[130] Cressy est un gentilhomme. (T.)
[131] Son amant, se mourant d'amour.
[132] On lit dans la Rechute amoureuse:
Le vers cité par Tallemant l'a sûrement été de mémoire, car on trouve l'autre dans le Miscellanea de 1652, comme dans l'édition Elzevir de 1663, et vraisemblablement dans toutes les réimpressions des poésies de Ménage.
[133] Voyez le Discours sur l'Héautontimoruménos de Térence et la Réponse de Ménage dans les Miscellanea; Paris, 1652, in-4o.
[134] Vita Gargilii Mamurræ Parasitopædagogi, scriptore Marco Licinio, dans les Miscellanea déjà cités.
[135] Maltalent, du mot italien maltalento, mauvaise volonté, disposition défavorable.
[136] L'abbé de Retz étoit déjà coadjuteur. (T.)
[137] Voyez plus haut la note sur l'abbé Pauquet, page 96 de ce volume.
[138] C'étoit un gouverneur des pages de M. d'Orléans, qui avoit fait un voyage. (T.)
[139] C'étoit à la fin de 1649. (T.)
[140] Marie de Rabutin-Chantal, dame de Sévigné, notre immortelle épistolaire. Il y avoit une autre dame de Sévigné (ou Sévigny), belle-tante de Marie de Rabutin; c'étoit la mère de madame de Lafayette qui avoit épousé, en secondes noces, le chevalier René Renaud de Sévigné.
[141] Débauche.
[142] Paroles du Cid, acte 2, scène 9.
[143] Depuis évêque d'Avranches. (T.)
[144] Mademoiselle de Rambouillet épousa le comte de Grignan, comme on l'a déjà vu plus haut.
[145] Il n'a pas osé mettre Gilles. (T.)
[146] On a vu précédemment un article sur ce poète ridicule.
[147] Trillepert étoit l'un des fils du président Aubry. (Voyez l'article de la présidente Aubry et de son mari.)
[148] Avis à M. Ménage sur son Églogue intitulée Christine. Cette pièce a été réimprimée par La Monnaie dans son Recueil de pièces choisies. La Haye, 1714, in-8o, 1re partie, p. 277.
[149] Gilles Boileau, frère aîné de Despréaux.
[150] Indication de ces vers de la deuxième églogue de Ménage:
[151] La Vie et la Morale d'Épictète; cela est imprimé pour la deuxième fois. (T.)
[152] Ce M. Lefèvre est président des bureaux des trésoriers de France, à Soissons. Ce fut autrefois le premier intendant qu'on envoya en Lorraine; il ne tint qu'à lui d'y gagner deux cent mille écus. Tout le conseil étoit étonné de la fidélité et de l'intégrité de cet homme: il en eut pour toute récompense le remboursement d'un office de vingt mille écus qui avoit été supprimé. En voici un exemple. Il amassa de lui-même pour plus de quatre cent mille livres de grains de çà et de là, sans que la cour le sût; il eut ordre d'en acheter pour l'armée qui y alloit. Il manda qu'il en avoit déjà pour quatre cent mille livres. Il n'y avoit rien plus aisé que de prendre tout cet argent. Il n'a pas été employé depuis. (T.)
[153] Sauval est un garçon de Paris qui fait trois volumes in-folio, intitulés: Paris ancien et moderne, où il remarque tout ce qu'il y a de beau. Ce travail sera utile. Furetière disoit: «Les gens de lettres qui voient cela disent: Je pense que pour ce qui est de la peinture et de l'architecture, il en parle bien; mais pour le reste, ce n'est point bien écrit; et que les peintres et les architectes disent: Nous croyons que cela est bien écrit; mais il ne parle point bien de l'architecture ni de la peinture.» (T.)
Les recherches de Sauval ont été publiées depuis en trois volumes in-folio, sous le titre d'Antiquités de Paris.
[154] Guy de Laval Bois-Dauphin, dit le marquis de Laval, mort en 1646.
[155] Henri d'Escoubleau de Sourdis, frère du cardinal de ce nom, fut nommé archevêque de Bordeaux après la mort de son frère, et lui succéda en 1628. Par un abus très-commun en ce temps, il allia les commandements militaires aux dignités de l'Église.
[156] Tallemant nous semble ici confondre Henri de Sourdis avec le cardinal, son frère. Henri n'a pas été revêtu de la pourpre. Ses différends avec le duc d'Épernon lui ont donné de la célébrité.
[157] Son mari fut tué à Aire. (T.)
[158] C'étoit vraisemblablement l'hôtel qui est maintenant une succursale de la Légion-d'Honneur. Il appartenoit, avant la révolution, à M. de Corberon dont il portoit le nom.
[159] Cela me fait souvenir d'un enfant qui, voulant écrire au valet-de-chambre de son père, sans lui mettre monsieur, mit à Chaumat, Chaumat; c'étoit le nom du valet, et celui de l'enfant c'est Marbaut, dont il sera parlé dans l'Historiette de la Gaillonnet. (T.)
[160] C'étoit vraisemblablement Bonne de Pons, depuis marquise d'Heudicourt, amie de madame de Maintenon. On verra plus bas, dans l'article de M. de Guise, petit-fils du Balafré, comment mademoiselle de Pons vint à la cour, et y fut nommée fille d'honneur de la reine Anne d'Autriche.
[161] Mademoiselle de Chalais étoit dame de compagnie de la marquise de Sablé. Voiture lui a adressé plusieurs lettres.
[162] Pierre-César Du Cambout, marquis de Coislin, colonel-général des Suisses.
[163] Loisel, curé de Saint-Jean en Grève. (T.)
