec lui, décachetait une foule de lettres adressées au ministre,—ce qui est à peu près sa véritable besogne.—«Mon Dieu! dit-il d’un air nonchalant,—que c’est fatigant!—on devrait bien inventer une machine à décacheter les lettres.—Oui;—mais que feriez-vous alors?» répond avec naïveté M. Lannier.
—Les promeneurs s’arrêtent pour admirer les nouvelles maisons construites par M. Lemaire à l’angle de la rue Laffitte et du boulevard. On a dit: «Ce sont des maisons d’or, avec quelques ornements en pierre.»
Les bronzes,—les marbres,—les dorures,—rien n’a été épargné.—La frise, sculptée en pierre par les frères Lechesne, représentant des animaux et des scènes de chasses, est presque aussi belle que ce que nous avons de plus beau de Jean Goujon.—Il y a là sept maisons d’un style et d’un goût différents;—et toutes d’une magnificence!—c’est une œuvre de goût et d’art, après laquelle on n’osera plus appeler de belles maisons—ces énormes masses carrées—percées de plus ou moins de fenêtres.
23.—On parle beaucoup du rôle singulier que l’on fait jouer à la Chambre des pairs:—on ne lui a présenté les lois votées par la Chambre des députés qu’après la clôture de fait de la session de cette Chambre,—de telle façon que son veto devient une sorte de formule dont il est bien convenu qu’elle ne se servira pas.—Il est remarquable qu’un ministère qui est arrivé aux affaires sous prétexte d’être enfin un gouvernement parlementaire,—ait commencé par annuler un des trois pouvoirs, en forçant, au moyen de la coalition, le roi à nommer M. Thiers malgré ses répugnances personnelles,—annule ensuite le deuxième pouvoir, qui est la Chambre des pairs, par l’apport tardif des lois qu’elle a à voter;—le tout en s’appuyant sur le troisième pouvoir, la Chambre des députés, annulé par la corruption.—De sorte que quatre mois ont suffi à l’absorption des trois pouvoirs,—au profit d’une dictature mesquine, il est vrai, mais qui n’en est pas moins une dictature.
La Chambre des pairs manifeste un mécontentement assez prononcé,—mécontentement qui se trouve encore exploité par le grand chancelier, M. Pasquier, et le grand référendaire, M. Decaze,—qui trafiquent de ce mécontentement avec le ministère.
Ces messieurs, qui, par leurs parents, amis et alliés,—disposent à la Chambre de la majorité, font, l’un maintenir tous les Pasquier dans les rangs de la magistrature et des finances qu’ils encombrent, l’autre conserver à M. de Saint-Aulaire l’ambassade de Vienne.
image d’une guêpe 24.—On s’agite de toutes parts pour créer des places et des vacances, et pouvoir donner la curée si promise et si attendue.
Ainsi la place de M. Daunou, vivement disputée par tous les députés de la gauche, après avoir été promise à plusieurs,—tels que MM. Auguis, Jouffroy, Chambolle, etc., sera définitivement donnée à M. Taschereau pour remplacer la division des communes qu’on lui avait promise;—c’est un commencement de liquidation avec le Siècle.
—M. Léon Faucher sera nommé maître des requêtes au conseil d’État, et chef de la division des prisons à l’intérieur.
—M. Blanqui aîné, frère de l’auteur de l’attentat,—ne sera pas, comme on le lui avait promis, directeur de la direction du commerce aux affaires étrangères, mais directeur du commerce sous M. Gouin, à la place de M. Vincent.
Ces deux nominations,—celle de M. Léon Faucher et celle de M. Blanqui, sont deux à-compte pour le Courrier Français.
—Il est question d’envoyer M. Jacques Coste, ancien directeur du Temps, à Constantinople.—On ne sait pas plus le sujet de cette mission que celle de M. Waleski à Mascate:—le plus probable est que cela n’a pour but que de donner des missions à ces messieurs,—et qu’une fois qu’ils sont nommés le but est atteint.
image d’une guêpe Nous voici, comme vous voyez, en pleine curée.
image d’une guêpe 25.—Il va y avoir, malgré les dénégations, un assez grand mouvement dans le corps diplomatique.—On va mettre à la retraite le baron de Bourgoin, ministre à Munich,—le vicomte de Fontenay, ministre à Stuttgard,—et le baron Deffaudis, ministre à Francfort.
