[321] Une g..... et comédienne. (T.)—Le nom surchargé dans le manuscrit est incertain.

[322] Qui fut depuis madame de Lafayette, l'auteur de la Princesse de Clèves.

[323] Ce duel eut lieu le 3 février 1651. Conrart a fait de cet événement un récit très-circonstancié. (Voyez les Lettres de madame de Sévigné; Paris, Blaise, 1818; pièces préliminaires, t. I, p. 57, ou les Mémoires de Conrart, au lieu déjà cité, p. 186.)

[324] Madame de Sévigné revint à Paris au mois de novembre 1651, dix mois après la mort de son mari. On lit dans la Muse historique de Loret, à la date du 19 novembre 1651:

Sévigny, veuve jeune et belle,
Comme une chaste tourterelle,
Ayant d'un cœur triste et marri
Lamenté monsieur son mari,
Est de retour de la campagne,
C'est-à-dire de la Bretagne,
Et malgré ses sombres atours,
Qui semblent ternir ses beaux jours,
Vient augmenter dans nos ruelles.
L'agréable nombre des Belles.

[325] Ces deux sœurs sont les véritables héroïnes des Amours des Gaules, de Bussy-Rabutin.

[326] Le commencement d'une chanson de Porchères, qui avoit eu grande vogue autrefois. (T.)

[327] Il avoit fait mettre sur la porte de sa maison: In fundulo, sed avito. Châtelet, l'académicien, l'interprétoit ainsi: «Je suis gueux, mais c'est de race.» (T.)

[328] Le marquis de Royan, de La Trémouille, l'a depuis épousée. On fit un couplet contre d'Olonne, où il y avoit:

Digne fils de ton père Royan,
Et de ta mère Turcan, etc. (T.)

[329] Elle faisoit fort la prude, et on l'appela ainsi pour se moquer d'elle. (T.)

[330] Garouage, débauche. Courir le garou, courir le guilledou. (Voyez le Dictionnaire de Trévoux, et le Dictionnaire comique de Leroux.)

[331] Perrot de La Malmaison espéroit d'hériter de cette belle-sœur qui n'avoit point d'enfants. (T.)

[332] Mathieu de Montereul, le poète, celui duquel madame de Sévigné disoit qu'il étoit douze fois plus étourdi qu'un hanneton. (Lettre à Ménage, t. 1, p. 47 de l'édition de Blaise; Paris, 1818, in-8.)

[333] Lenclos étoit un gentilhomme de Touraine, qui avoit épousé une demoiselle de Raconis, d'une famille noble de l'Orléanais. Anne, leur fille, plus ordinairement appelée Ninon, née à Paris le 15 mai 1616 (d'autres disent 1615), y mourut en octobre 1706.

[334] Il est parlé de ce Chaban dans l'historiette de la maréchale de Themines.

[335] Coulon, conseiller au Parlement, qui a beaucoup marqué dans les troubles de la Fronde. (Voyez plus haut l'Historiette de sa femme, où il est un peu question de lui.)

[336] Ceci ébranleroit fort la réputation de désintéressement que la plupart des biographes de Ninon s'étoient accordés à lui faire. «Elle poussoit les scrupules du désintéressement, lit-on dans la Biographie universelle, jusque-là que ceux dont elle avoit satisfait les désirs, perdoient le droit de lui faire accepter les dons les plus légers.» Toutefois, sans crainte de se contredire, Tallemant n'en dit pas moins, quelques pages plus loin: «Elle n'est point intéressée.»

[337] Ninon captiva non-seulement Henri de Sévigné, mais Charles, son fils; le marquis de Grignan, petit-fils, se plaisoit aussi beaucoup dans la société de cette femme célèbre. (Notice sur madame de Sévigné, par M. Saint-Surin, t. I, p. 59 de l'édition de Blaise, 1818.)

[338] Georges Brossin, chevalier de Méré. On a de lui divers ouvrages écrits avec roideur et obscurité, mais avec une grande pureté de style. (Voyez ses Œuvres; Amsterdam, 1692, 2 vol. in-12.)

[339] Miossens devint depuis le maréchal d'Albret.

[340] Philippe de Montault-Benac, depuis duc de Navailles, et maréchal de France. Il épousa, en 1651, Suzanne de Baudean de Neuillan, qui devint gouvernante des filles d'honneur de la Reine, et eut, à cette occasion, quelques démêlés avec Louis XIV.