[164] Léon d'Aubusson, comte de La Feuillade, tué à la bataille de Lens, en 1647. C'étoit le frère aîné du maréchal de La Feuillade.
[165] Le chevalier de Rivière fit une chanson sur l'air de Catane la belle jardinière:
Le chevalier de Rivière a fait beaucoup de chansons et vaudevilles; on lui attribue les recueils de ces sortes de pièces.
[166] Boutaut, de Tours. (T.)
[167] Il lui assigna son douaire sur une pièce de vingt francs; c'est qu'il tira un quadruple, quand il fallut donner une pièce, comme on les épousoit. (T.)
[168] Un baigneur célèbre. (T.)
[169] Saint-Etienne, dont le père étoit gouverneur de Château-Renault, avoit enlevé, à Reims, mademoiselle de Sallenauve, et il s'étoit battu en duel. (Voyez plus bas l'article de mademoiselle de Sallenauve.)
[170] Poncet avoit droit à cette cure en vertu de l'Indult, qui appartenoit à son frère, comme maître des requêtes.
[171] Une des terres que le chancelier a eues à vil prix. (T.)
[172] Aujourd'hui évêque de Léon. (T.)
[173] Jacques Esprit, de l'Académie françoise, né à Béziers en 1611, mourut dans sa patrie en 1678.
[174] Frère de Louis XIV, depuis duc d'Orléans, et père du régent.
[175] On a de l'abbé Esprit le livre de la Fausseté des vertus humaines, ouvrage médiocre, qui est une faible contre-épreuve des Maximes du duc de La Rochefoucauld. On croit qu'il n'a pas été étranger à la composition de ce dernier ouvrage, et que la marquise de Sablé y a aussi eu quelque part.
[176] Jean-François Sarrazin, né en 1605, mort en 1655.
[177] L'amant de mademoiselle Paulet. (T.)—C'étoit un docteur en théologie, mais Tallemant dit lui-même qu'on n'en a pas médit. (Voyez l'article de mademoiselle Paulet, t. 1, p. 196.)
[178] Jean de Montereul, frère de Mathieu, duquel on a des lettres et de jolis madrigaux. Il n'existe rien d'imprimé de l'académicien.
[179] Le petit Courtin qui avoit été à Munster; il est maître des requêtes.
[180] Daniel de Cosnac, évêque de Valence. Le huitième livre des Mémoires de Choisy lui est presque entièrement consacré. (Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, deuxième série, tome 63, p. 36.)
[181] Jean-Gaspard Ferdinand, comte de Marchin (on prononçoit Marsin) et du Saint-Empire; il quitta le service de France en 1653 pour passer à celui d'Espagne. C'est le père du maréchal de Marchin.
[182] On a du marquis de Chouppes des Mémoires importants qu'on regrette de ne pas trouver dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France. Ils forment deux parties in-12. (Paris, Duchesne, 1753.)
[183] On surprit une lettre de Sarrazin au cardinal Mazarin, qui commençoit ainsi: «Ce petit bossu, qui fait le vaillant et qui ne l'est pas, vous demande de l'argent pour donner à des gens qui ne vous aiment point.» Le prince de Conti, sur cela, lui dit en particulier (il n'y avoit que le P. Talon, Jésuite, autrefois son précepteur, et un valet-de-chambre): «Traître, tu mériterois que je te fisse jeter par les fenêtres; va, que je ne te voie jamais.» A deux jours de là, le P. Talon, à la prière de Sarrazin, qui pleuroit comme une vache, obtint que cet homme lui donnât la comédie; et il se mit à bouffonner si plaisamment, que le pauvre prince lui sauta au cou. (T.)
[184] Pierre Lenet. On a de lui des Mémoires assez importants; ils font partie de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, dont ils forment le cinquante-troisième volume.
[185] Ce Matha devoit être un frère de Barthélemy de Bourdeille, baron de Matha, ou Mata, ou Mastas. Barthélemy mourut en 1640, laissant un fils posthume. Ce ne peut donc être ni le père ni le fils. Il est vraisemblable que celui dont parle Tallemant est ce Matha dont Hamilton raconte des traits si plaisants dans ses Mémoires de Grammont.
[186] Le P. Talon dit que la femme ne fut point empoisonnée; que son mari, qui étoit bon gentilhomme, l'épargnoit à cause de ses parents qui étoient plus de qualité que lui; il empoisonnoit les galants d'un poison bien lent. Il croit que M. de Candale en est mort, comme Sarrazin lui fit envie de coucher avec cette femme, lui disant qu'il n'en avoit jamais trouvé de si agréable... (T.)
[187] On a de Sarrazin un poème badin intitulé: Dulot vaincu, ou la Défaite des bouts rimés. L'un des éditeurs possède un imprimé en huit pages in-4o, intitulé: la Défaite des bouts rimés, poème héroïque, par M. Sarrazin, avec les éloges et acclamations des plus beaux esprits de ce temps. On y lit un Avertissement de l'imprimeur au lecteur, par Pellisson, et quelques pièces de vers dont deux sont d'Ysarn. Cette brochure s'est trouvée dans des portefeuilles de Tallemant des Réaux, qui font partie de la bibliothèque de M. Monmerqué. Tallemant y a joint la note suivante: «Sarrazin avoit fait la Défaite des bouts rimés, mais il ne la vouloit point donner. C'étoit du temps du mariage du prince de Conti. Pour lui faire malice, Pellisson et Ysarn firent imprimer ceci pour le faire crier devant la porte de Sarrazin. Ce qu'il y eut de meilleur, c'est que l'imprimeur trouvoit la préface admirable.» Cette préface est une véritable facétie.
[188] Ils s'appellent L'Argentier en leur nom. (T.)