M. Drouin,—premier secrétaire d’ambassade à Madrid, sera rappelé pour remplacer, à la direction du commerce aux affaires étrangères, M. Désaugiers.
Ce déplacement n’a pas pour objet une aptitude spéciale de M. Drouin: la véritable raison est que c’est un homme entier,—impérieux,—obstiné,—et que M. de la Redorte, le nouvel ambassadeur, ayant lui-même le caractère roide et un peu opiniâtre, il leur eût été à tous les deux difficile et désagréable de vivre ensemble.
Pour M. Deffaudis,—la raison qu’on donne de sa disgrâce égaye beaucoup les personnes qui connaissent M. Thiers, un peu collet-monté de sa nature.—On l’accuse de mêler dans ses dépêches des anecdotes un peu grivoises.—M. de Fontenay et M. Bourgoin sont accusés de carlisme.
Voici les prétextes:—la véritable raison est qu’il faut faire des places aux très-peu nombreux membres de la Chambre des pairs qui sont partisans du ministère.
image d’une guêpe Continuation de la curée.
image d’une guêpe 26.—M. Véron va être, selon les uns, receveur général, selon les autres sous-préfet à Sceaux.
M. Perrier fils, nommé ambassadeur en Russie, ne veut pas y aller.—Sa position de fortune,—qui rend ses services presque désintéressés, semble lui donner le droit de choisir.
—Il y aura le 14 juillet, à Belleville, un grand banquet radical à deux francs par tête.—MM. Laffitte et Arago en sont exclus comme modérés et aristocrates.
—C’est par erreur que, dans le volume précédent,—j’ai parlé de la chute du Vautrin de M. de Balzac. La représentation, interrompue par une brutalité ministérielle, n’a même pas été terminée.
image d’une guêpe 27.—A l’Académie, les Hugophobes—ont fait ajourner l’élection au mois de novembre prochain,—pour avoir le temps de trouver jusque-là quelque génie qui aurait par hasard échappé jusqu’ici à l’attention.—S’ils ne trouvent rien dans la littérature, ils sont décidés à se rabattre sur M. Pariset, médecin de la Salpêtrière.
image d’une guêpe AM RAUCHEN.—Ceux-là se vantent d’être sobres, qui ne digèrent plus; ceux-ci d’être chastes, dont le sang est mort et stagnant; les autres d’avoir appris à se taire, qui n’ont plus rien à dire; en un mot, l’homme fait des vices des plaisirs qui lui échappent, et des vertus des infirmités qui lui arrivent.
image d’une guêpe L’amour que l’on éprouve est tout dans la personne qui aime; la personne aimée n’est que le prétexte.
image d’une guêpe Les plus désagréables des malheurs sont ceux dont on ne peut se prendre à personne; aussi ne néglige-t-on rien pour éviter cet embarras. C’est pour cela qu’on a inventé le sort, espèce de puissance ennemie et taquine, qui n’est occupée que de tourmenter notre vie, et que l’on a la consolation de maudire et d’invectiver faute de mieux.
image d’une guêpe On aime mieux être lapidé par un homme dont on peut se venger que de recevoir deux aérolithes dont personne n’est responsable.
image d’une guêpe L’incertitude est le pire de tous les maux, jusqu’au moment où la réalité nous fait regretter l’incertitude.
image d’une guêpe Dans l’amour,—il y a une personne qui aime, et l’autre qui est aimée.
image d’une guêpe Entre deux amants, il n’y a qu’une somme d’amour à dépenser: ce que l’un prend de plus,—l’autre l’a de moins.
image d’une guêpe Il y a un instinct dans le cœur de l’homme qui le fait s’effrayer d’un bonheur sans nuage. Il lui semble qu’il doit au malheur la dîme de sa vie, et que ce qu’il ne paye pas porte intérêt, s’amasse, et grossit énormément une dette qu’il lui faudra acquitter tôt ou lard.