[341] Jean-Louis-Faucon de Ris, seigneur de Charleval, dont Lefèvre de Saint-Marc a réuni les poésies légères en 1759.

[342] Le marquis de Brancas, le distrait, le Ménalque de La Bruyère.

[343] Le cardinal de Lyon étoit le frère du cardinal de Richelieu.

[344] Perrachon étoit un avocat de Lyon. (Voyez le Faux Satirique puni; Lyon, Claude Rey, 1696, in-8o.)

[345] Le faubourg Saint Germain étoit alors soumis à la juridiction de l'abbé de Saint-Germain-des-Prés. Un édit du mois de mars 1674 ayant réuni les justices particulières au Châtelet de Paris, celle de Saint-Germain fut réduite à l'enclos de l'abbaye. (Voyez l'Histoire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, par D. Bouillart; Paris, 1724, in-folio, p. 269.)

[346] Cette madame Paget est galante. (T.)

[347] La même anecdote a été racontée précédemment, avec quelques différences, par Tallemant, dans l'Historiette de Bois-Robert.

[348] On assure que le fils que Ninon avoit eu de Villarceaux conçut une passion très-vive pour sa mère qu'il ne connoissoit pas, et qu'en apprenant le secret de sa naissance il se donna la mort. Ce fait ne nous semble pas être bien établi, mais Ninon est du nombre de ces personnages singuliers au sujet desquels on a souvent altéré la vérité.

[349] Molière a mis cette scène dans sa comédie de la Comtesse d'Escarbagnas.

[350] Mademoiselle de Guerchy, fille d'honneur de la reine Anne d'Autriche. Sa mort tragique donna lieu au sonnet de l'Avorton. (Voyez les Délices de la poésie galante, deuxième partie; Paris, Jean Ribou, 1667, in-12, p. 36)

[351] Louis de Mornay, marquis de Villarceaux. Il est mort en 1691.

[352] Je pense des Girard dont il y a eu un procureur-général de la chambre; il y en a encore un présentement. Le président de Tillet est de cette famille; c'est peu de chose dans l'origine. (T.)

[353] Jacques de Castelnau, seigneur de Mauvissière, maréchal de France, épousa, au mois de mars 1640, Marie de Girard, fille d'un maître-d'hôtel ordinaire du Roi, et mourut eu 1658, à l'âge de trente-huit ans.

[354] Denise de La Fontaine, demoiselle d'Esches et d'Orgerus, fille d'honneur de la Reine.

[355] Suzanne-Charlotte de Gramont, femme de Henri Milte de Miolans, marquis de Saint-Chaumont.

[356] Jérôme de Nouveau, surintendant-général des postes, grand trésorier des ordres du Roi en 1654, mourut en 1665.

[357] Ce propos ridicule étoit si connu, que La Bruyère, dont l'ouvrage n'a paru qu'en 1687, en a aussi fait mention. L'auteur des Caractères désigne Nouveau sous le nom de Ménalippe. «Un autre (le président Le Coigneux), avec quelques mauvais chiens, auroit envie de dire, ma meute...... Il ne dit pas comme Ménalippe: Ai-je du plaisir? Il croit en avoir, etc.» (La Bruyère, chap. de la Ville.)

[358] Ce mot nous fait souvenir de ce grand seigneur (c'étoit, ce nous semble, un duc de Brissac) qui tenoit tant à son cordon bleu, qu'il en avoit fait imiter un avec du fer-blanc, afin de ne point s'en séparer quand il entroit dans le bain.

[359] C'étoit à la fin de l'année 1651. (T.)

[360] Nicolas Jeannin de Castille, marquis de Montjeu, mourut au mois de juillet 1691.

[361] C'étoit la veuve de Henri de Talleyrand, comte de Chalais; elle étoit sœur de Jeannin de Castille. (Voyez plus haut son article dans ces Mémoires, t. 2, p. 350.)

[362] Il a déjà été question de Saint-Étienne et de sa grâce sollicitée par M. le Prince dans l'article de M. de Laval. (Voyez plus haut, p. 165.)

[363] Au mois de janvier 1648. (T.)