[189] Pierre de Bellegarde, dit le marquis de Montbrun, seigneur de Souscarrière.
[190] Ce petit homme étoit une espèce de m........ et d'escroc. On a dit de lui dans un vaudeville:
Ses deux filles sont du métier. Ce qu'il y a d'extraordinaire en cet homme, c'est qu'il étoit aussi franc athée qu'on en ait jamais vu: à sa mort il ne se vouloit point confesser. M. de Chavigny, qu'il appeloit Eumènes, parce qu'il étoit secrétaire comme Eumènes, y alla pour le persuader à se confesser. «Bien, lui dit-il, Eumènes, je le ferai pour l'amour de vous, et à condition que le grand prototrosne (il nommoit ainsi le cardinal de Richelieu) croira que je meurs son serviteur.» Sa femme lui dit: «Si vous ne vous confessez pas, nous voilà ruinés; on ne nous paiera plus notre pension.» Il se confessa donc, et en se confessant, il disoit à sa femme: «Voyez, ma mie, ce que je fais pour vous.» (T.)—Eumènes a été secrétaire de Philippe, roi de Macédoine, et ensuite d'Alexandre le Grand.
[191] Le Père Anselme a été la dupe de cette reconnoissance; et qui ne l'auroit été, puisqu'il y avoit des lettres de légitimation? Voici la mention de ce généalogiste: «Fils naturel de Roger de Saint-Lary, duc de Bellegarde, et de Michelle ou Léonarde Aubin ou Aubert, femme absente de son mari; Pierre de Bellegarde, dit le marquis de Montbrun, seigneur de Souscarrière, près de Grosbois en Brie, fut légitimé par lettres du mois d'avril 1628, etc.» (Histoire généalogique de la maison de France, t. 4, p. 307.)
[192] Une fois chez M. d'Olonne, à propos d'un bâtard d'Espagne, Montbrun dit qu'en France on traitoit trop mal les bâtards, etc. Quelqu'un dit: «De quoi se plaint-il? on sait ce que sa mère étoit, une fort honnête femme.» C'est que beaucoup de gens disent que M. de Bellegarde n'avoit point couché avec elle, et qu'il disoit qu'au moins n'en avoit-il nul souvenir. Il étoit fils d'un loueur de chevaux, premier mari de la pâtissière (T.)
[193] Voyez les Antiquités de Paris par Sauval, t. 1, p. 192.
[194] Elle s'appeloit Anne des Rogers; son père étoit intendant de la duchesse Nicole de Lorraine. Elle mourut le 20 août 1650. (Voyez le père Anselme au lieu cité.)
[195] Étant à la campagne avec sa femme, il surprit une lettre d'elle à Villandry; il la mena dans le parc, puis il la fit entrer dans un cabinet qui y étoit, et là lui dit en lui montrant sa lettre qu'elle priât Dieu. Ce ne fut point pour faire semblant, car il tira une baïonnette, et lui voulut donner un coup qu'elle para, et eut deux doigts blessés. Voyant son sang, il en eut pitié, et lui pardonna, mais à condition de ne se voir jamais. Il servit deux mille louis d'or dans un plat au roi d'Angleterre en un repas à Paris. Il eut l'insolence de faire prendre le deuil de la duchesse de Lorraine (Nicole) à un bâtard qu'il avoit. (T.)
[196] Charles-Henri de Bellegarde, fils naturel de Souscarrière et de Jeanne Corolin, fut légitimé et anobli en décembre 1652. Il mourut en 1668, au retour de l'expédition de Candie. (Voyez le P. Anselme audit lieu). Plus bas Tallemant dit que ce jeune homme fut noyé en revenant de Gigery.
[197] Roger de Saint-Lary, duc de Bellegarde, grand écuyer de France, prétendu père de Souscarrière. Il mourut à l'âge de quatre-vingt-trois ans, en 1646.
[198] C'étoit du temps de M. de Rohan. (T.)
[199] Henri de Lorraine, duc de Guise, né à Paris en 1614, mort à Paris en 1664.
[200] La fille de cette dame de Joyeuse a été la comtesse de Brosses. (Voyez l'article de Maucroix.)
[201] Elle s'appeloit Toussine. (Voyez l'article de Maucroix.)
[202] Cette actrice mourut en 1670; on l'apprend par une lettre en vers de Robinet, citée par les frères Parfaict dans l'Histoire du Théâtre-François, t. 11, p. 119. Elle jouoit les grands rôles tragiques. Son mari, acteur comme elle, a composé plusieurs pièces, et particulièrement la comédie des Coteaux, ou les Marquis friands, dont on se souvient à cause de la troisième satire de Despréaux. (Histoire du Théâtre-François, t. 8, p. 264.)
[203] Voyez l'article de madame d'Avenet et de la princesse Palatine, à la suite de l'article de Marie de Gonsague, reine de Pologne, leur sœur, t. 2, p. 435.
[204] Le Prince de Joinville, l'aîné, ne fit qu'une seule campagne, en Piémont, l'année que le Roi naquit. Il se déroba ou feignit de se dérober, et alla servir Madame; il mourut de maladie au retour. Il étoit bien fait et fort civil; il étoit accordé avec mademoiselle de Bourbon. (T.)
[205] Les couleurs d'Espagne.
[206] Bonne de Pons, depuis marquise d'Heudicourt. Elle devoit être très-belle, malgré ce que Tallemant en dit quelques lignes plus bas, car elle fut sur le point de devenir la maîtresse de Louis XIV, et de l'emporter sur madame de La Vallière. (Voyez les Souvenirs de madame de Caylus, dans la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 66, p. 443.)
