1: On n'épargna qu'un enfant qu'on envoya au roi de Naples, et qui mourut en prison dans la tour de Capoue.

2: Schmidt.

3: Ce fut en effet ce moment que prirent les Pazzi pour assassiner les Médicis, et Olgiati pour tuer Jean Galeas Sforza.

4: Procida était tellement distingué comme médecin, qu'un noble napolitain demanda à Charles II d'aller trouver Procida en Sicile pour se faire guérir d'une maladie.

5: Les rois d'Espagne les employaient de préférence aux treizième et quatorzième siècles. Les Aragonais se plaignaient aussi à la même époque des trésoriers et receveurs «que eran judios». (Curita.)

6: Ferreras.

7: App. 1.

8: C'est ce Sanche qui répondait aux menaces de Miramolin: «Je tiens le gâteau d'une main et le bâton de l'autre; tu peux choisir.» (Ferreras.)—Il se sentit assez populaire pour ôter toute exemption d'impôt aux nobles et aux ordres militaires.

9: App. 2.

10: App. 3.

11: Nic. Specialis.

12: App. 4.

13: Théocrite.

14: «Moriantur Galli.» (Bartolomeo.)

15: App. 5.

16: Simple tradition.

17: Fazello assure que Sperlinga fut la seule ville qui ne massacra pas les Francs. De là le dicton sicilien: «Quod Siculis placuit, sola Sperlinga negavit.»

18: App. 6.

19: Villani.

20: Muntaner.

21: App. 7.

22: «Ce que les autres ne pouvaient supporter était pour eux comme régal et passe-temps... Leur extérieur était étrange et sauvage, et comme ils étaient très noirs, maigres et mal peignés, les Siciliens étaient en grande admiration et souci, ne voyant venir qu'eux pour défenseurs...» (Curita.)

23: Muntaner.

24: «... Piacciati, che'l mio calare sia a petit passi.» (Villani.)

25: App. 8.

26: «Lo re Carlo... disse con irato animo: Or fostil mort, porse qu'il a fali nostre mandement.» (Villani.)

27: Ricobald. Ferrar.

28: Cette tradition populaire n'est confirmée par aucun texte bien ancien, non plus qu'une bonne partie des traits satiriques qui suivent.

29: On sait qu'Hugues-Capet ne voulut jamais porter la couronne. Robert est le premier des Capétiens qui la porta.

30: Allusion à la canonisation récente de saint Louis.

31: Il s'agit de Charles-de-Valois.

32: Dante, Purgat.

33: D. Vaissette.

34: Ordonnances.

35: App. 9.

36: Beaumanoir.

37: Dupuy, Différend de Boniface VIII.

38: Dupuy, Templiers.

39: «Ita ut secundus regulus videretur, ad cujus nutum regni negotia gerebantur.» (Bern. Guidonis, Vita Clem. V.)

40: Félibien.

41: Montpellier était en même temps un fief de l'évêché de Maguelone. L'évêque, fatigué de la résistance des bourgeois et de l'appui qu'ils trouvaient dans le roi de France, vendit tous ses droits à ce dernier. Ces droits, jusque-là jugés invalides, parurent alors assez bons pour servir à dépouiller le vieux Jacques.

42: App. 10.

43: «Quis Flandriæ posset nocere, si duæ illæ civitates (Bruges et Gand) concordes inter se forent.» (Meyer.)

44: App. 11.

45: Oudegherst.

46: Édouard, en 1289; Philippe, en 1290.

47: Guillaume de Nangis.

48: J'aurais peine à croire ce chiffre, s'il n'avait été affirmé en ma présence par le ministre même qui avait fait prendre ces informations.—Ajoutons que l'un des couvents récemment supprimés à Madrid (San Salvador) avait deux millions de biens et un seul religieux.

49: Édouard Ier s'y était pris plus rudement encore; sur le refus du clergé de payer un impôt, il le mit en quelque sorte hors la loi, lâchant les soldats contre les prêtres, et défendant aux juges de recevoir les plaintes de ceux-ci. (Knygthon.)—Philippe-le-Bel, au moins, y mettait des formes: «Comme ce qui est donné vaut mieux et est plus agréable à Dieu et aux hommes que ce qui est exigé, nous exhortons votre charité à nous donner cette aide de la double dîme ou cinquième.»

50: Dupuy, Différ.

51: Voy. mon Histoire romaine.

52: Au point qu'il y eut famine. Voyez le livre du cardinal de Saint-Georges, neveu de Boniface: De Jubilæo.

