234: «Celui qui l'occit par bonne subtilité, par cautelle en l'épiant, pour sauver la vie de son roi... il ne fait pas nefas...»—Ceci fait penser aux Provinciales.
235: Cartons de Fontanieu, année 1407.
237: «Messeigneurs, leur dit-il, se raillant de leur puissance et de leur obstination, outre le pardon que vous m'accordez, je vous ai grande obligation; car lorsque vous m'avez attaqué, je me tins pour assuré d'être mis hors de mon état; mais je craignais qu'il ne vous vint en idée de conclure aussi à ce que je fusse marié, et je suis bien certain que si une fois vous eussiez mis cette conclusion en avant, il m'aurait fallu, bon gré, mal gré, me marier. Par votre grâce, vous avez bien voulu m'exempter de cette rigueur, ce dont je vous remercie très humblement.» (Chronique, no 10297.)
241: «Quod anum sordidissimæ omasariæ osculari mallet quam os Petri.» (Religieux.)
245: Il eût pu être nommé, tout aussi bien que son cousin l'évêque, Jean-sans-pitié. Monstrelet dit lui-même: «Quand il fut demandé, après la déconfiture, si on cesseroit de plus occire iceux Liégeois, il fit réponse qu'ils mourroient tous ensemble, et que pas ne vouloit qu'on les prenst à rançon ni mist à finance.»
247: À la rentrée du parlement, le vieux chancelier traça un tableau touchant de la désolation du royaume. (Archives, Registre du Parlement, Conseil, XIII, folio 49.)
248: Le Religieux.
249: Bibliothèque royale, mss., Dupuy, vol. 744. Fontanieu, 107-108, ann. 1409.
250: Le Religieux.
251: Le Religieux.
253: Le duc de Bourgogne déploie dans cette année 1409 une remarquable activité. Il cherche des alliances au Midi et au Nord. Voy. les traités avec le roi de Navarre, le comte de Fois, le duc de Bavière et Édouard de Bar. (Mss., Baluse, 9484, 2.)
254: «Mole carnis gravata nimium.» (Religieux.)
258: Peu après, nous voyons le duc de Bourgogne assister aux obsèques du boucher Legoix: «Et lui fit-on moult honorables obsèques, autant que si c'eust été un grand comte.» (Juvénal.)
259: Dans une de ces alarmes, on fit loger le roi au Palais avec une forte troupe de gens d'armes, au grand effroi du greffier. App. 119.
260: Deux mille charrettes, selon Meyer; douze mille, selon Monstrelet.—«Leur requist bien instamment qu'ils le voulsissent servir encore huit jours... Commencèrent à crier à haulte voix: Wap! wap! (qui est à dire en françois: À l'arme! à l'arme!)... boutèrent le feu par tous leurs logis, en criant derechef tous ensemble: Gau! gau! se départirent et prirent leur chemin vers leurs pays... Le duc de Bourgogne... le chaperon ôté hors de la tête devant eux, leur pria à mains jointes très humblement... eux disant et appelant frères, compains et amis...» (Monstrelet.)
261: Quelquefois cinquante enfants, de dix femmes différentes... (Guillaume de Poitiers.)
263: Le roi n'en est pas moins le grand fieffeux; il n'a rien et il a tout.
264: Voir au tome II, ceux qui vinrent avec la reine Constance.
265: Voy. tomes II et III. Sous la plupart de ces princes, aux douzième et treizième siècles, les Poitevins et les Gascons gouvernèrent l'Angleterre.
266: Aventures du baron de Feneste, par d'Aubigné (1620).
267: L'affaire de Portugal, pour être moins éclaircie, n'en est pas moins probable.
268: C'est le sobriquet d'amitié que les Gascons donnaient à leur Henri.
269: Monstrelet.
270: Je lis dans une lettre de grâce que des Picards entendant parler d'une somme de 800 livres, que le capitaine de Gisors exigeait des Normands, disaient: «Se c'estoit en Picardie, l'en abateroit les maisons de ceulz qui se accorderoient de les paier.» (Archives, Trésor des chartes, Registre 148, 214; ann. 1395.)
