[132] En 1208, d’après le P. Helyot, Histoire des Ordres religieux et militaires, II p. 112. Mais cf. dom G. Maillet-Guy, Les origines de Saint-Antoine, dans le Bulletin de la Société... d’archéologie de la Drôme (Oct. 1907), p. 384.

[133] Dom G. Maillet-Guy n’a pas trouvé trace de la bulle d’Honorius III, citée par les anciens historiographes de l’Ordre; mais ce n’est pas une preuve qu’elle n’ait pas existé.

[134] Dom G. Maillet-Guy, l. c., p. 389.

[135] Telle est l’opinion de San Marte (O. c., p. 4), acceptée sans discussion par A. Baudler.

[136] En effet, le v. 2038, qui fait partie d’un passage où il est question des Convers comme quêteurs ambulants, ne prouve rien; il a fort bien pu être écrit après l’autorisation, donnée aux Convers en 1209, de fonder, à Saint-Antoine même, un «très modeste oratoire» (Bulletin cité, p. 384).—Il paraît certain, d’un autre côté, que l’«uevre du mostier» (v. 2081) doit s’entendre de l’église du «mostier» (c’est-à-dire du prieuré). Mais il resterait à prouver que, après l’autorisation de 1209, les Convers furent dégagés, en fait et pour l’opinion publique, même aux yeux des amis du «mostier» (tels que Guiot), de toute obligation envers l’«uevre».

[137] Histoire littéraire, XXIII, p. 612. Cf. A. Baudler, Guiot von Provins, pp. 70-91.

[138] Ce Jofroi, que je n’ai pas réussi mieux que A. Baudler (o. c., p. 34) à identifier, n’était sûrement pas comte, car il n’y a pas place pour lui dans la suite bien établie des comtes de Mâcon. Le destinataire de la chanson n’est donc pas ce Jofroi. On peut hésiter entre Girard de Vienne (1155-1184) et Guillaume II de Vienne (1184-1226).

[139] On en comptait quatre en 1887, dont un égaré. Celui de Turin (L. v. 32) a été détruit depuis.

[140] P. Meyer, l. c., et dans les Notices et Extraits des Manuscrits, XXXIII, 1, p. 34. Cf. Romania, XX, p. 579.

[141] A. Baudler, Guiot von Provins... pp. 55-69.

[142] Analyse par A. Baudler, l. c.—Les premiers vers contiennent une allusion assez claire à la tyrannie des moines noirs, dont Guiot s’est tant plaint dans la Bible.

[143] G. Gröber (Grundriss der romanischen Philologie, II, p. 703) est, je crois, le seul qui semble placer la composition de la Bible d’Hugues de Berzé avant celle de la Bible Guiot (puisqu’il parle des deux «Bibles» dans cet ordre). Cette innovation n’est pas heureuse.

[144] Ce n’est pas une difficulté que le destinataire de la Bible au seigneur de Berzé soit appelé «biaus frere, biaus amis» par ledit seigneur. Nous avons une pièce du même seigneur de Berzé où il s’adresse au troubadour Folquet en ces termes: «Ne le penseiz, Fouquet, biaus dous amis» (Romania, XVIII, p. 557). D’autre part, au moyen âge (comme aujourd’hui en Russie), on s’appelait couramment «frère» sans être du même sang.

[145] A. Scheler, qui l’a décrit (Notice et Extraits de deux manuscrits français de la Bibliothèque de Turin. Bruxelles, 1867, p. 89), ne dit rien de l’envoi final, mais il a noté que la Bible au seigneur de Berzé comptait dans ce ms. 845 vers (au lieu de 838 dans l’édition).

[146] C’est ce que l’on pouvait déjà inférer des derniers vers de ce ms., cités par M. P. Meyer dans la Romania, VI, p. 19. Mais M. P. Meyer a eu l’obligeance de transcrire à mon intention, en novembre 1907, les 50 vers qui précèdent ceux qu’il avait imprimés jadis dans la Romania: ils diffèrent tout à fait de ceux qui se lisent, à la même place, dans les mss. qui ont servi pour l’édition. Ils ne contiennent, d’ailleurs, qu’une amplification sans intérêt; voir plus loin, p. 88.

[147] cours.

[148] connaisseurs.

[149] sots.

[150] trompeurs.

[151] je crois.

[152] sale.