[207] Elle s'appeloit Honorée de Glimes, et étoit fille de Geoffroy, comte de Grimberg. Elle étoit veuve d'Albert Maximilien de Hennin, comte de Bossu. Son mariage avec le duc de Guise fut célébré le 11 novembre 1641.
[208] Le nom est en blanc dans le manuscrit.
[209] M. Beffara, dont on connoît les patientes et utiles recherches, a retrouvé sur les registres de la paroisse de Saint-Eustache, à Paris, sous la date du 3 juin 1635, l'acte de naissance de Philippe Quinault; il y est dit être fils de Thomas Quinault, maître boulanger, et de Perrine Riquier. Quinault n'a jamais servi Tristan l'ermite, mais ce poète l'avoit élevé avec son propre fils qu'il perdit fort jeune. Pénétré de reconnoissance, Quinault demeura près de Tristan, et il tâcha, par ses soins assidus, de le consoler dans sa douleur. (Voyez la Notice sur Quinault, à la tête de ses Œuvres choisies; Paris, Crapelet, 1824, in-8o, p. 5.)
[210] Chrétienne de France, duchesse de Savoie, fille de Henri IV.
[211] On joint ici une lettre de la princesse de Savoie au cardinal de Richelieu, relative à madame Dalot. Elle fait partie de la collection d'autographes de M. Monmerqué, un des éditeurs:
«Monsieur mon cousin,
«Je vous ay fait une prierre sur un fait qui regarde l'Eglise et la religion; je m'asseure que ces raisons vous auront esmue, oultre ma considération, à y porter vostre assistance; de quoy j'ay désiré de vous remercier. Le Roy et la Reyne madame ma mère m'ont fort obligée de considérer à ma prierre les justes plaintes de cette damoiselle fort persécutée en hayne de sa conversion. Je recepveray à beaucoup de faveur sy vous les assistez et secondez les intentions de leurs majestés, affin qu'elle obtienne justice du tort que beau père et mère luy ont fait en sa personne et en ses biens. Le sieur Dallot, son mary, va interiner son abolition. Je vous recommande l'un et l'autre en la suite de cest affaire, parce que je serois bien ayse de les mettre en repos, et que je crois en cela faire une grande charité, en quoy je m'asseure vous voudrez prendre part, et me tesmoigner que vous avez agréables mes prierres, vous asseurant que j'estime tousjours très-véritablement vostre amitié, et que je vous continue la mienne, comme estant,
Monsieur mon cousin,
Vostre affectionnée cousine,
Chrestienne.
De Thurin, le 3 janvier 1626.»
[212] Antoine, baron de Roquelaure, né en 1543, maréchal de France en 1615, mort à Lectoure en 1625.
[213] Frelaure, ou frelore, vieux mot qui vient de verloren, qui signifie en allemand, perdu, gâté. Pendant les guerres de religion, les Landsknechté ou Lansquenets avoient introduit beaucoup de mots dérivés de l'allemand dans la langue françoise.
[214] Il a été intendant de Lyon. La spirituelle madame de Coulanges étoit sa fille.
[215] Voyez plus bas l'article de madame d'Orgères.
[216] Il y avoit un maréchal-ferrant de ce nom-là à la rue Saint-Antoine, qui avoit un mouton qui le suivoit partout; il lui disoit toujours: «Plus tu deviens grand, plus tu deviens bête.» Cela a fait un proverbe: il ressemble au mouton de Pelloquin, plus il devient grand, plus il devient bête. (T.)
[217] Pierre de Boissat, de l'Académie françoise, mourut en 1662, âgé de cinquante-huit ans.
[218] Pellisson a donné la relation détaillée de ce différend. On y lit toutes les pièces du procès, à l'exception de la première lettre dans laquelle Boissat racontoit les traitements dont il se plaignoit. On voit plus bas qu'il en avoit demandé lui-même la suppression. (Voyez l'Histoire de l'Académie françoise; Paris, 1730, t. 1, p. 183.)
[219] Marie-Madeleine-Pioche de La Vergne, depuis comtesse de La Fayette, auteur de Zayde et de la Princesse de Clèves. Aymar de La Vergne, son père, étoit gouverneur du Havre. Il nous semble qu'on ignoroit jusqu'à présent qu'il eût été attaché à l'éducation du maréchal de Brézé.
[220] Rénée-Éléonore de Bouillé, princesse, femme du comte Du Lude. Madame de Sévigné la présente aussi dans ce caractère, mais elle la peint de cette manière qui lui est propre: c'étoit en 1672, au moment où l'armée se rendoit sur les bords du Rhin. «Je fus hier à l'Arsenal,...... je trouvai La Troche qui pleuroit son fils, et la comtesse Du Lude qui pleuroit son mari: elle avoit un chapeau gris, qu'elle enfonçoit dans l'excès de ses déplaisirs; c'étoit une chose plaisante; je crois que jamais chapeau ne s'est trouvé à pareille fête: j'aurois voulu ce jour-là mettre une coiffe ou une cornette. Enfin ils sont partis tous deux ce matin, la femme pour le Lude, et le mari pour la guerre.» (Lettre à madame de Grignan, du 27 avril 1672.)
[221] Cécile-Élisabeth Hurault de Cheverny, petite-fille du chancelier, avoit épousé, en 1645, François de Paule de Clermont, marquis de Montglas. Elle a été maîtresse de Bussy-Rabutin, qu'elle abandonna dans sa disgrâce. Le comte se vengea en la faisant peindre sous les traits de la Fortune, avec cette devise: Ambo leves, ambo ingratæ. (Voyez les Souvenirs d'une visite aux ruines d'Alyse, et au château de Bussy-Rabutin, par M. Corrard de Breban; Troyes, 1833, in-8o, pag. 18.)