271: D'Aubigné, l'auteur du Baron de Feneste, était né en Saintonge, établi en Poitou.
275: «Ite ad regem vestrum insanum, inutilem et captivum.» (Religieux.)
276: Selon le Religieux de Saint-Denis, qui prit des informations à ce sujet, le duc d'Orléans pria le roi d'Angleterre, au nom de la parenté qui les unissait, de ne pas envoyer de troupes à son adversaire. Henri IV répondit qu'il avait craint de soulever les Anglais (alliés des Flamands), et qu'il avait accepté les offres du duc de Bourgogne.
277: Rymer.
279: Rymer.
282: «Indignum se reputavit regimine tanti regni ut erat regnum Franciæ.» (Religieux.)
283: C'était l'opinion de Clémengis. Il implore dans ses lettres l'intervention du Parlement comme l'unique remède aux maux présents et futurs du royaume. App. 127.
286: Voy. Ordonnances, passim, particulièrement aux années 1344, 1359, 1389, 1400.
287: Ord., ann. 1358, 1369, 1372, 1382.
288: Ord., ann. 1366.
289: Ord., ann. 1375.
290: Ord., ann. 1374.
291: Ord., ann. 1408.
292: On ajoute qu'on élira aussi des nobles, ce qui prouve qu'ordinairement la chose n'arrivait guère. (Ord., ann. 1407-8.)
293: Les règlements de ces deux facultés se modifièrent en sens inverse. La faculté de théologie prolongea ses cours; elle exigea six ans d'études au lieu de cinq avant le baccalauréat. La faculté des arts réduisit ses cours de six ans à cinq, puis à trois et demi, et enfin, en 1600, à deux. La scolastique perdait peu à peu son importance. (Bulæus.)
295: Fils d'un cordonnier de Malines, il vint à Paris comme domestique ou marmiton, selon l'histoire manuscrite de Sainte-Geneviève: le jour il était à sa cuisine, la nuit il se retirait au clocher de l'église et y étudiait au clair de lune. Il entra au collège de Montaigu, releva ce collège alors ruiné, et en fut comme le second fondateur. Il n'est pas moins célèbre pour la violence avec laquelle il prêcha contre le divorce de Louis XII.
297: La règle des Carmes était très propre à développer l'exaltation: de longs jeûnes, de longs silences, les jours et les nuits passés dans une cellule.
299: Desessarts et son frère recevaient ou prenaient beaucoup d'argent. Mais l'Université avait contre le prévôt un sujet particulier de haine. Il avait pris parti contre les écoliers dans leur querelle avec un sergent du prévôt qui était en même temps aubergiste et qui, en dérision des écoliers, avait traîné un âne mort à la porte du collège d'Harcourt.
300: Ils respectèrent la courageuse résistance du clerc de l'hôtel de ville.
301: Le duc lui dit: «Mon ami, ne te soucie, car je te jure que tu n'auras autre garde que de mon propre corps.» Et lui fit la croix sur le dos de la main et l'emmena. (Juvénal.)
307: «Ex quibus posset componi tractatus valde magnus.» (Religieux.)
308: «Gardèrent curieusement les portes..., et disoient aucuns d'eux qu'on le faisoit pour sa correction, car il estoit de jeune âge.» (Monstrelet.)
310: «Et en prinrent hommes d'église, femmes d'honneur, marchandes qui à tout vendoient les denrées.» (Journal d'un Bourgeois de Paris.)
311: Le dauphin ayant fait l'espièglerie de tirer en bas une corne de son chaperon, de manière à ce qu'elle figurât une bande (signe des Armagnacs), les bouchers faillirent éclater: «Regardez, disaient-ils, ce bon enfant de dauphin, il en fera tant qu'il nous mettra en colère.» (Juvénal.)
313: Quelques-uns disaient qu'il fallait s'attendre à tous les maux, depuis la malédiction prononcée par Boniface et depuis renouvelée par Benoît XIII.