[364] Ceci se passoit dans l'étendue de la justice de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. (Voyez plus haut la note, 345 p. 316.)

[365] La plupart du monde dit que ce fut le valet-de-chambre de Chalnay qui tua Cuile, et que Chalnay n'en pouvoit plus. En effet, il fut fort mal de ses blessures. Ce Cuile étoit fort incommode avec son humeur de gladiateur; avec cela c'étoit un petit tyranneau. (T.)

[366] Le chevalier de Baradas avoit été le favori de Louis XIII pendant quelques mois, et durant ce peu de temps, il étoit devenu premier écuyer, premier gentilhomme de la chambre, etc. Disgracié en 1626, il sortit du royaume, où il rentra quand la Régente rappela les exilés. (Voyez les Mémoires du cardinal de Richelieu, deuxième série des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 23, page 218 et suivantes, et l'Histoire de Louis XIII, par Le Vassor, t. 6, p. 680 de l'édition in-4; Amsterdam, 1757.)

[367] Le brevet contenant le don de la confiscation des biens du frère de mademoiselle de Sallenauve.

[368] Il est chevalier de l'ordre. (T.)

[369] Dans l'été de 1650. (T.)

[370] Gens du furet, terme de chasse.

[371] Daniel de Priezac, membre de l'Académie françoise, mourut en 1662.

[372] Crapaudaille, ou crépaudaille, crépon, espèce de crêpe de soie bouillie, dont on faisoit anciennement les coiffes des femmes. (Voyez le Dictionnaire de Trévoux.)

[373] Pélican: on appelle ainsi une pince à l'usage des dentistes. (Dict. de Trévoux.)

[374] C'est-à-dire qu'elles avoient beaucoup de mouches, suivant l'usage d'alors.

[375] Un maître des requêtes. (T.)

[376] Voyez sur cet abbé l'article de madame de Gondran, dans ce même volume, et les Mémoires de Conrart qui y sont cités.

[377] Le récit de Tallemant est difficile à concilier avec la belle harangue attribuée par Conrart au président Amelot; d'autant que plusieurs passages de cette pièce ont dû être improvisés. (Mémoires de Conrart, deuxième série de la collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 48, p. 33.)

[378] Né à Paris en 1600, mort à Paris en 1674.

[379] Claude de Malleville, de l'Académie françoise, poète françois dont quelques pièces se lisent encore. Il étoit secrétaire du maréchal de Bassompierre.

[380] Cette dispute sur la particule car donna lieu à la 51e lettre de Voiture, adressée à mademoiselle de Rambouillet, madame de Montausier.

[381] M. du Parc aux Chevaux. Caballus se prend dans le sens de rosse, mauvais cheval.

[382] On appeloit ainsi alors l'île Saint-Louis.

[383] Les Mémoires du duc de Nevers, en deux volumes in-folio, sont le seul ouvrage de Gomberville qui doive rester; ce n'est, au reste, qu'un grand recueil de pièces historiques.

[384] C'étoit la comédie de Rotrou, imitée de Plaute, et intitulée les Sosies. Représentée en 1636, elle eut un grand succès. Molière n'a pas dédaigné d'en emprunter des vers pour son Amphitryon, représenté en 1668.

[385] L'escoupette, ou escopette, étoit une petite arquebuse que la cavalerie françoise portoit en bandoulière sous Henri IV et sous Louis XIII. Cette arme à feu n'est plus en usage depuis fort long-temps. (Dict. de Trévoux.)

[386] Il sembleroit, d'après ce passage, que les dames qui recevoient chez elles engageoient les hommes à danser en leur présentant des bouquets.

[387] Le branle étoit une danse en rond, où tout le monde pouvoit danser à la fois. Le Dictionnaire de Trévoux donne d'assez curieux détails sur les diverses espèces de branles.

[388] Jacques Gauffredy, ou Gauffridi, décapité en 1670.

[389] Louis Gaufridy, ou Goffridi, curé d'une paroisse de Marseille, brûlé vif à Aix, le 30 avril 1611, comme sorcier. (Voyez l'Histoire admirable de la possession et conversion d'une pénitente séduite par un magicien, etc., par le révérend père Sébastien Michaélis; Paris, 1613, première partie, p. 458.) L'arrêt y est rapporté. Gaufridy avoua, par la crainte des tortures, comme il arrivoit presque toujours dans ces procédures extravagantes.