[153] «Cince» signifie chiffon, guenille. Allusion aux querelles entre Philippe de Souabe et Otton IV.

[154] Passage malade dans les deux mss. de Paris: «Des estapes et des crenices» (fr. 25405); «Des estoupes et descrecine» (fr. 25437). Éd.: «Des estoupes et des crevices». La restitution proposée ici l’est sous toutes réserves. Mais le mot à la rime et le sens général ne sont pas douteux.

[155] Syrie.

[156] Ce personnage mérite de retenir l’attention entre tous. C’est sans doute ce Raimond d’Anjou en Dauphiné (Anjou, commune de Roussillon, Isère), qui est si souvent cité dans les œuvres de Francesco da Barberino (Ant. Thomas, Francesco da Barberino et la littérature provençale en Italie au moyen âge. Paris, 1883, pp. 130-142). Il avait composé en provençal plusieurs ouvrages didactiques, qui paraissent perdus, sur des questions de courtoisie et de morale. «C’est, dit A. Thomas, une physionomie qui rappelle celle de Joinville...»; elle rappelle aussi celle de Philippe de Novare.

[157] eau.

[158] Ce passage, un des premiers textes où il soit question de l’aiguille aimantée, est depuis longtemps célèbre. Cf. les textes contemporains sur le même sujet, réunis par R. Berger, Canchons und Partures des... Adan de le Hale (Halle a. S., 1900), p. 173.

[159] faux.

[160] source.

[161] ne va sur eux plutôt que sur les Grecs.

[162] tapes.

[163] souvenir.

[164] Allusion obscure à des incidents dont des évêques avaient été récemment victimes.

[165] fraudent, friponnent.

[166] Ici commence la revue des Ordres monastiques. C’est sans doute la plus ancienne, comme c’est la plus intéressante, des énumérations plaisantes de cette espèce dont on a un assez grand nombre. Voir notamment les Œuvres de Rutebeuf (éd. elzévirienne, I, p. 187; III, p. 147 et suiv.) et le Livre de Mandevie.

[167] quelles fautes y ai-je?

[168] mal à mon aise, malheureux.

[169] peur.

[170] ma faute.

[171] feutre, grabat.

[172] triste, inquiet.

[173] maquignons, revendeurs.

[174] laisse.

[175] Le cardinal cistercien auquel il est fait allusion en ces termes n’est-il pas Gui de Parai [peut-être de Paray-le-Monial en Bourgogne], ancien abbé de Citeaux, dont la carrière en cour de Rome fut si brillante sous Innocent III: légat en France et en Allemagne, évêque de Palestrina, archevêque de Reims? [Voir sa notice dans l’Histoire littéraire, XVI, p. 499]. Gui de Parai est mort le 30 juillet 1206.—Un autre cistercien, Girard, abbé de Pontigni, fut fait cardinal du titre de Saint-Nicolas in carcere Tulliano en 1198; les nomenclatures cardinalices fixent sa mort «vers 1210».—Je ne vois pas d’autre cardinal de l’«Ordre blanche» avant Rainier Cappocci, de Viterbe, promu en 1212 (mort en 1252), dont il ne saurait être question ici.

[176] seul.

[177] Ordre religieux.

[178] autre chose.

[179] agitent.

[180] caressent.

[181] m’interdisent.

[182] tout debout.

[183] réfectoire.

[184] œufs pourris.

[185] et des fèves avec les cosses.

[186] boisson à bœufs (de l’eau).

[187] C’est, en effet, l’accusation de style contre les Templiers, hommes d’argent, financiers, spéculateurs. Voir, par exemple, l’intéressant fragment de la première moitié du XIIIe siècle, publié par M. P. Meyer dans la Romania, IV (1875), p. 391:

Mult sont prudom[e] li Templer
E bien se sevent purchacer,
Mes trop par aiment le diner;
[E] quant li tens est alques chiers
Si vendent blé
Plus volentiers que il nel prestent a lur menie.

[188] lui vaut peu.

[189] signes de reconnaissance sur la poitrine.

[190] tromper.

[191] éclopés.

[192] prêtre.

[193] rougir et faire suppurer.

[194] brûle.

[195] touailles et anneaux et guimpes.