image d’une guêpe On demande en général à la vie plus qu’elle ne renferme; nous sommes accoutumés à mettre notre bonheur dans des choses impossibles et notre malheur dans des choses inévitables.
image d’une guêpe L’espérance et le souvenir ont le même prisme: l’éloignement. Devant ou derrière nous, nous appelons le bonheur ce qui est hors de notre portée, ce que nous n’avons pas encore ou ce que nous n’avons plus.
image d’une guêpe Ceux qui entassent de l’argent ou des honneurs pour le temps où, sans force, sans désirs, ils ne pourront plus en faire usage, me semblent des gens qui, n’ayant qu’une heure à dormir, passeraient cinquante minutes à se faire un lit bon et mou au lieu de dormir leur heure entière sur l’herbe ou sur la terre dure.
image d’une guêpe A la fin de sa vie, on découvre qu’on n’a jamais autant souffert de personne que de son ami.
image d’une guêpe La première moitié de la vie se passe à désirer la seconde, la seconde à regretter la première.
image d’une guêpe Quand on est heureux, il semble que l’on en soit fier; que le bonheur n’est pas jeté au hasard; mais que le choix que la fortune fait de vous pour vous caresser est une preuve et un témoignage de votre mérite; vous voulez faire confidence de votre félicité à tout le monde, vous l’affichez sur votre face, et vous semblez réclamer comme un droit l’amitié et la vénération, en votre qualité d’élu de Dieu, qui vous grandit et vous approche de lui par ses faveurs, par ses marques d’affection, comme fait un prince pour ses favoris! et vous êtes certain que personne ne refusera d’entrer en partage de vos joies et de vos délices.
image d’une guêpe Mais, si vous êtes malheureux, vous sentez que les arrêts de la fortune sont sans appel aux hommes; que les heureux persuaderont aux autres et se persuaderont eux-mêmes que le sort qui vous frappe est juste: car, si l’on mettait en doute la justice du châtiment, ce serait mettre en doute l’équité des caresses. Vous comprenez que les heureux accueilleront mal vos plaintes, comme le légataire universel celles du fils déshérité.
image d’une guêpe Chacun veut avoir un ami, mais personne ne veut être l’ami d’un autre.
image d’une guêpe Les hommes ne vous trouvent sage que lorsque l’on partage ou qu’on approuve leur folie.
image d’une guêpe La plupart des hommes sont persuadés qu’il sont ce que la nature a créé de plus accompli; qu’ils sont le type le plus parfait de l’homme, et que les autres sont plus ou moins bien, à proportion qu’ils s’approchent plus ou moins de leur ressemblance; si vous n’avez pas leurs défauts ou leurs ridicules, ou leurs vices, ils vous croient mutilé; si vous avez des talents ou du génie plus qu’eux, ils vous considèrent comme affligé de superfluité, telle qu’un goître ou une gibbosité.
image d’une guêpe La raison humaine est une plaisante chose dans votre bouche, comme dans celle de tout le monde. Il a tort, veut dire: il ne pense pas comme moi. Il a raison, signifie: il est de mon avis.