314: Il savait que les princes faisaient venir le duc de Clarence, et le duc de Bourgogne le comte d'Arundel.
316: «Et dans les trois tours dudit hostel mirent et ordonnèrent leurs gens d'armes.» (Monstrelet.)—«... Ont esté à Saint-Paul..., et après une collation faite par M. Eustace de Pavilly, maistre en théologie, de l'ordre de N.-D. des Carmes, tendant à fin d'oster les bons des mauvais...» (Archives, Registres du Parlement, Conseil.)
317: «Très mauvaises herbes et périlleuses, c'est a savoir quelques serviteurs et servantes qu'il falloit sarcler et oster.» (Juvénal.) App. 141.
318: Le dauphin «s'abstint de pleurer ce qu'il put en torchant ses lermes». (Monstrelet.)
319: «Et, ce fait, le roi s'en alla dîner.» (Monstrelet.)
320: Ord., t. X, p. 71-134.
322: Ord., p. 109.
323: Ord., p. 163.
324: «... Eussions requis les Prélats, Chevaliers, Écuyers, Bourgeois de nos citez et bonnes villes, et mesmement nostre très chière et très amée fille, l'Université de Paris.... que nous baillâssent leur bon avis...» (Ibid., p. 71.)
325: Ord., p. 137.
326: La seule garantie qu'on lui donne, c'est la publicité, l'insuffisante publicité de ce temps. Elle doit être lue et affichée une fois au siège de chaque sénéchaussée et bailliage, le premier jour des assises. (Ord., p. 113.)
328: Jusqu'à Montereau... «ils ne rencontrèrent pas l'un l'autre». (Monstrelet)
330: Cependant le nouveau gouvernement avait essayé de s'assurer de l'Université en enjoignant au prévôt de Paris et aux autres justiciers de faire jouir l'Université des avantages que le pape Jean XXIII lui avait accordés dans la répartition des bénéfices. (Ord., p. 155, 6 juillet 1413.)
331: «Depuis qu'il fust mis sur la claye jusques à sa mort, il ne faisoit toujours que rire.» (Journal du Bourgeois.)
332: Les cabochiens s'inquiétèrent pourtant de l'effet que produisait cette barbarie. Ils envoyèrent dans les villes une sorte d'apologie; ils y disaient «que chacune information de ceux qui avoient esté décolés contenoit soixante feuilles de papier.» (Monstrelet.)
333: «Entre onze et douze heures du soir.» (Juvénal.)
335: Le Bourgeois de Paris est l'écho fidèle des bruits absurdes qu'on faisait circuler: «Mais bien sçay que ils demandoient toujours... la destruction de la bonne ville de Paris.»
338: Juvénal donne encore ici le beau rôle à son père. «Le duc de Bourgogne dit au roy que s'il luy plaisoit aller esbattre jusques vers le bois de Vincennes qu'il y faisoit beau, et en fut le roy content. Mais Juvénal alla aussitôt avec deux cents chevaux vers le bois, et dit au roy: «Sire, venez-vous-en en vostre bonne ville de Paris, le temps est bien chaud pour vous tenir sur les champs.» Dont le roy fut très content, et se mit à retourner.»
339: «Mesmes les petits enfants qui chantoient une chanson... où on disoit: «Duc de Bourgogne, Dieu te remaint en joie!...». (Journal du Bourgeois.)
340: «Gallis campanilium ecclesiarum, a cunctis ventis volvendis.» (Religieux.)
341: Ce qui força le duc de Bourgogne à traiter, c'est que les Flamands l'abandonnaient. Les députés de Gand dirent au roi qu'ils se chargeaient de ranger le duc à son devoir.
342: Le roi désirait fort traiter. Juvénal donne là-dessus une jolie scène d'intérieur. App. 148.
343: Jean Gerson.
345: «Et si aliquos invenerunt ægrotantes, tunc currebant ad curiam Romanam, et mortem talium intimabant». (Theodor. à Niem, de Schism.)