[390] Claude Achillini, né à Bologne en 1574, mort en 1640. Ce poète a imité le Marino, dont il a l'enflure et le mauvais goût.

[391] Odoardo, le dernier mort. (T.)—Il mourut le 12 septembre 1646.

[392] Le manifeste qu'Odoard publia dans cette occasion étoit si rempli de hauteur et de fierté, que le grand-duc de Toscane s'écria, après l'avoir lu: «Le roi de Parme déclare la guerre au duc d'Espagne.» (Art de vérifier les dates.)

[393] On appeloit cabinet un meuble ordinairement en marqueterie, ayant un grand nombre de petits tiroirs, qui servoit à renfermer les bijoux et les raretés.

[394] La querelle venoit de ce que le pape Innocent X avoit nommé Giarda évêque de Castro, malgré le duc Ranuce. Gauffredy fit assassiner le prélat, et le pape ayant fait marcher ses troupes sur Castro, le prit, en rasa le château, et en réunit le duché à la chambre apostolique. (Art de vérifier les dates.)

[395] 1670. Les détails contenus dans cette Historiette nous semblent, pour la plupart, être entièrement inconnus.

[396] Il étoit trésorier des parties casuelles.

[397] Jacques Mangot, seigneur d'Orgères, conseiller au grand conseil, puis maître des requêtes, fils du garde-des-sceaux.

[398] Nous ayons vu se réaliser ce qui passoit alors pour une chose impossible. En 1805, l'armée de Boulogne ayant été transportée comme par enchantement sur les bords du Rhin, après une campagne de six semaines Napoléon fit son entrée à Vienne.

[399] Madeleine Garnier, veuve d'Orgères, épousa Jean-Édouard Molé de Champlâtreux. Voyez la généalogie des Molé dans le Dictionnaire de Moreri. Les auteurs de ce livre demandoient aux familles des articles généalogiques; aussi n'y est-il fait aucune mention du premier mariage de Madeleine Garnier. A l'article Mangot, M. d'Orgères est indiqué comme mort sans alliance, effet évident de la complaisante vénalité des éditeurs du Moreri. Fauvelet du Toc, dans son Histoire des secrétaires d'État (p. 234), dit que Jacques Mangot, seigneur d'Orgères, épousa Madeleine Garnier d'avec laquelle il fut démarié. Il paroît s'être trompé sur ce dernier point; d'après le récit de Tallemant, les deux époux furent tout au plus séparés de corps.

[400] La Rivière, quand il étoit en habit court, en changeoit trois et quatre fois par jour. (T.)—Il s'agit ici de l'abbé de La Rivière, favori de Monsieur, qui devint évêque de Langres.

[401] Cette bagarre étoit la protestation des maîtres des requêtes contre un édit de création de nouvelles charges que le surintendant d'Émery étoit sur le point de présenter à l'enregistrement du Parlement. Les maîtres des requêtes cessèrent de remplir leurs fonctions, ils protestèrent le 8 janvier 1648, furent mandés et tancés par la Reine, et l'édit n'en fut pas moins enregistré, mais en lit de justice, le 15 janvier 1648. (Voyez les Mémoires d'Omer Talon dans la deuxième série des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 61, p. 108.)

[402] Amans de Barthélemy, seigneur de Grammont, baron de Lanta, chambellan de Gaston, duc d'Orléans.

[403] Gabriel de Barthélemy, seigneur de Grammont et de Montlaur, conseiller au grand conseil, puis président aux enquêtes du Parlement de Toulouse. Il a composé, en latin, une Histoire du règne de Louis XIII.

[404] Voir son article précédemment, p. 17.

[405] Comme il a de l'esprit, il s'en est raillé le premier. Peut-être avoit-il servi La Rivière en quelque amourette. (T.)

[406] Le surintendant des postes. (Voyez précédemment, page 323, note 356.)

[407] Expression familière empruntée du jeu de quilles.

[408] Grammont dit que c'étoit un gentilhomme, qui, amoureux de cette fille, se fit précepteur de ses frères, et qu'à la grille, à Chartres, pensant qu'elle voulût être religieuse, il se donna trois coups de poignard au travers du corps; il en a été guéri. (T.)

