[419] car tu nous rabotes de trop près.
[420] flétrir.
[421] femme seule.
[422] seul à seule.
[423] quelle.
[424] insipide.
[425] tu mérites d’être vomi.
[426] ici-bas.
[427] aime mieux.
[428] dans l’autre monde deux.
[429] Variante: «mari».
[430] un chapeau de [feuilles de] saule.
[431] que l’on méprise.
[432] et le grenier de ton prochain est vide.
[433] dont il a six ou sept à son foyer.
[434] ta panse flasque.
[435] la mienne.
[436] toutes deux.
[437] pour toi.
[438] Qui, pour augmenter sa beauté.
[439] de marbre.
[440] L’auteur de la Clef d’amors (éd. Doutrepont, Halle, 1890) estimait au contraire que, parmi les modes récentes, celle des robes à traîne était une des plus louables (v. 2385-90):
[441] Quel homme est cet individu?
[442] C’est l’histoire orientale du savetier de Baudas, qui est dans Marco Polo et ailleurs (A.-G. van Hamel, o. c., II, p. 352).
[443] Allusion à une historiette dont on n’a pas retrouvé jusqu’ici le prototype dans les écrits connus sur Merlin.
[444] lait.
[445] n’enfournera sous sa moustache.
[446] Cf. le Poème moral (éd. Cloëtta), str. DLXV.
[447] Encore un trait de ressemblance entre le Reclus et l’auteur du Poème moral. Celui-ci n’admet pas non plus que les jongleurs aient droit à la vie. Ne leur donnez rien, conseille-t-il: mieux vaut donner aux pauvres. Mais c’est ce que l’on ne fait pas. On ouvre volontiers la porte, qu’on ferme aux pauvres, à celui qui sait «drecier les jambes contremont» ou «faire le perier* sor la halte table», qui fait rire, qui «sait bien rechinier**».
{*} faire le poirier, l’arbre fourchu, la tête en bas.
{**} grimacer.
L’auteur du Poème moral poussait, semble-t-il, la haine des jongleurs plus loin qu’aucun autre moraliste de son temps; il ne se lasse pas de les anathématiser:
{***} allouer.
Tout ce qu’ils disent, tout ce qu’ils font tourne à péché.
{****} de son gré on chassé.
{*****} leur part de la fange dont elle est souillée.
Ceux qui s’amusent de ces gens-là ne sont pas, eux-mêmes, sans faute; ils répondront devant Dieu des cadeaux qu’ils leur auront faits.
[448] défendu.
[449] C’est un porc: qu’il mange faines et glands.
[450] Noces.
[451] chétive.
[452] Allusion, qui paraît certaine, au roman de Carité. Cf. plus haut, p. 119 et suiv.
[453] veau.
[454] et il y a plus de peaux d’agneaux que de peaux de brebis en vente.
[455] il me semble.
[456] fait la fête.
[457] A.-G. van Hamel n’a pas trouvé la source de cette historiette. «Il est probable, dit-il (II, p. 366), qu’elle n’existait encore qu’à l’état d’anecdote orale en circulation dans quelques communautés de Citeaux lorsque le Reclus la mit, le premier, par écrit.»
[458] aveuglé.
[459] de ton œil la taie.
[460] guérisseuse.
[461] la mienne.
[462] marécageux.
[463] dépense le sien.
[464] Ponthieu.
[465] Beauvaisis.
[466] Le P. Anselme, Histoire généalogique de la Maison royale de France, VIII, p. 604.
[467] Layettes du Trésor des chartes, IV (1902), p. 481.
[468] En 1250 (E. Boutaric, Actes du Parlement, p. CCCX, nº 24).
[469] Actes du Parlement, I, p. CCCXVIII, col. I (avec une faute de ponctuation).
[470] «Dominus Gaufredus de Capella, miles, consiliarius domini regis, qui supradicta pronunciavit» (L. Delisle, Fragments inédits du registre de Nicolas de Chartres (Paris, 1872. Extr. du t. XXIII, 2e p., des Notices et Extraits des Manuscrits, p. 82).
[471] Romania. XVI, 1887, p. 27. Le ms. porte «Tierri, li quens frans de Sortphat». M. P. Meyer a imprimé cette leçon, évidemment fautive, avec un point d’interrogation. Lisez «Forpach». Voir des pièces originales du XIVe siècle, à la Bibl. nat., fr. 26595, Aspremont, nº 6: «Je, Jehans d’Aspremont, chevaliers, sires de Forpah»; nº 7: «sires de Fourpach». Forbach n’a été érigé en comté qu’au XVIIIe siècle, mais, en 1241, on donnait déjà, par courtoisie, le titre de comte au sire de Forbach, qui se le donnait à lui-même: «Ego Thiricus, comes de Forpars...» (Archives de Meurthe-et-Moselle, B 566, nº 203).