| 1839 | |
|---|---|
NOVEMBRE.—Aux amis inconnus.—Le gouvernement et les portiers.—Les partis et leurs queues.—Indépendance des gens de lettres.—Le roi des tragédies.—N’importe qui premier.—Ce que signifient les prodiges.—Gouvernement des marchands de peaux de lapin.—Consciences à trois francs.—Voyage du duc et de la duchesse d’Orléans.—Porte-crayons en or, contrôlés par la Monnaie.—L’hospitalité de Bourges.—Chercher Blanqui.—M. Cousin, philosophe cynique.—Les rois et les bergères.—Bon mot de S. M. Louis-Philippe.—Bon mot de M. Thiers.—Mauvais mot de M. de Salvandy.—Sur le jury.—Sur les avocats du roi.—Manière de faire condamner un accusé.—Vol de grand chemin.—M. Laffitte et un cocher.—Les livres.—Les romans.—M. de Salvandy.—Aux gens sérieux.—Parenthèse: les femmes de lettres.—L’École des Journalistes.—La Cenerentola et les pieds des chanteuses.—Le Daguerréotype et Christophe Colomb.—Le nez de M. Arago.—Les femmes s’en vont.—Les gants jaunes.—Les écuyères du Cirque. | 6 |
DÉCEMBRE.—L’auteur à ses guêpes.—M. de Cormenin.—M. Duchâtel et ses chevaux.—Les fous du peuple.—M. Cauchois-Lemaire.—Une phrase de Me Berryer.—Le roi de France doit-il payer les dettes du duc d’Orléans?—Quatrain.—M. Chambolle.—M. Garnier-Pagès.—Les pharaons et les crocodiles.—M. Persil.—M. Etienne.—M. Viennet.—M. Rossi, citoyen du monde.—M. Etienne fils.—M. Persil fils.—Les hommes de lettres du château.—M. Cuvillier-Fleury.—M. Delatour.—M. Vatout.—M. Pepin.—M. Baudoin.—Histoire de Bleu-de-Ciel et de M. Baudoin.—Les journalistes vendus.—Dîner chez Plougoulm.—Les philanthropes.—Madame de Dino.—M. Casimir Delavigne.—La nichée des Delavigne et la couvée des de Wailly.—L’Académie.—M. de Balzac.—Un soufflet.—Un mari et le télégraphe.—Un distique.—Me Dupin et ses discours obscènes.—La comédie de madame de Girardin.—M. Cavé.—Madame Sand.—M. de Waleski.—Les hommes vertueux.—La tribune.—Un jour néfaste.—MM. Léon Pillet, L. Faucher, Taschereau, Véron, Émile Deschamps.—Règne de M. Thiers.—M. Dosne.—Madame Dosne.—Madame Thiers.—La symphonie de M. Berlioz.—Épilogue. | 38 |
| 1840 | |
JANVIER.—Une année de plus.—Oraison funèbre de deux dents.—Déplorable tenue des représentants de la France.—M. Auguis.—M. Garnier-Pagès.—M. Dugabé.—M. Delaborde.—M. Viennet.—Argot des journaux.—Les ministères et les attentats.—Le discours de la couronne.—M. Passy.—M. Teste.—Insuffisance, amoindrissement, aplatissement.—M. Molé.—M. Thiers.—M. Guizot.—Polichinelle et M. Charles Nodier.—Les 221.—M. Piscatory.—M. Duvergier de Hauranne.—M. Malleville.—M. Roger (du Nord).—Les offices.—Treize gouvernements en trente-huit ans.—La conjuration de M. Amilhau pour faire suite à la conjuration de Fiesque.—Les trois unités.—Un mot de M. Pozzo di Borgo.—Le marquis de Crouy-Chanel.—Le garde municipal Werther.—Le comte de Crouy-Chanel.—Arrestation extrêmement provisoire de l’auteur des Guêpes.—Le gendarme Ameslan.—650 ans de travaux forcés.—M. Victor Hugo.—M. Adolphe Dumas.—M. Gobert.—Mlle Déjazet.—Le gouvernement sauvage.—M. de Cormenin.—Mme Barthe.—M. Coulman.—La cour de France.—Les bas de l’avocat Dupin.—Plusieurs nouvelles religions.