[222] Marie de Bailleul, mariée, en 1645, à Louis Châlons Du Blé, marquis d'Uxelles, mère du maréchal. Son mari étoit gouverneur de Châlons, et n'étoit pas riche. Elle passoit pour galante; on fit sur elle le couplet suivant:
(Airs et vaudevilles de cour, dédiés à Mademoiselle; Paris, Sercy, 1665, p. 295.)
[223] Pertharite, tragédie de Pierre Corneille, ne fut représentée qu'une seule fois, en 1653.
[224] Il s'étoit attaché au comte de Fiesque, quand ce dernier fut relégué en Normandie. Segrais est de Caen. (T.)
[225] Comédie de Thomas Corneille, en cinq actes, représentée en 1653.
[226] Antoine de Roquelaure, chevalier de Malte. On dit dans Morery que ce chevalier mourut jeune. Les généalogies dans ce Dictionnaire ont été fournies par la famille. On verra par la suite de cet article que les Roquelaure avoient intérêt à dissimuler l'existence du chevalier.
[227] Un jour qu'il jouoit et perdoit, il blasphéma tant, qu'un orage étant survenu, tout le monde eut peur et se retira; il demeura seul à dîner, et disoit en regardant le ciel: «Tonne, tonne, mordieu! tonne; tu penses me faire peur.» Un nommé Frissart, grand joueur de paume et grand blasphémateur, fit un jour venir un maçon pour lever un carreau d'un jeu de paume, où il y avoit, disoit-il, un diable dessous. Il fallut le lever, et il fit mille signes de croix avant qu'on le remît. (T.)
[228] Ce brave fut tué en second par un bâtard de Montauron qu'il vouloit marquer, disoit-il, sur le nez. (T.)
[229] Henri-Hurault de L'Hôpital, seigneur de Belesbat, fut reçu conseiller au Parlement en 1633. Il devint ensuite maître des requêtes, et mourut en 1684.
[230] Il est parlé de ce maître des requêtes dans l'Historiette de Roquelaure. (T.)
[231] Ce Laigues est mêlé dans toutes les intrigues du temps. Il étoit fort lié avec Montrésor; le cardinal de Retz en parle fréquemment dans ses Mémoires.
[232] Renée de Flexelles, fille de Jean de Flexelles, seigneur de Bregy. Elle se maria en 1637, et mourut en 1707.
[233] Vespériser, réprimander. Cette expression, tout-à-fait hors d'usage, est dérivée du mot vespérie: on appeloit ainsi le dernier acte de théologie que devoit soutenir le licencié avant de prendre le bonnet de docteur; cet acte se faisoit la veille au soir du jour où devoit avoir lieu la réception; celui qui présidoit donnoit au répondant quelques avis, qui pouvoient bien quelquefois sentir la réprimande. (Voyez le Dict. de Trévoux.)
[234] Paul-Hurault de L'Hôpital, prieur de Saint-Benoît-du-Sault, mort d'apoplexie le 7 mars 1691.
[235] Brancas, le fameux distrait, le Ménalque de La Bruyère.
[236] Le chevalier de Gramont, le héros d'Hamilton, et l'ami de Saint-Évremont.
[237] Jean-Louis Faucon de Ris, seigneur de Charleval, poète agréable et léger, dont les ouvrages, épars dans les Recueils du temps, ont été réunis en 1759 par Lefebvre de Saint-Marc, et publiées avec les Œuvres de Saint-Pavin, de Lalanne et de Montplaisir.
[238] Il a été ambassadeur en Angleterre au moment de la révolution qui renversa les Stuarts. Il en est souvent parlé dans les Lettres de madame de Sévigné.
[239] François Le Coigneux de Bachaumont, auteur de quelques poésies légères; il n'est connu aujourd'hui que par le Voyage qu'il publia conjointement avec Chapelle.
[240] César Phœbus, maréchal d'Albret, porta le titre de comte de Miossens, ou Miossans, jusqu'au moment où il fut élevé à la dignité de maréchal de France.
[241] Cet alinéa a été écrit par l'auteur à la marge du manuscrit plusieurs années après ce qui précède. C'est ce qui explique la différence qu'on remarque entre deux passages qui se suivent d'aussi près.
[242] Gabriel Cotignon, seigneur de Chauvry, étoit secrétaire des commandements de la reine Marie de Médicis. Il devint, en 1613, généalogiste des ordres du Roi. Nicolas Cotignon, son fils, l'objet de l'article de Tallemant, succéda à son père dans cette charge.
[243] Elle s'appeloit Marie Royer, dame Du Breuil.
[244] Elle parle au mari. (T.)
[245] Cette madame Perrochel, une fois chez madame de Rohan, voyant des portraits, demanda de qui ils étoient. «Des princesses de Rohan, lui dit-on.—Jésus! vous m'étonnez, répondit-elle, ils sont blancs comme neige!» (T.)
[246] Elle sortit de Paris au blocus à la tête d'une compagnie de chevau-légers qu'avoit un Chaumont, parent du bonhomme Chaumont, beau-frère du président Le Bailleul; elle étoit déguisée en homme. On disoit à Chaumont: «Vous avez là un joli cadet.» Ce garçon faisoit entrer les jeunes gens de la cour tous les jours à Paris. Meret, une fois, pour avoir mal contenté ses porteurs, fut en danger, car ils crièrent: «Au Mazarin!» (T.)
[247] Madame de Choisy faisoit le charme de la haute société par les agréments de son esprit. Mademoiselle de Montpensier, madame de Brégis, Segrais, dans les Divertissements de la princesse Aurélie, et Somaize, dans le grand Dictionnaire des précieuses, ont fait d'elle les portraits les plus flatteurs. On a parlé ailleurs de cette dame avec quelque détail. (Voyez la Notice sur l'abbé de Choisy, en tête de ses Mémoires, dans la deuxième série des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 63, p. 123.)