[409] Couplet contre le petit de La Lande. (T.)—Voyez précédemment, p. 185, note 190.

[410] Ils sont grands rimeurs. Pour se venger ils font des chansons: ils en firent d'atroces contre M. d'Épernon; ses gens l'excitoient à les châtier: «Hé! messieurs, leur disoit-il, laissez-les chanter pour leur argent.» (T.)

[411] Michel Mazarin, frère du cardinal Mazarin, a été général de l'ordre des frères Prêcheurs, et archevêque d'Aix. Il fut fait cardinal du titre de Sainte-Cécile, en 1647, et en 1648 il fut nommé vice-roi de Catalogne. Ce cardinal est mort à Rome, au mois de septembre 1648.

[412] C'étoit en 1638. (T.)—Tallemant parle de son voyage d'Italie dans l'article qu'il a consacré au cardinal de Retz.

[413] Volume de La Serre. (T.) Jean Puget de La Serre, écrivain ridicule dont Despréaux a fait justice.

[414] Mademoiselle de Scudéry avoit laissé à Marseille des souvenirs et des regrets. «Madame de Pennes a été aimable comme un ange; mademoiselle de Scudéry l'adoroit; c'étoit la princesse Cléobuline: elle avoit un prince Thrasibule en ce temps-là; c'est la plus jolie histoire de Cyrus.» (Lettre de madame de Sévigné à sa fille, du 13 mai 1671.)

[415] Aujourd'hui premier gentilhomme de la chambre, brave homme. Il étoit alors à Monsieur. (T.)

[416] Allié des Phélippeaux. (T.)

[417] Des mémoires.

[418] Catherine-Gillone Guyon de Matignon, née en 1601, mariée à François de Silly, comte, puis duc de La Roche-Guyon.

[419] Le comte de La Roche-Guyon (François de Silly) étoit frère utérin de Roger Du Plessis-Liancourt, duc de La Roche-Guyon, sa mère ayant épousé en deuxièmes noces Charles Du Plessis-Liancourt, marquis de Guercheville. (Voyez les Mémoires de l'abbé de Choisy, dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, 2e série, t. 63, p. 515.)

[420] Meneur de M. de Rambouillet. (T.)

[421] Elle étoit fille du comte de Thorigny, fils du maréchal de Matignon, de la maison de Guyon de Normandie; La Moussaye en est une branche. Ce Thorigny avoit épousé une cadette de Longueville, sœur de la marquise de Belle-Isle. De quatre qu'elles étoient, les deux autres avoient mieux aimé être religieuses que de ne pas épouser des princes. La grand'mère de la comtesse Roche-Guyon, aussi grand'mère de M. de Longueville d'aujourd'hui, étoit de Bourbon. (T.)—C'était Marie de Bourbon-Vendôme, duchesse d'Estouteville, comtesse de Saint-Paul.

[422] Isaac de Bensserade, si connu par les poésies qu'il composa pour la cour de Louis XIV, naquit en 1612, et mourut en 1691. Paul Tallemant, de l'Académie françoise, parent de l'auteur de ces Mémoires, a été l'éditeur de ses Œuvres. Le Discours sommaire touchant la Vie de M. de Bensserade, qui est placé à la tête, est de cet abbé Tallemant. Quoiqu'il ait fait à l'éloge une part assez large, on voit qu'il a eu connoissance des Mémoires de son parent, auxquels il a emprunté plus d'un trait.

[423] Hobereau, ou haubereau, petit gentilhomme de campagne, apprentif, novice dans le monde. (Dict. de Trévoux.)

[424] Cette pièce, imprimée en 1636, est dédiée au cardinal de Richelieu.

[425] En allant à Orbitelle, il demanda une abbaye pour Bensserade; il l'auroit eue enfin s'il eût vécu. (T.)

[426] Guerchy disoit à Bensserade: «Mandez-moi si les filles de la reine de Suède ont une aussi impertinente Dupuy que nous.» (T.)—Madame Dupuy étoit gouvernante des filles de la Reine. Bensserade lui a adressé une très-humble Remontrance. (Voyez les Œuvres de Bensserade, 1698, in-8o, première partie, p. 58.)

[427] Ces vers ne se trouvent pas dans les Œuvres de Bensserade.

[428] Œuvres de Bensserade, première partie, p. 56. On y lit:

Pardonnez-moi, Ségur, si je suis incivile
De passer devant vous.