346: «Ut inhumatus evulso monumento atque corrupto corpore suis spoliis effossus privaretur». (Appellatio Univers. Paris. a D. Benedicto.)
347: Clémengis.
348: «Cum non suis uxoribus, licet sæpe cum suis parvulis.» (Clémengis.)
350: Voy. Renaissance, Introduction, sur la défaillance du caractère et des forces vives de l'âme dans la religion, la littérature et la politique aux quatorzième et quinzième siècles. La prose française, si rapide de Joinville à Froissart, si lente de Froissart à Comines! Les États de 1357 avaient nettement vu l'avenir; mais les cabochiens de 1413 croient pouvoir améliorer l'administration sans changer le cadre politique qui l'enserre et l'étouffe! La scolastique a fini. C'est cet aplatissement moral qui a livré la France désarmée à l'invasion anglaise. (1860.)
353: Les Universités de Bologne, d'Angers, d'Orléans, de Toulouse même, avaient fini par se réunir contre les papes à celle de Paris.
355: Lorsqu'on lui apprit que la France avait déclaré sa soustraction d'obédience, il dit avec beaucoup de dignité: «Qu'importe? saint Pierre n'avait pas ce royaume dans son obédience.»
359: Saint Thomas, comme Albert-le-Grand, fait profession de partir toujours d'un texte, de commenter, rien de plus. Que sera-ce s'il est démontré qu'ils n'ont pas eu de texte sérieux, qu'ils ont marché constamment sur le chemin peu solide, perfide, des traductions les plus infidèles, et cela sans s'apercevoir que tel prétendu passage d'Aristote, par exemple, est anti-aristotélique. (Voy. Renaissance, Introduction. 1860.)
361: Peut-être y avait-il moins d'insouciance que de connivence. On jugera.
362: «Le duc de Bourgogne, qui longtemps n'avoit demouré ni séjourné en son pays de Bourgogne, et qui vouloit bien avoir ses plaisirs et soullas, se advisa que pour mieux avoir son déduit de la chasse des cerfs, et les ouyr bruire par nuit, il se logeroit dedans la forest d'Argilly, qui est grande et lée.» (Lefebvre de Saint-Remy.)
363: Du moins roi de la France du Nord. Il n'eut pas le titre de roi, étant mort avant Charles VI, mais il le laissa à son fils.
365: Ils finirent par n'y plus aller. (Hallam.)
366: Turner. Wilkins.
367: Les Anglais ont porté dans le droit politique ce génie de fiction que les Romains n'avaient montré que dans le droit civil. M. Allen, dans son livre sur la Prérogative royale, a résumé les prodigieux tours de force au moyen desquels se jouait cette bizarre comédie, chacun faisant semblant de confondre le roi et la royauté, l'homme faillible et l'idée infaillible. De temps en temps la patience échappait, la confusion cessait et l'abstraction se faisait d'une manière sanglante; si le roi ne périssait (comme Édouard II, Richard II, Henri VI et Charles Ier), il était renversé, ou tout au moins humilié, réduit à l'impuissance (Henri II, Jean, Henri III, Jacques II).
368: Bien entendu, là où il y a privilège pour l'aîné.
369: Ceci est moins vrai depuis que l'Angleterre a créé une immense propriété mobilière, qui se partage selon l'équité. La propriété territoriale reste assujettie aux lois du moyen âge.—Au reste, le droit d'aînesse est dans les mœurs, dans les idées même du peuple. J'ai cité à ce sujet une anecdote très curieuse (t. Ier, à la fin du livre Ier).—Dès que le père s'enrichit, sa première pensée est: Faire un aîné. À quoi réplique tout bas la pensée du cadet: Être indépendant, avoir une honnête suffisance (to be independent, to have a competence). Ces deux mots sont le dialogue tacite de la famille anglaise. App. 159.
370: Rapprocher l'histoire des trois Glocester du frère du Prince Noir, du frère d'Henri V et du frère d'Édouard IV.
371: En 1373.