[196] Cette violente philippique contre les hospitaliers de Saint-Antoine de Viennois, qui n’a été signalée par aucun des historiens de cet Ordre (pas même par le dernier, dom G. Maillet-Guy, précité), est un nouvel indice des relations de Guiot avec les comtes de Mâcon et de Vienne. Seul, un familier de la maison de Vienne pouvait être à ce point au courant de la querelle locale entre l’«hôpital» et le «mostier» ou prieuré bénédictin de Saint-Antoine de Viennois, et intéressé dans cette querelle.

[197] C’est, semble-t-il, par erreur que l’Histoire littéraire (l. c., p. 815) interprète ce passage à la lettre et dit: «Guiot se borne à reprocher aux nonnes de ne pas maintenir la propreté dans leurs couvents.»

[198] Les moralistes du moyen âge qui ont écrit des «États du monde» se sont rarement occupés d’une manière spéciale des professions libérales. Comparer pourtant à ce qu’en dit ici Guiot ce qu’en ont dit Matfre Ermengau (Le Breviari d’Amor, éd. G. Azaïs, II, p. 65 et suiv.), l’auteur du Dit des Mais (A. Jubinal, Nouveau Recueil... I, p. 191 et suiv.), l’auteur de l’Exemple du riche homme et du ladre (dans les Notices et Extraits des Manuscrits, XXXIV, 1re p., p. 180).

[199] blutoir.

[200] son.

[201] Bologne.

[202] bavards.

[203] étourneau en cage.

[204] profit.

[205] examinent les urines.

[206] phtisique.

[207] atteint du «fi» (espèce de ladrerie des bestiaux).

[208] paralytique.

[209] Le meilleur est de mèche avec le pire.

[210] mon infirmité me laisse.

[211] vaisseau.

[212] On connaît maintenant d’autres manuscrits anciens de cette pièce (P. Meyer, dans la Romania, VI, p. 19); voir plus haut, p. 39.

[213] Les manuscrits de la Bible et des chansons d’Hugues offrent les formes: Bresi, Bersil, Bresil, Bergi, Bregi, Bargi, Berze, Berri, etc.

[214] Histoire littéraire, XVIII, p. 640, 816.

[215] Rapport publié dans les Annales de ladite Société, 1866, premier semestre.

[216] On lit dans la dernière édition de la Chronique de Morée (J. Schmitt, The Chronicle of Morea. London, 1904): «[Greek: hoi nte Berêthoi]». L’éditeur ne se prononce pour aucune identification (p. 624, col. 1).

[217] G. Paris, Hugues de Berzé, dans la Romania, XVIII (1889), p. 553; O. Schultz, Urkundliches zu Hugues de Berzé, dans la Zeitschrift für romanische Philologie, XVI (1892), p. 504; cf. Romania, XXII, 318.

[218] Décrit par H. Furgeot dans le Cabinet historique, XXV (1879), p. 145. Cf. la Collection des Châteaux de Bourgogne en cartes postales (Phototypie Bourgeois frères, Chalon-sur-Saône), nº 44.

La famille de Berzé s’est éteinte vers la fin du XIVe siècle. Voir Arcelin, dans l’Indicateur héraldique et généalogique du Mâconnais, 1866, p. 46.

[219] On lit dans l’Histoire littéraire (XXIII, p. 573): «Nous avons vu deux copies d’une chanson assez élégante de Gautier de Bregi, lequel pourrait être de la même famille que Hugues de Bregi, ou Barsi, ou Brezil, auteur de la Bible au seignor de Berze et dont Fauchet connaissait des chansons.» Il y a un Brégy dans le département de l’Oise; est-ce là tout ce qui a décidé M. G. Gröber à parler (Grundriss der romanischen Philologie, II, p. 963) du chansonnier «Gautier de Bregy (Oise)»?

[220] Ces deux «de Saint Denis» se mêlaient aussi d’écrire. Cf. Chansons de Gace Brûlé (éd. Huet, 1902), p. 50: «Renaut, chantez, qui amez sans feintise, Gar lessié l’ont li dui de Saint Denise»....

[221] Si les vers 431 et suiv. (ci-dessous, p. 84) avaient trait, comme on l’a cru, à Boniface de Montferrat, Hugues serait resté en Romanie jusqu’en 1207 au moins.

[222] Voir l’Exceptio capitis sancti Clementis, par Rostang de Cluny, dans les Exuviæ sacræ Constantinopolitanae, t. II.