—L’abbé Chatel.—L’Être suprême l’a échappé belle.—Un prix de mille écus.—Le prince Tufiakin.—Les nouveaux bonbons.—Dupins à ressorts.—Une surprise.—Mme de Girardin.—M. Janin.—Mlle Rond...—Le sommeil législatif.—M. Dupont (de l’Eure).—M. Mérilhou.—M. d’Argout.—M. Alexandre Dumas.—Me Chaix d’Est-Ange.—Me Janvier.—M. Clauzel.—La gloire et le métal d’Alger.—M. Arago.—M. Mauguin.—M. G. de Beaumont.—Le maréchal Valée.—Le colonel Auvray.—Les pincettes.—S. M. Louis-Philippe et M. Jourdain.—M. Bonjour.—M. Berryer.—M. Michel (de Bourges).—M. de Chateaubriand.—M. Scribe.—M. Delavigne.—M. Royer-Collard.—Le duc de Bordeaux.—M. Bois-Millon.—Le duc d’Orléans.—Le duc de Joinville.—Le duc de Nemours.—M. Lerminier.—M. Villemain.—M. Cousin.—Dénonciation contre les princes du sang.—Une guêpe asphyxiée.—Vingt ans de tabac forcé | 74 |
FÉVRIER.—Le discours de la couronne.—L’adresse.—M. de Chasseloup.—M. de Rémusat.—Vieux habits, vieux galons.—M. Mauguin.—M. Hébert.—M. de Belleyme.—M. Sauzet.—M. Fulchiron boude.—Jeux innocents.—M. Thiers.—M. Barrot.—M. Berryer.—La politique personnelle.—M. Soult.—M. Passy.—Horreur de M. Passy pour les gants.—M. d’Argout.—M. Pelet de la Lozère.—M. de Mosbourg.—M. Boissy-d’Anglas.—Je ne sais pas pourquoi on contrarie le peuple.—M. de *** et le duc de Bordeaux.—La reforme électorale.—Situation embarrassante de M. Laffitte.—M. Arago.—M. Dupont de l’Eure.—La coucaratcha.—Les femmes vengées.—Ressemellera-t-on les bottes de l’adjudant de la garde nationale d’Argentan.—La Société des gens de lettres.—M. Mauguin.—Réforme électorale.—M. Calmon.—M. Charamaule.—M. Charpentier.—M. Colomès.—M. Couturier.—M. Laubat.—M. Demeufve.—M. Havin.—M. Legrand.—M. Mallye.—M. Marchal.—M. Mathieu.—M. Moulin.—M. Heurtault.—Prudence dudit.—Quatre Français.—Le conseil municipal, relativement aux cotrets.—Deux gouvernements repris de justice.—M. Blanqui.—M. Dupont.—Un vieux mauvais sujet.—Un préfet de Cocagne.—M. Teste.—Les rues.—Les poids et mesures.—Protestation.—L’auteur se dénonce lui-même à la rigueur des lois.—Les guêpes révoltées.—L’auteur vent raconter une fable.—M. Walewski.—M. Janin.—M. A. Karr.—M. N. R***.—Un bon conseil.—Un bal bizarre.—Madame de D***.—Les honorables.—M. Coraly le député.—M. Coraly le danseur.—Histoire de madame*** et d’une illustre épée.—M. Pétiniau.—M. Arago.—M. Ampère.—Les mathématiques au trot.—M. Ardouin.—M. Roy.—Concerts chez le duc d’Orléans.—M. Halévy.—M. Victor Hugo.—M. Schnetz.—M. Auber.—M. Ch. Nodier et madame de Sévigné.—Madame la duchesse d’Orléans.—Madame Adélaïde.—Le faubourg Saint-Germain et les quêteuses.—Madame Paturle et madame Thiers.—Mademoiselle Garcia et ses fioritures, Grétry et Martin.—Indigence de S. M. Louis-Philippe.—29 janvier.—Ce que les amis du peuple lui ont donné.—Les pauvres et les boulangers.—Bon voyage | 101 |