372: «Awake, wealth, and walk in this region...» (Turner.)—La foi des Anglais dans la toute-puissance de l'argent est naïvement exprimée dans les dernières paroles du cardinal Winchester; il disait en mourant: «Comment est-il donc possible que je meure, étant si riche? Quoi! l'argent ne peut donc rien à cela?» (Ibid.)
373: Lewis. Richard II prit Wicleff pour son chapelain. Voy. dans Walsingham la grande scène où Wicleff est soutenu par les princes et les grands contre l'évêque et le peuple de Londres.
374: Turner.
375: Henri II, Jean, Édouard II, Richard II, Henri VI, Charles Ier.
376: Il avait été banni par Richard II, et son temporel confisqué.
377: Henri IV, intimement uni aux évêques d'Angleterre, commença son règne par leur donner des armes contre les trois genres d'ennemis qu'ils avaient à craindre: 1o contre le pape, contre l'invasion du clergé étranger; 2o contre les moines (les moines achetaient des bulles du pape pour se dispenser de payer la dîme aux évêques); 3o contre les hérétiques. (Statutes of the Realm.)
378: Les diocésains peuvent faire arrêter ceux qui prêchent ou enseignent sans leur autorisation et les faire brûler en lieu apparent et élevé: «In eminenti loco comburi faciant.»—«And them before the people in an high place do to be burnt.» (Ibid.)
379: Turner. En 1430 il n'en était plus ainsi; tout revenait au roi.
380: Ces conditions étaient plus humiliantes qu'aucune de celles qui avaient été imposées à Richard II. Il devait prendre seize conseillers, se laisser guider uniquement par leurs avis, etc.
381: «Le droit de primogéniture met de la rudesse dans les rapports du père au fils aîné. Celui-ci s'habitue à se considérer comme indépendant; ce qu'il reçoit de ses parents est à ses yeux une dette plus qu'un bienfait. La mort d'un père, celle d'un frère aîné, dont on attend l'héritage, sont sur la scène anglaise l'objet de plaisanteries que l'on applaudit et qui chez nous révolteraient le public.» (Mme de Staël.)—Je ne puis m'empêcher de rapprocher de ceci le mot de l'historien romain dans son tableau des proscriptions: «Il y eut beaucoup de fidélité dans les épouses, assez dans les affranchis, quelque peu chez les esclaves, aucune dans les fils; tant, l'espoir une fois conçu, il est difficile d'attendre!» (Velleius Paterculus.)
382: Le fils négociait avec le parti de Bourgogne, tandis que le père se rapprochait du parti d'Orléans.
383: C'était comme nos écoles buissonnières du seizième siècle.
384: Il est dit toutefois dans Henri V que Falstaff parlait «contre la prostituée de Babylone». App. 160.
385: Le roi lui demanda pourquoi il emportait sa couronne, et le prince lui dit: «Monseigneur, voici en présence ceux qui m'avoient donné à entendre que vous estiez trépassé; et pour ce que je suis votre fils aîné...» (Monstrelet.)
386: Tellement que l'archevêque de Cantorbéry hésitait à l'attaquer, le croyant encore ami du roi. (Walsingham.)
387: «Repente mutatus est in virum alterum... cujus mores et gestus omni conditioni, tam religiosorum quam laïcorum, in exempla fuere.» (Walsingham.)
388: Statutes of the Realm.
389: L'examen d'Oldcastle par l'archevêque est très curieux dans l'histoire du moine Walsingham; il est impossible de tuer avec plus de sensibilité; le juge s'attendrit, il pleure; on le plaindrait volontiers plus que la victime. App. 161.
392: Walsingham y croit. Mais Turner voit très bien que ce n'était qu'un faux bruit.
393: Jamais le roi de France n'avait envoyé à celui d'Angleterre une ambassade aussi solennelle; il y avait douze ambassadeurs, et leur suite se composait de cinq cent quatre-vingt-douze personnes. (Rymer.)
394: Outre les canonniers, ouvriers, etc. Quinze cents bâtiments de transport. App. 164.