[248] Louis Barbier, dit l'abbé de La Rivière, évêque de Langres. C'étoit le favori de Gaston, duc d'Orléans, quoique, dit le Gallia christiana, d'après tous les Mémoires du temps, il ne lui ait pas toujours tenu sa foi. C'étoit un véritable roué revêtu des habits d'un prélat.
[249] Secrétaire des commandements de Gaston, duc d'Orléans, dont il est souvent parlé dans les Mémoires de mademoiselle de Montpensier.
[250] Le président Tambonneau, il étoit à la chambre des comptes. On se souvient que Louis XIV fit, avec madame de Montespan, un couplet sur la présidente Tambonneau. (Œuvres de Louis XIV, tome 6, page 264.)
[251] Crosser; c'étoit un jeu qui consistoit à chasser une balle ou une pierre avec un bâton recourbé. (Dict. de Trévoux.) Ce jeu devoit beaucoup ressembler à celui du mail.
[252] On pourra juger de l'étendue de l'esprit de Françoise de Lorraine, duchesse de Vendôme, par ce passage d'une lettre écrite à Conrart, le 13 novembre 1665, par Marie-Éléonore de Rohan, abbesse de Malnoue. (Nous avons copié cette lettre sur l'original autographe qui fait partie du manuscrit de la Bibliothèque de l'Arsenal, no 151, in-4o, t. 2, p. 239)
«Il faut encore vous dire que madame de Vendôme, en remerciant le Roi des honneurs qu'il a fait rendre à M. de Vendôme, lui dit:—Il ne manque rien à ma satisfaction, sinon que M. de Vendôme vît lui-même les honneurs que Votre Majesté lui rend après sa mort; il en auroit été bien content, et moi aussi.—Je n'ai rien vu d'elle de plus joli que ce compliment, non pas même quand elle prioit Dieu afin que la mer ne fût point débordée durant que son fils de Beaufort seroit dessus.»
[253] Marie de Gonzague, qui devint reine de Pologne en épousant Wiesnovieski. «Ma mère, dit son fils, avoit un commerce réglé avec la reine de Pologne, Marie de Gonzague, avec madame royale de Savoie, Christine de France, avec la fameuse reine de Suède, et avec plusieurs princesses d'Allemagne.» (Mémoires de l'abbé de Choisy, deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, tome 63, page 153.)
[254] Henriette de La Guiche, veuve de Jacques de Matignon, comte de Thorigny, femme de Louis de Valois, duc d'Angoulême.
[255] Madame de Belesbat est sa fille.
[256] Ce passage de Tallemant donne le véritable nom de la comtesse de Brégis, ainsi c'est par erreur qu'elle a été appelée Charlotte de Saumaise dans une note des Œuvres de Louis XIV, t. 5, p. 19.
[257] Un homme de qualité qui, par amour, avoit épousé une gourgandine. Depuis elle consentit à la dissolution du mariage, et il épousa madame d'Auriac, sœur du maréchal de Villeroy. (T.)
[258] Cette lettre, quoique multipliée par des copies, n'a pas été insérée dans les Lettres et Poésies de madame la comtesse de B. (Brégis); Leyde, Antoine Du Val, 1666, petit in-12, ou Jean Sambix, 1668. Cette pièce, en effet, ne méritoit pas la publication, et Tallemant l'a bien jugée en la présentant comme un exemple de ridicule et d'affectation.
[259] Reichsthaler, pièce de monnoie allemande.
[260] Célèbre arquebusier. (T.)
[261] On a attribué au comte de Brégy, ou Brégis, les Mémoires de M. de ***, pour servir à l'histoire du dix-septième siècle; Amsterdam, 1760; 3 vol, petit in-8o. Cette opinion ne repose sur rien de solide. Voyez la Notice de M. Alexandre Petitot en tête de l'ouvrage, dans la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 58.
[262] Marc Duncan de Cérisante, né vers 1600, mort en 1648.
[263] Ce fut en prenant le parti des armes que Duncan adopta ce nom de roman. (T.)
[264] Anne Poussart, fille de François Poussart, marquis de Fors, seigneur du Vigean, dame d'honneur de la Reine, et ensuite de madame la Dauphine, veuve en premières noces de François-Alexandre d'Albret, sire de Pons, comte de Marennes, mariée en secondes noces à Armand-Jean Du Plessis, duc de Richelieu. Elle est morte en 1684.
[265] Hugues Grotius (ou de Groot), homme universel, poète, historien, diplomate. Il vint en France comme ambassadeur de Suède, en 1635, et il y remplit ces hautes fonctions pendant dix années. Né en 1583, il mourut en 1645.
[266] Alexandre, comte d'Oxenstiern, chancelier de Suède, et l'un des premiers hommes d'État de son temps. Né en 1583, il mourut en 1654.
[267] Gustave, comte de Horn, maréchal de Suède, et l'un des plus habiles généraux de Gustave Adolphe, mourut en 1657, à l'âge de soixante-cinq ans.
[268] Hugues de Lionne, secrétaire d'État au département des affaires étrangères, mort en 1671.
[269] Voir pour l'origine de ce surnom, t. 3, p. 179.
[270] Jacques Carpentier de Marigny, auteur d'une multitude de vaudevilles sur le temps de la Fronde. Son poème du Pain-Bénit, imprimé en 1673, est le plus connu de ses ouvrages. Marigny mourut en 1670.
[271] Ce garçon, pour avoir fait quelque insolence dans une débauche, fut battu par le comte Jacques de La Gardie, cadet du comte Magnus, et à tel point qu'il en mourut de regret. (T.)