MARS.—L’attitude du peuple.—J’assemble Gatayes.—Spartacus.—Mantes.—Porcs vendus malgré eux.—Yvetot.—Rouen.—Bolbec.—Le Havre.—L’Aimable Marie.—Le Rollon.—Le Vésuve.—L’Alcide.—La réforme électorale.—Le pays selon les journaux.—Etretat.—Les harengs et l’Empereur.—Deux abricotiers en fleurs.—Un bal à la cour.—Histoire d’un maire de la banlieue et de son épouse.—La dotation du duc de Nemours.—La couronne et la casquette du peuple.—Les avaleurs de portefeuilles.—M. Thiers.—M. Roger.—M. Berger.—M. de la Redorte.—M. Taschereau.—M. Chambolle.—M. Teste.—M. Passy (Hippolyte-Philibert).—Où trouver trente-voix?—Les 221.—M. de Rémusat.—Madame Thiers.—Madame Dosne.—M. Duchâtel.—Mademoiselle Rachel.—M. de Cormenin.—MM. Arago, Dupont (de l’Eure) et Laffitte.—La crise ministérielle.—M. Molé.—M. Guizot.—La curée.—L’Académie.—M. Hugo.—Ne pas confondre M. Flourens avec Fontenelle, d’Alembert, Condorcet, Cuvier, etc.—M. C. Delavigne.—L’avocat Dupin.—M. Scribe.—M. Viennet.—M. Royer-Collard.—Mariage de la reine d’Angleterre.—L’ami de M. Walewski.—Le duc de Nemours.—Le prince de Joinville.—Le duc d’Aumale.—Mademoiselle Albertine et mademoiselle Fifille.—Accès de M. le préfet de police.—L’amiral Duperré.—Les armes de M. Guizot.—La croix d’honneur.—Mystification de quelques lions.—Le sabre de M. Listz.—M. Alexandre Dumas et Mademoiselle Ida Ferrier.—M. de Chateaubriand.—M. Nodier.—M. de Balzac.—Spirituelle fluxion du maréchal Soult.—Derniers souvenirs.—Un assaut chez lord Seymour.—De M. Kalkbrenner et d’une marchande de poisson.—M. de Rothschild.—M. Paul Foucher.—Un seigneur rustre.—Sort des grands prix de Rome.—M. Debelleyme.—Abus des grands-pères.—Les hommes et les femmes dévoilés.—Les femmes immortelles.—Recette pour les tuer.—La torture n’est pas abolie.—At home.—Un mauvais métier.—M. Jules de Castellane.—Un nouveau jeu de paume.—Moyen adroit de glisser vingt vers.—Réponses diverses | 133 |
AVRIL.—Avénement des hommes vertueux au pouvoir.—Le roi.—M. Thiers.—Le Journal des Débats.—Le grand Moniteur et le petit Moniteur.—Le Constitutionnel.—Le Messager.—Le Courrier français.—Sonnez cors et musettes.—Les moutons roses.—Lettre du maréchal Valée.—M. Cubières.—M. Jaubert.—M. Pelet de la Lozère.—M. Roussin.—M. de Rémusat.—M. Vivien.—M. Cousin.—M. Gouin.—M. Molé.—M. Soult.—Remarquable invention de M. Valentin de la Pelouze.—M. Lerminier.—La Revue de Paris.—La Revue des Deux-Mondes.—M. Buloz.—M. Rossi.—M. Villemain.—Les Bertrand.—Le quart d’heure de Rabelais.—La curée.—Expédients imaginés par la vertu.—M. de Balzac.—Vautrin.—M. J. Janin.—M. Harel.—M. Victor Hugo.—Soixante-quatre couteliers.—M. Delessert.—Le ministère et le fromage d’Italie.—M. Cavé.—Madame de Girardin.—M. Laurent, portier et directeur du Théâtre-Français.—Deux cordons à son arc.—M. de Noailles.—M. Berryer.—M. Barrot.—M. Bugeaud.—M. Boissy-d’Anglas.—M. Lebœuf et madame Lebœuf.—M. F. Girod de l’Ain.—M. Mimaut.—Me Dupin.—M. Demeufve.—M. Estancelin.—M. Chasseloup.—M. Bresson.—M. Armand.—M. Liadières.—M. Bessières.—M. Daguenet.—M. Fould.—M. Garraube.—M. Pèdre-Lacaze.—M. Poulle.—M. Lacoste.—M. F. Réal.—M. Bonnemain.—Les sténographes affamés.—M. Desmousseaux de Givré.—M. de Lamartine.—M. Etienne.—M. Véron.—Croisade contre les Français.—Noms des croisés.—M. Thiers, roi de France.—Abdication de S. M. Louis-Philippe.—M. Garnier-Pagès.—Les Français sont décidément trop malins.—Un apologue.—Affaire de Mazagran.