395: Sous Charles VI, sous Louis XIII, etc.
396: Les scrupules d'Henri allèrent jusqu'à refuser le service d'un gentleman qui lui amenait vingt hommes, mais qui avait été moine, et n'était rentré dans la vie séculière qu'au moyen d'une dispense du pape. Ces dispenses étaient le sujet d'une guerre continuelle entre Rome et l'Église d'Angleterre.
397: Le roi n'en avait pas; mais plusieurs villes, telles que La Rochelle, Dieppe, etc., en avaient un assez grand nombre.
398: Le serviteur des ducs de Bourgogne, qui depuis fut leur héraut d'armes, sous le nom de Toison d'Or, avoue ceci expressément: «Y allèrent à puissance de gens, jà soit (quoique) le duc de Bourgogne mandât par ses lettres patentes, que ils ne bougeassent, et que ne servissent ni partissent de leurs hostels, jusques à tant qu'il leur fist sçavoir». (Lefebvre de Saint-Remy.)
402: Règlement de 1386. Voy. Sir Nicolas.
403: La noblesse était animée par la honte d'avoir laissé prendre Harfleur. Le Religieux exprime ici avec une extrême amertume le sentiment national: «La noblesse, dit-il, en fut moquée, sifflée, chansonnée tout le jour chez les nations étrangères. Avoir sans résistance laissé le royaume perdre son meilleur et son plus utile port, avoir laissé prendre honteusement ceux qui s'étaient si bien défendus!»
408: «Comme il fut dit au roy d'Angleterre que il avoit passé son logis, il s'arrêta et dit: «Jà Dieu ne plaise, entendu que j'ai la cotte d'armes vestue, que je dois retourner arrière.» Et passa outre». (Lefebvre.)
410: Henri avait des Gallois et des Portugais. On a vu déjà qu'il avait des gens du Hainaut.
411: Powel, Turner.
412: Lefebvre de Saint-Remy.
413: «Car il avoit coustume d'en oyr chascun jour, trois l'une après l'autre.» (Jehan de Vaurin, ms.)
414: Quatre mille archers, sans compter de nombreuses milices, les Parisiens avaient offert six mille hommes armés; on n'en voulut pas. Un chevalier dit à cette occasion: «Qu'avons-nous besoin de ces ouvriers? nous sommes déjà trois fois plus nombreux que les Anglais.» Le Religieux remarque qu'on fit la même faute à Courtrai, à Poitiers et à Nicopolis, et il ajoute des réflexions, hardies pour le temps.
415: Tous, dit le Religieux, voulaient être à l'avant-garde: «Cum singuli anti-guardiam poscerent conducendam... essetque inde exorta verbalis controversia, tandem tamen unanimiter (proh dolor!) concluserunt ut omnes in prima fronte locarentur.»—C'est ainsi que le grand-père de Mirabeau nous apprend qu'au pont de Cassano les officiers furent au moment de tirer l'épée les uns contre les autres, tous voulant être les premiers au combat. (Mémoires des Mirabeau.)
416: Les archers anglais poussaient l'arc avec le bras gauche, ceux de France tiraient la corde avec le bras droit; chez ceux-ci c'était le bras gauche, chez ceux-là le bras droit qui restait immobile. M. Gilpin attribue à cette différence de procédé celle d'expression dans les deux langues: tirer de l'arc, en français; bander l'arc, en anglais.
417: «Maintenant, frappe!» (Monstrelet.)
418: Les fantassins même avaient peine à marcher: «Propter soli mollitiem... per campum lutosum.» (Walsingham.)
419: Titus Livius.
420: Monstrelet.—Quelques-uns disaient aussi que le roi d'Angleterre avait envoyé des archers derrière l'armée française; mais les témoins oculaires affirment le contraire.
423: C'est justement de l'historien bourguignon que nous tenons ce détail. (Monstrelet.)
425: «Let his grief be turned upon his head.» (Ms., Sir Nicolas.)
426: Le connétable fut très heureux en cela; sa mort répondit à ceux qui l'accusaient de trahir. App. 176.