[429] Ce couplet, que Bensserade ne pouvoit pas avouer, n'est pas dans ses Œuvres, mais il se trouve dans les Recueils satiriques manuscrits du temps.

[430] Françoise de Neuville-Villeroy, femme de Henri-Louis d'Alberg d'Ailly, duc de Chaulnes, vidame d'Amiens.

[431] Il y a ici un nom que l'on n'a pas pu lire. Il est dit, dans l'Historiette de Gombauld, que sa pension fut rétablie à la prière de mesdames de Chaulnes-Villeroy, de Rhodes, de Bois-Dauphin et de Leuville]

[432] François Tallemant des Réaux, aumônier du Roi, membre de l'Académie françoise, frère consanguin de l'auteur de ces Mémoires.

[433] Marguerite de Vicose, dame de Casenave, mariée à François de Caumont, marquis de Castelmoron.

[434] Madame de Castelmoron étoit fille de Henri, baron de Castelnau, et de Marie de Favart. (Voyez le Père Anselme, t. 4, p. 472.)

[435] Il s'appeloit Isarn. On a conservé de lui une jolie pièce en prose et en vers, intitulée: le Louis d'or; elle est adressée à mademoiselle de Scudéry. (Voyez le Recueil de pièces choisies, dit de La Monnoye; La Haye, 1714, in-8o, t. 2, p. 241.)

[436] C'étoit la rue des Lombards. Elle portoit, au XIIIe siècle, le nom de rue de la Buffeterie, comme on le voit dans le Dit des rues de Paris, publié par l'abbé Le Beuf:

Lors ving en la Buffeterie,
Tantost trouvai la Lamperie,
Et puis la rue de la Porte
Saint-Mesri, etc.

Mais les Lombards, qui y exerçoient l'usure depuis des temps fort reculés, l'emportèrent sur ces deux noms (Voyez Sauval, Antiquités de Paris, t. 1, p. 174; et Jaillot, Recherches sur Paris, quartier Saint-Jacques la Boucherie.)

[437] Le quartier qui s'étendoit depuis le couvent des Filles-Dieu, de la rue Saint-Denis, où sont aujourd'hui le passage, la rue et la place du Caire, jusqu'à la rue Poissonnière et le boulevard de Bonne-Nouvelle, étoit désigné, dans le XVIe siècle, sous le nom de la Villeneuve. Pendant les guerres de la Ligue on ruina ce faubourg, et les maisons en furent abattues. Ces démolitions avoient rehaussé le terrain, et quand, sous Louis XIII, on commença à rebâtir, tout cet espace fut appelé la Villeneuve-sur-Gravois. Il ne reste pas aujourd'hui d'autre trace de ces dénominations que le nom de la rue Bourbon-Villeneuve. (Voyez Jaillot, Recherches sur Paris, quartier Saint-Denis, t. 2, p. 8.)

[438] C'est vraisemblablement la terre de Rainvillers, située à cinq quarts de lieue à l'ouest de Beauvais, à peu de distance de l'ancienne abbaye de Saint-Paul, dans un lieu humide et aquatique (Ranarum villa). La terre d'Auneuil, qui appartenoit au frère aîné, est fort près de là.

[439] Il fumoit du tabac. Petun est le nom que les peuples de la Floride donnoient au tabac. (Voyez le Dict. de Trévoux.) Les Bas-Bretons se servent également, dans la même signification, du mot betun. Sans doute c'est une importation faite de l'Amérique en Bretagne par les nombreux marins de cette province; le mot aura seulement, dans la traversée, subi une légère altération.

[440] Ne seroit-ce pas Vineuil, gentilhomme qui a été long-temps exilé?

[441] Cette traduction n'a pas été imprimée.

[442] L'estocade étoit une longue épée fort pointue. (Dictionnaire de Trévoux.)

[443] Anne-Dieu-Donnée Fabert, fille du maréchal, épousa, le 3 octobre 1657, Louis de Cominges, marquis de Vervins, premier maître d'hôtel du Roi.

[444] Cette femme étoit apparemment de l'humeur de la grand'dame dont parle Brantôme, qui prenoit tant de plaisir à fouetter les dames et filles qui étoient attachées à son service. (Voyez les Œuvres de Brantôme; Paris, Foucault, 1822, t. 7, p. 255.)