—M. Chapuys-Montlaville plus terrible que les Arabes.—Bons mots d’icelui.—Musée du Louvre.—Ce que représentent les portraits.—Qu’est-ce que la couleur?—M. Delacroix.—Portrait d’un chou.—Portrait d’un nègre.—La garde nationale.—M. Jacques Lefebvre.—La femme à barbe.—Souscription pour la médaille de M. de Cormenin.—Le sacrifice d’Abraham.—Le supplice de la croix.—Profession de foi.—Rapacité des dilettanti.—M. Bouillé.—M. Frédéric Soulié.—A. Dumas.—Madame Dudevant.—M. Gavarni.—M. Henri Monnier.—Abus que fait le libraire Curmer de quelques écrivains.—Protestation.—Les dames bienfaisantes.—Le printemps du 21 mars | 166 |
MAI.—Condamnés à la vertu.—M. de Remilly.—M. Molé.—M. Soult.—M. Janin.—S. M. Louis-Philippe.—Le duc d’Orléans.—La carte à payer.—Les nouvelles recrues.—Les chevaux du roi.—M. Hope.—M. de Vigogne.—M. de Strada.—Napoléon, Louis XVIII, Charles X.—Les chevaux d’Abd-el-Kader.—Pacha.—M. de Montalivet.—Le duc d’Aumale.—M. Adolphe Barrot.—M. Gannal.—Les dames bienfaisantes.—M. Panel.—M. de Flottow.—Combien coûte sa musique aux Polonais.—M. de Castellane.—Les lions.—Règlement de la salle de danse de madame veuve Deleau.—Question du pain.—M. Bugeaud, protecteur de la viande française.—Petits cadeaux.—Les circonstances atténuantes.—Le numéro 1266.—M. de Rovigo.—M. de Saint-Pierre.—Me Dupin et le maréchal Clauzel.—Le soleil.—Un perruquier.—Folie de vieille femme.—M. Thiers.—M. de Rémusat.—M. Gisquet.—M. Pillet.—Mademoiselle R.—Les femmes laides.—M. Cousin, disciple de Platon.—M. Villemain.—Madame Collet, née Revoil.—M. Droz.—Un homme qui a froid.—Chansons de table.—M. Guizot.—M. Véron.—Le roi et M. Thiers dévoilés.—M. de Cormenin couronne des rosières.—Les initiales.—Longchamps.—M. de Feuillide.—M. Méville.—Babel.—M. Altaroche.—M. Desnoyers.—Sur la société des gens de lettres.—Un conseil de révision.—M. Listz.—Un monsieur très-méchant.—Histoire d’un peintre et de son tailleur.—Mémoires d’une jeune fille.—Les lovelaces du ministère.—Mesdames L..., E..., B..., etc.—Politique des femmes.—M. Thiers et Antinoüs.—M. de Balzac et Appollon.—Le fidèle Berger.—M. Vivien.—M. Pelet (de la Lozère).—L’Angleterre.—Commerce à main armée.—Le soufre et l’opium.—Embarras des journaux ministériels.—Les baisers de M. de Rambuteau.—M. Poisson.—Frayeur de l’auteur des Guêpes.—Une matinée chez madame W***.—Les vicomtes.—M. Sosthènes de la Rochefoucauld.—M. de Chateaubriand.—M. Ch. Delaunay.—M. d’Arlincourt.—Comment appeler les auditeurs quand ils n’écoutent pas?—Dupré et M. Isabey.—Le chapeau à fresques.—Réjouissances à l’occasion du mariage du duc de Nemours.—Le char-à-bancs.—M. Fould.—M. Michel de Bourges.—Madame de Plaisance.—M. Roussin n’ose pas s’accorder ses propres faveurs.—Un juré innocent.—Aux lecteurs des Guêpes.—M. Vivien.—M. Baudet.—M. Villemain.—M. Hugo.—Post-Scriptum.—Amnistie | 199 |