428: Le Religieux.
429: Mémoire d'Artus III.
430: «Princeps presbyterorum.» (Walsingham.)
431: Monstrelet.
432: Lefebvre de Saint-Remy.
433: Idem.
434: Et pourtant il s'en fallait bien qu'ils fussent de même parti, il y avait certainement des partisans de Mortimer et des partisans de Lancastre, des lollards et des orthodoxes.
435: «Et ce... j'ai ouï dire au comte de Charolois, depuis que il avoit atteint l'âge de soixante-sept ans.» (Lefebvre de Saint-Remy.)
438: Mon très bon hôte et ma très doulce hôtesse...
440: Il y avait d'autres poètes parmi les prisonniers d'Azincourt, entre autres le maréchal Boucicaut.
443: César, qui était poète aussi, et qui avait tant d'esprit, appela sa légion gauloise l'alouette (alauda), la chanteuse...
444: Il y a pourtant un vif mouvement de passion dans les vers suivants:
Dieu! qu'il la fait bon regarder,
La gracieuse, bonne et belle!
..........
Qui se pourroit d'elle lasser?
Tous jours sa beauté renouvelle.
Dieu! qu'il la fait bon regarder,
La gracieuse, bonne et belle!
Par deçà, ni delà la mer,
Ne scays dame ni demoyselle
Qui soit en tout bien parfait telle.
C'est un songe que d'y penser!
Dieu! qu'il la fait bon regarder.
(Charles d'Orléans.) App. 183.
446: Peu m'importe de savoir l'auteur des vers de Clotilde de Surville; il me suffît de savoir que Lamartine, très jeune, les avait retenus par cœur. Personne n'ignore maintenant que le second volume est l'ouvrage de l'ingénieux Nodier.
447: Perlin s'en plaignait déjà au seizième siècle: «Il me desplaît que ces vilains estans en leur pays nous crachent à la face, et eulx estans à la France, on les honore et révère comme petits dieux.» (1558.)
449: Le Religieux de Saint-Denis est dès ce moment tout Armagnac; c'est un grand témoignage en faveur de ce parti, qui était en effet celui de la défense nationale.
450: Et des ballades. App. 186.
451: À en croire l'historien même du parti bourguignon, le chanoine et les autres conjurés voulaient massacrer les princes «le jour de Pasques, après dyner.» (Monstrelet.)
452: «Messire Loys Bourdon allant de Paris au bois (de Vincennes)... en passant assez près du Roy, lui fist la révérence, et passa outre assez legièrement... (on l'arrêta). Et après, par le commandement du Roy, fut questionné, puis fut mis en un sacq de cuir et gecté en Saine; sur lequel sacq avoit escript: Laissez passer la justice du Roy.» (Lefebvre de Saint-Remy.)
453: «Et pour loger les gens des capitaines armagnacs furent les povres gens boutés hors de leurs maisons, et à grant prière et à grant peine avoient-ils le couvert de leur ostel, et cette laronaille couchoient en leurs licts.» (Journal du Bourgeois.)
455: Walsingham.
457: Il le fit avec ménagement, déclarant que c'était un emprunt, et assignant un revenu pour remplacer les châsses. Néanmoins les moines de Saint-Denis lui déclarèrent que ce serait dans leurs chroniques une tache pour ce règne: «Opprobrium sempiternum... si redigeretur in chronicis...» (Le Religieux.)
458: Armagnac persévérait dans son attachement au vieux pape du duc d'Orléans, au pape des Pyrénées, à l'Aragonais Pedro de Luna (Benoît XIII), condamné par les conciles de Pise et de Constance. App. 189.
459: Depuis longtemps, c'était l'unique vœu du peuple: «Vivat, vivat, qui dominari poterit! dum pax...» (Le Religieux.)—Pendant le massacre de 1418, on criait de même: «Fiat pax!»
460: «Jeunes compagnons du moyen estat et de légère volonté, qui autrefois avoient été punis pour leurs démérites.» (Monstrelet.)