53: Pétrarque.

54: App. 12.

55: App. 13.

56: App. 14.

57: App. 15.

58: Il le prouve: 1o par l'origine de Romulus, descendant tout à la fois d'Europe et d'Atlas (l'Afrique); 2o par les miracles que Dieu a faits pour Rome: ainsi les ancilia de Numa, les oies du Capitole, etc.; 3o par la bonté que Rome a montrée au monde, en voulant bien le conquérir, etc.

59: «Antequam essent clerici, rex Franciæ habebat custodiam regni sui, et poterat statuta facere.»

60: App. 16.

61: «Iste non est homo, sed diabolus», témoignage du comte lui-même.

62: Cet évêque de Toulouse était détesté dans son diocèse comme Français, comme étranger à la langue du pays.

63: Imitation pédantesque d'un passage du discours de Cicéron, Pro Roscio Amerino, sur le supplice du parricide.

64: «Belial ille, Petrus Flote, semi vivens corpore, menteque totaliter excæcatus.» (Bulle de Boniface aux prélats de France.)

65: App. 17.

66: Ont-ils été les premiers? M. de Stadler signale des assemblées partielles en 1294, et une assemblée générale à Paris en 1295. Philippe-le-Bel avait déjà plus d'une fois demandé des subsides à des assemblées de députés des trois ordres, soit sous la forme d'États provinciaux, soit sous la forme d'États généraux.

67: App. 18.

68: App. 19.

69: «Tricolori vestitu... Primates inter se dissidentes duos habebant, colores, multitudo addidit tertium.» (Meyer.)

70: App. 20.

71: App. 21.

72: «Convenire, conferre, colloqui inter se sub crepusculum noctis multitudo.» (Meyer.)

73: App. 22.

74: App. 23.

75: App. 24.

76: App. 25.

77: Oudegherst ne parle pas du fossé, sans doute pour rehausser la gloire des Flamands.

78: App. 26.

79: Meyer.

80: App. 27.

81: Déjà on avait mis en avant un Normand, maître Pierre Dubois, avocat au bailliage de Coutances, qui donna contre le pape une consultation triplement bizarre pour le style, l'érudition et la logique. App. 28.

82: Dans la suscription, il se fait appeler Chevalier et vénérable professeur en droit. Il s'était fait faire chevalier, en effet, par le roi, en 1297. Mais il n'a pas osé ici, dans une assemblée de la noblesse, signer lui-même cette qualité.

83: App. 29.

84: App. 30.

85: Le prieur et le couvent des Frères Prêcheurs de Montpellier ayant répondu qu'ils ne pouvaient adhérer sans l'ordre exprès de leur prieur général, qui était à Paris, les agents du roi dirent qu'ils voulaient savoir l'intention de chacun en particulier et en secret. Les religieux persistant, les agents leur enjoignirent de sortir sous trois jours du royaume. Ils en dressèrent acte.

86: App. 31.

87: Dupuy.

88: Dupuy.

89: Voy. tous ces actes dans Dupuy.

90: «Et volumus quod Achitophel iste Petrus puniatur temporaliter et spiritualiter, sed rogamus Deum quod reservet eum nobis puniendum, sicut justum est.» (Dupuy.)

91: App. 32.

92: Pétrarque.

93: App. 33.

94: Dupuy.

95: App. 34.

96: «Muoia papa Bonifacio, è viva il rè di Francia.» (Villani.)

97: «Pulsata communi campana, et tractatu habito, elegerunt sibi capitaneum quemdam Arnulphum... Qui quidem... illis ignorantibus, domini papæ exstitit capitalis inimicus.» (Walsingham.)

98: «Heu me! durus est hic sermo!»

99: Flevit amare.

100: App. 35.

101: Chron. de Saint-Denis.

102: Dupuy.

103: Lettres justificatives de Nogaret. (Dupuy.)

104: Nogaret l'avait menacé de le faire conduire, lié et garrotté, à Lyon, où il serait jugé et déposé par le concile général. (Villani.)

105: App. 36.

106: Dupuy.

107: Dupuy, Preuves. Walsingham, qui écrit sous une influence contraire, exagère plutôt le crime des ennemis de Boniface. Selon lui, Colonna, Supino et le sénéchal du roi de France, ayant saisi le pape, le mirent sur un cheval sans frein, la face tournée vers la queue, et le firent courir presque jusqu'au dernier souffle; puis ils l'auraient fait mourir de faim sans le peuple d'Anagni.