[223] Je cite, pour plus de clarté, l’excellente restitution en dialecte bourguignon que G. Paris a composée d’après les deux versions provençalisées.

[224] G. Paris a cru que la chanson provençalisée était de 1201; elle aurait été interpolée plus de vingt ans après, par l’addition de la strophe du ms. de Modène.

«Si, dit G. Paris (Romania, XVIII, 558), le poète s’adressait non pas a Boniface de Montferrat [le héros de la 4e croisade], mais à Guillaume son fils, il lui parlerait sûrement de son père et de la prise récente de Salonique par Théodore Ange Comnène, au lieu que, pour exciter le marquis à secourir non la Romanie mais la Terre Sainte, et lui rappeler que c’est une obligation de famille pour les Montferrat, il ne lui cite que l’illustre exemple de Conrad de Montferrat, frère de Boniface, au courage duquel on avait dû en effet, en 1189, le salut de Tyr et de la Syrie».—Cet argument, qui repose sur le silence du poète, ne vaut rien: Hugues, rappelant le souvenir de Conrad de Montferrat, n’était pas obligé d’évoquer aussi celui de Boniface.

«L’envoi du ms. de Modène a été ajouté, sans doute, en marge de l’original de ce ms. par quelqu’un qui a voulu rajeunir la pièce de 1201 et l’approprier tant bien que mal aux circonstances de 1223.»—Non; c’est aux circonstances de 1201 que la pièce n’est pas appropriée. Au reste, G. Paris ne conteste pas que la pièce soit d’Hugues de Berzé le jeune. Or, elle a été écrite par un homme d’âge; si elle était de 1201, il faudrait l’attribuer à Hugues de Berzé l’ancien.

Il faut remarquer enfin que, si la pièce était de 1201, on ne comprendrait point que Hugues de Berzé, le jeune ou l’ancien, exhortât à se croiser un prince, Boniface de Montferrat, qui s’était croisé avant lui (au témoignage de Villehardouin, §§ 43-45) et qui fut, dès le premier jour, le chef désigné de la croisade. Cette difficulté n’a pas échappé à G. Paris; mais il n’a pas pu, naturellement, s’en tirer, malgré ses efforts (L. c., p. 562).

O. Schultz, dans sa note sur la biographie de Folquet de Romans (Zeitschrift für romanische Philologie, IX, 133) avait déjà remarqué que, en 1201, Folquet de Romans était trop jeune pour qu’un seigneur comme Hugues de Berzé pût s’adresser à lui en de tels termes. O. Schultz datait, pour ce motif, la chanson de 1213, année où l’on prépara une croisade qui n’aboutit pas. Mais il ne connaissait pas l’envoi du manuscrit de Modène.

{Ce qui précède était écrit lorsqu’a paru dans la Romania, XXXV (1906), p. 387 et s., un article de M. J. Bédier sur la chanson provençalisée d’Hugues de Berzé. M. Bédier conclut comme moi, et à peu près pour les mêmes raisons, à l’irrecevabilité de l’hypothèse présentée par G. Paris.—Il en suggère à son tour une qui précise la date que j’assigne à la chanson (entre septembre 1220 et janvier 1224). La chanson vise, dit-il, un projet d’expédition à laquelle l’Empereur devait prendre part en personne (Ne ja d’aver porter ne seit pensis, etc.), et non l’expédition de Salonique, que Frédéric n’a jamais dû aider que par des subsides. Or il fut fortement question, en 1221, du départ de Frédéric pour la Terre Sainte. L’exhortation d’Hugues de Berzé serait donc de 1221.}

[225] C’est par un véritable contresens que l’on a écrit en parlant de lui: «L’austère gentilhomme...» (C. Lenient, La Satire en France, p. 110).

[226] cours.

[227] gai.

[228] pourvu que l’on.

[229] doyennés.

[230] Il s’agit ici d’Isaac l’Ange, que les croisés tirèrent de prison (étranglé); d’Alexis, son fils (deshérité); de Murzuphle, l’usurpateur; et enfin de Baudouin, comte de Flandre, que les Latins élurent à la place de Murzuphle, et qui fit précipiter l’usurpateur du haut de la colonne de Théodose.—C’est sans raisons sérieuses que O. Schultz (Zeitschrift für romanische Philologie, XVI, p. 507) a contesté ces identifications.