[272] Elle épousa Gondran, fils de l'avocat Galland. (Voyez plus bas l'Historiette de madame Gondran.)
[273] Ce partisan avoit pris à ferme la taxe établie sur les gens aisés.
[274] C'étoit apparemment le nom du bourreau de ce temps-là.
[275] Depuis peu, Sainte-Hélène n'a pu se faire déclarer noble. (T.)—Il ne faut pas confondre ce frère de Cérisante avec le Cormier de Sainte-Hélène, l'un des juges du surintendant Fouquet.
[276] Esprit de Raimond de Mormoiron, comte de Modène, né en 1608, mort en 1673. On a de lui l'Histoire des révolutions de Naples, complément nécessaire des Mémoires du duc de Guise. Cet ouvrage, qui étoit devenu fort rare, a été réimprimé par les soins de M. le comte de Fortia-d'Urban, membre de l'Académie des inscriptions; Paris, Sautelet, 1826, ou Pellicier, 1827. Les exemplaires de cette dernière date sont de la même édition que ceux de 1826; mais, en réimprimant des titres, on a retranché la généalogie de la maison de Raimond-Modène.
[277] M. de Guise dit qu'il fut blessé en mettant chausses bas, et que ce fut à la jambe. La vérité est que ce fut au gros orteil. Lui, pour se comparer en quelque chose à Achille, écrivit à M. Chapelain qu'il eût mieux aimé que c'eût été au talon pour mourir de la mort d'Achille. (T.)
[278] Cet homme-là a tort; car moi j'ai eu curiosité à Saumur de lire ce testament; il y a dans le style du notaire, qui le prenoit pour un grand seigneur, quelques termes de châteaux et seigneuries; mais où il parle de lui, il n'y en a pas un mot. Son frère Sainte-Hélène, qui m'a montré ce testament, prétend qu'en 1641, qu'il fut à Constantinople, il y alla par ordre du cardinal de Richelieu. Il se peut faire qu'y voulant aller, il se fit donner quelque patente par la faveur de madame du Vigean auprès de madame d'Aiguillon. (T.)
[279] Diminutif de Charlotte.
[280] François Tallemant Des Réaux, abbé du Val-Chrétien, membre de l'Académie françoise, oncle de l'auteur de ces Mémoires, mourut en 1693.
[281] Sa femme étoit fille de Sarrau, secrétaire du Roi. (Mémoires de Conrart, dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, deuxième série, t. 48, p. 188).
[282] Leur famille.
[283] Cadet de Feuquières. (T.)
[284] Antoine Rambouillet de La Sablière, auteur de jolis madrigaux, publiés en 1680. M. Walkenaer, de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, a donné, sur ce poète, des détails jusqu'alors inconnus, dans l'article de la Biographie universelle qu'il lui a consacré, et dans la notice qu'il a placée à la tête de l'édition de ses Poésies diverses (Paris, Nepveu, 1825). Il a puisé ces détails dans les Mémoires de Tallemant Des Réaux que nous publions.
[285] Des privautés, de menues faveurs. (Dict. de Trévoux.)
[286] Gaspard Masclary, fils, secrétaire du Roi en 1636. (Voyez l'Histoire de la chancellerie de France, de P. Tessereau, t. 1, p. 403.)
[287] A l'enterrement de son père, il dit à un avocat: «Ferai-je porter le poêle par des avocats ou bien par des gens d'honneur?» (T.)—Ce mot prouve que Gondran, ce qui n'arrive que trop souvent, avoit la sottise de renier son origine, et de rougir de n'être pas né gentilhomme.
[288] La maison de Rambouillet située à Reuilly. Il en reste encore quelques murailles, et la porte d'entrée, à l'extrémité de la rue de Charenton. (Voyez la Vie de La Sablière, par M. le baron Walckenaer, à la tête des Poésies de cet auteur, p. 9.)
[289] Turcan, maître des requêtes, dont on verra plus bas l'historiette.
[290] L'un des fils de Clotaire, qui eut pour sa part le royaume d'Orléans, en 562.
[291] On appeloit un magistrat, monsieur maître; monsieur étoit l'expression d'honneur, et maître indiquoit le gradué.
[292] Messire n'appartenoit qu'aux nobles ou aux ecclésiastiques.
[293] C'est-à-dire qu'elle avoit du brillant, mais qu'en l'examinant avec attention, on ne lui reconnoissoit aucun mérite. (Voyez le Dict. de Trévoux.)
[294] C'étoit un assez sot homme; il se fâchoit si un laquais disoit, La Roche Gifflard, au lieu de La Roche Giffard. Il fut tué au combat du faubourg Saint-Antoine. (T.)
[295] Mot de jargon, terme de mépris, que nous n'avons vu nulle part. Peut-être faut-il prendre cette expression comme chorea, danse. Rabelais s'est servi du mot chorée dans ce dernier sens. (Voyez le Glossaire des Œuvres de Rabelais; Janet, 1823.)
[296] En mai 1645. (T.)
[297] Il mourut d'apoplexie à Charenton. (T.)
[298] Mademoiselle de Pons, qui épousa le marquis d'Heudicourt, et dont il est souvent question dans les livres du temps. Elle fut l'amie intime de madame de Maintenon.