108: App. 37.

109: Dupuy.

110: C'est-à-dire de la première récolte.

111: App. 38.

112: App. 39.

113: C'est la comète de Halley, qui reparaît à des intervalles de soixante-quinze à soixante-seize ans. App. 40.

114: D. Vaissette.

115: Lettre de Christophe Colomb à Ferdinand et Isabelle, après son quatrième voyage. (Navarette.)

116: Philippe-le-Bel emploie pendant tout son règne, comme ministres, les deux banquiers florentins Biccio et Musciato, fils de Guido Franzesi.

117: App. 41.

118: Chacune des grandes révolutions du monde est aussi l'époque des grandes apparitions de l'or. Les Phocéens le font sortir de Delphes, Alexandre de Persépolis; Rome le tire des mains du dernier successeur d'Alexandre; Cortès l'enlève de l'Amérique. Chacun de ces moments est marqué par un changement subit, non seulement dans le prix des denrées, mais aussi dans les idées et dans les mœurs.

119: Le dernier but de l'alchimie n'était pas tant de trouver l'or que d'obtenir l'or pur, l'or potable, le breuvage d'immortalité. On racontait la merveilleuse histoire d'un bouvier de Sicile du temps du roi Guillaume, qui, ayant trouvé dans la terre un flacon d'or, but la liqueur qu'il renfermait et revint à la jeunesse. (Roger Bacon, Opus majus.)

120: Quelques-uns se vantèrent de n'avoir point soufflé pour rien. Raymond Lulle, dans leurs traditions, passe en Angleterre, et, pour encourager le roi à la croisade, lui fabrique dans la Tour de Londres pour six millions d'or. On en fit des Nobles à la rose, qu'on appelle encore aujourd'hui Nobles de Raymond. App. 42.

121: Dans l'usure, les juifs, dit-on, ne faisaient qu'imiter les Lombards, leurs prédécesseurs. (Muratori.)

122: À Toulouse, on les souffletait trois fois par an, pour les punir d'avoir autrefois livré la ville aux Sarrasins; sous Charles-le-Chauve, ils réclamèrent inutilement.—À Béziers, on les chassait à coups de pierres pendant toute la Semaine Sainte. Ils s'en rachetèrent en 1160.—Ils commencèrent, sous le règne de Philippe-Auguste, à porter la rouelle jaune, et le concile de Latran en fit une loi à tous les juifs de la chrétienté (canon 68).

123: Souvent ils firent l'objet de traités entre seigneurs. Dans l'ordonnance de 1230, il est dit «que personne dans notre royaume ne retienne le juif d'un autre seigneur; partout où quelqu'un retrouvera son juif, il pourra le reprendre comme son esclave (tanquam proprium servum), quelque long séjour qu'il ait fait sur les terres d'un autre seigneur.» On voit en effet dans les Établissements que les meubles des juifs appartenaient aux barons. Peu à peu le juif passa au roi, comme la monnaie et les autres droits fiscaux.

124: Patiens, quia æternus...—C'est l'usage que les juifs se tiennent sur le passage de chaque nouveau pape, et lui présentent leur loi. Est-ce un hommage ou un reproche de la vieille loi à la nouvelle, de la mère à la fille?...—«Le jour de son couronnement, le pape Jean XXIII chevaucha avec sa mitre papale de rue en rue dans la ville de Boulogne-la-Grasse, faisant le signe de la croix jusques en la rue où demeuroient les juifs, lesquels offrirent par écrit leur loi, laquelle, de sa propre main, il prit et reçut, et puis la regarda, et tantôt la jeta derrière lui, en disant: «Votre loi est bonne, mais d'icelle la nôtre est meilleure.» Et lui parti de là, les juifs le suivoient le cuidant atteindre, et fut toute la couverture de son cheval déchirée; et le pape jetoit, par toutes les rues où il passoit, monnoie, c'est à savoir deniers qu'on appelle quatrins et mailles de Florence; et y avoit devant lui et derrière lui deux cents hommes d'armes, et avoit chacun en sa main une masse de cuir dont ils frappoient les juifs, tellement que c'étoit grand'joie à voir.» (Monstrelet.)

125: App. 43.

126: Shakespeare, The Merchant of Venice, acte I, sc. III: «Let the forfeit be nominated for an equal pound of your fair flesh, to be cut and taken, in what part of your body pleaseath me.» App. 44.