[445] Dans l'Historiette de madame Roger.

[446] Un gentilhomme de M. de Parabère, beau-frère de Brassac. (T.)

[447] Espèce de chou qu'on appeloit broque, ou broccoli. C'étoient des rejetons d'un chou d'êté.

[448] Voir précédemment, t. 3, p. 56, note 2.

[449] Ce duel eut lieu à Venise, en 1627. Mémoires manuscrits de Goulas, cités dans le père Lelong. (Bibliothèque historique de la France, t. 2, page 449, no 21395.)

[450] Peuple bariolé. Cette expression n'est expliquée ni dans Trévoux, ni dans Nicot, ni dans Richelet. On pense qu'elle signifie le menu peuple. Sous Henri IV, Louis XIII et la minorité de Louis XIV, tous les hommes étoient vêtus de noir ou de gris, il n'y avoit que le peuple qui portât des vêtements de toutes les couleurs. C'est vraisemblablement de cet usage qu'est empruntée cette expression pittoresque.

[451] Le débauché, de l'italien ruffiano.

[452] Elle est petite, mais elle étoit jolie et vive. (T.)

[453] C'est-à-dire obérée.

[454] L'hôtel d'Épernon, acheté par d'Hervart, contrôleur-général des finances, fut par lui rebâti presque en entier. Acquis par M. d'Armenonville, il portoit son nom, quand il fut acheté, en 1757, pour y établir le bureau des postes. (Voyez les Recherches sur Paris, par Jaillot, t. 2, Quartier Saint-Eustache, p. 42.)

[455] Gilonne d'Harcourt, femme de Charles-Léon, comte de Fiesque, amie de madame de Sévigné. On l'appeloit la comtesse.

[456] Mademoiselle d'Outrelaise, l'amie de madame de Frontenac, demeuroit avec elle à l'Arsenal. On les appeloit les Divines; c'étoient des personnes qui donnoient le ton, et dont il falloit avoir l'approbation. (Mémoires du duc de Saint-Simon, t. 2, p. 209, édition de 1829.)

[457] Le comte de Fiesque en rit, sa mère en gronda. (T.)

[458] Ce prétendu miracle a bien l'air d'être une imitation des mots mystérieux que l'on assuroit avoir été miraculeusement gravés sur la main de la mère des Anges, supérieure des religieuses ursulines de Loudun. Avant Tallemant, le conte ridicule de la croix de madame de Saint-Loup avoit été rapporté par Gourville, dont nous empruntons le passage suivant: «A mon retour de Guyenne, dit-il, j'allai voir madame de Saint-Loup: je trouvai sa tapisserie couverte de petits cadres où il y avoit des sentences et des dictums pleins de dévotion, avec un assez gros chapelet qui pendoit sur son écran. Elle me dit qu'elle avoit bien prié Dieu pour moi, et qu'elle souhaitoit fort que je fisse mon profit de ce qui lui étoit arrivé, comme avoit fait M. de Langlade: je la remerciai de ses vœux et de ses prières, ne me trouvant pas encore touché; mais quand l'heure du dîner fut venue, je le fus encore moins, quand je vis servir deux potages, l'un à la viande pour eux, et un maigre pour moi, me disant qu'ils avoient été bien fâchés de rompre le carême à cause de leurs indispositions. On ôta les potages, et on servit une poularde devant eux, avec un petit morceau de morue pour moi. Madame de Saint-Loup, voyant que je la regardois, me dit qu'elle auroit mieux aimé manger ma morue que sa poularde; M. de Langlade citoit à tous propos saint Augustin: elle le faisoit souvenir des passages de ce saint, et tous deux me jetoient de temps en temps quelques propos de dévotion... Force gens étoient curieux d'aller voir cette croix. Souvent madame de Saint-Loup, la montrant, leur demandoit quelque chose pour les pauvres... Le temps qui s'étoit écoulé avoit effacé la croix; mais ce qu'on aura peine à croire, c'est qu'elle supposa que, par un autre miracle, la croix avoit été renouvelée. Elle disoit qu'étant aux Pères de l'Oratoire fort attentive, comme on levoit le Saint-Sacrement, elle avoit encore senti à sa main, qui étoit gantée, la même chose que la première fois, et qu'ayant ôté son gant, elle avoit trouvé la croix très-bien refaite. Mon étonnement augmenta beaucoup; mais M. de Langlade parut si persuadé de ce second miracle, qu'il l'attestoit avec des serments effroyables, etc.» (Mémoires de Gourville, 1782, t. 1, p. 184, et dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, deuxième série, t. 52, p. 305.)