[472] Ib., p. 31, note 5.
[473] Je ne saurais dire si la dédicace à Jean de Bruges, à Tierri, comte de Forbach, et aux dames d’Aspremont a été substituée à celle aux Tyrel par Robert de Blois lui-même ou par un autre, au XIIIe ou au XIVe siècle. C’est en 1330 seulement que la seigneurerie de Forbach a passé par mariage dans la maison d’Aspremont (M. Besler, Geschichte des Schlosses, der Herrschaft und der Stadt Forbach. Forbach, 1895). D’autre part, il y a eu, comme nous l’avons vu, un Tierri de Forbach au XIIIe siècle. Quant à Jean de Bruges, plusieurs personnages de ce nom ont vécu tant au XIIIe qu’au XIVe siècle (van Praët, Recherches sur Louis de Bruges, seigneur de la Gruthuyse. Paris, 1831, p. 47 et suiv.).
[474] Cf. le même, dans la Romania, XXI, p. 109: «Une édition des poésies de Robert de Blois est une des œuvres les plus attrayantes que puisse se proposer la critique».
[475] Romania, XVI, p. 42. Cf. XXI, p. 109: «Robert de Blois est un auteur intéressant. C’est un lettré. Il connaît assez bien les écrivains latins que, de son temps, on étudiait dans les écoles, Ovide surtout. C’est le poète courtois par excellence...»
[476] Il a été inséré dans le Jardin de Plaisance par l’Infortuné (1501). Voir A. Piaget, Martin le Franc (Lausanne, 1888), p. 134.
[477] La liste des manuscrits est dans la Romania, XVI, p. 33, nº 5.
[478] Notons seulement le morceau intitulé «De floibles natures» (Romania, l. c., p. 41; Ulrich, III, 126). «Il y a, dit Robert de Blois, des gens si faibles et de telle nature qu’ils ne se peuvent pas bien tenir de luxure ni supporter de graves pénitences. Ces péchés là, les «pechiés par non pooir», qu’on appelle «pechés au Père», Dieu les pardonne volontiers.—D’autres pèchent par ignorance; s’ils savaient que ce fût pécher, ils n’agiraient pas de la sorte. Ce sont là les «péchés par non savoir» ou «pechés au Fils»; on en peut bien avoir merci.—Les seuls péchés impardonnables sont ceux de «desesperance», qu’on commet contre le Saint-Esprit:
Même définition du péché de «desesperance», cent ans plus tard, dans le Ménagier de Paris (éd. de 1846), I, p. 41.
[479] Sur la langue de l’auteur, voir W. Förster, dans l’Archiv de Herrig, LXXXVII (1891), p. 233 et suiv.
[480] Histoire littéraire, XIX, p. 833. Cf. ib., XVI, p. 219.
[481] Il n’y a rien d’analogue dans les Ensenhamens provençaux antérieurs à Robert de Blois, qui sont constamment graves: celui de Gari lo Bru (Revue des langues romanes, 4e série, III, 1889, p. 404) et celui de Sordello (C. Appel, Provenzalische Chrestomathie, 3e édit., Leipzig, 1907, p. 165).
[482] Il est curieux, du reste, de constater comment les textes littéraires relatifs à l’histoire des mœurs ont été utilisés parfois dans les ouvrages les plus estimés. Voir, par exemple, les réflexions de l’Histoire littéraire à propos du § XVII du Chastoiement (sur l’art de manger à table). Le poète dit:
«Ces vers ne prouvent-ils pas, se demande le rédacteur de l’Histoire littéraire (XIX, 834), que l’on conservait encore l’usage de manger à deux dans la même assiette, comme les chevaliers de la Table Ronde?»
Le poète dit:
Le rédacteur de l’Histoire littéraire (XXIII, 757) voit là une preuve que, dans les repas publics du XIIIe siècle, «les illustres convives jetaient souvent quelque chose à ceux qui passaient derrière leurs sièges».
[483] Ce premier préambule de deux vers est remplacé, dans l’édition de l’Enseignement qui forme le début du roman de Beaudous, par 45 vers de précautions oratoires: «De trop parler est vilenie»; soyons prudents; pas de noms propres, afin de plaire à tout le monde et de ne fâcher personne; parlons en termes généraux (cf. plus haut, p. 41):
[484] draps d’or et de soie.