127: J'insiste avec M. Beugnot sur ce point important: les juifs ne connurent pas l'usure aux dixième et onzième siècles, c'est-à-dire aux époques où on leur permit l'industrie (1860).

128: App. 45.

129: Ces mots sont synonymes dans la langue de ce temps.

130: Contin. G. de Nangis.

131: App. 46.

132: La Coulture du Temple, contiguë à celle de Saint-Gervais, comprenait presque tout le domaine des Templiers, qui s'étendait le long de la rue du Temple, depuis la rue Sainte-Croix ou les environs de la rue de la Verrerie jusqu'au delà des murs, des fossés et de la porte du Temple. (Sauval.)

133: «Sicut mater infantem». (Lettre de Jacques Molay.)

134: App. 47.

135: App. 48.

136: App. 49.

137: App. 50.

138: Voyez mon Histoire de France, t. II.

139: Sans parler de notre dicton populaire: «Boire comme un Templier», les Anglais en avaient un autre: «Dum erat juvenis sæcularis, omnes pueri clamabant publice et vulgariter unus ad alterum: Custodiatis vobis ab osculo Templariorum.» (Conc. Britann.)

140: App. 51.

141: App. 52.

142: App. 53.

143: Les dépositions les plus sales, et qui paraîtraient avec le plus de vraisemblance dictées par la question, sont celles des témoins anglais, qui pourtant n'y furent pas soumis. App. 54.

144: Voy. entre autres Henri IV et Richelieu, ch. XVI, XIX, XX, et Richelieu et la Fronde, ch. IX.

145: App. 55.

146: Dans leurs anciens statuts on lit: «Regula pauperum commilitonum templi Salomonis.»

147: «Et Acre une cité trahirent-ils par leur grand mesprison.» (Chron. de Saint-Denys.)

148: Voy. Hammer.

149: Dupuy.

150: En 1259, l'animosité fut poussée à un tel excès, qu'ils se livrèrent une bataille dans laquelle les Templiers furent taillés en pièces. Les historiens disent qu'il n'en échappa qu'un seul.

151: App. 56.

152: Arch. du Vatican, Rayn.

153: Ces ordres également puissants furent également attaqués. Les évêques livoniens portèrent contre les chevaliers Teutoniques des accusations non moins graves. De Jean XXII à Innocent VI, les Hospitaliers eurent à soutenir les mêmes attaques. Les Jésuites y succombèrent.

154: En Castille, les Templiers, les Hospitaliers et les chevaliers de Saint-Jacques avaient un traité de garantie contre le roi même.

155: App. 57.

156: Mitford.

157: App. 58.

158: Statuts du chapitre général des Dominicains en 1245.

159: Voyez l'histoire de cet ordre, par le dominicain Federici, 1787. Ils profitèrent pourtant des biens du Temple; plusieurs Templiers passèrent dans leur ordre.

160: Ils avaient de sombres pressentiments. Un Templier anglais rencontrant un chevalier nouvellement reçu: «Es ne frater noster receptus in ordine? Cui respondens, ita. Et ille: Si sederes super campanile Sancti Pauli Londini, non posses videre majora infortunia quam tibi contingent antequam moriaris.» (Concil. Brit.)

161: Le concile de Saltzbourg, tenu en 1272, et plusieurs autres assemblées ecclésiastiques, avaient proposé cette réunion.

162: App. 59.

163: Dupuy, App. 60.

164: C'est le premier des cent quarante déposants. Dupuy a tronqué le passage. Voy. le ms. aux Archives du royaume, K. 413.

165:

Tosjors achetaient sans vendre...
Tant va pot à eau qu'il brise.
Chron. en vers, citée par Rayn.

166: En Écosse, on leur reprochait, outre leur cupidité, de n'être pas hospitaliers. App. 61.

167: App. 62.

168: App. 63.

169: App. 64.

170: App. 65.

171: App. 66.

172: App. 67.

173: App. 68.

174: Charles-le-Boiteux écrit à ses officiers en leur adressant des lettres encloses: «À ce jour que je vous marque, avant qu'il soit clair, voire plutôt en pleine nuict, vous les ouvrirez. 13 janvier 1308.»

175: Raynouard.

176: Dupuy.

177: Dupuy.

178: App. 69.

179: App. 70.

180: Dupuy.

181: App. 71.

182: App. 72.