[231] «Romains», dans l’édition. Il s’agit évidemment des «Comains» de Villehardouin, le peuple barbare du Danube.

[232] Allusion obscure. L’hypothèse a été émise que c’est Boniface de Montferrat qui est ici visé; elle est gratuite.

[233] poursuivait l’épée dans les reins.

[234] Les v. 450-454 sont altérés et inintelligibles dans le ms. 837 et dans l’édition qui reproduit ce ms. (avec une faute d’impression). J’adopte ici la leçon du ms. fr. 378, fol. 5, qui est claire.

[235] rien.

[236] Le défunt.

[237] débat.

[238] Ms. 837 et Édition: «Chauces et chaudes et pevrées.» Restitué d’après le ms. fr. 378, fol. 6.

[239] Fors(?).

[240] ragoût au poivre.

[241] C’est cette supplication qui se trouve fort amplifiée à la fin du ms. de Londres (ci-dessus, p. 40, note 2):

Beal sire Dex, done moi grace
De toi servir et tant d’espace
De vivre .I. petit de respit,
Car je me confort e delit
A bien panser et an bien faire,
Si que li biens me puisse plaire
Autant com li mau m’ont plahu
Tant com j’ai au siegle vescu.

[242] Éd.: aime. Celui qui l’a le plus aimé [l’auteur].

[243] Recueil général des fabliaux, II, p. 8.

[244] Ib., IV, p. 41.

[245] Sur l’historique des recherches, fondées sur l’étude des rimes, qui ont abouti à distinguer trois ou quatre Guillaume, clercs normands ou ayant cherché fortune en Angleterre, voir A. Schmidt, dans Romanische Studien, IV (1879-80), p. 493 et suiv. Cf. Histoire littéraire, XXX, p. 160 (qui adopte les conclusions de A. Schmidt).

[246] Guillaume dit qu’il a composé le Bestiaire «trois ans» après l’interdit jeté sur l’Angleterre par le pape Innocent III. Cet interdit est du 23 mars 1208. Par conséquent le Bestiaire serait de 1211. Mais plusieurs manuscrits présentent la leçon «deux» (au lieu de «trois»). Voir Le Bestiaire, éd. Reinsch, p. 44 et 341.

[247] Ci-dessous, p. 95.

[248] Publié dans la Patrologie latine de Migne, CCXVII, col. 701-746. Il existe une traduction française du XIIIe siècle, sous ce titre: Le livre de la misere de l’homme (dont les manuscrits sont énumérés dans la Romania, XVI, p. 68).

[249] «Rien n’indique, dit M. G. Paris (Revue critique, 1869, II, p. 55), qu’il ait entendu Maurice lui-même en chaire». Rapprocher pourtant l’expression dont il se sert en parlant de l’évêque de Paris (Issi le me senefia Li bon evesques de Paris) de celle qu’il emploie en parlant de l’évêque de Lichfield, au début de sa pièce «Les Treis Moz» (Mustré m’a l’evesque Alisandre...) Rien ne s’oppose à ce que l’on croie, dans les deux cas, à des relations personnelles.

[250] Le Bestiaire (éd. R. Reinsch, Leipzig, 1892).—Quel est ce «sire Raol»? Les anciens érudits se sont perdus, là-dessus, en conjectures gratuites. Les modernes se sont sagement résignés, pour la plupart, à n’en rien savoir. Voir, sur ce point, C. Hippeau, dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, IX (1851-52), p. 354.

[251] Zeitschrift für romanische Philologie, III (1879), p. 225.

[252] La Vie de Tobie, éd. R. Reinsch, dans l’Archiv de Herrig, LXII (1879), p. 380.—On pense généralement qu’il s’agit ici de Kenilworth en Warwickshire.

[253] Le Bestiaire, p. 221.

[254] Voir plus loin, p. 95.

[255] G. Paris dit, dans sa Littérature française au moyen âge (Paris, 1905, p. 249), à propos du Roman des Romans, que ce poème moral «pourrait bien être de Guillaume le Clerc». J’ai lu ce poème inédit, dans les deux mss. qu’en possède la Bibliothèque nationale de Paris (fr. 19525, fol. 145; fr. 25407, fol. 139): l’hypothèse, évidemment suggérée par des ressemblances de pensée et d’expression, ne paraît pas nécessaire.

[256] Le Bestiaire, p. 220.

[257] mosquée.