[485] Dans l’édition de Beaudous, on lit en outre: «Ceux d’aujourd’hui utilisent leurs vieux habits; ils les offrent en payement aux maçons et aux charpentiers qui travaillent pour leur compte. Un vêtement fait deux saisons, car on retourne l’étoffe, quand elle est défraîchie:
Passage incorrectement interprété dans l’Histoire littéraire, XXIII, p. 736.—Cf. le Mirouer du Monde, p. p. F. Chavannes dans les Mémoires et Documents de la Société d’histoire de la Suisse romande, IV, 1845, p. 79): «Il [les seigneurs] sont fin frepier [de leurs vieux habits], car il les vendent plus chier que il ne feroient en un marchié. Car il les donnent a leurs serjans ou a leurs ouvriers...»
[486] enlever.
[487] ne les pouvait.
[488] Ici s’arrête le second préambule, d’après P. Meyer (Romania, XVI, p. 25).
[489] dehors.
[490] Troisième préambule, qui est rubriqué dans le ms. 5201 de l’Arsenal: Du blasme des princes et des prelaz. Vient ensuite la dédicace aux Tyrel (à un anonyme dans l’édition de Beaudous) dont il a été question plus haut (p. 153).
[491] ont l’habitude de.
[492] on compose.
[493] pingre.
[494] âme.
[495] Ce petit poème, qui suit le troisième préambule et la dédicace dans l’édition d’Ulrich, se trouve, ailleurs, transcrit à part (Romania, XVI, p. 31, nº 3). Il y en a une édition séparée dans la Romania, VI, p. 501.
[496] C’est ici que commence, dans l’édition du ms. 5201 de l’Arsenal, l’Enseignement des princes proprement dit; il est précédé de la rubrique: «Enseignement des princes et d’autres genz conmunemant».
[497] malheur.
[498] modéré.
[499] Ce paragraphe est transcrit à part dans quelques manuscrits, sous la rubrique De derision (Romania, XVI, p. 35, nº 7).
[500] Cet article est très amplement développé dans le poème moral du XIIIe siècle qui est intitulé Vilainnengouste (Bibl. nat., fr. 12471, fol. 11). Vilainnengouste n’est, presque d’un bout à l’autre, qu’une invective «contre les mesdisans et gens mal parliere». L’auteur n’était pas sans talent.
[501] Romania, XVI, p. 36, nº 8.
[502] Bouchez-vous le nez pour la puanteur.
[503] pire.
[504] pue.
[505] Romania, XVI, p. 36, nº 9.
[506] Lieu commun fort ancien, ici traditionnel et atténué. W. Map, par exemple (De Nugis curialium, éd. Wright, p. 203), le présente avec une tout autre verdeur: «Cum naturaliter odit anima mea servos, hoc mihi placet in eis quod circa finem et opportunitates edocent quantum amandi sint. Proverbium anglicum de servis est: Canem suscipe compatrem et altera manu baculum...»
[507] pour ton malheur.
[508] Lieu commun complémentaire du précédent; l’auteur n’a voulu se priver d’aucun.—Celui-ci est également fort ancien, et il a été pareillement développé, quelquefois, avec force. Voir notamment le célèbre sermon en vers anglo-normands Grant mal fist Adam (dans la Bibliotheca Normannica de H. Suchier, Halle, 1879, p. 16), et le Dit de Gentillece (au t. II du Nouveau Recueil... d’A. Jubinal, p. 50). Au commencement du XIVe siècle, Jehan de Condé (Œuvres..., éd. A. Scheler, II, p. 189) le ressassait plus que jamais.
[509] Romania, l. c., p. 37, nº 10.
[510] On a quantité de dénonciations du XIIIe et du XIVe siècle contre les «losangiers» qui captent la faveur des princes par de basses complaisances.—«Pleut il?» fait li sire a son serjant. «Oil, sire», fait il, «se vos voulez» (Le Mirouer du Monde, éd. F. Chavannes, p. 81).—Cf. le Le Livre du chevalier de la Tour Landry (éd. A. de Montaiglon, 1854, p. 150): «Je vouldroye que vous sceussiez un exemple que je vi en Angoulesme quant le duc de Normandie vint devant Aguillon. Sy avoit chevaliers qui trayoient par esbat encontre leurs chapperons. Si comme le duc vint en cellui parc, par esbat si demanda a un des chevaliers un arc pour traire, et, quant il ot trait, il y en eut .II. ou .III. qui distrent: «Monseigneur a bien trait!»—«Sainte Marie, fist un, comme il a trait royde!»—«Ha! fist l’autre, je ne voulsisse pas estre armé et il m’eust feru!» Si commencerent a le louer moult de son trait, mais, a dire verité, ce n’estoit que flatterie, car il tray le pire de tous...»
[511] combats, mêlées.
[512] en cas de nécessité.
[513] Romania, l. c., nº 11.