183: «Le même jour, avant lui, le 22 novembre, se présenta devant les évêques un homme en habit séculier, lequel déclara s'appeler Jean de Melos (et non Molay, comme disent Raynouard et Dupuy), avoir été Templier dix ans et avoir quitté l'ordre, quoique, disait-il, il n'y eût vu aucun mal. Il déclarait venir pour faire et dire tout ce qu'on voudrait. Les commissaires lui demandèrent s'il voulait défendre l'ordre, qu'ils étaient prêts à l'entendre bénignement. Il répondit qu'il n'était venu pour autre chose, mais qu'il voudrait bien savoir auparavant ce qu'on voulait faire de l'ordre. Et il ajoutait: «Ordonnez de moi ce que vous voudrez; mais faites-moi donner mes nécessités, car je suis bien pauvre.»—Les commissaires voyant à sa figure, à ses gestes et à ses paroles que c'était un homme simple et un esprit faible, ne procédèrent pas plus avant, mais le renvoyèrent à l'évêque de Paris, qui, disaient-ils, l'accueillerait avec bonté et lui ferait donner de la nourriture». (Process. ms.)

184: M. Raynouard dit les cardinaux, mais à tort.

185: App. 73.

186: Dupuy.

187: App. 74.

188: «Pro qua defensione si patrem occidat, meritum habet, nec pœnas meretur.» (Dupuy.)

189: App. 75.

190: Les uns étaient gardés au Temple, les autres à Saint-Martin-des-Champs, d'autres à l'hôtel du comte de Savoie et dans diverses maisons particulières. (Process. ms.)

191: «Respondit quod nolebat litigare cum Dominis papa et rege Franciæ.» (Process. ms.)

192: App. 76.

193: App. 77.

194: App. 78.

195: «... Quia si recesserunt, prout dicunt, comburentur omnino.»

196: Dupuy.

197: Le roi d'Angleterre s'était d'abord déclaré assez hautement pour l'ordre; soit par sentiment de justice, soit par opposition à Philippe-le-Bel, il avait écrit, le 4 décembre 1307, aux rois de Portugal, de Castille, d'Aragon et de Sicile, en faveur des Templiers, les conjurant de ne point ajouter foi à tout ce que l'on débitait contre eux en France. (Dupuy.)

198: App. 79.

199: Nom presque illisible dans le texte. La main tremble évidemment. Plus haut, le notaire a bien écrit: Bertaldi.

200: «Quod LIIII ex Templariis... erant dicta die comburendi...» [Proces. ms., folio 72 (feuille coupée par la moitié)].

201: App. 80.

202: «Constanter et perseveranter in abnegatione communi perstiterunt... non absque multa admiratione stuporeque vehementi.» (Contin. G. de Nang.)

203: App. 81.

204: App. 82.

205: «Intellecto per litteras regias quod non expediebat.»

206: On peut en juger par la déposition de Jean de Pollencourt, le trente-septième déposant. Il déclare d'abord s'en tenir à ses premiers aveux. Les commissaires, le voyant tout pâle et tout effrayé, lui disent de ne songer qu'à dire la vérité et à sauver son âme; qu'il ne court aucun péril à dire la vérité devant eux; qu'ils ne révéleront pas ses paroles, ni eux, ni les notaires présents. Alors il révoque sa déposition, et déclare même s'en être confessé à un frère mineur, qui lui a enjoint de ne plus porter de faux témoignages.

207: Aux conciles de Sens, Senlis, Reims, Rouen, etc., et devant les évêques d'Amiens, Cavaillon, Clermont, Chartres, Limoges, Puy, Mans, Mâcon, Maguelone, Nevers, Orléans, Périgord, Poitiers, Rodez, Saintes, Soissons, Toul, Tours, etc.

208: App. 83.

209: Mayence, 1er juillet; Ravenne, 17 juin; Salamanque, 21 octobre 1310. Les Templiers d'Allemagne se justifièrent à la manière des francs-juges westphaliens. Ils se présentèrent en armes par-devant les archevêques de Mayence et de Trèves, affirmèrent leur innocence, tournèrent le dos au tribunal, et s'en allèrent paisiblement. App. 84.

210: Monsgaudii, la Montagne de la joie.

211: App. 85.

212: App. 86.

213: App. 87.

214: Voy. la lettre de Clément V au roi de France, 11 nov. 1311.

215: L'Imitation de Jésus-Christ est le sujet commun d'une foule de livres au quatorzième siècle. Le livre que nous connaissons sous ce titre est venu le dernier; c'est le plus raisonnable de tous, mais non peut-être le plus éloquent. App. 88.