JUIN.—Report d’autre part.—Le petit Martin.—M. Thomas.—Description du petit Martin.—M. Pelet de la Lozère.—L’oubli des injures.—Madame Dosne.—Les mariages.—M. d’Haubersaert.—La machine impériale.—Ier MAI. Les discours au roi.—M. Pasquier.—M. Séguier.—M. Cousin.—M. de Lamartine.—Madame Dudevant.—Madame Dorval.—Madame Marliani.—M. de Balzac.—M. François Cornu.—M. Anicet Bourgeois.—Le mari de la reine d’Angleterre.—Les Chinois.—Encore M. Cousin.—M. de Pongerville.—Madame Collet née Revoil.—Les feuilles amies.—Deux cent mille francs.—Avantage qu’ont les rois morts sur les rois vivants.—M. Duchâtel.—Mademoiselle Rachel.—Madame de Noailles.—M. Spontini.—M. Duprez—M. Manzoni.—Le père de la duchesse de Nemours.—Les injures anonymes.—Conseils à M. Jules ***.—M. de Montalivet.—M. Dumont.—M. Siméon.—Les restes de Napoléon.—M. Thiers.—M. de Rémusat.—M. Guizot.—M. Molé.—La caque sent toujours le hareng.—M. Taillandier.—La plume d’une illustre épée.—Le maréchal Clauzel.—Miei Prigioni.—Méditations.—Les lis et les violettes.—Madame Tastu.—Madame Laya.—M. Valée.—M. Cavaignac.—M. Fould.—M. Jacques Lefebvre.—M. Lebœuf.—M. Garnier-Pagès.—M. Thiers.—M. D’Argout.—M. Dosne.—M. de Rothschild et les juifs de Damas.—La quatrième page des journaux.—Les chemins de fer.—Trois cerfs.—Chasse courtoise.—Souscription pour les pêcheurs d’Étretat.—Rapport de M. Clauzel.—M. Frédéric Soulié.—M. Frédérick-Lemaître.—Une représentation par ordre.—Mademoiselle Albertine.—M. Glais-Bizoin.—M. Gauguier.—M. de Lamartine.—Apothéose peu convenable.—Les barbarismes de la Chambre.—Le Journal des Débats s’adoucit.—M. Janin.—M. de Bourqueney.—M. de Broglie.—M. Sébastiani.—M. Léon Pillet.—M. Duponchel.—M. Schikler.—Mademoiselle Fitz-James.—Am Rauchen | 233 |
JUILLET.—Report d’autre part.—Les médailles des peintres.—M. Jaubert,—M. de Rémusat décorés malgré eux.—Un ex-dieu.—M. Cousin,—M. Jouffroy,—Il n’y a pas de savants.—M. Arago. M. G. de Pontécoulant.—M. Mathieu de la Redorte.—MM. Étienne,—Véron,—Jay.—M. Neveu.—M. Ganneron.—M. Lherbette,—MM. Baudoin, Duprez et Éliçabide.—Mme Lafarge et Mlle Déjazet.—Hommage que l’auteur se plaît à rendre à sa propre sagesse.—M. Fauvel, maire d’Étretat.—M. Meyer-Beer.—M. Lemercier.—M. Hugo.—Les tribuns du peuple.—Léon Gatayes.—M. Janin.—M. Théodose Burette.—Mme Francia Mollard.—M. le vicomte d’Aure.—M. Baucher.—M. Malpertuis.—La revue.—Le puff du gouvernement.—L’empereur de Russie.—M. Ernest Leroy.—Le cheval de Tata.—Attentat du 13 juin.—Portrait du couteau.—Gueuleton.—Convoi, service et enterrement de la proposition Remilly.—Libations.—M. Waleski.—Ordre du jour.—Témérité de M. Roussel, chef de bataillon de la garde nationale de Montreuil.—La Fête-Dieu.—Un monsieur découvre que je suis un mouchard.—Adresse.—Dernières séances de la Chambre des députés.—Mort de Redouté.—Bohain’s french newspaper.—Le satrape Valée.—M. Bugeaud.—Les pianos et les voisines.—La curée.—M. Pariset.—La Chambre des pairs.—M. Pasquier.—Divers Pasquiers.—M. Decaze.—M. de Saint-Aulaire.—M. Auguis.—M. Jouffroy.—M. Chambolle.—M. Gouin.—M. Vincent.—M. Blanqui aîné.—M. de Bourgoin.—M. de Fontenay.—M. Deffaudis.—Gaillardises d’icelui.—On donne une place à M. Drouin parce qu’il a un mauvais caractère.—MM. Laffitte et Arago, aristocrates.—M. de Balzac.—Amende honorable.—Am Rauchen | 267 |
| FIN DE LA TABLE DU PREMIER VOLUME. | |
Paris.—Typ. de A. WITTERSHEIM, 8, rue Montmorency.
COLLECTION MICHEL LÉVY