[514] plusieurs se sont sanctifiés.
[515] pingres.
[516] Ib., nº 12.
[517] Éd.: pas.
[518] effronterie.
[519] Ce conseil est le premier que tous les moralistes du moyen âge ont donné aux dames, depuis Gari lo Bru (loc. cit.):
Cf. ci-dessous, p. 195, note 1.
[520] broche ou anneau.
[521] L’Art d’amors de Jacques d’Amiens (éd. G. Kœrting, Leipzig, 1868) a (p. 61) un chapitre sur les présents qu’il convient de faire aux dames. On s’est étonné naguère que ces présents soient, parfois, «tout simplement de l’argent». Mais les dames que Jacques d’Amiens avait en vue n’étaient pas toutes des dames du monde, et il s’agit en cet endroit de «cadeaux» proprement dits.
[522] sinon de bien.
[523] Cf. Urbain le Courtois, dans la Romania, XXXII (1903), v. 83 et suiv.
[524] Au XIIIe et au XIVe siècles, les dames ôtaient leurs chaperons devant ceux qu’elles croyaient devoir honorer: «Dont il avint que je estoye en une bien grande compaignie de chevaliers et de grans dames, si osta une grant dame son chapperon et se humilia encontre un taillandier. Si y avoit un chevalier qui dist: «Madame, vous avez osté vostre chapperon contre un «taillandier»; et la dame respondit que amoit mieux a l’avoir osté contre luy que a l’avoir laissié contre un gentil homme» (Le Livre du chevalier de la Tour Landry [1372], éd. A. de Montaiglon, 1854, p. 23).
[525] Littéralement: «avec le frein»; comme qui dirait: toute bridée.
[526] malsaine.
[527] de son haleine.
[528] On jugeait les gens à leur manière de rire: «Li fous se fait oïr en son ris» (Altfranzösische Lebensregeln, dans Romanische Studien, I, p. 373).—L’auteur de la Clef d’amors (éd. Doutrepont. Halle, 1890) enseigne expressément (v. 2525 et suiv.) l’art de rire: «Fame doit aprendre a rire...»
[529] Voir Flamenca (dans La Société française au XIIIe siècle, p. 156).
[530] psautier.
[531] Robert de Ho (Les Enseignements de Robert de Ho, éd. M. V. Young, Paris, 1901, in-8) donne le même conseil avec une addition, tirée de son expérience personnelle: «Si tu sais contes conter ou chansons de geste chanter, ne te fais pas trop prier en compagnie; tu en serais blâmé. Mais que cela ne dure pas trop longtemps, jusqu’à fatiguer l’auditoire. Et voici une «cointise» par le moyen de quoi tu verras bien si l’on en a assez:
{*} politesse.
{**} laisse-les blaguer.
{***} arrête-toi là.
[532] Cf. l’Art d’amors (éd. G. Kœrting, v. 2280 et suiv.): «Ne n’aiés pas roigneus le col...» L’auteur de La Clef d’amors (éd. Doutrepont, v. 2305) et Amanieu de Sescas (Ensenhamen de la donzela, dans K. Bartsch, Provenzalisches Lesebuch. Elberfeld, 1855, p. 141, v. 54), ajoutent: «se laver les dents».
[533] Comparer La Clef d’amors (éd. Doutrepont), v. 3213 et suiv.—Il existe toute une littérature du moyen âge, en langue d’oil et en langue d’oc, en prose et en vers, sur les «Contenances de table». Voir, sur ce point, les indications bibliographiques de V. Chichmarev dans la Revue des langues romanes, XLVIII (1905), p. 289 (il ne connaît pas l’appendice à l’opuscule de Mme de Saint-Surin, L’Hôtel de Cluny au moyen âge, Paris, 1835). Cf. Ant. Thomas, Francesco da Barberino (Paris, 1883), p. 137, n. VI. Le livre de A. Franklin, La Civilité... du XIIIe au XIXe siècle (Paris, I, 1908) est nul pour le moyen âge.
[534] Ce qui suit est le formulaire de déclarations et de réponses à des déclarations dont les rimeurs du moyen âge avaient coutume d’enrichir leurs Enseignements et leurs «Arts d’amour», à l’instar du De Amore libri tres d’André le Chapelain. Il y a un formulaire du même genre, plus ample, dans l’Art d’amors de Jacques d’Amiens, précité.
[535] Entre autres choses, Robert de Blois a inséré ici (v. 649 et suiv.) une chanson de son cru: Dame, por cui sovant sopir... Autres chansons d’amour de Robert dans les Sämmtliche Werke d’Ulrich, II, p. 147-150.
[536] refus, excuse.
[537] Ms.: et.
[538] longues difficultés.