[299] Le père de La Case étoit un original sur sa noblesse. Pour ses enfants, quoiqu'il les appelât monsieur un tel et mademoiselle une telle, il les traitoit de sujets, toujours debout et tête nue devant lui à table: s'il ne disoit: «Monsieur un tel, mangez de cela,» ils n'eussent osé toucher à rien. On servoit chez lui des plats de vingt grandeurs et de vingt façons différentes, de même des assiettes et du reste. Il disoit que c'étoit aux maisons nouvelles à avoir de la vaisselle d'argent neuve. Cela me fait souvenir d'un avocat nommé Sevin, qui, ayant eu un brevet de conseiller d'État par la faveur de La Chambre, son beau-frère, acheta pour quatre mille livres de vaisselle d'argent, et toute la nuit ne fit que la rouler par les montées afin qu'elle se bosselât, et qu'on crût qu'elle n'étoit pas neuve. Une de ses filles, qui avoit trente ans, n'eût pas osé aller dans le parterre sans sa permission. Cet homme s'étoit fait faire chevalier de Saint-Michel. (T.)
[300] Voyez plus bas l'historiette de Turcan.
[301] Il l'a dit à feu Martin, intendant de M. de Rohan, de qui je le tiens. Ce Martin ne m'eût pas menti, il avoit été notre commis. (T.)
[302] Il étoit enseigne des gendarmes de la Reine. (T.)
[303] Jacques Gillot, conseiller-clerc au parlement de Paris, mort en 1619, l'un des auteurs de la Satire Ménippée. (Voyez la Notice sur sa Vie et ses ouvrages, t. 49, p. 241 de la première série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France.)
[304] Elle étoit huguenote.
[305] Celui-ci est de Sablière. (T.)
[306] Ils se faisoient des malices toute la nuit.
[307] Voyez les Mémoires de Conrart, dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, deuxième série, t. 48, p. 191. Conrart est d'accord avec Tallemant sur l'incroyable dévergondage de cette madame de Gondran, mais il entre dans beaucoup moins de détails. Cette femme a eu la triste célébrité d'avoir été la cause du duel dans lequel fut tué le marquis de Sévigné.
[308] Sans doute un membre de la famille Rambouillet.
[309] Une discrétion étoit une gageure indéterminée, dont l'importance étoit laissée à l'arbitrage de celui qui la perdoit. (Dictionnaire de Trévoux.)
[310] Il y fut fort blessé au visage. (T.)
[311] Orondate, personnage du roman de Cyrus. Saint-Simon raconte, dans ses Mémoires, l'anecdote qui fit donner ce surnom au père du maréchal de Villars. (Mémoires de Saint-Simon; Sautelet, 1829, t. 2, p. 114.)
[312] Lucie de Cotentin de Tourville, femme de Michel d'Argouges, marquis de Gouville. Bussy-Rabutin en a souvent parlé dans ses Lettres.
[313] Le mépris semble percer dans cette expression de Tallemant. Il paroît bien que Villars, le père, ne dut sa fortune qu'à une infâme trahison. (Voyez les Mémoires du P. Berthod, dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 48, p. 396 et suivantes.)
[314] Marie Gigault de Bellefonds, marquise de Villars. C'étoit une femme de beaucoup d'esprit. Les lettres qu'elle écrivit à madame de Coulanges pendant qu'elle étoit ambassadrice en Espagne, l'ont mise au rang de nos épistolaires. On en a publié un petit volume en 1762, réimprimé depuis.
[315] Nous ignorons entièrement le motif de cette expression dérisoire de Tallemant à l'occasion des substituts du procureur-général du Parlement. Le mot se lit au manuscrit très-distinctement.
[316] Henri, marquis de Sévigny, ou Sévigné. Le vrai nom est Sévigny, mais dans l'usage on adopta la seconde terminaison.
[317] Tallemant est en général si avare d'éloges pour les femmes, que son témoignage en faveur de madame de Sévigné ne doit pas paroître suspect; il est d'ailleurs l'écho de tous les contemporains. Nous croyons devoir citer ici ce qu'en dit Conrart.
«Sévigné avoit épousé la fille unique du baron de Chantal... Quoiqu'elle soit fort jolie et fort aimable, il ne vivoit pas bien avec elle, et avoit toujours des galanteries à Paris. Elle, de son côté, qui est d'humeur gaie et enjouée, se divertissoit autant qu'elle pouvoit, de sorte qu'il n'y avoit pas grande correspondance entre eux.... On dit qu'il disoit quelquefois à sa femme qu'il croyoit qu'elle eût été très-agréable pour un autre, mais que, pour lui, elle ne lui pouvoit plaire. On disoit aussi qu'il y avoit cette différence entre son mari et elle, qu'il l'estimoit et ne l'aimoit point, au lieu qu'elle l'aimoit et ne l'estimoit point. En effet, elle lui témoignoit de l'affection; mais comme elle a l'esprit vif et délicat, elle ne l'estimoit pas beaucoup, et elle avoit cela de commun avec la plupart des honnêtes gens, car bien qu'il eût quelque esprit, et qu'il fût assez bien fait de sa personne, on ne s'accommodoit point de lui, et il passoit presque partout pour fâcheux.» (Mémoires de Conrart, dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, deuxième série, tome 48, page 187.)
[318] Il étoit constant que la princesse d'Harcourt et elle étoient nées en même jour. «Madame, lui dit-elle une fois, tombons d'accord de nos faits; dites-moi, voyons quel âge nous voulons avoir?» (T.)—Anne d'Ornano, comtesse de Montlaur, avoit épousé, en 1645, François de Lorraine, comte d'Harcourt; elle mourut au mois de septembre 1695, quelques mois avant madame de Sévigné, laquelle étoit née, comme on l'a récemment découvert, le 5 février 1626. Voir son extrait baptistère, t. 4, p. 156 de la Revue rétrospective.
[319] Voir t. 3, p. 250.
[320] Conrart a rapporté les propos que l'abbé de Romilly auroit tenus (Voyez les Mémoires de Conrart, audit lieu, p. 191.)