216: App. 89.

217: Dante célèbre le mariage de la pauvreté et de saint François. Ubertino dit ce mot: «La lampe de la foi, la pauvreté...»

218: App. 90.

219: Ceux qu'on avait nommés les priants (béghards) défendaient la prière comme inutile: «Où est l'esprit, disaient-ils, là est la liberté.» App. 91.

220: Montagne appelée depuis Monte Gazari. Il y vint beaucoup de croisés de Verceil et de Novare, de toute la Lombardie, de Vienne, de Savoie, de Provence et de France. Des femmes se cotisèrent et envoyèrent cinq cents «balistarii» contre ces hérétiques. (Benv. d'Imola.)

221: App. 92.

222: Eux aussi avaient prêché que l'âge d'amour commençait. Depuis la venue du Christ jusqu'à son retour devaient s'écouler sept âges, «le sixième, âge de rénovation évangélique, d'extirpation de la secte antichrétienne sous les pauvres volontaires, ne possédant rien en cette vie. Cet âge avait commencé à saint François, l'homme séraphique, l'ange du sixième sceau de l'Apocalypse.»—Il semblait qu'il fût comme une nouvelle incarnation de Jésus (Jesus Franciscum generans), et sa règle comme un nouvel Évangile. (Ubertino.)

223: Ubertino, dans son désir de représenter l'Évangile, assure qu'il en avait senti et revêtu spirituellement tous les personnages, qu'il se figurait être, tantôt le serviteur ou le frère du Sauveur, tantôt le bœuf, l'âne ou le foin, quelquefois le petit Jésus. Il assistait au supplice, se croyant la pécheresse Madeleine; puis il devenait Jésus sur la croix et criant à son Père. Enfin l'esprit l'enlevait dans la gloire de l'Ascension.

224: Walsingham.

225: La plupart des historiens ont cru que l'ordre avait été jugé par le concile; la bulle d'abolition n'a été imprimée pour la première fois que trois siècles après, en 1606. App. 93.

226: App. 94.

227: On trouve aujourd'hui en blanc, dans ces registres, les pages qui ont été raturées très adroitement.

228: Cependant en Aragon, Jean XXII, à la requête du roi, applique les biens du Temple, non aux Hospitaliers, mais au nouvel ordre de Monteza (monastère fortifié du royaume de Valence, dépendance de Calatrava).

229: App. 95.

230: «Modica bona mobilia... quæ ad sumptus et expensas... sufficere minime potuerunt.» Avignon, mai 1309.—Cependant le roi de Naples Charles II lui avait cédé la moitié des meubles que les Templiers possédaient en Provence.

231: «... Personas reservatas ut nosti... vivæ vocis oraculo...» (1310, nov. Archives.)

232: App. 96.

233: Il y a des monnaies de Philippe-le-Bel qui représentent la Salutation angélique, avec cette légende: «Salus populi.»

234: App. 97.

235: Ce reniement fait penser aux mots: Offrez à Dieu votre incrédulité.—Dans toute initiation, le récipiendaire est présenté comme un vaurien, afin que l'initiation ait tout l'honneur de sa régénération morale. Voyez l'initiation des tonneliers allemands (notes de l'Introd. à l'Hist. univ.): «Tout à l'heure, dit le parrain de l'apprenti, je vous amenais une peau de chèvre, un meurtrier de cerceaux, un gâte-bois, un batteur de pavés, traître aux maîtres et aux compagnons; maintenant j'espère..., etc.» App. 98.

236: Un des témoins dépose que, comme il se refusait à renier Dieu et à cracher sur la croix, Raynaud de Brignolles, qui le recevait, lui dit en riant: «Sois tranquille, ce n'est qu'une farce: Non cures, quia non est nisi quædam trufa.» (Rayn.) Le précepteur d'Aquitaine, dans son importante déposition, que nous transcrirons en partie, nous a conservé, avec le récit d'une cérémonie de ce genre, une tradition sur son origine. App. 99.

237: Pourtant mes études pour le deuxième volume du procès m'ont livré des actes accablants. C'étaient les mœurs de l'Église, prêtres et moines. Voy. le cartulaire de Saint-Bertin pour le onzième et le douzième siècle, Eudes Rigaud pour le treizième. (1860.)

238: App. 100.

239: App. 101.

240: Et aussi, je crois, des frères servants. La plupart des deux cents témoins interrogés par la commission pontificale sont qualifiés servants, servientes.

241: App. 102.