[459] Louis de Bourbon, marquis de Malause, vicomte de Lavedan, mourut le 1er septembre 1667.

[460] On a vu déjà l'Historiette de Le Pailleur.

[461] Marie de Lannoy La Boissière, marquise de Kerveno.

[462] Le vicomte de Lavedan épousa Charlotte de Kerveno, en l'église de Saint-Sulpice de Paris, le 22 avril 1638. (Voyez le P. Anselme, t. 1, p. 371.)

[463] Marie de Chalon, dame de La Case, femme de Henri de Bourbon, marquis de Malause, filleul de Henri IV.

[464] Le marquis de Malause eut en effet, vers cette époque, un enfant naturel qui fut appelé Louis, bâtard de Bourbon-Malause, né de Françoise de Birgand, et qui fut baptisé à Saint-Sulpice de Paris le 17 février 1641. (Voyez le P. Anselme.)

[465] Il est descendu d'un bâtard de Bourbon; c'étoit un fort grand seigneur. (T.)—Henri de Bourbon-Malause, descendu de Charles, bâtard de Bourbon, fils de Jean, deuxième du nom, duc de Bourbon et d'Auvergne, fait connétable le 23 octobre 1483, mort le 1er août 1488. (Voyez le P. Anselme, t. 1, p. 311.)

[466] Il abjura dans l'église de Las-Graisses, l'une de ses terres, à deux lieues d'Alby, le 3 octobre 1647. (Voyez le P. Anselme, audit lieu.)

[467] Suivant le Père Anselme, il seroit mort au château de Sanche-Marans, en Quercy, le 31 décembre 1647.

[468] Des suffocations hystériques. (Voyez le Dictionnaire de Trévoux.)

[469] Il épousa, en secondes noces, en 1653, Henriette de Durfort, fille de Guy-Aldonce de Durfort et d'Élisabeth de La Tour de Bouillon.

[470] Il se nommoit Pierre Denyert, et il étoit premier valet-de-chambre du Roi. (Quittance de deux cents livres tournois pour son habit de deuil, à cause de la mort de la duchesse de Parme, passée devant notaire le 29 août 1663. Cabinet de M. Monmerqué.)

[471] On disoit téorbe, théorbe et tuorbe. Cet instrument avoit remplacé le luth. (Dict. de Trévoux.)

[472] Cette expression doit être prise uniquement dans le sens de la soumission à l'autorité spirituelle. Salvaing de Boissieu, lieutenant-général de Grenoble, accompagna M. de Créquy, en qualité d'orateur de Sa Majesté très-chrétienne. On lit un extrait de sa harangue dans l'Histoire de Louis XIII, par Levassor (t. 4, p. 332, édition de 1757, in-4o). Cette ambassade, dont le but étoit d'amener le pape à entrer dans une ligue contre la maison d'Autriche, eut lieu en 1633.

[473] Ragoter, gronder, grogner. Expression triviale et populaire. (Dict. de Trévoux.)

[474] Elle en avoit une qu'elle aimoit fort. (T.)

[475] Michel Lambert, suivant les biographes qui ont copié Titon Du Tillet (Parnasse françois; Paris, 1732, in-folio, p. 390), naquit en 1610 à Vivonne en Poitou. Il mourut en 1696. Tallemant le fait naître à Champigny en Touraine; il y avoit un beau château qui appartenoit à mademoiselle de Montpensier. La sainte chapelle, dont les vitraux représentoient la vie de saint Louis, étoit de l'architecture la plus élégante.

[476] Tallemant écrivoit ceci vers 1660.

[477] Cette circonstance rend vraisemblable ce que dit Tallemant sur le lieu d'origine de Lambert.

[478] Si Boileau n'avoit voulu, avant tout, donner à son amphitryon de la satire du Festin le caractère d'un hâbleur, on pourroit croire que c'est cette inexactitude de Lambert qui lui a fait dire: